V. ÉCUREUIL
COQl'ANT. ois. Nom vulgaire de GallinuleMarouelte, Hallus Porzana, L. V. Gallinule.
COQDAR. OIS. Nom donné au métis provenant du croisement du Faisan avec la Poule de basse-cour.
COQUE. OIS. y. Œuf.
COQUE. INS. ^. Cocon.
COQUE OD SOURDON. MOLi. Espèce du genre Bucarde.
COQUE. Cocca. bot. On désigne communément sous ce nom, chacune des parties d'un péricarpe sec, plus ou moins sphéroïdal et présentant, ù son contour, des bosses ou côtes bien manifestes, et ordinairement en nombre déterminé , séparées par autant d'enfoncements on de sillons longitudinaux, et se détachant les
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unes des autres par la Si'paration de leurs cloisons en deux lames. De là les noms de frui(s Bicoque, Tricoque, etc. Cependant GiErtner a donné à ce mot une autre signification, en l'appliquant au fruit lui-nièrae, qui se compose ainsi de plusieurs parties séparables les unes des autres. Voici la manière dont il le définit : fruit pluriloculaire, oligosperme, muni d'une columelle centrale, s'ouvrant ordinairement par les cloisons en autant de loges distinctes et renfermant exactement une ou deux graines renversées. La paroi interne de ces loges est cartilagineuse ou même osseuse, et se rompt ordinairement avec élasticité, en se dépouillant plus ou moins complètement de la partie extérieure du fruit. La vaste famille des Euphorbiacées offre des exemples nombreux de Coques. C'est à cette espèce de fruit que, dans sa nomenclature carpologique, Richard donne le nom d'Élatérie.
COQUECULE. BOT. Synonyme vulgaire de Cocciiliis. y. ce mot.
COQUELICOT. BOT. Espèce, fort commune, du genre Pavot. V. ce mot.
COQUELOURDE. BOT. Nom vulgaire appliqué au Narcissus Pseudo-Narcissus , à V Anémone coronaria ainsi qu'au Pulsaiilla, mais plus particulièrement à V Agrostemma coronaria.
COQUELOCHE. ois. Syn. vulgaire de Bruant Ortolan des Roseaux.
COQDELUCHIOLE. Cornucopiœ. bot. Genre de la famille des Graminées, qui ne comprend qu'une espèce, le Cormtcopiœ cucutlatum, L., Bcauv., Agr. t. 4, fig. ô,4,Lamk.,Illust. t. 40. Cetlepetile plante annuelle est originaire d'Orient , ses chaumes sont rameux , hauts de six à huit pouces , portant des feuilles dont la gaine est renflée et comme vésiculeuse. De la gaine des feuilles supérieures, qui sont courtes, naissent plusieurs pédoncules inégaux, recourbés, simples et terminés chacun par un involucre infundibuliforme, crénelé à son bord, et strié longitudinalement. Dans l'intérieur de chaque involucre, on trouve un assez grand nombre de fleurs hermaphrodites , pressées les unes contre les autres, et formant un capitule ovoïde, allongé, qui dépasse un peu l'involucre dans sa partie supérieure. Chaque Heur offre l'organisation suivante : la lépicène est composée de deux valves carénées, égales, obtuses, mutiqucs, soudées l'une à l'autre par leur partie inférieure, quelquefois même jusqu'au milieu de leur hauteur. La glume est formée d'une seule paillette de la même hauteur et quelqu^is plus longue que la glume, bifide et obtuse à son sommet, recourbée autour des organes sexuels qu'elle recouvre entièrement. Les étamines sont au nombre de trois. Leurs filets sont capillaires et leurs anthères bifides aux deux extrémités. L'ovaire est ovoïde, allongé, surmonté d'un style court et glabre, qui se termine par deux stigmates capillaires et velus. Quelquefois il n'y a qu'un seul stigmate. La glumelle n'existe pas. Le fruit est recouvert par les écailles florales.
Ce genre fait partie de la section des Agrostidées; il est très-voisin de VAlopecurus dont il diffère par son involucre, par son style simple et ses écailles florales loutes muliques, c'est-à-dire dépourvues d'arête. Plu-
sieurs espèces qui y avaient été placées, ont été portées dans d'autres genres. Ainsi le Cornucopiœ alopecuroides, L., eslVAlopecuriis ulriculatns de Schrader. Le Cornucopiœ altissimiim de Walther est VAgrostis dispar de Michaux ; les Cornucopiœ hyemale et perennans de Walther font partie du genre Trichodiuni de Richard.
COQUELllCHON DE MOINE, moll. Nom vulgaire d'une espèce du genre Arche. A', ce mot.
COQUEMELLE. bot. On donne ce nom ou celui de Cocoumelle , dans beaucoup de provinces et particulièrement dans l'ouest de la France, à VAgaricus proceries (Agaricus colubrintis, Bull., t. 78). Cette espèce est très-facile à reconnaître à son chapeau en large parasol, légèrement convexe , d'une couleur un peu bistrée, couvert de taches d'un brun plus foncé; elle a son pédicule creux, renflé en un gros tubercule à la base, moucheté de brun, et portant, vers sa partie supérieure, un collier ou anneau libre; sa chair est sèche, odorante et très-bonne à manger ; elle a un goût beaucoup plus délicat que le Champignon de couche. Elle est connue, dans quelques provinces, sous le nom de Grisette.
COQUEMOLLIER. bot. Nom adopté par quelques botanistes, comme la désignation française du genre Théophrastée. f^. ce mot.
COQUERELLE. bot. C'est ainsi qu'on appelle la Noisette, dans ses enveloppes, avant son entière maturité.
COQUERET. BOT. Vieux nom français d'Alkekenge. Pliysalis Alkekengi, donné par quelques botanistes modernes pour celui du genre Pbysalide. F. ce mot.
COQUES DU LEVANT. EOT. Nom que l'on donne vulgairement aux fruits du Menispermum coccutus.
COQUESIGRHE. BOT. f^. Coccigrue.
COQUETON. BOT. Synonyme ancien de Narcisse.
COQUETTE. POIS. Synonyme vulgaire deChœtodon.
COQUILLADE. ois. Synonyme d'Alouette Cochevis.
COQUILLADE. pois. Espèce du genre Blennie.
COQUILLAGE, moll. /^. Coquille.
COQUILLE. iioLL. On entend par ce mot un corps te^lacé, calcaire, le plus souvent extérieur, quelquefois intérieur, c'est-à-dire développé dans l'épaisseur de la peau d'un animal mollusque, mais, dans tous les cas, destiné à protéger l'animal ou certaines de ses parties contre les chocs extérieurs. Plusieurs animaux, autres que les Mollusques, sont pourvus de semblables prolecteurs.Tels sont les Oursins ou Échinides, quelques Annélides, les Crustacés; mais on ne peut confondre tous ces corps avec les véritables Coquilles. On distinguera les Oursins des Coquilles par leur porosité et leur cassure polygone, régulière, ce qui n'arrive jamais dans la Coquille dont la cassure est nette, quelquefois écailleuse; on reconnaît le test des Annélides, en ce qu'il est tubuleux, arqué ou irrégulièrement contourné sur luimême, et ne renferme jamais de pièces accessoires comparables à des valves de Conchifères. On aperçoit très-facilement les différences qui existent entre une véritable Coquille et le test d'un Crustacé : l'une est articulée à charnière dans deux de ses principales parties; l'autre, au contraire, présente un grand nombre d'articulations pour les mouvements partiels des
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appendices ou des membres. Pour facililer l'étude de la glossoloBie, nous diviserons cel article en trois parties : la première concernera les Coi|uilIes des Cirrliipèdes ou de la plupart des Multivalvcs des anciens; la seconde, les Coi|uilles des Concliifères ou lîivalves; et la troisième, celles des Mollusques proprement dits ou Univalves.
Des Coquilles multiralves.
Les anciens, sous cette dénomination, rangeaient une multitude de corps dilîérents ; les Oursins, les Tuyaux marins, les Toucc-Pieds, les Pholades, les Tarets, etc. Aujourd'hui, que l'on a remis chaque chose à une place plus convenable, on ne peut plus entendre par Multivalvcs que les Coquilles des Cirrliipèdes, dont les parties ne sont point articulées en charnière, mais simplement soudées entre elles ou réunies par la peau elle-même où elles se sont développées. Nous renvoyons, pour beaucoup de détails, aux articles Cirrhi- PÈDES, BniAiiE, A^\TI^E, et nous ajoutons seulement que l'on nomme séiiales, dans les Cirrhipèdes pédoncules, des pièces dorsales symétriques, c'est-à-dire, qui, étant divisées par une ligne médiane, présentent deux parties parfaitement semblables, et latérales, celles qui forment, par leur plus ou moins grand nombre et par leur étendue variable, les parties latérales du test. Toutes ces pièces sont réunies au moyen du manteau ou delà peau dans laquelle elles se sont formées; elles sont symétriques par paires, et ne sont point articulées ; quelquefois elles reposent les unes sur les autres, par des biseaux réciproques. Dans les Cirrhipèdes sessiles ou fixés, toutes les pièces, le plus souvent soudées entre elles, viennent se grouper autour d'une cavité centrale occupée par l'animal. Cette cavité est quelquefois ouverte inférieurement, mais elle est toujours close supérieurement par deux ou quatre petites pièces mobiles dont l'ensemble se nomme opercule.
£>es Coquilles bivalves.
Les Coquilles bivalves, ou formées de deux parties principales, articulées à charnière, peuvent être considérées de plusieurs manières; mais avant tout, il est nécessaire de convenir dans quelle position on les placera, pour qu'il n'y ait point d'équivoque dans la position relative des parties. Si on suit ce qu'enseigne Linné, on posera la Coquille bivalve sur les crochets, de manière que le ligament se trouve en face de l'observateur. La valve droite est conséquemment à la droite, et la gauche à la gauche de celui qui observe la Coipiille. Cette position, qui est arbitraire, n'a pas été admise par tous les conchyliologues. Bruguière, au lieu de placer le ligament devant l'observateur, le met ù l'opposé, ce qui retourne la Coquille sur elle-même et sur le même plan; alors la valve qui, dans la manière de Linné, était à droite, est à gauche dans celle de Bruguière, et réciproquement. Une autre méthode a été proposéeparBlainville dans le Dictionnaire des Sciences naturelles ; il prétend que la manière la plus convenable est celle qui consiste à mettre la Coquille dans la position qu'elle a sur l'animal, lorsqu'il marche devant '.'observateur, c'est-ùdire placer la Coquille sur son bord tranchant, les crochets en arrière, le ligament en haut et en avant, ce qui fait que les valves restent réel-
lement dans les mêmes rapports avec l'observateur, que dans la manière de Linné ; la valve droite reste à droite et la valve gauche 5 gauche. Celte méthode vaut beaucoup mieux que les autres : aussi, au lieu de nommer base la région des crochets, on dit que c'est le bord supérieur ; le bord inférieur est celui <iui est libre et traneliant; le bord antérieur, quelquefois allongé plus ou moins en bec, est celui qui donne passage aux siphons que porte l'animal, et où vient s'insérer le ligament, et le bord postérieur, celui où se trouvent la courbure des crochets ainsi que la lunule. Il y a également, pour la Coquille prise dans son ensemble, deux faces latérales, qui correspondent à chacune des valves ; ces faces sont bombées le plus ordinairement, quelquefois aplaties; d'autres fois l'une est bombée et l'autre plate.
On peut considérer les Coquilles des Conchifères, d'après leur habitation, en fluviatiles et en marines. Les fluviatiles sont celles qui vivent dans les eaux douces, et elles se distinguent en général par la nature et la couleur de l'épiderme qui les recouvre; celui-ci étant brun-foncé ou vert-foncé, et le plus souvent détruit, rongé vers les crochets ; aussi dit-on que les Coquilles fluviatiles ont les crochets rongés ou cariés, lorsque l'épiderme et quelquefois même une partie de l'épaisseur du test, se trouvent enlevés dans cet endroit. H est plus difficile qu'on ne l'imagine vulgairement, de préciser au juste les genres qui appartiennent à l'eau douce, pour les séparer de ceux qui ne se trouvent (pie dans la mer. En effet, des Éthéries ont été trouvées dans le Nil, et des Moules dans le Danube; ce qui, d'après ces observations récentes et authentiques, nous jette dans un embarras que les anciens conchyliologues ne connaissaient pas. Quoi qu'il en soit, il est encore difficile, dans l'état actuel de la science, de décider si ce sont les Coquilles marines qui, subissant des modifications, ont peuplé les eaux douces, ou si ce sont, au contraire, celles des eaux douces qui, descendues dans la mer, y ont éprouvé les changements considérables qui constituent la différence existante entre celles-ci et les dernières. On pourrait dire seulement, encore avec la circonspection nécessaire lorsqu'il est question d'un fait qui n'est pas absolument matériel, mais simplement probable, qu'il y a des Coquilles marines qui, s'habitua ni d'abord ù vivre à l'embouchure des fleuves dans des eaux peu salées, se sont insensiblement accoutumées ù vivre dans un milieu différent, et ont éprouvé, par ce changement, des modifications plus ou moins notoires. 11 en est de même pouéiiuelques espèces fluviatiles, qui, peu à peu, sont devenues des races marines en prenant tous les caractères de celles-ci, et n'ont conservé qu'une analogie éloignée avec leur type primitif. Les Coquilles marines se distinguent, en général, en ce qu'elles sont presque toujours dépourvues d'épidenne, et qu'elles sont ordinairement chargées de côtes, d'aspérités, de sillons, d'épines, etc.
On peut également considérer les Coquilles bivalves, sous le rapport de la fixité, en libres et en adhérentes. Les Coquilles libres sont celles qui ne sont retenues paf aucune attache, et qui peuvent changer de lieu, à chaque moment, à l'aide du pied de l'animal qui les habite. Les Coquilles adhérentes sont celles qui se fixent aux corps
sous-raai'ins, plus ou moins Immédiatemenl, par difPélents moyens. Les unes, comme les Ostracées et les Caraacées, se fixent immédiatement, par la propre subslance de la Coijuille, sur les corps environnants ; d'autres, comme les Mytilacées et les INIalIéacées, se fixent au moyen de ce qu'on appelle Byssiis; d'autres enfin ne sont fixées que'par im ligament postérieur, qui s'attache aux crochets, comme dans les Brachiopodes, les Térébratiiles, les Lingules, Sous le rapport de la manière |)articulière de vivre, on trouve parmi les Bivalves : des Tubicoles qui vivent dans l'intérieur d'un tube accessoire aux valves; des Lignicoles qui habitent dans les bois ; des Pétricoles qui ont la faculté de percer la pierre en la dissolvant, pour y demeurer à l'abri des accidents extérieurs; des Arénicoles qui vivent enfoncées dans le sable, etc. — Le plus grand nombre des Coquilles bivalves sont symétriques , c'est-à-dire formées de deux parties absolument semblables ; quelques-unes pourtant ne le sont pas, et elles rentrent parmi celles que l'on nomme Tnéquivalves. Les Coquilles Équivahes présentent deux valves semblables et égales dans toutes leurs dimensions; les Inéquivalces ont une valve plus grande ou plus profonde que l'autre. Parmi celles-ci, on en remarque qui sont régulières, et d'autres irrégulières; les premières sont celles dont tous les individus d'une même espèce sont absolument pareils ; les Corbulées en sont un exemple. Les irrégulières présentent au contraire des différences dans les individus de même espèce, comme les Camacées et les Ostracées le font voir. — On entend par Éqtulatérale, une Coquille qui, partagée par une ligne médiane, dirigée des crochets vers le milieu du bord inférieur, présente deux parties semblables; Subéquilatérale, celle dont les deux parties sont presque semblables, et Inéquilatérale , celle dont les deux parties ne présentent aucune similitude. Toutes les Coquilles qui ne sont pas closes exactement, sont dites bâillantes; c'est ainsi que les Tubicolées, les Pholadaires, les Solénacées, etc., renferment toutes des Coquilles bâillantes. Par opposition, on nomme closes toutes les Coquilles dont les bords, rapprochés, ne laissent aucune ouverture, comme dans les Conques soit marines soit fluviatiles. Toutes les fois que l'espace compris entre les crochets et le milieu du bord inférieur est plus grand que celui compris dans un diamètre opposé, on nomme la Coquille longitudinale, comme dans les Mytilacées; lorsque, au contraire, la ligne comprise ejitre le bord antérieur et le bord postérieur est plus grande que celle qui descend perpendiculairement des crochets, on dit que la Coquille est transversale, comme dans les Solénacées.
Si l'on considère les accidents particuliers à quelques génies et même à quelques espèces, on dira qu'une Coquille est auriculée, toutes les fois que de chaque côté descrochets, oud'un côté seulement, elle présentera des appendices saillants, comme dans les Peignes; qu'elle est rostrée lorsqu'une deses faces, ou les deux, présentent à l'un des angles un appendice plus ou moins long, comme dansquelquesAnatines, quelques Tellines, etc. ; barbue, lorsque l'épiderme qui la recouvre est divisé en un grand nombre de poils roides, comme dans quelques Arches; tronquée, si elle offre ses valves comme coupées dans
une de leurs parties : quelques Donaces , quelques Bucardes en donnent des exemples. Quant à ce qui concerne la forme générale de la Coquille, on la dit cylindrique lorsque, également bombée des deux côtés, elle présente à peu près la forme d'un cylindre, comme quelques Modioles, surtout les Lithodomes, Cuv.; orbiculaire, lorsque les valves, prises dans leur centre, présentent leurs bords également ou presque également éloignés : telles sont quelques Cythérées, une Huitre à cause de cela nommée orbiculaire; globuleuse, quand les valves, trèsgonflées, présentent chacune la forme exacte d'un hémisphère; lenticulaire, lorsque le centre, étant le point le plus élevé, diminue régulièrement en s'amincissant vers les bords , à peu près comme dans les Verres lenticulaires. On dit également qu'une Coquille est comprimée lorsque la cavité, entre les deux valves, est peu considérable en éjiaisseur, la Coquille paraissant aplatie au delà de ce qu'elle l'est ordinairement : la Cythérée écrite est une Coquille comprimée ; cordée, toutes les fois qu'elle présente la forme d'un cœur, comme quelques Bucardes et surtout les Hémicardes, Cuv., ainsi que les Isocardes, etc.; //«(/(«/orwe, lorsqu'elle est aplatie, allongée et oblongue, comme les Vulselles et la Lingule ; naviculaire ou rlwtnboïdale, celle qui approche, dans sa coupe transversale, de la figure d'un petit bateau ou d'une nacelle,comme quelques Arches, lesCucuUées, etc.; coudée, lorsqu'elle est comme ployée dans toutes les parties, et s'approche plus ou moins du demi-cercle : une très-petite espèce de Modiole fossile, ainsi que quelques Arches et desCardites, en offrent l'exemple; pliée, toutes les fois que les valves présentent, l'une un pli saillant, et l'autre un pli rentrant, destiné à recevoir le premier ; ce caractère est très-sensible dans toutes les Tellines. L'expression /(«coîVe, enfin, s'applique à toutes les Coquilles dont une des dimensions surpasse l'autre de beaucoup, comme dans le Solen Sabre, le Solen Gaine, etc.
