COTONNIER A TROTS POINTES
lin
poindic. I,e duvet qui garnit la pointe, est court et frisé. Il donne environ trois onces de Colon net.
Coton à crocliet barbu. — La graine porte une petite lioui)e de duvet au-dessus du crocliet qui la termine. Il produit, ctiaque année, environ cinq onces de Coton fin et blanc.
Year-Rund. — La graine a une petite houpe de duvet sur la pointe et au-dessus du crocbet. On en distingue deux sortes : Year-Rund grossier et Year-Rund fin. L'un et l'aulre donnent un Colon fin, blanc, très long, mais plus fin dans la seconde sorte. Chaque récolte fournit en\iron sept onces de Coton net.
Colon à gros flocons. — Les graines sont grosses et portent autour de la pointe un duvet qui s'étend le long de la suture. Quelques taches velues s'observent fréquemment sur leur surface. Il est peu estimé, parce que son Colon se salit très-facilement. Il donne à peu près quatre onces de Coton net.
Colon de la Guiane. — Il est aussi connu sous les noms de Coton de Cayenne, de Surinam, de Deraerary, de Berbicc et d'Essequebo. C'est un des plus estimés en Europe, à cause de la blancheur, de la finesse, de la force et de la longueur de ses fils. Aussi est-ce celui que l'on, cultive en plus grande abondance, dans la Guiane et une partie des Antilles. 11 lui faut un terrain humide. Il prend alors un très-grand accroissement, donne deux récolles par an et fournit de dix à douze onces du plus beau Coton. Dans chaque loge de la capsule les graines sont étroitement serrées les unes contre les autres, en forme de pyramide longue et étroite.
Coton du Brésil. — Il diffère du précédent par ses graines formant une pyramide courte et large dans chaque loge du fruit. Son Colon est également très-fin. C'est l'espèce cultivée principalement au Brésil. Il n'existe ni à la Guiane ni dans les Antilles.
B. Cotons dont les graines sont lisses, d'un brun noir et veinées.
Coton indien, — L'une des variétés qui portent deux fois l'année. La pointe de sa graine n'a que des fils sur le dos; la suture et le crochet sont peu marqués. Son Coton est très-blanc et plus fin qu'aucune des variétés précédentes. Il donne de sept à huit onces de Colon net. On le cultive dans quelques parties de l'Amérique.
Coton lisse de Siam brun. — Sa graine est trèspointue. La pointe est plus élevée que la suture, et porte quelques fils sur le dos. Son crochet est très-visible. Ses fils sont très-fins et de couleur nankin, mais il ne donne guère que trois onces de Colon net.
Colon de Saint-Thomas. — Quoique ce Cotonnier ne soit pas extrêmement productif, puisqu'il ne donne guère que trois onces à Irois onces et demie par année, il est fort eslimé, en ce que son Coton est très-fin, trèsblanc et très-long. On le reconnaît à sa graine oblongue, ayant sur la pointe un duvet épais, à poils pénicilliformes, plus longs que la pointe. Le crochet est trèsapparent.
Coton aux cayes. — Sa graine est comprimée d'un côté, convexe de l'autre. Lé crochet est à peine marqué; la pointe est garnie d'un duvet court. Son Colon est fin, très long et de bonne qualilé. Son produit n'est que de deux onces el demie par récolle. |
Colon de Siam brun couronné. — Il produit deux récolles par année. Ses fils sont Irès-fins, élastiques et d'une couleur nankin pâle. Néanmoins sa culture est peu étendue, parce qu'il ne donne qu'environ trois onces de Coton net par année.
Colon de Carthagène. — On en distingue deux sortes sous les noms de Coton Carthagène à petits flocons et de Colon Carthagène à gros flocons. Ils donnent l'un et l'autre , mais en petite quanlilé, un Coton fin el blanc.
Colon de Siam blanc. — II réunit à des fils d'une blancheur éclalante, très-fins, très-longs et très-élastiques, l'avantage de produire deux récoltes par année et environ six onces d'un Coton extrêmement recherché. Sa graine est courte , presque globuleuse inférieurement; le duvet placé autour de la pointe est long. Le crochet est peu marqué.
C. Colons à graines dont la surface est garnie de poils courts et clairsemés.
Colon de Curaçao. — La graine est petite, garnie d'un petit nombre de poils couchés. La pointe est courte et recourbée. Son Colon est extrêmement fin et d'une grande blancheur. On récolte sur chaque pied environ sept onces et demie de Coton nettoyé.
Coton de Saint-Domingue couronné. — Il donne deux récolles par année et fournit jusqu'à douze onces et demie d'un Coton très-fin et très-blanc. Sa graine, oblongue et garnie de poils clair-semés, a la poinle courte, droite, elle crochet très-marqué.
Colon rampant. — Ainsi nommé i)arce que sa lige
s'étale et rampe sur le sol. Peu estimé et peu productif.
U. Cotons à graines couvertes presqu'eti totalilé, de
duiet très-serré, qui les cache entièrement.
Coton lisse, tacheté. — Sa graine est grosse, à angles obtus, raboteuse et toute couverle de poils loux. Son Colon est fin, d'une couleur de rouille claire.
Coton gros. — La graine, presque cylindrique, est couverle d'un duvet grisâtre. Il est peu productif et généralement peu cultivé.
Colon de Siam brun. — Le duvet qui recouvre sa graine, est d'un brun rougeàlre. Ses fils sont très-fins, de couleur Isabelle, très- forts et élastiques.
Coton Mousseline. — On en connaît quatre variétés: le Colon Mousseline à gros grains, dont les fils sont rudes, blancs, et la récolte de trois à quatre onces; le Coton Mousseline rougeâtre ayant les fils fins, incarnai, mais ne produisant au plus qu'une once et demie par pied; le Colon Mousseline de la Trinité ; ses fils sont extrêmement fins et d'une blancheur pure; il donne quatre onces de Colon par année ; enfin le Coton Mousseline Reraire ne donne qu'un Coton grossier, d'un blanc sale.
Colon à feuilles rouges ou Colon rouge. — Ses jeunes pousses, ses pétioles et les veines de ses feuilles sont d'un rouge intense. Sa graine est couverte de poils, à l'exception de la pointe. Son Coton est extrêmement fin; mais on n'en récolte qu'une once et demie par année.
Coton des nonnes de Tranquebar. — La graine est petite, presque globuleuse, couverte d'un duvet gris blanchâtre. Il fournit très-peu. C'est la seule variété que Rohr ait rapportée à une espèce décrite; c'est, selon lui. le Gossxpium religiosinn, L.
Coton (le Porlo-Rico. - Ses graines sonl ilisposi^es en l>yramidc longue et étroite, comme dans le Cotonnier lie la Guiane; elles sont de plus toutes couvertes de duvet. Chaque pied donne environ douze onces d'un beau Coton.
Telles sont les diverses variétés observées par Rohr dans la petite île de Sainte-Croix, une partie des Antilles et la Guiane ; mais combien d'autres n'en existe-til pas sur le continent américain , dans les Indes-Orientales et les autres contrées du globe où l'on s'occupe de la culture du Cotonnier! II serait extrêmement important de comparer les variétés des Indes avec celles du nouveau continent.
Le Coton paraît avoir été connu par les anciens; cependant l'usage de ses tissus n'était pas aussi répandu, chez eux, <iue celui des tissus de laine. On lit dans Pline qu'il existe dans la partie de la Haute-Egypte qui avoisine l'Arabie un petit arbuste que les uns nomment Xilon et les autres Gossypion, et dont les graines sont entourées d'un duvet d'une blancheur éclatante, qui sert à fabriquer des tissus précieux, trés-recherchés par les prêtres égyptiens; mais ce ne fut r|u'à une époque beaucoup plus reculée que l'usage d'employer les étoffes de Coton ù faire des vêtements, devint plus général. L'Europe dut, à cet égard, être l'une des dernières à profiter de cet avantage, ne possédant pas le Cotonnier parmi les végétaux de son sol. En effet, ceux qui, aujourd'hui, sont cultivés dans les îles de l'Archipel, ù Malte, en Sicile et dans ([uelques parties méridionales du continent européen, y ont été transportés primitivement, à une époque plus ou moins reculée, soit de l'Egypte, soit de r Asie-Mineure ou de la Perse. Mais aui'ourd'liui que la libre communication entre l'Europe et les autres contrées du globe a facilité l'introduction des denrées coloniales, et en a si considérablement diminué le prix, l'usage des étoffes de Coton est devenu presque universel, et a considérablement diminué la consommation des tissus de Chanvre et de Lin. Cependant ces derniers l'emportent de beaucoup sur les autres, dans une foule de circonstances, et, malgré la modicité du prix du Coton, les toiles faites avec nos fils indigènes sont incomparablement préférables pour l'usage et la durée. Aujourd'hui le Coton doit être considéré comme une des denrées les plus importantes dans la balance commerciale. Le gouvernement français l'avait bien senti à une époque où le système continental séparait en quelque sorte l'Europe du reste du globe. Aussi chercha-l-on alors à introduire la culture du Cotonnier en Italie, en Corse, et jusque dans nos départements méridionaux. Cette culture a réussi dans plusieurs endroits. Kirkpatric, consul des États-Unis à Malaga, introduisit aux environs de cette ville, la culture du Cotonnier, qui avait été négligée même des Arabes. Il planta ce végétal précieux dans un lieu inculte, du village de Churriana, au pied de la Sierra de Mijas. Le Colon a tellement réussi dans cette exposition, ainsi qu'à Motril et jusqu'à Alméria, le long de la cote méditerranéenne, qu'il y est aujourd'hui la source d'un commerce considérable.
