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manière toute spéciale, rallention îles anatnmisles. A la suite de l'estomac, le canal intestinal se rétrécit et poursuit directement son trajet vers l'anus situé à l'cxlréraité de l'abdomen. Au-dessous de l'estomac et du cœur, on observe dans le plus {jrand nombre des Crustacés le foie, organe souvent très -volumineux dans certains temps de l'année ; il sécrète la bile qui est versée ensuite dans l'intestin. Les fonctions génératrices sont analogues à ce (|H'on trouve ordinairement ailleurs ; les sexes sont séparés, à l'exception peut-être d'un ordre, celui des Enlomostracés cliczle plus grand nombre desquels on n'a pu encore découvrir de sexes distincts. Les mâles ont des canaux déférents, qui aboutissent à deux verges, lesquelles sortent du thorax, derrière la dernière paire de pattes; les femelles ont deux vulves s'ouvrant, tantôt sur la troisième pièce sternale, et tantôt à la base même des pattes qui correspondent à ce segment sternal, et qui, par conséquent, sont la troisième paire. Les Crustacés sont ovipares ou ovoviparcs, le développement des œufs étant plus ou moins prompt; tantôt ils sont attachés, immédiatement après la ponte, à des appendices garnissant la face inférieure de l'abdomen, et connus sous le nom de fausses pattes, ou bien ù des feuillets particuliers, ou bien encore ils se trouvent enveloppés dans une enveloppe membraneuse, sorte de matrice externe, adhérant au corps de l'animal ; tantôt ils sont contenus quelque temps dans le corps de la mère, et y éclosent; d'autres fois enfin, et ce fait paraîtra bien extraordinaire, ils semblent se con.server desséchés pendant un grand nombre d'années ù la manière de certaines graines, et n'éclore que lorsque les circonstances favorables à leur développement sont réunies.
Quant à la distribution géographique des Crustacés, on trouve 1° les genres t.ithode, Coriste, Galatliée, Ilomole et Phronyme, dans les mers d'Europe ; 2" ceux d'Hépate et d'ilippe n'ont encore été trouvés que dans l'océan Américain; ô» du mêjne et des côtes de la Chine et des Moluques viennent les Limules; A<> les genres Dorippe et Leucosie habitent particulièrement la Méditerranée el les mers des Indes-Orientales; 5° celles-ci donnent exclusivement les Orithyes, les Maintes, les Ranines, les Albiinées, lesThalassines; G" les autres genres sont communs à toutes les mers; mais les Ocypodes ne se trouvent que dans les pays chauds. Les Grapses les plus grands viennent de l'Amérique méridionale et de la Nouvelle-Hollande.
En général les lieux d'habitation des Crustacés sont Irès-variés : les uns, et c'est le plus grand nombre, habitent les mers, et vivent à des profondeurs considérables, ou bien sur la plage entre les rochers; les autres se rencontrent dans les eaux douces; plusieurs sont terrestres et se creusent des terriers assez profonds.
Les auteurs ont longtemps varié sur le rang que devaient occuper les Crustacés dans la série des êtres créés; mais la plupart sont tombés d'accord pour les placer à la suite des animaux vertébrés; personne ne s'était occupé de signaler leurs points de contact avec cette dernière classe, lorsque Geoffroy Saint- Ililairc entreprit un travail spécialement destiné à faire connaître l'analogie intimeqiii existe entrelesystème solide
extérieur des Crustacés, des Arachnides et des Insectes, et le squelette des animaux vertébrés. Ce travail est d'une telle importance, et les résultats qu'il comprend, intéressent si vivement les entomologistes, qu'il est ici indispensable d'entrer à son égard dans tous les développements nécessaires à rinlelligence du sujet. Voici l'extrait d'un travail qu'il a présenté à l'Académie des sciences, dans la séance du 20 août 1822. On n'a pas oublié que dès l'année 1820 Geoffroy S>-Hilaire a commencé la publication de ses recherches sur le système solide des animaux articulés, en déclarant que les Insectes {c'est-i>-dire les Arachnides, les Insectes proprement dits, et plus particulièrement les Crustacés) vivent au dedans de leur colonne vertébrale comme les Mollusques au sein de leur co(iuille; véritable sipielette pour ces derniers, sorte de squelette contracté. Cette proposition, toute nouvelle et directement opposée aux idées reçues, ne pouvait être admise ou même contestée que lorsque son auteur aurait fait part des motifs sur lesquels était basée sa conviction personnelle; que lorsqu'il aurait fourni les diverses preuves à l'appui de son opinion . adopter plus tôt ses idées ou entrer à leur égard dans une discussion, eût été en même temps prématuré et peu convenable. Geolîroy SaintHilaire, dont le nom se rattache à un si grand nombre de travaux importants, ne pouvait interpréter autrement cette espècede réservequeles savantsont eueàson égard, et il parait en avoir saisi le véritable motif, puisque c'est par de nouvelles observations qu'il interroge aujourd'hui leur silence, lia compris que pour faire admettre la présence d'une vertèbre dans les Insectes, il fallait, avant tout, l'étudier là où elle existe pour tout le monde; aussi a-l-il entrepris, sur sa composition, un travail fort curieux qu'il est d'abord nécessaire de faire connaître.
Le Carrelet, Pleuronectes rhomheus, dont la vertèbre est composée de matériaux distincts, a |)rés('nté à l'auteur des conditions très-favorables, et une manière d'être qui, d'une part, lie ce Poisson aux animaux des classes élevées, et le fait tenir de l'autre à ceux des séries inférieures. C'est principalement de cette espèce de Poisson qu'il sera ici «luestion.
Geoffroy distingue dans une vertèbre deux parties essentielles, le noyau et les branches latérales. Le noyau vertébral, que les anatomisles appellent corps de vertèbre, et que l'auteur nomme cxcléal, n'est pas toujours plein, comme on le remarque dès le jeune âge chez l'homme et les autres Mammifères; dans son principe il est tubulaire, c'est-à-dire i|u'il constitue une sorte d'anneau qui, se remplissant à l'intérieur par une suite de couches concentri<|ues, s'oblitère de jour en jour, et ne laisse plus enfin, dans certains Poissons seulement, qu'un trou qui le perfore au centre.— Les branches latéi'ales sont supérieurement les lanies vertébrales qui, par leur réunion, constituent le canal vertébral, et inférieu rement les côtes, qui, tantôt réunies forment un véritable canal, et tantôt libr'es deviennent flottantes par une de leurs extr'émités. Le système médullair-e, silué au-dessus et le long des corps vertébraux , et Iç vaisseau aortique placé au-dessous, et dirigé dans le même sens, avaient besoin de nrolrcteirrs, et ce sont les
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branches latérales qui, en haut et en bas, les leur fournissent. Ici Geoffroy Saint-Hilaire a cru devoir établir des distinctions qui n'avaient pas encore été faites , et créer de nouveaux noms pour des parties dont l'étude avait été en général fort négligée. Supérieurement le système médullaire est recouvert par deux tiges osseuses, qu'il nomme individuellement/)é/ïa/. Chez les Mammifères où la moelle épinière est d'un certain vohime, les périaux qui correspondent aux lames vertébrales, s'étendent dans toute leur longueur, autour de la tige médullaire, et constituent par leur réunion le canal propre de la vertèbre. Il en est tout autrement si on examine les vertèbres de la région post-abdominale des Poissons. La moelle épinière, étant en ce lieu réduite à l'état d'un filet gièle, ce ne sont plus les périaux dans toute leur longueur, mais seulement une partie d'euxmêmes qui la cloisonnent; cependant une dimension ne se perd point qu'elle ne donne lieu à l'augmentation dans un sens opposé, et en vertu de cette loi invariable, les périaux des l'oissons, au lieu d'être épais et courts, comme dans les Mammifères, sont grêles, prodigieusement longs, et soudés entre eux dans la plus grande portion de leur étendue. Les périaux ne sunt pas les seules pièces qui se montrent à la partie supérieure du cycléal. Lors<|u'il arrive que la moelle épinière occupe un grand espace, les périaux ne suffisent plus pour l'entourer; alors ils s'écartent, et on distingue de nouvelles pièces, au nombre de deux de chaque côté, et portant individuellement le nom d'épial. Les épiaux sont, s'il est permis de s'exprimer ainsi, des protecteurs auxiliaires pour la moelle épinière toutes les fois que celle-ci est très-développée; ils ont pour usage de la recouvrir et de lui constituer une enveloppe; c'est ce qui a lieu constamment dans le crâne. Si, au contraire, la tige médullaire, très-peu développée, ne réclame pas leur secours, ils sont employés à des usages secondaires assez variés. On les voit, dans ce cas, servir de baguette aux nageoires dorsales, se désunir et se superposer de manière que l'un, après avoir monté sur l'autre, devient quelquefois extérieur, tandis que le second se maintient au dedans. Ce changement de place n'a cependant rien de réel, et chacune des pièces conserve l'une à l'égard de l'autre , des relations invariables. Voulant exprimer à la fois, d'une part, l'origine et la destination commune de ces pièces, lorsqu'elles appartiennent à un appareil au dedans duciuel s'exécutent les plus importants phénomènes de la vie, et d'autre part, leur variation et leur isolement pour le cas où l'une de ces pièces se sépare et se distingue de sa congénère, Geoffroy ne s'est pas borné aux dénominations simples qui précèdent, il leur a joint une préposition significative, qu'on devra ajouter au nom principal, lorsque les pièces seront disposées en série unique. On remarquera donc alors au-dessus du cycléal, non pas le périal et l'épiai qui, étant doubles et en regard, constituent quatre pièces, mais bien le tiiéta-périal et le cxclopérial, auxquels feront suite le pro-épial et Ven-épial.
Telles sont les parties que Geoffroy Saint-Hilaire a distinguées au-dessus du corps de la vertèbre , et que les anatomistes avaient confondues sous le nom de lames vertébrales : très-visibles dans certains Poissons,
elles ne sont pas moins distinctes dans les Mammifères; seulement il faut les étudier dans l'état de fœtus , et avant qu'elles ne se soient confondues en se soudant. Ceci conçu , il devient très-aisé d'acquérir la connaissance des pièces situées au-dessous du cycléal; elles sont en même nombre, et se comportent dans bien des cas de la même manière que les précédentes. Supérieurement, c'était la moelle épinière qui devait être protégée par les appendices de la vertèbre; ici, c'est le système sanguin, auquel viennent s'ajouter quelquefois les organes de la digeslion et ceux de la respiration, qui réclament la même assistance. Les deux pièces qui s'observent d'abord et qui s'appuient sur le cycléal, portent chacune le nom depaïaal; les paraaux se conduisent exactement comme les ])ériaux. Dans les vertèbres post-abdominales des Poissons, et en particulier du Carrelet, le jjaraal de droite est soudé au paraal de gauche et constitue un anneau pour le vaisseau sanguin. A la partie antérieure du corps, au contraire, où il existe un système sanguin très-développé, un canal intestinal, etc., ils s'écartent et forment ce «lu'on avait désigné sous le nom de côtes, et particulièrement sous celui de côles vertébrales ; c'est alors que, ne pouvant se réunir par leur sommet, les paraaux sont suivis et aidés par deux pièces désignées par les anatomistes sous le nom de côtes slernales, et que Geoffroy nomme individuellement coïaa/. Lescataauxsont aux paraaux,
; ce que les épiaux étaient supérieurement aux périaux;
I ils sont des auxiliaires prolecteurs du système sanguin, respiratoire et digestif; ils ont, en outre, cet autre point de ressemblance, que, devenant dans plusieurs circonstances, inutiles pour cet usage, ils passent à des fonctions secondaires, font partie des nageoires anales, constituent des aigu. lions extérieurs, elc. Dans ce cas, Geoffroy ajoute les mêmes prépositions employées pour la partie supérieure; ainsi, lorsque les pièces seront rangées en séries , on trouvera au-dessous du cycléal le cyclo-paraal et le méla-paraal, puis Ven-calaal et le pro-cataal. Tels sont les rapprochements curieux et bien dignes d'intérêt, que Geoffroy Saint-Hilaire a d'abord eu pour but d'établir.
Les Crustacés vivent au dedans de leur colonne vertébrale, c'est-à-dire que leur cycléal n'étant pas entièrement plein comme dans les hauts animaux vertébrés, ou n'étant pas rempli de couches concentriques qui ne laissent au plus qu'un trou à peine perceptible, comme dans les Poissons, se trouve contenir chez eux le cor don nerveux, le vaisseau sanguin, les viscères, les muscles, etc., et constitue par cela même un anneau trèsample, dont le diamètre égale la largeur tout entière de l'animal.
Ceci admis, les résultats suivants en découleront naturellement : 1" l'épaisseur de cet anneau ou la solidité du tube vertébral sera toujours en raison inverse de l'étendue de sa circonférence; 2" le tube vertébral se trouvant rejeté au dehors, sur la limite du derme, en sera immédiatement revêtu ; 5° les muscles ne s'opposant pas au contact immédiat, puisqu'ils sont renfermés dans le cycléal, ce tube osseux s'unira et se confondra avec le tube épidermique; 4° les volumes respectifs des deux tubes osseux et épidermique pourront varier gra-
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duellpment, en raison directe ou en raison inverse l'un de l'autre •. ainsi, que le tissu dermoïque soit plus abondamment nourri que le tissu osseux, et acquière en proportion plus d'épaisseur, on aura les enveloppes solides et de consistance cornée des Coléoptères; qu'au contraire, le tissu osseux prédomine sur l'épidermique, il en résultera le test résistant des Crabes, des Homards, etc.; 3" enfin tous les organes restant concentrés dans le tube vertébral, aucun autre tube ne sera nécessaire au dehors, et il ne devra plus exister de doubles pièces qui fassent la fourche en dessus et en dessous du cycléal, ou qui, en se réunissant, constituent des cloisons pour enfermer le système médullaire et le système sanguin. — Si donc les autres parties de la vertèbre, qu'on se rappellera avoir été distinguées dans les Poissons en périaux et épiaux situés en haut, et en paraaux et calaaux placés en bas, se retrouvent chez les Crustacés, elles ne seront plus que des dépendances fort peu importantes du cycléal, ne pouvant être appropriées qu'au mouvement progressif. Or, l'observation fait apercevoir dans la classe des animaux articulés, sur le dehors de chaque tube vertébral, ou de chaque anneau, une double série de pièces que tout le monde sait être des appendices locomoteurs , et que Geoffroy considère comme les analogues de celles qui viennent d'être nommées. La manière de voir de l'illustre auteur de l'Anatomie philosophique, se réduit donc à considérer chaque anneau d'un animal articulé comme un corps de vertèbre creux, et chaque paire de pattes qu'il supporte comme les appendices de ce corps vertébral qui, ici, passent aux usages secondaires de la locomotion, tandis que dans les animaux élevés, ils se réunissent le plus souvent pour former des anneaux protecteurs du cordon nerveux, du système sanguin, etc. On pouvait cependant opposer à ces résultats un fait plausible : les appendices vertébraux des Poissons et leurs nageoires dorsales ou anales s'élèvent verticalement; au contraire, les pattes des insectes qu'on leur compare, sont étendues horizontalement. Est-ce bien là ce qu'indique le principe des connexions? Geoffroy Saint- Ililaire a prévu cette objection; pour y répondre, il établit qu'il n'est pas inhérent aux animaux que leur thorax soit transporté en présentant toujours la même surface au sol. Personne n'ignore que les Pleuronectes nagent étant posés sur leurs flancs , d'où il arrive que quelques-unes de leurs nageoires qui, dans d'autres Poissons, sont dirigées verticalement, se trouvent chez eux étendues horizontalement. Il se demande alors si ces Insectes ne sont pas, sous le rapport de la station, des animaux semblables aux Pleuronectes, c'est-à-dire s'ils n'étendent pas de la même manière à droite et à gauche les moyens dont ils disposent pour leur transport; Geoffroy pense donc que les Crustacés (car c'est toujours cette classe qu'il entend donner pour exemple), dans la position où nous les voyons, ne marchent pas, comme il nous semble, sur le ventre, mais sur le côlé, convertissant ainsi l'un de leurs Qancsen face ventrale, et l'autre en face dorsale; dés lors on conçoit comment ils rendent horizontales (les portant à droite et à gauche) les parties qui dans les Poissons sont généralement verticales. La queue ne fait pas exception , et il
est aisé de voir qu'elle est elle-même horizontale. On doit observer d'ailleurs que la position du corps, relativement au sol, est très-variable chez les animaux articulés; la plupart marchent à la manière des Crabes, des Araignées et des Scarabées, et convertissent, suivant l'expression de Geoffroy, l'un de leurs flancs en face ventrale; mais on en trouve un assez grand nombre qui atfectent des positions toutes dilférentes. Les Amphipodes, par exemple, qui constituent un ordre dans la classe des Crustacés, sont toujours placés sur le côté; leurs appendices ont par cela même une direction verticale, cl si l'opinion de l'auteur a été bien saisie dans cet article, ces animaux présenteraient l'état normal, puisque le côté sur lequel ils sont couchés, et qui pour lui, n'est autre chose que la face ventrale, dans le Pleuronecte, par exemple, repose immédiatement sur le sol. Les Phronimes, les Chevrettes (Gammarus), les Talitres, les Corophies sont dans ce cas. L'Achlysie du Dytique, espèce d'un genre nouveau établi dans la classe des Arachnides, est, à cause de son organisation singulière, placée sur le flanc. D'autres animaux articulés sont tout à fait renversés, et convertissent réellement leur dos en face ventrale. Plusieurs Crustacés de l'ordre des Branchiopodes présentent cet entier renversement; les Apus, les Branchipes, etc., nagent presque constamment sur le dos. Tout le monde sait que plusieurs insectes Hexapodes, le Notonecte en particulier, se trouvent dans le même cas.
Les rapports qui existent entre les Crustacés et les classes voisines, telles que les Annélides, les Arachnides et les Insectes, ont été signalés depuis longtemps par les classifîcateurs. Les anciens naturalistes plaçaient les Crustacés entre les Poissons et les Mollusques ; Linné les réunissait aux Insectes i\m comprenaient également les Arachnides , et il les rangeait avec celles-ci dans une division particulière désignée sous le nom d'Aptères. Brisson revint à la classification ancienne; il distingua les Crustacés des Insectes, les plaça à la suite des Poissons; mais il leur associa les Myriapodes et les Arachnides. Dans la méthode de Fabricius, les Crustacés tirent de nouveau partie des Insectes, et ils constituèrent le quatrième ordre sous le nom A'Âgonata. Latreille (Précis des caractères généraux des Insectes) établit trois ordres : le premier sous le nom de Crustacés, le second sous celui d'EntomosIracés, et le troisième sous celui de Myriapodes. Plus tard, Cuvier, se fondant sur des caractères anatomiques, effectua un changement motivé; il transporta d'abord (Tableau élémentaire de l'histoire nat. des Anim.) les Crustacés ù la tête de la classe des Insectes, et peu de temps après (Leçons d'Anatomie comparée), il établit d'une manière distincte et nullement arbitraire la classe des Crustacés.
Si l'on jette un coup d'œil sur les divisions qui ont été établies dans les Crustacés constituant une classe ou simplement un ordre, on verra qu'à mesure que la science a marché, elles ont augmenté dans une proportion considérable. Linné partageait les Crustacés en trois genres : les Crabes, Cancer, qu'il subdivisait en Brachyures (queue courte) et en Macroures (queue longue), les Cloportes, Oniscns, et les Monocles,
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Monoculus. Fabricius, profilant des observations de DaldorfF, a divisé (Entom. Syst. Siippl.) les Crustacés en trois ordres : l» les Polygonata, composés des genres Oniscus et Monoculus de Linné ; 2» les Kleistagnata , comprenant les Crabes Brachyures du même auteur et une portion des Limules de Millier; S" les Exochnala, embrassant la division des Crabes Macroures de Linné. Ciivier (Tableau élément, de l'hist. des Anim.) établit des coupes qui renferment les grands %fax«% Monoculus , Cancer et Oniscus, L.
Lamarck (Syst. des Anim. sans vert.) divise la classe des Crustacés en deux ordres : les Pédiocles (yeux pédicules) et les Sessilocles (yeux sessiles). Latreille {Gêner. Critst. et Ins. et Considér. génér.) partage cette classe en deux ordres : le premier porte le nom d'Entoniostracés et le second est désigné sous celui de Malacostracés; dans cet arrangement, les Oniscus étaient réunis aux Arachnides. Quelques années plus tard (en 1817, Règn. Anim. de Cuv.), le même savant a publié une nouvelle méthode dans laquelle, prenant pour bases de ses divisions la situation et la forme des branchies, la manière dont la tête s'articule avec le tronc et les organes masticateurs, il divise la classe des Crustacés en cinq ordres : 1» les Décapodes, Decapoda (dix pieds ); 2" les Stobapodes, Slomnpoc'a (bouche-pieds); ù» les Amphipodes, Amphipoda (pieds dirigés en tout sens); 4» les Isopodes, Isopoda (pieds égaux); 5» les Brancbiopodes, Branchiopoda (piedsbranchies).
Leach a fait connaître (Trans. ofthe Lt'nn. Societ. T. xi) une classification complète de l'ordre des Crustacés , dans laquelle il établit un grand nombre de genres nouveaux et plusieurs divisions.
Classe : Crustacés. — Sous-classe première : Malacostracés, Malacostraca. Bouche composée de mandibules, de plusieurs mâchoires, et recouverte par des pieds-mâchoires , tenant lieu de lèvre inférieure ou la représentant; mandibules souvent palpigères; dix à quatorze pattes uniquement propres à la locomotion ou à la préhension , ayant souvent les organes respiratoires annexés à leur base; corps tantôt recouvert par un test calcaire ou plus ou moins solide, sur lequel la tête est confondue; tantôt divisé en anneaux avec la tête distincte ; point de métamorphose.
