DICT. DES SCIENCES N*T
aux dépens du grand genre Si'rex, pour quelques espèces qui diffèrent d'une manière sensible des autres par leurs antennes moins grêles et composées seulement de treize articles. Tels sont les Sirex inagus et [uscicornis, Fab.
XYI.OTHÈ0UE.JÏ>/oM«;ca. BOT. Genre de la famille des Bixacées, établi par Hochstetter,qui lui donne pour caractères dislinclifs: fleurs imparfaites; chez les mâles le bouton Horal, avant son épanouissement, est ovale et oblus; le calice est tripartite, décidu, â lanières concaves, imbriquées et enveloppant la corolle qui est composée de neuf pétales élalés, imbriqués et dépassant le calice; filaments staminaux filiformes; anihères linéaires, oblongues. Les fleurs pistilligèresou femelles présentent un fruit ovale, ligneux, uniloculaire, renfermant plusieurs semences attachées à des trophospermes à trois on quatre pariétaux; ces semences sont convexes et anguleuses d'un côté, concaves de l'autre, recouvertes d'un épiderme charnu, plongé dans une couche pulpeuse, et entourées d'une enveloppe crustacée.
Xtiothèque de Natal. Xylolheca Nafalensis , Hochs. Cette plante est un arbrisseau qui s'élève à la ■ hauteur de sept ou huit pieds; les feuilles sont éparses, ovales-oblongues, glabres, réticulées, ciliées sur les bords; les Heurs sont jaunes, réunies en grappes terminales.
XYLOTOMES. Xylotomm. ins. Meigen donne ce nom à une famille de Diptères qu'il caractérise ainsi : antennes avancées, rapprochées; trois ocelles; abdomen cylindrique, composé de six segments outre l'anus ; balanciers découverts; ailes écartées; deux pelotes entre les crocliels des tarses. Cette famille ne renferme que le genre Tliereva, de Fabricius.
XYLOTRIBE. Xylotribus. ins. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, institué par Audinet-Serville, pour un insecte de Cayenne, qui lui a offert les caractères suivants : antennes glabres, assez courtes, composées de onze articles, dont le premier grand et en massue, le deuxième petit, cylindrique, le troisième allongé, renflé du milieu à l'exlréraité, le quatrième dilaté et comprimé, les suivants simples et cylindriques; tête grande, delà largeur de la partie antérieure du corselet ; face vei'ticale; yeux peu saillants; mandibules courtes, aiguës ; palpes courtes; corselet unituberculé latéralement, presque cylindrique, un peu rétréci en devant; écusson petit, presque triangulaire; élytres courtes, un peu convexes, arrondies et mutiques au bout, rebordées extérieurement et à la suture, avec les angles huméraux saillants, mousses et arrondis ; abdomen assez plat eu dessous; pattes courtes, égales et glabres; cuisses en massue; jambes courtes, unituberculées en dessus et un peu dilatées près de leur extrémité.
Xti.otribe nÉTÉROCÈRE. Xylotiibus heterocerus,
Dup. .Son corps est ferrugineux, glabre ; sa tête a une
raie jaunâtre, perpendiculaire de chaque côté du front;
une semblable raie sous chaque œil, un léger sillon au
. milieu du front ; son corselet a deux sillons transver-
' saux, avec trois raies jaunâtres longitudinales; les
(■'lylres sont pai';!einôps de taches jaunâtres; une laclie senil)laMe au milieu de IVcusson; une tache ronde safrani'e de chaque côté de la poitrine. Taille, six lignes.
XYLOTROGUES. ns. Latreille a donné ce nom à une (ril)ii de Coléoptfres pentamères, dépendante de la famille des Malacodermes et comprenant les genres Aliadocenis, Beaiiv.; Lymerylon, Fab.; Hylecœtns, Latr.; R/iysotlcft, Latr.; Cu/ies, Fab. Les Xylotrogucs ont les mandibules dentées, la lêle marquée d'un étranglement à sa partie postérieure, le corps allongé, étroit et presque toujours linéaire.
XYPHAl.lER. BOT. (Poiret.) Synonyme d'jHlhosperniiim, L. r. ce mot.
XYPHANTIIUS. BOT. Raffinesque { Flor. Liidov., p. lOô) a formé sous ce nom un nouveau genre qui ne semble pas différer suffisamment de V Erythiina, pour mériter d'être adopté. La plante qui le constitue est une espèce Irès-voisine de V E ly Ihiina heihacea, L.
XYPIIERUS. BOT. Le genre produit sous ce nom par Raffinesque, dans la famille des Légumineuses, ne diffère point du genre ^iiiphicaipœa, d'Elliot.
XYPHIOEIE. Xyiiliidiia. ins. Hyménoptères térébrans; genre de la famille des Tentbiédiniens, établi par Fabricius, qui le caractérise ainsi : antennes sétacées, vibraliles. s'amincissant vers le bout, insérées près de la bouche, composées d'un très-grand nombre d'articles ; tête globuleuse, se séparant du thorax après la mort; mandibules courtes, larges, munies de quatre dentelures; jambes intermédiaires et postérieures inermes; tarière de la femelle dépassant de beaucoup l'extrémité de l'abdomen ; ailes ayant deux cellules radiales presque égales, dontia piemière semi-circulaire, et (lualre cubitales, la première recevant la première nervure récurreiile, la lioisièiiie recevant la deuxième, la quatrième atteignant l'extrémité de l'aile.
Xyphidrie Cdameab. Xyiihidria Cainelus, Fab.; Si: ex Cuiiietus, Lin.; Hyhonotus Cameliis, Klug. Antennes noires, avec les deux premiers articles bruns; tête noire, avec deux lignes blanches vers le sommet; corselet et corps noirs ; pattes brunâtres; tarses noirs; une lâche blanche de chaque côté de la plupart des segments alnlomiiiaux; ailes hyalines, avec les nervures noires. Taille, huit lignes. Europe.
XYPHORHYNCHUS. ois. Nom donné par Swainson au genre Falciroslre.
XYPHOSCRES. Xyplwsiira. crdst. Latreille désigne sous ce nom la première famille de son ordre des Pœci- 10|iodes; elle est distinguée de la seconde ou de celle des Siphonoslomes parce que les animaux qui la composent n'ont point de siphons, que les branches de leurs six premières paires de pattes sont hérissées de petites épines et font l'office de mâchoires. Le nombre des pattes est de vingt-deux ; les dix premières, à l'exception des deux antérieures des mâles, sont terminées en pinces â deux doigts, et insérées ainsi que les deux suivantes sous un grand bouclier semi-lunaire; celles ci portent les organes sexuels et ont la forme de grands feuillels,demème que les dix suivantes qui sont branchiales et annexées au-dessoHS d'un second lest terminé par un stylet très-mobile, dur et en forme d'épée; les animaux sont erranis. Celle famille se com-
pose du genre Limule, IJmvhis, de Fabricius, qui a été subdivisé en deux genres. K. Limuie et Trachy-
PLECS.
XYRIDANTHE. Xy ridant lia. nm. Genre de la famille des Synantliérées, tribu des Sénécionides, établi par Lindiey. avec les caractères suivants : capitule multiflore, homogame; involucre campanule, formé de squames imbriquées : les extérieures concaves, arrondies et subscarieuses, les intérieures rayonnantes, terminées par un appendice pétaloïde; réceptacle nu et plan; corolles tubuleuses, à cinq dents; anthères terminées par des poils très-fins, disposés en queue; stigmates tronqués; akènes privés de bec et laineux; aigrette paléacée, dont les paillettes, disposées sur deux rangs, sont plumeuses et dépassent en longueur les corolles.
Xyridantbe acstrale. Xyn'danihn anstralis. C'est une plante herbacée, très-glabre, à feuilles alternes, sessilos, oblongo-lancéolées, membraneuses; les liges sont rameuses et cha(|ue rameau est monncéphale; les corolles du rayon sont blanches. De la Nouvelle-Uollande.
XYRIDE. Xyiis. bot. Genre de la famille des Resliacées et de la Triandrie Monogynie, I., offrant, selon R. Brown, les caractères essentiels suivants : périanthe à six segments disposés sur deux rangées : la rangée extérieure glumacée, à trois valves, dont l'externe est en forme de coiffe et caduque, les latérales naviculaires, persistantes; la rangée intérieure est corolloïde, à trois pétales munis d'onglets au sommet desi|uels sont insérées les étamines ; trois parapélales (étamines stériles), alternes avec les pétales et en forme de pinceaux; style trifîde, à stigmates obtus, indivis ou mullifides; capsule uniloculaire, à trois valves, et renfermant des graines nombreuses, attachées à des placentas pariétaux. Ce genre se compose d'un assez grand nombre d'espèces qui croissent dans les diverses contrées des climats chauds. On en trouve une vingtaine à la Nouvelle-Hollande et dans l'Inde orientale. Il en existe aussi dans l'Amérique, particulièrement à la Guiane, aux Antilles, au Pérou, jusque dans les Florides et la Géorgie. Enfin, l'on sait que la Sénégambie et d'autres pays d'Afrique eu nourrissent (|uelques espèces. Ces plantes sont des herbes vivaces,à feuilles radicales, nombreuses, ensiformes ou filiformes, dilatées à la base, engainantes et scarieuses. La hampe est très-simple, portant au sommet un capitule de Heurs solitaires, à écailles scarieuses, imbri(|uées, iniiflores, quel(|uefois vides. Parmi les espèces les plus remar(|uables et qui ont été figurées par les auteurs, on doit citer : 1" les Xyris Indica et paucifloia, Willd., Phylogr., p. 2, n°» 6 et 7, lab. 1 , fig. 1 ; 2° le X. Americana, Auhl., Guiaii., lab. 14; 3° le X. subulata, Ruiz et Pav., FI. Peruv., tab. 71 ; 4» le X. opercula/a, Labill., Nor.flo«.,i,p.l4, lab. 10.
XYRIDÉES. bot. Seconde Iribu de la famille des Restiacées.
XYROIDES. BOT. Le genre proposé sous ce nom pap Du Pelit-Tliouars, n'a pas paru différer suffisamment du genre Xyris, et n'a pas été adopté.
XYSMALOBIER. Xysmalobium. bot. Génie de la
famille des AscKpiadées et de la Pentandrie Digynie, L., établi parR. Brown (Mem. Soc. f^ern., i, p. 39) i|ui l'a ainsi earaclétisé : corolle qninqiiéfide, étalée; couronne slaniinale, prot^ondément divisée en dix segments placés sur un seul rang : cinq opposés aux anthères, charnus, presque arrondis, simples intérieurement, les cinq autres très petits; masses polliniques compiimées. fixées par le sommet, pendantes; les processus i|ui les réunissent sont un peu écartés; stigmates muli(|ues. Deux espèces constituent ce genre qui a été formé aux dépens des yisc/epias, de Linné. Brown les a nommées Xysiiiulohhitn vnilulaliim et grandiflorum, et toutes les deux croissent au cap de Bonne- Espérance. La dernière est reniarqualde par les grandes dimensions de la corolle, qui est marquetée de couleurs semhlahles à celles du FiitUlaria Meleuyris.
XYSTE. Xyala. ins. Genre de Diptères de la famille des Muscides, auquel Meigcn assigne pour caractères : antennes moitié aussi longues que l'hyposlome, couchées, composées de trois articles, le premier petit, les deux suivants presque d'égale longueur, comprimés, le dernier ohtus à l'extrémité, muni à sa base d'une soie dorsale, nue, liiarticnlée; trompe cachée dans la cavité bucciile; palpes assez longues, cylindriques, un peu velues; léle liémisphéiique; hypostome ayant un sillon longitudinal des deux côtés, arc|ué dans le milieu; auprès du sillon est une ligne de poils roides, assez longs; yeux presque réunis sur le front; trois ocelles placés en triangle sur le vertex; corps assez court; corselet bombé, garni de poils roides; abdomen bombé, muni de petits poils très courts ou presque nu, composé de quatre à cinq segments outre l'anus ; ailes lancéolées, velues vues au microscope, à moitié ouvertes dans le repos; balanciers recouverts par un grand cuilleron double.
Xyste ciiipÈDE. Xysta cilipes, Meig., Dipt. d'Eur., 1. IV, p. 182, pi. 59, f. 5. Elle est noire, avec le corselet et l'extrémité de l'abdomen cendrés; les jambes postérieures sont ciliées. Cet insecte se trouve dans le midi de la France.
XYSTÊRE. Xyslera. pois. Le genre établi sous ce nom par Lacépède entre les Chipées, d'après un dessin de Commerson, qui, sous le nom de Xystère brune, 1 eprésenle un Poisson indien d'à peu près trois pieds de long, n'a pas été adopté par Cuvier.
XYSTIDIUM. BOT. Un genre de Graminées a été établi sous ce nom par Trinius; il a pour type le Perotis tara, de U. Brown.
XYSTRIS. BOT. Sclireber a établi sous ce nom un genre de la Pentandrie Monogynie.L.,qui est tellement douteux et si mal décrit, que lousiesauteursd'ouvrages généraux l'ont omis, excepléGmelin,RœmeretSchuUes. On n'en connaît (pie les caractères génériques suivants : calice persistant, à cinq divisions lancéolées, étroites à la base, aiguës, étalées, hispides; corolle dont le tube est très-court, le limbe profondément divisé en cinq segments ovales, veinés, ouverts; étamines à filets sélacés, divergents, plus courts que la corolle et insérés sur le milieu du tube, à anthères dressées; ovaire globuleux, aigu, surmonté de deux styles capillaires, dressés, soudés par la base; stigmates obtus; drupe
globuleux, ceint à la base de poils courts, couchés, insérés sur le milieu du calice; noix globuleuse, sillonnée, à dix loges, composée de noyaux oblongs.
XYSTROCÈRE. Xystruceia. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Céiambycins, établi par .\udinet-Serville, qui le caractérise ainsi : antennes glabres, plus longues que le corps, même dans les femelles, ayant leur premier article muni d'une épine à son extrémité; les trois suivants couverts de rugosités plus saillantes chez les mâles que chez les femelles; mandibules recourbées dès leur railieu; palpes excessivement courtes; dernier article des maxillaires un peu élargi à l'extrémité; corselet plan, avec les côtés arrondis, dépourvus de tubercules et d'épines; écusson petit, triangulaire; élytres linéaires, peu consistantes; très -déprimées, arrondies et mutiques à leur extrémité; corps allongé, fortement déprimé; pattes courtes, assez robustes; cuisses en massue très-large; jambes comprimées et arquées, surtout dans
Xystrocére RAYÉE. A/s/z-oceraci/tetajAudin.; Callidiitm vUtaliim, Fab. Son corps est d'un brun roussàtre; ses antennes sont rugueuses, avec l'extrémité des articles noirâtre; la tète est brune, fortement ponctuée; le corselet est ponctué, entièrement bordé de vert métal- Ii(|ue; les élytres sont d'un jaune roussàtre, finement chagrinées, avec deux lignes longitudinales d'un bleu verdâtre; abdomen et pattes d'un brun soyeux. Taille, treize lignes. Du Sénégal.
XYSTRONIE. Xystronia. iNS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Xystropides, tribu des CIstélites, établi par Solier pour un insecte nouveau du Brésil, (|u'il a ainsi caractérisé : antennes s'épaississant vers le bout, composées d'articles peu comprimés et obconiques, le dernier étroit, allongéet subcylindrique; tète oblongue, prolongée; yeux lunules; labre court; palpes maxillaires épaisses, avec le troisième article court et triangulaire, le dernier plus large et sécuriforme; palpes labiales étroites, terminées par un article beaucoup plus gros et subrectangulaire; corselet oblong, subrectangulaire, tronqué antérieurement et à sa base, légèrement arrondi sur les côtés, plus étroit que les élytres ; tarses filiformes, à pénultième aiticle tronqué et le dernier plus long que le premier, même aux tarses postérieurs.
Xystrohie bleue. Xyslionia cœruiea, Sol. Elle est d'un bleu foncé terne en dessus, d'un bleu assez brillant en dessous; sa tète est d'un bleu plus clairet verdâtre, avec des points enfoncés et une ligne transversale; le corselet est finement ponctué et les élytres ont des rangées de points en forme de stries; pattes trèsponcluéeset velues. Taille, quatre lignes.
XYSTROPE. Xfstropus. iNS. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Xystropides, tribu des Cistélites, institué par Solier, avec les caractères suivants : antennes teiminées par une massue allongée, que forment les cinq derniers articles qui sont assez comprimés et ovales; tète plus courte que le corselet, rétrécie derrière les yeux; palpes labiales terminées par un article sécuriforme; corselet transversal, peu rétréci postérieurement et fortement arrondi sur les
côtés ; élylres un peu plus larges que le corselet; pattes médiocres; tarses filiformes, leur pénultième article tronqué.
XïSTRoPE DE Dejean. Xystiopiis Dejeanii, Sol. 11 est tanlôt d'un bleu d'indifio, et tantôt vert; son corps est convexe, couvert de poils épars, redressés et assez longs; sa tête est fortement ponctuée en dessus; le dos du corselet a de gros points enfoncés, serrés, peu pro-
fonds et formés par une réliculalion très-régulière; les élytres ont des rangées de points semés en forme de stries, dont les intervalles ont chacun une rangée de points très-écartés au milieu desquels est un poil; pattes très-ponctuées et velues; de petites dénis sur la face extérieure des jambes de devant, qui sont triangulaires. Taille, quatre lignes. Du Brésil.
YABIRU. OIS. y. Jadiru.
YACAMIRI. OIS. (Azara.) Même chose que Jacamar Jacaniaii.
YACARË. REPT. (Azara.) Synonyme de Caïman à lunettes. /'. Crocodile.
YACK. ii.\M. Espèce du genre Bœuf.
YACONDA. pois. Espèce du genre Coffre, Oslracion.
YACOU ET YACUHU.ois. Espèces du genre Pénélope. y. ce mot.
YAGDAR. MAM. Pour Jaguar, f^. Chat. — Yagoca, Yagoua-Été, Yagouarété et Yagoua-Para désignent le même animal dans Azara.
YAGUAUONDI. bam. Espèce du genre Chat. y. ce root.
YANOLITHE. min. Nom donné par Delamétherie au Schorl violet ou Axinite. y. ce dernier mot.
YAPOCK. MAM. Vicq-d'Azyr a appliqué ce nom à une petite espèce de Carnassier, qui forme le type du genre Chironecte. F. ce mot.
YAPOU. OIS. Espèce du genre Troupiale.
YARETA. BOT. Il paraît, d'après un dessin fait au Pérou par Joseph de Jussieu, que c'est le nom qu'on donne dans le pays aune espèce d'Ombellifère, qui croit dans les régions les plus froides et qui couvre la terre sous forme de gazon; elle laisse suinter une gomme résine abondante; caractère qu',ofFre \e Bolax décrit primitivement par Pernetly sous le nom de Gommier des Malouines, et qui a été mieux étudié par Gaudichaud, dans sa Flore de ces îles.
YARQUÉ. MAM. Espèce du genre Saki, de l'Amérique méridionale.
YARUMA. BOT. (Oviédo.) Synonyme de Cecropfa peltala.
YBICTER. OIS. y. Raîicanca.
YCATEXOTLI. ois. Espèce du genre Canard.
YÈBLE. BOT. Pour Hièble, espèce du genre Sureau.
YEDRA. BOT. Pour Hedera. Synonyme de Lierre. y. ce mot.
YÉNITE. MIN. y. Fer calcaréo-siiicecx.
YERBOA. MAM. Synonyme de Gerbillc de l'Inde, Gerbillus Indi'cus. y. Gerbuie.
YERMOLOFIA. bot. Le genre de la famille des Labiatées, auquel Bélanger, dans la Botanique de son Voyage aux Indes, a donné ce nom, avait été précédammenl publié par Bunge, sous le nom de Lagocbile.
YERVA MORA. bot. y. BosÉE.
YET. Vêtus, mou. Ce genre d'Adanson (Voy. au Sénég., pi. S) a été institué pour des Volutes appartenant à la première section de ce genre de Lamarck, c'est-à-dire pour des espèces très-amples et à test mince.
y. VOIUTE.
YETAPA. OIS. Espèce du genre Faucon {y. ce mot), division des Milans.
Lesson a formé, sous ce même nom de Yelapa, un sous-genre de Gobe-Mouche pour une espèce brésilienne.
YEUSE. BOT. Espèce du genre Chêne, y. ce mot.
YEl'X. zooL. y. OEii. On a étendu ce nom, comme spécifique, à divers corps organiques ou non, et appelé :
Yei'x de Bodrriqde, les graines du DoUchos urens.
y. MtCUNA.
Yedx D'ÉcREVissES,une concrétion calcaire, qui vient de l'estomac de ces animaux.
Yeux de Peuple, les bourgeons du Peuplier.
Yf.ux de la reine de Hongrie, une variété de Nèfles.
Yeux de Serpents, les Buffonites, etc., etc.
YWiNITRICHUM. bot. Le genre de Mousses formé sous ce nom par Necker, aux dépens du genre Po- Ixtrichum, de Linné, n'a pas été généralement admis.
YMNOSTEMA. bot. Genre formé par Necker, aux dépens des Lobclies, mais qui n'a pas été adopté.
YNAMBU ET YNAMBCY. ois. y. NoTauRE.
ykca.mns. y. iNCA.
YOQUOUl ou YOGBOIN . y. Tamanoir, au mot Fourmillier.
YOUNGIE. Youvgia. rot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Cichorées, institué par Cassini, qui le caractérise ainsi qu'il suit : calatliide incouronnée, radialiflore, à Heurs nombreuses, hermaphrodites; involucre composé de huit squames soudées parla base, égales, uniiiervées, à nervures subéreuses à la partie inférieure puis foliacées. Cet involucre est lui-même entouré à sa base de cinq squamules irrégulièrement disposées, courtes et ovales; réceptacle plan et nu; fruits oblongs, aplatis, subanguleux, longitudinalement striés; aigrette longue et blanche; corolle garnie de longs poils fins et striés autour de la partie supérieure du tube.
YouNGiE LTRÉE. Youngia lyrata, Cass. C'est une plante annuelle, haute de quinze pouces environ, glabre; sa tige est dressée, paniciilée vers le haut, nue à la base; ses feuilles sont longues d'environ quatre à
cinq pouces, larges de deux pouces et demi, membraneuses, roncinées, lyrées, avec le lobe terminal trèsgrand, ovale ou échancré sur le côlé; les calalhides sont petites, très noml)reuses, composées de quinze à seize Heurs et disposées en une panicule trèslàche. Les derniers rameaux, servant de pédoncules, sont capillaires et munis à leur base d'une petite bractée subulée; corolles jaunes inférieurement, rongeâlres à la partie supérieure; anthères noirâtres; fruils roussâtres. Une seconde espèce a reçu le nom de Vouiigia iiilegiifolia. Toutes deux sont originaires de l'île Mauiice.
YPÉCACUANHA. bot. Pour Ipécacuanlia. F. ce mol.
YPIIANTHES. OIS. Dénomination latine adoptée par Vieillot pour son genre Baltimore, qui a été réuni à celui des Tioupiales. f^. ce mol.
YPOBALLUS. BOT. (Mousses.) Necker a publié sous ce nom, aux dépens du genre Biyum de Linné, une division générique i|ui n'a pas été adoptée.
YPOLEIME. MIN. Beudaiit donne ce nom au Cuivre phosphaté. ^. Cdivre.