Pour mettre autant que possible de la méthode dans l'exposition des définitions nombreuses qui ont une application plus directe et qui sont d'une connaissance plus nécessaire, nous considérerons : 1» la face externe des valves; 2" leur face interne; 3» les bords; 4" les moyens que la nature a employés pour réunir et tenir en contact les deux valves principales et les parlies accessoires lorsqu'elles en présentent.
1» La face extérieure des lalres est toute cette surface, le plus souvent convexe, comprise entre les crochets, la lunule, l'insertion du ligament et les bords. Celte surface est /isse lorsque, dans sa courbure, aucun de ses points ne s'élève plus qu'un autre. C'est ainsi que la Telline Soleil-Levant, que beaucoup de Solens, de Cythérées, etc., etc., sont des Coquilles lisses; raboteuse, lorsque des aspérités tronquées, relevées comme celles d'une râpe, se présentent à la surface, comme dans la Telline raboteuse, vulgairement la Langue de Chat; striée, sillonnée et à côtes : ces trois mots expriment la même chose quant au fond, il n'y a de différence que du plus au moins ; une Coquille est striée lorsque des enfoncements et des élévations concentriques ou rayonnantes, plus ou moins serrées et déliées, se voient à la surface; elle est sillonnée lorsque ces alternatives sont plus espacées et plus grosses, et elle est
à côles lorsque ces espaces sont encore i>ltis grands cl plus relevés. Ces stries, sillons ou cotes, sont aigus, tranchants, carres ou arrondis; on dit qu'ils sont perpendiculaires ou longitudinaux lorsque, parlant des crochets, ils viennent se terminer au bord delà Coquille, comme dans les Vénéricardes, les Iiucardes,e(c.; ils sont obliques lorsqu'ils coupent obliquement les deux plans de la Coquille ; ils sont transrerses quand ils vont du bord antérieur au bord postérieur, en suivant parallèlement le bord inférieur de la Coquille. On entend par Coquille treillissée celle dont la surface présente ou des stries ou des sillons , ou des côtes perpendiculaires, rencontrés ou traversés par d'autres transverscs. Cette expression est synonyme de peetinée; lamelletise, lorsque les stries ou les sillons, au lieu d'être obtus et élargis à la base, sont relevés en lames plus ou moins minces, plus ou moins élevées et plus ou moins nombreuses. C'est ainsi que celte belle Vénus levantine, la Crassatelle lamelleuse. etc., sont des Coquilles lamelleuses. 11 y a cette différence entre lamelleuse et feuilletée, que la première a un test solide à la surface duquel on remarque des lames saillantes, et qu'à la seconde c'est le test lui-même, qui est formé de beaucoup de feuillets réunis, dont les extrémités font souvent saillie au dehors, comme dans les Iluitrcs, par exemple; crépue, lorsque la surface étant lamelleuse, ces lames sont découpées régulièrement et quelquefois traversées à angle droit par des sillons. La Pholade crépue et quelquesaulres du même genre, les Corbeilles, la Vénus crépue, présentent cette structure; onduleuse, toutes les fois que les lames , les stries, les sillons et les cotes, au lieu d'être dirigés régulièrement, d'un point vers un autre, sont brisés plusieurs fois en formant divers angles ; telles sont les stries du Solen rose, les côtes de la Moule de Magellan, de quelques Pinnes, de plusieurs Huîtres pétrifiées ou fossiles, etc. ; nodulcuse, lorsque des séries plus ou moins régulières, de petites élévations arrondies se montrent sur certains points de la Coquille vers le corselet ou la lunule. On l'appelle quelquefois verruqueuse , telle est la Peints vcrrucosa, et même tuberculeuse . lorsque ces élévations sont placées sur une base plus large, comme dans quelques Trigonies pétrifiées; rustiquée, lorsque les côtes perpendiculaires dont est garnie la surface, se trouvent coupées transversalement par des stries d'accroissement. Les stries d'accroissement se distinguent des autres, en ce qu'elles sont irrégulièrement espacées; c'est même un défaut dans la Coquille, lorsqu'elles sont trop apparentes.
Une Coquille épineuse est celle qui présente sur toute sa surface ou seulement sur quelques-unes de ses parties, des cônes allongés, pointus, qui y sont implantés par la base. Les épines sont courtes, longues, courbées, luhuleuses. La lUiearde épineuse est couverte d'épines sur toute sa surface; la Cylhérée épineuse n'en présente qu'autour du corselet ; elle est écaillcuse lorsque les côtes ou la surface présentent des éminences minces, aplaties et saillantes, toujours séparées des voisines par une échancrure qui se prolonge jusqu'à sa base, ou par l'espace qui sépare les sillons ou les côles sur les- ^pielles elles sont fixées. Les écailles peuvent Olre sim-
ples, c'est-à-dire non découpées à leur bord, comme dans les Bénitiers." Elles peuvent être découpées ou divisées à leur circonférence en plusieurs appendices inégaux, comme dans la Came feuilletée; elles deviennent quelquefois luhuleuses lorsque, les deux bords venant à se rapprocher et à se confondre, elles présentent un véritable tube cylindrique, comme il arrive souvent dans la Pinne rouge. Elles sont luilées quand elles sont placées les unes au-dessus des autres, sur des lignes parallèles ou sur les côtes de la Coquille, rangées de la même manière que des tuiles sur un toit; et enfin elles sont roulées lorsqu'elles sont convexes d'un côté et concaves de l'autre. Une Coquille rayonnéo est pour nous la même que celle qui est à côtes. Que les côles partent d'un point ou d'un autre, pour prendre une direction quelconque, ce ne sont pas moins des côtes, et nous pensons que Linné et Bruguière ont à tort séparé par deux expressions deux choses semblables. Effectivement, ils ont entendu par rayons les côles qui descendent des crochets vers le bord des valves, par Coquille rayonnée celle qui présente à sa surface celte disposition, comme la plupart des Peignes, et ils ont réservé le nom de côtes à celles qui suivent la direction des bords de la Coquille et qui lui sont parallèles. Nous croyons qu'il vaut mieux désigner la direction des côtes, comme nous l'avons fait précédemment pour les stries, les sillons et les côtes, en perpendiculaires, longitudinales et obliques. Avant déterminer ce qui a rapport à la surface des valves, nous dirons que l'on est convenu d'appeler ventre la partie la plus saillante de la Coquille, disque cette partie convexe, qui est au-dessous du ventre , et limbe la circonférence des valves depuis le disque jus<|u'aux bords. Ces dénominations, qui ne sont presque plus usitées, présentent peu d'exactitude dans l'application qu'on en pourrait faire, puisqu'on ne peut en déterminer les limites qu'arbitrairement. Nous ajouterons également que l'on est convenu de nommer carénée la Coquille dont une partie offre une côte aiguë et saillante, semblable à une crête, comme dans les Bucardes, nommées Hémicardes par Cuvier, et sinueuse lorsqu'une partie des valves et de leurs bords offre d'un côté un enfoncement, et de l'autre une partie saillante proportionnelle, comme la plupart des Térébratules , et surtout la Térébratule Magellanique.
2" La face interne des valves est cette surface le plus souvent concave, qui est en contact immédiat avec l'animal renfermé entre les deux valves de la Coquille. Cette surface est limitée par la charnière et les bords, ou donne à ceux-ci une ligne ou deux de largeur. Cette face est presque toujours lisse; il arrive pourtant, et cela presque uniquement dans les Peignes, que les côtes qui sont à l'extérieur, se voient à la partie interne, mais dans un ordre inverse; c'est-à-dire que les côtes saillantes en dehors sont creuses en dedans, taudis que les espaces qui les séparent et qui sont enfoncés, font saillie au dedans; mais, en général, et à l'exception des Coquilles très-minces, on peut juger, par la seule inspection de la face interne, des nombreux accidents de cette nature, qui peuvent se trouver à l'extérieur. La concavité des valves ne répond pas toujours à la con-
vcxilé de la face exlérieiire; cela arrive lorsque la Coquille est épaisse : la matière calcaire qui les forme, étant déposée en bien plus grande quantité sous les crochets que vers les bords. Les valves sont rarement colorées en dedans ; si quelquefois elles présentent des couleurs, ce n'est jamais que dans certaines espèces et nullement par familles ou par genres, et en général ce sont des teintes douces et fondues qui n'ont aucun rapport avec la coloration extérieure, quelques cas rares exceptés; presque toujours elles sont blanches ou nacrées, Cette couleur nacrée parait quelquefois être le propre de certains genres, comme celui des Mulettes, desPernes et surtout des Pintadines qui, à elles seules, fournissent presque toute la nacre employée dans les arts, et qui , de plus , produisent les perles si recherchées pour la parure. On remarque dans l'intérieur des valves, des impressions qui sont les traces que l'animal a laissées de son organisation. Les premières, les plus apparentes, les plus profondes, sont les impressions musculaires. Lamarck s'est servi, avec avantage, de ces impressions pour diviser les Conchifères en deux ordres : Conchifères à deux impressions musculaires, et Conchifères à une seule. Cette division repose évidemment sur des organisations différentes ; l'animal qui avait deux muscles a laissé deux impressions, celui qui n'en avait qu'un n'en a laissé qu'une. On nomme Dimiaires les Conchifères à deux muscles , et Monomiaires ceux à un seul muscle. Elles sont latérales lorsqu'étant au nombre de deux, l'une se dirige vers le bord antérieur et l'autre vers le bord postérieur ; elles sont ordinairement semi-lunaires , d'autres fois quailrangulaires, et, dans le seul genre des Lucines, l'une d'elles s'allonge et se rétrécit en se dirigeant en avant. Lorsqu'il n'existe qu'une impression , elle est centrale ou presque centrale ; elle est alors le plus ordinairement circulaire, enfoncée, et d'autres fois elle est en hache ou semi-lunaire. Les autres impressions sont dues à ce que l'on nomme manteau ou enveloppe charnue et extérieure de l'animal. Les diverses formes du manteau laissent diverses impressions; le plus ordinairement c'est une impression linéaire qui suit la direction du bord inférieur, depuis les attaches musculaires, et quiquelquefois vers l'angle antérieur se découpe en un angle plus ou moins grand. Quelquefois, au-dessous du manteau, on remarque de petites élévations qui paraissent correspondre à des glandes ou à des organes particuliers, parsemés sur le manteau.
3» Les bords des valves comprennent toute la surface entre le bord extérieur et l'impression du manteau , c'est-à-dire à une ligne ou deux de largeur. Us peuvent être canaliculés lorsqu'une partie de la circonférence intérieure des valves présente une gouttière, comme dans la Fenus Casino ; simples ou lisses quand ils n'offrent ni crénelures, ni dentelures, ni stries, etc.; striés lorsque des stries perpendiculaires se remarquent à leur surface : elles aboutissent ordinairement à une dentelure très-tîne; plissés, lorsqu'ils sont composés de plis qui se reçoivent réciproquement dans chaque valve; crénelés, quand ils présentent une dentelure intérieure, arrondie, comme dans quelques Arches; et dentés, toutes les fois que les bords sont armés de dents
pointues ou quadrangulaires, comme dans la JJucarde poruleuse, la Bucarde dentée et d'autres.
Au commencement de cet article, nous avons distingué, d'après la position que nous avons adoptée pour examiner la Coquille, les bords en antérieurs, postérieurs, inférieurs et supérieurs. Ces bords, excepté le supérieur, ne présentent rien qui n'ait été indiqué plus haut, lorsque nous avons parlé des divers accidents qui se remarquent à la surface extérieure des valves; mais le bord supérieur nous offre plusieurs choses qu'il est nécessaire de bien connaître; ce sont les crochets, le corselet et la lunule.
11 arrive pourtant que le corselet et la lunule sont quelquefois placés de manière à appartenir, l'un au bord antérieur, l'autre au bord postérieur, et cela dépend uniquement de la forme générale de la Coquille. C'est ainsi que lorsque la Coquille est longitudinale, ces parties sont placées sur les bords antérieur et postérieur, tandis qu'elles sont placées sur le bord supérieur, lorsque la Coquille est transversale.
Les crochets ou sommets sont ces protubérances coniques, plus ou moins recourbées l'une vers l'autre, et qui couronnent la charnière, c'est-à-dire qu'ils sont immédiatement au-dessus. Ils varient pour la forme. Ils sont nuls ou presque nuls, lorsqu'ils ne font pas ou presque pas de saillie venant se confondre dans le bord de la charnière , comme cela se voit dans les Solens Gaine, Silique, Sabre, ele.;. aplatis, lorsqu'à la place d'une saillie on observe une dépression remarquable; crochus, lorsqu'ils s'inclinent l'un vers l'autre, en se dirigeant vers l'axe perpendiculaire de la Coquille, comme dans les Pétoncles; recourbés, lorsqu'ils se dirigent vers la lunule. Cette direction est la plus ordinaire et la plus générale. 11 n'y a que quelques espèces, dans certains genres, où l'on remarque le contraire, et, dans ce cas seulement, le ligament semble être placé dans la lunule par sa position et le rapport de forme et de direction des bords de la Coquille. C'est ce qui a lieu dans quelques Donaces et dans presque toutes les Tellines qui présentent par là une exception à la règle générale, au moins pour les Coquilles régulières et Dimiaires. Ils sont cornus, lorsque, fortement prolongés, ils sont tournés en spirale plus ou moins régulière, comme dans la Cameunicornc et les Dicérates;a/jp!yé*, s'ils se touchent; écartés, si la distance qui les sépare est au moins d'une ligne; éloignés, si un plus graud espace les sépare, et recouverts, si celui d'une valve recouvre ou cache une partie de celui qui lui est opposé, comme cela a lieu dans la Bucarde Cœur de Vénus. Ils sont auriformes lorsque, peu saillants et tournés en spirale, ils sont appliqués sur le ventre de la Coquille ; volutes, quand ils offrent une spirale qui a plus d'un lour, comme les Isocardes; ridés, quand des côtes saillantes et onduleuses les garnissent, et rongés, toutes les fois que l'épiderme qui les recouvre ou une portion de leur test sont enlevés et cariés; ces deux circonstances s'observent presque exclusivement dans les Coquilles fluviatiles.
Le corselet. Bruguière sépara du corselet Vécusson qui, à ce qu'il semble, doit en faire partie, ainsi que les lèvres. La raison en est sensible , c'est que si l'on ùle
les lèvres ell'écusson du corselet, il ne restera rien ou presque rien de ce dernier dans le plus (jrand nombre des Coquilles. Nous dirons en conséquence que le corselet est toute la partie antérieure des crochets, dans laquelle s'insère leligamentlorsqu'il est extérieur. Nous ajouterons qu'il est nécessairement séparé en deux parties, la moitié se trouvant sur chaque valve. 11 varie dans la forme ; tantôt il est allongé, quehiuefois raccourci, d'autres fois lancéolé, éciissonné. 11 présente aussi des accidents qui lui sont communs avec ceux qui se remarquent ù la surface des valves. 11 est épineux, lameUeux, caréné, nu. 11 n'est i)as nécessaire d'expliquer ce que c'est qu'un corselelallongé, raccourci, épineux, lamelleux, caréné, nu. Ce que nous avons dit précédemment, suflSra pour faire apprécier ces mots à leur valeur. 11 nous reste à ajouter seulement qu'il est lancéolé, lorsque présentant la figure d'un ovale allongé, cet ovale se termine inférieurement par une pointe plus ou moins aiguë ; écussonné, lorsqu'il est séparé en deux parties par une ligne, ou par des stries ou par un changement de couleur. Cet écusson peut être canalicitlé, c'est-à-dire creusé en gouttière dans toute sa longueur, comme dans la Donace Méroc; litlnré, lorsqu'il présente des lignes colorées , semblables à des lettres mal écrites; et replié, quand le bord des lèvres est recourbé vers l'intérieur des valves.
On est convenu de nommer lècres les bords de la Coquille qui sont compris dans le corselet; ces lèvres ne devraient pas être distinguées du reste des bords. Elles en font une partie essentielle, et elles en présentent toutes les modifications et tous les accidents. On seul pourtant leur est particulier, c'est lorsque la lèvre d'une des deux valves étant plus avancée, elle recouvre l'autre dans toute sa longueur; elle est alors appuyée.
La lunule est d'ordinaire un eufoncement circonscrit par une ligne déprimée, qui se trouve au-dessous de la courbure des crochets. Ceux-ci se dirigeant presque toujours vers la lunule, chaque valve en présente la moitié. La lunule peut être lancéolée, ovale-obtongue, ovale, en. forme de croissant. Tous ces termes n'ont plus besoin d'exi)licatioii. Elle est aussi bordée, c'est-à-dire limitée par un bourrelet saillant; déniée, lorsqu'elle est circonscrite par des dents ou des crénelures; cordée, quand elle a la forme d'un cœur, et ouverte lors(iuc ses bords écartés présentent une ouverture ou un bâillement plus ou moins considérable, qui pénètre à l'intérieur des valves.
4" Les moyens d'union des valves sont de deux sortes : la charnière et le ligament.
La charnière est cette partie du bord supérieur qui est modifiée de plusieurs manières, pour assurer plus de solidité à l'articulation des valves. Les modifications de la charnière ont présenté des caractères faciles à saisir, pour établir des distinclinns génériques. On s'est fondé ou sur l'absence de dents, ou sur leur présence en plus ou moins grand nombre, pour dire qu'une charnière est édentée ou dentée; on a donné le nom de cardinales aux dents piincipales, qui la forment. Eu la considérant sous le rapjiort de sa foinie générale , on reconnaît qu'elle a le plus ordinairement celle du bord sujiérieur lui-même; ainsi elle ]ii.ul cire oudroite,
ou courbée, ou repliée, oa tron</uée. Lorsqu'elle est a«//M/e«sc, c'est qu'elle est en partie sur le bord supérieur et en partie sur le bord antérieur ou postérieur. La charnière est terminale lorsqu'elle est en dehors des crochets, comme dans les Limes, les Peignes, etc. Elle est calleuse lorsqu'à la place des dents on remarque un bourrelet arrondi et calleux, les Clycimères, par exemple. Les dents de la charnière sont ces parties saillantes, séparées par des intervalles ou fossettes. Les dents sont cardinales, lorsqu'elles sont placées vis-àvis le sommet des crochets. Une dent peut être unique sur cha(|ue valve , comme dans les Solens ; il peut y en avoir deux, et on nomme postérieure celle <|ui est du côté de la lunule ; et antérieure, celle du coté du corselet; s'il y en a trois, celle du milieu se nomme tnédiane; s'il y en a un plus grand nombre, on les nomme sériâtes. Lorsqu'elles sont placées le long de la lunule ou du corselet, en suivant la direction du bord, on dit qu'elles sont latérales. Ces dents latérales peuvent être au nombre de deux : une de chaque côté des dents cardinales, comme dans les Cyrènes, les Cyclades et les Tellines, ou bien il n'y en a qu'une, comme dans les Cyprines. Si nous dirigeons notre attention vers les formes, nous verrons des dents comprimées, comme si, étant molles , on les avait serrées entre les doigts : celle de la Mye en est un exemple; nous en trouverons de bifides, c'est-à-dire creusées à leur sommet par une petite gouttière; d'auriculées ou en cuilleron , lorsqu'elles présentent un aplatissement considérable et une cavité plus ou moins arrondie pour recevoir le ligament, comme dans les Lulraires et quelques .\natines ; en forme de V, lorsqu'une dent mince et presque lamellaire est pliée sous un angle aigu , comme dans les Mactres; lamelleuse, lorsque deux surfaces opposées sont plus étendues que toutes les autres dimensions; irréfjulière, lorsque sa saillie présente des enfoncements ou des élévations qui n'ont rien de constant dans leur position; divisée, lorsqu'une seule dent est divisée en plusieurs parties, comme celle de l'Ilyrie.