Les Cotonniers en général sont peu difficiles sur la naUire du terrain; ils viennent à peu prés dans tous
les sols et à toutes les expositions. Cependant ils réussissent beaucoup mieux au voisinage de la mer, dans les lieux trés-aérés, dans des terres fortes, légèrement sèches et chaudes. Quelques variétés ne viennent bien que dans un sol humide et profond. Le Cotonnier de la Guiane, l'une des variétés les plus estimées, est dans ce cas, et à cet égard il est difficile d'établir des règles générales bien fixes, car il est quelques variétés qui demandent un terrain dont la nature est entièrement opposée. Lorsque l'on a choisi un emplacement pour y établir une plantation de Cotonniers, il faut commencer par le préparer au moyen de labours profonds et d'engrais que l'on répand à sa surface; on pratique ensuite des trous de quel pies pouces de profondeur que l'on espace à trois pieds environ les uns des autres. La graine doit être bien choisie pour la (lualité et pour l'espèce qui conviennent le mieux à la nature du terrain et à son exposition. Ces graines doivent avoir été dépouillées des fils de Coton. Quelques planteurs ont l'habitude de les laisser tremper dans l'eau pendant quelques heures, et de les rouler ensuite dans du sable, de la cendre ou une terre légère, afin de les isoler les unes des autres et de faciliter ainsi l^ur dispersion. D'autres les y laissent pendant vingt-quatre heures, surtout lorsque le temps est très-sec. Par ce procédé on accélère singulièrement leur germination. On place deux ou trois graines dans chaciue trou que l'on recouvre ensuite de terre. Au bout de huit jours, surtout quand il a plu, les graines commencent à se montrer au-dessus du sol. Quelquefois cependant elles mettent un temps beaucoup plus long, ce qui en général a lieu ([uand le temps est resté sec. Lorsque les jeunes pieds sont levés, on retranche ceux qui sont les plus faibles, de manière à n'en laisser qu'un seul à chaque trou. Il faut avoir soin de sarcler fré(|uemnient, et de biner autour des Cotonniers afin d'enlever toutes les mauvaises herbes qui nuiraient au développement des jeunes plants, et finiraient même par les étouffer. Dans les lieux où cela est possible, on suppléera au manque de pluie par des irrigations fréquentes. Lorsque les jeunes plants ont acquis à peu près un pied de hauteur, on pince leur bourgeon terminal. Cette pratique a pour but de retarder leur accroissement en hauteur, de faciliter le développement des branches latérales, et de donner de la force au pied. On retranche aussi, à mesure que l'individu s'accroît, quelques-unes des feuilles inférieures qui absorbent inutilement une grande (piantité de sève. Ces soins doivent être continués jusqu'à l'époque de la floraison et de la maturité des fruits, époque qui varie singulièrement suivant les contrées et les variétés cultivées, puisque quelques-unes donnent deux récolles chaque année. Cette époques'annonce constamment par l'écartcment spontané des valves de la capsule. Il est alors temps de commencer la récolle. Celle-ci se fait par deux procédés différents ; dans l'un, qui se pratique généralement en Orient, on cueille les capsules entr'ouverles, et on les place dans des sacs ou des paniers; dans l'autre, qui est beaucoup plus répandu, on se contente d'enlever les graines, en laissant les capsules en place. Le premier de ces procédés, qui paraît plus expéditif, offre cependant d'assez graves inconvénients
en ce que les folioles qui forment le calicule se biisciit en fragments très-petits, se mêlent au Colon dont il est difficile, et surtout fort long de les séparer. Quel que soit le procédé que l'on mette en usage, cette opération doit être faite le matin, avant que le soleil, en entr'ouvrant trop les capsules, n'en ail détaché les graines qui, en tombant à terre, se salissent et se détériorent. On doit continuer la récolte tous les quatre à cinq jours, et tant que la plante donne de nouvelles capsules. En général, lorsque la saison a été favorable, on peut récoller le Colon sept à huit mois après qu'il a été semé. Un arpent de Cotonniers peut, dans un bon terrain et dans une année favorable, donner de trois à quatre cents livres de Coton net et épluché. On ne doit pas s'occuper de récoller le Colon immédiatement après la pluie; il faut attendre que le soleil l'ait séché de nouveau.
C'est principalement aux Anlilles, à la Guiane et dans les vastes contrées du Brésil, qu'on cultive la plus grande quantité de Cotonniers. Les variétés y sont très-raullipliées, ainsi qu'on a pu le voir par l'énumération que nous en avons donnée d'après Kohr. En général ils n'y durent guère que de quatre ù six ans, après quoi il faut les renouveler. Quand les sujets sont parvenus ;\ une hauteur de quatre à cinq pieds, on les étèle afin d'en faciliter la récolte. Lorsque celle-ci est faite, on recèpe les jeunes pieds de la base afin de renouveler les jeunes branches. Dans quelques contrées, cette opération ne se pratique que tous les deux ou même tous les trois ans. A mesure que la récolte du Coton a lieu, l'on doit s'occuper de le faire sécher. Pour cela on l'étend sur des claies ou des nattes ([ue l'on expose au soleil ou que l'on place dans une éluve. Celle opération est indispensable. En effet, si l'on emmagasinait le Coton encore humide, ou bien il pourrait se moisir, ou bien il entrerait en fermentation, et l'on a vu dans ce cas d'énormes quantités de Colon s'enflammer. Tantôt on épluche le Colon et on le prive de ses graines immédiatement après la récolte, tantôt on attend qu'il soit sec. Cette dernière opération est la plus dispendieuse et la plus longue; car les fils du Colon adhèrent fortement à la graine, et si l'on réfléchit ù la légèreté de celle denrée, on verra combien il faut de temps pour le bien nettoyer. Avant l'emploi des machines à cylindres, un homme ne pouvait guère faire au delà d'une livre de Colon net dans l'espace de vingt-quatre heures, ce qui devait augmenter considérablement le prix de cette denrée; mais aujourd'hui, par l'emploi de machines fort simples et qui se composent surtout de deux cylindres tournant en sens inverse et entre lesquels on fait passer les graines chargées de Coton , un seul homme peut nettoyer de trente à cinquante livres de Colon, suivant la construction de la machine. On en trouve la description détaillée et la figure dans le Traité de la culture du Cotonnier par Lasteyrie. Le même auteur dit qu'en ces derniers ! temps on a inventé sur le contincnl de l'Amérique du \ nord des moulins qui expétlient de huit à neuf cents | livres de Coton par jour, et qui n'exigent, pour être j servis, qu'un petit nombre d'ouvriers. Ici l'on pourrait se demander si , par ces procédés économiques , on n'allère pas la qualilé et par conséquent la valeur du I
Coton, en détruisant le parallélisme de ses fils? Mais l'ex , périence a déjù répondu à cette question, et comme les négociants elles fabricants ne s'en plaignent pas, il est [ très probable qu'ils ne portent aucun préjudice ù ceux qui en font usage. Cependant dans la plus grande parlie de l'Inde, l'usage des machines est inconnu, cl tout le Colon se nettoie à la main. Plusieurs personnes attribuent ù celle coutume la supériorité des fils et des tissus de Coton des Indes. Ce point aurait besoin d'être éclairci; mais néanmoins on ne fera jamais renoncer le planteur à l'immense économie qu'il retire de l'emploi des machines à cylindres. Le Colon, bien épluché et bien sec, est mis en balles et enveloppé dans des toiles de chanvre très-fortes, pour être livré au commerce et à l'exportation. Celui qui vient d'Orient est contenu dans des toiles faites avec des poils de Chèvre. Le poids de ces balles varie de trois cents à trois cent cinquante livres. On a inventé, en certains endroits, des machines propres à fouler le Colon , afin de lui faire occuper le moinsd'espace possible. Cette pratique est surtout avantageuse pour le Colon que l'on importe en Europe, afin d'en pouvoir placer une plus grande quantité sur les navires.
Les graines dépouillées du Coton servent à plusieurs usages : une partie est réservée pour servir à la semence. En général on peut conserver les graines de Cotonniers pendant un ou deux ans; cependant quelques variétés doivent être plantées presque immédiatement après avoir été récoltées. Le surplus de celles qui sont employées à la semence, sert à la nourriture des Bestiaux. On en extrait aussi de l'huile qui est employée ii plusieurs usages économiques.
COTORNIER DE FLÉAU OU COTONNIER StOT. f^. BOMBAX GoSSÏPlNtJI.
Cotonnier Mapou. Bombas Ceiba. V. Fromager.
COTONKIÈRE. bot. On a donné ce nom à des Filages et à des Gnaphaliers. V . ces mots.
COTOKRA. OIS. Espèce du genre Perroquet.
COTRELUS, COTRIODX. ois. Syn. vulg. d'Alouelle Cujelier.
COTTA. OIS. Synonyme de Foulque.
COTTAM. BOT. Syn. d'Oc^wf/w/^e^io/nre. /^.Basilic.
COTTANA. BOT. Variété de Figue de Syrie.
COTTE. Cotlus. POIS. Genre de la famille des Percoïdes, établi par Artedi. Les espèces sont assez nombreuses et d'un aspect généralement hideux , soit par la grosseur de leur tête, soit par la forme de leur corps, soit par les teintes sombres de leur peau que recouvre un enduit muciueux, auquel ces Poissons doivent la facullé de s'échapper facilement en glissant entre les doigis du pêcheur qui les voudrait saisir. La plupart habitent les eaux douces, vivent de proie, sont agiles, voraces, et se cachent sous les pierres dans l'obscurité; plusieurs même passent pour se creuser de petits terriers , à l'orifice desquels on les voit épier l'approche des autres petits poissons ou des vers et des larves aquatiques sur lesquels ils se jettent ; mais leur hardiesse et leur gloutonnerie causent souvent leur perle : les Brochets et autres gros Poissons qui sont friands de leur chair les dévorent. Malgré la chasse que leur font ces tyrans des fleuves et des ruisseaux, la race des Cottes ne diminue guère, et leur fécondité fait qu'ils sont des Poissons
jîéiiéraleineiit forl communs, aux lieux qu'ils habitent. Les Colles ont de grands rapports, surtout par l'étrange aspect de leur tète, avec les Scoipènes; ils s'en rapprochent par leurs grandes pectorales, leurs ventrales, leurs thorachiques, et par toute leur struclure interne; ils se rapprochent encore des IJranoscopes par l'aplatissement horizontal de leur tête, cl en ce que leur dorsale antérieure ou épineuse est entièrement distincte de la molle ou postérieure. Leurs mœurs sont à peu près les mêmes. Quand on les irrite, ils rennenl encore leur tète en remplissant leurs ouies d'air; ils peuvent, par ce moyen, vivre assez longtemps hors de l'eau; plusieurs font entendre un grognement distinct, mais qu'on aurait tort de prendre pour une voix , parce qu'il n'est dû qu'à l'émission violente de cet air, provoquée par l'irritation lorsi|u'on tourmente l'animal. Les caractères du genre sont : tête un peu conique, plus large (|ue le corps; des aiguillons ou des tubercules sur la tête ou sur ces opercules; deux ou trois dorsales dont une adipeuse; plus de trois rayons aux pectorales; six rayons aux branchiostèges. Yeux situés verticalement, et munis d'une membrane clignotante. On peut diviser le genre Cotte en cinq sousgenres :
t Chabots. Tête presque lisse ; une ou deux épines seulement au préopercule, deux dorsales; écailles fort petites, à peine visibles; corps arrondi.
Cotte Cdadot. Colins Gobio , L., Gmel. , Syst. Nat. XIII, t. I, p. 1211; Bloch, pi. 58, fig. 1-2; Encycl. Pois., p. 68, pi. 37, fig. 140; Lacép., Poiss. T. m, p. 252. Cette espèce, commune dans les ruisseaux de l'Europe, delà Sibérie et de l'Amérique septentrionale, n'atteint guère que cinq pouces de longueur. Le dos est d'un brun noirâtre, parsemé de taches plus foncées dans le mâle, et jaunâtres dans la femelle. Le ventre est gris dans l'un, et blanc dans l'autre. Les nageoires sont également jaunâtres ou tachetées, b. 4 , u. 7-17 , p. M, y. 4, A. 12-15, c. 8-10. Sa chair est saine et savoureuse.
Cotte noir. Colins nigricans, Lacép., Pois. T. m,
-j-t ScoBPioNS. Ils ne diffèrent des Chabots que par les épines dont leur têle esl hérissée.