YPOKOMEUTE. Yponomeula. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, famille des Pyralieus, tribu des Yponeumites, établi par Latreille aux dépens du grand genre Phulœna (Tiiica) de Linné, el ayant pour caractères : antennes sétacées, simples, écartées; spirilronipe distincte; palpes labiales de la longueur de la (Été, relevées, le dernier article de la longueur du précédent ou plus long, obconique; ailes se roulant autour du corps en forme de demi-cylindre : les supérieures très-étroites, les inférieures beaucoup plus larges; chenilles à seize paKes, vivant en société sous une toile commune. Comme ces chenilles produisent beaucoup de soie, on a cru pouvoir en tirer parti et on a essayé, en Allemagne, d'obliger ces larves à construire sur un moule donné; on est parvenu à obtenir ainsi un tissu très-léger, très-solide, dont on a fait des ficbus pour les dames.
Ypokojiedte do fbsain. Yponomeula evonymella, Lalr., God.; Tinea evovymella, Fab. Ses ailes antérieures sont d'un blanc argenlé, couvertes de cinq rangées longitudinales de petits points noirs réguliers, ainsi que l'on en trouve sur la lêle et le corselet; les ailes postérieures sont d'un gris plombé. Taille, dix lignes. On trouve cet insecte en Europe.
YPRÉAU ou HIPRÉAU. BOT. Koins vulgaires du Salix Caprea, L. F. S\iile. Ou nomme quelquefois de même le Peuplier blanc et même une espèce du genre Orme.
YPSISTOME. i'psisloma. inf. Genre proposé par Bory Saint-Vincent, dans sa famille des Myslacinées, de l'ordre des Trichodés, de sa méthode de Classification des êtres intermédiaires des végélaux et des animaux, et qu'il intitule microscopiques ou microscopiens.
YPSOLOPHE. Ypsolophus. ins. Genre de Lépidoptères nocluines, de la famille des Tineiles, établi primitivement par Fabricius, et que l'on dislingue par Us caractères suivanis : palpes allongées, dilatées dans leur milieu, ayant un ongle crochu, aigu, rétraclile; anlennes filiformes; trompe dislincle ; ailes supérieures longues, étroites, très-inclinées latéralement, relevées ù leur extrémité.
YpsoioPBE xvi.osTÈLE. Ypsolophus xylostei , Fab.
Ailes supérieures d'un gris foncé, avec une raie blanche sinuée, commune au bord interne. Taille, cinq lignes. Europe.
YRAIGNE. INS. Synonyme vulgaire d'Araignée.
YSANGUIN. UAJi. L'un des noms vulgaires du Loup.
YSABD. MAU. Nom vulgaire du Chamois, espèce d'Antilope, r. ce mot.
YTTEKBITE. min. y. Gadolinite.
YTTRIA. jim. Base salifiable, que l'on considère, par analogie, comme un composé d'Oxygène et d'un mêlai pailiciilier appelé Yltiium. Elle est en poudre blanche lorsqu'on l'ohlienl à l'élat de pureté par l'analyse. Elle est insolnhle dans l'eau, el infusible aux températures les plus élevées des fourneaux. Elle forme avec plusieurs Acides des Sels Irès-peu solubles, qui ont une saveur sucrée el astringente, el qui sont précipités par les Hydro-Sulfates. Elle se Irouve dans la nature à l'état de Tanlalale dans l'Yllro-Tanlalile, à l'état de Finale dans un mélange de Finale d'Yllria et de Finale de Cérium, enfin à l'état de Silicale dans la Gadolinile. A'. Yttribm.
YTTRITE. fflw. Même cbose que Gadolinite. y. ce mot.
YTTRIUM. MIN. Métal contenu dans la prétendue terre nommée Yllria. U a été isolé par Wœhler, au moyen du Potassium, el cette opération est accompagnée d'un très-vif dégagement de cbaleur cl de lumière. Lorsqu'on dissout dans l'eau la masse qui en résulte, l'Yllrium se sépare en petites paillettes douées d'un éclat métallique parfait, ayant une couleur gris-bleuâtre, plus foncée que celle de l'Élain. Ce métal ne s'oxyde ni à l'air, ni dans l'eau. Quand on le fait rougir à l'air, il s'enflamme, brûle avec beaucoup d'éclat et se convertit en Yliria; il se dissout dans les Acides étendus, avec dégagement d'Hydrogène ; l'Ammoniaque n'exerce sur lui aucune action. Sa pesanteur spécifique est 4,02; traité dans le Soufre gazeux, il s'enflamme el se convertit en Sulfure yllrique; avec le Phosphore, il y a un grand développement de lumière, et le Phosphure irihydrique, qui résulte de la combinaison, est pulvérulenl, de couleur gris-noirâtre.
YTTROCÉRITE. min. Fluate naturel de Cérium, d'Yllria el de Chaux, qui se trouve avec les autres minerais de Cérium, à Finbo près Fahlun el à Broddbo, en Suède, y. CÉRiua.
YTTRO-COLUMBITE et YTTRO-TANTALITE. mir.
Synonymes de Tantale oxydé yttiifère. F. Tantale.
YU.MiN. F. Pierre de 1d.
YUCCA. BOT. Genre de la famille des Asphodélées et de l'Hexaiidrie Monogynie,L., offrant pour caractères : un périanlhe simple, coloré, campaniforme, profondément divisé en six lobes égaux; les six élamines, insérées tout à fait à la base du périanlhe, ont leurs filets renflés dans leur partie supérieure el courts; les anthères sont petites, cordiformes cl allongées; l'ovaire est libre; il porte un stigmate sessile, à trois lobes, qui semble comme perforé dans sa partie centrale. Le fruit est une capsule ohlongue, à trois angles arrondis, à trois loges polyspermes el s'ouvrant à sa maturité en trois valves. Les graines, disposées sur deux rangs à l'angle interne des loges, sont planes el imbriquées. Les
yucca sont du pe(it nombre des Moiiocotylédones ligneuses; leur lige est un slipe cylindrique, nu, simple ou â peine ramifié vers son sommet, où il porte des feuilles roides, lancéolées, linéaiies, aigufis, assez épaisses; de l'aisselle de ces feuilles naissent de grandes grappes lliyrsoïdes de fleurs en général blanches.
Les espèces de ce genre sont originaires de l'Amérique septentrionale. Un grand nombre sont cultivées dans les jardins d'Europe et plusieurs même y passent riiiver en pleine terre.
Yucca cioriedx. yucca rjloriosa, L., Bol. Mag., lab. 12:0. Il croit sur les côtes maritimes de la Caroline et de la Virginie. Son stipe est haut de cinq à six
pieds, ses feuilles sont roides et entières; les fleurs sont j grandes et blanches. Le Yitccn aloifolia, L., De Cand., ; PI. grass., lab. 20, également originaire du nord de I l'Amérique, se dislingue de l'espèce précédente par ses feuilles beaucoup plus élroiles, offrant de petites dents calleu.'ies sur leurs bords. Le Viicca filamentosa, L., Bol. Mag., lab. 900, a son stipe très-court, ses feuilles roides et lancéolées, olTrant sur leurs bords de longs filaments qui s'en délachcnl facilement; elle croit aussi dans l'Amérique du Nord.
YDLAN. BOT. r.MKGmu/i.
yUNX. OIS. r. ToRcoi.
YVRAIE etYVROIE.bot. F. Ivraik.
ZABRE. Zahrus. iNS. Coléoptères penlamèies; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Clairville. Caractères ; les deux tarses antérieurs seuls dilatés dans les mâles; crochets des tarses simples; troisième arlicle des antennes une fois plus long que le deuxième; pieds robustes ; mandibules plus courtes <|ue la tête; dernierarticle des palpes maxillaires sensiblement plus court que le précédent; jambes anlérieuies terminées par deux épines.
Z\ERKBOisxi. ZabniSf/ibbiis, Clairv.,Entom.HeIvét.; le Bupreste paresseux, Geoff., 1ns. de Paris; Carahus mailitius, Oliv., Entom., n» 75, pi. 5, fig. !. Il est d'un noir un peu brunâtre et assez brillant; ses antennes sont d'un noir veidàlre; les pattes, les jambes elles tarses sont d'un brun roussàlre; les élytres sont d'un noir faiblement bronzé, sinuées à l'extrémité, avec des stries assez marquées et ponctuées. Taille, six lignes. Europe.
ZABUCAIO. BOT. (Pison.) Même chose que Jacapucaya. f^. ce mol.
ZACINTHA. BOT. Sous ce nom, Tournefort avait anciennement établi un genre qui fut réuni par Linné au Lamp.iana,el par Allioni auUhayndiolus. Caertncr l'a rétabli, et la plupart des auteurs l'ont admis, se fondant sur ce que les akènes des fleurs centrales, au lieu «l'clre nus, offrent une aigrette sessile, composée de soies très-courtes; les akènes de la circonférence seulement sont nus et enveloppés par les folioles de l'involucre. Le Zacintlia vernicosa, Gœrtner, <le Fine/., Il, p. 338, t. 1S7; Lnmjimna Z:icinlka, L., est une plante qui croit dans les lieux stériles de la région méditerranéenne, principalement en Provence, en Italie, dans l'Orient et la Barbarie. Sa lige s'élève à un pied et demi; elle est glabre, rameuse, à feuilles radicales, allongées, roncinées, à feuilles caulinaires, sossiles, presque sagittées. Les Heurs sont jaunes, petites, les unes terminales, les autres sessiles le long des rameaux ou dans leur bifurcation. Les écailles de l'involucre sont arrondies, serrées et comme verruqueuses ou loriileuses.
ZADURA. BOT. Ancien nom de la Zédoaire longue, Curcuma longa. F. Curcujia.
ZAGU. BOT. (Baiihin.) F. Sagoutier.
ZAHLBRUCKNÈRE. Za/i/6/«fA-«era. bot. Genre de la famille des Saxifragées, institué par Reichenbach, qui lui assigne pour caractères : tube du calice soudé par sa base avec l'ovaire, son limbe est supère. partagé en dix découpures étalées en rayons, un peu colorées intérieurementelallernativemenl un peu plus grandes; point de corolle ; dix étamines pérygines, dont les filaments sont un peu renflés à leur base et siihulés au sommet; anthères à deux loges et longitiulinalemenl déhiscentes; ovaire adné tout à sa base, à deux loges; placentas soudés de chaque côté de la cloison et multiovnlés ; deux styles divariqués ; stigmates subcapilés; capsule à deux loges, à deux becs, à deux valves s'ouvranl par le sommet. Les graines sont en assez grand nombre, horizontales et rugueuses.
Zabi.brucknère paradoxale. Zuhlhruckiierapara- (Ivi-ii, Reicli.; Suxifiaija païadoxn, Stern. C'est une petite plante herbacée, diffuse, croissant sur les roches schisteuses et arides des Alpes de la Slyrie et de la Carinthie; les feuilles sont opposées, longuement péliolées, cordato-réniformes, à cinq ou sept lobes. Les pédoncules florifères sont axillaires, presque capillaires, supportant une fleur dont la réunion forme une sorte de corymbe.
ZALA. bot. (Loureiro.) Synonyme de Pistia. F.
PiSTIE.
ZALACCA. Zalacca. bot. Genre de la famille des Palmiers, établi par le professeur Reinwardt, pour une espèce particulière à l'archipel de l'Inde. Caractères : fleurs dioïques dans un spadice raineux ; plusieurs spathes partielles, renfermées d'abord dans une enveloppe commune et cylindracée; les Heurs mâles sont disposées par paire, accompagnées de bractées et de bractéoles barbues; calice trifide; corolle tubuleuse, à trois découpures; six étamines; filaments soudés par leur base; anilières linéaires. Les fleurs femelles sont solilaires entre une bractée et deux bractéoles soudées en forme de nacelle; calice à trois divisions; corolle à trois pétales; six étamines stériles, adhérentes par leurs bords et formant une sorte de cupule; ovaire à trois loges; (rois slignntes subsessilcs. Le fruit consiste en
une baie charnue, recouverte d'une écorce ferme, à une loRe conlenaiil une, deux ou trois graines. Le Zalacca ne présente point de tige; ses frondes sont giandes, noml)reuses et serrées, armées à leur base de longues épines; les spadices sont rameux et les spallies basilaires, ouvertes au sommet.
ZALEIA.BOT.(Burmann.)Synonyme de Triantlieina (kcandra, L.
ZALUZANIE. Zaluzania. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Hélianlbées, établi par Persoon sur VAnIhemis liitoba, d'Ortéga, et ainsi caractérisé par Cassini : involucre double, l'extérieur Irés-étalé, orbiculaire, formé d'un seul rang de folioles oblongues-lancéolées, appliquées par la base; l'intérieur beaucoup plus court, formé d'un seul rang de folioles entièrement appli<|uées, courtes, larges, presque cunéiformes et membraneuses. Calalhide radiée, composée an centre de fleinons nombreux, réguliers el hermaphrndiles, et à la circonférence de deiniUeurons en languette et femelles. Réceptacle conique, élevé, garni de paillettes analogues aux folioles de l'involucre intérieur, trilobées et frangées au sommet. Ovaire des fleurs centrales obovoïde-obbuig, un peu comprimé par les deux côtés, glabre, sans côtes ni nervures, et absolument piivé d'aigrette. Ovaire des Heurs de la circonférence obovoïde-oblong, liérissé de longs poils et privé d'aigrette. Corolle des mêmes fleurs à languette grande, Irés-large, divisée au sommet en deux ou trois segments. Corolle des Heurs centrales articulée sur l'ovaire, ayant le tube renflé à sa base en un rebord annulaire, qui couvre et emboîte le sommet de l'ovaiie.
■Zmbzasie a trois lobes. Zaluzania tiiloha, Pers. C'est une plante berbacée, à liges un peu ligneuses à la base, pubescenles, rameuses, garnies de feuilles grandes, pétiolées, pubescenles : les inférieures opposées, les supérieures alternes, profondément découpées en segments dentés. Les calatbides sont composées de fleurs jaunes. Toute la plante, froissée entre les mains, exhale une odeur faiblement aromatique, analogue à celle des Anthémis. Elle est originaire du Mexique.
Le nom de Zaluzania a été donné par Commerson, à des plantes qui se rapportent au genre Berliera, de la famille des Bubiacées.
ZALUZANSKIE. Zalnzanskia. bot. Genre de la famille des Scropbularinées, établi par Schmidt, qui lui assigne pour caractères -. calice ovatolubuleux, à cinq dents, bilabié ou bipartite; corolle bypogyue, persistante, à tube fort allongé, dont l'orifice est égal, souvent hispide; limbe étalé, presque également divisé en cinq lobes bifides, rarement entiers; quatre élamines didynames, incluses au tube dans sa partie postérieure; anlbères oblongues, dressées, insérées à l'orifice; ovaire à deux loges ; placentaires multiovulés, adnés à la cloison ; style simple ; stigmate un peu en massue ; capsule coriace ou membraneuse, à deux loges, s'ouvrant par deux valves bifides au sommet; semences scrobiculées.
Zalbzauskie lycdniooIde. Zaluzanskia lychnidea, Scbm.; Eiiiius Capeiisis, Lin. Sa tige est dressée, cylindrique, pubescente, haute de deux pieds, garnie de
feuilles alternes et o|)posées, sessiles, linéaires, dentées, relevées, pubescentes; les fleurs, (|ui exhalent une odeur suave, sont d'un jaune pâle à la face interne de la corolle, tandis ([ne le centre de la face externe est d'un brun violet; elles forment, par leur réunion au sommet de la tige, un fort bel épi. Du ca]) de lionne- Espérance.
Necker a décrit sous ce même nom de Ziihizanslcia, une variété de Mamilea, dont les iuvolucres sont solitaires sur les pétioles, et qu'il considérait comme un genre distinct du Mnrsilea qiiailrifolia ordinaire.
ZA5IARIA. BOT. Le genre institué sous ce nom par nafiines(|ue, dans la famille des Rubiacées, ne difl'ére pas du i',ey\re. SI) lorory ne, de Cavanilles. ZAMDACll. BOT. (Forsler.) K. Samb\c.
ZAMBARES. MAJi. Gmelli Carreri indique sous ce nom un Ceif de l'Inde, que l'on rapporte avec doute à l'Hippelaplie.
ZAMBUS. iiAH. Nieremberg indique sous le nom de Siinius Zaïnbiis, un Maki qui paraît être le Mongous. A'. Maki.
ZAMIE. Zamia. bot. Genre de la famille des Cycadées, qui se distingue par les caractères suivants : ses fleurs sont dioï([ues; les mâles forment des cbalons, dont les écailles sont renflées au sommet, comme peltées, portant à leur face inférieine des anthères uniloculaires, dispersées sans ordre et s'ouvrant par une fente longitudinale. Les fleurs femelles forment également des chatons, dont les écailles, renflées au sommet et pellées, portent à leur face inférieure deux fleurs renversées, libres et distinctes l'une de l'autre. Ces fleurs, seulement adhérentes par leur base, se composent d'un calice sondé par ses deux tiers inférieurs avec l'ovaire, terminé à son sommet par un petit mamelon percé d'une très-petite ouverture. Le fruit est une sorte de noix ovoïde, allongée, irrégulière, formée du calice qui s'est beaucoup épaissi, qui est devenu dur el osseux à sa paroi interne. Les Zamies sont des arbrisseaux ayant le port de certains Palmiers. Le plus souvent leur tige est extrêmement courte, formant une sorte de gros tubercule irrégulièrement arrondi, écailleux; leurs feuilles sont roides, coriaces, pinnées. très-grandes. Les espèces sont originaires de l'Amérique méridionale, du cap de Bonne-Espérance ou de la Nouvelle-Hollande. Le genre Zamia, très rapproché du Cj-cas, s'en dislingue cependant avec facilité. En général son slipe est très-court; la foime des écailles du chaton mâle est difîérenle dans l'un et dans l'autre genre, et suilout la disposition des Heurs femelles, en chatons dans le Zamia, et en spadices foliacés dans le Cyt-'as.
Zamie LANUGINEDSE. Zaw/a latiugiiiosa , Jacq. Sa souche est couverte d'un duvet très-doux au toucher; elle est grosse, ovale, arrondie, enveloppée parla base des anciens pétioles, el par des écailles d'entre lesquelles sortent des feuilles ailées, droites, étalées, composées de folioles allernes, sessiles, roides, coriaces, linéaires-lancéolées, trés-glabres, luisantes en <lessus, finement striées, les supérieures el inférieures plus courtes, la plupart munies de fortes dents saillantes et acuminées; pétioles lanugineux à leur partie inférieure.
dépouivuâ d'épines et pres(|iie liiaiif;ulaires. Celle plante croît au cap de Bonne-Espérance.
ZAMIOSTROBUS. bot. foss. L'nn des genres créés par Henslow, dans la Flore fossile de Lindley, pour des restes de végétaux de la famille des Cicadées; il caractérise ce genre de la manière suivante : chaton sul)cylindrii|iie, obtiuscule aux deux extrémités; carpidies insérées en sporule sur un axe commun, ouvertes, imbriquées, de forme spalnlée, ohlongiie, plus épaisses vers le sommet qui est recour!)é; un peu en dessous du milieu de la face supérieure se montre une graine logée dans une fossette. Ce végétal, si les analogues vivants se retrouvaient, pourrait prendre place entre les genres Eucéplialastos et Zamie.
ZAMlTIi. Zumites. bot. foss. Brongniart a fondé ce genre de Fougères fossiles, sur des débris observés dans le Lias ou terrain oolitique; il le caractérise ainsi: frondes à pinnules rapprochées, presque imbriquées, auriculées ou en cœur à leur base, acuminées au sommet, à nervures divergentes, arquées et assez fréquemment bifurquées.
ZAMOUiNA. BOT. Pison a décrit sous ce nom, dans la première édition de ses Plantes du Brésil, un arbre qui a été rapporté par Adanson au genre Fromager ou Bombax.
ZANNICHELUE. Zaïinichellia.^oi. Genre de Plantes monocotylédones, appartenant à la famille des Naïades ou fluviales, et offrant les caractères suivants : les fleurs sont unisexuées et monoïques, placées à l'aisselle des feuilles, et entourées d'une sorte de gaine qui contient deux fleurs ; l'une mâle, l'autre femelle. La Ueur mâle consiste en une élamine sans aucune trace de périanthe, formée d'un lilet assez long, et d'une anthère dont les deux loges sont adnées sur les cotés du filet. La fleur femelle consiste en une sorte de spalhe ou de cupule membraneuse entière et tron(iuée dans son contour, courtement pédonculée, contenant trois ou quatre pistils stipités. Leur ovaire est ovoïde-allongé, à une seule loge, contenant un ovule renversé : il se termine supérieurement par un style épais, inar(|ué d'un sillon longitudinal sur un de ses côtés, et portant un peu obliquement ù sou sommet un large stigmate plan, discoïde, orbiculaire, irrégnliérement sinueux dans son contour, et glanduleux à sa face supérieure. Le fruit consiste en autant d'akènes allongés, terminés en pointe brusque à leur sommet, restant indéhiscents, et contenant une graine renversée, dont l'embryon, trés-alIongé et plié plusieurs fois sur lui-même, est immédiatement recouvert par le tégument propre de la graine, qui est mince et presque transparent.
Zannichellie des marais. ZannicheUia puluslris, L., Sp. C'est une plante annuelle, qui vit au fond des eaux, aux environs de Paris. Ses tiges sont allongées, dichotomes, rameuses. Ses feuilles sont alternes, linéaires, entières.
ZAKONIE. Zaïtovia. bot. Genre de la famille des Cucurbitacées, tribu des Nhandirobées, offrant les caractères suivants ; fleurs dioïques. Les mâles ont un calice trilobé; cinq pétales étalés, soudés à la base en une corolle rolacée; cinq étaniines dont les filels sont plans, soudés entre eux |)ar la base, les auUières iini-
loculaires, adnées au sommet des Blets. Les fleurs femelles ont le tube calicinal long, turbiné, le limbe quincpiélobé; la corolle comme dans les Heurs mâles; trois styles élalés, bifides au sommet. Le fruit est allongé, turbiné, charnu, marqué au sommet d'une ligne circulaire (cicatrice du bord calicinal), s'ouvrant par le sommet en trois valves, à écorce solide, triloculaire, renfermant dans chaque loge deux ou plusieurs graines attachées à un grand placenta central, charnu et trigone; graines ovoïdes, bordées d'une grande aile foliacée, dépourvues d'albumen, ayant l'embryon renversé.
Zanowie de l'Inde. Zanonia Indien, L.; Peiiarvalli, Rhéede, Malab., 8, lab. 47 et 48. C'est une plante grimpante, glabre, à feuilles alternes, péliolées, dépourvues de stipules, ovales-lancéolées, cordiformes à la base, acuminées, très-entières, pourvues de vrilles axillaires. Les fleurs sont également axiHlaires et pédonculées. Cette plante croit dans l'Inde orientale et dans les grandes îles qui l'avoisinent. Blume (Bijdr. Flor. ned. Ind., p. 937) a augmenté ce genre d'une nouvelle es|)èce qui croit dans les montagnes de Java, et à laquelle il a donné le nom de Zanonia macrocarpa. Elle forme une section, peut-être même un genre distinct (Alsoinilra), caractérisée par les loges de l'ovaire qui sont polyspernies, et parson fruit hémisphérique, tronqué au sommet.
ZANTEDESCHIA. bot. Le genre institué sous ce nom par Sprengel, dans la Monœcie du système de Linné, pour trois plantes regardées jusque-là comme devant faire parlie du genre Caila, n'a point élé généralement adopté, vu que deux de ces plantes, Callaaromatica et Calla occulta avaient déjà été placées avec plus de fondement dans le genre Richardia (Kunth), de la famille des Aroïdées.
ZANTHOPICRITE. bot. Chevallier et Pelletan ont ainsi nommé une matière colorante particulière, qu'ils ont obtenue du Zanlhoxyluin caiibœum, Lam. Celte matière est cristallisée, d'un jaune verdàtre, soluble dans l'eau et plus encore dans l'alcool, insoluble dans l'élher et facilement décomposable par la chaleur. ZANTHORUIZE. bot. A'. Xautdorbize.