Si l'on place une valve sur son côté convexe, sur un plan horizontal, et que les dents de la charnière y soient implantées perpendiculairement, on dira qu'elles sont droites; elles seront obliques si elles forment un angle avec l'horizon, et horizontales lorsqu'elles seront parallèles au i)lan de l'horizon. Les dents sont divergentes quand, partant du sommet des crochets, elles se dirigent en rayonnant; elles soûl parallèles lorsqu'elles sont placées sur des lignes dont tous les points sont également distants; quelquefois les dents, au lieu d'être lisses, comme dans la plupart des Coquilles, sont striées ou sillonnées, comme dans quelques Mulettes, les Trigonics, les Plicatules; quelquefois elles sont courbées supérieurement, comme dans les Corbules; ouen forme de crochets , comme dans les Spondyles. Elles sont /i.vées lorsqu'elles relieunent en place les deux valves que l'on ne peut séparer sans les briser, comme dans les Térébratulcs. La lame perpendiculaire et saillante, qui coupe la cavité de la Coquille en deux parties inégales, qui sépare la cavité des crochets du reste, et sur laquelle se trouve la charnière, se nomme lame cardinale. Cette lame quelquefois n'existe pas, et la char-
niére repose sur le bord supéHeur, comme dans la Glyciraère.
Les fossettes sont les intervalles creux, qui séparent les dents de la charnière; elles sont destinées à recevoir les dents de la valve opposée. On consacre la même expression on celle de gouttière, à la fossette présentant plus particulièrement celte forme, lorsque la charnière est sans dents, et que les deux valves ne sont retenues que par un ligament inséré dans la fossette; lorsque cette fossette est unique, elle se nomme cardinale , comme dans le Marteau; s'il y en a plusieurs sur une même ligne, comme les Crénatules et les Pernes en donnent un exemple, on dit alors qu'elles sont sériâtes.
Le ligament est cette substance cornée , destinée ù réunir solidement les deux valves de la Coquille, et à les ouvrir pendant la vie de l'animal; quelle que soit sa position, il tend toujours à les ouvrir, parce qu'il est comprimé toutes les fois que les valves sont rapprochées; et, .comme il est formé d'une substance très-élastique, il tend constamment à reprendre le volume que la compression lui a fait perdre; il agit indépendamment de l'animal qui est dépourvu de muscles destinés à ouvrir la Coquille; il suffit qu'il ne contracte plus ceux qui la ferment pour que le ligament agisse par son élasticité, pour qu'il l'entrebâille autant qu'il est nécessaire aux fonctions de l'animal. Lorsque le ligament est extérieur, il est inséré à la partie supérieure ou moyenne du corselet; et alors on le voit dans toute sa longueur; il est extérieur enfoncé, lorsque les saillies, sur lesquelles il est ordinairement fixé, et que l'on nomme nymphes, sont enfoncées profondément sous les bords du corselet; il semblerait alors qu'il est interne, quoique réellement il soit externe ; cela se remarque danslaVenusZigzag.il est mién'eu/' lorsqu'il ne se voit pas du tout à l'extérieur; il est placé alors sur une partie de charnière, dans une fossette particulière destinée à son insertion, comme dans les Crassatelles, les Mactres, etc. ; il est interno-externe lorsque le même ligament s'aperçoit à l'extérieur et à l'intérieur des valves, comme dans les Huîtres, les Limes, etc.; il est double lorsqu'il y en a deux : l'un externe et l'autre interne, comme dans les Amphidesmes; il est multiple ou interrompu quand une série de cavités ou de fossettes, destinées à le recevoir, se montrent sur une même charnière, comme dans les Pernes, les Crénatules. Dans l'endroit où se terminent les nymphes inférieurement, on remarque un petit espace, une petite fente qui pénètre dans l'intérieur des valves : celte fente se nomme suture; et l'on dit que le ligament est tronqué lorsqu'il ne couvre pas la suture ; il est entier, au contraire, loisqu'il la recouvre entièrement; il est bâillant lorsque son extrémité inférieure est divisée en deux lames écartées; il est saillant toutes les fois qu'il se montre au-dessus des bords du corselet ; il est bombé quand il est fortement saillant et recourbé sur Iflimême, dans la Calathée, par exemple ; il est fourchii lorsqu'il se bifurque pour se prolonger sous la courbure des crochets, comme dans les Isocardes ; il est long lorsfju'il se prolonge sur tout le bord du corselet; il est court quand il n'en occupe qu'une petite étendue; il est plat ou étale toutes les fois qu'il est disposé
comme une toile collée derrière la charnière; comme dans les CucuUées, les Arches; il est »«or<7(««norsqu'il est situé le long du bord supérieur. Lorsque le ligament est interne, il a la forme de la fossette elle-même sur laquelle il est implanté; il est orale lorsque la fossette est ovale; il est trigone lorsqu'elle est tiiangulaire, et c'est la forme la plus ordinaire; elle se remarque dans les Peignes , la plupart des Huîtres, les Plagiostomes , les Gryphées, etc.
Avant de terminer ce qui a rapport aux Coquilles bivalves, nous ferons observer que dans les Coquilles qui ont une valve plus grande que l'autre (celles surtout qui sont fixées), on est convenu de nommer opercutaire la plus petite des deux, comme cela a lieu dans les Huîtres, les Cryphées, les Cames, etc. On est également convenu qu'en mettant la préposition sub devant la plupart des mots dont nous avons donné l'explication, cela remplacerait presque, ou une périphrase équivalente; ainsi, on dit d'une Coquille qu'elle est subovale, subcylindriqiie , etc., lorsqu'elle est plus allongée ou plus raccourcie qu'un ovale ordinaire , ou lorsqu'elle approche de la forme cylindrique; on dit, dans le même sens, que la surface extérieure est sublamelleuse , substriée, etc. Toutes les expressions analogues à celles-ci n'ont au reste nullement besoin d'explication; on doit les entendre au premier mot. Des Coquilles univalvcs.
Les Coquilles univalves ou formées d'une seule partie, le plus souvent tournée en spirale, sont distinguées, d'après l'habitation, en terrestres, ftuviatiles et marines. Les terrestres , dont les animaux vivent à l'air libre à la surface de la terre, ne se distinguent pas facilement des CotfuiUes fluviatiles et de certaines Coquilles marines. Elles sont pourtant généralement plus minces, ne présentent jamais d'épines, et très rarement des tubercules; elles ont d'ailleurs la bouche arrondie, jamais canaliculée, seulement quelquefois anguleuse. Les Coquilles univalves fluviatiles, c'est-à-dire dont les animaux vivent dans les eaux douces, tiennent, pour la forme, des Coquilles terrestres et des Coquilles marines. On les distingue néanmoins par leur épiderme qui est vert ou brun. Quelques-unes sont tuberculeuses; il en est parfois qui sont épineuses, et, à l'exception des Mélanopsides, aucune n'est échancrée à la base. Les Coquilles marines sont généralement épaisses; elles présentent souvent des bourrelets, des épines ou d'autres traces d'une organisation particulière ; le plus grand nomijre est canaliculé à la base. Au reste, ces différences ressortiront mieux lorsque nous aurons considéré toutes les parties constituantes des Coquilles; mais avant de passer outre, et pour qu'il n'y ait point d'équivoque relativement à la position des parties, nous indiquerons quelle position nous donnons à la Coquille pour l'examiner. Nous la supposerons toujours, avec Bruguière et Blainville, placée sur l'animal qui marche devant l'observateur, et nous nous figurerons qu'elle est placée entre six plans ; un inférieur et un suyérieur horizontaux; un antérieur, un postérieur et deux latéraux ; l'un de ceux-ci droit et l'autre gauche. Alors toutes les parties, dirigées dans l'un de ces plans, seront antérieures, postérieures, latérales, supérieures, inférieures. Si main-
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tenant, nous plaçons la Coquille sui l'animal entre ces plans, nous verrons que la partie antérieure est toute cette face où se montre l'ombilic, et que l'on nomme également la base; la partie postérieure correspondra au sommet de la spire; la face inférieure renfermera la bouche de la Coquille et cette portion de spire qui est au-dessus; la partie supérieure comprendra le dos de la Coquille et la partie de spire qui le surmonte; enfin, des deux faces latérales, la droite correspondra à la lèvre droite , et la gauche à la lèvre gauche de la Coquille.
Parmi les Coquilles univalves, on en trouve, et c'est le plus grand nombre, qui ont une cavité simple, continue , non interrompue par des cloisons ; on dit alors (lu'elles sont moiiothalames ou uniloculaires; elles sont au contraire polythalames ou multiloculaires lorsque cette cavité est divisée par un nombre variable de cloisons : les Nautiles, les Ammonites, etc. Lorsque les Coquilles multiloculaires présentent à l'extérieur des traces de leurs cloisons, et que ces traces sont plus ou moins ressemblantes aux sutures qui unissent les os des Mammifères, on dit qu'elles sont articulées. Une Coquille est canaliculée ou canalifère lorsque de la base ou face antérieure part un canal plus ou moins long, ordinairement droit ou légèrement llcxueux , comme dans les Fuseaux; elle est échancrée lorsque sa base, au lieu d'un canal, n'offre qu'une simple échancrure, comme dans les Pourpres, les Volutes, etc. Elle est rostiée lorsque le canal de la base se termine en un bec pointu, comme dans les Rostellaires. On nomme tjlobu- Leiise une Coquille arrondie sur presque tous ses points, comme la plupart des Hélices , l'Hélice des jardins , les Natices, les Tuibos, etc. On donne plus particulièrement le nom de convexes aux Coquilles dont l'ouverture est très-ample et très-évasée, comme dans quelques Patelles, des Calyptrées, etc. Si la surface extérieure de ces Coquilles est convexe, leur surface interne est concace; elle est orbiculaire lorsque la circonférence décrit un cercle, et qu'elle est d'ailleurs aplatie ; les Nummwlites, par exemple. Discoïde a la même signiticalion qu'orbiculaire; otalc se dit d'une Coquille dont l'ensemble ou la coupe présente cette forme; obloiu/iie, lorsque Povale est allongé; ovoïde, quand elle présente à peu près la forme d'un œuf; conique, lorsque sa forme est celle d'un cône plus ou moins aigu, comme les Troques, les Conilites, la plupart des Patelles; conoïde , lorsque sa forme approche de celle d'un cône ; en cône oblique, quand la Coquille est conique, et que, placée sur sa base horizontale, elle se dirige obliquement en se courbant, comme les Cabochons et quelques Patelles. Une Coquille est uncinée ou pointue lorsqu'ayant une large base, son sommet est aigu, comme dans les Cabochons, quelques Émarginules; elle est perforée quand le sommet est tronqué et remplacé par un trou , comme toutes les Fissurelles en donnent un exemple. Enroulée se dit des Coquilles dont le dernier tour enveloppe tous les autres, en faisant disparaître l'ombilic et souvent la spire, comme dans les Bulles, les Ovules, les Porcelaines, les Cônes ; parliellemenl enroulée, lorsque la Co(|uille est formée d'une simple lame courbée sur elle même seulement d'un côlé, comme dans la
BuUéc, la Dolabelle. Toutes les fols qu'une Coquille est enroulée de manière à laisser voir en saillie, au dehors, les différents tours de cet enroulement, on dit qu'elle est spirale ou à spire; elle est sans spire lorsque cet enroulement ne paraît point au dehors, comme dans la plupart des Bulles ; elle est partie en spirale quand elle a commencé à faire plusieurs tours de spire qui se terminent ensuite par une portion droite, comme dans la Liliiole.
Tu bu le use se M d'ime Coquille qui, ayant commencé sa spire régulièrement, se disjoint pour se terminer en tube plus ou moins régulier; le Vermet en est le seul exemple pour les Mollusques; quel(|ues Annélides présentent à peu près la même disposition; déprimée, aplatie, lorsque, ayant une large base, la spircde la Coquille se trouve très-courte, comme dans le Troque Éperon ou dans les Macrostomes, le Sigaret, l'Ualiothide, etc. Elle est droite lorsqu'élant placée sur sa base horizontale, elle s'élève perpendiculairement, comme la Bélemnite; elle esl arquée lorsque, placée delà même manière, elle s'élève en décrivant un arc de cercle, comme les Hippurites, les Orthocères, etc. Elle est anguleuse lorsque, sa base étant aplatie, elle forme avec la spire un angle aigu, comme dans les genres Imperator et Calcar de Montfort. Elle est carénée lorsque, sur le milieu de la spire, s'élève une côte saillante et aiguë. Souvent on a comparé la forme générale des Coquilles à des objets déjà connus. Aussi il y en a de clypéifornies, di'OHibrelli formes, d'auriformes, de cylindracées, de cylindriques, de fusiformes, de py ri for mes, de réni formes, de lenticulaires , de sphériques, de nariculaires, d'infundibuliformes. Ces expressions, qui s'appliquent à des comparaisons assez exactes, n'ont pas besoin d'explications; il nous suffira de donner un exemple de chacuned'elles : clypéiformes, les Parmophores; ombrelliformes, les Ombrelles elles-mêmes que l'on nomme vulgairement Parasols chinois; auriformes, les Oreilles de mer des anciens ou Haliothides; cylindracées, la plupart des Maillots; fusiformes, les Fuseaux; pyriformes, les Pyrules; réniformes, les Rénulines; lenticulaires, les Nummulites, les Placentules, etc. ; sphériques , les Mélonies ; naviculaires, les Argonautes; infundibuliformes, le Troque concave, vulgairement l'Entonnoir, et d'autres dont l'ombilic est largement ouvert, comme dans les Cadrans. Enfin on dit qu'une Coquille est turricutée quand la spire, formée d'un grand nombre de tours , s'élance en un cône allongé, comme les Cérites, les Turritelles, les Vis, etc. Turbinée se dit au contraire des Coquilles dont la spire est peu saillante et dont le dernier tour est presque enveloppant : les Cônes, les Olives, les Turbinelles, sont des Coquilles turhinées; on dit qu'elles sont o diaphragme lorsqu'une lame horizontale ou inclinée ferme une partie de l'ouverture de la Coquille, comme dans les NSvicelles, les Crépidules et ((uelques Calyptrées.
Si nous considérons les Coquilles sous le rapport de leur consistance, nous en trouverons de solides, et c'est le plus grand nombre. Ouelques-unes sont osseuses, c'est-à-dire qu'elles ont prescpie la structure et la fonc-^ lion d'un os, comme celle des Sèches : quelques autres" sont cartilagineuses ipiaiid elles ont la consistance des
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cartilages qui revêlent les surfaces articulaires desos des Mammifères, comme celle des Clios, des Limaciens, des Laplysies. Si on fait attention à la position qu'occupe la Coquille dans ses rapports avec l'animal, on ne peut en trouver que de trois sortes : d'exlernes, lorsqu'elles sont entièrement extérieures : celles-ci sont en très-grand nombre; d'intertio-externes , qui sont en partie internes et en partie externes , comme des Bulles, la Spirule ; enfin, elles sont internes lorsqu'elles sont entièrement cachées par les parties molles de l'animal, comme les Dolabelles, les Sigarets.
Toutes les dénominations dont nous venons de donner la signification, s'appliquent, comme on a dû le remarquer, d'abord à la forme générale ou d'ensemble de la Coquille univalve; ensuite à la consistance considérée également en général; enfin à sa position relative avec l'animal. 11 nous reste maintenant à donner celles qui sont relatives aux accidents indépendants de la forme, de la consistance et de la position, c'est-àdire celles qui ont rapport à ce que l'on remarque à la surface. On voit, par e.temple, des Coquilles dont on n'aperçoit pas toujours les couleurs, parce qu'elles sont cachées sous une enveloppe extérieure que l'on nomme épidémie, ou mieux drap marin, car ce n'est pas un véritable épiderme, comme on le verra à l'article Mollisqce. Il y en a, au contraire, qui sont constamment dépourvues de cette croûte extérieure et qui se montrent avec tout leur coloris : celles-là sont nues, comme les Porcelaines, les Olives, etc. On en voit également qui sont pourvues d'une partie accessoire que l'on nomme opercule , lequel a la forme de l'ouverture delà Coquille : il est destiné à la clore. Lorsque la Coquille présente cette partie, on la dit à opercule ou operculée, et sons opercule lorsqu'elle en est dépourvue. ^. Opercule. Ensuite, elles peuvent être noduleuses, lorsqu'elles présentent des aspérités arrondies sur une large base ; à côtes, lorsque des élévations ou protubérances, convexes ou aiguës, descendent en suivant l'axe de la Coquille ou dans le sens de l'axe : telles sont les Harpes; cerclées, quand les côtes partent de l'ombilic ou du bord gauche de la Coquille pour se rendre en forme de ceinture vers la lèvre droite où elles se terminent, comme dans les Tonnes, les Monoceros ou Licornes, etc. Lorsqu'une Coquille est épineuse, et que ces épines sont creuses, on la dit tubi/'ère, comme le Rocher tubifèrc en donne un exemple. Elle est ailée lorsque son bord droit se dilate largement, comme dans la plupart des Strombes et des Roslellaires. Elle est digitée quand ce même bord droit présente de longs appendices convexes, quelquefois noueux, en nombre variable, creusés en dessous en gouttière dans toute leur longueur, comme dans tous les Ptérocères. Ou dit qu'une Coquille est variqueuse lorsque sa spire offre des bourrelets plus ou moins réguliers dans leur position, et qui ne sont autre chose que les traces des accroissements successifs de la Coquille. Les varices sont régulières lorsqu'elles se montrent à des espaces toujours les mêmes, comme dans les Uochers; elles sont opposées quand il n'y en a que deux sur chaque tour , mais toujours éloignées de l'espace d'un demi-tour, comme dans les Ranelles : on dit alors que la Coquille
est bordés. Elles sont irrégulières lorsqu'elles sont disposées sans ordre, comme dans les Tritons, quelques Cérites, etc. Enfin, elles sont opposées lorsqu'il y en a une du côté opposé à l'ouverture de la Coquille, comme dans quelques Tritons et quelques Cérites, dans la Cérite Obélisque, par exemple. Les Coquilles univalves présentent souvent des accidents extérieurs semblables à ceux que l'on remarque à la surface des Coquilles bivalves. Ainsi on en trouve de lisses, tuberculeuses, épineuses, écailleuses, tuilées , lamelleuses , striées, sillonnées , rayonnées , etc. Comme ces expressions ne changent point de valeur en s'appliquant à des Coquilles d'une autre classe, nous renvoyons à ce que nous avons dit en parlant des Bivalves au commencement de cet article.