Cotte Scorpion ou Crapacd de mer. Cottus Scorliiiis, L., Gmel., Bloch, pi. 57; Encycl. pi. 57, fig. 148; Lacép. La figure de ce Poisson est effrayante sans être positivement horrible; modèle d'agilité, il est armé de piquants redoutables qui menacent la main qui le voudrait saisir; il parcourt les parages septentrionaux, et à l'abri de toute attaque par ses armes, il fait une guerre cruelle aux Clupées et autres animaux jetés sans défense au milieu des mers. Sa chair est médiocre ; aussi n'est-elle pas recherchée, mais les Gioeiilandais emploient son foie pour faire de l'huile. 11 est extrêmement vorace. Son corps est varié de couleurs qui, pour être sombres, ne sont pas sans beauté, et ajoutent à la singularité de sa figure, ainsi que les raies noires, blanches ou rouges, qui. selon les sexes, décorent les nageoires, d. 7-10, 14-17, p. 16, 17, v. 5, 4, a. 10, 13, c. 81,8. Sa taille est d'un pied environ.
Cotte ()iiAiiRicoR'«E.ro//M',Oi((7(/nVo;-«(>,I,.;Gmel.,
le Ouatre-Corncs, Eue. pi. 37, fig. 140. Non moins vorace que le Scorpion et non moins bien armé, le Quadricorne, à l'aide de ses pectorales encore plus développées, nage avec une plus grande rapidité. 11 acquiert une taille moins considérable. Sa chair est meilleure. 11 habite les mêmes mers. o. 9-14, p. 17, v. 4, a. 14, c. 12.
Le Cottus Buhalts, Euphras.; le Cottus Diceraus, Pall., et le Cottus Hemilepidotus, Til., appartiennent encore à ce sous-genre.
■\f\ Criptères a trois nageoires dorsales. Ce sousgenre, fort remarquable par une disposition de nageoires ([ui pourrait presque suffire pour motiver una séparation plus tranchée, ne se compose jus<|u'ici que de deux espèces , le Cottus hispidus de Schneider, el le Cottus acaclianu s de Pennant. Ces deux Poissons, qui sont d'une petite taille, habitent les côtes de l'Amérique septentrionale.
•j~î-tt AspiDO?HORES. Ils sont envcloppés de plaques écailleuses serrées comme des pavés, et qui rendent leur corps anguleux ou prismatique.
Cotte armé. Cottus calaphracttis, L., Gmel., Bloch, pi. 58, f. 5-4; Encycl. Pois., p. 66, pi. 37, f. 145; l'Aspidophorearmé, Lac. Pois. T. m, p. 222. La forme singulière de ce Poisson, et la manière dont il est vêtu, le rapprochent des Syngnathes et des Pégases. 11 acquiei't un peu plus d'un pied de long, a sa mâchoire inférieure munie de barbillons, vit dans les mers du Nord , non loin des rivages sablonneux et semés de rochers. Il se nourrit de petits poissons et de Crustacés. Moins constitué pour l'attaque que pour la défense , ce Cotte est aussi moins agile et moins audacieux que ne le sont les espèces du second sous-genre, u. 5-7, p. 15. 16, V. 2, 3, A. 6, 7, c. 10, 11. Lacépède pense que le Coltus Brodiime, reproduit i)ar Bonnaterre (Encycl. Pois., p. 67) d'après Olaffen et MuUer, n'est tout au plus qu'une variété du Cotte Armé.
Cotte Japonais. Coltus Japonicus, Gmel., le Lisiza, Encycl. Pois., p. 67, pi. 58, f. 150; Aspidophore Lisiza, Lac; Pois. T. m, p. 223. C'est le plus allongé des Cottes; il habite les mers du Japon et des Kuriles, où il atteint unpeu plus d'un pied de longueur, b. 6, D.C-7, p. 12, V. 2, A. 8, c. 12.
Le Coltus Stelleri de Schneider avec Vj^gonus decagonus du même auteur, et V^gonus stagophtalmns de Tilésius , complètent ce sous-genre.
ttttt Pi.ATYCÉpnAi,ES. Us Ont la tète plus aplatie; ses larges sous-orbilaires la font ressembler à une sorte de bouclier ou de disque. Cette tète est moins tuberculeuse, mais seulement armée de quelques épines. Les ventrales, quoique portées sur un appareil suspendu aux éi)aules, sont cependant situées manifestement en arrière des pectorales, et tiès-écartées.
CoTTE Uaboteiix. Cottus scal'cr. L., Gmel. , Bloch, pi. 180; Encycl. Pois., p. 67 (sans figure); Cotte raboteux. Lac, Pois. T. m, p. 245. Ce Poisson a ses écailles petites, mais fortement attachées, dures et dentées; quatre piquants se voient sur sa (êle qui est allongée, et dont la mâchoire inférieure est plus longue que la supérieure. Sa bouche est très-grande. U habite les mers de l'Inde, n. 6. 7, i>. 6-12, r. 18. v. 6, a. 1 1 , 12, c. 12. 16.
Cotte Insidiateur. Lac, Pois., m, p. 247; Cotlus Insidiator, Forsk., fig. Arab. p. 25, ii» 8; Gniel.; Platycephalus Spaltila, Blocli, pi. 424; le Raked, Encycl. Pois., p. G8 (sans figure). Celte espèce, qui habite la mer Rouge et dont les teintes sombres n'ont rien de remarquable, vit dans le sable, et s'y cache pour saisir sa proie. Cuvier soupçonne que ce Poisson est le Calliotiftiius indiens, et le Callioraore indien, de Lacépède. B. 8, D. 8-1.3, p. 19, v. 6, A. 14, c. 13.
Cotte Madecasse. Lac., Pois, m, p. 249, pi. M, f. 1-2 (en dessus et en dessous); Cotlus Madagascariensis , Commers. , Mass. Cette espèce, observée à Madagascar, au.x environs du fort Dauphin, acquiert jusqu'à deux pieds de longueur. Sa tête est armée, de chaque côté, de deux aiguillons recourbés; elle est profondément sillonnée entre les deux yeux. Son corps est couvert d'écailles assez grandes, et la mâchoire inférieure est plus avancée que la supérieure. La caudale parait échancrée en trois lobes, d. 8-15, p. 12, v. 5. 0, a? c?
COTTÉE. Cotlœa. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Uumboldt etConpland qui lui donnent pour caractères : spécules composés de six à neuf fleurs distantes, distiques, celle du sommet constamment desséchée; deux glumes membraneuses, concaves, à plusieurs nervures, couronnées par trois lobes mucronés; la supérieure est un peu plus petite et a quelquefois son sommet simplement aigu et entier; deux paillettes membraneuses : la supérieure à deux carènes, avecl'exlrémité bifide; l'inférieure à cinq divisions, concave, garnie de onze soies dressées, continues, searieuses, inégales, trois étant plus grandes; deux écailles entières et glabres; trois élamines. L'ovaire est glabre, surmonté de deux styles que terminent un nombre semblable de stigmates plumeux; cariopse oblong, cylindroïde, lisse, glabre, non sillonné, libre, chargé de paillettes; péricarpe mince et membraneux; embryon deux ou trois fois plus petit que le fruit. Ce genre, comme on le voit, est voisin du Pappophorum dont il diffère par le nombre des fleurs, par la paillette inférieure quinquéfide, et par la panicule diffuse. On n'en connaît encore qu'une seule espèce; elle est du Pérou.
COTTENDORFIE. Cottendorfia. bot. Genre de la famille des Broméliacées, institué par Schult, qui lui assigne pour caractères : périgone libre, divisé en six parties dont les extérieures, remplaçant le calice, sont dressées et un peu plus courtes que les inlérieures qui tiennent lieu de pétales ; celles-ci sont étalées et nues à la base interne; six élamines hypogynes, à filaments subulés et glabres, à anthères un peu couchées, ovales etéchancrées en fer de flèche; ovaire libre, i)yraniidatotrilobé et triloculaire; chaque loge renfermant de trois à si-t" ovules attachés à un angle central, près de la base; style presque nul; trois stigmates filiformes, un peu étalés et tordus en spirale. Le Collendorfia Drasilieiisis, seule espèce du genre, est une piaule herbacée, qui croît sur les rochers arides; ses feuilles sonl linéaires, subulées, acuminées; de leur centre s'élève une hampe assez haute que termine une panicule ample et lâche de jolies fleurs.
COTTERET-GARD. ois. Syn. vulgaire de Bécasseau Combattant.
3 niCT. DES SCIENCES NAT.
COÏTONERZ. MIN. Nom donné au minerai de Tellure contenant du plomb et de l'argent, que l'on trouve à Nagyag en Transylvanie.
COTTUS. POIS. r. Cotte.
COTULE. Cotiila. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie superflue, proposé par Vaillant, sous le nom à'Ananthocrclus; Linné, en lui imposant celte dénomination, définitivement adoptée, le caractélisa delà manière suivante: involucre court, hémisphérique, polyphylle; fleurons du centre hermaphrodites, tubuleux, à corolle quadrifide, et à quatre élamines; fleurons de la circonférence femelles, ayant le plus souvent la même apparence que ceux du centre ; réceptacle ordinairement déiiourvu de paillettes ; akènes munis d'un rebord au sommel. Depuis l'établissement de ce genre, et même parmi les espèces décrites par Linné, les auteurs y ont introduit plusieurs changements. Ainsi, le Cotula turbinata, L., est devenu le type du genre Cenia de Commerson et Jussieu. Desfontaines rapporte à son genre Balsamila , le Cotula grandis, L. Bergius a établi, et Jussieu ainsi que Willdenow ont adopté le genre Lidbeckia, aux dépens des Cotula quinqueloba et Cotula stricla, L. ; mais Lamarck (11lustr. t. 701) a changé le nom générique en celui de Lancisia. Persoon , qui a admis ce changement, ne s'est servi du mol Lidbeckia que pour désigner une section de ce genre. D'un autre côté, le Grangea d'Adanson, que Linné confondait avec ses Jrtemisia, et 3ont plusieurs auteurs n'ont fait qu'une sous-division du Cotula, en a été séparé par Jussieu, Lamarck et Uesfontaines. Les Cotulcs sont des i)lantes herbacées, qui, par le port, se rapprochent des Anacycles et des Tanaisies; elles sont indigènes des contrées chaudes de l'Europe méridionale et du cap de Bonne Espérance. On n'en a décrit qu'une douzaine d'espèces, déduction faile de celles qui constituent mainlenant de nouveaux genres. Persoon en mentionne vingt-deux, mais outre qu'il agglomère plusieurs genres distincts, il adopte aussi la réunion du Cotula pfrethraiia , L., unique espèce américaine, qui,' à cause de son réceptacle paléacé, pourrait, parla suite, être aussi séparée et constituer un genre nouveau. Aucune espèce n'est cultivée comme plante d'agrément ou pour des usages économiques.
COTUNNIA. jiiN. y. Plomb suriaté.
COTURNIX. OIS. Synonyme de Caille, f^. Perdrix.