ZANTHOXYLE. Zantlioxylam. bot. Ce genre, qui sert de type à la tribu des Zanlhoxylées, fait partie de la famille des Rulacées. Caractères : fleurs dioïques; leur calice est court, à trois, quatre ou cinq divisions profondes; la corolle, qui manque rarement, se compose d'autani de pétales qu'il y a de divisions au calice. Dans les fleurs mâles, les élamines sont en même nombre que les pétales, insérées autour de la base d'un gynophore, qui porte à son sommet un nombre variable de pistils avortés. Dans les Heurs femelles, les étamines manquent comidétement, ou bien sont trèscourtes, ayant l'anthère rudimentaire, ou bien l'anthère développée. Le nombre des pistils varie d'un à cinq, placés sur un gynophore globuleux ou cylindrique; chacun d'eux est à une seule loge contenant deux ovules suspendus à leur angle interne et juxtaposés. Les styles, qui naissent du sommet des ovaires, sont libres ou soudés ensemble par leur paitie supérieure; ils sont iiuclquefois très-courts ou presque nuls. Les
slifimales sont en général capitules, lanlôl libres, lantôl réunis, mais finissant toujours par se séparer. Les fruits sont des capsules sessiles ou stipitées sur le sommet (lu fjynopliore, s'ouvranl en deux valves et contenant une ou deux graines. Celles-ci sont globuleuses ou hémisphériques; suivant qu'elles étaient solitaires ou géminées, elles sont noires et luisantes. Leur embryon est droit, ou plus souvent un peu arqué. Les Zanthoxyles sont des arbustes, des arbrisseaux ou de grands arbres, qui fort souvent poitent des aiguillons non-seulement sur leurs rameaux, mais encore sur les pétioles et les nervures de leurs feuilles. Celles-ci sont alternes ou opposées, simples, ternées, ou plus souvent pinnées avec ou sans impaire. Leur pétiole commun est fréquemment ailé, et leurs feuilles ponctuées. Les fleurs sont petites, vertes ou blanchâtres, axillaires ou terminales, disposées en faisceaux, en épis, en grappes, en corymbe ou en panicule. Ces espèces, au nombre d'environ cinquanle, sont pour la plupart originaires de l'Amérique méridionale; quelques-unes croissent en Afrique et en Asie, une seule à la Nouvelle-Hollande. Ainsi caractérisé, le genre Zanllioxyliim réunit un grand nombre d'autres genres qui en avaient été distraits, ou que l'on avait à tort considérés comme en étant différents. C'est Kunlb qui, dans lesA'oroGe/ie/a, de Humboldt et Bonpiand, a le premier bien précisé les limites de ce genre, et indiqué tous ceux qui devaient y être réunis. Son exemple a été suivi par De Candolle, Auguste de Saintllilaire et Adrien De Jussieu, qui ont adopté le genre Zanthoxylum tel que Kiintli l'avait circonscrit. A ce genre doivent être réunis les genres Fagara, L.; Plerota, Adans.; Ochioxyliim, Schreb.; Kampmannia, RafBn.; Long silo iffia, Leandro (non Ricli.); Pohlana, Nées; /iuberlia, Eory; Aiiipacus, Rumph, et plusieurs espèces rapportées au genre Eoodia par De Candolle.
ZANTHOXYLÊES. bot. L'une des tribus établies dans la famille des Rutacées.
ZAPANE 00 ZAPANIE. Zapania. bot. Genre de la famille des Verbénacées et de la Didynamie Angiospermie, L., offrant les caractères suivants : calice persistant, tubuleux, ordinairement à quatre divisions peu profondes; corolle tubuleuse, dont le tube est cylindrique, plus long que le calice, le limbe ouvert, divisé en cinq lobes arrondis et inégaux; quatre étamines didynames, incluses, deux d'entre elles stériles; ovaire libre, ovale, surmonté d'un style filiforme de la longueur des étamines; deux akènes osseux, aplatis d'un côté, convexes de l'autre, renfermés dans le calice persistant. Le genre Zapania a été constitué aux dépens du yerbena de Linné, dont il diffère par son calice à quatre dents, sa corolle non iufundibuliforme, €t ses deux akènes au lieu de quatre. Il se compose d'un assez grand nombre d'espèces qui croissent dans les contrées chaudes des deux mondes, mais pour la plupart dans le nouveau. On y a réuni des plantes qui forment maintenant encore de nouveaux genres; telles sont les Zapania noUi/lora, ciliiodora et urticifoUa, qui appartiennent aux genres Lippia, Aloysia et Slachytarphela. Mais il faut convenir que ces genres sont si faiblement caractérisés, que leur admission, et sur-
tout leur circonscription, demandent un nouvel examen. La plupart des Zapanies ont leurs tiges ligneuses, les feuilles opposées, lancéolées, linéaires ou ovales, et les Heurs en épis terminaux.
ZARABELLIA. bot. Necker avait isolé, sous ce nom générique, le Gorleria frulicosa, qui formait primitivement le genre Berckeya. Cassini a transporté le nom i]e Zarabellia à un genre qui a pour type le />/sodium divaiicatum, de Persoon; mais celte synonymie est enciue douteuse, même aux yeux de l'auteur quant à l'identité de l'espèce. Les caractères génériques du Dysodium ont été exposés à son ordre alphabétique. Il suffira d'ajouter que Cassini se prononce pour séparer ce genre du Melatnpodium, et qu'il se fonde sur deux caractères principaux, savoir : 1" l'énorme appendice cuculliforme qui couronne les folioles de l'involucre intérieur, dans le M elam podium, tandis que dans le Zarabellia, de Cassini, ou Dysodiuiii, de Persoon, cet appendice se trouve remplacé par deux très-petits processus ; 2° le faux ovaire des fleurs mâles est très-grand dans le Metanipodium; il est au contraire nul ou presque nul dans le Zarabellia. V. Dy-
SODE et MÉr.AMF0DE.
ZARATER. OIS. Synonyme ancien d'Étourneau.
ZARÉE. Za/œa. iivs.Hyménoi)lèresj ce genre delà famille desTérébrans a été formé par le docteur Leach, aux dépens des Cimbex, de Fabricius; mais ses caractères n'ont point paru suffisamment distincts du genre Cimbex, pour qu'il fût généralement adopté.
ZAROLLE. DOT. y. GoODEisrA.
ZATARHENDl. bot. Prosper Alpin a donné ce nom à une plante d'Egypte, qui est YOcymum Zalarhendi de Forskahl, ou Plectranihus crassi/otiiis, de Vahl.
ZADSCHNERIE. Zauschneria. bot. Genre de la famille des iïnothérées, établi par Presl, avec les caractères suivants : tube du calice linéaire, d'abord tétragone à sa base qui est soudée avec l'ovaire, puis renflée, globuleuse et enfin longuement prolongée en entonnoir ; son limbe est partagé en quatre découpures lancéolées et réfléchies; corolle formée de quatre pétales insérés au sommet du tube du calice et alternant avec les quatre découpures du limbe dece calice; les pétales sont d'égale longueur, obovales, bifides, dressés ; huit élamiiies, insérées ainsi que les pétales, mais sur deux rangs ; filaments filiformes et inclus; anthères introrses, biloculaires, linéaires, penchées et longitudinalement déhiscentes; ovaire infère, à quatreloges renfermant chacune plusieurs ovules ascendants, attachés à l'angle central ; style filiforme, exserte; stigmate capité, à quatre lobes; capsule linéaire, tétragone, unilocnlaire, à (juatre valves, dont la colonne centrale séminifère est libre; semences oblongues, imbri(|uées l'une sur l'autre.
ZADSCBERrEDE LA Caiifobnie. Zauscheria Californica. C'est un sous-arbrisseau penché, très-rameux et tomenleux; ses feuilles sont o|)posées et linéaires; ses fleurs sont rouges, réunies en grappe au sommet des rarncairx; elles sont sessiles ou très-courlement pédicellées, accompagnées de bractées.
ZAZINTHA. BOT. r. Zacintua.
ZEA. BOT. r. Maïs.
ZÉAGONITE. MIN. Nom donné par Gisinondi à un
minéral de Capo di Bove, près de Rome. I.a forme primitive de la Zéasonile esl le prisme droit à hase carrée, dans lequel le lapporl d'un côté de la hase à la hauteur est à peu prés celui des nomhres 10 et 9; son clivage esl parallèle aux faces lalérales du prisme; sa cassure est conchoïdalp;sa durelé égale celle du Quartz; sa couleur varie du blanc srisâlre au bleuâtre et au losàtre, avec un lustre adamantin; au chalumeau celle substance est infiisihie, mais elle acquiert des propriétés |>liospliorescenles et devient friable; dans les acides elle se prend en gelée. Les produits de son analyse chimiiiue sont : Silice 43; Chaux 50,S; Alumine 2,3; Magnésie 1,3 ; oxyde de Fer 2.3. Par sa foiine la Zéagonile serait identique avec leZircon; elle s'en rapproche encore par sa durelé el par son lustre; mais elle en diffère lotalemenl par sa composition, elle accompagne le Feldspath, dans une roche volcanique.
ZÉASITE. Mm. (Engelspach Larivière.) Variété de Silex résinite noir.
ZÉBET on ZIBETH. mm. Espèce du genre Civette. ZÈBUE. MAu. Espèce du genre Cheval, r. ce mot. ZÉBU. siAB. Même chose que Bœuf à bosse. ^. Boeuf. ZECilSTElN. MIN. Nom par lequel les Allemands désignent un Calcaire compacte fin, gris de fumée, qui fait partie du terrain calcaire appelé anciennement Calcaiie alpin, et aujourd'hui Calcaire pénéen. On l'emploie fréquemment pour dénommer le terrain luimême.
ZECOR.l. MAM. L'un des syn. de Zèbre, f^. ce mot. ZÉUOAIRE. BOT. Les racines du Kœmpfeiia roiiinila, L., du Curcuuia Zedmiria, et du Curciiiiia ZjHiliorizou,de Roxhurgli,sont employées en médecine sous les noms de Zédoaircs ronde, longue et jaune.
f^. CURCUMA et K.ÏMPFERIA.
ZEE. Znits. POIS. Genre de la famille des Scomhéroïdes, à dorsale uni(|ue et à dents de velours, de l'ordre des Acanlhiiptérygiens, de Ciivier, (|ui lui assigne pour caractères : un corps ovale et comprimé, avec les deux mâchoires fortement protractiles. Ces Poissons ont le corps comprimé; une seule dorsale continue dont la partie épineuse est plus saillante; une rangée d'épines accompagnant de chaque côté l'anale el la caudale; le corjis garai de petites écailles, excepté vers le bout de la ligne lalérale où elles forment une petite carène. Il y a deux épines au-dessus de chaipie œil, et le bas du préopercule est dentelé. Le crâne forme un triangle allongé (|ui va gagner la base dorsale, el le bassin une sorte de boucher concave en avant des venirales. En avant de l'anus esl une carène osseuse un peu saillante. L'espèce principale de ce sous-genre esl le Rusé, Encycl. mélh.. Pois., pi. 89, fig. 371; Zens Insidiutor, Bliich, pi. 1U2, lig. 1-2; elle vit d'insectes qu'elle attrape au bord des eaux douces, eu leur lançant, an moyen de sa bouche très-piolraclile, de l'eau qui les noie. B. 7, D. 7-2-1, V. IG. V. 1-6, A. .â-JO, c. 18.
ZÉGRIDi;. Zitjris. iins- Lépidoptères diurnes; famille des l'apilliouides, tribu des Piérides, institué par Rambur pour une espèce qu'il a découverte an midi de l'Espagne. Caractères : tète médiocre; poils qui couvrent sa partie antérieure très-épais, médiocrement longs; palpes courtes, dernier article presque globu-
leux ou ovoïde, Irèsoblns, trois fois moins long que le précédent, caché par les longs poils dont il est hérissé; antennes courtes, à massue grosse, ovoïde el comprimée; corselet très-épais et très velu; abdomen court. Dans l'étal de repos, le bord interne des secondes ailes enveloppe complètement l'abdomen, tandis que leur bord antérieur dépasse beaucoup le bord correspondant des ailes supérieures. Ce genre est parfaitement caractérisé : il se distingue très-bien du genre Pieris, par la tête plus velue, les palpes plus courtes, les antennes moins longues, la massue plus courte, les paties plus épaisses el plus courtes, le thorax et l'abdomen |)lns épais.
Zégride Euphème. Zegn's Eupheme, Ramb. Le dessus des ailes est d'un blanc un peu jaunâtre, souvent lavé de jaune au bord antérieur des ailes inférieures; le côté externe de la cellule discoïdale des ailes supérieures est marqué d'un croissant noir, profondément échancré dans son milieu et extérieurement; il est plus large chez la femelle; le sommet de ces ailes esl lavé de jaune, sablé d'atomes noirs très-épais et très serrés, qui rendent cette partie noirâtre; il est marqué d'une tache orangée, transverse et oblique; ces ailes sont blanches en dessous avec le sommet jaune el un croissant noir. Le dessons des inférieures est d'un beau jaune, marbré de brun-verdàtre, avec quelques taches blanches. Sa taille est à peu près celle du Pa/jiUo canluiiu'nes.
ZEHNERIE. Ze'iisciia. bot. Genre de la famille des Cucurbilacées, établi par Endiicher, avec les caractères suivants : Beurs monoïques ou dioïques; les mâles ont le calice campanule, à quatre dents; corolle insérée sur le calice, à limbe étalé, divisé en cinq parties velues intérieurement; (îlaments couris; anthères biloculaires, à loges linéaires; glandule basilaire trilobée. Les Heurs femelles ont le tube du calice suhglobuleux ou fusiforme, soudé avec l'ovaire; son limbe esl supère, campanule, ù cinq dents; quant à la corolle, elle esl semblable à celle des fleurs mâles; les étamines sont stériles, le plus souvent nulles ; l'ovaire esl infère, ù trois loges multiovulées, dont les cloisons sont accolées aux placentas par létaux; style cylindrique; stigmate quadritide, à lobes capités, connivenls ou flabelliformes, étalés; glandule Irilîde ou Iripartile entourant la base du style. Le fruit est une baie coriace, privée de suc, oblongo-fusiforme, ovale ou presque globuleuse, polysperme. Les semences sont ovales, tronquées à la base, entourées d'un rebord épais; l'embryon est exalbumineux; les cotylédons sont foliacés, piano convexes, à radicule très-courte et centrifuge. Les Zehncries sont des plantes herbacées, vivaces el poilues, originaires des contrées tropicales de l'Asie cl de l'Afrique; leurs feuilles sont alternes, courtcmenl pétiolécs, cordées, subdenlées; les Heurs mâles sont |ieu nombreuses et en grappes; les Heurs femelles sont le plus souvent solitaires dans les aisselles. Toutes sont jaunes. ZEINE. BOT. Piincipe végétal, obtenu par Gorham, du traitement de la graine de iMaïs; ce principe, (luoiquc dé|)Ourvu d'Azote, offre les caractères physiques du Gluten; Il est jaune, d'une consistance de cire molle; il esl tenace, élastique, inflammable; solublc dans
l'élher el dans l'alcool chaud, ainsi que dans les huiles volatiles; il ne se dissout pas dans l'eau, non plus que dans les huiles lîxes; il est promptemenl décomposable par la chaleur.
ZÉLARl. BOT. Le genre Gnhnia a été produit sous ce nom pal' Poiret, dans le Dictionnaire encyclopédique. y. Garnie.
ZELE. Zde. ii«s. Genre d'Hyménoptères de la famille des Tcréhrans, tribu des Iclineumoiiides, établi par Haliday, avec les caractères suivants : antennes allonfiées, sétacécs, d'environ cinquante articles; tête transverse; occiput bordé, un peu concave; vertex transverse, arrondi; yeux grands, de même que les ocelles qui sont ovales, lubéreux et conligus; palpes labiales de (|ualre articles dont le troisième est très-petit; corselet de la largeur de la tête; abdomen un peu en massue courbée, avec le premier segment très -long; aiguillon court; pieds allongés; éperon à peine visible; trois cellules aux ailes supérieures.
Zèle testacéatecr. Zèle lestacealor, Halid. 11 est lestacé avec les tarses des pattes postérieures blancs; la cellule radiale des ailes postérieures très-comprimée. Taille, neuf lignes. Europe.
ZELIIOVE. Zelhooa. bot. Genre de la famille des Ulmacées, établi par Spach, qui le caractérise ainsi : fleurs monoîco-polygames; périgone membraneux, turbinato-campanulé, profondément divisé en quatre ou cinq parties; quatre ou cinq étamines insérées au fond du périgone; filaments filiformes; anthères ex- Irorses; disque cupulaire, charnu, adné au fond du périgone dans les fleurs parfaites; ovaire sessile, obliquement ovoïde, lisse, uniloculaire ; un seul ovule ana- Irope, pendant au sommet de la cavité; deux styles courts, dentiformes, aigus, sligmateux intérieurement; fruit nucamentacé, transversalejnenl rugueux, gibbeux postérieurement, mucroné antérieurement un peu en dessous du sommet du style; épicarpe coriace; endocarpe osseux et rugueux; semence pendante, recouverte d'un mince tégument un peu coriace; embryon cxaibnmineux, dressé; cotylédons obovales, pianoconvexes, ridés, bifides à leur base, bilobésau sommet; radicule allongée, supère.
Zelbove crénelée. Zelhova crenala, Spach; Ulinus polygaiiia, Rich.; Hltamnus carpinifolius, Pall.; Plaliera Richardi, Mich. Arbre de haute élévation, à écorce lisse; ses feuilles sont distiques, courtement pétiolées, suhcoriaces, crénelées, lisses; stipules libres et fugaces; Heurs staminigères plus précoces, inférieures et latérales, réunies en faisceau, pédicellées el articulées; les Heurs parfaites sont en petit nombre et plus grandes, solitaires, sessiles dans les aissellfs des feuilles supérieures. On trouve cet arbre dans les régions transcaucasiennes.
ZiLniE.Zetima. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, établi par Fabricius, et adopté par l.atreille dans la nouvelle édition du Règne animal. Ce savant dit que les Zélinies ne diffèrent des Papillons proprement dits que par la massue de leuis antennes plus courte et plus arrondie. Il en connaît deux espèces : l'une du Sénégal, et l'autre de Guinée. Fabricius fonda ce genre dans son S^slema g/osmia-
rum, dont llliger a publié un extrait (Magaz., 1807). Les caractères qu'il assignait à ce genre sont exprimés ainsi : palpes courtes, de deux articles, le second ayant son extrémité arrondie; antennes longues, terminées en boulon; toutes les pattes semblables. llliger cite pour type du genre le Pa/JiHo Pylatles, de Fabricius.
ZELDS. INS. Genre de l'ordre des Hémiptères, famille des Géocorises, établi par Fabricius, adopté par Lalreille, et ne différant des Réduves que parce que le corps est linéaire, avec les pattes très-longues, fort grêles, et toutes semblables entre elles. Les espèces que Lalreille considère comme types de ce genre sont les ZcluslotiijipeStCoronatuseioclospiitosus, de Fabricius. Lepclletier de Saint-Fargeau et Serville pensent que ce genre n'est pas suflisamnient distingué des Réduves, et ils ont observé un grand nombre d'espèces qui participent des caractères des deux genres.
ZÉJIINE. Zemina. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Buprestides, institué par Delaporte et Gory, pour ime dizaine d'espèces observées récemment dans les contrées méridionales du nouveau monde. Caractères : antennes courtes et épaisses; piemier article très-gros, les trois suivants à peu près égaux entre eux et globuleux, le cinquième conique, les autres courts et transversaux, le dernier tronqué; tête courte, assez forte; palpes maxillaires très-velues, formées de trois articles visibles : le premier très grand, ar(jué, grcle à la base, renflé vers l'extrémité, le deuxième épais et moyen, le troisième petit, ovalaire et pointu; palpes labiales velues, très-petites, de deux articles visibles : le premier assez grand, presque carré; le second petit, triangulaire et oblique; labre court, velu, transversal, trèsfortement bilobé en avant; menton grand, transversal, échancré, nnidenlé de chacjue coté en avant et velu; lèvre triangulaire et velue; mâchoires formées de deux lobes : l'externe assez grand, ovalaire, un peu arqué, l'interne plus petit et épais; mandibules fortes, arquées, Iridenlées intérieurement; yeux gros; corselet tiansversal, arrondi latéralement; éctrsson moyen et triangulaire; élylr-cs inégales, oblongues, le plus souvent arrondies à l'extrémité; pattes moyennes.
Zéjiine a cod cutVRECX. Zemina capricollis, Delap. cl Gory. Son corps est allongé, d'un vert cuivrerrx, porrctué. très-pubescent ; le cor'selel a une légère impression au milieu et une autre de chaque côté, ainsi que deux faibles taches ronges en avant ; ses élylres sont d'un brun rouge, avec de faibles côtes lorrgiludinales,dont les intervalles sont forlcrrierrl ponclrrés, la sutirr'e et quatre taches transver's;ili's (|irl vicnnerrts'y joindre sont d'un vert sombre, la première cnrrvre l'angle humerai ; le dessous drr corps et les pâlies sont d'un vert crrivrerrx el puliescent; le ruilrerr du prothorax est rouge. Taille, huit Hjines.
ZEMM. MASi. Espèce du gerrre Aspalax.
ZÉi\ALE. BOT. Le gerrre Haloriniis, de Forster, ou Ceicodeu, de Solander et Lamarck, a été reproduit sous ce nom par Poiret dans l'Encyclopédie. A'. Cer-
CODÉE.
ZÉNAKRHËNES. bot. Même chose que Cénarrhènes. F. ce mot.
ZENDEL ou ZINGEL. pois. Synonyme de Cingle. r. ce mol.
ZENKERIE. Zenkeria. bot. Genre de la famille des Papilinnacées, inslilué par Arnolt, qui lui assigne pour caraclères : liibe du calice liirbiné, son limbe est partagé en trois parties presque égales cl réfléchies; corolle composée de trois pétales presque égaux, oliovales, rétrécis à leur base, insérés à l'orifice du calice; trois étamines ferliles, dressées, alternant avec les pétales ; filaments libres, glabres, brusquement subulés au sommet; anthères oblongues; ovaire stipité, comprimé, pubescent, renfermant deux ovules; style court, épais; stigmate déj)ressocapilé, glabre et oblique.
Zenkerie du Brésil Zenkeria Brasiliensis. C'est un arbuste élevé, dont les rameaux sont cylindracés, les feuilles ailées, à quatre ou cinq folioles alternes, ovales, pétioUilées, à stipules oblongues; les Heurs sont blanches, fasciculées, disposées au bas des jeunes rameaux et se développant avant la foliaison.
ZÉNOBIE. Zenobia. crcst. Genre de l'ordre des Isopodes, établi par Risso (Hist. nat. des principales productions de l'Eur. raérid., t. v) et ayant suivant lui pour caractères : corps étroit, linéaire; abdomen à cinq segments : les quatre premiers fort courts, le dernier allongé, Irés-convexe, tronqué; antennes extérieures courtes, à cinq articles, les intérieures plus courtes, n'ayant que quatre articles; pieds très-inégaux, la première paire médiocre, monodactyle, la deuxième et la troisième très-longues,les autres courtes. Ce genre se compose d'espèces propres aux mers du midi de la France et de l'Italie.
Zénobie prismatiqce. Zenobia prismatica, Risso. Ses antennes extérieures sont annelées de blanc et de brun; son corps est lisse, luisant, translucide, d'un vert olivâtre, marqué d'une ligne longitudinale et de deux autres latérales noirâtres, avec des points protubérants espacés; l'abilomen est d'un gris opaque, à dernier segment entier; les pattes sont jaunâtres : la première paire est courte, les deux suivantes longues, les quatre dernières fort petites. Taille, de quatre ù six lignes. Elle se trouve dans les eaux qui baignent les côtes de la Méditerranée.