Avant de parler et de définir les parties constituantes de la Coquille , nous dirons ce que l'on doit entendre par les dimensions ou diamètres. En général, les dimensions d'un corps sont limitées par l'espace qu'il occupe, et peuvent être prises dans la longueur, la largeur et l'épaisseur ; ainsi l'on devra entendre par longueur de la-CoquilIe, l'étendue de son axe, pris depuis le sommet de la spire jusqu'à la base. La largeur sera prise à la partie la plus saillante du dernier tour, et l'épaisseur se mesurera à l'endroit le plus élevé du dernier tour, en supposant une ligne perpendiculaire qui traverse l'axe de la Coquille. On distingue dans une Coquille plusieurs portions, mais il y en a deux principales et plus essentielles à bien connaître : ce sont la base et la spire. Si l'on examine tout ce qui se remarque de particulier dans chacune d'elles, on aura une idée complète, en y ajoutant ce que nous avons déjà dit plus haut, de la terminologie des Coquilles. Nous diviserons donc la Coquille en base et en spire. Examinons d'abord la première de ces parties.
La base est la partie la plus saillante, opposée au sommet. Elle peut être tronquée, c'est-à-dire coupée et aplatie, comme dans les Troques. Elle est simple ou entière lorsqu'elle ne présente ni échancrure ni canal, comme dans les Natices. La base comprend : 1° l'ouverture ou la bouche qui répond quelquefois à la face inférieure de la Coquille ; 2o l'échancrure ; S» le canal ; 4» l'ombilic.
1" Voucerture ou la bouche de la Coquille est cette partie ouverte, variable dans sa forme et ses dimensions, par laquelle l'animal entre et sort de sa Coquille. L'ouverture prise dans sa forme en général est longitudinale, lorsqu'elle a plus de longueur que de largeur , et qu'elle est d'ailleurs parallèle à l'axe de la Coquille; transversale, au contraire, lorsqu'elle est plus large que longue, et dirigée parallèlement au sens de la largeur, comme dans les Hélices. Elle est triangulaire, quadrangulaire, en croissant ou lunulée, demi-ronde, arrondie, circulaire, anguleuse, lorsqu'elle a ou trois angles, la Janthine ; ou quatre angles, le Cadran; ou qu'elle a la forme de croissant, le Planorbe, le Nautile; en demi-cercle, les Nérites; presque circulaire, les Turbos; tout à fait circulaire, les Cyclostomes; ou avec des angles variables, les Troques, etc. L'ouverture est détachée quand elle est tout à fait libre, comme celle du Vermet, de quelques Scalaires. Elle est
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dentée ou grimaçanto, lorsqu'elle est deiitt^e sur tout son pourtour, comme celle de l'Anostomc, de quelques Auricules, des Clausilies ; renversée, quand, au lieu de se trouver dans le sens des autres tours, elle se dirige vers le sommet de la spire, comme l'Anostome en offre le seul exemple ; évasée, toutes les fois qu'elle est trèsample, comme celle des Macrostomes, Sigarcls, Haliothides. Stomate, Slomalclle; linéaire, lors((U'elle est plusieurs fois plus longue que large , comme dans les Cônes, les Olives, les Porcelaines; étroite se dit dans les mêmes circonstances; «(«Meuse, lorsqu'elle présente plusieurs écliancrurcs peu profondes et larges, comme dans la Strulhiolaire. Elle est oblique lorsque les bords sont coupés oblicpiement au plan de l'axe. L'ouverture est close ou /'ermée lorsqu'une cloison est placée sur les bords ou se fait apercevoir dans le fond. Cette cloison est le plus souvent lisse et concave : quelquefois elle est convexe, et d'autres fois elle est situieuse, enfoncée vers les bords, comme dans les Ammonites, etc. Elle présente en outre différents accidents : elle est fendue, comme dans les Spliinctérules de Montfort; percée, quand un ou plusieurs trous s'y remarquent. Lorsque ces trous aboutissent à un canal cylindrique, qui traverse toutes les cloisons , on dit que la Coquille est siplionculée. Le siphon peut être unique ou double; on n'en a jamais observé un plus grand nombre. 11 varie dans sa position; c'est ainsi qu'il est dorsal lorsqu'il est placé le long du dos de la Coquille , comme dans les Ammonites; il est martjinal lorsqu'il se trouve près d'un bord ; il est central lorsqu'il occupe à peu près le centre des cloisons; il est en entonnoir lorsqu'il s'évase en entiant dans chaque cloison ; enfin il est articulé quand chaque cloison présente une partie du siphon qui vient à la rencontre de son voisin, pour s'unir avec lui.
L'ouverture, considérée dans ses parties prises séparément , est composée de bords ou de lèvres que Draparnaud a nommés péristome. Ils se distinguent en droit et gauche ou columellaire; dans la position que nous avons assignée à la Coquille, le bord droit est à la droite de l'observateur, le bord gauche à sa gauche. Vus dans leur ensemble, les bords sont bimarginés ou formés de deux bords réunis; continus, lorsqu'ils n'offrent aucune interruption dans leur contour, comme ceux des Cyclostomes; désunis, lorsqu'ils sont séparés dans une portion de leur étendue, comme dans les Hélices; <raMc/ian<s, lorsqu'ils s'amincissent, comme ceux des Ombrelles; simples, lorsqu'ils n'offrent aucun accident particulier, comme dans les Planorbes, les Turbos, etc.; échancrés, quand, dans un point quelconque de leur circonférence, ils ont une ou plusieurs échancrures : les Fleurotomes; réfléchis, lors(|u'ils se renversent au dehors en forme d'entonnoir, pour s'appliquer sur un bourrelet ou sur la columelle; striés, crénelés, dentés, à gotillicre, lorsqu'ils présentent des slries ou des crénelures, ou des dents, ou des gouttières. Enfin ils sont sinués ou sinueux, quand on remarque dans leur contour des échancrures arrondies, peu profondes et larges; à bourrelet, lorsqu'un bourrelet plus ou moins prononcé les termine, comme dans quelques Cycloslomes; et renflés, toutes les fois que leur épaissis-
semcnt diminue l'ouverture, comme cela a lieu dans les Colombelles.
Tout ce que nous venons de dire sur les bords pris dans leur ensemble peut s'applii|uer particulièrement au bord droit de l'ouverture ù l'exception de ceci : bords désunis, bords continus, qui ne peuvent s'entendre que pour les bords pris en même temps. Nous n'avons rien à ajouter qui concerne particulièrement ce bord. Nous examinerons sur-le-champ ce qui a rapport au bord columellaire ou gauche, et à la columelle elle-même.
Le bord gauche ou columellaire n'existe pas toujours; les Volutes, par exemple, en sont dépourvues. Le plus souvent il est renversé et appliqué sur la région columellaire qu'il revêt dans sa longueur. Présentant cette disposition dans le plus grand nombre des cas, ce bord est mince et laisse quelquefois apercevoir les couleurs de la Coquille, comme celui du Casque pavé. Il est épais, comme dans quelques Nasses; répandu, lorsqu'il s'étend derrière la columelle, ou qu'il couvre la face inférieure de la Coquille, comme dans la Strulhiolaire, la Nasse Casquillon, la plupart des Casques. Il est calleux lorsqu'il se termine irrégulièrement par des éminences arrondies, comme dans les Natices. II est granuleux lorsqu'il est parsemé de grains élevés, comme dans le Cas<|ne granuleux; il est tuberculeux \nrsciue ces grains sont plus gros et plus irréguliers. Le bord gauche est libre ou relevé, lorsqu'il borde la Coquille du côté de la columelle, de manière à se mettre à la même bailleur que le bord droit, comme il arrive dans quchpies Fuseaux et dans presque tous les Rochers, el en général dans toutes les Coquilles dont les bords sont continus.
La columelle est cette partie du côté gauche, qui se voit dans l'intérieur et qui fait partie, ou mieux qui s'applique sur l'axe de la Coquille. Elle présente un grand nombre de modifications qui, généralement, présentent de bons caractères, soit pour former des genres, soit pour distinguer des espèces. Ces modifications sont les suivantes : lisse, lorsqu'elle ne présente d'aspérités d'aucun genre, comme dans les Fuseaux, les Pyrules, les Cônes; plissée, lorsqu'elle offre un ou plusieurs plis; ces plis sont distingués en obliques et en transversaux; dentée, quand les plis sont remplacés par des dénis sur une columelle ordinairement tranchante, comme dans les Nérites; calleuse, lorsqu'elle se termine par un bourrelet arrondi , souvent strié , comme dans les Ancillaires, les Olives; ridée, toutes les fois qu'elle présente des stries ou des sillons irréguliers et ployés sur eux-mêmes, comme dans plusieurs Casques; striée, lorsqu'elle offre une série de slries transversales et obliques, comme dans les Olives. La columelle esl aplatie, lorsqu'elle paraît avoir été comprimée dans toute sa longueur, comme celle des Planaxes. Elle est tranchante (|uand son bord libre s'amincit beaucoup dans toute sa longueur, comme celle des Nérites et des Néritines, surtout celle que l'on trouve dans la Seine; sepliforiiie, lorsqu'elle semble faire par sa saillie une cloison ou un diaphragme, comme dans les Navicellcs. Elle est droite lor.squ'elle suit la direction de l'axe de la Coquille, comme dans les Cônes; elle esl arquée, quand elle csl courbée en arc de cercle, comme dans le plus
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grand nombre des Pourpres et des Buccins; torse, loules les fois qu'elle parait comme tordue sur elle-même, comme celle du Cérite Télescope; oblique, lorsqu'elle prend une direction oblique à l'axe de la Coquille; elle est /roM^wée quand elle se termine brusquement, qu'elle est comme coupée transversalement avant d'avoir atteint la hauteur des bords, et ne se continue ni en échancrure, ni en canal, comme dans les Agathines; elle est atténuée ou pointue lorsque, d'abord élargie, elle se termine par une pointe plus ou moins aiguë; comme dans la Pyrule Figue et la plupart des Buccins; elle est saillante quand elle dépasse les bords de la Coquille antérieurement, comme celle des Pyramidelles. Il arrive quelquefois, mais cela est assez rare, que l'ombilic, au lieu d'être placé derrière la columelle, se trouve percé dans son intérieur; alors la columelle est perforée si l'ombilic est petit, comme dans les Pyramidelles, et ombiliqnée lorsque l'ombilic est largement ouvert, comme dans les Eburnes.
2» Véchancrure est cette sinuosité plus ou moins profonde, plus ou moins oblique, qui se voit à la base des Coquilles dites échancrées. Cette partie varie peu quant à la forme; mais il faut la distinguer du canal, ce qui n'est pas toujours facile lorsque le canal est trèscourt : aussi il arrive quelquefois que l'on serait porté à confondre des Coquilles canaliculées avec celles qui ne sont qu'échancrées. Pour ne point commettre d'erreur à cet égard, il suffit de se souvenir que le canal n'est presque jamais échancré. Nous observons des écbancrures profondes, comme celle de la plupart des Volutes; nous en voyons de superficielles , comme celle des Pourpres, des Mélauopsides ; nous en trouvons quelquefois qui sonl.6o>'(/ées, comme celles de la Nasse Casquillon, des Harpes, c'est-à-dire que leur contour est exactement suivi par un bourrelet.
3" Le canal est ce prolongement convexe en dessus, concave en dessous, qui se remarque à la base des Coquilles, nommées à cause de cela Canaliculées, et qui forme pour ainsi dire un appendice à l'axe de la Coquille; le canal offre quelques modifications qu'il est nécessaire de comprendre : il peut être très-court ou très-long, et présenter ensuite tous les intermédiaires; il est tronqué lorsqu'il se termine comme s'il avait été coupé transversalement; il est droit lorsque sa direction est parallèle à celle de l'axe; il est courbé quand il forme un ou plusieurs arcs de cercle; il est relevé ou ascendant lorsqu'il se courbe subitement vers le dos de la Coquille , comme dans les Cassidaires et les Casques; il est ouvert lorsque, dans toute sa longueur, on aperçoit sa concavité découverte; il est couvert lorsqu'une lame cacbe sa concavité sans la fermer tout à fait, comme dans la plupart des Rochers; enfin il est fermé lorsqu'il présente la forme d'un véritable tuyau, la lame qui couvre sa concavité se réunissant aux deux bords, comme dans le Rocher tubifère et dans les Coquilles de notre genre Trifore.
4» Vombilic est cette cavité que l'on remarque au centre de la l>ase de quelques Coquilles, et qui représente, comme le dit Bruguière, l'axe vide, autour duquel la spire tourne dans ses accroissements. Cet ombilic est simple, s'il ne présente ni dentelures, ni stries, ni
sillons, etc. Il est fendu lorsque la lèvre gauche ne l'a pas fermé entièrement, et qu'on n'aperçoit plus à la place qu'une petite fente, comme dans quelques Hélices, cl notamment dans l'Hélice Tignerone; il est canalicvlé lorsqu'il a dans son intérieur une gouttière spirale, comme dans les Cadrans; il est crénelé lorsqu'il est enlouré de granulations ou de crénelures serrées ; il est denté quand il présente près de son ouverture une ou plusieurs excroissances obtuses, ou que sa cavité est remplie de petites saillies dentiformes.
Tous les tours de spirale qui comi)osent la Coquille, pris dans leur ensemble, se nomment spire. La spire présente trois choses : les tours de spire, le sommet et les sutures. Avant d'en parler, il est bon de considérer la spire dans son eusemble ; et depuis l'aplatissement le plus complet, qui fait qu'une Coquille est discoïde, jusqu'au moment ofi tous les tours sont placés pour ainsi dire les uns au-dessus des autres, ce qui fait une Coquille turriculée, on trouve une suite d'intermédiaires qui font passer insensiblement d'une modification à sa voisine, pour lier les deux extrêmes; dansée cas la spire ne varie que du plus au moins ; aussi les mots qui expriment ces simples changements n'ont pas besoin de définitions. Nous passerons donc de suite aux autres modifications qu'elle présente. La spire est aiguë lorsque l'ensemble de ses tours présente la forme d'un angle très-aigu, comme en général toutes les Coquilles turriculées; elle est couronnée ({uawA tous les tours sont surmontés par un rang de tubercules plus ou moins saillants, comme dans le Cône Damier; en forme de fêle, lorsque tous les tours réunis offrent un renflement remarquable, comme dans le Rocher Scorpion. Presque tout ce que nous avons dit sur la Coquille considérée d'une manière générale, et sur tout ce qui a rapport aux accidents extérieurs, peut s'appliquer à la spire prise aussi en général; nous ne répéterons pas ici des définitions de mots qui ont la même signification, et qu'il est si facile, d'ailleurs, d'appliquer parfaitement à l'objet qui nous occupe; il nous suffira de les indiquer. Ainsi, la spire, commela Coquille, peut être ovale, oblongue, discoïde, conique, pyramidale, aplatie, cylindracée, turriculée, turbinée, enroulée, bombée, bossue, tubuleuse, anguleuse, carénée, droite, noueuse. On entend par tour de spire une des circonvolutions de la Coquille autour de la columelle ou de l'axe. On les compte en suivant la direction de l'axe, et en prenant pour un celui où est l'ouverture. Ici peuvent s'appliquer la plupart des expressions que nous avons indiquées, pour désigner en général les modifications extérieures; nous nous contenterons de les rappeler. Les tours de spire peuvent être lisses, noduleux, à côtes, cerclés, tubulifères, tuberculeux , épineux, écailleux, tuiles, variqueux, lamelleux, sillonnés, striés, rayonnes. Nous ajouterons que les tours de spire sont bifides quand ils sont séparés en deux parties à peu près égales par un sillon transversal et spiral comme la Coquille elle-même : telle est la Vis crénelée; ils sont canaliculés lorsque leur bord supérieur est creusé par une gouttière qui se prolonge jusqu'au sommet, comme dans le Cône Damier; ils sont à rampe lorsque leur bord supérieur, au lieu d'être creusé par une
Routliôrc, est plat, et ressemble à une rampe pratiquée autour (l'un tour, pour atteindre son sommet, comme dans le Fuseau en escalier; cordonnés. lorscpi'ils sont bordés par une côlc saillante, comme dans la Cérite cordonnéc. Les tours tournent à droite ou sont dextres, lorsque, comme cela arrive dans le plus grand nombre des cas, la Coquille présente la disposition de parties que nous avons indiquées plus baut ; les tours tournent à gaucbe ou sont gauches, lorsque le bord droit se place à la gauche de l'observateur, et que la columelle qui est à gaucbe se place à droite. Dans ce cas il y a une inversion totale dans la position des parties; mais comme ce n'est qu'une anomalie assez rare, on n'a pas établi de dénomination nouvelle pour l'exprimer. 11 y a des Coquilles qui, naturellement, tournent à gaucbe, et cela est constant dans une même espèce ; il y en a d'autres où ce n'est qu'accidentel : aussi il est peu de genres où l'on ait eu quelquefois à remarquer celte anomalie. Trois seulement, d'après Bruguière, sembleraient n'en avoir point encore fourni d'exemple, et ce sont, parmi les Coquilles enroulées, les Cônes, les Porcelaines et les Bulles.
Linné a nommé sutures les points de contact des tours de spire ou la ligne spirale, qui marque la limite d'un tour à son voisin, et l'endroit où ces tours sont liés entre eux. Les sutures sont canaliciilées lorsqu'elles sont placées au fond d'un pelitcanalqui les suit, comme dans les Olives; elles sont saillantes lorsqu'elles sont marquées par un bourrelet, une côte ou une carène. Elles sont effacées lorsque l'union d'un tour à son voisin est si intime qu'on a peine à l'apercevoir, comme dans les Ancillaires ; elles sont doiMes lorsqu'un sillon qui leur ressemble est placé au-dessus d'elles, et les suit le long de la spire. Il est d'autres particularités qu'elles présentent, mais qu'il suffit d'indiquer : il y en a de crénelées, d'obtuses, à'onduleiises, d'enfoncées.