COTYLANTHÈRE. Cotrlanthera . bot. Genre dont la place est encore incertaine, mais (|ui paraît ne pas devoir s'éloigner beaucoup de la famille des Solanées. 11 a été institué par Blume. pour une petite plante qui se trouve assez abondamment dans les forêts ombragées de rile de Java. Caractères : calice campanule, quadrifide, persistant; corolle hypocratériforme, quadripartite, marcescente, à divisions égales, ouvertes : quatre élamines égales, à filets courts et lisses, à anthères conniventes, déhiscentes au sommet par un seul pore; style à deux sillons ; stigmate en tète, déprimé ; capsule ova- Iaire,biloculaire, polysperme. Le Colylanthera tenuis, Bl., a les feuilles petites, presque succulentes; les fleurs sont bleuâtres, portées sur des pédicelles solitaires ou géminés, garnis, vers le milieu, de deux petites bractées.
COTYLÉDON, rot. /'. Cotïiet.
COTYLÉDON MARIN, polyp. Syn. ancien d'Acélabu-
lairc (le la Méditerranée.
COTYLÉDONAIRE. bot. r. Cotti.édons.
COTYLÉDONS. Cotyledo. bot. Dans tout embryon végétal, on diiitingue trois parties principales, savoir : 1" l'e.xtrémité inférieure ou corps radiculaire qui doit former la racine ; 2" la gemmule ou premier bourgeon de la plante; 3» enfin le corps cotylédonaire ou extrémité supérieure de l'embryon. Dans le Haricot, la Belle- (lc-.^uit, etc., le corps cotylédonaire est séparé en deux parties distinctes, (|ui portent le nom de Colytéilons. Dans le Clé. l'Orge, l'Asperge, le Lis, etc., le corps cotylédonaire est simple, indivis et formé d'un seul Cotylédon. De là les noms de plantes monocotylédonécs ou /licolylédonées, suivant qu'elles offrent un ou bien deux Cotylédons. Tous les végétaux pbanérogames présentent l'une de ces deux modifications, c'est-à-dire que leur embryon est à un seul ou à deux Cotylédons; et il en résulte la division de ces végétaux en deux groupes principaux : les Moîvocottlédons et les Dicotvlédo:«s. /'. ces mots. Cependant il y a certaines plantes dont le nombre des Cotylédons e.\cède constamment deux; ainsi on en compte trois dans le Ciipressiis penditla, quatre dans le J'iiius Inops et dans le CeratophxUum demersitm; cin(| dans le Pinus Laricio; six dans le Cyprès cliauve; buit dans le Pinus Slrubus; enfin, dix ou douze dans le l'in-Pignon.
Dans certains végétaux Dicotylédones, les deux Cotylédons, que l'on nomme aussi quelquefois Lobes spviinau.v, sont plus ou moins soudés ensemble, de manière qu'au |ireraier abord le corps cotylédonaire parait simple; c'est ce que l'on observe dans le Marronnier d'Inde, certaines espèces deCliènes,et probablement dans la Cuscute qpe l'on considèregénéraleraenl comme privée de Cotylédons.
Les Cotylédons sont d'autant plus épais et plus charnus que l'embryon est privé d'endosperme, c'est-à-dire iiu'il est immédiatement recouvert par le tégument propre de la graine. Ainsi dans le l'ois, le Haricot, le Marronnier, les deux Cotylédons sont charnus et très-épais; ils sont au contraire minces et foliacé.; dans les graines munies d'un endosperme, comme le montrent les Eupliorbiacées par exemple. Les Cotylédons, surtout tpiand Il n'y a pas d'endosperme, paraissent destinés à fournir au jeune embryon, au moment où il commence à germer, les premiers matériaux de son accroissement. Aussi les voit-on se faner, diminuer de volume à mesure que la jeune plante se développe. Tantôt les deux Cotylédons restent cachés sous la terre, après l'évolution du germe, tantôt ils sont élevés au-dessus du sol par l'accroissement de la tigelle. Dans le premier cas, on dit qu'ils sont hjpogés; on les nomme épigés dans le second cas , où ils forment les feuilles séminales , comme dans le Haricot. Dans les plantes munies d'un endosperme, les Cotylédons sont en général minces et comme foliacés ; c'est alors l'cndosperme qui fournit a iix premiers développements du jeune embryon. F. Embryon et (iERMlNATION.
COTVLÉCHORE. rois. Espèce du genre Asprèdc. r. ce
imil.
COTYLES. ro(rlœ. ACAi,. Pérou et Lesueur ont donne ce nom à des organes particuliers situés sur les bras de quelques Méduses, appelés par Pallas bras cotylifères à cause de cesa|)pendicesou feuilles séminales semblables à certains cotylédons végétaux. Ils n'appartiennent qu'à un très-petit nombre d'espèces, et semblent constituer les organes de la génération suivant Pérou et Lesueur.
COTYLET. Cotylédon, bot. Genre de la famille des Crassulacées et de la Décandrie Pentagynie, fondé par Tourncforl, adopté et caractérisé par Linné de la manière suivante : calice court, à cinq divisions profondes; corolle monopétale, campanulée ou tubuleuse, à cinq découpures; dix étamines insérées sur la corolle, à anthères arrondies; cin(| ovaires supérieurs, coniipies, chacun muni à sa base externe d'une écaille concave, nectarifère, et se terminant aussi chacun en un style de la longueur des étamines, à stigmates simples, courbés en dehors. A ces ovaires succèdent autant de capsules oblongues, ventrues, pointues, uniloculaires et s'ouvrant longitudinalemcnt par le côté intérieur; semences petites et nombreuses. Adanson a séparé de ce genre toutes les espèces dont le système Horal est quaternaire, et en a constitué le genre Kulanchoë, qui a été adoplé par De Candolle et Uaworth. Nous avons suivi leur exemple, et dans la précédente description générique, nous n'avons eu égard qu'aux Cotyletsdécandriques et à corolles quinquéfides. Si nous admettions également le genre Umbilicus formé par De Candolle ( Plantes grasses, t. 150) avec les deux variétés du Colytedon Umbilicus de Linné, que l'on rencontre fréquemment dans la France méridionale, et auxquels on joindrait les espèces d'Orient et de Sibérie, il s'ensuivrait que tous les vrais Cotylets seraient étrangers à l'Europe, et se réduiraient à environ une trentaine. /'. d'ailleurs les mots Kalanchoe et Umbilicus. Les Cotylels sont en général des plantes grasses, herbacées ou frutescentes, à feuilles opposées, quelquefois alternes, à Heurs terminales, en cojymbes ou en épis, indigènes du cap de Bonne-Espérance et de l'Afrique méridionale. On les cultive avec la plus grande facilité dans les jardinsd'Europe.où la singularitéde leurs liges et de leurs feiiillcsaltire l'attention. Quelques espèces ont, en outre, des lileurs assez agréables à Pœil; tels sont les Cotylédon orbiculata, L., Cotylédon fascicularis, H. Kew, et Cotylédon spuria. Comme ces plantes sont d'une nature succulente et aqueuse, elles exigent, en été, une exposition méridienne, abritée des grands vents et de la grêle, et en hiver une serre sèche, aérée, jamais imprégnée d'une humidité stagnante. Ce sont néanmoins des végétaux dont la vie est, si l'on peut s'exprimer ainsi, excessivement tenace; nous avons laissé un individu de Cotylédon orbiculata, L., exposé à toute la rigueur de l'hiver de 1822 à 182-3, et l'été suivant, la plante n'en a pas moins continué à végéter avec la plus grande vigueur.
COTYLIEK. BOT. Même chose que Colylet. f^. ce mot.
COTYLISQI'E. Cotyliscua. bot. Genre nouveau, proposé par Desvaux, dans la famille des Crucifères, pour le Cochlearia iiilotica de Delile ( Descrii)!. de l'Egypte, p. 101, t. 34, fig. 2). De Candolle, dans le second volume de son Systema Naturale, le réunit au genre
C 0 Li
Seiiehiera où il forme une section particulière caracléiisée par ses silicules non éniarginées au sommet, concaves d'un coté, n'ayant leurs valves ni rugueuses, ni ornées d'une crête sur leur dos. F. Séîvébière.
COTYPHOS, COTTYPHOS. ois. Syn. ancien de Merle noir.
COTZ. BOT. F. Brayera.
COU. zooL. et BOT. Partie du corps de l'animal, qui unit la tête au tronc. 11 n'existe guère que dans les Vertébrés; encore n'y est-il pas toujours distinct, puisque les Cétacés et les Poissons n'en offrent pas d'exemple. Il est toujours sensible dans les autres Mammifères, quoique grossièrement prononcé dans quelques-uns, tels (|ue l'Éléphant, souvent indécis dans les Reptiles, et trèsremarquable chez les Oiseaux où il s'allonge ordinairement d'une manière démesurée. Chez ces derniers la couleur ou la forme de cette partie a déterminé divers noms spécifiques.
COU COUPÉ, ois. .Syn. vulgaire de Gros-Bec fascié.
COU J.\UNE. OIS. Espèce du genre Sylvie.
COU ROUGE. Syn. vulgaire de Sylvie Rouge-Gorge.
COU TORT. ois. Synonyme vulgaire de Torcol.
COUA. Coccxzus. ois. Genre de l'ordre des Zygodactyles. Caractères : bec robuste, épais à sa base, comprimé dans toute sa longueur, convexe en dessus, avec unearête distincte, courbé légèrement, fléchi à la pointe; narines placées à la base du bec et sur ses côtés, ovales, à moitié fermées par une membrane nue; pieds grêles; quatre doigts : deu.\ devant, dont l'extérieur beaucoup moins long que le tarse, deux derrière; ongles courts, peu courbés; ailes courtes, arrondies; les cinq premières rémiges étagées, la cinquième la plus longue; dix rectrices.
Les Couas , dont la séparation d'avec les véritables Coucous a été indiquée par Levaillant, s'éloignent de ces derniers autant par différentes nuances de mœurs que par quelques caractères physiques ou extérieurs dont les plus saillants sont : l'absence des plumes longues et flottantes qui garnissent l'origine du tarse, chez les Coucous : la longueurgraduée des rémiges, qui donne à l'aile des Couas un développement régulièrement arqué, etc., etc. Les Couas ont en général une forme plus raccourcie; ils paraissent plus robustes; leur chant, grave el plein, ne tient aucunement des sons plaintifs et langoureux qu'exprime celui des Coucous. Ils construisent eux-mêmes leurs nids et les placent soit sous l'abri touffu (|u'ofFrent plusieurs branches entrelacées, soit dans le tronc d'un vieux arbre carié; leurs pontes consistent ordinairement en quatre ou cinq œufs d'un blanc verdâtre ticiuelé de brun; ils élèvent leurs petits, et leur tendresse pour ces fruits de leur amour, égale celle que l'on remarque dans la plupart des oiseaux. lisse nourrissent de fruits et d'insectes. Vieillot a substitué au nom de Coua, celui de Coulicou. qui ne parait pas présenter une idée plus exacte, et qui sans doute ne peut exprimer aussi qu'un cri de l'Oiseau.
Coca acx ailes courtes. F. Coiia Piage.