ZÉOCRITON. BOT. Une espèce d'Orge était désignée par les anciens sous ce nom qui a été admis comme spécifii|ue par Linné, et employé par Palisot-Beauvois pour désigner un genre formé sur cette espèce et sur VHonleuni tlislichum; elles ont dans chaque locuste deux Heurs mâles jointes à wne fleur hermaphrodite.
ZÉOUTHti. sim. Nom créé par Cronstedt, etappliqué par lui à un minéral d'un blanc nacré, à structure radiée, ayant la propriété de faire gelée dans les Acides ; c'est la Mésolype. Ce nom a été donné ensuite à une multitude d'autres minéraux d'espèces très-différentes, et qui n'avaient de cemmun avec la Mésotype que des caractères de peu d'importance. Hatly l'avait proscrit entièrement de sa nomenclature. Quelques minéralogistes s'en servent encore aujourd'hui, mais seulement comme nom de genre ou de famille. On a nommé anciennement ;
Zéolithe ACiCDiAiRE, la Prehnite.
ZÉOLITBE EN AIGDILIES, la SCOtéZile.
Zéolithe axifrangible, l'Apophyllite.
ZÉOLITBE BACILLAIRE, la Scolésite.
Zéolithe bleue, le Eazulile.
Zéolithe de Borkhult, une substance violette, lanielleuse, indiquant comme pesanteur spécifique 2,?8i rayant le verre, se fondant au chalumeau en verre translucide. Hisinger en a obtenu par l'analyse : Silice, 35; Alumine, 35; Chaux, 8; Oxyde de Fer, 1; Eau, 3. On a trouvé ce minéral à Osigatland, en Norvège, dans une couche calcaire.
Zéolithe de Bretagne, la Laumonite.
Zéolithe de Brisgau, l'Oxyde de Zinc aciculaire blanc, du Brisgau.
Zéolithe bronzée, la Stilbite brune.
Zéolithe du Cap, la Prehnite.
Zéolithe conglomérée, l'Obsidienne perlée.
Zéolithe cubique, la Chabasie, dont le rhomboïde est très-voisin du cube.
Zéolithe dure, l'Analcime.
Zéolithe d'Edelfors, la Stilbite.
Zéolithe efflorescente, la Laumonite.
Zéolithe farineuse, une Mésotype altérée.
Zéolithe feuilletée, la Stilbite.
Zéolithe fibreuse, la Mésotype.
Zéolithe filamenteuse, une variété de la Mésotype.
Zéolithe d'Hellesta, l'Apophyllite d'Hellesta, en Ostrogothie.
Zéolithe jaune, le Natrolite.
Zéolithe lamelleuse, la Stilbite.
Zéolithe nacrée, la Slilbite.
Zéolithe noire, la Gadolinite.
Zéolithe radiée, la Prehnite.
Zéolithe rouge, la Stilbite ou Heulandite rouge.
Zéoiithe siliceuse, la Mésolype dure, nommée œdélite par Kirwan.
Zéoiithe de Suède, la Triphane.
ZÉONIE. Zeonia. iNS. Lépidoptères diurnes; genre de la famille des Éryciniens, institué par Swainson, qui lui donne pour caractères : antennes longues, terminées en fuseau; palpes courtes, ne dépassant point le chaperon, appliquées contre son bord et très-velues; corselet très-large; ailes antérieures coupées obliquement; les postérieures se prolongeant en une queue très-longue; corps assez court; quatre pattes chez les mâles et ordinairement six chez les femelles; dernier article des tarses très-petit.
Zéonie de Morissé. Zeonia Morissœi, Boisd. Ses ailes sont diaphanes, avec le tour, une bande transverse et les nervures d'un noir velouté; ailes postérieures marquées de deux taches rouges, suivies d'une petile ligne blanche, près de l'angle anal. Taille, dix-huit lignes. Du Brésil.
ZÉORE. Zeora. bot. {Lichens.) Pries (Syst. Orb. f^'eget., vol. 1, p. 244) a ainsi nommé un genre qu'il a caractérisé de la manière suivante : dis(|iie des apolhécies ouvert, enfoncé dans le thalle dont il est d'abord recouvert, mais qui bientôt se déchire, et forme autour du disque une bordure pulvérulente; thalle horizontal, entièrement granuleux ou lépreux, distinct, vert, privé de couche verticale, se développant et s'étendant par son centre, souvent stérile. Ce genre a été formé aux
dépensdcs Parmelia,Lecideail Lecanora, desauleurs. Ce sont des Lichens qni croissent en diverses localités, tels que les endroits les plus secs, les parois des rochers les plus élevés, les écorces des arbres, particulièrement celles qui sont exposées au midi. Ces Lichens étant ordinairement stériles, ont souvent été confondus avec les Leprana.
ZEPHIRANTHES. bot. Genre de la famille des Amaryllidées et de l'Hexandrie Monogynie, L., formé par Herbert aux dépens de quelques Amaryllis. II est caractérisé ainsi qu'il suit : périanlhe vertical, infundibuliforme, égal; étamines régulières (une ordinairement séparée des autres), insérées à la base des divisions du périanlhe; anthères adnées; style décliné; graines planes, membraneuses, recouvertes d'un tégument noir. Ce genre comprend plusieurs espèces, entr'aulres les Zcphiranihes ou Amaryllis Jlamasco, tnbispalha, rosea et f/randiflora. Les deux premières sont très-anciennement connues; l'une a été décrite par Linné, l'autre par L'Héritier. La troisième espèce est une jolie plante décrite et figurée parLindIey {Bol. Begisler, n''8'2l), et que l'on cultive aujourd'hui dans les serres de quelques jardins de l'Europe. La quatrième espèce paraît être V Amaryllis minuta, Ai Kunth. Les fleurs de ces plantes sont assez élégantes, et se reconnaissent facilement au premier coup d'œil de celles des Amaryllis, par leur régularité et leur position verticale. Au reste, les caractères qui distinguent ces genres sont peu tranchés. Les Zephiranihes croissent dans les contrées tempérées de l'Amérique méridionale et de l'Amérique septentrionale.
ZÉPHRONIE.Zep/i/ow/a. crbst. Genre de la classe des Myriapodes ou des Cliilognathes, de Latreille, famille des Onioscoïdées, établi par Gervais, qui lui donne poui' caractères distinctifs : corps composé de quatorze segments susceptibles de se contracter en boule; tête faisant partie de ces segments; yeux nombreux, accumulés et groupés de chaque côté de la tète; pieds au nombre de vingt environ de chaque côté du corps.
Zéphroisie arrondie. Zephronia rotundala, Gerv.; Sphœrolheriiim rolunilaliim , Brandt. Le corps est oblong et glabre; les anneaux dorsaux sont au nombre ! de onze : les antérieurs ponctués, le dernier convexe, marqué de points plus rares, mais plus grands. Du cap de Bonne-Espérance.
ZEPHYRAKE. Zephyrana. bot. Le genre que le pro- ! fesseur Don a nommé ainsi, parait devoir appartenir à la famille des Liliacées. Le périgone est corollin, hypocratériforme; son tube est cylindracé, adhérent par sa base à l'ovaire; son limbe est partagé en six divisions étalées ; les étamines, au nombre de six, sont insérées à l'orifice du périgone; les deux plus longues sont stériles ; filaments comprimés et glabres; anthères distinctes, allacbées par leur base, déhiscentes par deux pores accolés; ovaire semi-adhérent, à trois loges renfermant chacune plusieurs ovules; style filiforme; stigmate simple.
ZÉPflYRAKE DU Pérou. Ze/j/i/rono/'en/wana. Plante herbacée, à liges glabres, droites et rameuses; les feuilles ont à leur base des rudiments scarieux et obo-
vulés; les fleurs sont bleues, paniculées, pédicellées et accompagnées de bradées.
ZÉPUYRINE. Moti. Ce genre nouveau, établi par De Quatrefages dans l'ordre des Mollus(|ues nndibranches, ne parait pas différer du genre Vénilie précédemment publié par Hancock et Aider; il serait à désirer que l'on adoptât le nom de Zéphyrine, car celui de Vénilie est déjà appliqué à un genre d'insectes.
ZÈRAMI. BOT. Nom donné par Poiret au genre PileanUius, de Labillardière. y. Piléanthe.
ZERDA. MAM. F. MÉGAIOTIS.
ZERDANE. Zerdaiia. bot. Genre de la famille des Crucifères, institué par Boissier, avec les caractères suivants -. calice égal à sa base; pétales oblongs, entiers ; étamines fort grandes, soudées par paires, jusque vers le milieu; ovaire linéaire , couronné par un style d'égale longueur, que couronne un stigmate bilobé; silique linéaire, subcompriniée, à deux loges déhiscentes; valvules subtoruleuses, subcarinato-nervuiées; funiiules allongés, filiformes et libres; cloison membraneuse, faiblement binervurée au milieu; semences oblongues, subcomprimées, disposées sur un seul rang; cotylédons plans et incombants; radicule dorsale.
Zerdaive ANCBOfiioÏDE. Zeriloiia anchonioides, Boiss. Son rhizome est nu, rameux, noirâtre, de la grosseur d'une plume d'Oie; toutes les feuilles sont radicales, serrées, oblongo-lancéolées, atténuées à leur base, recouvertes d'un court duvet grisâlre; les hampes sont simples et nues, terminées par une grappe de fleurs jaunes. Cetteplante se trouve en abondance dans les Alpes incultes de la Perse.
ZERENE. Zerene. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, famille des Phalénites, établi par Godard et Duponchel qui le caractérisent ainsi : antennes simples dans les deux sexes ; trompe longue et roulée seulement à son extrémité; palpes très-courtes; abdomen ponctué; les quatre ailes traversées au milieu par deux rangées de points très-rapprochés, et dont plusieurs forment des taches par leur réunion; leur bord terminal simple ou entier.
Zerene on Groseilier. Zerene Grossulariata, G. et Dup.; Phalœna Grossulariata, Gm. Ses ailes sont blanchâtres, les supérieures parsemées détaches arrondies, noires, dont plusieurs forment des rangées transversales, disposées entre des lignes d'un Jaune foncé; tête noire; corselet jaune, marqué ainsi que le corps de taches noires. Taille, huit lignes; envergure dixhuit. Commun en Europe.
ZÉRÉRITE ET ZÉRIN oc CÉRIN. Mil». F. CÉRIUM.
ZÉROTOPHOBE. Zerotophobus. ii\s. Coléoptères té- Iramères. Ce genre de la famille des Rhynchophorcs, tribu des Rhynchènes,a été créé par Schœnherr, sous la dénomination de Notiophilus, qui était déjà admise pour un genre de Coléoptères pentamières, de la famille des Carnassiers. Voici les caractères assignés au genre Zérolophore : antennes moyennes, assez grêles, à funicule de six articles : les deux basilaircs coniques, le premier épais, les autres courts, assez serrés et tronqués à l'extrémité, le dernier élargi; massue ovale et pointue; rostre allongé, assez grêle, arqué, presque
cylindrique; corps oblon^, ovalaire, écailleux; éciissoii 1res pelil, à peine perceplible; t'iylres oblongues, ovalaires, à angles liiiméraiix oh!i(piPS, allénuées en arrière, presque poinlues à l'cxlrémilé; pâlies fortes, les anlérieiires plus longues; tarses spongieux en dessous.
Zérotopbobepoii. Zerolopliohits liiiiatiiltis; Noliophilns limatiilus : Eiiilalits limalulus, Sclinen. Son corps est noir, couvert en dessus de petites écailles d'un gris pâle el hrillant; ses antennes sont ferrugineuses ; les pallps sont de la même couleur, mais plus claire; le corselet est ponctué, avec une ligne blanche dans le milieu; les élylres sont ponctuées et striées, avec une tache sur l'épaule et deux taches obliques, couvertesde petites écailles blanches. Taille, une ligne el demie. Ainéri(|ue méridionale.
ZÉRUiMBET. Zcntmbet. bot. Genre de la famille des Scytaminées, insiilué par Lestiboudois, dans son travail sur celte famille, pour une plante (|ue sa racine odorante rapproche beaucorip du Gingembre, et qui a été placée successivement par les auteurs dans les genres Amomuin, Ciircnmit et Ziiizibei: Les caractères distinclifs <le ce genre sont : synénie plus ou moins dressé; orifice du tube dirigé en haut; slaminodes nuls ou confondus avec le synèmc; anthère terminée par un appendice long, subulé, enveloppant le style ; deux slylobes.
Zerdmbet GiivoiuBRE. Zenimbel zlngiher, Lcslib. Sa lige fleurie sort d'un rhizome qui forme saillie audelà de la tige; elle n'est cnuverle que d'écaillés larges, obtuses, scarieuses en leurs bords el engainantes; elle se termine par un épi ovoïde, formé d'écaillés vertes, à bords blancs; les flein-s sont enveloppées d'une bractée transparente; le calice extérieur est mince, transparent el profondément fendu; les sépales internes sont jaunâtres, nervures de brun ; la fleur présente en outre une division à l'opposite de l'élamine; c'est le synème : il est à quatre lobes et jaunâtre. L'élamine a une anthère jaune placée sur la face interne d'une division élargie, à laquelle elle ne tienl que par le dos. Cette plante croit à Java.
ZÉRYTHIDE. Zerythis. iNS. Lépidoptères diurnes; genre de la famille des Éryciniens, tribu des Lycéniles, institué par Boisduval, aux dépens des Polyommalcs, de Lalreille. Caractères : antennes graduellement renflées vers l'extrémité, formant une massue fusiforme; palpes moins longues ou guère plus longues que la télé; ailes ne présentant point de queue, mais seulement des dentelures plus ou moins prononcées.
ZtRYTiifDE TiiERopi. Zerilhis Thero, Boisd. Ses ailes sont brunes en dessus, avec huit ou neuf taches fauves sur les antérieures, et une rangée de lunules delà même couleur près du bord terminal des postérieures : en dessous les ailes sont d'un gris brunâtre, avec le disque des supérieures fauve, orné de taches noires, dont quatre renferment une tache d'un blanc argenté; les secondes ailes ayant une dizaine de taches blanches éparses, dont une au milieu beaucoup plus grande. Taille, deux pouces. Du cap de Bonne-Espérance.
ZESTE. Coiticula. bot. Cloison sèche, membraneuse el coriace, qui, dans l'inlérieurdu fruildu Noyer, sépare l'amande en quatre lobes.
ZÈTHE. Zetlnis. ms. Fabricius a établi ce genre aux dépens des Guêpes et particulièrement de certains Polistes, de Lalreille. Celui-ci en adoptant le genre Zèlhe l'applique à des espèces semblables, par la forme générale de leur corps, aux Euniènesj ainsi il comprend {Geiier. Cnist. et Iiisect., l. iv, p. 138) le Zethus cœiukopennis, le Polistes cyaiiipennis, de Fabricius. Lalreille qui plus lard a ajouté à ces espèces la l^espa zonalis de Panzer el VEiimenes riifinoda, Lalr., n'a pas conservé ce genre dans ses derniers ouvrages.
ZÉTHÈS. Zelhes. iivs. Genre de Lépidoptères Nocturnes de la famille des Phaléniles, établi par Rambur dans son Histoire des Lépidoptères de l'ile de Corse. Caraclères : ailes grandes el larges, présentant un angle au milieu de leur bord externe, ayanl leur dessous forlemenl coloré, avec un croissant plus ou moins pupille ; corps mince proportionnellement à la grandeur des ailes, peu allongé; têle de grosseur médiocre, portant des antennes un peu ciliées dans les deux sexes; palpes foil longues, très-comprimées, presque droites à partir du premier article; celui-ci dépassant le chajieron delà moitié de sa longueur; troisième article de moitié moins long que le précédent, beaucoup plus mince, d'égale grosseur dans toute sa longueur ;spiritrompe longue.
Zéthês insdlaire. Zethes insulann, Ramb. Les quatre ailes supérieures sont brunes, avec le bord d'un brun cendré el une bande triangulaire de cette couleur qui coupe l'aile vers son tiers; la base est plus claire el chaque nuance est bordée par un Irait bien distinct d'un gris très-clair; la frange est alternativement brune et cendrée; les ailes inférieures sont cendrées avec une large bande médiane brune; les séparations de nuance sont indiquées comme dans les supérieures mais une des lignes parait ponctuée; le dessous est d'un brun fauve, avec deux taches ocellées cl conligues au milieu des supérieures et une lunule au milieu des inférieures. Envergure, seize lignes.
ZEUGITES. bot. P. Brnwne, dans son Histoire naturelle de la Jamaïque, p. 341, lab. 4, fi. 3, avait fondé sons ce nom un genre de Graminées, qui fut réuni par Linné à V/^phida. Adanson établit le même genre sous le nom de Seniles. Il a été reconslruit par les auteurs modernes, et particulièremenl par Palisot de Beauvois, qui l'a ainsi caractérisé : racliis articulé; panicule composée; lépicène (glumcs, Beauv. ) presque tronquée, renfermant trois Heurs; les deux antérieures mâles, pédicellées, munies d'une glume (paillette. Beauv.) inférieure presque tridentée, d'une glume supérieure à deux dents; la fleur postérieure sessde, hermaphrodite, ayant sa glume intérieure en carène tronquée, séligère, à bords membraneux; écailles hypogynes inconnues; ovaire échancré; style bipartite; stigmate et caryopse inconnus. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce (Zeugites Amerkana) (|ui croit sur les montagnes les plus élevées delà Jamaïque.
ZEUGOPIIORA. ins. Le genre institué sous ce nom par Kunz (Nov. Ad. Hall. 2, 4, 75, 1) n'a point paru différer assez du genre Lema, pour qu'on l'ait généralement adopté.
ZEUGOPHYLLITE. ZcugophylUs. dot. ross. Brongniart, dans son Prodorne des Végélaiix fossiles, a donné ce nom à iin [;<'"i''^ élabli sur des empteinles de Palmier où il a reconnu des frondes péliolées. à pinnnles opposées, oMouijues ou ovales, très-entiùres, à nervures forles, peu nomiiieuses, égales, confluenles aux deux exlrémilés. Ces débris ont pour support les terrains carbonifères.
ZEUS. PUIS. A'.Zée.
ZiiUXlE. Zei/^/a. iivs. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Wuscides, établi par Meigen et ayant suivant lui pour caractères:anlennes rabattues, couchées contre la téta, composées de trois articles : le premier court, le second et le troisième linéaires, égaux entre eux, le dernier comprimé, obtus, portant à sa base une soie plumeuse, biarliculée; ouverture de la cavité buccale accompagnée de moustaches; palpes avancées, en massue, nues.horizonlales. plus longues (jue la Irompe dans l'étal de repos; ailes velues vues au microscope, écartées dans le repos, ayant deux cellules du bord postérieur fermées chacune par une nervure transversale, une épine vers le milieu du boid extérieur; balanciers cachés; cuillerons grands; front large; yeux nus ; trois ocelles placés en triangle sur le verlex; pro- Ihorax séparé du mésotborax par une ligne transversale enfoncée; abdomen conique, composé de trois segments outre l'anus; le premier est court. La seule espèce connue de ce genre est décrite par Meigen (Dipt. d'Eur., t. V, p. 8, n" 1, pi. 42, fig. 15), sous le nom de
ZEDXINE. Zeiixina. bot. Genre de la famille des Orchidées, élabli par Lindley, qui lui assigne pour caractères : périgone connivent, dont les folioles extérieures sont latérales, connées , avec l'intermédiaire renflée a sa base; labelle antérieur, membraneux à la base, bicalleiix, soudé avec la colonne, onguiculé au sommet, charnu, dilaté et concave; colonne trèscourte; clinandre membraneux, enveloppant l'anthère; quatre masses poUiniques réunies deux à deux; caudicule court et ligule; glandule en crochet. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce apportée de l'Inde et figurée par Hamilton.
ZEUZÈRE. Zeuzera. ins. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Nocturnes, tribu des Faux- Bombyx, élabli par Lalreille et démembré du genre Co«SH.«, de Fabricius. Les caractères de ce genre sont :• antennes sélacées, simples, cotonneuses à la base, dans les femelles, celles des mâles pectinées dans loule leur moitié inférieure; la supérieure nue; spirilrompe trèscourte. Ailes en toit dans le repos; cellule discoïdale des inférieures fermée transversalement en arrière par une nervure ondée, et divisée longitudinalement par un rameau fourchu, qui descend de la base au bord postérieur; un crin. Anus des femelles laissant sortir une tarière longue, cornée, tubulaire, servant de conduit aux œufs pour les introduire dans le bois. La Chenille de l'espèce qui sert de type au genre vit en Euro|)e, dans l'intérieur du Maronnier d'Inde, du Pommier, du Poirier, etc. L'insecte parfait(Ze«se;a jEscuii, Latr., God., Lépid. de Fr., t. iv, p. 54, n» 6, pi. ô, fig. 2 etô) a le corps d'un beau blanc, avec des anneaux bleus sur
l'abdomen et des points nombreux delà même couleur sur les ailes supérieures.
ZEXMEMA. BOT. Le genre ainsi nnmmé par Llav, ne diffère pas du genre Lipvchœla , de la fainille des Synantbérées.
ZEYHERIA. BOT. Martius a fondé sous ce nom un genre qui parait identique avec le Spalhoiha, de Beauvois. Sprengel tils {Teni .Stiiipl.Sxst. /'eiye/., Goltingue, 1828) s'est servi du même nom pour désigner un genre de Synanthirées. <|ui se place pi es de VUrsima, de Gœriner, et (|ui a pour type une plante du cap de Bonne Espérance nommée Zt} Iwiia acanlis.
ZEYLONITE. um. Même chose que Spinelle. y. ce mol.
ZIBELINE. MAM. Espèce du genre Malte. T. ce mot.
ZIBLTII. MAM. y. ZtBET.
ZIBÉTflIN.BiAM. Kom donné par Vicq-d'Azyr à l'Ondatra, à cause de son odeur musipiée. assez analogue à celle que répandent la Civette et le Zilielh.
ZICllYE. Zithya. bot. Genre delà famille des Légumineuses, établi par Hugel, avec les caractères suivants : calice campanule, bilabié, à lèvre supérieure bidenlée ; l'inférieure esta trois divisions ; étendard onguiculé, largement orbiculé, échancré , réllécbi, biappendiculé à sa base, plus long que les ailes; cellesci sont oblongues, adhérentes jusque passé le milieu de la carène i|ui est courte et obtuse; élamines distinctement diadelphes; filament vexillaire inarticulé et dressé à sa base; anthères uniformes; ovaire plurinvulé; style court, ascendant, terminé en stigmate subcapité. Le fruit est im légume oblongolinéaire, comprimé, coriace, ayant la suture séminifère épaisse, les articulations celluleuses à l'intérieur; les graines sont stropbiolées.
ZicHYE TRICOLORE. Zichya tiicolor, Hug. C'est un arbuste grimpant, volubile, à feuilles ovato-oblongucs, obtuses, veloutées principalement en dessous; les Heurs sont d'un rouge orangé; leur calice est couvert de poils ferrugineux, fort serrés ; l'étendard est taillé en coin. Cette plante est originaire de l'Australie.
ZIEGELEIiZ. Jiiîs. C'est-à-dire Minerai couleur de brique. C'est le Cuivre oxydulé terreux, mêlé de Peroxyde de Fer, vulgairement nommé Cuivre luilé. y. Cdivre.