Légion l", Podopthalmes, Podophtalma (Pédiocles, Lamk.) Des yeux composés, placés au bout d'un pédoncule mobile; point d'yeux simples; mandibules pourvues d'une palpe; pieds-mâchoires ayant tous une palpe adhérente à leur base. Cette division comprend les Décapodes et les Stomapodes de Latreille.
Légion 2<=, Edriophthalmes, £(/(7'o;j/i</i«/Hio (Sessilocles, Lamk.). Des yeux sessiles, ordinairement composés, mais quelquefois situés sur les côtés de la tète; les mandibules souvent munies d'une palpe ; lêle presque toujours distincte du corps. La légion des Edriophthalmes embrasse les Amphipodes , les Isopodes et les Brancbiopodes de l'entomologiste français. Crustacés fossiles.
Depuis que la connaissance des corps organisés fossiles a été reconnue indispensable pour l'étude de la géologie, on s'est occupé avec soin de les recueillir et 3 niCT. DES sciences nat.
de les décrire. Les animaux vertébrés et les Coquilles ont principalement fixé l'attention des zoologistes et des géologues. Les uns étaient trop remarquables et les autres trop nombreux pour ne pas être d'abord observés; à cet égard il suffit de rappeler les travaux de Cuvier et Lamarck; mais il restait une lacune à
remplir. Quelques animaux articulés avaient accidentellement été observés ; Gesner, Aldrovande, Scheuchzer, Bajer, Séba , Sachs, Linné, Mercatus, Bumph, Knorr, W'alch, Schlotheim, Wahlenberg, etc., en avaient signalé ou fait connaître un plus ou moins grand nombre; le besoin de la science exigeait qu'on réunît tous ces faits et qu'on en ajoutât de nouveaux. Ce travail important a été entrepris dans un ouvrage ayant pour titre ; Histoire naturelle des Crustacés fossiles sous les rapports zoologiques et géologiques , savoir; les Trilobites, par Alexandre Brongniart, et ! les Crustacés proprement dits, par Anselme-Gaétan Desmarest(un vol. in-4» avec fig. Paris, 1822. Levrault). Le nombre des vrais Crustacés fossiles que nous avons pu examiner, dit Desmarest, est de trente-quatre. Ils ont été trouvés dans divers terrains, et leur mode de pétrification n'est pas toujours le même; les uns ont gardé leur propre test, et les autres n'offrent que des empreintes extérieures ou des moules intérieurs; quelques-uns sont pétrifiés en matière calcaire, et d'autres sont changés en fer sulfuré. Les plus anciennement enfouis sont ceux des bancs de la pierre calcaire argileuse, de Pappenbeim , qu'on est fondé à considérer comme dépendante de la formation du calcaire du Jura ; c'est là que l'on trouve la seule espèce assez différente de celles qui vivent maintenant, pour être considérée comme appartenant à un genre distinct ; c'est là aussi que l'on rencontre le Limule qui constitue un genre étranger aux rivages européens. Les Argiles bleues inférieures à la Craie, auxquelles les Anglais donnent le nom de Bliie-Lias , et qui composent une partie du pied des falaises de Normandie, entre le Havre et Dives; les écueils connus sous le nom de Vaches- Noires, et une partie des rochers du Calvados, renferment, avec des ossements de Crocodiles, des débris de Crustacés, et notamment ceux d'une espèce à longues pattes et à grande queue, qui paraît être une Langouste, ainsi que ceux de deux autres en trop mauvais état pour être décrites, mais dont une se rapporte, à n'en pas douter, au genre Scyllare. — La formation de Saint- Pierre de Mafistricht contient, avec des Coquilles bien reconnues pour appartenir au dépôt crayeux , des pinces de Crustacés isolées, qui ont été figurées par Faujas, comme étant celles d'un Pagure, et Mantell vient de trouver, dans la Craie d'Angleterre, les débris de plusieurs Crustacés Macroures çt Brachyures. — L'Argile plastique, dont est composée lîle de Shepey à l'embouchure de la Tamise , contient assez fréquemment les carapaces d'un Crabe déterminable, et des fragments de Crustacés Macroures. — La formation du calcaire de sédiment supérieur, ou terrain tertiaire (désigné, pour les environs de Paris, sous le nom de Calcaire grossier), nous a fourni quelques Crustacés, et dans ce nombre nous plaçons ceux de Dax et de Vérone, et celui que nous avons trouvé nous-mêmes dans les
bancs de Marne calcai
Montmartre, qui forment
la lifçne de démarcation entre les dernières couches du calcaire marin et la formation Rypseuse d'eau douce. Les terrains calcaréo-lrappéens du \icenlin,que Bron- (Tniart regarde comme de formation contemporaine à celle du calcaire de séiliment supérieur, nous ont offert des Crustacés fort voisins de deux espèces qui vivent sur nos côtes, le Crabe commun [Cancer Mœiias) et la Langouste (Piilinunis quadrUornis).— Enfin, si aux Crustacés proprement dits on joint les Asellotes et les Entomostracés, on aura retrouvé deux représentants fossiles de ces familles, dans les terrains le plus récemment déposés. Les coucbes marines de Marnes vcrdàtres, supérieures au Gypse à Montmartre, nous ont offert, dans un de leurs feuillets, au dessus d'un banc de Coquilles bivalves qu'on a rapportées au genre Cythérée, et au milieu de nombreux Spirorbes, un Crustacé peu détermiuable, il est vrai, ù cause de sa petitesse, mais qu'on ne peut cependant éloigner des Sphéromes ou des Idotécs. Enfin, le terrain d'eau douce de la vallée de l'Allier, en Bourgogne, a présenté des bancs épais, tout pétris de petites Coquilles bivalves, que nous avons cru devoir rapporter, à cause de leurs formes générales et de leur minceur, au genre Cypris. —Un assez grand nombre de Fossiles particulièrement rapprochés des Ocypodcs ou des Crustacés voisins de ceux-ci, nous sont rapportés des Philippines et des autres iles de l'archipel Indien. Ils sont incrustés dans un calcaire grisâtre d'aspect marneux, assez dur, et qui n'est pas susceptible de se délayer ou de faire pâte avec l'eau. — Le lest de ces Crabes est ordinairement conservé; mais sa nature a été modifiée; il est bien plus solide que celui des espèces qui vivent maintenant , et renferme beaucoup moins de matière animale. Quelques voyageurs assurent que ces débris se rencontrent sur les bords de la mer, et paraissent croire qu'ils appartiennent à des Crabes dont les espèces vivent actuellement, et s'empâtent ainsi dans l'Argile, comme le font quelques petits Poissons sur les côtes de l'Islande, de la Kochelle, de Scapezzano; dans la Marche d'Ancônc, etc. Cette assertion parait avoir peu de probabilité, car il est très-remar<iual)le ([ue ces Crustacés, ainsi encroiités, soient apportés des contrées lointaines où on les trouve en si grand nombre, et que les espèces Vivantes, qu'on dit être les leurs, soient encore tout à fait inconnues. Néanmoins si cette analogie était démontrée, on ne pourrait pas pour cela les retirer de la série des Crustacés fossiles dont il s'agit; car elles ont acquis toutes les conditions des corps pétrifiés , c'est-à-dire qu'elles sont maintenant soustraites aux causes qui opèrent la décomposition des êtres organisés après leur mort. Ce serait un ordre de. Fossiles nouveaux, celui des Fossiles contemporains de notre création, et dont queUjues naturalistes nient encore l'existence. — Telle est la disposition géologique des Crustacés sur la surface du globe. Leur série commence où celle des Trilobites finit, et elle s'étend jusqu'aux dépôts les plus récents.
CRUSTACITES. crust. Même chose que Crustacés fossiles.
CRUSTA-OLL;*;. bot. Nom donné à plusieurs plantes de l'Inde fort différentes, entre autres à une Gratiole
ainsi qu'à une Oldenlandie dont Forster a fait son genre Dentella.
CRISÏODERMES. pois. Blainville a donné ce nom, mérité par l'enveloppe dure qui les recouvre, aux Poissons qui, dans le .système de Linné, composaient l'ordre des Branchiostègcs.
CUUSTOLLE. BOT. Des auteurs français ont donné ce nom. tiré de Cnista-Ollœ . au genre dédié à la mémoire de Ruellius. Ce changement de nom n'est pas heureux, puisqu'aucune des plantes de Rumph , désignées sous le nom radical, ne fait partie du genre liuellia ; il n'est pas juste, puisqu'il relègue dans la langue latine le nom d'un botaniste qui rendit plus d'un service à la science.
CRVZEIRO. BOT. On ne sait à quel genre rapporter la plante du Brésil, désignée sous ce nom, et dont on dit que l'écorce est encore plus amère que celle du Quina.
CRUZETA. BOT. Synonyme de Mussœnda spinosa.
CRUZITE. Cruzita. bot. Genre fondé par Lœfling et Linné, placé dans la Tétrandric Digynie et rapporté par Jussieu à la famille des Atriplicécs. Caractères : calice ou périanlhe persistant, divisé profondément en quatre parties, et muni à sa base de trois bractées particulières; quatre étamines dont les filets sont trèscourts et portent de petites anthères; ovaire supérieur, ovale, obtus, comprimé et surmonté d'un style trèscourt, divisé en deux branches portant chacune un stigmate. Le fruit est une caryopse recouverte par le périanlhe. caduque ainsi que celui-ci. — l'ne seule plante constitue ce genre ; elle a une tige droite, ferme et haute d'un mètre et demi; ses feuilles sont, de même que ses rameaux, opposées, lancéolées et très-entières. Les Heurs, extrêmement petites comme celles des autres genres de la famille, sont portées sur des épis paniculés. Elle a pour patrie la Colombie, et particulièrement les environs de Cumana. C'est donc par erreur d'origine que Linné, en décrivant cette plante, lui donna le nota de Cruzita Uispanica. Rœmer et Schultes n'ont pas détruit l'idée fausse qu'entraîne un nom spécifique contradictoire avec les faits, en lui substituant celui à'hispatio-Jmericana, voulant sans doute concilier ainsi la dénomination linnéenne avec celle de Cruzita ^Imericana, proposée parLamarck,ella seule que l'on doive admettre.
CRYBE. Cryhe. bot. Genre de la famille des Orchidées, récemment institué par le professeur Lindley qui lui a reconnu pour caractères : périanlhe composé de cinq segments égaux : trois externes et deux internes, lancéolés, connivenls, avec la base latéralement oblique; labelle plus grand ((ue le périanlhe membraneux, en forme de capuchon, en partie adhérent avec le gynostème qui se termine en massue. On ne connaît encore de ce genre qu'une seule espèce, Crybe rosea , qui a pour patrie le Mexique. Son pseudobulbe est arrondi, irrégulièrement anguleux, surmonté d'un prolongement grêle, cylindrique, servant de support à trois feuilles engainantes, lancéolées, plissées et acumiuées. La hampe est grêle, cylindrique, latérale au pseudobulbc, terminée par quatre ou cinq fleurs disposées en épis lâches. Ces fleurs, qui ne paraissent point susceptibles d'un épanouissement complet, ont près de deux pouces
de long et la forme d'une massue; les sépales sont égaux, obovales-lancéolés, adhérenis à leur base, verdftlres, lâchetés de pourpre au sommet; les pétales n'en diffèrent que parce que leur nuance, blanchâtre à la base, prend vers l'extrémité une teinte pourprée vive et profonde. Le labelle est plus long, presque ovale, aigu, d'un pourpre intense, avec les bords crispés, plissés et infléchis; sa base n'adhère qu'en partie au gynostème. Celui-ci esl en massue, cylindrique inférieurement, rebordé au delà du point d'inserlion du labelle, dans le voisinage duquel se trouvent aussi deux dentelures; le sommet présente une sorte de capuchon que termine l'anthère; son opercule recouvre les masses polliniques.
CRYEROZES. zooi,. Nom qu'Hermann a proposé de substituer au mot Reptile.
CRYMOPHYLE. ois. F. Phaiarope.
CRYOLITHE. siiN. V. Aldmine fluatée aicaliive.
CRYPHÉE. Cryphœa. bot. Genre de Mousses, qui fait partie de la famille des Bryacées; Il a été institué par Bridel qui lui donne pour caractères : coiffe en forme de mitre et presque entière à sa base ; urne ou sporange latérale, égale à sa base; opercule conique, aigu; péristome double : l'extérieur à seize dents linéaires et dressées, l'intérieur garni d'une semblable quantité de cils filiformes, libres, alternant avec les dénis de la partie extérieure du péristome. Les Cryphées sont assez nombreuses et toutes les espèces se trouvent entre les (ropiqncs, dans le nouveau monde où, fort souvent, elles s'attachent aux Épidendres et autres plantes parasites de la famille des Orchidées.
CRYPHÉE. Crj'phœa. bot. Genre de la famille des Pipéracées, Diandrie Trigynie, établi par Hamillon (Edinb. journ. Of Se, vol. ii, p. 9) pour une plante de l'Inde qu'il nomme Crypliœa erecla, et qui ne paraît pas différer essentiellement des autres espèces du genre Poivrier. Du reste, en admettant que ce genre dût prendre rang dans la méthode, il faudrait absolument, vu l'article qui précède , que sa dénomination fût changée.
CRYPHIE. Cryphia. bot. Genre de la famille des Labiées, Didynamie Gymnospermie, fondé par Brown. Caractères ; calice fermé, à deux lèvres entières et égales, muni de deux bractées; corolle renfermée dans le calice; la lèvre supérieure en forme de casque et très-courte, l'inférieure ayant le lobe du milieu plus grand; anthères mutiques. Ce genre se compose de deux espèces trouvées par Brown sur les côtes méridionales de la Nouvelle-Hollande. Ce sont deux petites plantes frutescentes, pleines de glandes qui sécrètent une huile volatile d'une odeur pénétrante. Leurs feuilles sont entières et petites comme celles du Serpolet, d'où le nom de Ciyphia serpylUfolia, donné à la principale espèce; car pour la Ciyphia microphylla, de l'aveu même de l'auteur, elle pourrait mieux n'être considérée que comme une variété de la précédente. Leurs fleurs sont solitaires et portées sur des pédoncules axillaires.
CRYPHIOSPERME. Cryphiospermuvi. bot. Dans sa Flore d'Oware et de Bénin, Beauvois a décrit et figuré, sous le nom de Ciyphiospermum repens, une plante de la famille des Synanthérées, qu'il rapportait aux
Chicoracées, et que plus tard Brown a reconnue être le Cœsulia radicans, de \Yilldenow, qui appartient à la section des Coryrabifères et à la tribu des Hélianlhées de Cassini. Depuis, ce derniers fait de la, plante de AVilldenow, un genre distinct qu'il a nommé Enydre. y. ce mot.
CRYPHŒ. Cryphœus. iNS. Ce genre de Coléoptères hétéromères, de la famille des ^lélasomes, établi par Klug, dans le muséum de Berlin , paraît n'être autre chose que le genre Toxicum de Latreille. Le Cryphœus aries, que Klug donne comme type de son genre, a été apporté de Madagascar par Goudot.
CRYPHYON. Ciyphyuni. bot. K. Caltmpères.
CRYPSANTH.i. bot. Synonyme d'Hedwigie.
CRYPSIDE. Ciypsis. bot. Genre de la famille des Graminées, Triandrie Digynie, L. Caractères ; calice ou lépicène à deux valves linéaires, uniflore; corolle bivalve et mutique; deux écailles hypogynes; d'une à trois étamines; deux styles; stigmatesplumeux; caryopse lil)re. Les fleurs sont en épis simples, disposées sur un axe formant un capitule rond ou allongé, et comme involucrées parla gaine des feuilles supérieures. Beauvois {^grostogiaph. Nov. p. 22) a distrait des Crypsides quelques espèces qu'on y avait rapportées, et en a formé le nouveau genre /?e/eoc/i/oa. Celui-ci n'est considéré par la plupart des auteurs, que comme une section du premier, et, en efîel, les différences tirées de la structure des paillettes, lesquelles sont entières et courtes dans le premier genre, bifides et enveloppant le fruit dans le second, ainsi que celles fournies par les ovaires munis, dans les Ciypsis, d'un bec épais et émarginé, et simplement aigus dans les Ileleochloa, paraissent trop légères pour en autoriser la distinction. Panzer (lUeen, p. 24 et 20, t. 8) a néanmoins admis ces deux genres, en réformant toutefois leurs caractères. Le genre Crypsis a reçu deux synonymes qu'il est utile de mentionner, savoir : le Pallasia de Scopoli et VAntitragtis de Gaerlner (de Fruct. 2, p. 7, t. 80). Si à l'exemple de Kunth et de Rœmer et Schultes, l'on admet la réunion des Heleochloa aux Crypsides, on comptera dans ce dernier genre une dizaine d'espèces dont deux, Crypsis aculeatael Crypsis alopccitroides, sont d'Europe. La première croit sur le littoral de la Méditerranée, dans les terrains sablonneux. La structure des gaines supérieures de ses feuilles lui donne un aspect tellement particulier, qu'on ne peut la comparer à aucune autre Graminée. C'est sans doute ce qui a causé l'étrange méprise de Linné, lorsqu'il l'a nommée Schœnus acitleatus. La synonymie si embrouillée des espèces de ce genre, transportées au gré des auteurs dans plus de six genres différents, prouve la nécessité d'une revue de ces Graminées. Trois espèces nouvelles ont été rapportées de l'Amérique méridionale par Huraboldt et Bonpiand, et décrites sous les noms de Ciypsis macrura, Cripsys phleoideset Crypsisstricla {Nov. Gêner, et Spec. Plant. MqtUn. 1, p. 141).
CRYPSIRINA. OIS. Synonyme de Temia. F. ce mot.
CRYPTANDRE. Cryptandra. bot. Genre établi par Smilh (Trans. Soc. Linn., v. 4, p. 217), appartenant à la Pentandrie Monogynie, L., et rapporté avec doute à la famille des Rhodoracées de Jussieu. Caractères :
calice à cinq divisions très-profondes, ressemblanl a des bradées; corolle liibiileuse, soyeuse exlériciiremcnt, à limbe partagé en cinq segments entre lesquels se trouvent cinq écailles en forme de cornets; cinq étaminesinséréesimmédiatementau-dessous de ces écailles; stigmate trifide; capsule supérieure à trois valves qui, par leur introHexion, constituent trois loges, chacune renfermant une semence solitaire et comprimée. A l'espèce {Cryptis ausiralis) sur laquelle Smith a établi ce genre, cet auteur en a depuis ajouté deux autres : l'une (pi'il a nommée Ciyptanilra ciicifolia, et l'autre Cryptanilra aniara; elles sont de la Nouvelle-Hollande. Rudge les a figurées toutes deux dans le dixième volume des Transactions de la Société Linnéenne de Londres, lable 18, p. 294. 11 serait à désirer qu'il eût pu faire connaître l'organisation du fruit de ces plantes comme celle de leurs fleurs, qui y est très-bien dessinée.
CRYPTANGITE. BOT. ( Du Petit-Tliouars.) Petite plante des îles de France et de Mascareigne; à feuilles rapprochées, lancéolées, aiguës, et à petites fleurs blanches pédonculées. C'est VJngrœcum inapeilum.
CRYPTAURIIÈNE. Criplaniiena. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandric Monandrie, établi par Brown pour une plante de la Jamaïque, qui lui a présenté les caractères suivants: labelle plan, bifide; sépales ouverts ; quatre masses polliniques d'apparence cireuse; colonne imitant un bec. Le Ciyptanhena titnala , seule espèce du genre, est une jdante parasite peu élevée, à feuilles radicales nombreuses, lancéolées, nervurées, épaisses; la hampe supporte un épi de fleurs jaunes.
CRYPTE. Ciyptus. lins. Genre d'Hyménoptères, établi par Jurine (Classif. des Hymen., p. 40), et fondé antérieurement par Lalreille, sous le nom d'Hylotome. Fabricius avait déjà employé le nom de Crypte, pour désigner un autre genre d'Hyménoptères. Celui-ci est fondé aux dépens des Ichneumons. Les caractères du genre Crypte sont loin d'être constants, et ne peuvent souvent être applicables qu'à l'un des sexes; il est donc difficile desavoir exactement ce qui le constitue; Lalreille pense que d'après la forme générale des espèces, Fabricius a voulu séparer en un groupe particulier, celles qui, ayant l'abdomen porté sur un filet très-distinct, ovale, ou presque cylindrique, voûté, sont pourvues en outre d'une tarière saillante, ordinairement courte ou peu allongée. On a établi quelques divisions fondées sur la couleur blanche de l'écusson , ou l'existence d'une bande de même couleur aux antennes; elles comprennent un assez grand nombre d'espèces, telles sont: Crypte armatedii, Cryptus armatorius , Crypte BORDÉ, Cryptus marginatorius , Crypte dissiïatecr, Cryptus profligalor, etc.
Gravenhorsl (Monogr. Ichneumonum petlcstriuni) a fait connaître plusieurs femelles qui sont aptères. Ce sont les Crypttîs Hémiptère, Pulicaire, agile et Coureur.
Le Crypte des oeufs, Cryptus ovulortim, vit à l'élat de larve, dans l'intérieur des œufs de certains Lépidoptères.
Le Crypte des Pucerons, Cryptus yiphkUum, se nourrit, pendant son premier âge, aux dépens du corps d'un Puceron. Dans plusieurs espèces , les larves se
filent des coques soyeuses , entourées d'une enveloppe commune ( Cryptus globatus), nu dépourvues de celte enveloppe (Cryptus glomeratus), mais adossées cependant les unes aux autres.*
Les larves du Crypte alvéolaire, Cryptus alvearius, sont remarquables par l'habitude qu'elles ont de construire leur coque sur un même plan, de manière que lorsque celles ci sont vides, elles représentent en pelit les alvéoles d'un gâteau d'Abeilles.