11 est facile de comprendre que le sommet est la partie supérieure la plus saillante de la spire et la plus opposée à la base. Le sommet, qui dans le plus grand nombre des Coquilles n'est <|u'un point, ne présente qu'un petit nombre de modifications qui lui soient particulières. On en remarque pourtant qui sont pointus ou acuminés, et c'est pour la plupart des Coquilles; d'autres sont tronqués ou décollés, lorsque cette partie de spire, abandonnée par l'animal, est cassée, soit par lui-même ou par accident, et qu'il répare la cassure en la fermant complètement, comme dans le Bulime décollé et d'autres ; quelquefois il est mamelonné, c'est-à-dire qu'il est obtus et demi-spbérique, comme dans la Volute Couronne d'Étbiopie et d'autres du même genre; carié, quand la pointe est dépouillée de son épiderme, et que le lest lui-même est rongé d'une manière analogue aux crocbets des bivalves d'eau douce. Cette particularité ne se remarque que dans les Coquilles Huviatiles. Le sommet ne peut être enveloppé, enfoncé ou ombiliqué que lorsque la Coquille, élant enroulée, porte la spire très-près des bords, et peut être couverle ou enveloppée parla matière calcaire que l'animal dépose au dehors, comme dans la plupart des Porcelaines ; il est entouré lorsque, dans le même cas, il offre une dépression sans être caché tout à fait; enfin
il est ombiliqué, ou plutôt il n'existe pas, lorsqu'il est remplacé par un enfoncement semblable à celui de l'ombilic, comme on le remarque dans quelques Bulles, et notamment dans la Bulle .\mpoulc et la Bulle cylindrique.
Le mot Coquille, que Deshayes vient de traiter dans ses généralités, est quebpiefois devenu spécifique quand il est accompagné de quelque épithète ; par exemple :
Coquille des peintres. Ce nom vulgaire s'applique ordinairement à V Unio pictorum qui se trouve abondamment dans nos rivières, et (|ucl(|uefois à de véritables Moules marines, dont les Coquilles servent aussi à recueillir des couleur.s préparées pour la peinture.
CoQL'iLLE DE PiiARAort. C'est encore un nom appliqué à une Coquille qui en a déjà reçu plusieurs, et qui n'est autre que le Monodontc vulgairement nommé Bouton de Camisole, y. ce mot.
Coquille de Saikt-Jacqbes. On donne vulgairement ce nom à toutes les Coquilles du genre Peigne, qui. comme on le sait, étaient portées autrefois en colliers parles pèlerins; mais les marchands appliquent plus particulièrement ce nom au Pectenjacobams.
COOl'ILLE. BOT. Synonyme vulgaire de Valérianelle.
COOUILLE D'OR.l^s. r. Adèle.
COQUILLÈRE et COOUILLERS. bot. Noms donnés par Paulet à des familles de Champignons.
COQUINKO. BOT. Synonyme de Coco des Maldives.
COQUIOULE. BOT. Syn. vulgaire d'Âvena fatua et de FeslHca ovina.
CORACA. POIS. Syn. vulgaire de Sciœna Umbra.
CORACAS. OIS. L'un des synonymes vulgaires de Corbeau mantelé.
CORACES. OIS. Famille de la méthode de Vieillot, qui renferme les genres Corbeau, Cassican, Casse-Noix, Rolliers, etc.
CORACIAS. OIS. Nom scientifique, imposé par Linné au genre qui comprend les Rolliers. F. ce mot. Vieillot, d'après Brisson, a francisé ce nom et l'a appliqué à un genre qui n'est encore composé que de trois ou quatre espèces, dont la principale forme le type de notre genre Pyrrhocorax.
CORACINE. Coracina. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec gros, robuste, dur, anguleux, convexe en dessus, voûté, fléchi vers la pointe qui est comprimée et ordinairement échancrée, un peu déprimé à la base qui est garnie de poils roides et courts; mandibule inférieure droite, aplatie en dessous; narines placées à la base du bec, arrondies, ouvertes en devant, fermées en arrière par une membrane quelquefois emplumée ; pieds forts et même robustes; quatre doigts ; trois antérieurs, presque égaux et plus longs que le tarse, l'externe uni à l'intermédiaire jusqu'à la première articulation, l'interne soudé à la base; ailes assez longues ; les deux premières rémiges plus courtes que les troisième, quatrième et cinquième. Vieillot, créateur de ce genre, l'a composé de neuf ou dix espèces , dont la plupart avaient précédemment été confondues parmi les Corbeaux. Temminck, en retravaillant ce genre , en a séparé diverses espèces qu'il a réunies aux Échcnilleurs de Cuvier; en revanche, il y en a ajouté d'aulres que Vieillot avait laissées dans ses
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Cotingas, ainsi que celle dont il a formé son genre Piaiiliau. Celle nouvelle composilion, qui nous a paru plus naturelle, est celle que nous donnons ici. Les mœurs de ces Oiseaux , que l'on assure être farouches , sont encore peu connues. Le Brésil, dont presque toutes les Coracines sont originaires, étant en ce moment exploré par des naturalistes très-versés dans les différentes parties des sciences nalurelles, il est à espérer que bientôt leurs recherches nous expliqueront plusieurs points encore trop obscurs de l'histoire de ces Oiseaux.
CoR\ci]VE CENDRÉE. Ampelis C(«ereaj Vieill.,Levaill., Ois. rares, pi. 44. Parties supérieures d'un gris cendré; les inférieures d'une teinte plus claire ; rémiges et rectiices brunâtres; bec et pieds noirâtres. Taille, neuf pouces environ. Amérique méridionale.
CoRACiNE CÉïHALopTÈRE. Coracina Cephalopteia , Vieill.; Ceplialopterus ornahts, Geoffroy, Annal, du R]us.,v. pi. 13. Tout le plumage d'un noir luisant, irisé; tèle garnie d'un bouquet de plumes flottantes et en parlie décomposées, noires et blanches, qui retombent en panache sur le bec et l'occiput; un appendice membraneux sous la gorge, garni de plumes allongées qui, se réunissant en faisceaux, laissent à découvert une partie de la peau du cou dont la couleur est bleue. Taille, treize pouces. Brésil.
CoRACiNE CHAUVE. Coracitia gymnocephala, Vieill.; Corvus calvus, Lath., Levaill., Oiseaux rares et nouveaux, pi. 49. Parties supérieures d'un roux brunâtre; les inférieures un peu plus pâles ; sommet de !a tèle dégarni de plumes; petites lectrices alaires rousses; les moyennes blanches, les grandes noirâtres; rémiges noires, bordées de gris; rectrices noires, ainsi que le bec et les pieds; les jeunes ont la tête emplumée, grise, poinlillée de blanchâtre. Taille, treize pouces. Guiane.
CoRACiivE Choucari. Coiaciiia Papuensis, Vieill.
y. ÉCflEIVILLElIR ChOCCARI.
CoRACiNE coo-NC. Covacina gymnodera, Vieill.; Gracula fœtida, Gmel.; Corvus nudus, Lath., Levaill., Oiseaux rares et nouveaux, pi. 45. Plumage noir, avec des reflets bleuâtres sur la queue et les lectrices alaires, qui sont ainsi que le bord extérieur des rémiges d'un gris bleuâtre; une grande partie du cou dénuée de plumes; un espace nu, jaunâtre au-dessous de l'œil; bec blanchâtre, noir à l'extrémité ; iris rougeâlre ; pieds noirs. Taille, seize pouces. Guiane.
CoRACiPiE A FRoîiT BLANC Coraciiia albifrotis, Vieill.; Corvus pacificiis, Lath. Parties supérieures d'un gris cendré; les inférieures d'un gris rougeâlre; front blanc; sommet de la tête noir, ainsi que les rémiges et les rectrices qui, en outre, sont terminées de blanchâtre; gorge blanche; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces. Iles de la mer du Sud.
CoRAciNE iGNiTE. Coracltia scutatajTem. pi. col. 40 ; Coracitia rubricoUis, Vieill.; Coracias scutata, Lalh. . Tout le plumage noir, à l'exception d'un plastron rougevif, qui s'étend depuis le haut de la gorge jusque bien avant sur la poilrine; bec jaunâtre; iris et pieds d'un gris bleuâtre. Taille, quinze pouces. La femelle a les couleurs rouges plus ternes et moins tranchées sur le fond noir. Elle a le bec brun. Brésil.
CORAClNE GYMÎiOCÉPIlALE. f . CORAClNE CHAUVE.
CORACINE GÏMNODÈRE. A'. CORACINE COC-NU.
CoHACiNE Kailora. Corocitia tiielanops , Vieill.; Corvus melanops, Lath. F. ÉcHEnaiEUR Kailora.
CORACINE ORNÉE. V. CORACINE CÉPHALOPTÈRE.
Coracine Piauhau. Qiteriila rubricoUis , Vieill. ; Muscicapa rubricoUis, Lath., Buff., pi. enl. 381. Tout le plumage noir, à l'exception d'un large hausse-col pourpre, qui couvre presque toute la gorge; bec et pieds noirs ; iris brun. Taille, onze pouces. La femelle est entièrement noire. Guiane.
Coracine ponceau. Jmpelis militaris,yit\\\.\ Coracias militaris, Lath., Levaill. Parties supérieures d'un beau rouge, un peu plus pâle sur les parties inférieures ; tête et partie du cou ornées de plumes longues et effilées; bec cramoisi, entouré à sa base de soies roides cl de petites plumes qui cachent les narines; pieds gris. Taille, quinze pouces. La femelle est un peu plus petite; elle a les parties supérieures d'un cendré brunâtre, les rémiges brunes, les parties inférieures blanchâtres et la huppe plus courte. Guiane.
Coracine a ventre raté. Coracina fasciata, Vieill.; Corcus Novœ-Guineœ, Lath. A^.Échenilleur aventre rayé.
CORACINO. POIS. Même chose que Corassin. CORACITES. MOLL. Foss. Mot que l'on employait autrefois pour désigner les Bélemnites qui, par leur séjour dans un calcaire noir, avaient acquis cette couleur.
CORAIL. CoraUium. polyp. Genre qui termine l'ordre des Gorgoniées, dans la section des Polyjiiers corticifères, la dernière des flexibles ou non entièrement pierreux. Caractères : Polypier dendroïdc,- inarticulé, ayant l'axe pierreux, plein, solide, strié à sa surface, et susceptible de prendre un beau poli, recouvert par une écorce charnue, adhérente à l'a.xe au moyen d'une membrane intermédiaire très-mince, invisible dans l'état sec; cette écorce devient crétacée et friable par la dessiccation. Le genre Corail diffère des autres Gorgoniées par la substance de l'axe, d'une nature tellement particulière que les auteurs ont classé ce genre, tantôt parmi les Madrépores, tantôt parmi les Isis, quelquefois parmi les Gorgones.
Le Corail ROUGE, CoraUium iitbnuii, Lamk.;Lamx., Genr. Polyp., p. 37, t. 13, f. 3, 14. Cette seule espèce du genre CoraUium était connue dès la plus haule antiquité, et les Grecs, en la nommant Korallion, nom composé de deux mots qui signifient^'orHe la mer. ne l'avaient appelée ainsi que parce qu'elle était pour eux la plus élégante production de l'empire de Neptune. Malgré cette antiquité, les nombreux auteurs qui ont écrit sur le Corail, ont ignoré longtemps la véritable nature de cette belle substance. Théophraste en fait mention comme d'une Pierre précieuse. Pline en parle dans son Histoire naturelle, et désigne les lieux d'où le retiraient les pêcheurs; il fait connaître les propriétés médicinales qu'on lui attribuait, ainsi que l'usage qu'on en faisait comme objet de luxe. De son temps, les Indiensavaient, pour les grains de Corail, la mèmepassion que les Européens ont eue depuis pour les Perles. Les aruspices et les devins considéraient ces grains comme des amulettes, et les portaient comme un objet d'ornement agréable aux dieux; les Gaulois ornaient les
boucliers, les glaives et les casques de celte production brillante; les Romains en plaçaient sur le berceau des nouveau-nés pour les préserver des maladies si danf;ereuses de l'enfance, et les médecins prescrivaient diverses préparations de Corail aux malades attaqués de fièvres, d'insomnies, de crachement de sang, d'ophtlialraies, d'ulcères, etc. Enfin Orphée, dans ses chants, a vanté le Corail, et Ovide, dans ses Métamorphoses, compare à ce Polypier les corps qui durcissent avec le temps ou par le contact de l'air. Tournefort, le père de la botanique française, à qui son enthousiasme pour les plantes faisait regarder presque toute la nature comme appartenant au règne végétal, et aux yeux duquel les Pierres même végétaient, Tournefort figura le Corail dans ses Institutions comme une plante de la mer. Marsigli, imbu des principes du botaniste français, découvrant les Polypes du Corail, les décrivit comme des fleurs dont la corolle, composée de huit pétales ciliés, s'épanouissait sur des branches dépourvues de feuilles, et dont la couleur blanche était relevée par le rouge éclatant du rameau sur lequel cette fleur singulière se trouvait fixée. Enfin les travaux de Peyssonnel, Kéaumur, Bernard de Jussieu, Donati, EUis, en. éclairant cette partie de la science, fixèrent définitivement la nature du Corail, et sa place parmi les Polypiers; ils le firent considérer comme un des premiers échelons de l'organisation animale. Linné classa le Corail dans les Madrépores, sous le nom de Madrepora rubra. Pallas confondit le Corail avec les Isis, et l'appela Isis nobilis. Solander et Gmelin, ne reconnaissant pas, dans ce Polypier, les caractères qui distinguent les Isis, crurent y trouver ceux des Gorgones, et le placèrent dans ce genre : le premier sous le nom de Gorgonia pretiosa, et le second sous celui de Goiyonia nobilis. Enfin, Lamarck a fait du Corail un genre particulier sous le nom de Cotallium. Le Corail est un Polypier qui ressemble parfaitement, mais en petit, à un arbre dépourvu de feuilles et de rameaux , n'ayant que le tronc et les branches. Il est fixé aux rochers par un large empâtement, et s'élève tout au plus à trois décimètres (environ un pied). 11 est composé d'un axe calcaire et d'une écorce gélalino-crélacée. L'axe égale le Marbre en dureté, même au fond de la mer; et c'est par un préjugé fondé sur l'ignorance que l'on a cru longtemps, et que le vulgaire croit encore qu'il durcissait à l'air. Cet axe est formé de couches concentriques, faciles à apercevoir par la calcination ; sa surface est plus ou moins striée; les stries sont parallèles et inégales en profondeur. Un corps réticulaire, formé de petites membranes, de nombreux vaisseaux et de glandes remplies d'un suc laiteux, semble lier l'écorce à l'axe; ce corps réliculairc se trouve dans tous les Polypiers corlicifères ; l'écorce, d'une couleur moins foncée, d'une substance molle, est formée de petites membranes et de petits filaments très-déliés; elle est traversée par des tubes on des vaisseaux, et couverte de tubercules épars, clairsemés, à large base, dont le sommet est terminé par une ouverture divisée en huit parties. Dans l'inférieur existe une cavité dans laipielle se relire un Polypier blanc, presque diaphane et mou ; elle renferme les organes destinés aux fonctions vitales de l'animal.
Sa bouche est entourée de huit tentacules coniques, légèrement comprimés et ciliés sur leurs bords. Celte courte description est extraite de celle que Uonati a donnée dans SCS ouvrages; elle ne laisse rien à désirer sous le rapport de l'exactitude, et prouve que le Polype du Corail possède une organisation analogue à celle de l'.Ucyon lobé; organisation qui doit exister plus ou moins développée dans tous les Polypiers corlicifères. Le précieux Polypier qui fait le sujet de cet article, croit dans différentes parties de la Méditerranée et dans la mer Rouge. Quelques auteurs ont cru qu'il ne s'attachait jamais qu'aux voûtes des grottes sous-marines, et que ses extrémités étaient toujours tournées vers le centre du globe. C'est une erreur qui a été reconnue ; l'on s'est assuré que le Corail se dirigeait dans tous les sens, et que chaque tronc était perpendiculaire an i)lan sur lequel il avait pris naissance. Il se trouve à différentes profondeurs dans le sein des eaux, et malgré la densité du milieu dans lequel il existe, toutes les expositions ne lui conviennent pas. Sur les cotes de France il couvre les roches exposées au midi; il est rare sur celles du levant ou de l'ouest; celles qui sont inclinées vers le nord en sont toujours dépourvues. On ne le voit jamais au-dessus de trois mètres de profondeur, ni au-dessous de trois cents. Dans le détroit de Messine, c'est du côté de l'orient que se plait le Corail ; le midi en présente peu ; les roches du nord et de l'ouest sont privées de ce beau Polypier. On le pèche à une profondeur qui varie de cent à deux cents mètres. Dans ce détroit, que les chants d'Homère et de Virgile ont immortalisé, les eaux, étant frappées par des rayons solaires plus perpendiculaires que sur les côtes de France, sont pénétrées par la chaleur à une plus grande dislance, et le Corail se trouve encore ù plus de trois cents mètres; mais alors sa qualité ne compense pas la peine, les risques et les nombreuses difficultés que présente cette pèche. Sur les côtes de l'Afrique septentrionale, les corailleurs ne commencent à le chercher qu'à trente ou (piarante mètres de profondeur, et à une distance de trois à quatre lieues de la terre; ils l'abandonnent lorsqu'ils arrivent à deux cent cinquante ou trois cents mètres. L'influence de la lumière parait agir d'une manière très-énergii|ue sur la croissance du Corail. Un pied de celte production animale, pour acquérir une grandeur déterminée, a besoin de huit ans dans une eau profonde de trois à dix brasses, de dix ans si l'eau a de dix à quinze brasses de profondeur, de vingt-cin(i à trente ans à une distance de cent brasses de la surface, et de quarante ans au moins à celle de cent cinquante.
Le Corail des côtes de France, mieux choisi peut-être que celui des autres pays, passe itonr avoir la couleur la plus vive et la plus éclatante; celui d'Italie rivalise de beauté avec ce dernier; sur les côtes de Barbarie, le Corail a plus de grosseur; mais la nuance dont il est coloré est moins vive et moins brillante. On dislingue dans le commerce juscprà quinze variétés de Corail, qui, ù raison de la beauté de leurs couleurs, portent les noms de Corail écume de sang. Corail fleur de sang. Corail premier, second, troisième sang, etc. Aucun n'est plus en usage en médecine, si ce n'est comme
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absorbant: on s'en sert comme dentifrice, après lui avoir fait subir diverses préparations, qui diffèrent trèspeu les unes des autres; elles consistent presque toutes à le réduire en poudre impalpable et à le confectionner en opiat. Si les médecins ont banni le Corail de leurs ordonnances, la mode capricieuse s'en est emparée de nouveau, el semble, depuis plusieurs années, s'être fixée pour employer cette brillante matière à une foule d'objets qui en ont considérablement augmenté le prix. Les diadèmes, les peignes qui ornent, relèvent ou retiennent d'une manière si élégante les cheveux des jeunes personnes, sont garnis de grains de Corail, unis ou taillés à facettes. Les colliers et les bracelets en sont quelquefois entièrement composés. L'Asie el l'.ifrique reclierchent toujours celte substance avec la même passion que du temps de Pline, el l'emploient aux mêmes usages. Maintenant encore le bramine et le faquir indiens s'en servent pour compter leurs prières. L'infatigable Bédouin, le dévot HJusulman, le corsaire d'Alger, croiraient livrer au mauvais génie le corps de l'être chéri qu'on dépose dans la tombe, s'il n'était accompagné d'un chapelet de grains de Corail. Celte riche production orne toujours le poignard de l'Asiatique efféminé, fait ressortir la blancheur de l'esclave de Circassie ou l'ébène de la noire Africaine; elle embellit la souple bayadère, el donne de l'éclat à la couleur olivâtre de son teint.