ZIÉRIE. Zieria. bot. Genre de la famille des Rulacées, qui présente les caractères suivants : calice à quatre divisions profondes, moins longues que les quatre pétales; quatre étamines alternes avec les pétales, ayant les filets snbulés. glabres, insérés chacun sur la partie externe d'une glande; les anlhèies cnrdiformes et mobiles. Le disque, appliqué sous l'ovaire et soudé dans son contour avec le calice, porte sur sa face supérieure la corolle, et présente quatre mamelons glanduleux, sur lesquels les étamines sont attachées. Les ovaires, au nombre de quatre, sont glabres. Les styles, naissant de l'angle interne des ovaires, se réunissent et se soudent en un style composé et unique, court, glabre, terminé par un stigmate à quatre lobes. Le fruit se compose de quatre capsules déhiscentes. Les espèces de ce genre, au nombie d'environ neuf, sont des arbustes ou même des arbres, tous originaires de
l'Auslralie. Leurs feuilles sont opposées, pétiolées, ordinairement composées de trois folioles ponctuées. Les pédoncules sont axillaires ou terminaux, uniflores ou porlant plusieurs Heurs blauclies et petites. Parmi ces espèces, on en cultive (|uel(|ues-unes dans les jardins ; tels sont le Zieria Smilhii, And., Bot. Hep., lab.GOG, le Zieriamacrophylla, Bonpl.,Navar., p. 64. ZIERVOGLIA. BOT. Neckcr a établi sous ce nom, aux dépens du Cynanchum, de Linné, un genre très-faiblement caractérisé.
ZIETENIA. BOT. Gledilsch avait établi sous ce nom un genre de la famille des Labiées, qui a été réuni au Slachys par Valil. Il avait pour type une plante de FOrient , que ce dernier auteur a nommée Slachys lavanditlœl'olia. Selon Sprengel , le Zietenia orientons, de Gledisch, a pour synonyme le Sideritis calycanlha, de Marschall Bieberslein.
ZIGAtJÈNE. Zigadeniis. BOT. Genre établi par le professeur Richaid { in Michx. Flor. Boréal. Amer. , i, p. 213). et qui fail partie de la famille des Colchicacées. Son calice est pétaloïde, à six divisions profondes et trés-étalées, ovales-oblongues, égales, portant deux glandes à leur base. Les six étamines sont insérées tout à fait à la base des divisions calicinales. L'ovaire est triangulaire, allongé, aminci vers son sommet, terminé par trois styles contigus et obtus. Le fruit est une capsule recouverte en partie par le calice persistant; elle est mince, ovoïde, amincie en pointe, terminée par les styles également persistants, à trois loges contenant chacune plusieurs graines linéaires, anguleuses. Ce genre se compose de deux espèces originaires de l'Amérique du Nord. Ce sont des plantes herbacées, vivaces, à feuilles linéaires, étroites, lancéolées, aiguës; les Heurs sont disposées en un épi lerminal. L'une a été figurée par Michaux (loc. cit., tab. 22), sous le nom de Zigadenns glaherrimus; l'autre a été nommée par Pursh Zigadenns pubescens.
ZIGAR. BOT. Le Bunion ou Boynion, de Dioscoride, a été cité sous ce nom africain par Ruell. Cette plante paraît être une Ombellifère qui aurait quelque rapport avec \'/Elhusa Bunim, L.
ZIGNOA. BOT. Trevisian a donné ce nom à un genre de la famille des Algues, qu'il caractérise de la manière suivante : fronde membraneuse, verte, capillaire, simple ou rameuse, plane ou tubuleuse, dont les aréoles sont prescjne carrées et disposées lougitudinalenient sur plusieurs rangs; les sporidies sont en petit nombre dans les aréoles. Ces Algues, qui appartiennent au sousordre des Ulvacées, se trouvent dans les eaux douces et les salses incultes, en Europe.
ZIGUÉLINE. Miw. Nom donné par Beudant au Cuivre oxydulé. F. Cuivre.
ZILATAT. OIS. Espèce du genre Héron.
ZILLE. Zilla. BOT. Genre de la famille des Crucifères et de la Télradynamie siliculeuse, L., établi par Forskahl, avec les caractères suivants : calice dressé, égal à la base ; corolle à pétales onguiculés, ayant le limbe entier; étamines à filets non denticulés; ovaire ovoïde, surmonté d'un style conique; silicule ovoïde -globuleuse, biloculaire, indéhiscente, fongueuse-subéreuse, surmontée du style épais et conique ; graines soli-
taires dans chaque loge, pendantes, ovoïdes-arrondies; colylédons foliacés, condupli(iués. Ce genre tient le milieu entre le Brassica et le Crambe.
Zii.LE facsse-Caméline. Zilla niyagroides, Forskahl {Flor. Mgypt.-Arab. Descr., 121, Icon., tab. 17, a); Bmiias spinosa , L.; Myagrum spinosum , Lamk. C'est une plante glabre, presque glauque et sous-frutescenle, i, rameaux nombreux, feuilles dans leur jeunesse, aphylles, divariqués et épineux à l'état adulle. Les fleurs sont violettes; elles forment des grappes lâches. Celte plante croît dans les déserts de l'Egypte.
ZILLÉES. Zilleœ. bot. De Candolle a ainsi nommé la quinzième tribu des Crucifères, qui comprend les genres Zilla, Muricaria et Calepina. Elle est caractérisée par la silicule indéhiscente, presque globuleuse, à une ou deux loges, à valves non dislincles, et à une graine solitaire dans chaque loge; enfin par ses cotylédons condupliqués.
ZILLERTIIITE. HiN. L'Amphibole aclinote, de Zillerthal eu Tyrol.a reçu ce nom dislinctif. A'. Amphibole.
ZIMBIS. uoLi. Synonyme de Cyprœa macula, y. Cabris.
ZINC. min. Ce métal est le type d'un genre composé d'au moins six espèces minérales : il ne s'est point encore offert à l'état natif; il est toujours combiné avec d'autres corps dont il faut le séparer par les procédés métallurgiques. Lorsqu'on l'a obtenu parfaitement pur, il est d'un blanc bleuâtre, avec l'éclat métallique, lorsque sa surface est mise depuis peu à l'air; mais il ne tarde pas à se ternir. Il a une texture sensiblement lamelleuse; il est ductile, et peut se réduire en lames assez minces. Il passe à la filièreavec assez de difficulté, et on ne peut pas en obtenir de fil d'un très-petit diamètre. Sa pesanteur spécifique est de 7,19. On n'est point encore parvenu à l'oljtenir en cristaux délerminables; mais comme on a réussi à le faire cristalliser sous la figure d'étoiles hexagonales à rayons branchus, il est probable que sa forme est octaédrique, comme celle de la plupart des métaux natifs. Le Zinc ne s'égrène pas sous le marteau ; pour le réduire en poudre, il faut le chauffer de manière à le ramollir sans le fondre; il devient alors cassant, et on peut le broyer aisément dans un mortier. Il entre en fusion au-dessous de la chaleur rouge; si on le chauffe fortement et presque jusqu'au blanc, il brûle en répandant une flamme d'une blancheur éblouissante. Les minerais de Zinc n'ont de commun entre eux que la présence de ce métal, considéré comme principe caractéristique; ils ne possèdent d'ailleurs aucune propriété extérieure qui puisse aisément les faire reconnaître. Aucun d'eux n'a l'aspect mélallique, et leur pesanteur spécifique est toujoui's au-dessous de 6. Ils sont tous assez facilement réductibles sur le charbon, au moyen d'un grillage ménagé et du Carbonate de Soude. Ils répandent sur le charbon une poussièie blanche, qui entoure le globule sans lui être conligue, et qui se volatilise facilement sans colorer la flamme. Si l'on plonge dans le minerai revivifié un fil de cuivre rouge, on le transforme immédiatement en laiton rcconnaissable à sa couleur jaune. Le Zinc du commerce est presque toujours allié à une petite quantité de Plomb, et probablement aussi
du mêlai nppelé Cadmium, qui jusqu'à présent nes'esl encore trouvé que dans les rainerais de Zinc. Ce nouveau mêlai a Hé découvert en 1817. par Stromeyer, dans une variété de Calamine ou de Carlionale de Zinc, employée en Allemagne en place deZinc oxydé, et dans d'autres minerais de Zinc, savoir : dans la Calamine qui accompagne le Cuivre azurile, à Cliessy, près de Lyon; dans la Blende de Freylierg, en Saxe ; dans le Zinc silicate de Silésie. On reconnaît sa présence dans un minerai de Zinc, en traitant celui-ci sur un charbon à la Hamme de réduction; il se dépose au premier coup de feu, à peu de distance de la matière d'essai, un anneau jaune ou orangé d'o.xyde de Cadmium, que l'on aperçoit d'autant mieux que le charbon est plus refroidi.
On connaît six espèces de minerais de Zinc, savoir : le Zinc sulfuré ou la Blende, le Zinc oxydé rouge ou manganésifère , le Zinc silicate, le Zinc carbonate ou la Calamine, le Zinc hydro-carbonaté, et le Zinc sulfaté. On peut y ajouter même le Zinc aluminaté, qui a déjà été décrit sous le nom de Galinile. Le Zinc silicate et le Zinc carbonate ont été pendant longtemps confondus ensemble sous le nom commun de Calamine (en allemand Galmey). Berzêliiis et Berlbier sont les premiers chimisles qui aient donné des moyens précis pour distinguer ces deux substances Tune de l'autre.
Ziî?c soLFCRÉ ou Blesde, Vulgairement Blende ou Fausse Galène. Substance assez abondamment répandue dans la nature, de couleur jaune ou brune, tendre, et ordinairement à tissu très-lamelleux , offianl presque toujours un éclat as.sez vif, joint à un certain degré de transparence. Elle se laisse cliver avec la plus grande facilité parallèlement aux faces d'un dodécaèdre rbomboidal, et par conséquent aussi parallèlement à celles d'un rhomboïde obtus de lOU" 28' 16" et 70» 51' 44", d'un tétraèdre à triangles isocèles et d'un octaèdre à base rectangulaire. La surface des lames est Irèséclalante; elles ont i»n brillant qui se rapproche tantôt de l'éclat métallique et tantôt du luisant de la résine. Elle est facile à casser. Sa dureté est supérieure à celle du Calcaire spathi(|ue, et inférieure à celle de la Fluorite. Sa pesanteur spécifique varie de 4,02 à 4,07. Sa réfraction est simple. Lorsque la Blende est pure, elle est tran.sparente : la couleur de sa masse est le jaune de cilron, et celle de la poussière est grise. Les vaiiétés de couleur brune jouissent toujours d'une certaine translucidilé, au moins sur le bord de leurs lames. Certaines variétés de Blende, surlout celles de couleur jaune, sont très phosphorescentes par le frottement dans l'obscurité ; et pour développer cette propriété, il suffit même de les frolter avec une plume. Selon Bergman, elles s'éleetrisent parle frottement, et deviennent phosphorescentes même sous l'eau. La Blende décrépite au chalumeau, et quelquefois avec force; elle est infusible .«ieule, et même avec le secours du Borax ; elle ne donne par le grillage ([u'une faillie odeur d'Acide sulfureux; mais si on la chauffe après l'avoir broyée et humeclée d'Acide sulfuri(iue, elle répand une forte odeur d'Hydrogène sulfuré. Elle est soluble, mais avec difficulté, dans l'Acide nitrique. Sa solution donne par les Alcalis
SCIERCES KVT.
un précipité qui se redissont lorsqu'ils sont en excès. Elle est composée, selon Berzélius,d'un atome de Zinc et de deux atomes de Soufre : en poids, de Zinc, 67; Soufre, ôô.ChiIdren a reconnu la présence du Cadmium dans la Blende brune cristallisée de Ereyberg, en Saxe. Celle de Przibram, en Bohême, contient accidentellement de l'Argent, et celle de Nagyag, de l'Argent aurifère et du Plomb.
Les variétés de formes régulières de la Blende sont assez nombreuses. Les plus remarquables sont : 1" La Blende primilire ou le dodécaèdre à plans rhombes. 11 est rare de trouver cette forme eu cristaux nets et complets; elle est presque toujours modifiée par des facettes additionnelles. — 2° La tétraèdre :\6 tétraèdre régulier, provenant de modifications semi-symétriques, c'esl-à-dire qui n'ont lieu que sur quatre des huit angles solides, composés de trois plans, qui sont identiques sur le dodécaèdre. — ô" Voctuèdre : l'octaèdre régulier, provenant de la troncature des huit angles solides trièdres. Elle se présente souvent sous la forme d'un tétraèdre épointé. — 4» La cubo-dodécaèdro : le dodécaèdre, tron(|ué sur les six angles composés de quatre plans. Les nouvelles faces prennent quel(|uefol3 une extension telle que le cristal parait sous la forme cubique (Bournon). — 5° La hifomie .-c'esl la combinaison du dodécaèdre rhombnïdal et de l'octaèdre régulier. Elle se présente sous l'aspect d'un octaèdre émarginé. — 6" La tn'forme : combinaison du dodécaèdre rhomboïdal, de l'oclaèdre régulier et du cube. Elle offre l'aspect d'un octaèdre dont les angles et les arêtes sont Ironqités. — 7" La didodéraèdre ; solide à vingt-quatre faces, savoir : douze trapézoïdes, qui répondent aux faces primitives, et douze triangles isocèles allongés, réunis trois à trois par leurs sommets, et deux à deux par leurs bases. Ce solide provient de la combinaison du dodécaèdre rhomboïdal, avec un dodécaèdre à Iriangles isocèles.
Les cristaux de DIende sont quelquefois maclés par transposition : dans ces groupemenls le plan de jonction est toujours parallèle à l'une des faces de l'octaèdre régulier. On observe quelquefois la Blende en octaèdres transposés, comme ceuxdu Spinelle; en dodécaèdres rhomboïdaux, pareillement transposés, et se présentant sous la forme d'un dodécaèdre composé de six faces rhombes et de six trapèzes, sans angles rentrants. Enfin la variété didodécaèdre est aussi susceptible d'une transposition analogue, qui produit un nouveau solide, di.^tinct du premier parl'assorlimenl de ses faces. Dans la variété didodécaèdre simple, à chaque trapézoïde correspond, dans la partie opposée, un autre trapézoïde qui lui est parallèle; dans la variété didodécaèdre transposée, c'est une arèle qui répond à cha(|ue trapézoïde, et se trouve parallèle à l'une de ses diagonales. Il est rare que les formes des cristaux de Blende soient parfailement nettes : ces cristaux sont en général peu volumineux : leur grosseur ordinaire ne dépasse guère celle d'un pois. Cependant il en est qui ont iilus d'un demi-pouce de diamètre. Ils sont aussi rarement isolés, mais ils se groupent en forme dedruses à la surface de diverses substances de liions, soit pierreuses, soit métalliques.
Les variétés principales de lexUire et d'aspect sont les stiivaiilcs :
La Blende laminaire : Blende spéculaire ou miTOitanle, à grandes lames brillantes et diversement entrelacées, composant des niasses qui sont quelquefois criblées de cavités.
La Blende lamellaire : à petites lames mêlées et inclinées dans toutes les directions. Cette variété est souvent mêlée de Cuivre pyrileux, de Fer sulfuré et de Galène. Très-commune en Hongrie. En petites lames noirâtres, avec Calcaire spathique, dans les Roches de la Somma, au Vésuve.
La Blende RADIÉE. ^O-a/i/zf/e Blende, Werner. En niasse solide, fibreuse et radiée, ayant une couleur brunâtre et un éclat tirant sur le perlé. A Przihrain, en Bohême; à Felsohanya, en Hongrie. Suivant le professeur Zippe, elle contient du Cadmium.
La Blende concrétionnée, nommée aussi Blende testacée ou hépatique, Blende striée et compacte. En masses mamelonnées ou glohuliformes, à structure testacée,et ;"i texture fibreuse ou compacte; l'intérieur des mamelons ou des globules paraît ordinairement comme strié du centre à la circonférence. Cette variété est presque toujours d'un brun rongeâtre, et son éclat varie du mat au luisant de la résine. Les fragments sont opaques ou faiblement translucides sur les bords. A Geroldseck, dans un filon de Galène; à Raihel, en Carinlhie; à Henrila Chapelle, près d'Aix-la-Chapelle,elc.
Considérée sous le rapport de la couleur, la Blende peut se partager en trois variélés principales, qui ont été distinguées avec beaucoup de soin par les minéralogistes allemands :
La Blende jaune. Gelbe Blende, Werner. Transparente, très-lamelleuse et très phosphorescente. Elle offre diverses teintes de jaune, qui varient depuis le jaune citrin, ou vert-jaunâtre du soufre, jusqu'au jaune miellé ou rougeàtre du succin. Les plus beaux groupes de cristaux de Blende appartiennent à cette variété. On les trouve à Kapnik, en Transylvanie, où ils s'associent au Fer carbonate, au Calcaire brunissant, au Cuivre gris, au Manganèse sulfuré et au Manganèse rose. On trouve aussi de la Blende jaune à Felsohanya, Nagybanya et Schemnilz, en Hongrie; à Ratieborziz, en Bohême; à Scharfenberg, Schwarzenberg et Ritlersgrtln, en Saxe; dans le Rammeisberg, au Harz ; à Gummerud , en Norwége; en France, à Baigorry, dans les Pyrénées. — La Blende biuiie. Biaiine Blende, Wern. Celle variété est plus commune que la précédente : elle forme quelquefois des masses très-volumineuses. Elle est moins transparente que la Blende jaune, et se clive avec moins de facilité. Ses couleurs varient du brun-jaunâtre au brunrougeâtre cl au rouge du grenat. On la trouve en cristaux, eu masses laminaires et en masses radiées ou fibreuses. La Blende brune de Freyberg, en Saxe, analysée par Chiidren, a donné du Cadmium. Celte variélé se trouve à Alston-Moore, dans le Cnmherland, avec Fluorite; dans les mines du Derbysliire, du Korlhumberland et du Leicesler, en Angleterre; dans celles de Freyberg, en Saxe; dans la mine de Plomb de Châtel- Audren, département des côtes du Nord, en France. La Blende brune s'associe fréquemment à la Barytine, au
Calcaire spatlii(iue, au Fluorite et au Quarlz. — La Blende noire. Scliaize Blende, Wern. Cette variété est plus rare que la précédente : sa couleur est tantôt d'un noir de velours, tantôt d'un noir grisâtre ou rougeàtre. Elle est opaque, ou tout au plus translucide sur les bords. On la trouve soit en cristaux, soit en masses lamellaires. Elle est très-mélangée, et contient du Fer, du Manganèse et plusieurs autres substances métalliques. Les minéraux qui l'acconi|)agnent le plus constamment sont le Cuivre pyrileux, le Fer sulfuré, le Fer hydroxydé, la Galène, l'Argent rouge, le Quartz et le Calcaire spalhique. A Freyberg, Annabeig, Breitenbrunn et Scharzenherg, en Saxe; dans les mines de la Bohême, de la Hongrie et de la Sibérie.
La Blende se présente assez fréciuemment dans la nature : elle est répandue dans presque toutes les formations, depuis les terrains piimordiaux les plus anciens, jusqu'aux terrains de sédiment moyens; mais elle n'est jamais assez abondante dans un même lieu pour constituer à elle seule un véritable gîte de minerai. On ne la trouve guère que dans les filons de Galène, de Fer sulfuré, de Cuivre pyriteux, de Cuivre gris, etc.; et c'est surtout dans les filons de Plond) qu'elle se montre le plus communément : elle est presque inséparable de la Galène; et comme elle lui ressemble beaucoup par l'éclat brillant de ses lames, on l'a quelquefois confondue avec elle; de là les noms de Blende (trompeur) et de pseudo-Galène, qui ont été donnés à celte substance par les anciens minéralogistes. Suivant quelques auteurs, le nom de Blende, qui veut dire aussi brillant, lui aurait été donné à raison du vif éclat dont elle est douée. Les substances pierreuses qui l'accompagnent le plus ordinairement sont la Chaux Buatée, le Calcaire spalhique, le Quailz et la Barytine. Les gisements de la Blende étant presque les mêmes que ceux de la Galène, on pourrait se contenter de renvoyer à l'article de ce dernier minerai, cependant il semble indispensable d'indiquer ici les principaux terrains où elle s'est montrée d'une manière remarquable. 1» Dans les terrains primordiaux de cristallisation, la Blende est assez rare dans le Granit ancien; mais elle se montre dans les filons qui traversent le Gneiss, le Micaschite, les Stéascbistes et les Phyllades, et dans les couches subordonnées à ces Roches principales. Sa variété lamellaire forme quelquefois de petits amas ou des veines iriégulières au milieu du Micaschite; elle est disséminée en grains jaunâtres dans la Dolomie du mont Saint-Gothard, où elle s'associe à l'Arsenic réalgar. 2" Mais c'est surtout dans les terrains de transition que la Blende est plus abondante. On la trouve rarement dans la Syénite ou dans les Roches qui en dépendent, et dans les Amygdalytes de la même époque de formation; mais beaucoup plus fréquemment dans les Grauvvackes, les Schistes argileux et les Roches calcaires, qui terminent les terrains de transition. S" Dans les terrains de sédiment inférieurs; la Blende ne s'y montre plus que disséminée en petites parties dans les Psammites des terrains houillers, et dans la Houille elle-même, au milieu des Arkoses et dans le Zechslein. La Blende semble s'arrêter au Calcaire conchylien, ainsi que la Galène; cependant on en retrouve encore
quelques Iraces dans le Calcaire marneux à Grypliiles, et jusque dans les lits pyriteiix de l'Argile plastique, situés à la base des lenaius de sédiment supérieurs. On a aussi observé la même substance disséminée en petites lames noirâtres, dans les Roches de la Somma, au Vésuve.
Ziivc OXYDÉ : Zinc oxydé manganésifère; Zinc oxydé ferrifùre. Hally; Oxyde de Zinc ferro-manganésien, Beudant. Substance d'un rouge brunâtre ou noirâlre qui se rencontre aux Élals-Dnis, en masses amorphes ou disséminées, sous la forme de lamelles et de grains, dans un Calcaire spathiquc grano-lamellaire. Elle a souvent une apparence micacée : son éclat est vif et comme diamantaire dans les cassures fraîches; mais lors(|u'eIle a été exposée à l'air, elle se ternit et se recouvre quelquefois d'une croiile blanchâtre. Sa structure est lamelleuse dans plusieurs sens, cl mène a un prisme droit rbomboïdal, d'environ 123» (Haidinger). Elle est fragile et se raye aisément avec le couteau ; la couleur de sa poussière est le jaune orangé. Sa dureté est sensiblement la même que celle du Spath fluor. Sa pesanteur spécifique est de 3,43. Elle est opaque ou à peine (ranslucide sur les bords. Seule, elle est infusilile au chalumeau; mais avec le Borax, elle donne un verre jaune et transparent. Elle est soluble dans l'Acide nitrique, et la solution précipite en brun par les Alcalis. Elle est composée, d'après l'analyse de Berlbier, de 88 pour 100 d'Oxyde de Zinc, et de 12 d'Oxyde de Manganèse rouge. Le Zinc oxydé louge a été observé aux États-Unis, dans plusieurs mines de Fer du comté de Sussex et du New-Jersey, principalement dans les mines de Fianklin, Stirling et Ruigers, et près de Sparta. Suivant Bruce, à qui l'on doit la connaissance de ce minerai, il est si abondant aux Élals-Unis, qu'il poui'rail être exploité avec avantage pour la fabrication du Sulfale de Zinc, ou même du Lailon. Il se présente en couches ou en amas, liés aux Syéniles des terrains de transition. Il est fréquemment disséminé dans un Calcaire spathique lamellaire, et enlremêlé de grains et de cristaux d'un autre minerai noir, que l'on a considéré d'abord comme un Fer oxydulé mélangé d'Oxyde de Zinc, mais que Berlbier a proposé de nommer Franklinitc, d'après le lieu où il a élé trouvé pour la première fois. Suivant ce chimisie, la Franklinitc serait une combinaison en proportions définies d'Oxyde de Fer, d'Oxyde de Zinc et d'Oxyde de M.inganèse.