CRYPTE. Crypta, bot. Nuttal, dans ses genres de l'Amérique du Nord, propose d'établir un genre distinct pour le Peplis Ainerictma de Pursli, auquel il donne le nom de Crypta, et qu'il caractérise de la manière suivante : calice composé de deux sépales ; corolle de deux ou trois pétales rapprochés; ovaire surmonté de deux ou trois stigmates très-petits, sessiles; capsule à deux ou trois loges, s'ouvrant en autant de valves; chaque loge contient quatre ou cinq grainos presque cylindriques et striées.
CRYPTELLE. CrJ-ptella. MOii. On doit la formation de ce genre à Webb et Berlhelol qui en observèrent les espèces aux îles Canaries. Ces Mollusques font partie de la division des Hélices, et ont beaucoup d'analogie avec le genre Purraacelle. Ils offrent pour caractères principaux : un corps allongé, demi-cylindrique, presque tétragone antérieurement, et marqué de trois sillons dont l'intermédiaire plus grand; il est trigone postérieurement; un manteau ovoïde, formé d'une peau épaisse, recouvre la moitié du corps; trois lignes partent de dessous ce manteau, et vont aboutir, celle du milieu entre les deux tentacules, et les deux autres, moins marquées, vers les deux côtés du cou qui est comprimé. La coquille présente deux parties bien distinctes : l'une que l'on doit considérer comme de première formation, ne fait qu'un seul tour de spire, en bonnet phrygien, et l'autre qui se développe ensuite comme une concrétion secondaire en se dilatant sous la forme d'une lame concave. La première partie est pour ainsi dire une coquille à part, ovale, luisante, presque transparente; la seconde, qu'on dirait comme soudée sur la première, n'a ni la couleur ni le lustre de l'autre; elle est au contraire d'un blanc mat, un peu épaisse, ondulée ou parfois irrégulière sur les bords.
Les Crypielles habitent en grand nombre les îles Canaries, et pendant huit ou neuf mois de l'année, leur activité vitale semble suspendue; elles se tiennent cachées sous les grands blocs de lave dont ces îles sont couvertes. Pendant la saison des pluies elles couvrent les plantes des jardins où elles occasionnent les plus grands dégâts. La Cryplelle des Canaries, parvenue à toute sa croissance, a comme nos Limaces' de trois à trois pouces et demi de longueur.
CRYPTEROME. Crypteronia. bot. Genre de la famille des Rhamnées, établi parBlume(Uydrag. FI. ind. 115I)quilui donne pour caractères : fleurs monoïques; calice infère, petit, à cinq dents; corolle nulle; cinq étamines très-courtes, alternant avec les divisions du calice; ovaire biloculairc, entouré d'un rebord membraneux; un style; un stigmate obtus; capsule presque globuleuse, couronnée parle stylebiloculaire, bivalve, polyspermc. La Crypterome paniculee. seule espèce
connue, est un arbre élevé, à feuilles opposées, oblonfiues,enti6res; à fleurs peliles, disposées en grappes ou panicules latérales. De Java.
CRYPTEUPIS. BOT. C'est ainsi que Du Petit-Tliouars désigne une Orchidée des îles de France et de Mascareigne, appartenant à la section des Uellélxirincs et à son genre Erporchis, qui est le même que le Goodiera de Brown. Sous le nom de Goodiera occulta {Erporchis Cripterpis). est figurée (Histoire des Orchidées des îles australes d'Afrique, t. 28) une plante qui paraît être la inèine que celle appelée Goodiera bracleata dans le texte du premier tableau. Ses fleurs sont petites et purpurines, ses feuilles ovales, longues d'un décimètre. Cette plante a environ dix-huit pouces de hauteur. La planche 50 de l'ouvrage cité plus haut, • représente, sous le nom de Cryplerpis, cette plante en entier, mais diminuée au moins des deu.t tiers.
CRYPTIQUE. Cryptions. Iiss. Genre de Coléoptères hétéromères, établi parLatreille, aux dépens des Pédines dont il formait originairement une division ; il appartient à la famille des Mélasomes, et offre pour caractères : labre transversal, entièrement à découvert, et non reçu dans une échancrure du chaperon; paljies maxillaires terminées par un fort article en forme de hache; antennes presque de la même grosseur, formées, en majeure partie, d'articles en cône renversé, avec le dernier ovoïde ou presque globuleux. Les Cryptiques sont des Insectes ailés, qui, outre la différence résultant de la réception du labre dans une échancrure du chaperon, s'éloignent des Pédines par les articles de leurs antennes, qui sont plus allongés; parleurs palpes maxillaires plus saillanleset terminées plus directement en forme de hache; enfin par leurs jambes antérieures étroites. — Cryptique glabre, Crypticus glaber, Ténébriî)n noir lisse, Geoffroy; Blaps glabra, Fab. On le trouve dans les endroits secs et sablonneux en Europe ; d'autres espèces sont originaires de l'Espagne, du cap de Bonne-Espérance, etc.
CRYPTOBATE. Cryptobatis. iNS. Coléoptères penlaraères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques. Eschscholtz a établi ce genre aux dépens des Lébies dont il diffère par la forme du dernier article des palpes labiales, qui est triangulaire. Le Cryplobate à élytres bleues, Cryptobatis cyanoplera, est encore la seule espèce connue; c'est un joli Insecte dont les élytres sont d'un bleu violet très-brillant, tandis que le reste du corps est d'un jaune pâle, à l'exception des antennes et des pattes qui sont noires. Du Brésil. Taille, 5 à 4 lignes.
CRYPTOBIE. Cryptobius. iNS. Coléoptères tétramères; genrt de la famille des Longicornes, institué par Dupont qui le caractérise ainsi : palpes à articles très-courts, cylindriques et presque cachés; menlon étroit, faiblement creusé transversalement; mandibules petites, assez grêles, peu arquées dans les deux sexes; tête petite, oblongue, avec un petit sillon entre les antennes; celles-ci grêles, presque sétacées, glabres, une fois au moins plus longues que le corps , avec le premier et le troisième articles ponctués; corselet dilaté latéralement, bituberculé de chaque côté, moins long que large, gibbeux, son disque ayant des tubercules, et au milieu une élévation longitudinale, assez saillante;
présternum avancé, sans échancrure, mais portant entre l'insertion des deux premières cuisses, une pointe cunéiforme, très-saillante; mésosternum éloigné du juésternum, muni d'une pointe aiguë; élytres longues, parallèles, arrondies au bout et portant chacune deux petites épines ù leur extrémité; pattes assez grêles, graduellement plus longues, avec deux épines très-courtes a l'extrémité des cuisses postérieures. Le Cryptobius coccineus, seule espèce du genre, est originaire du Brésil ; la partie supérieure de la têle, la moitié postérieure desélylres-et l'abdomen sont noirs, le reste est d'un jaune orangé. Taille, dix lignes.
CRYPTOBIER. Cryptobium. iNS. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Clavicornes, tribu des Slaphyliniens, établi par le comte de Mannerheim qui le distingue du genre Staphylin, aux dépens duquel il l'a établi, par la forme, tout à fait pointue du dernier article des palpes labiales ; cet article se termine en alêne et rentre quelquefois dans le précédent, de manière à disparaître entièrement ; mais dans ce cas même sa présence est décelée par l'amplitude de l'article qui le reçoit, et qui se termine en massue brusquement tronquée; antennes coudées après le premier article, très-rapprochées à leur hase et plus grosses à l'extrémité. Ce genre ne piésente encore qu'une seule espèce : le Cryptobium fracticornc. C'est un petit Insecte noir, avec les pattes et les antennes rousses; la tête trèspointillée et même presque rugueuse ; le corselet et les élytres pointillés aussi, mais à points plus écartés; il a trois lignes de longueur et se trouve dans presque toute l'Europe. La similitude des noms Cryptobier et Cryptobie, dans la grande division des Insectes, rend imminent le changement de l'une ou l'autre de ces deux dénominations.-
CRYPTOBOLE. Cryptobolus.not. Genre de la famille des Légumineuses, établi par Sprengel, et dont les caractères consistent en des fleurs polygames, les hermaplirodites stériles, accompagnées de deux bractées, et fleurissant hors de terre. Elles ont un calice campanule, une corolle papilionacée à ailes horizontales, des étamines diadelphes, un style courbé et velu. Les fleurs femelles fleurissent sous terre et sont fertiles; elles manquent de pétales et d'étamines; leur ovaire, à deux ovules, est surmonté d'un style court et d'un stigmate crochu ; la gousse est charnue, arrondie et ne renferme qu'une graine. Ce genre avait été nommé primitivement par Du Petit-Thouars l'oandzeia, parce que la seule espèce qui le constituait portait à Madagascar, sa patrie, le nom de roandzou; Linné en avait fait sa Glycine subteranea, et Burman son Arachis africana. C'est une herbe rampante à feuilles longuement pétiolées, trifoliée et glabre; sa graine est comestible comme celle de V Arachis hypogœa. On la cultive à l'île Maurice.
CUYPTOBRANCHES. POIS. C'est-à-dire à branchies cachées. Ordre établi par Duméril parmi la classe des Poissons osseux , qui correspond à celui des Chismopnes, parmi les Cartilagineux. Ses caractères consistent dans les branchies sans opercules, mais à membrane. Cet ordre ne renferme que les deux genres •Styléphore et Wormyre.
2Ci
CRYPTOCAMPE. Cryptocamims. ins. Hyménoptères ; l'une des divisions du genre Néinale de Ilartig, qui comprend les Nematcs aitfjustus, mucronaliis poptili et medullarius. y. Némate.
CRYPTOCARPE. Ciyptocarpus. bot. Genre de la famille des Chénopodées, Télrandrie Monogynie, L., élabli par C. Kunlh (in HumboUU et Bonpt. Xov. Gênera et S'pec. PL .Equin., v. 2, p. 187). Caractères : périantlie campanule, à quatre ou cinq divisions courtes ; qualre étamines saillantes, à anthères didymes; style simple; akène lisse, renfermé dans le calice persistant. Ce genre se compose de plantes lierliacées, à feuilles alternes très-entières, à fleurs pédicellées ou presque sessiles, disposées en épis dichotomcs ou en panicules terminales et axillaires. Les dcu.K espèces connues sont fîguiées {loc. vil. tab. 12.5 et 124) sous les noms de Cryplocarpus globosiis et Ciyplocarpus pyiiformis. WiUdenow, abusé par quelques ressemblances extérieures de la première avec les plantes du genre Boerrhaama , l'avait placée dans celui-ci, et l'avait nommée Boerrhaavia rltomboiilea. Celle erreur a été reproduite par Link {Jahrb. (ter Gewœcliskiintle, 1, â, p. CO). Ces plantes croissent en Amérique, la première à la Havane, l'autre au Pérou.
CRYPTOCARPHE. Cryptocarpha. bot. H. Cassini, voulant rectifier les caractères assignés par lui au genre ^tcicarplia de la famille desCalycérées, a reproduit ce genre sous le nom de Cryptocarpha. V. Aci-
CARPB.V.
CRYPTOCARYE. Cryptocarya. bot. Genre de la famille des Laurinées, Dodécandrie Monogynie, fondé par Brown {Prodr. FI. Noe.-HolL, p. 402) et caractérisé de la manière suivante : fleurs hermaphrodites; périanthe à six divisions égales, à limbe caduc; douze ctamines disi)osées sur deux rangs, dont trois stériles, intérieures, opposées aux découpures intérieures du périanthe ; anthères biloculaires ; six glandules alternes avec les lilets intérieurs; fruit renfermé dans le tube du périanthe, qui, accru pendant la maturation, s'est fermé et converti en une sorte de baie. Ce genre, voisin du Cassyta, L., et de VEndiandra, Brown, se distingue du i)remier, outre la diversité de sou port et de son inflorescence, par la singulière structure de son tube floral fructifère, et du second également par ce caractère et par l'hermaphroditisme de neuf de ses étamines , tandis que dans VEndiandra, neuf au contraire sont stériles. Les trois espèces que Brown a découvertes au port Jackson et sur le littoral inlratropical de la Nouvelle-Hollande, portent les noms de Cryptocarya glaucescens, Cryptocarya tripli- ■nervis et Cryptocarya obovata. Ce sont des arbres qui ont tout à fait le port et l'inflorescence du Caniiellier, mais qui en diffèrent génériqnement et par leurs anthères biloculaires, et par leur fruit que recouvre le tube du périanthe. C. Kunth (Nova Gênera et Spec. Plant, œquinoct. T. ii, p. 1G7) a décrit une nouvelle espèce, sous le nom de Cryptocarya dtibia, rapportée par lluniboldt et Bonpland des environs de Santa-Fé de Bogota ; mais il ajoute qu'elle constituera probablement un genre distinct.
CUYPTOCÉPHALE. .mab. r. Acéphale.
CRYPTOCEPHALUS. ns. r. Gribocbi.
CRYPTOCÈRE. Crypiocerus. ns. Genre d'Hyménoptères, établi par Latreille qui le place dans la famille des Hétérogynes. Caractères : des individus neutres, aptères, pourvus d'un aiguillon; pédicule de l'abdomen formé de deux nœuds; tète grande, aplatie, avec une rainure de chaque côté pour loger une partie des antennes; dans tous les individus, une cellule radiale, grande et appendiculée. et deux cellules cubitales dont la seconde atteint le bout de l'aile ; antennes coudées et plus grosses vers le bout; mandibules triangulaires et dentées; palpes maxillaires courtes, filiformes et de cinq articles; les deux premiers anneaux de l'abdomen petits, noueux, le troisième fort grand, renfermant ceux qui suivent. Les Cryptocèresappartiennent tous à l'Amér'ique méridionale. Fabricius en décrit cinq espèces dont la plus connue et celle qui peut être considérée comme type du genre, est le Crvptocêre très-îvoir, Cryptocents atratus, Latr., Fabr., Formica quadridens , Degéer.
CRYPTOCHILE. Cryptochilus. bot. Ce genre, de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., a été formé par Wallich qui lui assigne pour caractères : périgone tubuleux, avec la gorge resserrée et la base renflée antérieurement ; sépales soudés, ù peine distincts vers le sommet, un peu plus longs que les pétales qui sont libres; labellc libre, entier, adhérent en forme de prolongement, à la base du gynostème; celui-ci demicylindrique, avec le clinandre quadridenté; anthère biloculaire; huit masses polliniques adhérentes deux par deux, à une glandule commune. Le type de ce genre qui n'est point encore plus nombreux, est une plante terrestre, à pseudobulbes aggrégés, à feuilles striées, un peu coriaces, à fleurs d'un beau rouge sanguin, nubescenles. groupées en épi.
CRYPTOCORYNE. Cryplocoryne. bot. Genre de la famille des Aroïdées, établi par Fischer qui lui assigne pour caractères : spatlie en tube court à sa base, avec son limbe allongé; spadice inclus, androgyne et nu dans son milieu; anthères sessiles, assez nombreuses, planes, biporeuses au revers et groupées au sommet du spadice; carpidiersau nombre de cinq ou plus, verticillés à la base du spadice et réunis dans l'ovaire; ovules disposés dans l'angle central des loges; styles en nombre égal à celui des loges, distincts et divergents en rayons; stigmates discoïdes, étalés sur les côtés et en dehors. Le fruit est une baie à plusieurs loges, et ombiliquée, renfermant plusieurs semences attachées par un cordon très-courlàrombilic. L'^/'M«is/>i;a/î<cr est le type de ce genre qui ne renferme jusilïi'ici que des plantes de l'Inde, toutes herbacées, marécageuses, glabres, ù rhizome tuberculeux, stolonifères et vivaces ; les feuilles sont pétiolées, oblongues, très-entières et nervurées.
CKYPTOCOTYLÉDONES. bot. Plantes dont les cotylédons sont cachés ou peu apparents; elles forment dans les Aphorismes botaniques publiés par le professeur Agardh, une classe qui correspond presque totalement ù celle des plantes Monocolylédones.
CRYPTODIBRAiS'CHES. MOLi. ^. CÉPBALOPOliES.
CRYPTOGAMIE. Cryplogamia. bot. Linné a désigné
sous ce nom, qui signifie «ores cachées, ]si vingt-quatrième classe de son système sexuel , dans laquelle il a l)lacé tous les végélaux qui ne lui ont pas présenté des organes distincts pour les deux sexes, ou dans lesquels du moins ces organes revêlent des formes très-différentes de celles des élamines et des pistils des autres végétaux : depuis , ce nom a été assez généialement adopté pour désigner ce vaste groupe de végétaux aussi singuliers par leur mode de végétation que par la structure de leurs organes reproductifs. Quelques auteurs cependant ne voulant pas même admeltre dans ces êlres un mode de fécondation insolite et caché, et pensant que leurs germes ou corpuscules reproducteurs se développent sans fécondation, leur ont donné le nom d'AcAMES. F. ce mot. D'autres, comme Palisot de Beauvois, changeant le nom, mais conservant l'idée de Linné, ont imposé à cette classe le nom d'yETHÉooAMiE (noces inusitées); Jussieu , fondant ses premières divisions sur la structure de l'embryon et admettant l'absence, des cotylédons dans tous ces végétaux, leur a donné le nom A' A cotylédons , que De Candolle et R. Brown ont limité à une partie seulement de ces plantes. Ceux-ci admettent l'absence des cotylédons seulement dans celle? qui ne sont composées que de tissu cellulaire, et rangent les autres parmi les Monocotylédones, sous le nom de Monocotylédones Cryptogames. Enfin, Richard, pensant que ces végétaux sont dépourvus de toute espèce de fécondation et qu'il ne peut exister de véritable embryon sans une fécondation préalable, leur a donné le nom de f'égélatix inembiyonés. La diversité des opinions à l'égard de ces êtres singuliers sufiit pour faire sentir la difficulté de leur étude, et la différence qui existe enlre eux et les autres végétaux. Quelques naturalistes n'apercevant que ces différences, sans saisir les points de rapprochement, ont été jusqu'à proposer d'en former un règne à part entre les animaux et les végélaux. Sans admettre ces idées que repousse l'analogie d'organisation intérieure, on peut considérer ces végétaux comme présentant un ensemble de caractères assez important pour en former dans le règne végétal une grande division tout à fait séparée des plantes phanérogames, et beaucoup plus différente de ces dernières qu'aucune des familles qui les composent ne le sont enlre elles. Ainsi, il existe certainement plus d'analogie entre la dernière famille des plantes dicotylédones et la première des plantes monocotylédones, entre les deux extrémités de la chaîne des végétaux phanérogames, qu'entre une plante quelconque de ces derniers et le végétal cryptogame le plus parfait. La grande différence qui existe entre l'organisation de ces deux séries de végélaux, a fait adopter, pour la Crypiogamie, une terminologie entièrement différente de celle employée pour les plantes phanérogames; les modifications nombreuses que présentent les diverses familles de Cryptogames ont même fait souvent employer dans chaque famille des termes particuliers; ces termes en outre ont beaucoup varié suivant les auteurs. On ne pourra donc faire connaître que ceux qui s'appliquent ù la Crypiogamie en général, et qui sont le plus communément employés; les antres seront expliqués à leur ordre alphabétique, ou en traitant de
la famille à laquelle on les a spécialement appliqués.
Le nombre des organes des plantes cryptogames est en général moins considérable que celui des plantes phanérogames ; mais leurs formes variant beaucoup plus d'une famille à l'autre, ils ont souvent reçu des noms différents dans chaque famille; et l'un des objets les plus importants de recherches, sera de fixer les rapports de ces organes dans les divers ordres de la Crypiogamie. Presque tous les végétaux cryptogames présentent, commeles plantes phanérogames, deux systèmes d'organes. Les uns sont les organes de la reproduction : dans quelques familles, telle que ceiie des Urédinécs, la plante enlièie est limitée à ces organes; les autres sont des organes végétatifs ou destinés à produire, à supporter et à protéger les premiers : ils varient extrêmement depuis les Fougères, les Lycopodes , etc., où l'on trouve les mêmes organes de la végétation que dans les i)lantes les plus parfaites, jusqu'aux Hypoxylées, aux Chaodinées, ou aux Urédinées où ils sont bornés à un simple conceptacle ligneux, ou à une masse muqueuse, ou bien enfin dans lesquels ils paraissent manquer entièrement.
Les organes reproducteurs consistent en séminules diversement situées et enveloppées , et en organes fécondants, qu'on n'a observés d'une manière satisfaisante que dans un petit nombre de familles. Les séminules, ou sporules {sponili, seminula, gorigyla), sont de petits corps arrondis, dont la ténuité n'a pas permis de bien étudier la structure, et qui présentent probablement des modifications importantes suivant les diverses familles. Dans les Cryptogames celluleuses (Champignons, Lichens, Algues, etc.), ces séminules ne paraissent formées que d'une masse homogène, celhileuse, ou quelquefois presque fluide à linlérieur, dépourvue de toute sorte de tégument propre. 11 n'est pas encore certain si les séminules des Cryptogames plus parfaites (Mousses, Fougères, Lycopodes, etc. ), présentent un épisperrae ou tégument propre, et par conséquent si, dans la germination, il n'y a qu'extension de toutes les parties de la graine, ou s'il y a rupture de ce tégument pour laisser développer la parlie interne ou l'embryon de ces séminules. Le premier cas est évident pour les Cryptogames celluleuses; leurs séminules, placées dans des circonstances propres à leur développement, s'étendent et s'allongent dans diverses directions, sans percer aucune enveloppe : ce sont, pour ainsi dire, des embryons nus, dépourvus de tout tégument.