Coi'A AUX AILES ROL'ssES. Cuculus Ameiicanus, Lalh., Buff., pi. enl. 81f>. Cuculus cinerostis, Tem. Parties supérieures grises, s'irisant sous certains aspects; rémiges bordées de roux extérieurement; rec-
trices laléralcs noires terminées de blanc; parties inférieures blanchâtres ; bec noirâtre; iris rougeâtre ; pieds noirs. Taille , onze pouces. La femelle a les parties supérieures brunâtres, sans reflets. Antilles.
Coda Américain. F. Coda aux ailes rousses.
CouA Atingacu. F. Coca Cornu.
Coua des barrières. Coccr^us sepforum, Vicill. Parties supérieures grises; rectrices terminées de blanc; parties inférieures blanchâtres, avec la gorge cendrée; bec noirâtre; pieds cendrés. Taille, onze pouces. De la Guiane.
Coua a bec noir. Cuculus vielanorhynchus , Cuv. Parties supérieures d'un gris cendré, plus clair sur la tête; un trait noir derrière l'œil; parties inférieures" d'un jaune roussàtre; gorge blanche; bec noir. Taille, huit pouces. Brésil.
Coca a bec rouge. Coccfzus erylhrorhyncus, Cuv. Cociyzus rubrirostris, Drap. Parties supérieures d'un gris cendré, passant au noirâtre, irisé de vert et de bleu sur les ailes et la queue; rectrices longues, étagées et terminéesdeblanc; joues, gorge el devant du cou d'un roux vif; poitrine et ventre cendrés; le reste des parties inférieures d'un roux fauve; bec d'un rouge vif; pieds gris. Taille, seize pouces. Java. Un individu à peu près semblable et que nous soupçonnons être une femelle, nous a été envoyé de Bornéo ; il n'en diffère que par le plastron qui est d'un brun terne.
Coca de Botta. Coccyzus Bottœ. SauroteraBottœ. Blainv.; S. Culif'orniana , Less. Parties supérieures roussâtres, variées de vert et de blanc; tête, cou et poitrine roux , tachetés de brun et de blanc; tectrices caudales vertes, bordées de blanc ; huppe d'un bleu d'acier foncé, bordée de roux; rectrices bleues-noirâtres, terminées de blanc ; parties inférieures d'un blanc grisâtre; bec et pieds gris. Taille, quatorze pouces. Californie.
Coua brun, varié de roux. Cuculus Nœcius, L., pi. enl. 812. Parties supérieures brunes, variées de cendré et de roussàtre ; plumes du sommet de la tête assez longues et terminées par une tache roussàtre qui est aussi la couleur qui borde les scapulaires; gorge et devant du cou roussâtres , avec quelques petits traits bruns; parties inférieures blanchâtres; rémiges et rectrices brunes, bordées de roux; bec noir, roussàtre en dessous ; pieds noirâtres. Taille , dix pouces. Guiane.
Coua a calotte noire. Cocvyzus melaco typhus , Vieill. Parties supérieures brunes, avec le sommet de la tête et un trait de chaque côté, au-dessus de l'œil , noirâtres; rectrices intermédiaires brunes, les autres noi-" les , toutes sont terminées de blanc; parties inférieures blanches , tiquetées de roux ; bec noir ; iris brun ; pieds d'un cendré bleuâtre. Taille, dix pouces si.x lignes. Guiane.
Coda cendré. Coccyzus cinereus, Vieill. Parties supérieures d'un brun cendré, avec les rectrices terminées de blanc que précède une ligne noire; gorge et devant du cou d'un cendré pâle; parties inférieures blanches, avec les Bancs roussâtres; bec noir; iris brun; pieds verdàtres. Taille , huit pouces six lignes. Amérique méridionale.
Coca Cendrillard. F. Coua adx ailes rodsses, femelle.
lu
Cou* Chiriri. Coccx^'is C/iiiiri, Vicill. Parties supérieures noiràlres, avec les plumes de la nuque assez longues et élroiles, noires, terminées de roux; le bas du dos et le croupion roux, rayés de noirâtre; quatre traits blancs eu dessus et en dessous de l'œil; gorge et devant du cou fauves, rayés de noir; parties inférieures blancliâlres, nuancées de brun; bec noir, blanchâtre en dessous, à sa base; pieds blanchâtres. Taille, neuf pouces. Le mâle, dans la saison des amours, a les tectrices et les rémiges terminées de brun vif, et une bande blanche sur le milieu de l'aile. Guiane.
Coda Chochi. Coccyzus Chochi, Vieill. Parties supérieures d'un brun noirâtre, avec les plumes bordées de cendré et de roussâtre , celles de la nuque longues, noires et bordées largement de roux foncé; sourcils lilancs; tectrices alaires brunes, bordées de cendré et de roussâtre, ce qui forme sur l'aile trois sortes de bandes brunes, cendrées et roussâlres; tectrices caudales longues ; rémiges frangées de blanchâtre ; rectrices étagées, plus ou moins terminées de blanc ; les latérales presque entièrement noires en dessous ; celle couleur est aussi celledu poignet; parties inférieures cendrées, roussâlres sur la gorge et vers l'anus, blanchâtres sur les flancs; bec roussâtre , noir sur l'arête; pieds cendrés. Taille, onze pouces. Guiane.
Coda corjid. Cuculus corniitiis et Coccyzns cornutus, Vieill. Parties supérieures d'un brun foncé, avec la nu(|ue garnie de longues plumes formant une double huppe; rectrices noirâtres, terminées de blanc; parties inférieures cendrées; bec verdâtre; iris rouge; pieds cendrés. Taille, douze pouces. Brésil.
CooA Delalaxde. Coccxs'(s Delnlaïuli , Temm., Ois. col., pi. 440. Parties supérieures d'un bleu azuré; les inférieures blanches, avec l'abdomen, les cuisses, les tectrices caudales inférieures d'un roux brunâtre; rectrices étagées, d'un bleu métallique, terminé de blanc; bec bleuâtre; pieds noirs. Taille, viugt et un pouces. Madagascar.
CouA Geoffroy. Coccxsus GeofTioXh Temm., pi. color. 7. Parties supérieures vertes, avec le bord des tectrices roussâtre; des plumes écaillées de fauve et de noir sur le front ; une huppe bleue d'acier sur le sommet de la tête; bord des moyennes rémiges bleu; grandes rémiges et lectrices d'un brun violet ; rectrices latérales bordées de verl; gorge et devant du cou maillés de brun et de fauve ; un demi-collier noir sur le haut de la poitrine ; ventre fauve ; abdomen d'un roux brunâtre. Taille, vingt pouces. Brésil.
CoilA GRAJID VIEILLARD. A'. COUA AUX AILES ROUSSES.
CuuA HUPPÉ DE Madagascar. Cuculus cristalus , l.ath. ; Coiilicou Coua, Vieill., BufF., pi. enl. 589. Parties supérieures d'un cendré verdâtre, avec la nuque ornée de longues plumes susceptibles de se redresser; rémiges et rectrices d'un verdâtre irisé extérieurement, les dernières étagées et terminées de blanc ; parties inférieures blanchâtres, avec la poitrine rougeâtre; bec et pieds noirs; iris orangé. Taille, quatorze pouces.
Coda de Lescuepiadlt. Coua Lesohenaiiltii , Taccociia Leschenaullii , Lesson. Parties supérieures et devant du cou d'nh gris cendré; rectrices longues, étagées, d'un bleu d'acier, terminées de blanc; parties
inférieures d'un jaune ferrugineux; bec corné; pieds verdàtres. Taille, seize pouces. Inde.
Coua Oiseau de pluie Cuculus plucialis, Lath. r. Coua Tacco.
Coua des Palétuviers. Cuculus senicttlus, Lath. , Bulf., pi. enl. Sï^; Cuculus Minoi; Gmel. Parties supérieures cendrées; unebandcgriseà l'angle postérieur de l'œil; rectrices bleuâtres, terrninéesde blanc, les deux intermédiaires totalement grises ; parties inférieures jaunes; bec et pieds noirâtres. Taille, douze pouces. La femelle a la gorge et le haut de la poitrine blanchâtres. Guiane.
Coua petit Coulicou. Coccxzus »«mw/M», Vieill.; Cuculus Caxeiiensis, Var., Lalh. Parties supérieures d'un marron pourpré; rémiges bordées et terrninéesde biun; rectrices bordées de blanc; gorge et poitrine d'une teinte plus pâle que le dos; parties inférieures d'un marron foncé; bec et pieds bruns. Taille, dix pouces. La femelle a les couleurs moins foncées. Guiane.
Coua Petit vieillard, f^. Coua dés Palétuviers.
Coca Piaye. Cuculus Ciiianus, Lalh., BufF., pi. enl. 911. Parties supérieures d'un marron pourpré, avec les rémiges terminées de brun et les rectrices blanches à l'extrémité qui a aussi une raie noire; gorge et poitrine d'un marron clair; parties inférieures cendrées; bec et pieds bruns. Taille, seize pouces. Guiane.
Coua pointillé. Coccxsus punclulatus , Vieill.; Cuculus punctulalus, Lath. Parties supérieures brunes, légèrement irisées, avec chaque plume terminée de roux; rémiges et rectrices d'un brun foncé, tachetées de roux à l'extrémité ; parties inférieures blanchâtres ; bec noir. Taille, neuf pouces. Guiane.
Coua Quapactol. Cuculus ridibtindus, Lath. Parties supérieures d'un brun fauve ; gorge, devant du cou et poitrine cendrés; ventre et tectrices caudales inférieures noirs; bec noirâtre; iris blanc; pieds noirs. Taille, seize pouces. Mexique.
Coua roux. Coccxzus rutilus, Vieill. Paities supérieures d'un roux ardent ; nuque garnie de longues plumes susceptibles de se relever en huppe ; gorge et poitrine rou.ssâtres ; parties inférieures cendrées ; bec jaunâtre; pieds bruns; queue très étagée. Taille, dix pouces. Brésil.
Coua DE Saint-Domingue, y. Coca aux ailesrousses.
Coua Tacco. Cuculus velula, L., Cuculus plucialis, L.; Saurathera velula, Vieill., Buff., pi. enl. 772. Parties supérieures d'un cendré olivâtre; rectrices étagées : les latérales terminées par deux taches, l'une noire et l'autre blanche; gorge et poitrine cendrées; parties inférieures rousses; bec brunâtre; iris brun; peau nue qui entoure les yeux rouge; pieds cendrés. Taille, seize pouces. La femelle est plus petite; elle a les couleurs plus claires, la gorge et la poitrine blanchâtres. Guiane.
Coua tacheté de Cavenne. y. Coda brun, varié de
ROIX.
Coua tacheté de la Chine. Cuculus maculalus, Lath., Buff., pi. enl. 704. Parties supérieures d'un gris verdâtre, variées de blanc et de brun, à reflets dorés; têteet cou noirs, avec quelques taches blanches au-dessus des yeux; rectrices rayées de blanc et de brun; gorge
cou
cou
loi
e( poilrine variées de blanc el de brun ; les parlies inférieures rayées de ces mêmes couleurs; bec noirâtre, jaune en dessous; pieds jaunâtres, couverts par les plumes tombantes de la jambe. Taille, quatorze pouces.