Le Corail pâlit; il devient quelquefois blanc et poreux, lorsqu'il est porté sur la peau dans un lieu très-chaud. Quelle que soit sa densité, quelque belle, quelque foncée que soit sa couleur, elle se détruit par la transpiration de certaines personnes.
C'est par erreur que l'on indique le Corail dans les différentes mers des pays chauds ; le commerce le transporte dans tous les climats, chez tous les peuples; mais c'est dans la Méditerranée seulement que croit et se développe le plus précieux de tous les Polypiers.
L'on appelait anciennement Corail blanc, dans les pharmacies, des rameaux d'Oculines ou de Caryophyllies, et Corail noir, les Aniipathes.
COKAIL. bot. On a étendu ce nom à plusieurs plantes dont la couleur de certaines parties, ou dont la forme rappelail le Corail rouge; ainsi l'on a appelé:
Corail des jardins, VEr/thrina CoraUodendion et le Capsictim annuum.
Petit Corail, le Buisson ardent, Mespilus Pfracantha, L.
Corail terrestre, la plupart des Cénomyces, el particulièrement le Lichen rangiferinus, L.
CORAIL FOSSILE. POLYP. Les oryctographes donnent souvent ce nom aux Polypiers fossiles rameux. Le véritable Corail n'a pas encore été trouvé fossile dans la nature,
CORALLACHATES. HiN. Agathes couleur de Corail, ou jiarsemées de points el de taches qui ont l'apparence de l'or.
CORALLAIRES. polyp. Blainville a donné ce nom à i un ordre de Polypiers, dans lequel il réunit les genres j Corail, Isis el Gorgone. Il lui donne pour caractères d'avoir des Polypes à huit tentacules penniformes S la bouche, communiquant entre eux en plus ou moins I ô dict, des sciences nat.
grand nombre, au moyen d'une pulpe charnue, contractile, entourant un axe central , calcaire ou corné, plein ou articulé, formant un Polypier phytoide, fixé aux corps sous-marins par un empalement de sa base. CORALLARIA. bot. Synonyme d'JUenanthem.
CORALLE. Corallus. rept. Daudin a établi sous ce nom , el aux dépens des Boas, un genre auquel il a assigné pour caraclères : un corps cylindrique; une queue courte; des écailles nombreuses sur la lètc, le corps et la queue; des rangées de doubles plaques sous le cou; des plaques entières sous le ventre et sous la queue. La seule espèce de Coralle, mentionnée par le fondateur du genre, est le Boa Merremii de Schneider, qu'on suppose être un Serpent américain, non venimeux.
COUALLIGÈNES-SCYTALES. polyp. Nom que l'on a donné aux Polypes des Coraux.
CORALLINAIRES. polyp. Blainville appelle ainsi la seconde division de la deuxième classe de son troisième sousrègne, appelé Hétéromorphes ou Agastrozoaires; il y place comme en dehors du règne animal les Corallines où il n'a pu découvrir d'habitanls, et que R. Brown réclame, selon lui, dans le domaine de la botanique.
CORALLINE. MOLL. Synonyme vulgaire de Pecten sangtiineus.
CORALLINE. CoraUitm. TOL\r. Genre deCorallinées, dans la division des Polypiers flexibles. Caractères : Polypier phytoide, articulé, rameux, Iricholome; axe entièrement composé de fibres cornées ; écorce crétacée, cellulaire; cellules invisibles à l'œil nu. Les Polypiers auxquels nous conservons le nom générique de Corallines varient peu, et offrent toujours des tiges articulées , plus ou moins comprimées , plus ou moins rameuses et trichotomes. Leurs couleurs, lorsqu'elles sont fraîches, sont en général rougeàtres ou purpurines. Exposées peu de temps à l'action de l'air, de la lumière et de l'humidité, elles présentent une grande quantité de nuances plus éclatantes les unes que les autres. Depuis le rose tendre et vif jusqu'au brun terne ou verdàtre, on observe des gradations infinies; toutes deviennent blanches assez promptement par l'aclion des fluides atmosphériques. Les Corallines se trouvent à toutes les latitudes, à toutes les profondeurs, et sur les côtes des cinq parties du monde. On observe cependant que, dans les mers équatoriales, elles sont plus grandes, plus brillamment colorées, et d'une forme plus singulière ou plus élégante. Fixées ordinairement sur les rochers ou d'aulres corps durs, presque immobiles, elles y bravent l'action des vagues, et sont bien rarement jetées sur les rivages. Deux ou trois espèces seulement sont parasites sur les Thalassiophytes, tandis que la presque totalité des Janies ne croissent ou ne se développent que sur ces végétaux. La grandeur des Corallines varie peu ; elle dépasse rarement un décimètre; en général elle est plus petite. Les anciens faisaient un grand usage de la Coralline ofiîcinale comme un puissant anthelmintique et un absorbant. Au commencement du dix-huitième siècle, l'usage de ce Polypier était presque tombé en désuétude; depuis il a été remis en vogue par la réputation que s'est acquise le
Uiijurtina fJelininlochoiton (f'ucun Heliin'iitochor- j ton niict.). vulgairement appelé Mousse de Corse, et dont les propriélés paraissent de même nature. La j Coralline officinale est constamment mêlée avec une foule de productions marines, polypeuses ou végétales, qui n'allèrent en aucune manière son action sur l'éco- , nomic animale, et il en est de même de la Mousse de j Corse , dans laquelle Lamx. a reconnu plus de cent cin(|uante espèces de productions marines de tout genre. | Bouvier de Marseille a donné une très-bonne analyse de la coralline officinale, telle qu'elle existe chez les pharmaciens et dans les collections. Il l'a trouvée composée, sur mille parties, de : Sel marin, 10; Gélatine, OG; Albumine. G4; Sulfate de Chaux, 19; Silice, 7 ; Fer, 2; Phosphate de Chaux, 3; Magnésie, 23; Chaux, 418; Acide carbonique combiné avec la Chaux, l'JG; idem avec la Magnésie, 51; Eau 141. Total, 1.000. (Annal, de Chimie, T. viii, p. 308 à 317.) Cette analyse ne diffère pas cssenliellement de celle de la Mousse de Corse, publiée par le même auteur; cependant on ne doit rien en conclure, parce qu'elles ont été faites sur des Polypiers dont l'espèce n'est pas bien certaine, et qui étaient dépouillés par la dessiccation, le froissement, l'exposition à l'air, à la- lumière, à l'humidité, et peut-être encore par les lavages de beaucoup de substances animales, dissoUibles ou friables. 11 est probable qu'une analyse faite sur le Polypier en bon état, au sortir de la mer, et dont les Polypes seraient encore vivants, différerait beaucoup de celle de Bouvier qui n'a opéré que sur un squelette dépouillé de toutes les parties animales.
CoRAinNEOFFiciiiALE. Co)oW«a officinalis, L., Cm., Sx»t. iVai. xin, f. 1, p. 3858, n" 2; Lamx. Hist. Polyp., p. 283, n» 414. Aucune Coralline ne varie autant que l'officinale; elle est, dans ce genre, ce que sont le Fucus vésiculeuxetleCliondrus polymorphe, parmi lesUydrophyles. 11 est impossible de décrire ces nombreuses variétés à cause des nuances insensibles qui les lient entre elles. Néanmoins il serait possible de distinguer quelques espèces confondues avec l'Officinale, si l'on trouvait des mots pour exprimer de légères différences dans les caractères, mais constantes et indépendantes de l'influence des positions, elc.
Coralline de Cuvier. Coiallina Cuvieri, Lamx. Genr. Polyp., p. 24, t. 59, fig. 13-14. Elle est trèsrameuse, à rameaux bipinnés, avec des divisions planes, partant de chaque article, et comme imbriquées entr'elles. Les articulations sont presque globuleuses dans les tiges, comprimées dans les rameaux et les divisions, cylindriques dans les pinnules. Des ovaires ovoïdes ou globuleux terminent quelquefois ces dernières. Cette belle espèce habite les côtes de l'Australasie.
Coralline grêle. Corallina gracUis, Lamx., Hist. Polyp., p. 288, n» 425, pi. 10, f. 1 , a , b. Elle est remarquable par sa tige élancée, se courbant avec grâce, ainsi que par ses rameaux nombreux et allongés, composés d'articulations rapprochées, cylindriques dans la partie inférieure du Polypier, et comprimées dans les supérieures. Des mers aiLslrales.
Coralline de Turner. Corallina Tiirncn , Lamx., Hist. Polyp., p. 288, n" 42G, pi. 10, fig. 2, a, n. Cette
Coralline. une des plus élégantes qui existe, offre des articulations cunéiformes, comprimées sur les ciMés dans les tiges et les principaux rameaux, et cylindriques dans leurs divisions. Des mers australes.
Coralline dd Calvados. Corallina Calcadosii, Lamx.. genre Polyp., p. 23, 1.23, fig. 14. 13. Solander regarde celle espèce comme une variété de la Coralline officinale. Elle se rapproche davantage de la Coralline palmée, originaire d'Amérique. Elle diffère de l'une et de l'autre par ses articulations irrégulièrement comprimées, quelquefois zonées et polymorphes. Trouvée sur les rochers du Calvados.
A ces espèces l'on doit ajouter les Coralline cuirassée. Sol. et Ellis. Méditerranée.— Coralline nodulaire, Pallas. Méditerranée. — Coralline allongée, Sol. et Ellis. Mers d'Europe.— Coralline polychotome, Lamx. Malte, Gibraltar, etc. — Coralline lobée, Lamx. Canaries. — Coralline Cyprès, Esper. Ténériffe, Calvados. — Coralline écallleuse, Sol. et Ellis. Océan européen. — Coralline granifère. Sol. et Ellis. Méditerranée, etc.— Coralline sulnilée, Sol. et Ellis. Antilles. — Coralline sagittée, Spec. non. , rapportée de l'Ile-de-France par Quoy et Gaymard, ainsi que la Coralline à petites panicules. Ile-de-France. — Coralline frisée, Lamx. Australasie. —Coralline pilifère, Lamx. Auslralasie. — Coralline simple, Lamx. Amérique. — Coralline palmée, Sol. et Ellis. Mers d'Amérique.— Coralline prolifère, Lamx. Indes-Orientales. — Coralline pinnée. Sol. et Ellis. Habitation inconnue. Il existe dans les collections encore un grand nombre d'espèces nouvelles de ce genre déjà si considérable : nous avons cru inutile de les mentionner.
Fortis, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire naturelle de l'Italie, T. 1 . p. 43, dit avoir trouvé des rameaux de Corallines fossiles, dans les montagnes de Brendola en Italie. Ce fait est très-possible, puisque l'on découvre chaque jour des Flustres, des Alcyonées et d'âulres Polypiers mous ou cornés parmi les débris de l'ancien monde.
CORALLINE DE PAQUES. BOT. Synonyme vulgaire de Stereocaulon pascale.
CORALLINÉES. Corallineœ. Ordre de la division des Polypiers flexibles, dans la section des Calcifères. Caractères : Polypiers phytoïdes, formés de deux substances ; l'une , intérieure ou axe, membraneuse ou fibreuse, fistuleuse ou pleine; l'autre, extérieure ou écorce, plus ou moins épaisse, calcaire et parsemée de cellules polypifères, très-rarement visibles à lœil nu dans l'état de vie, encore moins dans l'état dedessicalion. Les auteurs anciens avaient réuni, sous le nom de Corallines, tous les Polypiers flexibles, tels que les Sertulariées, lesTubulariées.etc. Les modernes ont conservé cette dénomination à un groupe d'êtres que Lamouroux a divisé en plusieurs genres, à cause des nombreux caractères que l'on y observe; en effet, ces Polypiers diffèrent par \e faciès, la forme, la division des rameaux et par l'organisation, caractères essentiels, qui ne permettent pas de douter que les constructeurs de ces élégants édifices, quoique présentant entre eux des rapports généraux, n'offrent des différences suffisantes pour constituer des genres; il n'est pas possible qu'un
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naturaliste puisse altiibuer à des animaux de même forme les Corallineœ Peniculus, Tiitia, flabellala, officinalisetrubens, L. Tous les Polypiers de ce groupe ont été regardés par Linné comme des productions animales, à cause de la matière calcaire qui entre dans leur composition; le naturaliste suédois avait fondé son opinion sur ce principe, que tout être organisé dans lequel la Chaux entre comme principe constituant, ne peut être qu'un animal. Spallanzani, considérant cette matière calcaire comme un dépôt des eaux de la mer, place les Corallines parmi les végétaux, et prétend avoir découvertleurs graines. Les auteurs qui regardent, d'après Pallas et Spallanzani, les Corallines comme des végétaux, disent que la Chaux est une terre primitive, et qu'elle n'est pas due uniciuement aux animaux; que tous les elîorts que l'on a faits jusqu'à présent pour découvrir les Polypes des Corallines ont été valus, et que s'ils existaient, ils n'auraient point échappé aux Ellis, aux Donati et à tant d'autres zoologistes célèbres : mais si l'on considère les détails anatomiques de l'Halimède Raquette , figurés par Ellis, et principalement ceux de la Coralline Rosaire , figurés dans Solander et Ellis, il sera facile de se convaincre de l'existence des Polypes, par celle des cellules qui leur servent de demeure. Les Corallines d'Europe ont leurs cellules polypeuses, d'une telle petitesse, et si sujettes à s'oblitérer, iiu'il n'est pas extraordinaire qu'on n'ait pu les découvrir; dans celles des mers équatoriales, les cellules sont beaucoup plus grandes, visibles souvent à l'œil nu , et il ne faut qu'une circonstance favorable pour faire découvrir les animaux inconnus qui les habitent, et mettre à même d'étudier les divers phénomènes de leur nutrition,. de leur croissance et de leur reproduction.
Pallas regarde les Corallines comme des plantes, et les place cependant parmi les Zoophytes douteux; il y aajouté le Dict/ota pavoiiia (Fucus pavoniiis aiict.), d'après sa ressemblance avec l'Udotée Uabelliforrae, et l'Acélabulaire de la Méditerranée, à cause de sa substance, quoiqu'il reconnaisse, dans ces êtres, des différences de croissance et d'organisation. 11 a également observé la composition des Corallines tubuleuses, dont Lamouroux a formé son genre Galaxaura; n'en ayant décrit qu'une seule espèce, il n'y a pas trouvé des caractères assez tranchés pour en faire un genre particulier. Aucun zoologiste n'a encore fait connaître les Corallines des mers des Indes; on doutait même qu'il y eu existât. Bosc , dirigé par ce génie particulier qui distingue le philosophe naturaliste, a avancé qu'il devait s'y en trouver, et peut-être en plus grande quantité que dans les autres parties du monde. En eflfet, Pérou, Lesueur, Quoy, Gaymard , Leschenault ont rapporté de leurs voyages plusieurs Corallines plus élégantes et plus singulières, dans leurs formes, qu'aucune de celles connues.
On observe quelquefois dans les Corallinées des genres Corallina et Janiu, de petits globules plus ou moins volumineux et variant dans leur substance ; les tubercules que l'on trouve sur les Amphiroes, les Halimèdes, les Udotées et les Mélohésies, nous semblent analogues. Ellis pensait que les vésicules des premières étaient
uniquement destinées à les soutenir Botlantes dans l'eau; mais ces vésicules sont rarement vides; elles sont ou solides ou remplies de petits grains dont la nature est inconnue. Ne seraienl-ce pas des ovaires renfermant des germes de nouveaux Polypiers? Cette opinion est fondée sur l'analogie qui lie entre eux tous les Polypiers flexibles, se multipliant par des ovaires. Les Corallinées varient prodigieuseâlent dans leuis formes, et l'ou trouve tous les intermédiaires entre les Janies capillaires et fîliformes, et les Udotées flabellées qui offrent une expansion plane, en forme d'éventail. La couleur des Corallinées varie peu; elle dépasse quelquefois un décimètre; en général elle est plus petite. La couleur des Corallinées varie beaucoup dans l'état de dessiccation et de mort, par l'action que les fluides atmosphéricpies ont exercée sur ces élégants Polypiers. Les collections en présentent de toutes les nuances, depuis le blanc de neige jusqu'aux nuances les plus sombres et les plus foncées; en général, elles soflt parées de teintes jaunes, rouges, purpurines, vertes et bleues, isolées ou fondues les unes dans les autres, en nombre plus considérable. Ces variations de couleur, très-souvent dans les mêmes espèces, rapprochent, sous ce rapport, les Corallinées des Floridées, dont le tissu est presque aussi délicat que celui des corolles des plantes; et cependant quelle énorme différence entre ce tissu que l'on ne peut toucher sans l'altérer, et cette écorce pierreuse presque solide qui recouvre les Corallinées ! Il faut donc en faire une nouvelle classe d'Hydrophytes. Dans l'état de vie, les Corallinées sont en général rosaires ou d'un vert d'herbe clair et brillant, avec des nuances intermédiaires entre ces deux couleurs. Elles habitent toutes les latitudes, se trouvent à toutes les profondeurs et sur toutes les côtes. On trouve sur les côtes de la Manche une Corallinée très-grande, qui paraît être une variété de la Coralline officinale, mais qui est couverte de filaments simples, diaphanes, ayant un mouvement particulier, et disparaissant pour peu que l'eau soit agitée; il serait bien intéressant d'étudier ces filaments, et de s'assurer si ce sont véritablement des Polypiers; car rien ne s'oppose à ce que l'on pense qu'ils puissent être tout aussi bien des Hydrophytes et appartenir ainsi aux végétaux.
Les Corallinées se divisent en trois sous- ordres : le premier se compose du genre Galaxaura à tige et rameaux tubuleux; le second comprend les genres Nésée, Janie, Coralline, Cymopolie, Amphiroe et Halimède à rameaux articulés ; le troisième n'est composé que des Udotées sans aucune sorte d'articulations.
CORALLINITES. Nom vulgaire des Polypiers fossiles à petits rameaux. On appelle Corallites ceux dont les rameaux sont plus gros.
CORALLINOIDES. BOT. HofFman avait désigné sous ce nom quelques Lichens appartenant aux genres j'p/iosrophoron, Sleieocaulon et Corniciilaria .
CORALLIOLE. polyp. Syn. de MiUepora tnmcata.
CORALLIOPHAGE. moll. Blainville a séparé, sous ce nom générique, des Mytilacés, les Acéphales dont la coquilje est mince et la lame latérale très-eiîacée, ce qui pourrait les faire rapprocher des Vénus. L'espèce principale, Coralliophage carditoïde, Cardita dac-
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<.)■/«», Brufi., pcrcc les niasses de coraux pour s'y loger.
CORALLIS. MIN. Nom d'un Jaspe ronge de Syène.
C0R.4LL1TES. roLïP. foss. K. Corallisites.
COR.iLLODENDHON. poiyp. Séba a figurO et décrit, sous le nom de CoralloUendron pci tenue, VEschara ciuslulenta de Pallas, et le Melitea ochranea sous le nom de Corallodendron vulgare rubruin.