Ces séminules sont en général réunies plusieurs dans une même capsule (tlieca, spoiidium). Lorsque leur nombre est peu considérable, il est en général fixe dans une même espèce, quelquefois même dans toutes les espèces d'un genre. Ainsi toutes les Pezizes paraissent présenter huit sporules dans une même capsule; le Geoglossum viscosum en a trois, VEiysiphe biocel- Ictta, deux; elles sont plus nombreuses dans les capsules des Urédinées, dans celles des Miicors, et elles parai- I raient au contraire réduites à une seule, dans celles de la plupart des Mucédinées et des Lycoperdacées. En effet, si on donne le nom de sporules ou de séminules aux points opaques renfermés dans les capsules des
vrais Champignons à membrane friiotifCrc, dans celles (les Fucoïdées, dans les liibes des Conferves, on ne doit pas dOsigncr par le même nom les grains qui composent la poussii^rc des Lycoperdacées ou des Mucédinées et celle des Lichens; les premiers se développent toujours dans l'inlérieiir d'une enveloppe membraneuse, dans laquelle ils sont libres comme un embryon dans la graine, et non adhérents aux parois comme une graine dans sa capsule; les secondes, au contraire, sont tixées à des filaments, et sont évidemment analogues aux capsules {tliecœ, sporidium, sporaiigtu) desChampignons liyménolhèques, ci ce n'est qu'elles ne contiennent (|u'une seule sporule au lieu d'en renfermer plusieurs. Le caractère des sporulcs est donc de se développer librement, nageant au milieu du fluide qui remplit les capsules; celui des capsules est d'être insérées par un de ses points aux filaments ou à la substance charnue ou ligneuse, enfin aux organes végétatifs du végétal cryptogame. Cette distinction est (rès-importantepour ne pas confondre les divers organes de ces plantes; les sporules diffèrent des graines par ce caractère essentiel, qu'à aucune époque elles n'adhèrent aux parois de la capsule, sur lesquelles on n'observe i)as de placentas; aussi ne voit-on sur ces sporules aucune trace de points d'insertion. Si on ouvre une capsule de plante cryptogame longtemps avant la maturation des séminules, on ne la trouve remplie que par un fluide mucilagineux; ainsi nous regardons comme du même ordre, c'est-à-dire comme enveloppant immédiatement de vraies sporules qui se sont développées librement dans leur intérieur, les capsules des Fougères, des Lycoperdacées, des Marsiléacées, des Charagnes, les grains arrondis des Prèles qui sont probablement des capsules monospermes; l'urne des Mousses, la capsule des Hépathiques, les capsules composant les apothécies des Lichens, figurées à tort par Acharius comme des grains pulvérulents et qui paraissent plus analogues aux capsules des vrais Champignons, les capsules qui couvrent la membrane de ces Cham|)ignons, celles qui remplissent le péridium des Hypoxylées, celles qui composent entièrement les Urédinées, enfin la poussière des Lycoperdacées et des Mucédinées, et les capsules des Fucoïdées. Malgré leur analogie, on a donné à ces organes des noms différents suivant les familles, dénominations que nous indiquerons en traitant chacune de ces familles.
Il est cependant avantageux de limiter le nombre de ces noms, atin qu'on sente mieux les rapports déstructure des plantes de familles différentes. Dans les Cryptogames vasculaires, dans les Mousses et dans les Hépatiques, on désigne généralement cette enveloppe immédiate des sporules par le nom de Capsule (Capsula). Parmi les Cryptogames celluleuses,aphylles, on devrait donner le nom de Thèquc (r/iecu) aux capsules membraneuses oblongues, fixées par une de leurs extrémités et renfermant plusieurs sporules, comme on l'observe dans les Champignons et les Hypoxylons, et celui de Sporidies ou mieux de Sporanges {Spoiklia,Sporanf/ia), aux capsules opaques de formes variables, libres ou renfermées dans des conceptacles, souvent cloisonnés et renfermant plusieurs sporules : telles sont celles des Urédinées et des Fucacées. On réserverait le nom de
Spores (.Ç/)o;a) aux sporules fixées à des filaments et pro. hablemenlenveloppéesdansun tégument membraneux, confondu avec elles, et qui par conséquent seraient des capsules monospermes : telles sont celles des Lycoperdacées, des Urédinées , des Lichens, des Ulvacées. Au contraire, les téguments des Fougères, les involucres des Marsiléacées. les disques et les cornets membraneux des Prèles, la coiffe des Mousses, le péridium des Lycoperdacées et des Hypoxylées, la volva des Champignons, les conceptacles des Fucoïdées, ne sont que de vrais involucres dépendants des organes de la végétation.
Les organes de la fructification des plantes cryptogames, dans le sens le plus général, se réduisent donc à des capsules uniloculaires ou très-rarement multilocuhiires, renfermant une ou plus souvent plusieurs sporules, tantôt isolées sur quelque partie des organes de la végétation (Mousses, Hépatiques, Charagnes), tantôt réunies plusieurs sur une même membrane (Champignons, Lichens), ou enveloppées dans un invplucre commun (Marsiléacées, Équisétacées, Hypoxyles, Lycoperdacées, Fucacées).
Quant aux organes fécondateurs, il existe encore i>Ius de doute à leur égard que sur aucun point de la structure des plantes cryptogames; quelques auteurs ont entièrement rejeté leur existence; d'autres ont voulu en trouver dans toutes les Cryptogames, et les ont pour ainsi dire créés, lorsqu'ils n'ont pas pu les découvrir. Une seule famille de Cryptogames en parait évidemment pourvue, ce sont les Marsiléacées; leur organisation annonçait l'existence de ces organes,. et des expériences directes ont prouvé leur présence dans le Salvinia. Dans les Characées, les Équisétacées, les Mousses et les Hépatiques, leur existence est encore très-douteuse, quoique les observations d'Hedwig et de quelques autres auteurs puissent faire présumer leur existence. On n'a rien observé, dans les autres familles, qui puisse représenter des organes mâles, et la fécondation, si elle existe dans ces plantes, est un mystère qui, probablement, ne pourra pas de longtemps être dévoilé. Les Conjuguées de Vaucher (Zjgnema d'Agardb) présentent seules des phénomènes qui paraissent indiquer une sorte de fécondation. F. Artorodiées.
Les organes de la végétation varient encore plus dans leur forme et leur structure; ils manquent comjdétement dans un grand nombre d'Urédinées qui ne sont formées que par une réunion de sporidies libres. Dans d'autres ils ne forment qu'une petite base filamenteuse, qui supporte ces sporidies; dans les familles formées aux dépens des Conferves de Linné, les Arthrodiées, les Chaodinécs, les Cunfervées, les Céramiaires, dans plusieurs Ulvacées, dans les Mucédinées, ils se présentent sous la forme de filaments tubuleux, continus ou articulés, simples ou rameux, qui supportent ou renferment les organes reproducteurs; dans les Ulvacées et dans plusieurs Champignons, ce ne sont que des membranes diversement repliées. Dans d'autres Champignons, au contraire, ils présentent une réunion d'organes assez diiférents; on distingue un pédicule qui supporte une expansion charnue, déforme variable, dont la surface est couverte de thèques; dans les Lycoperdacées , ils
sont formés d'un pédicule terminé par un péridium, sorte d'involucrecliarnu ou filamenteux, qui renferme les spores. Enfin, dans les Fucacécs et dans les Lichens, on distingue une véritable fronde, une expansion membraneuse ou foliacée, qui porte dans certains points les organes de la fructification. On arrive ainsi aux Hépatiques et aux Mousses qui, quoique dépourvues de vrais vaisseaux, présentent cependant une tige distincte et des expansions vertes tout à fait semblables à des feuilles; les autres familles de Cryptogames n'otfrent, sous le rapport de leur végétation, presqu'aucune différence avec les plantes phanérogames, et surtout avec les Monocotylédones , parmi lesquelles De Candolle et Erown les avaient placées; elles sont, comme elles, pourvues de vaisseaux, de feuilles et de tiges quelquefois arborescentes.
Les divers caractères réunis de la végétation et de la fructification permettent de diviser la Cryptogamie en trois classes et en vingt familles bien distinctes.
l'" Classe. — Végétaux cryptogames dépourvus de vaisseaux et d'appendices foliacés; aucune trace d'organes sexuels; sporules contenues dans des capsules indéhiscentes ou se rompant irrégulièrement, dépourvues de toute espèce de tégument propre, Artbrodiées ;
CBAODCfiÉES; CONFERVÉES; CÉRAMIAIRES ; UlVACÉES;
FccACÉES; Urédinées; Mccédinées ; Lïcoperdacées ; Cbampigkons; HvroxYLOTis; Lichens.
11° Classe. — Végétaux cryptogames dépourvus de vaisseaux, mais garnis de frondes ou appendices foliacés; organes sexuels douteux; sporules renfermées en grand nombre dans des capsules régulièrement déhiscentes, pourvues d'un tégument propre. Hépatiqdes;
MODSSES.
111= Classe. — Végétaux cryptogames pourvuf de vaisseaux et de frondes foliacées ; organes sexuels existant d'une manière certaine dans quelques-uns d'entre eux; sporules contenues dans des capsules polyspermes et déhiscentes, ou monospermes et indéhiscentes. Éqdi- SF.TACÉES ; Fougères; Lycopodiacées; Marsiléacées; Characées.
CRYPTOGÈNES. Ciyptogena. int. Animaux qui vivent dans l'intérieur du corps d'autres animaux, comme les Animalcules spermatiques, les Acépbalocystes, etc.
CRYPTOGLOSSE. Cijptofjlossa. iNS. Coléoptères héléromères ; genre de la famille des Mélasomes de Latreille, institué par Sollier pour un insecte récemment apporté du Mexique. Le genre Cryptoglosse offre pour caractères ; tête suborbiculaire, avec l'épistome arrondi, nullement échancré; yeux très-courts, transverses et déprimés; menton réniforme , échancré antérieurement; pédoncule saillant et sinueux; palpes labiales grossissant à peine vers l'extrémité qui est saillante ; deuxième article des palpes maxillaires beaucoup plus long que les autres, le terminal comprimé, légèrement sécuriforme; labre transverse, peu saillant, échancré en arc antérieurement; tergum du prothorax légèrement échancré antérieurement, rétréci à sa base qui est tronquée, avec les angles postérieurs prolongés en arrière; bords latéraux carénés et finement rebordés; élytres à peine rétrécies à leur base qui est sub- Ironquée ; un bourrelet transversal, d'un angle humerai
à l'autre, contre lequel le prothorax peut s'appliquer ; deuxième article des antennes très -petit, noduleux; le troisième conique, les suivants moins allongés; pattes antérieures robustes, à tibias épais. Le genre Cryptoglosse ne se compose encore que d'une seule espèce, et se distingue de tous ceux de la même famille par la forme particulière de son menton, de sa tète et de son épislome ; la poitrine se fait aussi remarquer en ce qu'elle est un peu rentlée en mentonnière antérieurement, et prolongée postérieurement en une saillie longue, en fer de lance, et s'appuyant dans une fossette bidenlée du mésosternum. Le Ciyptoglossà bicostata est noir, oblong, avec de gros points enfoncés sur la télé; les élytres ont dix stries ponctuées entre leurs flancs et la suture; les intervalles entre ces stries, à l'exception du premier et de la moitié du second, qui sont lisses, ont une rangée de gros tubercules coniques et pointus; ceux du cinquième sont réunis en une côte saillante et lisse dans les deux tiers de sa longueur. Taille, 12 à 14 lignes.
CRYPTOGLOTTIDE. CtjptogloUis. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, institué par Blume (Bydrag. FI. Ind., n» 7, 296) qui le caractérise ainsi ; périanthe de cinq sépales connivenls : les extérieurs connés à leur base, les latéraux unis par un onglet au gynostème; labelle petit, rétréci, inclus, bifide à sa base, avec son limbe ovale, entier; gynostème atténué au sommet; anthère dorsale, biloculaire, avec j quatre masses poUiniques inégales, unies par un pédi- ! celle commun. Le Cryptoylottis serpUUfolia est une I plante parasite, petite, un peu rameuse, à feuilles li- ! néaires, aiguës; les fleurs sout petites, blanches, pé- I donculées, terminales et bractéolées.
1 CRYPTOGRAMME. Cryptogramvm. bot. Brown , dans l'Appendice au voyage de Franklin au Pôle arctique, décrit sous ce nom un nouveau genre de Fouj gères, caractérisé par ses capsules pédicellées, disposées I en groupes linéaires ou ovales, le long des nervures ! secondaires et obliques des pinnules, et recouvertes i i)ar un tégument commun, formé par le bord de la \ fronde qui se replie jusqu'au milieu de la pinnule. Le i type de ce genre est le Ciyptog ranima aciostichoides, i petite Fougère à frondes bipinnatifides, dont les pin- [ nules des feuilles stériles sont ovales et crénelées; les \ groupes des capsules sont linéaires et finissent par cou- \ vrir toute la surface inférieure des pinnules. Cette es- ! pèce croît dans l'Amérique boréale, entre le 36" et le 60» j de latitude. Brown pense que le Plen's crispa de Linné 1 doit se ranger dans ce même genre, quoique cette Fougère diffère de l'espèce précédente par ses groupes de capsules presque ronds.
CRYPTOGYNIA. BOT. F. Ceratopteris.
CRYPTOHYPNE. Cryptoh/pne. iNS. Coléoptères penlamères ; genre de la famille des Serricornes, établi aux dépens des Elater de Fab., par Eschelscholtz qui le caractérise ainsi : dessus de la tête terminé immédiatement avant le labre, en manière de chaperon plan, arrondi et souvent un peu rebordé; les second et troisième articles des antennes identiques avec les suivants, seulement un peu plus petits qu'eux; cloison extérieure de la cavité des deux hanches postérieures brus-
qiiement élargie; bord inférieur de la partie dilatée arrondi. Ce (;enre se compose des Elatcr riparius, 4-)>iislulaliis, pitlcltellus, etc., de Fab.
CRYPTOLÉPIDE. Cryptolepin. bot. Genre de la famille des Apocinés, Penlaiidrie Monogynie, que Brown a caraclérisé ainsi ; corolle infundibuliforme; le tube garni d'écaillés obtuses, alternant avec les divisions du limbe; étamines incluses; antbères sagittées, adbérentes au stigmate par leur partie moyenne; cinq écailles starainales, bypogynes. Le Cryptolepis Buchanani e%\. un arbrisseau grimpant de l'Inde; ses feuilles sont discolores et ses tiges garnies de corymbes axillaires, trùscourts, pres(iuc sessiles.
CRYPTOLOBE. Ciyptolobus. BOT. Sprengel a proposé d'établir, sous ce nom, un genre nouveau pour le Glycine sublerranea.
CRYPTOMONADINES. isfes. L'une des familles de l'ordre des Infusoires Gymniques cuirassés, selon la méthode publiée par Ehrenberg. Cette famille se partage en deux sections, selon que les Animalcules qui la composent, sont ou simples ou composés et se reproduisant par des divisions internes.
CRYPTOMONAS. ifiFDS. Dans sa nouvelle méthode de classification des Infusoires, Ehrenberg a établi, sous ce nom, un genre qui est devenu le type de sa famille des Cryptomonadines, l'une de l'ordre des Gymniques cuirassés. Caractères : enveloppe membraneuse, subglobuleuse et ovale ; animaux simples ; point d'yeux; bouche ciliée.
CRYPTONIX. Cryptonix. ois. Genre de l'ordre des Gallinacés. Caractères : bec gros, fort, comprimé; les deux mandibules égales en longueur; la supérieure droite, un peu courbée à la pointe ; narines longitudinales, placées vers le milieu de chaque côté du bec, et recouvertes par une membrai>e nue; trois doigts en avant réunis à leur base par une petite membrane; un derrière, dépourvu d'ongles et ne posant point à terre; tarse long; ailes courtes; la première rémige trèscourte, les quatrième, cinquième et sixième les plus longues. Ce genre ne renferme, à proprement parler, qu'une seule espèce dont on a, pendant longtemps, séparé le mâle d'avec la femelle, faute de les avoir bien observés, et placé isolément chacun d'eux dans des genres différents. Du reste, le Cryptonix est encore fort peu connu, et il ne nous est même rien parvenu de certain relativement à ses mœurs et à ses habitudes.
Cryptohix COURONNÉ. Co/u»j6a em/a<a,Gmel., Rouloul (le Malacca, Sonnerai; Liponix cnstala, Vieill. Parlies supérieures d'un vert foncé; six brtns noirs et roides, s'élevant en panache sur le front; sommet de la tète blanc, garni de longues plumes d'un rouge mordoré, formant une huppe assez roide qui s'incline sur l'occiput; joues et cou noirs; tectrices alaires d'un brun plus ou moins clair, varié de roussàtre et de noir; parties inférieures d'un violet noirâtre ; bec grisâtre, fauve en dessous; iris jaune ; pieds fauves. Taille, dix pouces. Des iles de la Sonde. La femelle a les parties supérieures vertes, la tête d'un vert brun, le tour des yeux et les tempes rougeâlres; les rémiges elles rectrices d'un brun noirâtre ; les tectrices alaires variées de brun, de rouge et de noir; les parlies inférieures d'un brun noi-
râtre; le bec el les pieds ronges. C'est le PertUx tirirfjs, Lalh.; Tetrao vin<lis,Gme\.
Cryptonix deGiicrat. Perdix Caiiibaiensis, Lath. Elle n'a que cinq pouces et demi de longueur; le bec robuste, court; le plumage d'un roux jaunâtre rayé transversalement de roux foncé. Cette espèce n'existe, dit-on, qu'au Muséum britannique.
Cryptonix OEiLLÉ. Cryptonix orellatHs,\\j',.; Tetrao ocellalus, RalBes. Télé et partie inférieure du corps d'un roux vif, avec une bande transverse, noire sur la poitrine ; nuque et parlies supérieures noires, avec de petites bandes blanches sur la première, et des taches rousses sur les autres; ailes et queue brunâtres, avec des taches ocellées, noires. Taille, six pouces. De l'archipel de l'Inde.
Cryptonix noir. Cryptonix niijer, Vig. Tout le plumage noir à l'exception des rémiges qui sont brunâtres ; légion circumoculaire nue; bec noir; pieds rougeâli-es. Taille, dix pouces.
Cryptonix ferrdcinecx, Cryptonix fernigineus, Vig. Parlies supérieures brunes, rayées finement et transversalement de noiiàtre; parlies inférieures brunâtres, ondulées de noir; bec brun; pieds rougeàtres; gorge blanchâtre. Taille, dix pouces.
CRYPTOPE. Cryplopus. bot. Lindley a tiré du genre Angrœcum , une espèce dont les caractères lui ont paru nécessiter la création d'un genre nouveau, que les botanistes ont confirmé; il appartient à la famille des Orchidées, Gynandrie. 11 a le labelle éperonné; les sépales libres, ouverts, onguiculés, irrégulièrement lobés ; les masses polliniques au nombre de deux, avec les rétinacles et les glandes bien distincts. Le Cryptope ÉLEVÉ est une plante parasite, traçante, à feuilles allernes'rétuses; la hampe est rameuse, les fleurs tachetées de rouge; il est originaire de Bourbon.
CRYPTOPÉTALE. Cryptopetalum. bot. Genre établi par Cassini pour une petite plante annuelle originaire du Pérou, et qu'il nomme Cryptopelalon ciliare. Sa tige est rameuse, diffuse, garnie de deux rangées de poils opposés; ses feuilles sont sessiles, connées, linéaires, lancéolées, bordées de très-longs cils, charnues et glanduleuses à leur face inférieure; les capitules sont solitaires au sommet des ramifications de la tige, radiés et formés de fleurs jaunes. Les fleurons du disque sont réguliers, hermaphrodites et fertiles. Les demi- Heurons de la circonférence sont courts et femelles. L'involucre est cylindri(|ue, formé de cinq écailles. Le réceptacle est garni de soies; les fruits sont hérissés et portent une aigrette squainmeuse. Ce genre fait partie de la famille des Synanthérées. Dans son Prodrome, De Caiidolle a supprimé le genre Cryptopélale et en a fait une scclion de son genre Lorcntea.
CRYPTOPETRA. ÉcniN. Mcrcali donne ce nom à des Oursins fossiles appartenant aux Spatangues de Lamarck. y. Spatangie.
CRYPTOPHAGE. Crypiopliagus. ins. Genre de Coléoptères penlamères, établi par Paykull , d'après Ilerbst, et (|ui se place dans la famille des Clavicornes. Ce sont de très-petits Insectes, de forme ovale, plus ou moins allongée, assez convexe; le corselet est large, tronqué postérieurement; l'écussonestégalementlarge,
transversal, court et tronqué. Les palpes sont au nombre de quatre; la lèvre est membraneuse, très courte; les antennes sont dirigées en avant, aussi longues que le corselet, un peu épaisses, avec les Irois derniers articles plus grands que les autres, plus forts, distants et en forme de massue; Wersterhauser, qui a fait la monographie de ce genre, le divise selon que les bords du corselet sont dentés ou lisses; il admet dans la première division \cs Deriiiestcs Ij'coperdi, cellaiis, creitatus, etc. , de Fab.; son D. fimetarius et quelques autres doivent faire partie de la seconde division.
CRYPTOPHRAGMIER. Cryptophragmium. botan.
Genre de la famille des Acanthacées, Diandrie Monogynie, établi par Nées d'Esenibecli qui lui assigne les caractères suivants : calice à cinq divisions égales ; corolle bilabiée, ayant le tube droit; les deux étamines insérées sur le côté inférieur du tube; anthères rapprochées, à deux loges, s'ouvrant antérieurement par une fente simple : la cloison qui sépare les deux loges est divisée en deux lamelles cachées dans le fond de la cavité; capsule tétragone, biloculaire et polysperme. Ce genre qui, comme on le voit, ne diffère du genre Juslkia que par la forme particulière des anthères dont la cloison interloculaire n'est point visible, ce qui lui a valu le nom que Nées a fait déiiver de xpvitTa, je cache, et de !fpxy/j.oi, séparations, ne renferme encore qu'une seule espèce queWallicb a découverte auxindes, et qu'il a placée d'abord dans le genre Juslicia, c'est le Crïptophragmier éi.écant, Cryptophraymium renuslmn, Nées; Justicia venusia, Wallicb, arbuste de médiocre élévation, à tige divisée, à feuilles opposées deux à deux en sautoir, ovales, pointues à la base où elles sont très-brièvement pétiolées, à panicule terminale, large, composée de fleurs pourprées si brillantes que le D' Wallicb dit n'en avoir jamais vu de plus belles.