Zinc silicate, Galmey, Werner; Zinc oxydé silicifère, HaUy ; Calamine, Beudant. Substance litho'ide, ordinairement blanche ou jaunâtre, tendre, assez pesante, s'offrani cristallisée et fréquemment en masses compactes, concrétionnéesou caverneuses. Celte espèce se dislingue aisément des autres minerais de Zinc par la propriété qu'elle a d'être forlement électrique par la chaleur, et de se résoudre en gelée dans les Acides sans produire d'effervescence. Le Zinc silicate se présente souvent en cristaux tabulaires qui dérivent d'un octaèdre rectangulaire, dans lequel l'incidence des faces d'une pyramide sur les faces adjacentes de la pyramide opposée, est de 12"0, ou de 80» S' (HaUy). L'axe d'allongement des cristaux est parallèle au petit
côté de la hase, qui doit être ainsi placé verlicalement. Par une troucalure sur les plus grandes arêtes de la même base, cet octaèdre se transforme en un prisme droit rbomboïdal, de 99" 26' et 80' 4'. et que l'on peut adopler pour forme fondamentale; les angles de ce lirisme seraient de 103» 33' et 70» 7', suivant Haidinger; et de 102» 30' et 77" 30', suivant Beudant. Le clivage est très-sensible parallèlement aux pans de la forme prismatique. Dans les autres direclinns, la cassure est inégale et vitreuse. Les cristaux sont ordinairement striés longitudinalemcnt. Leur surface est trèsbrillante, et dans certaines variétés de Sibérie, elle est remarquable par une soite de chatoiement; quelquefois leur aspect est gras et comme huileux. Dans l'état de pureté, ils sont Iransparents et incolores. Le Zinc silicate est facile à casser et à pulvériser; sa dureté est supérieure à celle du Spath fluor et inférieure à celle du Feldspath. Sa pesanteur spécifique varie de 3,38 à 3,5. Ses cristaux sont fortement électriques par la chaleur, et le sont même habituellement à la température ordinaire. 11 est phosphorescent par frottement. Sa couleur la |dus ordinaire est le blanc ou le jauuâlre : elle passe quelquefois au bleu, au vert et au brunâtre. Au chalumeau, il décrépite, dégage de l'eau, et devient d'un blanc laiteux sans se fondre. Avec le Borax, il se dissout en un verre incolore, qui ne devient laiteux ni par le flamber, ni par le refroidissement. 11 est soluble en gelée dans les Acides sans dégagement de Gaz. Il est composé, selon Berzélius, d'un atome de Silicate de Zinc et de trois atomes d'Eau : en poids, de Silice, 26; Oxyde de Zinc, 66; Eau, 8. La quantité d'eau est variable dans les diverses Calamines; et il en est qui n'en donnent pas du tout : telle est entre autres la Calamine des États-Unis d'Amérique.
Les variétés de forme du Zinc silicate se bornent aux deux suivantes : Vunilaire, Ilaiiy : l'octaèdre primitif tronqué sur les deux arêles verticales de la base. Cette forme se présente, dans sa position naturelle, sous l'aspect d'un prisme hexaèdre aplali, à sommets dièdres; et si l'on place horizontalement les faces de troncature, qui sont ordinairement dominantes, elle se montre alors comme une table hexagonale qui aurait été biselée sur deux bords opposés. Ces cristaux tabulaires sont toujours implantés sur leur gangue par leur tranche, c'est-à-dire par une des extrémités du pi isme fondamental. Se trouve à LeadhiUs, en Ecosse; à Altenberg, près d'Aix-la-Chapelle; à Rezbanya, eu Hongrie; ù Bleyberg, en Carinthie. — Le Irapézien, HaUy : le même prisme hexaèdre aplali, terminé aussi par des sommets dièdres, mais dont les faces ont une position différente; elles s'appuient sur les pans larges du Iirisme, ce qui transforme celui-ci en une lable rectangulaire, biselée sur tous ses bords; de Rudand, en Derbysbire; de Bleyberg, en Carinthie. Ces cristaux tabulaires sont, comme ceux de la variété précédente, implanlés par leurs tranches. Ils se réunissent souvent plusieurs ensemble parallèlement à leurs faces planes, mais de manière qu'ils divergent un peu vers l'extrémité, et ils composent ainsi des groupes Qabelliformes; à Bleyberg, en Carinthie; dans les mines de Plomb argentifère de Gazimour et de Nerlscbinsky, en Sibérie,
Les cristaux de Zinc silicate sont en géni'ral fort petits; cependant ceux des mines de la Daourie ont quelquefois jusqu'à un pouce de longueur.
Les varic'tés de texture sont les suivantes : La lamelliforme : Calamine lamelleuse, de Palrin. En lames étroites, souvent d'un blanc limpide et très-brillantes, quelquefois d'un gris brunâtre, éparses ou diversement groupées entre elles, formant des étoiles, des masses fiabelliformes, des touffes nombreuses et pressées sur la même gangue; dans les mines de la Daourie et des monts Altaï. — Vacicnlaire : en aiguilles cristallines, d'un blanc de neige, trés-éclatantes, formant des incrustations de l'épaisseur du doigt ou davantage, ou des masses fibreuses et radiées, qui ont tout à fait l'aspect de certaines variétés de Mésolype ou de Scolésite; dans les mines de Hofsgrund, près de Fribourg en Brisgau, avec Cuivre malachite et Fer hydraté : les masses spliéroifdales ont souvent dans leur centre nn petit noyau de Fer hydraté brunâtre; à Kertschinsky, en Sibérie : en cristaux aciculaires pénétrant le Quartz hyalin limpide; à Aulus, dans les Pyrénées, sur les fronlières d'Espagne; à Kalzenlhal, dans une Arkose miliaire. Cette variété de Zinc silicate est quelquefois colorée en -verdâtre par le Cuivre malachite. Elle constitue alors ce que les Allemands appellent la Mine de Laiton et la Mine de Cloche; dans les monts Altaï et à Lofteskoy, en Sibéiie à Rezbanya, dans le Bannal. — La compacte: en masses amorphes, à texture terreuse, ordinairement de couleur jaunâtre, et servant de gangue à de petits cristaux de la même substance. A Rutland, en Derbyshire, cette variété est cadmifère ; à la Vieille-Montagne, près Limhourg, à une lieue et demie d'Aix-la-Chapelle. — La conciélionnée : Calamine chatoyante, de Patrin. En masses mamelonnées ou globuliformes, à texture compacte ou légèrement striée, translucides, ayant un aspect gras ou cbatoyanl; leur couleur varie du blanc laiteux au blond et au jaune verdâtre. En stalactites ou grappes composées de nodules étranglés dans leur milieu; en grains plus ou raoins volumineux, réunis et serrés entre eux, ou bien isolés les uns des autres, et disséminés sur des stalactites de Fer et de Manganèse hydratés. Ces variétés sont souvent encroûtées d'une couche terreuse d'un brun ferrugineux; dans la mine d'Argent de Taina, en Daourie. A Raibel, en Carinthie. — La caverneuse, vulgairement Calamine, Pierre calaminaire. En masses pierreuses et amorphes, à texture compacte, terreuse ou grenue, souvent cellulaires, spongieuses et comme vermoulues, de couleur de brique ou de quelque autre nuance ferrugineuse. Ces niasses sont impures; elles sont fréquemment mélangées de Zinc carbonate et d'Argile ferrugineuse. Leur dureté et leur pesanteur spécifique varient par suite de ces mélanges. La Calamine de Limbourg, qui est compacte, grenue et jaunâtre, et qui sert de gangue aux cristaux de Zinc silicate et de Zinc carbonate, est composée, d'après 'Berthier, de 71 parties sur 100 de Zinc silicate, de 28 parties de Zinc carbonate, et de 1 partie d'Oxyde de Fer. — La terreuse : Zinkocker, Karsten. En masses terreuses et friables, ternes et arides au toucher; à Tarnowitz, en Silésie.
Le Zinc silicate accompagne presque parlout dans la nature le Zinc carbonate ou Zinc calamine. Ses gisements sont donc les mêmes que ceux de cette espèce, et par conséquent on doit se reporter à l'article suivant qui la concerne.
Zmc CARuoNATÊ OU CALAMINE. Cette espèces un aspect lilhoïde, une couleur ordinairement blanche ou jaunâtre, une cassure subvitreuse; elle est opaque ou seulement translucide. Elle se distingue de l'espèce précédente par la propriété d'être soluble dans l'Acide nitrique, sansproduclion de gelée et avec effervescence, et de cristalliser sous des formes qui dérivent d'un rhomboïde obtus. Les cristaux, qui sont en général fort petits, et les masses cristallines qui leur seivent de support, ont une structure sensiblement lamelleuse, qui conduit, pour forme primitive, ù un rhomboïde obtus de 107" 40', suivant les mesures de Wollaston, et de 106" 30', suivant Phillips. Les faces de clivage sont souvent courbes et raboteuses : la cassure est inégale et imparfaitement conchoïde. La Calamine est facile à rayer par le couteau. Sa poussière, passée avec frottement sur le verre, le dépolit. Sa dureté est supérieure à celle du Fluate calcaire. Sa pesanteur spécifique est de 4,4. Son éclat est vitreux, et tire quelquefois sur le perlé. Sa couleur est blanche quand le minerai est pur; mais elle est susceptible de varier entre le blanc de lait, le gris jaunâtre, le brunâtre, le rougeâtre, le bleu et le vert pomme. Elle ne donne pas d'eau par la calcination, mais devient semblable à un émail blanc. Elle est soluble avec elTervescence dans les Acides, tantôt à froid et tantôt à chaud. Un papier imbibé de cette dissolution, élant exposé à la distance d'environ un pied d'un brasier ardent, s'entlamme spontanément. Ce dernier caractère peut aussi convenir au Zinc oxydé. La Calamine est composée d'un atome de Zinc et de deux atomes d'Acide carbonique : en poids, de 05 d'Oxyde de Zinc, et de 35 d'Acide carbonique.
Les variétés de formes sont les suivantes : La Calamine rhomboïdale : en rhomboïdes aigus de 6G" 30', provenant d'une modification sur les angles inférieurs du rhomboïde primitif; à Limbourg, en Silésie. — La Calamine prismée, variété analogue à celle de Calcaire spathique qui porte le même nom. C'est un prisme hexaèdre terminé par des sommets rhomboïdaux Irèsobtus; au Derbyshire, à Rezbanya en Hongrie. — La Calamine pseudomorphique : sous des formes empruntées au Carbonate de Chaux, et principalement sous celle du dodécaèdre mélastatique. Ces cristaux pseudomorphes sont souvent creux à l'intérieur, et peuvent être considérés comme des incrustations; mais quelquefois ils sont entièrement pleins. Leur tissu, mat et sans aucun indice de lames, ne permet pas de les regarder comme un produit immédiat de la cristallisation; en Angleterre, en Hongrie.
Les variétés de texture sont : La Calamine acicnlaire:en masses composées de fihres ou d'aiguilles grossières (|ui se terminent en pointes de rhomboïdes aigus. — La Calamine concrétionnée : en concrétions mamelonnées et translucides, dont la texture est cristalline, et qui présentent souvent l'aspect de la Calcédoine ou de la Cire. Couleurs ; le jaune-verdâtre, le
jaune de miel, le jaune de safran, le brun et le blanc. (Quelquefois celle variété est en petites concrétions distinctes, à la manière du Calcaire oolite. — La Calamine compacte : en masses compactes, opaques, ayant un aspect terreux, une cassure terne, ijranulaire ou écailleuse, une structure ordinairement cariée. Les deux variétés précédentes sont souvent impures ; elles se mêlent fréquemment avec le Zinc silicate et difîélenls Carbonates, lels que ceux de Fer, de Manganèse, de Chaux et de Cuivre. D'après Berthier, la Calamine (le Limbourg est composée de 88 parties de Zinc carbonate et 12 de Zinc silicate.
11 existe encore d'autres variétés par mélange de substances étrangères ; telles sont : La Calamine ferrifére : elle est ordinairement de couleur brune ou ocreuse. Une variété de Calamine mamelonnée, de Taina en Daourie, contient, d'après Berthier : Zinc carbonate, 93, et Fer carbonate, 7. A la Vieille-Montagne, près d'Aix-la-Chapelle ; et dans le comlé de Jefferson. État de Missouri, aux États-Unis d'Amérique. — La Calamine cuprifère : mine naturelle de Laiton, colorée en bleu ou en vert par une quantité plus ou moins considérable de Carbonate de Cuivre. A Rezbanya, dans le Bannat.— La Calamine cadmifère : en cristaux ou en masses concrétionnées dans la mine de Cuivre de Chessy, près de Lyon.
Le Zinc carbonate a deux manières d'être différentes dans la nature : tantôt on le rencontre à l'état de cristaux ou de stalactites dans les filons métallifères, et principalement dans les mines de Plomb et de Cuivre, comme celles de l'Altaï et de la Daourie, de la Carinlhie, de l'Anglelerre; tantôt il forme seul, ou mêlé avec le Silicate de Zinc, des gites particuliers, de véritables couches dans les terrains de transition et dans ceux de sédiment, quel(|uefois de petits amas, des nids ou de simples veines au milieu de ces mêmes terrains. Les substances qui l'accompagnent le plus ordinairementsontla Galène, le Cuivre pyriteuxet le fer oxydé. Il est presque toujours associé au Zinc silicate, avec lequel il se mélange intimement dans les variétés compactes, concrétionnées et caverneuses, qui seules constituent de grands dépôts, et par conséquent de véritables mines de Zinc. Ce sont ces variétés compactes et mélangées qui sont connues sous le nom de Pierres Calaminaires ou de Calamines, et que l'on exploite en différents pays, soit pour eu retirer le métal, soit pour servir directement à la fabrication du Laiton, ([ui est un alliage de Cuivre et de Zinc.
C'est dans les terrains primordiaux de sédiment, dans ceux qui sont formés de Schiste et de Calcaire, que l'on lencontre les premiers gites de Calamine. On peut rapporter à cette époque de formation ceux de Bleyberg, en Carinlhie; du Limbourg, et du duché de Juliers. Dans les terrains de sédiment inférieurs, la Calamine se présente au milieu des Arkoses (Chessy, près Lyon; le Katzenlhal ), et du Calcaire pénéen ouZeclistein (llefeld, dans le Ilarz; Mendip- Hills, dans le Somersetshire, Combecave, près Figeac.etMontalet, près d'Uzès en France). On trouve encore de la Calamine, mais en moindre quantité, dans les terrains de sédiment moyens, et jusque dans les
terrains de sédiment supérieurs, ofi elle est rare. On la cite dans le bassin parisien, à Passy , aux poi tes de la capitale, où elle est disséminée entre les couches du Calcaire grossier; dans la colline de Viaume, à quatre lieues de Ponloise, et aux environs de Marine, dans un terrain de transport.
Ziwc DïDROCARBONATÉ. Sous-Carbonate de Zinc, Berz.; Calamine terreuse, James ; Zink-Blûlhe, Karst. Cette substance a été confondue avec l'espèce précédente dont elle diffère par sa composition; elle renferme de l'Eau en quantité notable, et, suivant Berzélius, l'Oxyde de Zinc et l'Acide carbonique y sont à l'état de Carbonate simple. Aussi ce minéral est-il plus léger que le Zinc calamine : il se dissout plus aisément dans les Acides; enfin il donne de l'Eau par la calcinalion. Il est beaucoup moins commun que le Zinc calamine, et ne se trouve qu'en petites masses compactes et terreuses,en concrétions feuilletées et ordinairement d'un blanc mat, qui happent à la langue. Sa pesanteur spécifique est de 3, 55. Il est composé, d'après l'analyse de Berthier, de 07 parties d'Oxyde de Zinc, 13 d'Acide carbonique, et 20 d'Eau. Cette substance accompagne le Zinc calamine dans plusieurs de ses gisements, principalement dans ceux de Bleyberg, en Carintbie, et de Saska, dans le Bannat, en Hongrie.
Zinc sulfaté. Gallizinile, Beud.; Zink-Vitriol, Karst. Vulgairement f^ilriol blanc et Couperose blanche. Substance saline, blanche, d'une saveur sliplique et un peu nauséabonde, très-soluble, (pii dégage de l'Eau par la calcination , et se boursoufBe en donnant une scorie grise. Sa pesanteur spécifique est de 2,1. Ses cristaux, obtenus artificiellement, sont des prismes quadrangulaires, terminés par des pyramides à quatre faces, et qui dérivent d'un prisme droit à hase carrée, suivant Beudanl, ou bien d'un prisme oblique îi base rhombe de 90» 42', suivant 51ohs. Le Zinc sulfaté est assez rare dans la nature, et il parait devoir sa naissance à la décomposition de la Blende. On le trouve en aiguilles brillantes, blanches ou jaunâtres dans les fentes d'une Roche schisteuse micacée du département de l'Aveyron, en France, et dans les mines de Mercure d'Idria, en Carniole. Plus ordinairement il forme des stalactites et des conciétions à structure fibreuse dans les galeries des mines où on exploite de la Blende, comme dans celles du Rammeisberg, près de Goslar, au Harz; de Spitz, en Autriche ; de Packerstolln et de Ruden, près Schemnitz, en Hongrie; de Sabiberg, en Suède; de Holywell, dans le Flintshire, en Angleterre. Le Zinc sulfaté existe aussi, en petite quantité, dans les eaux qui circulent au milieu de ces mines. Suivant Klaprolh, le Zinc sulfaté, du Rammeisberg, est composé de Zinc oxydé, 28; Acide sult'urique, 22; Eau, SO. Le Zinc sulfaté s'emploie en médecine comme astringent. Les vernisseurs s'en servent pour rendre l'huile siccative, el pour préparer la couleur blanche, connu sous le nom de Blanc de Zinc. On fabrique ce Sel au Rammeisberg, près de Goslar, dans le Harz. C'est de là que vient la plus grande parlie de celui qui est répandu dans le commerce. On le connaît sous la dénomination de Vitriol de Goslar.
ZINCIDES. MIN. Groupe d'espèces minérales ayant
le Zinc pour base ou admellant ce mêlai comme partie , dominante.
ZINCONISE. MIN. Beudant donne ce nom au Zinc carbonate terreux, f'^. Zinc.
ZINCSPATH. MIN. Même cliose que Smithsonite. y. ce mot.
ZINGEL.Pois. EspècedeSciène,dusous-£fenreCingle.
ZINGIBER. noT. F. Gingeuuke.
ZlNGIBIiRACÉES. bot. On désigne quelquefois sous ce nom la famille des Amomêes ou Drimyrrliizées.
ZINKÉNITE. MIN. Minerai de Plomb et d'Antimoine décrit par H. Rnze , et composé, d'après le résultat de t'analyse de ce cbimiste, des principes suivants : Antimoine, 44,ô9; Plomb,31,84;Soufre,22,58;Cuivre, 0,42; total, 99,23. Il cristallise en prismes hexaèdres pyramides. Sa pesanteur spécifique est de 5,30. On l'a trouvé au Wolfsberg, près Stolberg au Harz.
ZINKGLAS. MIN. Même chose que Calamine, f. Zinc
ZINNERZ. MIN. (Léonhard.) V. Étain oxydé.
ZlNî^lE. Zinnia, bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Hélianlhées, offrant les caractères suivants ; involucre presque cylindrique, composé de folioles imbriquées, appliquées, oblongues, larges, arrondies au sommet, ordinairement coriaces-membraneuses; réceptacle conique, plus ou moins élevé, garni de paillettes plus courtes que les fleurs, demi-embrassantes, membraneuses, denticulécs ou frangées au sommet; calathide radiée, composée au centre de fleurons nombieux, réguliers et hermaphrodites, à la circonférence d'un seul rang de demi-fleurons en languettes et femelles; ovaire oblong, très-comprimé des deux côtés, piivé d'aigrette dans les fleurs de la circonférence, pourvu dans les fleurs centrales d'une seule paillette épaisse, triquètre, située au sommet sur un des côtés de l'ovaire; corolle des fleurs du centre à tube trèscourt, à limbe divisé en cinq segments hérissés à l'intérieur; corolle des fleurs de la circonférence à limbe en languette large, elliptique ou presque en cœur renversé. Les Zinnies sont originaires de l'Amérique, principalement du Mexique. Elles se cultivent avec la plus grande facilité dans les jardins, où quelques-unes sont remarquables par la beauté et l'éclat des couleurs de leurs calathides.
ZiNME ÉLÉGANTE. Zinnia elecjans, Zinnia violacea. Plante herbacée, annuelle, à feuilles opposées, entières, à calathides terminales au sommet de pédoncules renflés et comme fistuleux, à fleurs jaunes, rouges ou violettes.
ZINNKIES. MIN. (Werner.) F. Étain solfcré.
ZINNSTEIN. min. (Werner.) r. Étain oxydé.
ZmZANlA. BOT. F. Zizanie.
ZINZIRELLA. Ois. L'un des synonymes de Jaseur, appliqué particulièrement à la grande espèce, dite de Bohême. F. Jaseor.
ZIPIIIAS. pois. Pour Xiphias. F. Espadon.
ZIPHIUS. MAM. Genre de Cétacés fossiles, établi par Cuvier, d'après quelques ossements épars dans les collections. Les Zijjbius qui vivaient au temps où d'autres animaux tout à fait perdus pour nous, offraient des formes extrêmement singulières, devaient avoir de grands rapports avec les Cachalots : Cuvier les a placés
provisoirement près des Hypéroodons, à cause de leur analogie de caractères saillanis.
ZIPIIOTHECA. POIS. (Montagu.) F. Lépidope.
ZIPPELIE. Zippelia. bot. Genre de la famille des Pipéiacécs, institué par le professeur lilume qui lui assigne pour caractères : Heurs hermaphrodites, trèscourtement pédiculées, rassemblées en épi dense dont l'axe est entouré à sa base de bractées membraneuses, cucullato-concaves; six étamines à lîlaments courts, soudés par leur hase avec l'ovaire ; anthères inlrorses, bilociilaires, oblongues, déhiscentes par une fente qui s'ouvre de la hase jusque vers le milieu; ovaire muriqué; un seul ovule hasilaire et orthotrope; slyle terminal, court, assez épais et pentagone; stigmate à cinq dénis; baie revêtue de poils disposés en glochides; semence dressée; test membraneux; embryon turbiné, antitrope, plongé en partie dans un albumen farineux; radicule siipère.
ZipPELiE DE Java. Zippelia Javanica. Son rhizome est rampant, vivace; ses tiges sont herbacées, simples, géniculato-tlexueuses; ses feuilles sont alternes, pétiolées, unislipulées, ovato-oblongues, acuminécs, obliquement cordées à leur base, à nervures réticulées, membraneuses et glabres; les chatons sont longuement pédoncules, solitaires et opposés aux feuilles.