CouA Tait-Soc. CucuIus cœriileus, Buff., pi. cnl. 295, fig. 2. Tout le plumage d'un bleu foncé, irisé sur les ailes et principalement sur la queue où les rcHets verts et violets sont trés-édatants; bec et pieds noirs; yeux entourés d'une membrane rouge. Taille, dix-sept pouces. Les jeunes sont d'un bleu vert, sans reflets. Madagascar.
Coca a tète rocsse. Coccyzus rvficapillus, Vieill. Parlies supérieures variées de blanc et de brun; sommet de la tête garni de longues plumes rousses; une tacbe rousse de chaque côté de la tète; nuque et parlies inférieures blanches; bec et pieds rougeàlres. Taille, huit pouces. Australasie.
Coca Tiivgazc. Coccxsus Tingazu. Parlies supérieures d'un brun jaunâtre; rémiges et reclrices brunes; gorge el devant du cou brunâtres; parties inférieures cendrées, teintées de roux; bec verdàtre; iris et paupières rouges; pieds noirâtres. Taille, dix-neuf pouces. Amérique méridionale.
Coca a ventre marron. Coccxzus chtysogasler, Cuv. Parties supérieures d'un gris ardoisé; front et devant du cou d'un roux jaunâtre ; reclrices très-longues, trèsélagées, d'un bleu dacier, terminées de blanc ; poitrine bleuâtre; parties inférieures d'un roux brun; bec roux; pieds noirâtres. Taille, quinze pouces. Guiane.
CouA VERDATRE. Cuculus Madagascarieiisis, Lalh., Buff., pi. enl. 815. Parlies supérieures brunes, variées d'olivâtre; reclrices latérales terminées de blanc; gorge olivâtre, nuancée de jaune; poitiine fauve; parties inférieures brunes; bec noir; iris orangé; pieds d'un brun jaunâtre. Taille, vingt et un pouces. Afrique.
Coca Vieillard, f . Coca Tacco.
Coda adx yecx rocges Coccyzus eiythiophtalmns, Bonap., Cuculus erxthrophtulmus,\\'\\%. pi. 28, f. 2. Parlies supérieures d'un gris cendré; les inférieures Wanches; tour des yeux rouge; bec et pieds noirs. Taille, neuf pouces. Amérique septentrionale.
COUACHO. OIS. L'un des noms vulgaires de la Bergeronnette.
COUAGGA. MAM. Espèce du genre Cheval.
COWALE. OIS. L'un des noms vulgaires de la Corneille mantelée. F. Cordeau.
COOAMELLE et COUANELLE. BOT. F. CoLMELlE.
COUANA. BOT. Nom que l'on donne au bourgeon comestible d'un Palmier du genre Avoira.
COUAKDOU. MAM. Même chose que Coendou.
CODARCH. BOT. F. COARH.
COUATA. HAM. r. SaPAJOO CoAÏTA.
COUATI. MAM. y. Coati.
COUBLANDIE. Coiihlantlia. bot. Dans sa Flore de la Guiane, Aublet avait formé ce genre, el lui avait attribué le feuillage d'une Mimeuse el le fruit du Mullera. Le professeur Richard, qui a visité pendant huit années les mêmes contrées qu'Aublet, a reconnu que ce prétendu genre n'existe pas, el que cette erreur avait été causée par l'entrelacement du Mullera moiiilifoniifs el d'une espèce de Mimosa.
COUCAl. OIS. Syn. vulgaire de Sterne Épouvanlail.
COUCAL. Centropus. ois. Genre de l'ordre des Zygodaclyles. Caractères : bec robuste, dur, plus haut que large, courbé surtout à la pointe, et comprimé; arête élevée en carène ; narines placées à la base du bec et sur les côtés, étroites, diagonalcment fendues, à demi fermées par une membrane nue ; quatre doigts t deux devant soudés à la base, deux derrière dont l'extérieur versatile; ongle du pouce allongé, presque droit, subulé; ailes courtes : les trois premières rémiges également élagées; la quatrième presque égale à la cinquième qui est la plus longue. C'est encore du démembrement indiqué dans le genre Coucou, par Levaillant, qu'est résultée la création du genre Coucal dont les espèces, il est vrai, tiennent de près aux véritables Coucous tant par leurs formes générales que par quelques-unes de leurs habitudes, mais qui cependant s'en éloignent suffisamment par divers caractères bien prononcés, et surtout par celui qu'offrent l'extrême longueur et l'amaigrissement de l'ongle du pouce. La longueur de cet ongle qui rappelle la conformation du pied de l'Alouette, n'est probablement pas un attribut inutile, accordé à ces Oiseaux; mais jusqu'ici l'observation n'a pu faire deviner l'intention de la nature dans une modification que l'on serait tenté de regarder comme un écart, si elle ne se faisait remarquer dans tous les congénères.
CoccAL ATFiNis. Ceiitiopus uffiiiis. Plumage varié de noir, de brun et de gris ; ailes rousses; reclrices d'un bleu noirâtre; bec et pieds noirs. Taille, quatorze pouces. Afrique.
CoccAL ATRALBiN. Ceiitiopus oteralbus, Less. Zool. de la Coquille, pi. 34. Parlies supérieures cl abdomen d'un bleu noir pourpré; front noir; cou, poilrine et miroir sur les ailes d'un blanc pur; bec et pieds noirâtres. Taille, seize pouces. Nouvelle-Irlande.
CoccAL BICOLORE. Cetitropus bicolor, Cuv. Parlies supérieures d'un gris cendré, les inférieures presque blanchâtres ; abdomen teinté de rouge obscur ; reclrices longues, étagées el rousses; bec et pieds noirs. Taille, treize pouces. Hloluques.
CoccAL CALOBATE. Cetiliopus calohntus. Parties supérieures d'un vert bronzé ; sommet de la tête d'un bleu d'acier; cou ardoisé; rémiges bleues, terminées de verdàtre el de cuivreux; reclrices d'un bleu noir à reflets verts el cuivreux ; tour des yeux d'un rouge vif; oreilles grises, poinlillées de noirâtre; menlon et haut de la gorge noirs; parlies inférieures cendrées, traversées de lignes brunes; bec et pieds verts. Taille, vingt et un pouces. Moluques.
CoccAL DES cÉLÈBES. Ceiitiopus celebetisis, Quoy et Gaym. Zool. de l'Astrolabe, pi. 20. Parties supérieures d'un marron clair; gorge et poitrine fauves; tige des plumes blanchâtres ; bec et pieds noirs. Taille, dix-huit pouces.
CoccAL A FACE ROIRE. Cetitropus tiielanops , Cuv. Parlies supérieures d'un roux brun, plus foncé sur les ailes; front, joues, tour des yeux et parlies inférieures noirs; reclrices très-étagées, d'un bleu noirâtre; gorge blanche; cou el poilrine d'un roux ferrugineux. Bec et pieds noirs. Taille, quinze pouces. Java.
COU
CoucAL Faisais. CucuIus Phasianus , Lalh. Parties supérieures variées de jaune, rie noir ef de roux, forinanl sur la queue des raies transversales; parties inférieures noires, ainsi que la tète et le cou; bec et pieds noirâtres. Taille, dix-sept pouces. Australasie.
CoicAL rEaRl'Gl^El'x. Ciiciiliis Bengalensis, Lath. Parties supérieures variées de lirunâtre, striées de blanc et de noir; les premières rémiges brunes, rongeâtres; les autres rayées de noir et de brun; parties inférieures brunes; bec et pieds noirâtres. Taille, huit pouces. Bengale.
CoiCAi Géajit. Corydonix giijanteus, Vieill., Levaill., Ois. d'Afrique, pi. 223. Parties supérieures d'un roux verdâtre, avec un trait blanc sur le milieu des tectrices alaires, qui sont aussi traversées par des bandes noirâtres; rectrices d'un brun noir, terminées de blancliàtrc ; gorge, devant du cou et poitrine variés de fauve et de biun ; parties inférieures fauves, rayées de brun; bec et pieds noirâtres. Taille, vingt-trois pouces. Australasie.
Coucal Uouhoc. CucuIus œgxptius, Cuculus Senegalciisis, Lalb., Buff., pi. enl. 342. Parties supérieures d'un vert obscur, irisé; tectrices alaires d'un roux verdâtre; rémiges rousses, terminées de vert; croupion brun; rectrices vertes, avec des reflets brillants; ]>arties inférieures d'un blanc roussâtre; bec noir; iris rouge; pieds noirâtres. Taille, quinze pouces. Sénégal.
CoiîCAL Memebiki. Centropus Menehiki , Garnol, Zool. de la Coquille, pi. 33. Plumage d'un vert trèsfoncé et irisé en bleu; nuque garnie de plumes longues et effilées; bec et pieds gris. Taille, vingt-cinq pouces. Nouvelle-Guinée.
Coi)CALMoiME.Ce«<ro/j«syi7onnc/iMS, Ruppell,Fauu. Abyssin., page Î57, pi. 21, fig. 2. Front, sommet de la tête, dessus du cou et rectrices d'un noir bleuâtre , les dernières frangées de blanc, peu étagées à l'extrémité, ce qui rend la iiueue arrondie; parties supérieures d'un brun marron, les inférieures d'un blanc lavé de roussâtre; bec et pieds bruns. Taille, seize pouces. Trouvé dans la province de Kulla.
CoccAi NAIN. Centropus pumîlus, Cuv. Plumage d'un brun noir, teinté de roux ; rémiges d'un roux clair; rectrices étagées, brunes; bec noir, avec une tache blanche; pieds bruns. La femelle a le plumage d'un brun roussâtre, rayé de brun. Taille, neuf pouces. Inde.
CoucAi Nègre. Corydonix Ni'gerrimus, A'ieill., Levaill.. Ois. d'Afrique, pi. 222; Cuculus £thiops, Cuv. Parties supérieures noires; les inférieures d'un noir tirant sur le brun, chez la femelle; bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. Afrique méridionale.
CoccAi. NoiRou. Cuculus nigrorufas, Cuv., Levaill., Ois. d'Afrique, pi. 220. Le plumage noir, à l'exception des ailes qui sont rous,ses; rectrices à barbes fort larges; bec et pieds noirs et robustes; iris brun. Taille, dix-huit pouces. La femelle est un quart plus petite. Afrique et Inde.
CoucAL des PuiLipriNES. Corj'doiiix pyroplerus, Vieill.; Cuculus /Egyptius, Var. a. Lath., Bufî., pi. enl. 82i. Plumage d'un noir brillant, à l'exception des ailes qui sont rousses. Taille, quinze pouces.
CoCCAt ROCCEATRE ET TACHETÉ, f. COCCAL PERRCCI- NEIX.
COCCAI ROÏAIBIN. y. COl'CAl HOCHOC.
CoDCAL Rdfin. Corydonix Uufinus, Vieill., Levaill., Ois. d'Afrique, pi. 221. Parties supérieures d'un roux brunâtre, rayées longitudinalement de roux jaunâtre; tectrices alaires rousses; rémiges secondaires largement rayées de brun; rectrices d'un roux clair, rayées transversalement de brun ; parties inférieures blanchâtres, lavées de roux; bec et pieds jaunâtres. Taille, onze pouces. Afrique.