CRYPTOPHTIIALME.Orpto/^/iWm/wiHS.CRusT. Genre de Décapodes Salicoques, établi par KaIBnesque, et ayant pour caractères : antennes antérieures de trois filets; pieds antérieurs chilifornies:ceux de la seconde paire moins gros, didactyles, formés de onze articles, les autres simples; écailles des antennes extérieures dentelées ; yeux cachés sous deux prolongements de la carapace. Ce genre, sur lequel il serait hon d'avoir de nouveaux détails, afin de fixer définitivement la place qu'il occupe, ne contient encore qu'une espèce, le Cryptophthai.me rocge, Ciyptophthalmus ruber, Raf. Il est glabre, rougeâtre; sa carapace est entière; son rostre consiste en une simple épine; les mains des pattes sont déprimées et hérissées latéralement ; la plus glande est à trois angles en dessous; l'extrémité de la queue est quadridentée et ciliée. Cette espèce n'a encore été trouvée que dans les mers de Sicile.
CRYPTOPHYLIS. bot. Orchidée de la section des Épidendres, figurée par Du Petit-Thouars, t. 92 et 93, sous les noms de Bulbophrlliim occullum et Phyllorc/i(»(,'o7;io/y/i//(s; elle est remarquable parles énormes bractées qui sont imbriquées sur l'épi, et par les bourgeons bulbiformes qui naissent sur sa souche, et dont sortent les feuilles qui sont binées, ovales et terminées par deux lobes arrondis. Elle a de petites fleurs d'un rouge obscur; elle croit dans les îles Maurice et de Mascarcigne.
CRYPTOPHYTES. Cryptophyta. bot. Link range, sous ce nom, toutes les plantes dont l'organisation est la moins évidente, dont le mode de reproduction est encore entièrement caché, telles sont les Algues, les Lichens. les Champignons, etc.
CRYPTOPLAX. Moii,. (Blainville.) Même chose que Oscabrelle. F. ce mot.
CRYPTOPODES. Cryplopotla. crust. Groupe formé par Latrellle (Règn. Anim.de Cuv.) dans la famille des 'Bracbyures, ordre des Décapodes, et ayant, suivant lui, pour caractères : test demi circulaire, en voûte , avec les angles postérieurs dilatés de chaque côté, et recouvrant les quatre dernières paires de pieds dans leur contraction. Celte division comprend les deux genres Migrane ou Calappe, et yElhre. Mais comme Meyer a établi, sous le même nom,, une famille de reptiles Ophidiens, comprenant ceux qui ont des rudiments de pieds, mais non visibles au dehors, la même dénomination ne peut exister dans ces deux grandes divisions de la zoologie.
CRYPTOPODIER. Cryptopodium, bot. Le genre que Bridel avait proposé, sous ce nom, dans la famille des Mousses, pour une plante Cryptogame de la Nouvelle- Zélande, n'a point été adopté par les botanistes (jui ont réuni cette plante au genre Biyiim, sous le nom spécificpie de Bartramioides.
CRYPTOPORE. Ciyplopoms. C'est-à-dire qui a des pores peu apparents.
CRYPTOPROCTE. Ciyploprocta. mam. Dans un mémoire présenté à la société zoologique de Londres, le Df Eennet a proposé la création d'un genre nouveau sous le nom de Ciyploprocla, pour un quadrupède carnassier, de la tribu des Digitigrades, qui a beaucoup de rapport avec les Paradoxures; mais dont les caractères n'ont point paru suffisamment limités pour que les méthodistes aient adopté d'emblée le genre nouveau. Le Cryptoprocta ferox habite la grande île de Madagascar.
CliYPTOP§. Crr/î/ops.iiss. Genre de Myriapodes, famille des Chilopodes, établi par Leach, et qui ne diffère des Scolopendres proprement dites, que par l'oblitération des yeux, un corps plus étroit, et par l'absence' des dentelures au bord supérieur de la seconde lèvre. Leach ne cite que deux espèces, Hortensis et Savignii. L'une et l'autre ont été trouvées en Angleterre. Un autre genre Cryplops avait été établi par Schoonherr, parmi les Coléoptères tétramères, delà famille des Rhynchopbores, et avait pour caractères : museau-trompe court, épais et un peu fléchi; antennes courtes, grêles, arquées, composées de douze articles dont les quatre derniers en massue; corselet profondément sillonné, pour recevoir la trompe; écusson nul; articles des tarses rapprochés et velus. Dans sa révision monographique des Curculionides, Schoonherr s'étant aperçu que son nom générique avait déjà été employé en entomologie, a jugé convenable de le changer, et il a adopté celui de
liYRSOPS.
CRYPTORHINIENS. Cryplorhiiiii. ois. Blainville nomme ainsi une famille d'Oiseaux aquatiques, comprenant tous ceux qui ont des narines linéaires, presque entièrement cachées.
CRYPTORHYNQtJE. Cryptorhytichus. iNS. Genre de Coléoptères létramères, famille des Rliincliopliores. Caractères : antennes de onze articles, insérées près du milieu de la trompe; massue plus ou moins ovale, et formée brusciuement de trois articles; trompe appli- <iuée contre la poitrine. Le lihynchœnus Pcticaipius, Fabr., en est le type.
CRYPTOSPERME. Ciyplospermum. bot. Persoon établit, sous ce nom, un {jenre distinct pour VOpercularia palcata, décrit et ligure par Thomas Young, dans ' le troisième volume des Actes de la Société Linnéenne de Londres. /'. Opercclaire.
CRYPTOSPIIÉKIE. Crxptosphœria. bot. Ce genre de plantes Cryptogames, que Grcville avait établi dans la famille des Hypoxylées, a été réuni depuis au genre Si>hœria. Les cinq espèces qu'il comprenait étaient les Crxptosphœria aurcinliaca, millepiinctata, pulcltetla, tamariscinis, qui sont toutes (|uatre des Sphéries, et Crxptosphœria niliila, qui a pris irlace dans le genre Rhxtisma de Pries. Cette dernière a le périthè- (jue simple, presque dimidié, distinct du noyau, d'abord fermé, puis éclatant en morceaux, par des fentes transversales et flexueuses ; noyau composé, presque niulliloculaire, hémisphérique, d'un noir brillant. On trouve cette Cryptogame sur les Géraniers.
CRIPTOSPORIER. Crxptosporiiim. bot. Genre établi par Kunze {Mxc. he/ïe. i, p. 1 ) près des genres Fiisidium et Fusariuin de Link; il en diffère en ce qu'il se développe sous l'épiderme des plantes qu'il ne déchire même pas, et qu"il est dépourvu de toute base distincte. Kunze le caractérise ainsi : sporidies fusiformes, réunies en groupe sous l'épiderme. La seule espèce qu'il ait décrite, porte le nom de Crxptosporium atrum; elle croit sur les feuilles et les liges des Graminées.
CRYPTOSTÉGIE. Crxplostegia. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, Pentandrie Digynie, formé i>ar Brown pour une plante de l'Inde. Caractères : corolle infundibulifornie, le tube formé par cinq écailles subulées, réunies à sa base; étamines incluses, ù filaments distincts ; anthères accolées par le sonunet; masses polliniques simples. Le Crxplostegia grandiflora, espèce unique, est un arbrisseau grimpant, ù feuilles glabres, ovalaires; à fleurs en corymbes terminaux, d'un rouge de lilas.
CRYPTOSTEMME. Crxptostemma. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Brown pour les Arctotis calendnlacea et hxpochonUriaca , qui diffèrent du genre Arctotis par leur réceptacle creusé d'alvéoles, leur aigrette paléacée , cachée par les poils lanugineux, qui couvrent le fruit. L'involucre est formé d'écaillés imbriquées; les fleurons du centre sont réguliers et hermaphrodites; les demi-fleurons sont neutres et beaucoup plus grands. Ces deux espèces croissent en Afrique.
CRYPTOSTOME. Crxplosloma. ms. Genre de Coléoptères tétramèrcs, établi par Uejean aux dépens des Taupins. Caractères -. troisième article des antennes allongé, un peu courbe, unirameux ù sa base interne; les suivants jusqu'au dixième inclusivement, un peu avancés en manière de dent, à Pangle apical interne, presque obtrigones; le quatrième plus court que les
suivants, le onzième et dernier linéaire, rétréci brusquement vers son e.xtrémilé; mandibules unidentées au côté interne ; mâchoires membraneuses, à un seul lobe ; tous les articles des tarses allongés, simples, avec les crochets du dernier sans dentelures. Ce nouveau genre ne renferme qu'une seule espèce, VElater (letilicornis de Fabricius; elle est originaire de Cayenne.
CRYPTOSTO.ME. Crxplosloma. ar.vchn. Dans le tomelll des Annales des sciences d'observation, Raspail décrit un animal parasite, pour lequel il propose la création d'un genre nouveau dans la classe des' Arachnides, famille des Acaridies. Il donne à ce genre les caractères suivants : corps aplati, circulaire, coriace; yeux situés dans le bord antérieur du corps; bouche inférieure, pourvue de deux palpes adossées et courbées en crochet vers le sommet, et munie de très-petites lames qu'on ne peut distinguer nettement; huit |>atles, dont les deux antérieures, plus allongées, font l'ofïicc de palpes et ont le premier article des tarses plus gros : ces deux pattes et les deux suivantes, dirigées en avant: lesdeux pattes iiostérieures dirigées en arrière. Le Crxp- <o«/oj«a7a7-s«/e, le seul décrit jusqu'ici, parmi ces Acaridies nouvelles, a été observé sur plusieurs quadrupèdes.
CRYPTOSTOME. Crxplosloma. tholl. Ce genre, que Blainville a établi pour des Mollusques d'une forme très-singulière, et (|ui ont les rapports les plus évidents avec les Sigarels, doit venir se ranger près d'eux, dans les méthodes de classification. C'est à l'article Mollusque de l'Encyclopédie d'Edimbourg qu'il a été décrit pour la première fois. II est caractérisé par un animal linguiforme, aplati, un peu plus convexe postérieurement qu'antérieurement, ayant la bouche cachée sous le rebord antérieur du manteau ; il se reconnaît surtout par la grandeur du pied qui est énorme proportionnellement au reste du corps dont il a quatre à cinq fois les dimensions ; les yeux sont placés à la base et ù la partie externe des tentacules. A la partie postérieure et la plus élevée de l'animal, on remarque une coquille qui est intérieure, et qui, comme dans les Sigarets. est destinée ù protéger les organes de la respiration. Blainville, aux articles cités ci-dessus, donne sur la structure de l'animal des détails Irès-élendus. La coquille ressemble tellement à celle des Sigarets, que l'on serait porté ù la placer avec eux, si on ne connaissait pas l'animal qui la porte. 11 n'y a encore que deux espèces connues.
CRYPTOSTOME DE Leacd. Crxptostoma icnc/i/, Blainville. Cette espèce est ovale , ohlongue ; tentacules petits, coniques, étroits et distants; partie antérieure du corps plus longue que la postérieure.
CRYPTOSTOME RACCOURCI. Crxptostoma breciculirm, Blainv. {loc. cit. ) Celui-ci est large, plus arrondi, avec la partie antérieure presque égale à la postérieure; les tentacules sont grands, larges et déprimés; les appendices de leur base y sont proportionnés , et conséquemment plus grands que dans la première espèce; quoique la coquille du Cryptostome raccourci ne soit point connue, Blainville pense qu'elle doit présenter des différences au moins dans le volume.
CRYPTOSTOME. Crxptoslomum. ZOT. r. Mo.ntadée.
CRYPTOSTYLE ou CRYPTOSTYLIDE. CrxptostxUs. bot. Faiiiille des Orchidées, Gynandrie Diandrie, L.
Ce genre, que LabillardiÈrc a confondu avec le Afalaxis, en est Irès-dislinct, selon Brown qui l'a constitué ( Proilr. p. 317) et lui a assigné les caractères suivants ; périanllie à cinq folioles linéaires etélalées; labelle postérieur entier, sessile, large, recouvrant une colonne très-courte, dont la base est concave; anthère parallèle au stigmate, slipilée de chaque côté de la colonne. Les trois espèces, que Brown a nommées Ciyptostylis longifolia, Cryptostylis oralael Cryptostyliserecta, liabitentla Nouvelle-Hollande. La première a été décrite et figurée par Labillardière (Nov.-HoUaml., 2, p. 02, l. 212) sous le nom de Malaxis subulata. Les bulbes de ces Orchidées sont fasciculécs; leurs feuilles radicales sont planes, pétiolées et en petit nombre; leurs Heurs, terminales au sommet d'une hampe vaginale, sont disposées en épi, inodores et d'une couleur sale etroussâtre.
CRYPTOTÉNIE. Cryptotœnia. bot. Genre de la famille des Ombellifères, établi par De Candolle pour deux espèces placéesun peu légèrement dans le genre Sison. Caractères: bords du calice irréguliers; pétales ovalaires, presque entiers, rétrécis vers le sommet en lanière recourbée; ovaire contracté latéralement, linéaire, oblong et couronné par des stylei droits; vitlœ tellement cachés sous l'écorce du fruit qu'on ne les voit que par la coujie transversale. La Crypioténie du Canada, Sison Ca«a(/e«se, L., et la Cryptoténie de Thomas, Sison 7"/iowi««(V, sont jusqu'ici les seules espèces que De Candolle compte dans ce genre nouveau.
CRYPTOTHÈQUE. Ciyptatheca. bot. Genre de la famille desLilhraires, établ"arBIume, qui le caractérise ainsi : calice infundibuliforme, quadrifide; quatre pétales très-petits; deux étamines opposées et insérées au fond du calice; anthères arrondies ; un style latéral obtus ; capsule enveloppée du calice persistant, monoloculaire, s'ouvrant irrégulièrement par le sommet. Les deux espèces décrites par Blume, Cryplolheca dichotoina et apelala, sont des plantes sufrutescentes, rameuses, à tiges angulaires, à feuilles opposées, à pédoncules axillaires, multiflores. Elles sont originaires de Java.
CRYPTURCS. OIS. f^. TiNAMOC.
CRYSOMITÈRES. ois. Syn. grec de Gros-Bec Chardonneret.
CRYSOPHTHALME. bot. Espèce du genre Borrera.
CRYSTALINE. bot. Syn. vulg. de Ficoïde Glaciale.
CRYTALION. BOT. Synonyme ancien de Plantago Psyliuvi.
CRYSTANE. BOT. Synonyme ancien de Chélidoine.
CTEISIER. Cteisinm. bot. Michaux a proposé l'établissement de ce genre, dans la famille des Fougères, pour une espèce de l'Amérique septentrionale que Willdenow a placée provisoirement parmi les Lygodiers , sous le nom de Lygodiiim palniatum.
CTÈNE. Clenus. aracbn. Genre de Pulmonaires, famille des Pileuses, établi par Walckenear. Caractères : huit yeux inégaux entre eux, occupant le devant et les côtés du corselet, placés sur trois lignes transverses, s'allongeant de plus en plus, et disposés de manière à former un groupe de quatre au centre, et de deux de chaque côté et en avant; lèvre carrée, plus haute que
large, rétrécie à sa base; mâchoires droites , écartées , plus hautes que larges, coupées obliquement et légèrement échancrées à leur côté interne; pattes allongées, étendues latéralement; cuisses renflées; la première paire plus longue que la seconde, et la seconde plus que la troisième. Ce genre parait très-naturel; mais il a besoin d'une révision , les caractères que Walckenaer lui assigne ayant été pris sur une seule espèce exotique envoyée de Cayenne à la Société d'Hist. nat. de Paris, mais qui manquait de la quatrième paire de pattes et de l'abdomen. Une seconde espèce des environs de Paris, figurée par Oudinot dans un dessin inédit, parait aussi, à cause de la disposition de ses yeux, appartenir au genre Ctène; enfin on y rapporterait une troisième espèce représentée dans Albin (pi. 54, fig. 167). CTENICÈRE. Ctenicera. ws. Coléoptères penlamères; genre de la famille des Serricornes , tribu des Élalérides , créé par Latreille qui lui reconnaît pour caractères : corps étroit, linéaire; corselet prolongé de
I chaque côté, en pointe aiguë; stylet postérieur de l'avantsternum s'enfonçant dans une cavité de la poitrine; premier article des antennes allongé, les cinq suivants en cône renversé, égaux, les cinq derniers plus épais, presque perfoliés, celui du sommet ovoïde et tous fort allongés dans un sens de manière à former une sorte de peigne ; dans les mâles , labre et mandibules décou-
; verts. Les Elater pectinicoruis, cupreus, liematoUes,
\ de Fabricius, font partie de ce genre.
CTEKIER. Ctenium. bot. Panzer a décrit, sous le nom de Clenium Curolinianum , le Chioris monostachya de Michaux, qui forme le genre Campulosus de Desvaux.
CTENISTE. Ctenistes. ins. Genre de Coléoptères trimères. Dans sa monographie des Pselaphes, Aube présente, sous ce nom, un genre nouveau dont la formation paraît due à Reichenbach. Ce genre diffère de tous ceux de celle famille, en ce que les trois derniers articles des palpes maxillaires ont, au côté extérieur, une pointe ou une dent terminée par une soie; le second est très-long, arqué, renflé et arrondi à son extrémité; les deux suivants sont presque globuleux. Le dernier article des antennes est ovalaire, plus grand que les précédents ; ces organes égalent en longueur la moitié du corps de l'insecte. Le corselet est conico-cylindrique; on observe deux stries sur les élytres; l'abdomen est large, obtus, avec les bords réfléchis. Les pieds sont longiusoules ; les cuisses épaisses ; les jambes arquées et les tarses bi-onguiculés. Ce genre comprend deux espèces, Ctenistes palpalis et Ctenistes Dejeani, que l'on trouve sous les mousses, en Allemagne et dans le midi de la France.
CTÉNITE. jioi.L. Synonyme ancien de Pectinite. CTÉ.MZE. Cteniza. arachu. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, institué par Latreille, aux dépens des Mygales, et caractérisé ainsi qu'il suit: huit yeux, les deux intermédiaires de la ligne antérieure plus en arrière que les deux latéraux de celle ligne, et de moindre grandeur; mandibules horizontales; crochet terminal fléchi en dessous; palpes insérées à l'extrémité des mâchoires; deux filières plus grandes que les deux autres; jambes et premier
article des tarses, (garnis de piquants ; les deux onglets supérieurs du lioul des pattes découverts et plus ou moins dentelés en dessous. La Cténize sicilienne est le type de ce genre ; elle est longue de liuit lignes environ, entièrement d'un brun foncé; l'organe copulateur du mâle, dilaté et ventru à sa base antérieure, se termine en une pointe droite et simple; les deux plus grandes filières sont médiocrement saillantes, cylindrico-conicpics, avec le premier article plus grand et le dernier plus court; les dents du râteau sont petites et au nombre de dix-sept environ. Avec les Cténizes encore doit être rangée la Mygale recluse de Walkciiaer ou VAianea nidulans de Linné, décrite et figurée par Browne; Hist. nat. de la Jamaïque,!. 2, p. 44, fig. 3.
CTÉNODACTYLE. CtenoiUidrla. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par Dejean, avec les caractères suivants -. antennes filiformes, plus courtes que le corps; palpes peu allongées, avec le dernier article ovalaire. presque en pointe; tète arrondie, rétrécie brusiiuenient à sa partie postérieure , qui forme une sorte de cou cylindrique ; corselet presque plan, plus long que large; élytres allongées, du double plus large que le corselet, un peu convexes, allant en s'élargissant vers l'extrémité qui est arrondie; les trois premiers articles des tarses, larges, triangulaires ou cordiformes , le quatrième très-fortement biIobé,le dernier terminé par deux crocbets dentelés en dedans ; on ne connaît encore de ce genre que quatre espèces toutes originaires de Cayenne. Le Ctenodactyia clievrolatiia le dessus du corps d'un bleu noirâtre elle dessous brun, le corselet roux, les pattes, comme les antennes, testacées, les élytres striées et ponctuées.
CTÉNODACTYLE.C<eHOt/acO''«<s-MAMGrayadonné ce nom, qui fait double emploi de synonymie, à un genre dequadrupèdes Rongeurs, très-voisin des Cam|)agnols; l'espèce décrite dans les actes de la Société de Zoologie, ne parait pas différer essentiellement du Cténodactyle Leniing, dont on a déjà voulu faire un genre distinct. Le Cténodaclyle de Masson est originaire du cap de Bonne-E.spérance.
CTÉNODE. Ctcnodes. lîss. Genre de Coléoptères télramères, fondé par Olivier. Caractères ; antennes pectinées. plus longues que le corselet; lèvre supérieure coriace, légèrement échancréc; mandibules cornées, comprimées, arquées, intérieurement ciliées; mâcboires cornées, bifides; division extérieure plus grande, velue à l'extrémité, l'intérieure aiguë, ciliée; lèvre inférieure grande, bifide, à divisions distantes, arrondies; quatre palpes courtes, filiformes, les antérieures quadriarticulées, avec le premier article trèscourt, les suivants coniques, le dernier ovale-oblong; les palpes postérieures triarticulées, avec le premier article très-court, le second coni(|ue, le dernier ovale-oblong. Olivier avait placé ce nouveau genre, qui tire son nom de la forme de ses antennes en peigne, à côté des Hispes; mais Latreille pense qu'il appartient à la famille des Longicornes, et qu'il fait le passage des Priones aux Capricornes ou aux Lamies. Olivier n'en décrit et représente (n» 95) qu'une seule espèce, Cténoue a dix TACHES, Ctenocles (lecemniaciilata. 11 est originaire de
l'Amérique méridionale. Latreille a reçu de Mac Leay une autre espèce trouvée au Brésil, et qui parait voisine de la précédente.