CORALLODENDRUM. bot. C'està dire ^rbre de Corail. Espèces du genre Erylhrina et du genre Sophora. Ce nom désignait une Rudolphie, dans Plumier.
CORALLO-FUNGUS. bot. Vaillant a donné ce nom à quelques espèces de Clavaires rameuses, de la section des linmaria de Persoon, dont la forme rappelle celle des Polypiers ou du Corail. 11 a aussi désigné sous le nom de Corallo-Fungus argenteus, le Byssus patietina de Linné, ou Hypha argenlea de Persoon, et sous celui de Corallo Fungus niger compressus, le Rhizomorplia subcorlicalis.
CORALLOIDE. foT. Syn. de Dentaire ennéaphylle.
CORALLOIDES. polyp. foss. Nom donné, pour leur ressemblance grossière avec des rameaux de Corail , à plusieurs Fossiles difficiles à caractériser.
CORALLOIDES. bot. On a appelé ainsi pinsieurs espèces de Clavaires rameuses et analogues, par leur forme, à certains Polypiers. Quelques Lichens des genres Sphœropliore et Cénomyce ont également été désignées sous ce nom.
CORALLOPÈTRE.S. POLYP. S. vulg.de Polypier fossile.
CORALLOPHYLLE. Corallophyllum. bot. Ce genre, de rOctandrie Monogynie de Linné, doit sa naissance ;"i Kunlli qui l'institua dans le Nov. Gen. de Humboldl (7. t. 660), pour une plante nouvelle du Mexique. 11 a pour caractères ; calice à cinq divisions et coloré; corolle moins grande que le calice, tubuleuse, avec son limbe partagé en huit dents; huit étaraines insérées ù fa corolle, portant des anthères biloculaires; ovaire supère, à plusieurs loges monospernes; stigmate capité. Le Corallophyllum cœruleum est une plante en gazon, à tiges épaisses, à feuilles charnues, laciniées, à Beurs sessiles et bleues.
CORALLOPSIDE. Corallopsis. bot. Nom que donne Greville à un genre de productions marines, Thalassiophytes, de la famille des Floridées, et qui consiste en des frondes cartilagineuses, d'un rose pùle, composées d'articles concaves, prolifères à leur centre; sporidies elliptiques, disposées en chapelet entre les apothécics qui sont disséminées , et nichées même dans le tissu de la fronde.
CORALLORHIZE. Corallorhisa. bot. Haller a proposé ce nom générique, pour une petite plante de la famille des Orchidées, remarquable par sa racine formée de ramifications irrégulières et rougeàlrcs , qui offrent quelque ressemblance avec les branches du Corail. Linné en fit une espèce de son genre Ophrys; plus tard, Svvartz la transporta dans le genre Cymbidium ; enfin Brown et Richard en ont fait un genre distinct, sous le nom de Co/a//o/7i(3a. Caractères : ovaire légèrement pédicellé, un peu tordu, à sa base surtout. Les cinq divisions du calice un peu inégales, étalées ou rapprochées en casque. Labelle ovale-oblong, légèiement canaliculé. A la base des divisions externes
du calice et du labelle est une pelilc bourse ou pérulc peu profonde, adhérente par son côté interne. Le gynostèmc est long, dressé, un peu canaliculé antérieurement. Le stigmate est concave, glanduleux, surmonté d'un petit appendice en forme de bec. L'anthère est terminale, et s'ouvre d'avant en arrière, par le moyen d'une sorte d'opercule. Elle offre deux loges principales, subdivisées chacune en deux autres cavités qui, chacune, contiennent une masse globuleuse de pollen solide.
Deux espèces composent ce genre. L'une est la Corallorhiza Hallerii, Rich., ou Ophrys Corallorhisa, L. Elle croît dans les Alpes; des tubercules allongés et irrégulièrement mamelonnés, formant sa racine, s'élève une tige simple, haute de six à dix pouces, dépourvue de feuilles qui sont remplacées par quelques écailles engainantes, et terminée par une dizaine de Heurs blanchâtres, peu apparentes, réunies en épi terminal. Son labelle est légèrement trilobé. La seconde espèce, appelée parAVilld. Cymhidiiim Odontorhison, est la Corallorhiza Odonlorhiza de Nuttal. Elle est abondante dans la Pensylvanie, et ne diffère de la précédente que par sa racine plus rameuse, son labelle entier et mar(|ué de pourpre.
CORALRAG. MIN. Synonyme de Calcaire zoophitiquc.
CORAPICA. OIS. Synonyme de Kitta. V. Pirolle.
CORASSIN. POIS. Espèce du genre Cyprin.
CORAX. OIS. Synonyme de Corbeau noir et de Grand Cormoran.
CORAX. POIS. Synonyme deTrigle Hirondelle.
CORAYA. OIS. Espèce du genre Batara.
CORAZON. Moi.L. Synonyme espagnol de Bucarde.
CORB. POIS. Espèce du genre Sciène, dont Cuvicr a fait le type d'un sous-genre.
CORBAT. OIS. Synon. vulgaire de Grand Cormoran.
CORBEAU. Corvtis. ois. Genre de l'ordre des Omnivores. Caractères : bec droit, gros, comprimé sur les côtés, tranchant sur les bords et courbé vers la pointe; narines |)lacées à la base du bec, ovalaires, ouvertes, cachées par des poils dirigés en avant, qui entourent la base du bec; quatre doigts : trois en avant presque entièrement divisés, l'intermédiaire plus court que le tarse, un derrière; ailes longues, pointues; les deuxième et troisième rémiges plus courtes ([ue la quatrième; rectrices ordinairement égales, quelquefois arrondissant la queue.
Il n'est pas de genre dont les principales espèces , confondues vulgairement sous la seule dénomination de Corbeau, se retrouvent plus fréquemment et plus universellement; de même il est peu d'Oiseaux qui, sur toute l'étendue du globe, aient plus diversement fixé l'attention des hommes. Considérés dans certains cantons comme des bienfaiteurs sans cesse occupés à purger la terre de Vers et d'Insectes, ou comme des envoyés du destin pour présider au sort des malades , on leur accorde toutes protections; dans d'autres pays, au contraire, en butte aux poursuites dirigées contre des bandes affamantes, leur tète, mise à prix, est l'objet d'un salaire public. Du reste, les persécutions que l'on exerce envers eux n'en diminuent pas sensiblement le nombre; leurs troupes n'en couvrent pas moins, pendant la saison morte surtout , nos routes et nos cam-
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pagues ensemencées , où leur présence parait ne pas occasionner de dommages considérables. Ils s'y promènent d'un pas grave et tranquille , et ne s'effrayent point de l'approche de l'homme, ù moins que celui-cine soit armé d'un fusil, ce qu'ils savent distinguer d'assez loin pour se tenir hors de sa portée. Us sont d'un caractère turbulent, bavard, querelleur, défiant, et, soit prévoyance ou manie, ce qui est plus probable, puisqu'ils ne paraissent pas conserver le souvenir de leurs actions, ils cachent tout ce qu'ils accumulent, surtout en fait de provisions superflues. Us se font assez facilement à la domesticité , retiennent les mois qu'on leur a répétés souvent dans leur jeunesse, et finissent par les rendre avec beaucoup de pureté dans la modulation. L'analogie de mœurs s'étend à tout le genre ; il est cependant quelques nuances particulières à différentes espèces; les unes, par exemple, aiment les longs voyages, cherchent les frimats, donnent une préférence exclusive à la vie sociale; d'autres sont sédentaires, ne se montrent que par couples et dans toutes les saisons. En général les Corbeaux sont monogames, et dés qu'ils ont contracté une union, elle paraît n'avoir de terme qu'à la mort de l'un des sexes. U est peu d'Oiseaux dont l'instinct ou les facultés intellectuelles soient plus perfectionnées ; s'il faut en croire Dupont de Nemours, qui dit avoir passé deux hivers dans la société des Corbeaux, occupé à les observer dans l'état de liberté, ils auraient un langage communicalif, qu'il ne serait pas impossible à l'homm» de comprendre. Cet observateur a même publié fin fragment de son Dictionnaire d'un langage jusqu'ici non interprété, au moyen duquel il a traduit plusieurs de leurs mots.
CoRBEAD AUSTRAL. Corvtis austialis, Gmel. Entièrement d'un noir brunâtre, avec les plumes de la gorge lâches, peu serrées; bec épais à sa base et très-comprimé sur les côtés. Taille, huit pouces. Ile des Amis.
CORBEAD A UEO ALIONGÉ. COIVUS COrOHOUIcS, ieSS.
Plumage d'un noir bronzé ; rectrices médiocres ; bec mince, pointu; tarses assez longs. Taille, seize pouces. Nouvelle-Hollande.
Corbeau a bec élevé. Corvus culminatus , Sykes. Parties supérieures d'un noir splendidement irisé, les inférieures d'un noir mat,' carène du bec fort élevée. Taille, vingt et un pouces, dont sept pour la queue. De l'Hymalaya.
Corbeau a bec épais. Cornus crassiroslris, Ruppell. Faun. Abyssin, p. 19, pi. 8. Tout le plumage noir, avec des reflets pourprés sur le cou et la poitrine, bleuâtres sur les rémiges ; tectrices nuancées de brun ; nuque blanche; queue arrondie; bec grand, comprimé, arqué, avec l'extrémité blanche et obtuse; sillons des narines très-profonds; pieds noirs. TaUle, vingt-deux pouces. Cette grande espèce habite les montagnes du Simen.
Corbeau bedeaud. F. Corbeau iiAriTELÉ.
Corbeau blanc. Variété accidentelle du Corbeau noir.
Corbeau blanc de Féroé. y. Corbeau Leucopbée.
Corbeau du Cap. Corvus Levai tlantii, Corons Corune, var. Lev. Ois. d'Af. 52. Plumage d'un noir bronzé; bec déprimé à la base et sur les côtés. Taille, seize pouces. Bengale. Cette espèce, que l'on avait prise d'abord pour une variété de la Corbine, en diffère suffisamment,
comme l 'a prouvé récemmen tencorelenatu raliste-voyageur Ruppell, qui a observé cet Oiseau en Abyssinie; la conformation du bec, comparée à celle du même organe dans la Corbine, est tout à fait différente.
Corbeau cendré. F. Corbeau mantelé.
Corbeau chauve. F. Corbeau Freux.
Corbeau Chouc. Corvus sperlotnogus, Frisch, Buff., pi. enl. 52?. F. Corbeau Choucas.
Corbeau Choucas. Corvus Monedula, L,, Buff., pi. enl. 52.J. Parties supérieures noires, irisées en violet, ainsi que le sommet de la tête; occiput et dessus du cou cendrés; parties inférieures noires; bec et pieds noirs; iris blanc. Taille, treize pouces. La femelle est d'un noir moins brillant ; elle est même grisâtre aux parties inférieures. On rencontre accidentellement des individus mélangés de blanc et même enlièrement blancs. Habitants des tours, des clochers et des vieux châteaux, les Choucas y demeurent toute l'année; chez eux la saison des amours s'annonce par une recherche bruyante; les couples se réunissent ou se forment, se répandent dans les jardins où ils brisent les jeunes tig('s d'arbres ou d'arbustes qui doivent servir à la construction ou à la réparation des nids qui sont toujours rassemblés dans le même édifice ou sur le même arbre, et souvent accolés les uns contre les autres. La ponte est de cinq ou six œufs verdàtres parsemés de quelques taches brunes. Les familles restent unies longlem](S encore après que les jeunes sont en état de pourvoir à leurs besoins; et c'est même alors que les parents leur témoignent plus de tendresse, tant ils semblent redouter le moment de la séparation. "
Corbeau Choucas gris du Bengale. Corvus splendens, Vieill. Variété du Corbeau Choucas.
Corbeau Choucas moustache. Corvus Hottentolus, Lath., Buff., pi. enl. 226. Noir; plumes du dessus du cou longues et flexibles, formant une crinière; bec entouré de soies longues et étagées; queue longue. Taille, quatorze pouces. Cap de Bonne-Espérance.
Corbeau a collier. Corvus torqualus. F. Corbeau- Geai TORQUÉOLE.
Corbeau colombien. Corvus col umbiana, Wils.,Ornit. amer., pi. 20, f. 2. Plumage d'une teinte isabeUe plus foncée aux parties inférieures ; rémiges bordées de noir bronzé; un Irait blanc sur l'aile, formé par la bordure de quelques rémiges; rectrices blanches, les deux latérales noires; bec cendré; pieds noirs. Taille, treize pouces. Amérique septentrionale.
Corbeau Corbiive. Corvus Coron e , L. , Buff., pi. enl. 483. Plumage d'un noir lustré, irisé en violet; plumes de la poitrine larges et arrondies à l'extrémité ; queue faiblement arrondie; bec et pieds noirs; iris brun. Taille, dix-huit pouces. Varie accidentellement en gris roussâtre. Europe. Les Corbines paraissent être également communes sur les deux continents, du moins dans leurs régions septentrionales; on les voit pendant l'hiver se réunir ans Frayonnes et aux Corneilles mantelées, et chercher en bonne intelligence la nourriture qui leur convient. Les troupes ne se séparent pas même au déclin du jour , tous les individus qui les composent prennent simultanément leur essor , et d'un vol rapide gagnent, en faisant retentir les airs d'un croassement
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désagréable, les bois ou les bosquets qu'ils ont adoptés pour retraite de toutes les nuits. Le matin les ramène tous ensemble aux champs pour y butiner de nouveau. Au printemps, ces grandes sociétés sont rompues; les couples fidèles dans leur union se cboisissent un domaine où les ressources soient assurées, et s'occupent isolément de tout ce qui est relatif à leur future famille. Le nid qu'ils placent sur l'arbre le jdus élevé, composé de branches épineuses entrelacées et mastiquées avec de la terre , est tapissé intérieurement de menues racines et d'herbes molles. La femelle y pond cinq à six œufs blanchâtres, marqués de taches et de traits obscurs, que les deux sexes couveut.alternaliveraent, pendant vingt jours, avec une extrême persévérance qui se change en tendresse non moins grande lorsque les petits sont éclos ; on voit alors les Corbines résister avec un courage opiniâtre aux attaques que des Oiseaux de proie, supérieurs en force, dirigent contre la jeune famille dont ils sont très-friands, et parvenir quelquefois, après un combat sanglant, à mettre l'assaillant ù mort. Les Corbines sont omnivores, se jettent sur les charognes et attaquent même à leur tour le petit gibier. Leur chair, noire et dure, exhale une odeur fétide; elle est dédaignée du pauvre qui n'y a recours que dans les cas de disette absolue.
CoRBEAD CoRBivEAD. Corvus albicolHs , Lath., Levaill.,Ois. d'Af. pi. 50. Plumage noir, lustré, avec une grande tache blanche sur le cou ; cette tache forme, de chaque côté, une pointe qui s'étend sur la poitrine; ailes plus longues que la queue qui est étagée ; bec noir à sa base (jui est entourée de plumes roides, dirigées en avant, blanchâtre à la pointe. Taille, dix-huit pouces. Afrique orientale. Levaillanl assure que celle espèce ne se contente pas de charognes , qu'elle attaque les agneaux, les jeunes gazelles, et qu'elle les dévore; plus souvent elle se perche sur le dos des Buffles, des Éléphants et des Ithinocéros, et recherche les larves et Insectes qui occupent les pustules dont la peau de ces grands Mammifères est ordinairement couverte. Lesson en a fait un sous-genre que caractérise son bec très-haut, Irès-convc.xe , à arête épaisse; ses narines ovalaires, creusées dans une large fosse, ses tarses allongés, largement scutellés.
Corbeau a duvet blaivc. Corvus leucognaphalus , Daud. Plumage noir, avec la base des plumes garnie d'un duvet blanc. Taille, dix-huit pouces. Antilles.
CoRBEAD éclatant. Co/i3Ms spleiuleiis, Vieill.Tem., Ois. color. pi. 423. Parties supérieures noires, irisées de violet et de pourpre; front, devant de la face, et gorge d'un noir lustré; tête, joues, nuque et poitrine cendrés; cuisses et abdomen d'un gris ardoisé. Taille, quinze pouces. Inde.
CoRBEAi) Frayomse OU Frecx. Corvus frugilegus, Lath., Bufl'., pi. enl. 484. Plumage noir, à rellets pourprés; bec noir, raboteux, assez grêle et droit, blanchâtre à sa base qui est environnée d une peau nue et calleuse; iris d'un noir bleuâtre. Taille, dix-sept pouces. Cette espèce s'éloigne, par ses mœurs, de la Corbine avec laquelle une similitude de plumage l'a fait souvent confondre. Elle n'habite les climats tempérés que dans la saison des frimas; aux approches du printemps, pres-
que tous les Freux se retirent vers le Nord où ils s'occupent d'abord de leur reproduction. Leurs nids diffèrent de ceux des Corbines en ce qu'il n'entre point de mastic de terre dans leur construction, qu'ils sont en outre très-rapprochés sur le même terrain, et souvent sur le même arbre. La ponte consiste en trois, quatre ou cinq œufs oblongs, verdâtres, tachés de cendré brun. Les Freux ont beaucoup de tendresse pour leurs petits ; ceux-ci, au sortir du nid, ont la base du bec garnie de petites plumes qui disparaissent bientôt par le frottement continuel qu'éprouve cette partie que l'Oiseau enfonce dans la terre pour y saisir les graines, les vers et les larves dont il fait, ainsi que des fruits, son unique nourrituie; il faut qu'il soit singulièrement tourmenté parla faim pour toucher aux charognes qui, au contraire, sont le mets favori des Corbines; du reste, les deux espèces, également criardes et nombreuses en individus, couvrent pêle-mêle nos campagnes, pendant l'hiver. La chair du Freux, assez bonne et même délicate, dans les jeunes, n'est point rebutée du pauvre comme celle du Corbeau noir et des Corbines.
- Corbeau-Geai Azonm. Graciilus cxaneus, Vieill. Variété du Corbeau-Geai de Steller.
Corbeau-Geai de la baie de Nootka. f^. Corbeau- Geai DE Steller.
Corbeau-Geai blanche coiffe. K. Corbeau-Pie blanche-coiffe.
Corbeau-Geai bleu de l'Amérique septentrionale, DU Canada, Corbeau Geai bleu buppé. Corons crislatus, Lath., BufF., enl.S^'J. Parties supérieures d'un bleu cendré, luisant; plumes du sommet de la tête longues et susceptibles de se relever en huppe; front noir; un collier de cette couleur entourant la gorge et formant une bande" sur la nuque; lectrices alaires et rectrices d'un beau bleu d'azur, rayées de noir et terminées de blanc, à l'exception des deux rectrices intermédiaires ; rémiges noires, d'un bleu cendré à l'extérieur; gorge blanchâtre, bleuâtre chez les adultes; poitrine d'un gris cendré, qui s'êclaircit insensiblement sur l'abdomen ; bec et pieds noirs; iris bleuâtre. Taille, onze pouces. Très-commun dans l'Amérique septentrionale où ses habitudes sont à peu près celles de notre Geai d'Europe.