ZlUCON. MIN. Espèce minérale de l'ordre des Silicales. et caractérisée par sa base, qui est le Zirconium ou plus vulgairement la Zircone. Celte substance, dont quelques variétés étaient anciennement connues sous la dénomination de Jargon et d'Hyacinthe, ne s'est encore offerte dans la nature qu'à l'élat cj istallin, et toujours en cristaux disséminés dans les Roches solides ou dans les Terrains meubles. Ces cristaux, qui sont en général d'un petit volume, dérivent d'un octaèdre à base carrée, dans lequel chaque face de l'une des pyramides est inclinée sur celle qui lui est adjacente dans l'autre pyramide de Sô» 38'. Cet oclaèdie se sousdivise parallèlement à des plans qui passent par l'axe et par le milieu des arêtes latérales. La cassure transversale est vitreuse, ondulée et éclatante. Le Zircon est fusible au chalumeau; mais il y perd sa couleur, lorsqu'il est coloré en rouge ou en orangé. Sa dureté est inférieure à celle de la Topaze et supérieure à celle du Quartz. Sa pesanteur spécifique varie de 4,38 à 4,70. Il possède la léfraction double à un très-haut degré, ce qui peut servir à le distinguer du Diamant dont la réfraction est simple. Il a un éclat ordinairement gras ou tirant sur l'adamantin; il est transparent ou au moins translucide. D'après l'analyse de Vauquelin, il est composé de Silice, 31; Zircone OG. C'est donc un Silicate simple de Zircone. On le reconnaît à ce que sa solution précipite celle de la Polasse causti(iue, et que le précipité est insoluble dans les Acides après la calcination. Considéré sous le rapport de ses variétés de formes, le Zircon offre, indépendamment de l'octaèdre primitif, six modifications principales, savoir : des troncatures simples sur les arêtes obliques, sur les arêies horizontales et sur les angles latéraux, un bisellement sur les arêtes horizontales et des pointements à quatre faces sur les angles latéraux et sur les angles des sommets. Ces modifications, combinées entre elles et avec roclaèdre,
donnent un assez granj nomI)re de variétés de formes parmi lesquelles on doit citer les suivantes : le Zireon primitif. En octaèdre symétrique, complet ou sans modification.Se trouve à Expailly, près la ville du Puy, en Velay; à la Somma, au Vésuve; dans les Indes orientales. — Le Zireon dodécaèdre. En prisme carré, terminé par des sommets à quatre faces rliomlies, qui s'inclinent sur les arêtes du prisme. Ce piisme est quelquefois tellement raccourci, que les faces latérales deviennent des rhombes, et le dodécaèdre est alors composé de douze faces rliomlioïdales, ce qui lui donne \m<!. certaine ressemblance avec le dodécaèdre du Grenat; mais malgré cette analogie apparente, il s'en dislingue aisément par l'assortiment particulier de ses faces et par les mesures diverses de ses angles. Dans l'île de Ceyian et en France. — Le Zireon prisme. C'est l'octaèdre primitif dont les arêtes latérales sont tronquées, ce qui le transforme en un prisme droit carré, terminé par des pyramides à faces triangulaires, inclinés vers les pans. A l'île de Ceyian; dans les Indes orientales; dans la Caroline du Sud. — Le Zireon dioclaèdre. La variété dodécaèdre, dans laquelle les quatre arêtes du prisme sont tronquées, ce qui donne un prisme régulier à huit pans. A Expailly, en France; sur les bords du lac Umène, en Russie. — Le Zireon unibinaire. La variété dodécaèdre, émarginée sur les arêtes d'intersection des pans avec les faces des sommets, ce qui entoure les bases des pyramides d'un anneau de facettes disposées en zigzag. Des bords du lac llmène. — Le Zireon plagièdrc. La variété prismée dont cbaque angle solide, latéral, est modifié par deux facettes situées de biais. A l'île de Ceyian. — Le Zireon équivalent. La variété unibinaire dont le prisme est à huit pans comme dans la dioctaèdre. A Trenton, dans le New- Jersey. — Le Zireon soustractif. La variété plagièdre, augmentée de facettes qui remplacent les bords d'intersection des faces pyramidales avec les faces prismatiques. A Friederischvœrn, en Norwége.
1. ZiRcoN J.vRGON, vulgairement J«r30Ji(/e Ceyian. Les cristaux de cette sousespèce ont des joints naturels peu sensibles; leurs formes sont presque toujours prismées; leurs couleurs sont le gris plus ou moins blanchâtre ou verdàtre, le blanc-jaunàlre, le vert, le brun foncé, le rouge et le bleu. Ces couleurs ne sont point vives; elles ne sont point uniformément répandues dans la pierre; et leurs teintes se diversifient quelquefois dans le même échantillon. La transparence varie depuis la limpidité jusqu'à l'opacité presque complète. Les cristaux de Jargon sont en général d'un petit volume; cependant ilsdépassentordinairementen grosseur ceux du Zireon Hyacinibe. Us out un éclat luisant qui se rapproche beaucoup de celui du Diamant brut. Le Zireon Jargon se trouve disséminé, soit en cristaux complets, dans les Uocbes des terrains primordiaux de cristallisation, soit plus ordinairement en cristaux roulés, dans les sables des rivières, avec des Tourmalines, des Corindons-Télésies, des Grenats, du Fer titane, etc. On a observé le Jargon en cristaux prismes, fort petits, de couleur grise ou jaunâtre, dans les Roches micacées du Saint-Gothard, où il est associé au fer oligiste, au Titane oxydé rouge et au Feldspath adulaire; on le
rencontre en cristaux bleuâtres dans les blocs delà Somma , surtout dans ceux qui sont presque entièrement composés de Néphéline. Ou le (rouve en cristaux roulés dans le sable stannifère de Piriac. près de Nantes en France; à Ceyiau , dans le district de Matura, partie méridionale de l'île ; dans l'Inde, au milieu des sables des rivières; dans le royaume de Pégu, elc. 11 faut rapporter à celte sous -espèce les variétés que Scimmaclier a décrites sous le nom de Zirconiles, et qui sont en quelque sorte intermédiaires entre le Zireon Jargon et le Zireon Hyacinthe. Leur couleur est le brun-jaunâtre ou rougeâtre delà canelle; elles sont seulement translucides ; leurs cristaux varient de grosseur depuis celle de la tête d'une épingle jusqu'à celle d'un tuyau de plume; ils sont toujours disséminés dans des Roches de cristallisation et principalement dans la Syénite des leirains de transition, dite Syénile Zirconienne, qui paraît être leur gîte spécial. Ces cristaux sont quelquefois si abondants, <|u'ils forment des masses à eux seuls. Les formes qu'ils affectent le plus ordinairement sont la soustractive, la plagièdre. et plus rarement la prismée et l'équivalente. Leur face est souvent lisse et brillante. On trouve ces variétés de Jargon dans la Syénite de Friederischvœrn et Laurwig, près Cristiania. en Norwège; dans celle de l'île de Portusok, sur la côte occidentale du Groenland; dans les Syénites du Harz et de Meissen, en Saxe; dans celle des comtés de Galloway et de Dumfries, et dans la Syénile subordonnée au Gneiss, du Sutherland en Ecosse; enfin dans celle d'Assouan, l'ancienne Syène, eu Egypte. On les rencontre encore dans certains sables de l'Afrique et de l'Amérique, qui sont tous mélangés de Fer titane; tel est, entre autres, le sable platinifère du Choco,dans la Nouvelle-Grenade. On peut placer parmi ces variétés lesJargonsopaques et bruns-jaunâlresque l'on trouve disséminés en différents pays dans des Roches granitoïdes : tels sont les cristaux bruns prismes, qui ont été rapportés récemment de la Caroline du Nord, en Amérique; ceux que IVIenge a découverts dans un Granit a Feldspath blanc ou rougeâtre, sur les bords du lac llmène, près de Jlyask, gouvernement d'Orembourg en Sibérie. Ils sont souvent enveloppés de Mica noir, et ils sont associés à la Gadolinite. Leurs formes sont celles des vai'iélés dioctaèdre et unibinaire. On a pareillement observé ces Zircons dans le Gneiss, à Trenton dans le New-Jersey, aux Étals Unis; ils sont accompagnés de Grenats et ordinairement engagés dans un Quartz laiteux. On en trouve aussi dans le Granit aux environs de Baltimore, Élat de Maryland; dans les montagnes de Schooley, État de New-York; et à Sharon, dans le Conneclicut; à Kaugerdiuarsuk, au Groenland, avec la Sodalite et l'Eudyalite; à Finbo, près de Fablun,en Suéde, avec rYttrotanlalite et l'All)ite;dans une Roche subordonnée au Gneiss de Pricklerhall, sur le versant méridional du Saualpe, en Carinthie.
2. ZiRCOR Hyacinthe. Hyaziiuh, Wern. Les cristaux <|ui se rapportent à cette sous -espèce, et dont la couleur est le rouge ou le brun -jaunâtre orangé, ont des joints naturels plus apparents; leurs formes sont ordinairement la dodécaèdre, la dioctaèdre et l'unibinaire, plus rarement la primitive. Ces formes sont en
fiéiiéral plus Belles que celles des crislaux de Zircon Jargon, quoiqu'elles soient souvent arrondies sur leurs angles. La couleur de l'Hyacinlhe se perd par l'action du feu; il suffit même d'en exposer un fragment à la llammc d'une bougie, pour qu'il se décolore; il devient alors blancliàlre ou d'un gris de perle. Les crislaux d'Hyacinllies ont un éclal vif et luisant; ils jouissent d'une transparence presque complète. LesZirconsHyacinthcs sont disséminés dans les Basaltes et les laves basaltiques, dans les scories et les sables des leriains volcanisés, avec des grains ou cristaux d'autres substances, et particulièrement de Fer titane et de Corindon Saphir. On les trouve en assez grande quantité dans le sable volcanique d'un ruisseau appelé Rioupezzouliou, près d'Expailly, village silué au pied d'une montagne basaltique nommée les Orgues, à une demilieue de la ville du Puy en Velay. Ce sable renferme des cristaux de Fer titane, de Spinelle pléonasle, de Corindon Saphir, de Granit almadin, de Pyroxène verdâlre, et surtout des crislaux d'Hyacinlhe dont le volume dépasse larement celui d'un gros pois. Le comte de Bournon a observé ces mêmes Hyacinthes dans les Basaltes couchés, (|ui forment la montée par laquelle on arrive à la ville du Puy ; etCordier les a découvertes dans les Basaltes de la montagne des Orgues et dans les scories du Puy des Amis. Les Hyacinllies se rencontrent aussi dans les sables de l'ile de Ceylan; dans un sable analiigue à celui d'Expailly, à Beaulieu, près d'Aix en Provence; dans les sables de Bilin, en Bohême; dans ceux des environs de Pise et de Léonodo, dans le Vicentin. On prétend les avoir observées à flrendola, près de Vicence, dans une Roche amygdaloïde qui renferme aussi des cristaux de Corindon Saphir; et dans les Basalles d'Espagne et des environs de Lisbonne.
Le nom d'Hyacinlhe a été donné par les modernes à des Pierres d'un rouge orangé, souvejit avec une teinle de brun. On peut voir à l'article Hyacinthe les noms des diverses substances auxquelles les lapidaires appliquent encore celte déimminalion. A l'égard du nom de Jargon, on le donnait autrefois aux Pierres sans couleur qui, a|)rès avoir été taillées, avaient un faux air de ressemblance avec le Diamant, et pouvaient lui être substituées quoiqu'elles lui cédassent très-sensiblement en éclat et en dureté.
ZIKCONE. am. On nommait ainsi l'oxyde de Zirconium, qui était considéré comme une terre salifiable.
ZIKCONITE. BiN. A'. ZiRcOK.
Z1KC0N1U.\1. MiN. Mêlai obtenu par'Wœhler quia traité la Zircone par le Potassium. Le premier produit de l'opération est une matière pulvérulente noire, semblable au poussier de charbon, et qui frottée avec un corps dur n'acquiert aucun éclat ; elle est très-iiiQainmable, brûle vivement, presque avec explosion, cl se convertit alors en Zircone; lorsqu'on a tait subir à la poudre noire l'action de tous les réactifs susceptibles de la débarrasser des corps éliangers au Zirconium, elle iieut acquérir par le frotlcment avec le brunissoir un brillant mélallique gris de fer, et lorsqu'on la comprime l'orlement, elle se prend en une masse composée de paillelles brillantes, olîraiit l'aspect de la Plombagine ou Fer carburé. A l'air libre le Zirconium s'entlamme
bien au-dessous de la chaleur rouge; il brûle tranquillement avec un fort dégagement de lumière; les Acides ont sur lui une action Irès-variée ; en général il en est assez difficilement atta(|ué,l'hydroHu()iique seul paraît le dissoudre sans le secours de la chaleur. On ne connaît juscju'ici (|u'une seule combinaison de l'Oxygène avec le Zirconium.
ZIROPHOKE. Zirophorus. ims. Genre de l'ordre des Coléoptères, seclion des Penlamères, famille des Brachélylres, tribu des Aplatis , établi par Dalman (Analecla Eiitomol. Hotmiœ, 182")) et ayant pour caractères, suivant cet auteur : antennes filiformes, composées de onze articles; le premier en massue, ceux de quatre à onze cylindriques, velus. Mandibules arquées, déniées à l'extrémité; palpes courtes, filiformes; les maxillaires de quatre articles, les labiales de (rois; corps allongé, déprimé, presque linéaire; corselet carré, caiialiculé eu dessus, ses angles postérieurs échancrés; pattes courtes; jambes antérieures crénelées. Ce genre, propre aux contrées chaudes de l'Amérique, ne contient que peu d'espèces. Suivant Lacordaire (Mémoire sur les habitudes des Coléoptères de rAmêriqnc méridionale. Extrait des Annal. des Sc.nal., t. x\), les espèces de ce genre vivent exclusivement sous les écorces en décomposition et les fouillent en tous sens. On renconlre quelquefois en quantité l'espèce la plus commune, Z. scorlaceus, Geim. Dalman (Anal, enlom., p. 24, lab. 4, fig. 1) décrit et figure une espèce qu'il nomme Zirophorus fronticornis; il en fait connaître une seconde (Z. peiiicillahis. même planche, fig. 2). Enfin Guérin a donné la figure du Zirophorus striatns, de Leach, dans l'Iconograjihiedu Règne Animal, Insectes, pi. 9, fig. 12 et 12 a.
ZISEL ou ZIZEL. mam. Synonyme de Souslik. r. Sferjiuphile.
ZIZAINE on ZIZANIE. Zizania. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Monœcie Hexandrie, L., qui offre pour caractères : des Heurs unisexuées et monoïques; dans les fleurs mâles, point de lépicène; la glume est uniUore et se compose de deux paillelles lancéolées et membraneuses; il y a six élamines; dans les Beurs femelles, la lépicène manque également; la glume est oblongue et lancéolée; sa paillette extérieure est coriace et longuement subulée; la glumclle se compose de deux paléoles opposées; le fruit est oblong et enveloppé dans la glume. Ce genre se compose de plusieurs Graminées, vivant en général dans les lieux humides de l'Amérique méridionale et seplentrionale.
Zizanie aquatique. Zizania aquatica, Lin. Ses tiges sont hautes de deux pieds environ, droites, lisses, très-glabres, garnies de longues feuilles aiguÊs, rudes à leur face supérieure, lisses en dessous et finement denliculées; leur gaine est un peu lâche, allongée, glabre, slriée, nue à son orifice, munie d'une membrane obluse, un peu ovale. Les Heurs sont disposées en une longue panicule terminale; les ramifications sont nombreuses, éparses, presque simiiles, redressées, serrées en épi, presque sélacées; les pédicelles sont courts, renflés en massue au sommel, supportant une seule fleur, l.cs Heurs mâles sont mélangées avec
les Heurs ftiinelles; loiiles sont d'iiii vert très-pûle. Celle plante croit dans les terrains inondés de la Jamaïque.
ZIZI. OIS. Espèce du genre Bruant, y. ce mot.
Z\ZIE. Zizia. bot. Genre de la famille desOmliellifères. élal)li par Koch, avec les caractères suivants : calice formé d'un rebord à peine visil)le ou à cinq dents très-courtes; pétales ellipliques, amincis en une pointe longue et infléchie; fruit contracté par ses côtés, prcscfue didyme, arrondi ou ovale; méricarpes à cinq côtes filiformes, proéminentes, égales, les latérales formant les bords; vallécules à une seule bandelette (canal oléifère); commissure à deux bandelelles; carpopbore biparti; graine cylindroïde, comprimée, légèrement plane du côté antérieur. Ce genre se compose de plantes de l'Amérique septentrionale, placées par les divers auteurs dans les genres Smyiniutn, Sison et Tldaspium.
ZiziE UORÉE. Zizia atirea, Koch ; Smyrnium nureum, L. C'est une plante herbacée, à tiges simples, dressées, à feuilles divisées, les segments soni oblongs ou ovales. Il n'y a point d'involucre général; les iiivolucelles partiels n'ont qu'un petit nombre de folioles. Les Meurs sont jaunes.
ZIZiPHORE. Ziziphora. bot. Genre de la famille des Labiées, offrant les caractères suivants : calice tubuleux, cylindrique, strié, à cinq dents, barbu à l'orifice ; corolle en masque, ayant le tube cylindrii|ue, le limbe à deu.x lèvres, dont la supérieure est ovale, entière, réfléchie, l'inférieure ouverte, plus large, à trois segmeiis arrondis et égaux; deux élamines fertiles, accompagnées souvent de deux filets stériles; ovaire quadrilobé; de son centre s'élève un style poinlu et courbé; quatre akènes gibbeux d'un côté, anguleux de l'autre, renfermés dans le calice persistant. Ce genre diffère à peine du Ctiuila, près duquel il est placé par les auteurs, et dont une espèce (C. capilata, L.) a été décrite par Lamarck, sous le nom de Ziziphora clitiopoilioides. Les espèces sont peu nombreuses, et croissent dans les parties les plus chaudes de la région méditerranéenne, particulièrement en Orient, en Barbarie et en Espagne.
ZiLipnoRE EN TÈTE. Ziziplioia capilata, L. Ses tiges sont herbacées, à branches simples et opposées, garnies de feuilles à peine pétiolées, presque entières. Les fleurs sont nombreuses, disposées en capitules ou en épis terminaux.
ZIZYPllUS. BOT. y. Jdjdcier.
ZOACAiNTHE. BOT. (Poirel). Même cliose;;que Exoacanllie. A', ce mot.
ZOADELGES. iNS. A'. S\nguisuges.
ZOANTHAIRES PIERREUX. On donne ce nom à des Actinies sécrétant dans leur substance une matière pierreuse, et généralement connues sous la dénomination de madrépores ou de coraux; elles ne croissent en abondance que dans les pays chauds ; et comme les individus, au lieu de se disperser et d'aller vivre au loin, s'accumulent au-dessus ou à côté les uns des auires, il en résulte ordinairement des masses plus ou moins considérables, qui s'augmentent de leurs productions ou de leurs propres débris, élèvent insensi-
blement le sol où elles se développent, quand tout concourt à leur accroissement. K. Zoophytes.
ZOANTHE. Zoanlltus. acal.? Ce genre a pour caractères : corps charnu, subcylindrique, grêle inférieurement, épaissi en massue à son sommet et fixé constamment par sa base, le long d'un tube charnu et rampant, qui lui donne naissance; bouche terminale, entourée de tentacules en rayons rétractiles. LesZoanthes se rapprochent beaucoup des Actinies par la forme de leur corps entièrement charnu, de leur bouche et de leurs tentacules; ils en diffèrent en ce qu'ils sont réunis en nombre plus ou moins considérable sur une base commune. Celle dernière disposition a engagé Lamarck à rapprocher les Zoanthes des Polypes nus; la plupart des auteurs les rangent parmi les Acalèphes. Du reste, on connaît fort peu l'organisation de ces animaux; on n'en sait guère que ce qu'en a dit Ellis, soit dans les Transactions Philosophiques, I. i.vii, p. 4ô6, lab. 19, fig. 1 et 2, soit dans l'HIsloire des Zoophyles, mise en ordre par Solander, p. 5, t. 1, f. 1 et 2. La seule espèce d'abord connue de ce genre a été nommée Zoanthus Ellisii. Le Sueur en a fait connaître plusieurs espèces nouvelles, du golfe du Mexique.
ZOARCÈS. Zoarces. pois. Cuvier a affecté ce nom à un genre deToissons Acanlhoptérygiens.dela famille desGobioïdes, dans lequel il fait enlrei' comme type le Blennius viviparus, de Linné, y. Blenivie.
ZOCODON. poLïP. RafBnesque a établi ce genre, trèsdouteux, pour deux animaux marins des mers de Sicile, dont le corps est fixe, la bouche grande et campanulée.
ZOCOR ou ZOKOR. UAïa. Espèce du genre Aspalax. /-'. ce mot.
ZODlOiV. INS. Genre de l'ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Conopsaires, établi par Latreille et adopté par tous les enlomologistes avec ces caractères: antennes avancées, plus courtes «pie la lète, composées de trois articles : le piemier pelil, trèscourt, cylindrique; le second obconique, formant avec le troisième qui est presque triangulaire et obtus, une massue ovale, allongée et comprimée, ce dernier muni d'un style dorsal distinctement articulé. Tiompe filifoime, peu cornée, longue, avancée, articulée et coudée seulement à sa base, terminée par deux lèvres courtes; palpes insérées à la hase de la trompe, très-petites, cylindriques, gainiesde soies obtuses. Tête assez forte; hyposlome gonflé en forme de vessie, un peu excavé au-dessus des antennes; front large; yeux ronds, espacés dans les deux sexes. Corps étroit, allongé; corselet presque sphérique, ses angles antérieurs formant chacun une bosse fort prononcée; prothorax peu distinct du mésolhorax dans sa partie dorsale moyenne; mélathorax fort court; écusson trèspetit; ailes couchées parallèlement sur le corps, dans le repos. Cuillerons très-petits; balanciers découverls; abdomen cylindrique, composé de quatre segments outre l'anus, hérissé de quelques soies roides, son extrémité recourbée en dessous; pattes de longueur moyenne ; jambes un peu en massue, allant en grossissant de la base à l'extrémité, un peu arquées; tarses
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ZOÉ
lon[;s. Ce génie élail confondu par Fabriciiis cl Fallen dans le genre Myopa; mais ce dernier lel (iii'il est adoplé aujouid'liui en diffère par sa (rompe (pii esl deux fois coudée.
2oDioN CENDRÉ. Zoilion ci'nerenm, Meig., Dipt. d'Eur., t. IV, p. 138, lab. 37, lig. 6el7; Afyopa ciiierea, Fabr., et Myopa libinlis, ibid. Son corps est d'un gris cendré; sa face est d'un jaune pâle; le front, les antennes et les pattes sont brunâtres; le corselet eu marqué de lignes noirâtres; les ailes sont teintées de jaunâtre. Taille, quatre lignes. Europe.
ZOÉ. Zoea. crust. Il n'est point de Crusfacé sur lequel les zoologistes aient émis des opinions aussi divergentes que sur les Zoés. Ce nom a été donné par Bosc à un petit animal qu'il a découvert en haute mer, entre l'Europe et l'Amérique, et que l'on s'accorde à regarder comme voisin du Monocuins laurus de Slabber (Amusements naturels el observations microscop., Harlem, 1778, v). Slabber, comme on le voit, rapi)roche ces Crustacés des Monocles ; Bosc au contraire les place en tête de la division des Sessiocles et les regarde comme établissant le passage entre les Crevettes, les Oniscoïdiens, etc., et les Crustacés supérieurs à longue queue. Lalreille, dans la première édition du Règne Animal de Cuvier, les relégua à la fin de l'ordre des Brancbiopodes, près des Polyphèmes et des Cyclopes; mais cependant il soupçonne que c'est à la tribu des Décapodes Schizopodes qu'ilsappartiennent. Celte dernière opinion est aussi celle de Leacli qui a eu l'occasion d'étudier des Zoés recueillies pendant le voyage de Cranck au Congo : il les place à la fin de ses Podopli- Ibalmes à côté des Nébalies; mais il ne fait pas connaître les raisons qui l'y ont déterminé. Aussi son exemple n'a pas entraîné les autres zoologistes. En effet, Desmarest continue ù ranger le genre Zoé parmi les Entomoslracés.dans l'ordre des Brancbiopodes qui renferme aussi les Brancliipes, etc., et Lalreille (Nouvelle édit. du Uègne Anim.) en fait des Brancbiopodes Lopliyropes. Enfin, à cette incertitude sur la place que les Zoés doivent occuper dans la série naturelle des Crustacés sont venues s'ajouter de nouvelles difiicullés, car un zoologiste anglais, J. V. Thompson, a dernièrement annoncé que ces êtres singuliers ne sont autre chose que des esjièces de larves du Crabe commun, dont les jeunes éprouvaient de véritables métamor|)hoses avant que de parvenir à l'état parfait. Les observations sur lesquelles Thompson fonde son opinion, montrent effectivement que par les progrès de l'âge la Zoé présente des changements de formes très-remarquables, et il assure en avoir obtenu en faisant éclore les œufs du Cancer Paguins, L.; mais cette expérience n'est pas relatée avec assez de détails pour que l'on puisse y ajouter une entière confiance, et du reste Tliom|)son, tout en décrivant l'organisation extérieure de ces petits Crustacés, ne fait pas connaître les particularités de leur structure intérieure, qui lèveraient toute difficulté relativement à la place qu'ils doivent occuper.