CTÉNOIDK. Ctenoides. moli. Ce genre, institué par Klein, correspond à une partie du genre Lime de Bruguière. r. Lime.
CTÉNOPHORE. Ctenophora. iNs. Genre de Diptères, établi par Meigen aux dépens des Tipules de Linné et rangé par Latreille dans la famille des Kémocères. Caractères : point d'yeux lisses ; palpes allongées, courbées , de cinq articles, dont le dernier noueux ou paraissant divisé en plusieurs petits articles; ailes réticulées, écartées; antennes filiformes, en peigne dans les mâles, en scie dans les femelles. Ce genre, que Latreille réunit aux Tipules proprement dites, peut en être distingué sous plusieurs rapports. 11 se compose d'espèces très-grandes et dont le corps est bariolé de jaune et de noir. Leslarvesdeces Insectes setrouventdansie terreau des arbres pourris; elles ont le corps formé de douze anneaux, allongé, cylindri(|ue,armé à sa partie antérieure d'une tête écailleuse comme les Chenilles ; elles diffèrent beaucoup de celles-ci par la position des stigmates, dont les plus apparents sont au nombre de deux, et se trouvent situés sur l'anneau terminal. Leur circonférence est hérissée de petits tentacules; les nymphes sont nues, immobiles, et présentent sur le corselet deux appendices qui sont des organes respiratoires correspondant à ceux qu'on observe sur le thorax des larves de Cousins; le bord des anneaux de l'abdomen est garni de petites^ines. Les espèces propres à ce genre sont peu nombreuses, mais assez bien connues. Parmi celles qu'on trouve en France, nous citerons : Cténopoore pecti^^icorjte, Ctenophora pectinicornis, Meig. Elle a été représentée par Schaefïer(/co». Iiisecl., tab. lOG, fig. 5 et G) et décrite par Degéer ( Mcm. Ins. T. iv, p. 400 et pi. 25. fig. 3). Latreille y rapporte, ou du moins regarde comme en étant trèsvoisine la Tipule variée de brun, de jaune et de noir, de Geoffroy (Hist. des Ins. T. ii, pi. 19, fig. 1). Elle n'est pas rare aux environs de Paris. Ctétiophore blon- DiNE, Ctenophora flaceolata, Meig. (Dipt., part. 1, lab. 4, fig. 18. in-4"), représentée.par Réaumur ( Mem. Ins. T. V, lab. 1, fig. 14-10). CTÉ^OPHORE noinciE, Ctenophora alrala, Meig., Tipiila ichneumonea de Degéer ( /oc. c^'^, pi. 19, fig. 10).
CTENOSAURA. rept. Nom proposé parWiegman pour un genre nouveau de Sauriens, qui doit prendre place entre les genres Igtiana et Aromastix, dont il ne diffère que par la présence de dents palatines. L'espèce décrite par Wiegman dansl'lsis, vol. 21, p. 364, sous le nom de Ctenosaiira Cfcluroides, est originaire du Mexique.
CTÉNOSCÈLE. Ctenosceles. ws. Coléoptères létramèies, genre de la famille des Longicornes, dûàAudiUet-Serville qui lui donne pour caractères : antennes filiformes , de la longueur du corps dans les mâles, plus courtes que lui dans les femelles, de onze articles cylindriques; palpes maxillaires plus longues que les labiales, avec le dernier article comprimé, presque triangulaire; mandibules fortes, pointues, assez longues, dentées intérieurement; une ligne longitudinale enfoncée sur le
eue
milieu de la léle; corselet presque carré, dilaté et fortement crénelé aux bords latéraux, mais sans épineï notables; élytres presque ovales, se rétrécissant vers l'extrémilé, arrondies au bout et terminées à l'anfile suturai, par une petite épine droite; écusson arrondi postérieurement; pattes longues, égales; premier article des tarses triangulaire, le dernier très-grand. Trois espèces américaines conslilueut jusqu'ici le genre Clénoscèle; selon Lacordaire, qui a pu les observer ou les trouver sous les écorces , ou courant à terre sur les bords des chemins, ils volent à l'entrée de la nuit et produisent un bruit assez fort en frottant leurs pattes postérieures contre le bout des élytres.
CTÉNOSTOME. Ctenosloma. ipîs. Genre de Coléoptères pentamèrès, établi par Klug et adopté par Latreille qui le place parmi ses Cicindclètes. Caractères : troisième article des deux tarses antérieurs des mâles dilaté près de son origine, en devant et obliquement, en manière de lobe ovoïde , ou formant un demi-cœur. Les Clénostomcs ont le corps étroit et allongé, avec le corselet en forme de nœud globuleux, et l'abdomen ovoïde, allongé, rétréci en devant; les antennes sont sétacées, longues et menues; les six palpes sont trèssaillantes, les quatre extérieures fort allongées, avec le dernier article un peu plus gros, presque ovoïde; les labiales un peu plus longues que les maxillaires externes, avec les deux premiers articles fort courts ; l'onglet dos mâchoires est nul ou très-petit, et se confond avec les cils internes; il n'existe point d'ailes. Les Cténostomes diffèrent des Tiicondyles et des Colliures par le pénultième article de leurs palpes labiales qui est long et presque cylindrique ; ils se rapprochent sous ce rapport des Thérates dont ils s'éloignent cependant par la présence d'une dent au milieu du bord supérieur du menton dans son échaucrure, et par des palpes maxillaires internes très-dislinctes des deux articles, recouvrant comme de coutume l'extrémité supérieure des mâchoires. Ces divers caractères appartiennent également aux genres Manticore, lUégacépbale et Cicindèle; mais les Cténostomes en sont suffisamment distingués par la forme particulière de leurs tarses et quelques autres signes qui ont été indiqués. Fischer (Gênera Ins. Sfit. ex/josila , p. 98) a établi, sous le nom de Caris, un genre qui paraît correspondre au genre Clenostoma de Klug. Les parties sur lesquelles Fischer base ses caractères sont représentées au trait ; en les comparant à celles figurées par Klug, on aperçoit des différences telles qu'il est permis de douter que l'espèce de Fischer soit identique avec celle décrite par Klug. Quoi qu'il en soit, les caractères que celui-ci assigne à son nouveau genre sont très-développés et paraissent avoir été observés avec scrupule. On les trouvera consignés en entier dans les .Annales des Sciences naturelles, T. i, 1824. Klug décrit une seule espèce, le Clenostoma Forinicarum, ou le CoUyris formicaria , Fabr. (Syst. Eleulh. T. 1, p. 226, n" 5). Fischer assigne à cette espèce le nom de Caris trinotata, et au-dessus de la figure qu'il en donne {loc.cit., tab.i), il change le nom spécifique, soit avec intention , soit par oubli, en celui de fasciata. Lalreille et Dejean (Hist. nat. des Coléopt., 1" livr., p. 33, lab. 2, fig. 1) représentent le mâle de
celte espèce sous le nom de Clenostoina formicaria. Elle est originaire de Para au Brésil; on l'a trouvée à Rio-Janeiro.
CTÈSIER. Clesium. bot. Genre établi par Persoon dans la famille des Algues, avec les caractères suivants : lirelles simples , entourées d'abord d'un épidermc qui , bientôt, se déchire et ne laisse plus qu'une coucbs faiincuse. Les espèces de ce genre semblent avoir, par la nature et la forme de leurs fruits, ainsi que par leur manière de croître, plus d'affinité avec le genre Hysleriitm, parmi les Champignons sclérocarpéens, qu'avec les autres Graphidées ; mais elles se propagent sur des arbres vivants, et elles ont aussi une sorte de thalhis qui, dans quelques-unes, concourt à la formation des lirelles : ces dernières se développent sous l'écorce; mais à la maturité, elles paraissent au jour, à l'exception de celles qui restent entourées de l'épiderme perforé. Dans la partie botanique de la relation du voyage du capitaine Frécinet, commandant l'expédition de l'Uranie, Gaudichaud a décrit quatre Ctèsiers qu'il a observés, l'un au Brésil, deux aux îles Mariannes et un aux Moluques.
CUATI. BAU. JUéme chose que Coati.
CUBA ET CUB^A. BOT. F. Tacbicali.
CUBALOS. ois. Synonyme de Gros-Bec de Gambie.
CUBÈBE. Ctibeba. bot. On appelle ainsi les fruits d'une esjièce de Poivrier [Pi/jer Ciibeba) originaire de l'Inde, et qu'on connaît, dans les Pharmacies, sous les noms de Poivre ù queue, Pi/jer caudatum. Ces fruits sont globuleux, pisiformes, à surface brunâtre et rîdée ; leur saveur est acre, aromatique et poivrée.
CDBEBIN. BOT. Alcaloïde obtenu du Poivre cubèbe , et qui ne paraît pas différer essentiellement du Piperin; il en a toutes les formes cristallines.
CUBÉE. BOT. y. Cuba.
CUBOITE. MIN. L'un des synonymes de Chabasie. F. ce mot.
CUBITAL. Cubitalis. iNS. Dans sa méthode de classification des Hyménoptères et des Diptères, Jurine appelle Cellule cubitale un espace membraneux, formé, dans l'aile supérieure des insectes Hyménoptères, par le bord postérieur delà nervure radiale, et par une autre nervure qui, née de l'extrémité du cubitus, près du carpe, se dirige vers l,e bout de l'aile, et qu'il nomme nervure Cubitale.
CUBICITE ou CUBIZITE. min. Même chose qu'Analcime.
CUBLA. OIS. Espèce du genre Pie-Grièche.
CUBOSPERME. Cubospermiim. bot. Le genre décrit sous ce nom, par Loureiro (Flore de la Cochinchine), est une espèce du Jiissiœa angustifolia, Lamk.
CUCAMELE. bot. ^.Coulemelle.
CUCl et CUCIFÈRE. Cucifera. bot. On trouve dans Théophraste la description détaillée d'un Palmier d'Egypte, qu'il nomme Cucifera. Ca Palmier est connu des Arabes sous le nom de Doum. Gaertner l'a placé dans le genre Hypiiœne, sous le nom à'Hyphœne crinita. Mais cet arbre n'avait encore été que fort imparfailement observé, lorsque Delile a donné une desciiption très-détaillée de ses fleurs et de ses fruits, dans le grand ouvrage d'Egypte (Botanique, pi. 1, 2). Il lui a conservé le nom de Cucifera, le premier qu'il a porté, el
sous lequel on en trouve la description dans Théo- i phiaste. Le Cucifère Doom, Cucifera Thehaica { Delile, i toc. cit.), croît dans les plaines sablonneuses, auprès des antii|ues monuments de Pliil.TC, de Thèbes et de I Denderah. Son tronc, qui s'élève à une hauteur de vingt-cinq ù trente pieds, offre à sa base, qui est simple, une circonférence de trois pieds environ. Sa surface ' est marquée d'anneaux superposés, mais faiblement marqués. l'eu au-dessus du sol, il se partage en deux branches ù peu près égales, qui chacune se bifurquent en deux autres rameaux souvent divisés de nouveau. Les rameaux sont couronnés de faisceaux de feuilles palmées, longues de six à sept pieds, portées sur des pétioles de trois à quatre pieds de longueur, demi-cylindriques, creusés en gouttière , engainant ù leur base et garnis d'é])ines sur leurs bords ; la lame de la feuiHe est plissée en éventail, et les folioles qui la composent sont soudées dans la moitié inférieure de leur hauteur. Les fleurs sont dioïques, disposées en grappes lâches, renfermées dans des spathes qui naissent à l'aisselle des feuilles. Les fleurs mâles ont un calice à six divisions, dont trois extérieures, étroites, sont redressées contre un pédicelle qui porte les trois intérieures plus larges et étalées. Les étamines sont au nombre de six. Le calice des fleurs femelles est plus grand que celui des fleurs mâles, et ses six divisions sont presiiue égales. L'ovaire est libre, placé au centre du calice, à trois lobes et à trois loges dont une seule est généralement fertile, tandis que les deux autres avortent. Le fruit est une drupe sèche, tantôt simple, quelquefois bilobée ou même â trois lobes très-marqués. Son écorce est fine, d'un brun clair, recouvrant un tissu fibreux, abreuvé d'un suc pulpeux, douceâtre et un peu aromatique : intérieurement ce tissu fibreux recouvre un noyau osseux, qui contient une amande de forme conique , ou irrégulièrement ovoïde. Il se compose d'un endosperme corné, creux à son centre , renfermant un petit embryon placé dans une cavité creusée vers le sommet. Ces fruits ne sont d'aucun usage. Le bois du Doum est plus dur que celui du Dattier. On s'en sert pour former des planches et des solives. Le Palmier-Doum a de l'affinité avec le genre Chamœiops , dit Delile, dont les feuilles ont presque la même forme; mais l'embryon, placé au côté de la graine dans le Chamœrops , et au sommet dans le Doum, établit entre ces deux genres une distinction importante et facile à saisir.
CUCICEEL. OIS. Même chose que Couckeel. F. ce mot.
CUC-TANGO. BOT. Syn. cochinchinois de Buplilhalmuni ocraceum.
CUCUBALE. Cucubaliis. bot. Vulgairement Carnillet. Ce genre, de la famille des Caryophyllées, Décandrie Trigynie, L., était autrefois composé d'un grand nombre d'espèces qui, n'étant unies entre elles que par des caractères absolument semblables à ceux du genre Silène, ont été rapportées à ce dernier. Si l'on compare, en efl'et, les Cucubales de Linné avec ses Silènes, on n'y trouvera ni diversité d'organisation dans les parties de la fleur, ni changement bien notable da«s le faciès. Gœrtner {de Fruct., 1, p. 576, t. 77) a le premier restreint le genre Cucubale au seul Cticubatus bacci férus, L.. et son opinion a été adoptée par Smith et De Can-
dolle. Voici les caractères assignes à ce genre : calice campanule, nu et à cinq dents; cinq pétales onguiculés, ù limbe bifide; fruit uniloculaire, charnu, et par conséquent indéhiscent. Cette consistance du fruit, si extraordinaire dans les Caryophyllées, est la seule difTérence qui sépare ce genre des Silènes. Gmelin {Jet. Petrop., 1759, vol. 14, p. 225, t. 17) avait déjà pressenti la distinction de cette plante comme genre particulier, et lui avait donné le nom de Lychnanlhos, qui n'a pas été conservé à cause de son impropriété, et parce que celui de Cucubalus restait sans emploi. Le Cucubale Portebaie, Cucubalus bacci férus, est une plante herbacée que l'on trouve ç:"i et là dans les haies de l'Europe, doi^t les feuilles sont ovales, le calice campanule, les pétales écartés, et les rameaux divariqués. MUller l'a iigurée {Icônes, t. 112).
CUCUFA OB CUCUPHA. ois. Synonyme d'Upupa Epops. f^. HCPPE.
CUCUJE. Cucujus. INS. Genre de Coléoptères tétramères, établi par Fabricius, et rangé par Latreille dans la famille des Platysomes. Caractères : corps oblong, de la même largeur partout, allongé et déprimé; tête triangulaire ou en cœur; yeux arrondis; antennes de la même grosseur, plus courtes que le corps, composées de onze articles presque en forme de toupie ; labre extérieur avancé entre les mandibules, arrondi; mandibules fortes, saillantes, dentelées; mâchoire? et languette bifides; palpes courtes, presque filiformes; corselet I presque carré ou en forme de cône tronqué et ordinairement sillonné; pieds courts, avec les cuisses presque en massue; articles des tarses entiers. Les Cucujes s'éloignent des Parundres par l'avancement du labre entre les mandibules, la languette bifide, le corps aplati et par des tarses beaucoup plus courts; ils se distinguent des Uleïotes et des Broutes par la petitesse des antennes qui ont la forme de chapelet. Ces Insectes vivent dans les végétaux desséchés ou sous les écorces des arbres morts. Parmi les espèces européennes, on remarque :
Le CucBJE DÉPRIMÉ, Cucujtis ilepressus, Fabr. , figuré par Olivier (Ins., Coléopt. T. iv, n» 74 bis, pi. 1, fig. 2). On le trouve en Allemagne et en Suède où il est très-rare.
Le CucciE BiMACBLÉ, Cucujus Mmaculatus , Oliv. (loc. cit., pi. 1, fig. 4), Cucujus monilis, Fabricius, se trouve en Allemagne et aux environs de Paris.
CUCU.IIPES. Cucujipes. ins. Famille de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, fondée par Latreille (Considér. génér., p. 152), et ayant, suivant lui, pour caractères distinctifs : corps oblong et très-aplati; tête non globuleuse ; palpes filiformes ou plus grosses au bout; antennes de la même grosseur (toujours de onze articles). Cette famille comprenait les genres Parandre, Cucuje et Uleiote; elle correspond, dans le Règne animal, à celle des Platysomes.
CUCII.IUS. INS. Nom vulgaire sous lequel Néremberg, Marcgraaff et Uerrera ont désigné des Coléoptères phosphorescents de l'Amérique méridionale, et qui paraissent être des ïaupins. GeolTroy (Ilist. des Ins.) s'est servi du mot Cucujus pour l'appliquer au genre Buprcstis de Linné j mais cette dénomination n'a pas pré-
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valu, et le nom de Cucujus, en français Cucuje, a été employé par Fabricius pour désigner un genre trèsdifférent, y. CUCCJE.
CUCULIDES. Cuculidœ. ois. Nom que donne Vigors à une petite famille qu'il a établie dans l'ordre des Zygodaclyles, et en léte de laquelle il place le genre Cuculus.
CUCDLIFORME. Cuculiformis. bot. On désigne sous cette épithète , toute feuille ou autre organe roulé en cornet; telles sont, par exemple, les feuilles du i'/cntogro maxima, les pétales des Jquilegia, etc.
CUCULINES. INS. F. Apiaires.
CUCULLAIRE. Cueullaiia. bot. Scbreber, qui s'est très-légèrement arrogé le droit de changer les noms des genres fondés par Aublet, appelle ainsi le Fochysia de cet auteur. F. 'Vocht. Ce nom a aussi été donné spécifiquement par divers botanistes au Valantiacruciata ainsi qu'à une Fumeterre dont RafBnesque a fait son genre Cueullaiia, autrefois établi par B. Jussieu (j4cI. Paris., 1743).
CCCULLAN. Cucullanus. wtest. Genre de Nématoïdes, établi par MuUer; caractères : corps cylindriciue, élastique, atténué en arrière; bouche orbiculaire; capuchon strié; organe génital mâle double. Il renferme un petit nombre de Vers qui se rencontrent dans le canal intestinal de quelques Poissons. Les CucuUans sont très-pelils ; ils se reconnaissent facilement à une ampoule striée qui commence l'intestin, et que Millier a comparée à un capuchon, parce qu'ils sont trèsatténués en arrière. 11 n'est pas aussi facile de bien distinguer les espèces entre elles; plusieurs paraissent avoir des rapports tels, qu'on sera probablement forcé de les réunir. La peau des Cucullans est striée transversalement comme celle des Ascaiides. Sa ténuité ne permet pas d'en distinguer l'organisation. La télé est arrondie, souvent distincte du corps par une dépression large, peu profonde; la bouche est grande, circulaire, quelquefois garnie de papilles ; le corps , d'abord égal, ou plus gros que la lèle, s'atténue vers son extrémité postérieure que l'on nomme la queue; elle est droite dans la femelle, presque toujours infléchie dans le mâle, et assez souvent gainie sur les côtés de prolongements membraneux, que l'on nomme ailes. L'intérieur de la tête est muni d'une sorte d'ampoule ou de capuchon qui se continue avec la bouche en avant, et qui, en arrière, donne naissance à l'intestin. Ce capuchon est globuleux ou ovalaire et coloré; les stries longitudinales qui le parcourent, sont de la même couleur, mais plus foncées, et tranchent agréablement sur le fond de cet organe singulier. Il est augmenté en arrière, par un prolongement transversal, uni, se partageant sur les côtés en deux appendices assez longs, dirigés en arrière. On les a regardés comme des crochets. Rudolphi pense, avec plus de vraisemblance, que ce pourraient être des vaisseaux. Le capuchon est susceptible de se contracter; Rudolphi l'a vu resserré au point de ressembler à une tache au centre de la tête. C'est sans doute au moyen de ce capuchon que les Cucullans se fixent avec tant de force aux villosilés des intestins; ils s'en servent comme d'une ventouse. En naissant de ce capuchon, l'intestin est Irèsétroit et libre dans un espace 3 iiir.T. DES scie:îces ^at.
égal à peu près à deux fois la longueur de la tète, et dans lequel il exécute des mouvements très-marqués; il est bientôt environné par les organes génitaux; il grossit un peu, fait quelques flexuosités, et se termine à l'anus voisin du bout de la queue. L'intestin est presque toujours de couleur de sang. Dans le mâle les vaisseaux spermatiques entourent l'intestin ; les verges, au nombre de deux, sortent près du bout de la queue (du côté de sa concavité) d'un petit tubercule en forme de gaine. On ne peut quelquefois distinguer qu'une veige; dans quelques espèces, elles sont a])laties; les ovaires des femelles, très-longs et très-grands, entourent l'intestin. La petitesse des Cucullans ne permet pas d'avoir des notions précises sur la structure de leurs organes génitaux internes. L'analogie porte à croire qu'ils sont disposés comme la plupart de ceux des autres Nématoïdes, c'est-à-dire que les ovaires sont doubles et le conduit séminifère unique. Dans les espèces vivipares, les ovaires (pendant la vie de l'animal) éprouvent un mouvement d'oscillation très-remarquable, et l'on peut voir même les petits s'agiter dans leurs enveloppes. La vulve est placée en arrière du milieu du corps. Elle ressemble à un tubercule bilobé, très-saillant dans les femelles fécondées, peu apparent dans celles qui n'ont ni petits ni œufs dans leurs ovaires. Quelques espèces sont ovipares et d'autres vivipares. Les petits Cucullans sont transparents; leur capuchon n'est point visible; ils ont la queue très-aigue, et tiennent fortement par cette partie, aux membranes de l'œuf. Ceux-ci sont grands et marqués d'une tache obscure.