Corbead-Geai bleu-veruin. Gractilus mclanogaster, Vieill., Lev., Oiseaux de Paradis, pi. 44. Parties supérieures et poitrine d'un cendré brunâtre, nuancé de bleu et de vert ; rémiges et rectrices bleues , rayées de noir; croupion et abdomen noirs, ainsi ^ue le bec et les pieds; iris bleu. Taille, douze pouces.
Corbeau-Geai boréal. K. Corbeau-Geai imitateur.
Corbeau-Geai BRUN du Canada. Corvus Canadensis, Lath. Buff.pl. enl. 530. Wils. pi. 31. Parties supérieures brunes, plus foncées sur la tète; base du bec garnie de plumes blanchâtres; joues d'un gris roussâtre; ailes et queue brunes; celle-ci étagée et terminée de blanc; parties inférieures cendrées, avec la poitrine plus claire; bec et pieds noirs. Taille, dix pouces.
Corbeau-Geai de Cayenne. y. Corbeau-Pie blanchecoiffe.
Corbeau-Geai de la Chine a bec rodge. y. Corbeau- Pie BLEUE A BEC ROUGE.
Corbeau-Geai Comma.-vdeur. Garnila gubcrnatrix.
cou
Temni., pi. color. 436. Pallies supérieures d'un l)leu sale; une huppe noire, bordée de bleu; région oculaire el gorge blanches, bordées ou encadrées de noir; rémiges bleues, terminées de noir; rectrices d'un bleu d'azur en dessus, brunâtres en dessous; les latérales terminées de blanc; parties inférieures d'un blanc sale; pieds noirs. Taille, dix-huit pouces. Mexique.
Corbeau-Geai coaurri, Corbead-Geai d'Europe. Corvus glandarius, L., Buff., pi. enl. 481. Parties supérieures d'un roux vineux, avec le croupion blanchâtre; Icte garnie de plumes assez longues, d'un cendré rougeâtre, parsemé de quelques traits noirs; tectrices alaires d'un bleu soyeux, rayé transversalement de nuances alternativement plus pâles et plus obscures; grandes lémiges noires, avec la moitié du bord extérieur blanc ; reclrices cendrées, noires à l'extrémité; parties inférieures d'un cendré rougeàlre; bec noir, blanchâtre à l'extrémité; iris bleu; pieds noirs. Taille, treize pouces. Les habitudes du Geai différent peu de celles de la Pie; l'un et l'autre sont susceptibles de la même éducation, et si l'on semble accorder la préférence au Geai, ce n'est qu'en faveur de la beauté de sou plumage. U est d'un naturel pétulant, fort bavard et très-étourdi; il choisit de préférence, pour sa nourriture, les glands, les châlaigiies, les fruits rouges et surtout les racines bulbeuses qu'il a l'art de découvrir et d'arracher avec le bec. U construit assez négligemment son nid qu'ordinairement il place au sommet des Chênes les plus élevés; la ponte consiste eu cinq œufs d'un gris verdâlre, faiblement tachetés de brun. La tendresse du Geai pour ses petits est Irés-grande; il les garde même, prés de lui, jusqu'à ce qu'une nouvelle couvée réclame pour d'autres les mêmes soins.
Corbead-Geai gris-bleo. Paraît être le Geai azuré dans son jeune âge.
Corbead-Geai imitateer. Corvus infaustus, Lalh.; Corvus Sibiricus, Guiel., Buff., pi. enl. 608. Parties supérieures d'un gris cendré; tête huppée, noirâtre; petites tectrices alaires el croupion d'un roux vif; rectrices intermédiaires cendrées, toutes les latérales rousses; parties inférieures roussâtres; abdomen d'un beau roux ; bec noir, avec sa base entourée de plumes blanches ; pieds bruns. Taille . onze pouces. Des régions les plus septentrionales de l'Europe et de l'Asie.
Corbead-Geai Longdp. Garni lus galericulatus , Cuv., Levaill., Ois. Par. pi. 42. Noir, avec un collier blanc sur la nuque; deux longues plumes formant une huppe ; bec et pieds noirâtres ; iris blanchâtre. Taille, dix pouces. Java.
Corbeab-Geai orangé. Levaill., Ois. de Paradis, pi. 47. y. CoRBEAD Geai imitatedr.
Corbead-Geai odtrejier. Garrulus ultramarinus, Bouap. Temm., Ois. color. pi. 459. Parties supérieures d'un bleu cendré ; rectrices et rémiges d'un beau bleu d'outremer en dessus, brunâtres en dessous; sommet de la lèle, nuque et joues d'un bleu céleste pur; gorge, abdomen et lectrices caudales d'un blanc pur; le reste des parties inférieures d'un brun cendré. Queue longue, carrée. Bec et pieds noirs. Taille, treize pouces. Mexique.
Corbeau Geai du Pérod. Corvus Peruviunus, Lalb.,
Buff., pi. enl. 623. Parties supérieures d'un beau veit pâle; sommet de la tèle orné d'une couronne blanche; œil entouré, ainsi que la base du bec, de plumes d'un bleu céleste; nuque bleuâtre; les trois rectrices latérales jaunes; gorge et devant du cou d'un noir pur; poitrine et parties inférieures jaunes; queue élagée; bec noirâtre. Taille, onze pouces.
Corbead-Geai de Sibérie, y. Corbead-Geai imitateur.
Corbead-Geai DE Steller. Corvus Stelleri , halh. Parties supérieures d'un noir pourpré; huppe brune, formée de plumes longues el étroites; tectrices alaires brunes et d'un bleu foncé; une partie des rémiges bleues, rayées de noir, les autres noires bordées de vert bleuâtre; rectrices bleues, avec la tige noire; parties inférieures d'un bleu céleste avec la gorge et la poitrine noires. Taille, treize pouces. Amérique septentrionale.
Corbead-Geai a tète podrprêe. Corvus purpurascens, Lath. Parties supérieures roussâtres, avec la tête d'un rouge pourpré assez vif; ailes et queue noires; parties inférieures jaunes; bec cendré; pieds rougeâtres. Taille, douze pouces. Chine.
Corbead-Geai iorqdéole. Garrula lorquata, Tem., Ois. color. pi. 444. Plumage noir; un large collier gris sur la nuque; poitrine blanche. Taille, treize pouces. INouvelle-Hollande.
Corbead-Geai vert. Corvus Surinamensis,.Ç,m(i\.\ Corvus argyrophlalmus , Lath. Parties supérieures verdâlres, avec le sommet de la tête d'un vert très-foncé el marqué de bleu; tectrices alaires d'un vert irisé; rémiges noirâtres, terminées de bleu; rectrices noirâtres, terminées de blanc; parties inférieures d'un vert foncé; bec noirâtre; iris blanc; pieds rougeâtres. Taille, dixsept pouces. Amérique méridionale.
Grand Corbead. Corvus major, Levaill., Ois. d'Afr., pi. 3 1 . Ne diffère du Corbeau noir, d'Europe, que par sa taille plus élevée, son bec plus fort et plus courbé. Celle espèce se retrouve aussi dans l'Inde.
Corbead d'hiver, y. Corbead îiantelé.
Corbead Hocizana. Corvus Mexicanus, Lalh. D'un noir azuré, avec le bec et les pieds d'un noir mat. Taille, quatorze pouces. Mexi(iue.
Corbeau Houppette, Vieill. Parties supérieures, ailes et base de la queue d'un beau bleu ; tête, front, cou, gorge el poitrine supérieure noirs; bas de la poitiine, parties inférieures et les trois quarts de la longueur des rectrices d'un blanc pur; bec dont la base n'est pas couverte de plumes dirigées en avant, noir ainsi que les pieds. Taille, seize pouces. Brésil.
Corbead Jacobin. F. Corbeau mantelê.
Corbead de la Jamaïque. Corvus Jamaiceusis, Lath . Plumage tout noir; bec moins fort que celui de la Corbine; queue assez courte. Taille, seize pouces.
Corbead a long bec. K. Corbead des terres-australes.
Corbeau Ledcophée. Corvus Leucophœus , Vieill. Plumage d'un noir azuré, à l'exception du sommet et des côtés de la tête, de la gorge, du ventre, des tectrices alaires et caudales inférieures, de la plupart des rémiges, qui sont d'un blanc pur; toutes les plumes eu
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lourées d'un duvet gris; bec très -long et noir. Taille, vingt -quatre pouces.
Corbeau m\:<tei,é. Corvits Cornix, L., Buff., pi. enl.7G. Corps cendré; tète, gorge, ailes et queue noires, à reflets bronzés; bec et pieds noirs; iris brun. Taille, di.\-neuf pouces. Europe. Ses mœurs ne diffèrent presque pas de celles du Freux; les deux espèces bivernent dans nos climats et regagnent au printemps les chaînes élevées et les pays septentrionaux. Les Corneilles mantclées se nourrissent de graines, de fruits, de vers, de limaces, de crabes et de petits poissons; dans l'extrême disette seulement, on les voit se repait[e de charognes qu'elles ne mangent que par nécessité.
CORBEAC M4NTEIÉ DE ROSSIE. K. CoRBEAU CdOCCAS.
Cordeau ou Corneille marine. Surnom de la Corneille maiilelée, que lui a valu sans doute l'usage qu'elle fait des petits l'oissons, après les avoir saisis à la manière des Mouettes.
Corbeau Mecmer. V. Corbeap maktelé.
Corbeau MnissoisriEUR. y. Corbeau Freux.
Corbeau des moissoivs. F. Corbeau nu Cap.
Corbeau Montagkard. K. Gramd Corbeau.
Corbeau nasiqce. Corvus nasicus. Tem.,pl. color. 415. Plumage noir; bec large et fort, dilaté vers ses bords; narines découvertes, avec les poils de la base contournés vers le haut; pieds robustes; ongles très-courbés. Taille, dix-sept pouces. Cuba.
Corbeau noir. Corvus Corax, L., Buff., pi. cnl. 493. Entièrement d'un beau noir, à reflets pourprés; queue fortement arrondie; bec noir, fort; iris d'un gris blanchâtre, entouré d'un cercle brunâtre. Taille, vingtquatre pouces. Europe. Reléguée dans les grandes forêts montagneuses, cette espèce se montre très -rarement dans les plaines; elle fait sa nourriture de petites proies, de levreaux, de lapins, de canards; à défaut, elle se jette sur les charognes. Son nid, placé dans lesanfractures de rochers, dans les crevasses de vieilles murailles, est construit comme ceux des Oiseaux de proie; la ponte est de trois à six œufs d'un vert sale, tachetés et rayés de brun-noiràtre.
Corbeau noir et blanc de l'île de Féroé. y. Corbeau Leucophée.
Corbeau ou Corneille noire. K. Corbeau Corbine.
Corbeau Ossifrague. Cornus Ossifragus, Wilson. Entièrement noir; des cils très-longs ù la base supérieure du bec dont l'inférieure est dénuée de plumes; les deux mandibules à bords rentrants : la supérieure échancrée vers la pointe; yeux très-petits, rapprochés de l'angle du bec; iris bleu; pieds forts; ongles crochus cl grands. Taille, seize pouces. Amérique septentrionale.
Corbeau- Pie Acadé. Corvus pileatus, Illlg. ; Pica Chrysops, Temm., pi. color. 58. Parties supérieures d'un beau bleu, un peu plus pâle à l'occiput; sommet de la tête, gorge, côtés et devant du cou noirs; deux lâches bleues demi-circulaires au-dessus et au-dessous de l'œil; queue arrondie, terminée de blanc; parties inférieures blanches; bec et pieds noirâtres; iris jaune. Taille, treize pouces. Amérique méridionale.
CoHiiEAU-PiE DES ANTILLES. CorvHs Carihœus, Lath. Parties supérieures brunes, avec la télc et lo cou bleus;
une tache blanche, tiquetée de noir va de l'origine du bec à la nui|ue; un collier blanc; croupion et tectrices caudales jaunes; ailes d'un bleu verdàtre, nuancées de bleu; rectrices bleues, rayéesde blanc : les deux intermédiaires beaucoup plus longues, bleues et terminées de blanc. Taille, dix-huit pouces.
Corbeau -Pie blanche- coifpe. Corvus Cayanus, Lath., liuff., pi. enl. 37-3. Parties supérieures d'un noir violet; sommet de la tête, cou, parties inférieures, extrémité de la queue d'un blanc pnr; front, joues, gorge et devant du cou noirs; une tache blanche à l'origine du bec, une autre autour des yeux dont l'iris est brun; bec et pieds noirâtres. Taille, treize pouces. Guiane.
Corbe.\c-Pie bleue a bec rouge. Corvus erylhrotynchus, Lath.; Coracias melanocephala, Coracias Sineiisis, Buff, pi. enl. 029. Parties supérieures d'un cendré violet, plus brun sur le dos, et tacheté de noir sur le sommet de la tête; une bande noire à l'occiput; rectrices ^tagées, bleues, bordées de blanc avec une tache de celle couleur vers l'extrémité qui est noire, les deux intermédiaires très-longues; front, cou et poitrine d'un noir velouté; parties inférieures d'un cendré rougeâlre clair; bec rougeâtre; iris orangé; pieds rouges, avec les ongles blancs, longs et crochus. Taille, dix pouces. Chine.
CORBEAU-PlE BLEUE DE CIEL, CORBEAD-PlE BLEDE ET
NOIRE. Pica cyanomelas, Vieill.; Corvus azureus, Azara. Tem. , Ois. color. pi. 108. Parties supérieures d'un bleu foncé, irisé; front, côtés de la tète, gorge, devant du cou noirs; sommet tirant sur le brun; bec et pieds noirs. Taille, treize pouc. Amérique méridionale.
Corbeau -Pie bleue a tète noire. Corvus vyanus, L., Levaill., Oiseaux d'Afr., pi. 58. Parties supérieures bleues; sommet de la tête garni de longues plumes dont la couleur comme celle des joues et de la gorge, est noire; rectrices terminées de blanc; parties inférieures d'un blanc sale; bec noir; pieds bruns. Taille, onze pouces. Chine.
Corbeau-Pie chauve. CoruMsG^WMOccp/io/MS, Tem. Ois. color. pi. 327. Parlies supérieures d'un noir bleuâtre; tête presque entièrement nue; une sorte de plaque noire recouvrant l'organe de l'ouïe; rémiges et rectrices étagées,d'un noir brunâtre. Parties inférieures, devant du cou et de la gorge blancs. Bec convexe, peu robuste. Taille, quatorze pouces.
Corbeau -Pie a coiffe blanche, f^. Corbeau -Pie blancue-coiffe.
Corbeau-Pie a cou'blanc. Pica alhicollis, Vieill., Labill., Voya. pi. 39. Garrula torquata, Tem., Ois. col. pi. 444. Corvus Caledonicus, Lath. Noir, â l'exception du cou et de la partie supérieure du dos et du ventre qui sont blancs; queue Irès-élagée; bec noir avec l'extrémité jaunâtre; pieds noirs. Taille, vingt pouces. Nouvelle-Calédonie.
Corbeau-Pie culotte de peau. f. Corbeau-Pie ru-
FIGASTRE.
Corbeab-Pie enfumée. Corvus fuliginosus, Pica fuliginosa. Less.; Corvus morio, Lichst. Parties supérieures brunes; tête, cou et poitrine d'un brun noirâtre; parlies Inférieures grises; queue longue; bec et tarses
COR
jaunes. Taille, dix-huit pouces. Le jeune a les reclrices externes brunes, terminées de blanc; les parties inférieures presque blanches, le bec et les tarses noirs. Mexique.
CORBEAC-PlE DE FnAWCK. V. CORBEAU-PlE VULGAIRE.
CoRBEAc-PiE Gehg. Corvus Cyanopogon, Wied. , Tem. , Ois. color. pi. 169. Parties supérieures d'un noir brunâtre ; tête blanche; une huppe noire ; devant de la face et gorge noirs, bordés de gris-bleuâtre; angles du bec et de l'œil d'un bleu d'azur; sourcils blancs; rectrices noires, terminées de blanc; parties inférieures d'ôn blanc sale. Taille, douze pouces. Brésil.
COREEAC-PlE HoiIPETTE. ^. CORBEAU HODPETTE. CORBEAC-PlE A HDIT PENNES. ^. CORBEAD-PlE RCFI- 6ASTRE.
Corbeau-Pie des Indes a longue queue. F. Corbeau- Pie DES Antilles.
Corbeau-Pie aux joues blanches. Corvus olivaceus, Lath. Parties supérieures d'un brun ferrugineux; tête noirâtre, fortement empluniée; rectrices élagées, les latérales bordées de blanc extérieurement; parties inférieures noirâtres, avec la gorge et la poitrine variées de blanc; bec et pieds noirâtres. De la Nouvelle-Hollande.
CoRBEAU-PiE A MANTEAU BLEU. Corvus Beeclwi'i, Pica Beecheii, Vig. Zool. Journ., l. 4. Parties supérieures d'un bleu de ciel très-vif; tète, cou, poitrine et abdomen d'un noir profond; tectrices caudales inférieures noires, nuancées de bleu. Bec et pieds jaunâtres, nuancés de rougeâlre. Taille, quinze pouces. De la Californie.
CORBEAC-PlE DU MEXIQUE. F. CORBEAU-PlE ZaNOÉ. CORBEAU-PlE DE LA NOUVELLE -CalÉDONIE. f^. CoR- BEAU-PlE A cou BLANC.
Corbeau-Pie Piapiac. Corvus Senegalensis, Lath., BufF., pi. cnl. 538. Parties supérieures d'un noir lustré, les inférieures d'un noir mat; rémiges et rectrices latérales d'un brun noirâtre; ces dernières très-étagées et pointues. Taille, treize pouces. Afrique.
Corbeau -Pie pourprée. Corvus ^fricanus, Lath. Parties supérieures brunes; tête et cou d'un noir pourpré, avec chaque plume terminée de gris; rémiges bleuâtres à l'extérieur; rectrices blanches à leur extrémité; parties inférieures cendrées. Taille, vingt pouces. Afrique.
COREEAU-PlE ROUSSE DE LA CfllNE. CorVUS rilfus,
Lath., Levaill., Ois. d'Afr., pi. 59. Corvus rvfiventris, Vieil. Parties supérieures d'un roux jaunâtre, avec la tête et le cou bruns; petites tectrices alaires d'un roux cendré; les autres d'un gris clair; rémiges noirâtres; rectrices intermédiaires brunes à la base, grises dans l'autre moitié et terminées de blanc ; parties inférieures d'un blanc roussâtre; bec et pieds noirs; iris roussâtie. Taille, dix pouces. Bengale.
CoRDEAU-PiE RUFiGASTRE. Corvus Tufigastcr, Lath., Levaill., Ois. d'Afr., pi. 53. Plumage noir, irisé en bleu; parties inférieures d'un roux clair, ainsi que les barbes extérieures des deux rémiges intermédiaires. Taille, douze pouces. Afrique.
Corbeau -Pie San-hia. f^. Corbeau-Pie bleue a bec