CorcAi. A SOURCILS CLAIRS. Ccntropus superciliosus, Ruppell, Faun. Abyssin., page 56, pi. 21, fig. 1. Sommet de la tète noirâtre; un sourcil blanc, rougcâlre audessus de l'œil; dessus du cou et dos brunâtres, avec la tige des plumes blanchâtre ; gorge d'un blanc nuancé de fauve; poitrine grisàlie, striée longitudinalement de brun; rémiges largement bordées de roux brunâtre ; rectrices étagées d'un noir verdâtre, terminées de blanc; tectrices caudales noires, traversées par de nombreux traits rapprochés, d'un cendré jaunâtre ; parties' inférieures fauves, rayées de brun; bec et pieds noirâtres. Taille, quinze pouces. Abyssinie.
CoiiCAL TouLOB. Cuculus Tolu , Lath., Buff., pi. enl. 293, fig. 1. Parties supérieures d'un brun noirâtre, avec le milieu des plumes d'un blanc roussâtre; scapulaires et tectrices alaires d'un brun marron, bordées de noirâtre; gorge rousse, variée de brun; parties inférieures, croupion et rectrices d'un vert noirâtre; bec brun ; pieds noirâtres. Taille, quatorze pouces. Madagascar.
CoucAL VARIÉ. Corydonix variegatus, Vieill. Parties supérieures brunes, variées de roux et de noir, avec une partie du dos et du croupion garnie de plumes noires, à barbes filamenteuses, désunies; rectrices trèslongues, étagées, brunes, rayées transversalement de roux; parties inférieures d'un brun roussâtre, avec la tige des pUnnes blanche et roide; bec et pieds rougeâ- Ire. Taille, vingt et un pouces. Nouvelle Hollande.
CoBCAL A VENTRE BLANC. Corydouix leucogaslcr,- Vieill. Parties supérieures noires, rayées transversalement de blanc; tête, cou et parties inférieures noirs, avec la tige des plumes blanches; plumes des jambes jaunes; bec et pieds noirs. De l'Auslralasie.
CoïCAL VERT ANTIQUE. CorydOHix viridis , Vieill.; Cuculus wgyptius, Var. ^, Lalh. Le plumage d'un vert noirâtre, à l'exception des ailes qui sont d'un rouge brun foncé; les barbes des plumes roides et effilées, portant elles-mêmes d'autres barbes assez longues ; bec et pieds noirs. Taille, seize pouces. Nouvelle-Guinée.
CoucAL VIOLET. Corydoiiix violaccus, Gaym.,Zool. du Voy. de l'Astrolabe, pi. l'J. Plumage d'un noir violet, irisé; bec noir; pieds forts et jaunâtres. Taille, vingtsix pouces. Nouvelle-Irlande.
COUCAKELA. bot. Nom d'une variété de Figue jaune en dehors, rouge en dedans.
COUCARELO. BOT. Syn. vulgaire de Cotylet Ombilic.
COUCHE. MIN. La plus grande partie de l'écorce du globe est divisée, par des séparations à peu près parallèles, en tranches dont on voit distinctement les deux surlaces. On donne â cette disposition ou structure
cou
principale le nom de stralification, et on nomme Couches les tranches qui les composent.
Quoique le nom de Couche ne soit pas très-exact, parce qu'il suppose des tranches couchées, c'est-à-dire, à peu près horizontales, et qu'il y a, au contraire, de ces tranches qui sont verticales, il a tellement prévalu que nous l'adopterons, en lui donnant une définition précise.
Les CoccuES, en général, sont les parties ou tranches, soit droites, soit sinueuses, à surfaces à peu près parallèles, dans lesquelles se divise un terrain straùi/lé. Les Couches des terrains de sédiments sont particulièrement nommées Couches de dépôts.
Les Couches se subdivisent en
Assises -. ce sont les premières ou grandes sulidivisions d'une Couche, lorsqu'elles sont toutes de même nature;
Feuillets, qui sont les subdivisions d'une Couche, d'une assise ou d'un lit en parties minces;
Bancs : ce sont des Couches d'une nature différente de celles qui composent une montagne ou un terrain, et qui ne se présentent qu'une ou deux fois au milieu de ce terrain. On rencontre souvent des bancs de pyrites dans le micaschiste ; on voit un banc de grenat dans du gneiss auprès d'Ehrenfriedersdorf ;
Lits ; ce sont des Couches de matières différentes, stratifiées parallèlement, et constituant un terrain à Couche. Nous citerons pour exemple, un terrain bien connu de tout le monde, la montagne de Montmartre, près de Paris; c'est un terrain en Couches, composé de lits de gypse et de lits de marne : les lits de gypse sont divisés en assises ])uissantes; les lits de marne se séparent souvent en feuillets minces.
La montagne de Breitenbrunn près deSchneeberg, en Saxe, est composée de lits alternatifs de gneiss et d'amphibolile, entré lesquels on trouve un banc de fer sulfuré magnétique : le gneiss est beaucoup plus feuilleté que l'amphibolile.
On nomme toit d'une couche ou d'un banc, la paroi supérieure de cette couche, et mur ou même lit, la paroi inférieure.
§ \". Des couches considérées isolément.
En étudiant les couches isolément, c'est-à-dire, sans avoir égard aux rapports de structure et de position qu'elles peuvent avoir entre elles, on remarque d'abord que leur épaisseur ou puissance a des dimensions trèséloignées. Dans quelques-unes cette épaisseur est telle qu'il est souvent difficile de voir en même temps dans les coupes , soit naturelles , soit artificielles, les deux surfaces de ces couches ; cela est rare, et ne se rencontre guère que dans le Granité, la Syénile, le Porphyre, le Calcaire saccaroïde, la Craie, etc. U est assez diflicile alors de distinguer ces couches des masses ou des coulées. Dans d'autres cas, les assises deviennent si minces qu'elles dépassent à peine l'épaisseur dune feuille de papier, ainsi qu'on Pobserve dans les Schistes, dans les Phyllades, dans les Micaschistes, Stéaschistes, Marnes, etc. Les roches argUoïdes sont, en général, celles dont les assises ont le moins d'épaisseur. Humboldl a cru remarquer que les Couches, entre les tropiques, avaient plus d'épaisseur que dans les autres
régions de la terre. 11 est des Couches de grès, près de Cuença au Pérou, qui ont environ 1,400 mètres de puissance, et un autre grès plus ancien, à Yanaguanga, en offre d'une épaisseur de plus de 2,800 mètres.
Inclinaison. Les Couches ne sont pas toujours horizontales, et cette position est même plus rare sur la terre que les positions obliques ou inclinées. Les Couches se présentent donc sous des inclinaisons qui varient depuis l'horizonlalejusqu'à la verticale.
L'inclinaison des Couches, qui approche si souvent de la verticale, est un des phénomènes les plus remarquables de la structure de la terre; c'est, comme on le verra, un de ceux qui ont donné naissance au plus grand nombre d'explications hypothétiques. Il suffira d'en résumer ici les généralités.
On n'a encore reconnu aucune règle constante dans celte inclinaison, ni par rapport à la latitude, ni par rapport à la position respective des montagnes, ni par rapport aux espèces de roches. On a seulement observé que, dans une chaîne de montagnes, les Couches des montagnes des bords de la chaîne semblaient généralement être inclinées vers l'axe de cette chaîne, dont les Couches sont presque verticales, ainsi que de Saussure dit l'avoir observé dans le Jura ; dans un groupe, celles des montagnes de la circonférence semblent aussi s'incliner vers la masse centrale, et l'envelopper, à la manière des feuilles d'un artichaut, d'après la comparaison de Saussure qui donne, comme exemple de cette disposition, la montagne pyramidale que l'on nomme l'AiguUIe du midi au Nord-Est du Monlblanc, celle du Cramont, etc. Ramond a observé la même chose aux Pyrénées, dans les montagnes qui entourent le Mont-Perdu. Mais celle disposition est loin d'être générale, et les exceptions sont peut-être aussi nombreuses que les faits à l'appui de cette règle.
Dans les hautes montagnes et dans les montagnes moyennes qui les avoisinentetqui semblent les entourer, les Couches sont généralement Irès-inclinées. Dans les plaines et dans les collines qui sont loin des haules chaînes de montagnes, et surtout de celles qui sont composées de granité, de gneiss, de micaschistes, etc., les couches sont ordinairement horizontales : en général, les Couches superficielles du globe, ou plutôt celles qui recouvrent toutes les autres, c'est-à-dire, les plus nouvelles, sont presque toujours horizontales; tandis que les Couches profondes et moyennes, ou les plus anciennes, sont plus ou moins inclinées. ^
Les Couches, en s'inclinant sous divers angles, conservent ordinairement entre elles leur parallélisme. Cependant il arrive quelquefois qu'elles le perdent peu à peu, en sorte que des Couches qui se présentent d'abord à peu près horizontales, se relèvent insensiblement, à mesure qu'on s'éloigne du lieu où elles étaient horizontales, et semblent se redresser au point de devenir verticales, et font voir, dans leur coupe, la disposition des branches d'un éventail ouvert. De Saussure a observé cette singulière divergence dans les Couches des montagnes qui bordent au Sud-Est la vallée de Chamberry. Ramond l'a également remarquée dans les Couches de Marboré et dans celles des murailles d'Estaul>é aux Pyrénées.
COU
COU
Les Couches de certaines roclies ne se piésenlcnt jamais dans une posiliun parfaitement horizontale: tels sont,
Le Gneiss, le Micaschiste, les Phyllades, les DIabases schisloldes, etc.
D'autres, au contraire, ne quittent jamais cette position : tels sont.
Le Calcaire grossier, la Marne, le Gypse ù ossements, le Grès à bâtir.
D'autres, enfin, affectent l'une et l'autre position : ce sont particulièrement.
Le Basanite, les Calcaires compactes, les Gypses, les l'sammites, les l'ouddings, les Houilles, etc.
La manière dont les Couches sont situées, par rapport :\ l'horizon, contribue aussi à donner aux montagnes lies aspects différents, comme l'a fait observer Bamond.
Ainsi les Couches horizontales forment de vastes plateaux terminés par des escarpements ordinairement peu élevés : telles sont les Couches Calcaires des environs de l'aris, les Couches de craie des rivages de la Manche, (lu Calvados, etc., qui se terminent par ces hautes coupures verticales, nommées Falaises; les Couches de craie tufau (variété particulière de cette roche Calcaire) qui bordent l'ile entre Périgueux et Libourne, etc.
Les Couches verticales produisent des escarpements encore plus hauts et d'un aspect souvent imposant par leur continuité, ou des sortes de gradins à marches gigantesques et terminés par des plateaux horizontaux, mais |ieu étendus.
Tels se présentent la Houle du cirque de Gavaruie, et les Tours de Marboré dans les Pyrénées.
Les Couches situées obliquement, quand d'ailleurs elles sont peu épaisses, donnejit naissance à ries montagnes d'autant plus pointues que les Couches sont plus minces, que les roches qui les composent sont plus dures, et que l'angle qu'elles forment avec l'horizon approche plus de l'angle droit. La plupart des montagnes composées de Gneiss, de Micaschiste, etc., présentent cette disposition.