Le genre Cucullan est, jusqu'à présent, composé de dix -sept espèces. Les huit dernières sont douteuses; en voici la nomenclature d'après Rudolphi : le Cucullan élégant habite les intestins de l'Anguille, du Turbot, etc. — Le Cucullan tronqué habite l'intestin du .Silure. — Le Cucullan ailé, l'intestin du Turbot. — Le Cucullan globuleux, l'intestin de la Truite saumonée. — Le Cucullan Tête-Noire, l'inleslin du petit Maquereau et de la Bonite. — Le Cucullan favéolé, l'intestin des Gades, du Mole, du Congre.— Le Cucullan accourci, l'intestin du Perça cirrosa. — Le Cucullan Nain, l'intestin du Moineau de mer, du Picaud. — Le Cucullan Hétéroclirome , l'intestin du Picaud. Restent les Cucullans de la Tortue orbiculaire, de la Vipère commune, de l'Esturgeon, de la Plie, de la Sole, de la Perche de Norvvège, de la Mendole et de la Tanche.
CUCULLANGIS. BOT. Dans la nouvelle nomenclature de Du Petit-Tliouars (Hist. des Orchidées des îles australes d'Afrique), c'est le nom proposé pour VJngrœcum cucullahim, Orchidée de la section des Épidendres, et caractérisée par sa fleur ouverte, ayant un labelle en capuchon. Cette plante, que l'auteur cité place dans son groupe des Angorchis, croit sur les troncs d'arbres, aux îles de France et de Mascareigne. Ses feuilles sont rapprochées, rubanées et bilobées; ses fleurs ont une couleur blanchâtre. Elle est figurée dans l'ouvrage mentionné, t. 48.
CUCULLARIA. BOT. Même chose que Leontia. Buxbaum (Ant. p. 15) avait aussi donné ce nom à un genre de Rubiacées qui avait été nommé par Sleven , Callipeltis. F. ce mot. En outre, quelques CucuUaria de
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Schrcber, tle Willdcnow, de Meyer, Scliullz et aiilres, soiil (leveniis des Vocliysies.
CUCULLATA. bot. Synonyme de l'inguicule vnlgairc.
^''. GUASSETTE.
CUCULLE. lus. r. NoToxE.
CUCULLÉE. CucuUœa. moll. Les Cncullées, les Pétoncles cl les Nuculcs ont élé séparées du (jenre Arche de Linné, dans lei|uel on les avait longtemps rangées. Celle utile réforme ne permettra plus de confusion dans des objets qui , quoique piésenlant des rapports, ont pourtant entre eux des différences assez grandes. Caractères : coquille équivjlve, inéquilatérale. trapéziforme, ventrue, à crochets écartés, séparés |)ar la facette du ligament; impression musculaire antérieure formant une saillie à bord anguleu.x ou auriculé; charnière linéaire, droite, munie de petites dents iransverses, et ayant à ses extrémités deux ù cinq côtes qui lui sont parallèles; ligament tout à fait extérieur. Les Coquilles qui appartiennent à ce genre sont généralement trés-renflées, grosses et épaisses, surtout dans les espèces fossiles; le côlé antérieur est séparé du reste par une sorte d'angle obtus, qui coupe la Coquille, ce qui rend le corselet fort large; les impressions musculaires qui, dans la plupart des autres Conchifères , sont enfoncées, présentent ici des élévations, des saillies plus ou moins considérables, surtout pour l'impression antérieure qui prend (|uelquefois la forme d'une languette auriculiforme. Ce genre se compose d'un trèspetit nombre d'espèces; une seule vivante ou à l'état frais, quelques autres fossiles, généralement dans des terrains anciens. Ménard de la Groye dit en avoir trouvé des moules et des impressions dans un calcaire oolilique des environs du Mans. Basterot en a trouvé également, mais aussi peu reconnaissables que les iiremières, à Sauces, près Rethel, dans le sable vert. Celles des environs de Paris paraissent même devoir appartenir aux plus anciens dépôts qui se sont formés sur la Craie.
CiicDiiÉE AtRK.ciiFÈKE. Cucullœa auiicitlifcia , Lamk. (Anim. sans vert. T. vi, part. 1^", p. ô'i, n» I); ^rca cncnUata, L., Chemnilz (Conch. 7, tab. 53, fig. 526 et 527); jtrca concameia, Encycl. (pi. 304, fig. 1, A, B, c). Elle se dislingue facilement, comme espèce, par les attaches musculaires, par les stries fines, (jui se croisent sur sa surface, par sa couleur fauve cannelle en dehors, et violàtre en dedans, surtout vers le coté antérieur, ainsi ([ue par sa charnière qui ne présente qu'une ou deux côtes Iransverses. Cette Co- ((nille, nommée vulgairement le Coqiieluchon, vient de la mer des Indes. Elle acquiert quelquefois jusqu'ù trois pouces huit lignes de largeur.
CUCULLÉE Crassatine. Cucullwa Crassaliiia, Lamk. {loc. cit. et Ann. du Mus. T. vi, p. 338), figurée dans Knorr (p. 11, t. 25, fig. 12). Celle-ci présente quelquefois plus de longueur que la précédente cl atteint jnsqu'à quatre pouces de large ; elle se distingue en outre par les impressions musculaires qui , quoi<iue saillantes ù l'intérieur, ne présentent point un appendice auriforme; les côtés de la charnière, plus larges, sont munis de quatre à cinq côtes Iransverses. Ce c|ui esl surtout remarquable dans celte espèce, c'est que, par la disposition des stries, on pourrait en faire deux;
car l'une des valves a les stries transverses lrès-for(es, tandis que sur l'autre ce sont les longitudinales qui sont le mieux marquées. Il faut avoir eu souvent occasion de les voir encore réunies par le sable qu'elles renferment, pour s'en faire une plirs juste idée. On la trouve fossile aux environs de Beauvais . à Bracheux et à Abbecourt, où elle est très-commune, mais aussi trèsfriable.
CUCULLIE. Cucullia. irrs. Genre de Lépidoptères nocturnes, établi par Ochsenheimer aux dépens du genre Noctuelle de Latreille. Il a pour caractères : dernier article des palpes très-court, cylindrique, tronqué et presque nu ; antennes très-longues el filiformes dans les deux sexes ; avant-corselet formant une sorte de capuchon qui cache en partie la tète; ailes supérieures étroites el lancéolées; abdomen long el effilé. On observe dans les chenilles, qui sont glabres el monoliformes , seize pattes. La chrysalide a l'enveloppe de la trompe, des pattes el des ailes prolongée en une sorte de gaine séparée de l'abdomen. Ces Lépidoptères se distinguent aisément des autres Noctuéliles par leur port qui ra]>pelle celui des Sphinx cl surtout par la forme de leur avant-corselet qui s'avance au-dessus de la tête en la cachant, ce qui leur a valu le nom de Cucullie. Toutes les espèces connues jusqu'à ce jour sont d'Europe; leur nombre s'élève à dix-neuf; elles ne volent que le soir et se tiennent appliciuées, pendant le jour, contre les tiges des plantes et les troncs des arbres. La Ci'ciiLLiE OMDRAGEBSE, A'^. UDibratica, L., a les ailes supérieures grises en dessus, avec une teinte bleuâtre et le centre un peu roussàtre; des nervures blanches et élégantes vers l'exlréniité ; des lignes noirâtres entre elles; deux raies anguleuses, d'un gris foncé et un liséré noir près du bord terminal. Les Cucullia verbasci , scropliulariie , asleris, sautonici, laclucœ, chaviomillœ, artcmisice , argenlîna, elc, sont les autres espèces principales.
CUCULLIFÈRE. Ciicullifenis. bot. Épithète que donne Mirbel à l'androphore, quand il est chargé d'appendices en forme de cornets, comme on le voit dans quelques Asclépiadées.
CliCULLIFORME. EOT. C'est-à-dire roulé en cornet. Tels sont les pétales de VAquiletjia vulyaris, etc.
CUCULUS. OIS. y. Coucou.
CUCDMIS. MOLL. Klein sépara sous cette dénomination générique, des Volutes de Linné, des Coquilles qui appartiennent presque toutes au genre Marginelle de Lamarck.
CUCUMIS. BOT. r. ConcoMERE.
CUCUPICUS. ots. Synonyme de Coucoupic.
CUCURBITA. BOT. r. Courge.
CUCUKBITACÉES. Cuciirbitaccœ. bot. Famille natuielle que Jussieu avait placée dans sa (|uinzième classe, c'est-à-dire parmi les piaules Diclines. En effet, toutes lesCucurbitacées ont des fleurs unisexuées, généralement monoïques. La classe des Diclines ayanl été justement supprimée, la famille des Cucurbitacées vient prendre rang parmi les familles polypélales, à ovaire infère. Les Cucurbitacées sont toutes des plantes herbacées. Leur racine est grêle dans les espèces annuelles, fréquemment épaisse, charnue el tubériforme dans le
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pelil nombre de celles qui sont vivaces. Les tiges sont ou élalées sur le sol, ou volubiles au moyen des vrilles nombreuses qu'elles présentent. Ces ti^es sont tantôt cylindriques, tan(ôt anguleuses, fréquemment creuses intérieurement. Leur surface externe, ainsi que celle de toutes les autres parties herbacées de ces végétaux, est souvent héri.ssée de poils très rudes. Les feuilles sont alternes, pétiolécs, plus ou moins profondément lobées. Les vrilles naissent un peu sur la partie latérale des pélioles. Elles sont simples ou rameuses. Les Ueurs sont presque constamment unisexuées et monoïques; très-rarement elles sont hermaphrodites. Elles offrent un calice et une corolle; le premier est lubuleux à sa base et adhérent avec l'ovaire infère, dans les Heurs femelles ou hermaphrodites ; celte partie inférieure et tubuleuse manque dans les Heurs mâles. En général, les deux enveloppes Horales sont tellement soudées et confondues entre elles par leur partie inférieure, qu'un grand nombre d'auteurs les considèrent comme un périanthe simple. Le limbe du calice est à cinq divisions plus ou moins profondes et qui, fréquemment, paraissent naître de la face externe de la corolle. Celleci est formée de cinq pétales, rarement distincts les uns des autres, le plus souvent soudés entre eux, de manière à constituer une corolle monopétale, à cinq lobes plus ou moins profonds. Dans les fleurs mâles, l'ovaire et le tube du calice qui adhèrent avec lui manquent totalement. Les étamines sont au nombre de cinq ; leurs filets sont réunis et soudés, tantôt en une colonne simple et centrale, ou en trois faisceaux inégaux, dont deux sont formés chacun de deux fîlels réunis, le troisième étant simple, c'est-à-dire qu'elles sont monadelphes ou polyadelphes. Les anthères ont une organisation extrêmement singulière et la même dans tous les genres de la famille, à l'exception du Gionovia. Elles sont linéaires, à une seule loge s'ouvrant par toute la longueur d'un sillon longitudinal. Chaque anthère, placée au sommet d'un des filaments quis'élargitverssa partie supérieure, est recourbée trois fois sur elle-même, de manière à repiésenler irrégulièrement une c« i)lacée horizontalement et dont les branches seraient Irès-rapproebées les unes des aulres; et comme dans le plus grand nombre des genres, les étamines sont disposées en trois faisceaux, les anthères sont également réunies, savoir : quatre deux à deux, la cinquième restant simple. Le centre de la Heur est occupé par un disque ou bourrelet concave et glanduleux, qui semble être le vestige de l'organe sexuel femelle avorté. Dans les fleurs femelles, on trouve sur le sommet de l'ovaire un rebord circulaire, saillant et glanduleux, qui forme un véritable disque épigyne. Le style est ordinairement simple, épais et charnu, quelquefois un peu tribolé à son sommet qui se termine par trois stigmates épais, glanduleux, souvent bilobés. La structure de l'ovaire est encore aujourd'hui un sujet de contestation parmi les botanistes. Il est toujours à une seule loge; dans deux génies seulement il ne contient (|u'un seul ovule attaché immédiatement au sommet (Sicyos et Gronopia ). Dans tous les autres genres , il renferme un nombre plus ou moins considérable d'ovules attachés horizontalement à trois trophospermes pariétaux, très-épais,
triangulaires, contigus les uns aux autres par leurs côtés, et remplissant totalement la cavité de l'ovaire. Le fruit varie beaucoup dans sa grosseur, sa forme, et même ses caractères intérieurs. En général , il est charnu intérieurement, et reste en cet état jusqu'à parfaite maturité; d'autres fois il se dessèche après avoir été manifestement charnu. La partie externe du péricarpe est assez souvent épaisse, dure et presque ligneuse. Coupé en travers , le fruit des Cucurbitacées présente, dans le plus grand nomhre de ca.s, une cavité irrégulière aux parois de laquelle sont attachées les graines, au milieu d'un tissu cellulaire et filamenteux très-épais. Dans la Bryone, oil le fruit est très-petit en comparaison des graines, dont le nombre varie de trois à six, on n'aperçoit pas cette cavité; tout l'intérieur du péricarpe parait en quelque sorte rempli par les graines. Dans l'espèce de Courge, connue sous le nom An Pastèque ou Melon d'eau (Cuciirbita Citrultus, L.), l'intérieur du fruit, au lieu d'offrir une cavité interne, est plein et charnu, et les graines sont placées chacune dans autant de petites cavités, dans le voisinage des parois du péricarpe. Ce fruit reste constamment indéhiscent. Cependant dans le genre EcbaUium, Rich., les graines, à l'époque de leur maturité, ne restent pas dans le péricarpe; au moment où, par une cause quelconque, on détache le fruit du pédoncule qui le supportait, elles sont lancées avec force et rapidité, par l'ouverture qui se forme à la base du fruit.
Les graines, ainsi qu'on vient de le voir, sont placées au milieu d'un tissu cellulaire filamenteux, quelquefois abreuvé d'une très-grande quantité de sucs aqueux. Elles sont en général ovoïdes et très-comprimées, entières ou échancrées à leur sommet, planes sur leurs bords ou relevées d'un petit bourrelet saillant. Chaque graine est entièrement recouverte par ce tissu, et y adhère par tous les points de sa surface externe. Son tégument propre est assez épais, coriace, fréciucmment composé de deux feuillets superposés. L'embryon , dépourvu d'endosperme , a la même direction que la graine, c'est-à-dire que sa radicule, qui est courte et conique, est tournée vers le hile. Ses deux cotylédons sont assez épais et charnus. La gemmule est extrêmement petite et à peine développée.
Tels sont les caractères généraux que présentent les genres qui constituent la famille des Cucurbitacées. Quelques points de leur organisation sont dignes d'être brièvement discutés, étant encore l'objet d'opinions diverses entre les botanistes.
1" Du péiianthe. On a vu que les Cucurbitacées étaient pourvues d'un périanthe double, c'est-à-dire d'un calice et d'une corolle. Cependant un grand nombre d'auteurs les considèrent comme monopérianthées. Cette oi)inion est-elle très-exacte? Ces plantes ont réellement un calice et une corolle, mais ces deux organes sont confluents et soudés parleur base. Cependant cette soudure n'est jamais telle qu'on ne puisse facilement les distinguer l'un de l'autre, et les lobes qui constituent le limbe du calice sont distincts de l'enveloppe florale intérieure, qui forme la corolle. 11 est d'ailleurs un genre de cette famille qui en présente l'organisation réduite à son état de simplicité, et qui établit en quel-
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que sorle le passage entre la famille naturelle des Cucurbilacécs et celles (|ui l'avoisinent; c'est le genre Gronovia. Dans ce genre, le calice et la corolle sont complètement distincts l'un de l'autre. Le premier, adhérent par son tube avec l'ovaire infère, offre un limbe cam|)anulé, à cinq divisions grandes et aiguës. La corolle se compose de cinq pétales très -petits, allongés, spalliulés, alternes avec les lobes du calice, et insérés, ainsi que les élamines, à la base des incisions calicinales.Les élamines sont libres et distinctes, et non soudées entre elles comme dans les autres genres de Cucurbilacécs. On trouve également au fond de la Heur, sur le sommcl de l'ovaire, un disque concave, environnant la base du style, etc. Il résulte delà, non-seulement que le périantbe est double, mais encore que la corolle est composée de cinq pétales, et en outre que, dans le plus grand nombre des cas, la même cause qui tend ù souder ensemble la coi'olle et le calice , réunit également les cin(i pétales entre eux. Celle structure de la corolle est également confirmée par l'analomie et par l'élude des rapports qui existent entre les Cucurbilacécs et les autres familles qui sont polypétalcs.
2" /)e/'oi-a(Vc. L'ovaire est constamment uniloculaire dans lesCucurbilacées et offre trois trophospermes pariétaux, très-épais et triangulaires, qui sont conligus entre eux par leurs deux bords libres; ces bords libres se recourbent à leur base, c'esl-à-dire du coté externe ou pariétal , rentrent en quelque sorle dans l'intérieur des trophospermes, et c'est à la convexité de la saillie qu'ils forment que sont attachés les ovules. Entre les faces latérales par lesquelles ces trois corps triangulaires sont conligus, il s'épanche une substance aqueuse et légèrement charnue, qui , sur la coupe transversale d'un ovaire, se montre sous l'apparence de trois lignes divergentes, bifurquées à leur extrémité externe, et portant les graines en cet endroit. Cet ovaire est donc réellement uniloculaire , à trois trophospermes longitudinaux attachés ù sa paroi interne. Cependant les anciens botanistes ont décrit l'ovaire des Cucuibilacées comme à trois ou même à un plus grand nombre de loges , prenant pour des cloisons les trois lignes divergentes dont il vient d'être parlé. Sainl-Hilaire considère autrement ces trois lignes. Pour lui, ce sont trois branches ou trois lames d'un Irophosperme axillaire, pendant du sommet de la cavité unique dcl'ovaire à la manière d'un lustre, et portant le.^ graines à chacune des deux branches de leur extrémité externe. Mais cette ingénieuse opinion ne parait pas plus fondée que celle qui attribue plusieurs loges aux Cucurbilacées. Dans l'une et dans l'autre on a méconnu la véritable nature des trois lignes qu'on aperçoit sur la coupe transversale de l'ovaire , et qu'on a prises tantôt pour des cloisons, tantôt pour des trophospermes, tandis que, dans la réalité, elles résultent du rapprochement des bords latéraux des trophospermes, le plus souvent soudés par l'intermède d'une substance charnue, d'abord fluide.
Le nombre des genres composant cette famille n'est pas considérable. On peut les diviser en deux sections suivant que le Fruit contient une seule ou plusieurs graines.
I" Sectiou. — Fruits monospcrroes :
Sicyos, L.; Gronovia, L., Secliiiini.
Il" Section. — Fruits polyspermes :
Soletia, Loureiro; Biyonia, L. ; Elalerium, Jacq.; Muricid, Loureiro; Melolhria, L ; Anguria, Plum.; Momonlica , L. ; EcbaUium, Rich.; Luffa , Cavan.; Cucnmis, L.; Cucnrbila, L., auquel il faut joindre le Pepo de Richard; Trichosanllies, L.; Ceralosanlhes, Burm.; Myrianlhus, Bcauvois.
Plusieurs autres genres avaient d'abord été rapportés aux Cucurbilacées; mais ils en ont été succe.s8ivement retirés pour former des ordres naturels distincts. Ainsi les Passi/lora, Tacsonia, etc.. constituent la nouvelle famille des Passiflorées, dans laquelle doit entrer le genre Carica. Les genres Ferilleu et Zanonia forment un petit groupe qu'Auguste Saint- Hilaire a nommé Na^ddirobées et qui établit en quelque sorle la transition entre la famille des Passiflorées et celle des Myrtacées.
Jussieu avait placé les Cucurbilacées dans sa quinzième et dernière classe, c'est-à-dire celle des Diclines. Maisles observations des botanistes modernes ont prouvé que celle classe, composée d'éléments hétérogènes, devait être supprimée, et que les familles qui y avaient élé réunies, devaient rentrer dans les autres classes de la méthode. Les Cucurbilacées se rapprochent d'un grand nombre d'autres familles par c]uel<pies points de leur organisation; mais elles n'ont avec aucune des rapports tellement marqués que l'on puisse bien rigoureusement déterminer leur place dans la série naturelle. Ainsi elles ont, par la forme de leur périantbe, par leur ovaire infère, quelque analogie avec les Campanulacées. Mais, ainsi que l'a fort bien établi A. Saint-Ililaire, c'est parmi les familles de plantes à corolles polypélales qu'il faut chercher les rapports de ce groupe. Or, parmi ces familles, les Onagraires sont sans contredit celles qui offrent le plus d'affinités avec les Cucurbilacées. Par le genre Gronovia et par plusieurs autres, cette famille a quelque analogie avec les Ribesiées; dans l'une et dans l'autre l'ovaire est infère, uniloculaire, et les trophospermes pariétaux. Quant aux Passiflorées, il est facile de sentir les points de contact qu'elles présentent avec la famille des Courges dont elles diffèrent par leur ovaire libre et pédicellé, la forme de leurs enveloppes florales, leurs graines arillées et munies d'un cndosperme.
CUCURBITAINS. intest. Synonyme ancien de Tœnia.
CUCURBITAIRE. Cucurbitaria. bot. Nom proposé parGreville, (Scot. Crjpt.) pour un démembrement du grand genre Sphérie, qui comprendrait les S. cinnabarina, pinastri, berberidis et autres.
CUCURBITES. Écnm. Mercali a donné ce nom au Clypeaslcr allas. F. Clïpeastre.
CUCURl. POIS. Syn. vulgaire de Squale Panloiiflier.
CliDON. OIS. L'un des synon. vulgaires de Ramier, Columba palumbits. f. I'igeox.
CUDOR. OIS. Espèce du genre Merle.
Cl'ElLLER. OIS. Synonyme de Spatule.