Les Zoés ont le corps presque transparent et divisé en deux portions distinctes : l'une, céphalolhoracique, est recouverte, comme chez les Décapodes, certains Stomaportes, les Apus, les Nébalies, etc., d'une grande
carapace, et est presque globuleuse ; la seconde, étroite et allongée, représente l'abdomen, et se compose d'une série de sept anneaux articulés bout à bout. La forme de la carapace et des autres parties varie un peu suivant les individus. Dans les plus jeunes, il existe sur la ligne médiane deux prolongements spiniformes d'une longueur démesurée, qui se terminent par un petit renflement; l'un de ces prolongements se dirige en avant et occupe la place du rostre ; l'autre est tourné en arrière et se porte au-dessus de l'abdomen ; enfin de chaque côlé de la carapace, et vers la partie postérieure on voit aussi une épine latérale plus ou moins longue. De chaque côté de la base de ce rostre, se trouvent les yeux qui sont très-gros et portés sur des pédoncules mobiles : enfin au-dessous de la carapace on distingue la série des membres qui constituent les antennes, les organes masticatoires et les pattes. Les antennes, au nombre de quatre, sont placées au-dessous des yeux et à peu près siirla même ligne; celles de la première paire, ou les antennes internes, sont assez grosses, et les articulations des pièces qui les composent sont peu distinctes; par leur forme elles se rapprochent de celles des Brachyures et surtout de celles des Mégalopes, et près de leur extrémité on distingue un petit appendice cylindrique, au-devant duquel est un article conique, garni de poils du côté inférieur; les antennes externes sont très-courtes, grêles et slyliformes. Immédiatement en arrière de la base des antennes internes, on aperçoit l'ouverture buccale, dont le bord antérieur est occupé par un labre presque circulaire, de chaque côté duquel se trouvent les mandibules. Ces derniers appendices sont trèsdéveloppés ; on y dislingue une série de dents incisives, un tubercule molaire et une pelite palpe extrêmement courte. La languette est lamelleuse et bilobée. Les deux paires d'appendices qui y font suite et qui correspondent évidemment aux deux paires de mâchoires proprement dites des autres Crustacés , sont très- peu développés; les mâchoires antérieures présentent une portion basilaire dont le bord intérieur est bilobé et garni de poils, et une petite tige terminale; celles de la seconde paire portent en dehors une grande lameovalaire, en forme de valvule, et ressemblent beaucoup aux mâchoires extérieures des Brachyures. Les deux paires de membres qui font suite aux deux mâchoires et (|ui correspondent aux pattes-mâchoires antérieures et moyennes, sont au contraire très-développées et s'étendent de chaque côlé du corps en forme de rame; chaque membre présente un article basilaire, a peu près cylindrique, portant à son extrémité deux liges qui se dirigent en dehors; les palles-mâchoires de la première paire sont à peu près de la même longueur ; l'interne se compose de cinq petits articles, et l'externe d'un seul dont l'exlrémité est garnie d'un faisceau de longs poils dirigés en bas. La branche externe des pattes-mâchoires de la seconde paire présente la même disposition ; mais l'interne est beaucoup plus courle et se compose d'un moindie nombre d'arlicles. En arrière de ces appendices on découvre de chaque côté du sternum un tubercule pilifère formé de deux articles el assez semblable au bourgeon qu'on voit apparaître sur le moignon de la patle d'un
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mâle lorsque ce membre se reprocluil. Enfin à la siiile de cet appendice et toujours à la face inférieure du thorax, se trouve une série de cinq paires de membres qui sont faibles, très-peu développés et hahiluellement cachés suus la carapace; la première paire présente à son extrémité une petite pince mal formée et les autres se tiennent par un article conique. D'après cette disposition, il est évident que les pelils appendices dont il vient d'êlre question, comme faisant suite aux pallesmâclioires de la seconde paire, sont les vestiges des pattes-mâchoires externes, et que les cinq paires de membres, qui terminent la série céphalothoracique, représentent les cinq paires de pâlies ambulatoires des Crustacés Décapodes. L'abdomen porte aussi en dessous une double série de membres; chacun d'eux a la forme d'une lame ovalaire, qui est portée sur un petit pédoncule, et leur nombre est de cinq paires. Enfin, la dernière pièce de l'abdomen est très-grande et se termine par une longue bifurcation.
D'après ces détails, il parait bien probable que c'est avec raison que Leach a regardé les Zoés comme appartenant à l'ordre des Décapodes; en effet, la disposition de leurs pattes-mâchoires de la seconde paire est celle qui est particulière à ces animaux, et qui est intimement liée au mode de structure de leur appareil respiratoire. Pour ne plus laisser de doute à cet égard, Milne-Edwards, à qui sont dues ces recherches anatomiques, après avoir examiné soigneusement cet appareil, a voulu savoir si les Zoés sont pourvues, comme les Décapodes, d'une double cavité thoracique renfermant des branchies, ou bien si la respiration s'effectue aumoyen de quelques organes extérieurs. La dissection qu'il en avait faite, prouve <|ue sous ce rapport, comme sous tous les autres, les Zoés ressemblent aux Décapodes et que par conséquent c'est avec eux qu'on doit les ranger dans les méthodes naturelles. Mais ces Zoés sont-ils des Crustacés parfaits, comme la pliijjart des naturalistes le pensent, ou ne sont-ils que des larves du Tourteau, ainsi que l'avance Thompson? Pour éclaircir ce point intéressant, Milne-Edwards a comparé entre eux un grand nombre de ces petits animaux, et il s'est assuré qu'ils présentent des différences assez considérables. Chez un certain nombre de Zoés pris avec ceux dont il a fait la description, les épines latérales de la carapace avaient disparu, le rostre étant devenu très-court, et la grande pointe, qui se prolongeait au-dessus de l'abdomen, avait perdu les trois quarts de sa longueur; les pattes-màchuires des deux premières paires étaient proportionnellement plus petites et celles de la troisième paire plus grandes; les pattes tlioraciquesdépassaientde beaucoup la carapace; enfin, la lame terminale de l'abdomen était bien moins allongée. Si l'on compare ensuite ces différences avec les modifications que les Crustacés éprouvent pendant l'incubation ou peu de temps après leur sortie de l'œuf, on verra qu'elles sont toutes de même nature. Chez l'Écrevissc, par exemple, les pattes-mâchoires se montrent bien avant les pattes ambulatoires, et c'est par la suite seulement que ces dernières acquièrent la prédominence qu'on leur connaît chez l'adulte. L'état rudimentaire des pattes- mâchoires de la troisième
1 paire chez le Zoé, rappelle ce qui existe chez plusieurs I jeunes Édriophthalmes, tels que les Cloportes et les ' Cymolhoés ofi les membres, qui correspondent à ces organes ou à la paire qui les précèdent, manquent complètement et n'apparaissent qu'après une des premières mues. La consistance de l'enveloppe tégumenlaire des Zoés, l'aspect de leurs membres et l'absence d'articulations bien nettes aux antennes internes, porteront aussi à croire que ce ne sont pas des Crustacés adultes. C'est, en effet, l'opinion à laquelle Milne-Edwards s'est arrêté ; mais il exprime la pensée que l'on ne pourra jamais croire qu'avec peine que ces petits animaux puissent devenir des Tourteaux.
ZOÉClliS. POLVP. Lamouroux a adopté ce nom pour désigner les Polypiers composés.
ZOÉGÉE. Zoegea. bot. Genre de la famille des Synanthérécs, tribu des Centauriées, offrant les caractères essentiels suivants : involucre campanule, composé d'écaillés régulièrement imbriquées, appliquées, coriaces : les extérieures et les intermédiaires ovales, surmontées d'un appendice ovale, lancéolé, scarieux, roussâtre, muni au sommet et sur les côtés de longs filets grêles et mous; les écailles intérieures, oblongues, surmontées d'un appendice oblong, simple, denté au sommet. Calalhide composée au centre de fleurons nombreux, réguliers et hermaphrodites, et à la circonférence de fleurons stériles ayant la corolle à tube grêle et à limbe très-grand, fendu du côté extérieur jusqu'à sa base, et à trois ou quatre dents. Ovaire des fleurs centrales, obovale, comprimé de deux côtés, surmonté d'une double aigrette : l'extérieure deux fois plus longue que l'ovaire, composée de cinq rangées de poils légèrement barbellés, l'intérieure très -courte, composée de dix paillettes en une seule rangée, Ironj quées et denticulées au sommet.
ZoÉGÉE D'ORrENT. Zoegea Icptauica, L. Plante her- I bacée, annuelle, à feuilles sessiles, oblongues, Irès- I entières et à calathides d'un jaune doré, fort élégantes. ' Le Zoegea Capensis, L. fils, a été placé par l'Héritier \ dans le genre Relhania.
ZOÉMES. Zoenia. poltp. Nom donné par Savigny, aux Alcyons à double ouverture, qui ne sont que des Ascidies agrégées.
ZOGRAPHE. Zograpims. iNS. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, établi par Dejean, avec les caraclèies suivants : antennes très -épaisses , plus longues que le corps, dans les deux sexes, peu écartées à leur base, ayant leur premier article court, très-épais, le deuxième excessivement petit, les suivants épais, allant en diminuant de longueur, le dernier beaucoup plus grêle, aussi long que les quatre précédents réunis; tête grosse, 1 ayant sa face antérieure peu longue; mandibules trèsfortes, arquées, ayant en dessus une petite saillie en forme de crête, avec leur extrémité aiguë; palpes maxillaires fort longues, dépassant de beaucoup les mandi- ', bules : le deuxième article est très-grand, le troisième i moins long, un peu élargi vers l'extrémité, le dernier i arrondi et pointu ; lèvre supérieure assez courte et ar- 1 rondie; corselet large et très-court, sillonné transver- ! salement, avec ses côtés munis d'une pointe; écusson
pelil et Irlangulaii'e; élytres se rélrécissant un peu de la base à l'exlrémilé qui est arrondie et mutique; corps épais, rol)usle et un peu convexe; pattes très-fortes, avec les tarses courts et élargis.
ZoGRAPHE ocuLATEUR. Zoyraphus octilalor, De'].; Lamia ociilator, l'\il).; Cerambix octilalor, Oliv. Il est d'un noir brillant. Derniers articles des antennes grisâtres; une ligne transversale jaune aux bords antérieur et postérieur du corselet; élylres striées longitiidinalement , ayant chacune quatre taches jaunes, entourées de blanc. Taille, dix-sept lignes. Du cap de Bonne-Espérance.
ZOISITE. mj«. y. ÉPiDOTE.
ZOICOR pour Zocor. m\b. V- Aspalax.
ZOLLERNIE. Zolleniia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, établi par le professeur Marlius, qui le caractérise de la manière suivante: calice entier, fendu latéralement et réfléchi ; corolle composée de cinq pétales hypogynes, presque égaux ; élamines hypogynes, au nombre de neuf à treize; filaments trèscourts; an- Ihères dressées, linéaires, acuminées, toutes fertiles; ovaire rétréci à sa base, lancéolé, compressiuscule, à plusieurs ovules ; style court, continu avec l'ovaire et recourbé; stigmate aigu. Le fruii consiste en un légume slipité, bivalve et oligosperme; semejices exarillées; embryon exalbumineux; radicule courbée en crochet. Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux inermes, indigènes au Brésil ; leurs feuilles sont alternes, simples, très-entières ou spinoso-dentelées, bislipulées. Les fleurs sont réunies en grappes axillaircs ou terminales et leurs pédicelles sont accompagnés de deux bractées.
ZOLLICOFERA. BOT. Le genre proposé sous ce nom, par Nées Van Esenbeck, dans la famille des Synanlhérées, ne diffère pas du genre IVillemetia, de Necker.
ZOLLIKOFÉRIE. ZolUkoferia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Chicoracées, institué par le professeur De Candolle, avec les caractères suivants : capitule multitlore; involucre ovalo-oblong, imbriqué d'écaillés scarieuses en leurs bords : celles du rang extérieur sont plus courtes; réceptacle nu; akènes rylindracés, un peu sublélragones, privés de bec, finement striés, glabres ou chargés d'une pubescence trèsline, hérissés de très-petits tubercules et armés de quatre petites cornes dirigées au dehors; aigrette formée de plusieurs rangées de poils mous.
ZoLLiKOFÉRiE A BASSE TIGE. ZoUikoferia puinila, I>C.;Sonchus Scorzoneiœfonnis, Lag.; Scorzonera puiiiila,Csiv. Sa tige est courte, assez droite, rameuse (lès sa base; les feuilles sont pinnatipartites, à lobes linéaires, calleux et sétifères au sommet ; les capitules sont solitaires à l'extrémité des rameaux; ils sont ovales et penchés avant l'épanouissement; les Heurs sont jaunes. Cette plante croît dans les terres incultes du midi de l'Europe.
ZOlN AIRE. Zonnria. bot. Ce genre, placé par Agardb dans la famille des Algues, a aussi reçu le nom de Dlctyota, qui lui a été imposé par Lamouroux. Ce qui j distingue ce genre de ceux de la même famille avec I les(iuels il a beaucoup d'analogie, c'esl que la fronde ; n'est jamais partagée dans son milieu par une nervure; I
la substance de cette fronde est semblable à un réseau d'une finesse extrême; les mailles sont tantôt hexagones, le plus souvent inégales et éparses; les fleurs longitudinales ont plus de grandeur et sont plus visibles; c'esl dans le parenchyme et dans ses mailles que se développe la fructification sous forme de points brunâtres, qui sont des amas de coques séminifères.
ZoiVAiREQuEiJE-DE-PAOîS.Zowarm/'ayowm, Agardh; Uicii Paconia, L.; Dictyota Pavoiiia, Lamour. Ses frondes sont réniformes, rétiécies à la hase, d'un vert jaunâtre, striées longitudinalemeni, sillonnées et marquées de bandes, de lignes et de raies brunes, fructifères, concentriques et parallèles au bord supérieur. Les fiondes naissent plusieurs ensemble; elles tiennent par des racines qui ressemblent à de petits tubes formés de plusieurs articulations dont chacune contient une substance molle; ces tubes ne sont que le prolongement de la fronde et sont rapprochés sur le même plan. On a observé cette Hydropbyte dans toutes les mers.
ZONARITES. BOT. Foss. Slerneberg a donné ce nom à un genre d'Algues de la Botanique souterraine. Il a reconnu dans les sables agglutinés ou agglomérés de Freyberg, des empreintes de frondes planes, membraneuses et Habelliformes ou dicbutomes, sans côtes ni nervures; les sporanges sont plongés dans les frondes et disposés en lignes transversales; cl d'après ces empreintes il a formé le nouveau genre Zonariles.
ZONATE. BOT. (Poirel, Encyclopédie.) Synonyme de Cutoiopims, de Labillardière, et de Lepyiodia, de R. Brown.
ZONÉPIIORE. POIS. Espèce du genre Spare.
ZOiNICOLlN. OIS. Espèce du genre Perdrix, y. ce mot.
ZONITE. Zonitis. ins. Coléoptères hétéromères ; genre de la famille des Tracbélides, tribu des Cantliaridies, établi par Fabricius, adopté par Latreille et par tous les entomologistes modernes, avec ces caractères : antennes plus longues que le corselet, filiformes, insérées dans un sinus intérieur des yeux. Labre avancé, presque carré, entier; mandibules cornées , triangulaires, un peu arquées à leur extrémité (|ui est aiguË; mâchoires composées de deux lobes membraneux, l'interne à peine apparent, garni d'une frange de poils, le lobe extérieur pointu à l'extrémité, allongé et également bordé de poils. Palpes filiformes, un peu inégales, leur dernier article presque cylindri(|ue,un peu aminci vers la base, tronqué ù son extrémité; lèvre membraneuse, profondément bifide; menton à peu près en carré long; tête inclinée, triangulaire, presque cordiforme; yeux allongés, un peu échancréeà leur partie intérieure. Corjis presque cylindrique, assez mou; corselet petit, presque carré, à peu près aussi large que les élytres; écusson distinct; élytres molles, linéaires, un peu rabattues sur les côtés et recouvrant entièrement l'abdomen et les ailes. Pattes allongées, jambes postérieures terminées par une forte épine dont l'extrémité est dilatée, excavée et tronquée obliquement. Articles des tarses entiers; crochets bifides. Les Zonites sont propres aux contrées méridionales de l'Europe, à l'Afrique et à l'Asie Mineure; elles vivent
mutes sur les fleurs, dans les prairies, et sont fort peu agiles.
ZoniTE iioDT-BRUiÉ. Zonitis prœusla, Fali., Seli. Apale lioiU brûlé, Oliv. Sa couleur est le jaune oransé fonte; les antennes, les tarses et le bout des élytres son! noirs; il y a en outre deux taches latérales obscures sur le corselet. Taille, cin(| lignes. Cette espèce est commune dans le midi de la France.
ZONITE. Zoniliis. MOU. Monlfort, dans sa Conchyliologie sysiémalique. 1. ii, a proposé un genre pour un démembrement des Hélices qui a été adopté par les conchyliologisles anglais. Voici ses caractères distinctifs : coquille libre, univalve, à spire aplatie, dont les tours sont arrondis; ombilic large; bouche arrondie, entière; lèvres tianchantes et désunies. Ce genre se rapproche presque autant des Plannrbes que des Hélices, et il pourrait même y rentrer s'il ne présentait dans la coquille une spire régulière, quoique très-surbaissée.
ZoHiTE nE Wai.ker. Zoniltis JFalUerii, Gray. Son test est déprimé, ombiliqué, lisse, poli et d'un brun jaunàtie; les tours de spire sont au nombre de trois et demi, bien dislincls, progressivement plus grands et plus ventrus, linemenl striés concentriquement; le dos a des stries serrées, en spirale ; l'ombilic est profond; l'ouverture est grande; l'orifice est blanchâtre. Le diamètre de la coquille est d'un pouce, son axe de huit lignes. Elle se trouve en Australie.
ZONORDS. REPT. Nom proposé par Merrem pour le sous-genre de Slellion, déjà nommé Cordyle par Cuvier. /'. Steluon.
ZOOCARPÉES. y. Arthrodiées.
ZOOCLADIER. Zoocladiuiii. inF. Ehrenberg, dans sa méthode de classification des Infusoires, donne ce nom à un genre d'ErUéiodélés de la section des Anupislres nus. Ce genre a pour caractèies ; une bouche et un anus distincts, s'ouvrant dans un intestin autour duquel sont groupés les vésicules stomacales; corps pédicellé, fi.\é d'abord, se détachant ensuite et devenant souvent diehotome ; pédicule solide ; muscle intérieur peu distinct; animalcules dissemblables sur le même arbuscule.
ZOOGALACTINA. BOT. Le genre produit sous ce nom par Sette, dans la famille des Algues, a été réuni au genre Pivlococcus, de Agardh.
ZOOGÈNE. Nom donné par Gimhernat au fluide élastique particulier, assez analogue au protoxyde d'azote, qui se dégage des eaux minérales d'Aix en Savoie.
ZOOGOMiMITES. Merat a proposé ce nom pour désigner les Gonimites d'origine animale, tels que le J!ucus, la Gélatine, etc.
ZOOHÉMATINE. Synonyme de Hématosine. A'. Sang.
ZOOLlTHîiS. poss. Ce nom a été donné quelquefois aux restes de Mammifères trouvés à l'état fossile.
ZOOLOGIE. La Zoologie, dont le nom tiré du grec signifie discours sur les animaux, est la branche des sciences physiques qui traite de la connaissance de tous les élres animés, ou bien de ce que les anciens et beaucoup de modernes nommaient ou nomment le règne animal. La distinction des règnes minéral, ariiraal et végétal, admise jusqu'en 1812, comprenait sous
ces trois litres les grandes divisions des sciences naturelles; mais une plus juste appréciation des phénomènes de la vie et une définition plus rigoureuse furent proposées par Lamarck, et l'on s'accorde aujourd'hui à ne reconnaître que deux grandes séries de corps, les inoigani<iues qui sont soumis aux lois de l'attraction moléculaire, et les organiques qui, munis d'organes, présentent dans leur manière d'être une série de phénomènes internes et externes, dont la non-interruption est nommée la Vie, phénomène qu'entretient une cause profonde, encore inconnue dans son essence, appréciable par ses résultats : corps enfin qui s'accroissent cl s'entretiennent par l'assimilation de principes étrangers soumis à une force nommée vitalité. Les minéraux sont formés par la combinaison binaire de deux éléments; les végétaux sont essentiellement constitués parla réunion de l'oxygène, de l'hydrogène et du carbone, et même de l'azote; mais le carbone en est le principe dominant, tandis que pour les animaux les quatre éléments constituants sont les mêmes, excepté que chez eux l'azote prédomine {y. les mots Animai, Muscle, Fidre, Anatomie, Physiologie, etc.). La Zoologie, comme branche des sciences naturelles, ne s'occupe donc que des animaux; elle s'éclaire de l'Anatomie ou plutôt de la Zoolomie, pour étudier les divers systèmes qui forment leur tissu organique ; la physiologie comparée explique les rouages divers des appareils de la vie tels qu'ils sont modifiés dans chaque série d'animaux; mais la Zoologie a des lois qui lui sont propres; et c'est pour les avoir peut-être trop méconnues que cette science est aujourd'hui presque exclusivement envahie parl'auatomie et se trouve faire partie intégrante, comme fraction, d'une branche qu'elle avait d'abord appelée à son aide, comme simple auxiliaire. La Zoologie en effet a pour but direct de nommer tous les élres vivants, qui sont épars sur la surface du globe, de décrire leurs formes à l'aide de caractères précis cl reconnus; d'y joindre les détails de leurs propriétés, de leurs moeurs, de leurs habitudes, de leur genre de vie; mais pour obtenir complètement ce résultat, elle doit les disposer dans des ordres conventionnels, nommés systèmes ou méthodes, dont l'échafaudage repose sur la connaissance intime de l'organisation; puis elle appelle à son aide la citalion de tous les noms qui furent donnés à chaque animal, dans les auteurs : c'est alors la synonymie ou la branche d'érudition zoologique; la littérature ou l'art de décrire convenablement et avec les qualités sanctionnées par l'opinion générale les objets qu'on veut faire connaître; enfin viennent et l'histoire cl la philosophie qui expliquent les habitudes, les mœurs, les instincts; puis la chimie qui analyse leurs parties, la géographie qui trace les lois de leur dispersion, etc., etc. La Zoologie peut donc être divisée eu Zoologie générale, descriptive ou particulière, sysiémaliiiiie ou naturelle, suivant qu'elle traite d'êtres étudiés collectivement, d'une manrère pirremeril artificielle et sans analogie gérrérale, ou bien lorsqu'elle tient com|)le du plus grand nombre de caractères.
La séparation qui existe entre les végétaux et les animaux est loin d'être précise; aussi Bory de Saint-