Direction. La ligne peipendiculaire à la ligne d'inclinaison d'une Couche, indique la direction de cette même Couche, c'est-à-dire, vers quelle partie de l'holizon se dirige cette Couche inclinée. Les Couches ont une direction d'autant mieux déterminée qu'elles approchent davantage de la verticale ; les Couches horizontales n'ont aucune direction.
On a recherché avec beaucoup de soin si l'on peut découvrir, dans les directions des Couches de la terre, quelques règles générales : si, par exemple, les Couches d'une même sorte de roche, ou d'une même époque de formation , ont une direction commune veis une partie du globe, ou même vers plusieurs autres. Huraboldt a cru reman|uer que la masse des plus anciennes Couches de la terre, telles que les Granités, les Gneiss, les Micaschistes, etc., ont une direction moyenne vers le N.-O. et une inclinaison d'environ 52 degrés. Mais celte loi générale n'a point été confirmée par de nouvelles observations. On a cru remarquer une autre règle qui parait plus constante, c'est le parallélisme des CoMches d'une chaîne de montagnes avec la direction de l'axe de cette chaîne, et par conséquent avec
celles des grandes vallées longitudinales, quand il en existe. De Saussure donne, comme exemple de la première disposition, le Mont-Mallet, et comme preuve de la seconde, les montagnes (pii bordent la vallée du Uhône, dans le Vêlais, depuis Martigny jusi|u'à la source de ce Beuve. Dolomieu a confirmé cette cuiieuse observation.
Celte règle est encore confirmée par les observations de Werner dans l'Erzgebirge, de Ramond et Palassou dans les Pyrénées, de Daubuisson dans la Bretagne, aux environs de PouUaouen.
Humboldt, qui s'est beaucoup occupé de ce sujet, pense que la direction des hautes chaînes de montagnes exerce la plus grande iniluence sur la direction des Couches, et même à des distances très-considérables de la chaîne centrale, comme on peut l'observer dans les montagnes alpines de l'Europe et au Mexique. Dans ce dernier pays, les Couches de Phyllade, du district de Quanaxnato, se dirigent du S.-E. au N.-O., et sont inclinées d'enviion 50 degrés au S.-E.
Dans l'Amériijue septentrionale, suivant Maclure, les Couches des roches primitives se dirigent S.-S.-O. et N.-N.-E., et sont inclinées au S.-E. de 43 à 90 degrés.
Dans la vallée de la Tarentaise, les roches de la nature de celles que nous venons de citer sont généralement dirigées du N.-O. au S.-E., et cette direction, qu'on observe dans une grande partie des Alp;!S, est parallèle à celle de la chaîne centrale. L'inclinaison la plus générale des Couches primitives, dans les Alpes, est vers le S.-E.(Ebel.)
Flexion et sinuosité. Les Couches des terrains qui avoisinent les grandes et hautes chaînes de montagnes ne sont pas seulement inclinées, elles diffèrent encore des Couches qui composent ordinairement les grandes plaines, par les sinuosités trùs-variées, les flexions trèsnombreuses, qu'elles présentent souvent.
Les Couches sinueuses sont celles qui se présentent en lignes de tontes sortes de courbures, mais sans aucune flexion anguleuse réelle et bien déterminée.
Les Couches /técliies ou ;a/(éessont celles qui offrent des plis anguleux, plus ou moins multipliés. Ces deux sortes de figures se présentent souvent dans le même terrain et dans les mêmes Couches; mais aussi elles sont quelquefois distinctes, et chacune d'elles est propre à des Couches d'une classe particulière.
Ainsi, la sinuosité des Couches sans flexion se remarque principalement dans les Couches de roches feuilletées et de strucluie cristalline, c'est-à-dire, dans:
Le Gneiss, le .Micaschiste, le Quartz, le Phyllade, l'Eurile, l'Amphlbolile, le Calkschiste, le Stéaschiste, le Gypse, l'Anthracite.
Nous ne parlons ici que de celles de ces roches qui ont la structure feuilletée, et par conséquent une figure sinueuse plutôt en petit qu'en grand.
Des roches à assises plus épaisses offrent cependant de réelles sinuosités très-variées, mais à plus grands contours, et toujours en grand, jamais en petit. Ces roches sont plutôt à texture compacte qu'à structure cristalline, tels sont :
Le Jaspe;
Le Silex corné ;
cou
Le Calcaire compacte bleuâlre, qui est la roche à laquelle semble appartenir plus particulièrement la (lisposition que nous décrivons ici ;
Le Sel gemme et l'Argile qui l'accompagne;
La Marue, les Psammites, la Houille, etc.
Quant à la flexion, on sent qu'elle peut s'appliquer à presque toutes les structures de roches, el elle s'y applique en efifet ; mais les roches auxquelles elle semble plus particulièrement aiiparlenir, sont:
Quelques Eurites, plusieurs Gypses, des Psammites, des Grès, des Pouddings, des Anthracites, des Houilles, des Lignites même, quoique plus rarement.
Elle appartient donc aussi bien aux roches de cristallisation qu'à celles de sédiment ; mais cependant elle est plus particulièrement propre à ces dernières.
Les causes qui ont produit la sinuosité des Couches en petit, sont certainement très-différentes de celles qui ont produit la sinuosité en grand, et surtout la flexion.
Ce n'est pas ici le lieu de rechercher quelles sont ces causes, ni de présenter les explications qu'on a données de ces singulières dispositions, ces explications étant fondées sur des phénomènes que nous ferons connaître ailleurs ; il nous suffira d'éclaircir par des exemples ce que nous venons dédire de ces diverses sortes de flexion et de sinuosité des Couches.
Parmi les Couches sinueusesen petit nous citerons :
Les roches de Diabase schistoide et A' A mfthibolite de la montagne des Chalanches, près d'AUemond en Dauphiné, qui offrent les sinuosités les plus variées et les plus grandes ;
Celles de Gneiss de Saint-George d'Huretière, près d'Aiguebelle dans la Savoie ;
Celles de Silex corné, ou de Silicicalce, de la vallée de Louron et de la descente orientale du Tourmalet, dans les Pyrénées : ces Silex présentent l'image de rubans plies dans toutes sortes de directions ;
L'anlhracile d'Arraché, de Macot, etc., près de Pesey, dans la Tarentaise.
Les Couches sinueuses en grand, appartiennent presi|ue toutes au Calcaire compacte, gris-bleuâtre; il n'y a point de montagnes de cette nature qui ne présentent de nombreux exemples de cette remarquable disposition.
Un des plus célèbres exemples est celui que cite De .Saussure. Dans la vallée de Cluse, près de Salanche, à l'entrée des Alpes de Savoie, les Couches calcaires, qui constituent la montagne du Nant ou ruisseau d'Arpenas,sont courbées en deux demi-cercles, dont les courbures, en sens opposés et placées l'une au-dessus de l'autre, représentent grossièrement une S, dont la hauteur est d'environ 270 mètres.
On voit dans les Psammiles qui bordent la Sarre , près de Sarre-Louis, de petites Couches de fer oxidé, inclinées et formant de nombreux replis en zigzag.
Les montagnes calcaires des environs de Salzbourg, et notamment celles dont on voit la coupe sur la route de Hallein à Berchloldsgaden, sont composées de Couches alternatives de Calcaire compacte bleuâtre, et de Calcaire marneux, peu épaisses, qui présentent de nombreuses el remarquables sinuosités.
Le Jura offre une grande variété de sinuosités dans
ses Couches calcaires. Lemaîlre en a décrit une des plus remarquables, qu'il a observée dans la vallée de la Loue, près de Pontarlier.
Palassou a figuré, dans sa Description des Pyrénées, un nombre considérable de montagnes à Couches sinueuses, qu'on rencontre dans celte chaîne.
Patrin a vu, dans les montagnes Calcaires de Tighereck, au pied des montagnes jirimitives de l'Allaï, des Couches extrêmement contournées, dans lesquelles il n'a aperçu aucune solution ni même aucune gerçure.
Les exemples de flexion dans les Couches ne sont pas moins nombreux; mais il n'est pas toujours facile de séparer nettement cette manière d'être des sinuosités ou courbures des Couches.
iS'ous prendrons des exemples de celle disposition.
Dans les Couches de Calcaires bleuâtres de Durbuy, terrains d'entre Sambre et Meuse, elles sont fléchies en chevrons brisés, emboîtés l'un dans l'autre.
Les Couches de Houille, ainsi que les Phyllades micacés et les Psammites qui les accompagnent, présenlent des replis nombreux très-anguleux, et tels que le même puils vertical peut traverser le même lit de Houille en y entrant tantôt par la roche qui formait son toit, tantôt par celle qui , dans un autre endroit, formait son lit. C'est ce qu'on observe très-fréquemmeni dans les mines de Houille des environs de Valenciennes, où ces replis portent le nom de crochets.
Brongniart a donné un exemple remarquable des plis de lits de Houille et des Couches qui les accompagnent, tiré des mines d'Anzin, dans son traité de minéralogie.
Continuité. Les Couches offrent , dans leur prolongement, des dérangements différents de ceux qui résultent de leur flexion ou de leur sinuosité.
Leur épaisseur varie quelquefois considérablement ù de courts intervalles, et il en résulte ce que l'on appelle des renflements et des étranglements : dans ce cas, le toit et le mur se rapprochent à peu près de la même quantité.
Lorsqu'une portion d'une Couche, ou d'un ensemble de lits, vient à s'enfoncer ou à s'élever tout à coup de manière que les divers lits, assises ou bancs ne se suivent plus , on donne à celte solution de conlinuité les noms d'enfoncement superficiel, lorsqu'il est faible, et d'enfoncement profond, lorsqu'il est considérable.
On nomme faille, crans ou crain, les fissures de séparation perpendiculaires, ou Irès-fortement inclinées aux assises et par conséquent aux fissures de stratification.
§ II. Des Couches considérées dans leurs rapports de position entre elles.
Les Couches qui composent la plus grande partie de la surface de la terre, ne sont ni continues, ni même parallèles entre elles, dans toutes leurs sinuosités, comme cela aurait dû arriver si le globe eût été enveloppé dans le même moment el sur tous les points de la même Couche.
Non-seulement les Couches offrent des replis et des sinuosités très-anguleuses, mais elles sont interrompues, brisées, placées sous toutes sortes d'inclinaisons, les unes par rapport aux autres, en sorte qu'un système
cou
de Couches formant un terrain particulier, est quelquefois placé horizontalement sur les tranches d'un autre terrain ou système de Couches verticales, etc.
L'étude de ces rapports de position est une hranche importante de l'histoire de la structure du «lobe en Uraud, et celle étude, portée très-loin à l'école de Freyherg, a créé une hranche nouvelle et nécessité une lerminoloRie dans la science de la géognosie. C'est à l'illustre professeur de cette école, à Werner, i|u'on doit presque toutes les parties de cette considération.
Les Couches peuvent être considérées,
I» Par rapport à leur étendue et à leur continuité;
2» Par rapport à leur situation respective;
3" Par rapport à leur niveau relatif.