CUELLAIKE. CucUaria. bot. Ce genre, fondé par Ruiz et Pavon, doit être réuni, selon C. Kunlh, au Clclhra. Le Clelhra fagifolia, une des deux espèces qu'a
publiées ce savant botaniste (Nova Gênera et Species PI. œquin. T. m, p. 289), est en efFel si semblable au Ciiellctitt oborala de la Flore du Pérou, qu'il est difficile de ne pas admettre la fusion des deux genres.
CUEPI. EOT. 1^. COUEPI.
CUERNIER. BOT. Syn. vulgaire de Cornouiller, Corn!«« masculu, L.
CDILLER ET cniLLER-A-POT. moll. Nom vulgaire (le quelques espèces du genre Cérilhe. Les marchands nomment grande Cuiller-à-Prit le Cerithntm palustre, et petite Cuiller-à-Pot le Cerithium sulcatum.
CUILLER DES ARBRES. EOT. Paulet (2, p. 110, t. 22, f . 1 , 2, 3) décrit el figure sous ce nom, plusieurs espèces d'Agarics, presque sessiles et dont le chapeau a la forme d'une cuiller. Ces Champignons, qui croissent sur le Chêne et l'Hippocaslane, paraissent se rapporter à VJf/ariciis dimidiatus de Schaîffer.
CUILLER D'ÉBÈNE. MOLL.Noravulgaire du Cerilhinm ebcnictim.
CUILLER D'IVOIRE, moll. Syn. vulgaire de Pholade Dactyle.
CUILLERON. INS. On a désigné sous ce nom une portion de l'aile cxislant généralement chez les Diptères et qu'on retrouve aussi dans certains Coléoptères.
F. AlLEROJiS.
CUIR. MAM. V. Derme.
CUIR DES ARBRES. BOT. Nom vulgaire du Racodium Xylostroma de Persoon, Champignon filamenteux formant une sorte de feutre blanchâtre ou de pellicule analogue à une peau mince ou à du cuii'. Il porte encore les noms de Peau de gant et d'Amadou blanc. K. Racodie.
CUIR DE MONTAGNE et CUIR FOSSILE. uiN. Syn. vulgaire d'Asbeste.
CUIRASSIER. POIS. y. Loricaire.
CUIRIRI 00 SUIRIRI. ois. Syn. vulgaire de Gobe- Mouche Benlavéo.
CUISSE, zooi. On a désigné sous ce nom, la partie du corps d'un grand nombre d'animaux, ordinairement très-développée, qui s'articiiled'unepart avec la hanche et de l'autre avec la jambe. Le nom de Cuisse n'a pas toujours une acception aussi précise chez les Insectes, et les auteurs varient beaucoup sur l'application qu'ils en font dans la classe des Crustacés et dans celle des Arachnides.
CUISSE-MADAME, bot. Variété de Poit'e.
CUISSE DE NYMPHE, bot. Variété de Rose.
CUIT. ois. Espèce du genre RoUier.
CUITLAUZINIE. Cuitlatisinia. bot. LIave et Lexarz ont établi ce genre nouveau dans la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, L., pour une plante récemment apportée du Mexique. Caractères : sépales et pétales presque semblables, étalés, irréguliers, arrondis et épais ; labelle formant à sa base un ongle canaliculé : son limbe est bilobé, ondulé, rugueux; gynostème court, enflé, terminé par trois appendices pétaloïdes; anthère uniloculaire, pétaloide, bombée en forme de capuchon; deux masses poUiniques, pyriformes, creuses, posées sur une caudicule commune. La Cuitlauzinie est une plante épiphyle, à pseudobulbes déprimés, rugueux, portant chacun deux feuilles coriaces;
la hampe est nue, garnie d'un assez grand nombre de fleurs brillantes, exhalant un parfum suave.
CUIVRE. Cuprum. MiN. Ktipfer, Wern. Genre composé de quatorze espèces minérales, dans lesquelles le métal existe ou libre ou combiné avec l'Oxigènc, le Soufre. le Sélénium et les Acides. Ces espèces ont un caractère commun , qui consiste en ce que les corps qui leur appartiennent, étant amenés par le grillage ou par l'action des Acides à un certain état d'Oxidation, communiquent tous à l'Ammoniaque une teinte d'azur très-sensible.
Cuivre natif. Gediegen Kupfer, Werner. Très-ductile, d'une couleur rouge-jaunâtre, pesant spécifiquement 8,584; d'une dureté inférieure à celle de l'Acier, mais plus grande que celle de l'Or el de l'Argent; ayant un éclat supérieur à celui de l'Étain et du Plomb. C'est le plus sonore de tous les Métaux. 11 développe par le frottement une odeur stiplique et nauséabonde; tous les Acides le dissolvent : il est attaqué par l'humidité de l'air, qui le couvre d'une rouille verte, appelée communément Vert-de-Gris. Ses formes cristallines appartiennent au système régulier ; ce sont le cube, l'octaèdre, le cubo-octaèdre, le cubo-dodécaèdre, etc. Les variétés de formes indéterminables le présentent à l'état de ramifications qui s'entendent dans différents sens, ou ([ui forment des sortes de réseaux engagés entre les feuillets des pierres. On le rencontre aussi en lames, en filaments ou en grains, et en concrétions mamelonnées ou botryoïdes. — Le Cuivre natif accompagne ordinairement les autres mines du même Métal, dans les terrains d'ancienne formation. Il fait partie des filons, ou se répand sous forme de veines, dans la roche environnante ; sa gangue immédiate est souvent un calcaire lamellaire. Les substances minérales qui lui sont ordinairement associées sont le Fer oxidé, le Quartz, la Chaux carbonatée, la Chaux fluatée et la Baryte sulfatée. On le trouve, avec la Prehnite, dans la roche ainygdalaire d'Oberstein, et avec la Mésotype dans les Wackes de Féroë. Il est enveloppé de matières argileuses à Dognatzka, à Saint-Bel et à Chessy, aux environs de Lyon. On a cité des masses de Cuivre natif, remarquables par leur volume : telle est celle qui a été trouvée à peu de distance de Bahia, au Brésil; elle pesait, dii-on, 2G16 livres.
Le Cuivre est un Métal qui, par ses propriétés, est d'une grande utilité dans les arts. Il fournil la matière d'un grand nombre d'ustensiles de cuisine , que l'on étame intérieurement pour prévenir les funestes effets de l'oxidation. On l'emploie à la confection des pièces d'artillerie et au doublage des vaisseaux ; au moyen de la gravure, il sert à multiplier les copies des chefsd'œuvre delà peinture; par son alliage avec l'Étain, il donne le Bronze ou l'Airain, dont on fait des mortiers, des statues et autres monuments destinés à passer à la postérité. Les surfaces de ces ouvrages se couvrent, à la longue, d'un enduit verdâtre qu'on nomme Patine, et qui protège le Métal intérieur contre les injures du temps. On allie le Cuivre à l'Or et à l'Argent dans les monnaies et les pièces d'orfèvrerie. L'union du Zinc avec le Cuivre diminue beaucoup la tendance de ce dernier .llétal à se convertir en vert-de-gris. Cet alliage
lioile le nom de Cuivre-Jaune ou de Laiton, lorsqu'on l'obtient par la cémenlalion du Cuivre avec la Calamine; mais si l'on unit direclemenl les deux Métaux par la fusion, l'alliaije est appelé Similor, Tombac, ou Or de Alanlieim. Dans les arts, on donne le nom de Cuivre de roselle au Cuivre rouge fondu. Le Laiton a moins de ductilité que le Cuivre de rosette; maison le fond plus aisément dans des moules, et il se prête mieux à l'action de la lime et du poli. Tout le monde sait que le Laiton fournit la matière des pièces d'horlogerie, des machines de physique, des instruments destinés aux opérations astronomiques et géodésiques.
Cuivre sulfuré ou Cuivre vitreux. Kupferglas, W. Combinaison d'un atonie de Cuivre avec un atome de Soufre. En poids il est formé, sur 100 parties, de 70.73 de Cuivre, et 20,27 de .Soufre. Sa texture est ordinairement compacte; et lorsqu'il est cristallisé, ses joints naturels ne se reconnaissent que par un chaloyement à une vive lumière. Sa forme primitive est un prisme hexaèdre régulier, dans lequel le rapport eiitie la perpendiculaire menée du centre de la base sur un des côtés, et la hauteur, est à peu près celui de 1 à 2. Sa l)esanteur spécifi(|ue est de 3,5 ; il est tendre et cassant ; il s'égrène sous le marteau, et ne se prêle point à la division mécanique. La couleur de la masse est un gris sombre ou lilcuAtre. tiranlsur l'éclat métallique du Fer. Celle de la poussière est noirâtre; au chalumeau, il se fond en bouillonnant et donne un bouton métallique. Traité avec le Borax, il le colore en vert bleuâtre ; il est souvent mélangé d'une certaine quantité de Fer <|ui rend le bouton allirable à l'Aimant. — Toutes ses variétés de formes présentent le prisme hexaèdre plus ou moins modifié sur les arêtes de la base; un décroissement par une rangée sur ces mêmes bords, donne la yarléiédoilévaéilre, lorsqu'il atteint sa limite. Les faces de cette variété, combinées avec les bases de la forme primitive, constituent la tiapézienne. Si l'on ajoute les pans du prisme hexaèdre, on obtient Vuni-annulaire; en remplaçant les facettes obliques de cette dernière, par d'autres faces plus inclinées, résultant d'un décroissement par trois rangées, on aura la variété dite Icnio aniiiitaire. Ces deux ordres de faces, pris ensemble, produiront l'uniternaire. Enlîn, les bords longitudinaux peuvent être remplacés, et les arêtes horizontales modifiées par trois décroissements successifs d'une, deux et trois rangées; on a dans ce cas la variété doublante, la plus composée de celles qui ont été décrites par IlaUy. — Les variétés indéterminables sont : le Cuivre sulfuré laminiforme, le compacte et le pscudomorpliique spiciforme, qui porte le nom vulgaire lV Argent en épis, et que l'on trouve en petites masses ovales et aplaties, dont la surface présente pour ainsi dire des écailles imbriquées comme celles des cônes de Pin. Aussi quelques naturalistes ont-ils attribué l'origine de cette variété ù ces productions végétales; d'autres, au contraire, ont pensé qu'elle pouvait provenir des épis d'une espèce de Graminée. Le Cuivre sulfuré ordinaire est quelquefois accompagné de masses pyriteuses, ù texture compacte, présentant, dans leur cassure, des teintes assez vives de violet, de bleu et de verdàlre. IlaUy donne ft celle variété, qui parait être le
résultat d'une décomposition, le nom de Cuivre sulfuré hépatique.— Le Cuivre sulfuré est un des Minerais les plus riches en Métal : il en contient quatre-vingts parlies sur cent. Il forme en divers pays, des filons Irèspulssanls. qui traversent les terrains primitifs, tels que ceux de Gneiss et de Micaschiste. Dans le comté de Cornouailles, il est associé au Cuivre oxidulé et au Cuivre pyrileux; et ses filons accompagnent ceux d'Élain. En Sibérie, où il abonde le plus, on ne le renconlrc qu'avec la Malachite soyeuse, au milieu de matières argileuses pénétrées d'Oxide rouge de Cuivre. La variété spiciforme a été trouvée dans un lîlon à Frankenberg, en liesse, où elle a aussi pour gangue une Argile. —Le Sulfure de Cuivre se présente fréquemment dans la nature ù l'état de mélange ou de combinaison chimii|ue avec d'autres Sulfures, et quelquefois avec un Arséniure ou un Anlimoniure.
Cuivre SULFURÉ argemifère. Silber-Knpferglans , llausmann et Slromeyer, Annales de Phys. de Gilbert, Leipsick, 1810; Argent et Cuivre sulfurés, de IJournon, Catalogue min., p. 212, Paris, 1817. Des mines de Culivan eu Sibérie.
Cuivre sulfuré plumbobismuthifère. Aadelerz, Vf.; Bismuth sulfuré plombo-cuprifère, llaUy. r. Bisnurn.
Cuivre sulfuré mêlé de Sulfures d'Antimoine et de Plomb. ^. Bournosite et Antimoine sulfuré.
Cuivre pyriteux. Kupferldes, \V. Sulfure de Cuivre et de Fer au minimum, Berzélius; Pyrite cuivreuse, double Sulfure jaune de Cuivre et de Fer, Bournon. Minéral d'un jaune de laiton foncé, tirant quelquefois sur la couleur de l'Or allié au Cuivre; non malléable, cédant aisément à l'action de la lime. Pesanteur spécifique, 4,315. Fusible au chalumeau en un globule noir qui par un feu prolongé finit par olîrir le brillant inétallic|ue du Cuivre. Les minéralogistes ne sont point d'accord sur la distinction à établir entre cette espèce et la suivante qui est le Cuivre gris. Berzélius etHatly regardent comme probable, d'après le rapport des analyses et des formes des deux substances, que le Cuivre gris n'est autre chose qu'un Cuivre pyriteux, mélangé d'un Arséniiire ou d'un Anlimoniure. Si celle opinion est fondée, ces substances doivent avoir le même système de cristallisation, savoir celui du tétraèdre régulier, qui appartient sans aucun doute au Cuivre gris. IlaUy a effectivement admis cette forme comme primitive, à l'égard des cristaux de Cuivre pyriteux, soit parce que leur forme dominante est en général un octaèdre qui paraît se rapprocher beaucoup du régulier, soit parce <|ue de véritables cristaux de Cuivre gris se I)résentent fréquemment sous le masque de la Pyrite cuivreuse, à cause de la Icndance qu'a celle Pyrite ù s'incorpoier avec eux, et ù se mouler sur leur surface. Mais Mohs, ayant mesuré les angles des cristaux octaèdres de Cuivre pyriteux, a trouvé qu'ils différaient sensiblement de ceux de l'octaèdre régulier, et ne pouvaient appartenir <|u"à un octaèdre à base carrée, qu'il adopte pour forme fondamentale, et dont il fait le caractère distinclif de l'espèce. L'incidence d'une face de l'une des pyramides sur la face adjacente de la seconde est, selon lui, de 108» 40'. Cet octaèdre répond ù la variété décrite par llaiiy. sous le nom d'Époinlé syiné-
Il iquD. Souvent il est transposé, c'est-à-dire qu'une de ses , moitiés est censée avoir tourné sur l'autre d'un sixième de circonférence. Les formes du Cuivre pyriteux pa- ; raissent souvent n'avoir été qu'ébauchées, et les som- ! mets pyramidaux qu'elles présentent, tendent encore à j favoriser l'illusion d'après laquelle on rapporte ces formes au système du télraèdre. Le Minéral se lencon- | Ire plus ordinairement à l'état de concrétions marne- j tonnées, ou en masses assez considérables dont la cassure est terne II est susceptible d'une altération à la [ faveur de laquelle sa surface prend un aspect irisé; et comme ses couleurs ont de l'analogie avec celles qui ornent la queue du Paon ou la gorge des Pigeons, On a donné à celle niodificalion le nom vulgaire de Pyrile ù gorge de Pigeon ou à queue de Paon. Lorsque celte altération a eu lieu à un degré plus marqué, et qu'elle a pénétré à l'intérieur de la masse, elle produit alors la variété nommée Cuivre hépatique ou panaché, dont la cassure iirésenle différentes teintes de jaune rougeâtre, de bleu et de violet. Elle est souvent fragile et quelquefois se détache par feuillets; c'est le Bunt-Kupfererz des minéralogistes allemands. Elle offre des différences dans sa composition, lorsciu'on la compare à celle des variétés d'un jaune pur. Au reste, lorsque l'on parcourt les analyses qui ont été faites de ces dernières, on trouve des variations qui semblent indiquer que les deux Sulfures simples peuvent se combiner en différentes proportions, ce qui donnera probablement lieu à la distinction de plusieurs espèces dans le Cuivre pyriteux. Bournon en a déjà séparé les variétés d'un jaune pâle et d'un grain fin et compacte (A'. Calai., p. 252). — Le Cuivre pyriteux n'est pas le plus riche des Minerais de Cuivre, mais il est le plus commun et l'un de ceux qu'on exploite le plus ordinairement. Il forme des amas considérables ou des filons très-mullipliés dans les terrains primitifs ou intermédiaires, cl iirincipalement dans le Gneiss, le Micaschiste, le Schiste talqueux, etc. C'est dans le Micaschiste que se rencontre la variété hépatique près de Témeswar, dans le Bannat, et à Roraas en Norwége. Les Minéraux auxquels le Cuivre pyriteux adhère le plus fré(|uemment sont le Quartz, la Chaux carbonatée, la Baryte sulfatée, le Fer spalhique, etc.
Cuivre gris. Fahlerz, W. Ainsi nommé à cause de sa couleur la plus ordinaire, qui est le gris métallique. Substance qui parait formée des principes de l'espèce précédente, mélangés de quelque autre principe variable auquel on attribue sa couleur. Ses cristaux ont pour forme primitive le tétraèdre régulier. Sa cassure est raboteuse et peu éclalanle. Elle est facile à briser; sa pesanteur spécifique est de 4,8G. La couleur de la poussière est noirâtre, avec une légère teinte de rouge; la couleur delà surface ressemble à celle de l'Acier poli; mais elle se ternit à l'air. Le Cuivre gris se réduit au feu du chalumeau en un bouton métallique qui contient du Cuivre. Relativement aux différences de composition chimique, on distingue deux variétés principales : 1" le Cuivre gris arsénifère ( Kupfer/ahterz, W.), couleur d'un gris d'Acier clair. Des mines de Jonas et de Juugen-Hohen Birke, près de Freyberg. F. les analyses de Klaprolh, Beyt. T. ii, p. 257. On peut le considérer comme uu Cuivre pyriteux mêlé d'Arséniure de Cuivre
à différents degrés de saturation, Berzélius, Syst. Min , p. 244. Un fragment, exposé à la simple flamme d'une bougie, répand des vapeurs sans le fondre. 2° Le Cuivre gris anlimonifère {Bleyfahterz, W.), couleur tirant sur le noir de Fer; Cuivre pyriteux mêlé d'Antimoniure de Plomb, Berz., ibid. Un fragment, exposé à la flamme d'une bougie, répand des vapeurs et se fond en un globule métallique.
Parmi les variétés dans lesquelles le Cuivre pyriteux se mêle, en proportions variables, à d'autres Sulfures, ou dislingue la mine de couleur grise (GrauguUigeiz, W.), qui résulte du mélange avec le Sulfure d'Antimoine, et la mine de couleur noirâtre {Schwarzgûltigerz et Schioarzerz, W.), qui contient en outre du Sulfure d'Argent. On a trouvé, à Guadalcanal en Espagne, le Cuivre gris mélangé de Platine et accompagné d'Argent rouge arsénifère. — Parmi les diverses formes de Cuivre gris qui ont été décrites par Hauy, on distingue la primitive , la dodécaèdre ou cette même forme primitive dont chaque face porte une pyramide triangulaire très-obtuse, l'épointée passant à l'octaèdre régulier, la cubo-tétraèdre, rc«caf?iée dans latiuelle les faces primitives se combinent avec celles de la variété dodécaèdre, et enfin la triforrae qui est composée de l'octaèdre régulier, du dodécaèdre rhomboïdal et du trapézoèdre. — Le Cuivre gris ne s'est encore offert que sous des formes cristallines ou à l'état massif et compacte. C'est de tous les Minerais de Cuivre le plus communément exploité, et celui dont l'exploitation présente le plus d'avantages, à raison de l'Argent qu'il peut contenir. 11 forme des filons très-puissants dans le sol primitif, et principalement dans les terrains de Gneiss, dans les Schistes micacés et talqueux. 11 en existe en Krance, ù Sainte-Marie-aux-Mines, dans l'Alsace et à Baygorry dans les Pyrénées occidentales; dans cette dernière localité, il a pour gangue une Chaux carbonalé-e ferrifère. Le Cuivre pyriteux accompagne très-souvent le Cuivre gris, dont les cristaux en sont quelquefois entièrement recouverts.
Cuivre oxidclé. Cuivre vitreux et Cuivre rouge. Rothlciipfererz, Vf. Oxide de Cuivre au minimum, renfermant sur cent parties 11,22 d'Oxigène, d'après l'analyse de Chenevix. Formes originaires de l'octaèdre régulier. Les joints parallèles aux faces de l'octaèdre sont assez sensibles. La couleur de la poussière et celle de la masse vue par transparence est rouge ; quelques cristaux présentent à la surface le gris métallique. Pesanteur spécifique, 3,4. Ce Minerai est facile à puli vériser; il est soluble avec effervescence dans l'Acide ! nilri(iue. Ses formes les plus ordinaires sont l'octaèdre, I le cubo-octaèdre, le dodécaèdre, le cubo-dodécaèdre , l'octaèdre émarginé et le cube. Ses cristaux sont sujets 1 à se décomposer à la surface, qui souvent est recou- ! verte de Malachite. — Les variétés de formes indéterminables sont : l-le Cuivre oxidulé capillaire , Haarformiges RothUupfereiz, W., couleur d'un rouge vif jointe à un éclat soyeux; 2» le Lamellaire ; S» le Drusillaire;4''le Massif, trouvé en Pensylvanie; 5° le Terreux, Zieglerz, W. , appelé communément Cuivre tuile; il est toujours pénétré de Fer, et ses fragments, chauffés à la flamme d'une bougie, agissent sur l'ai-
guille aimantée. — Le Cuivre oxidiilé n'existe point en masses considérables dans la nature, et n'est l'objet d'aucune exploitation. 11 accompagne souvent le Cuivre natif et le Cuivre carbonate; les Minéraux qui lui sont ordinairement associés sont l'Oxide de Fer et le Quartz. La variété en filaments soyeux, que l'on trouve à Rlieinbreilbach , pays de Nassau, a pour gangue un Quartz byalin. Les crislaux isolés, recouverts de Malachite, viennent de Nicolewski, en Sibérie, et de la mine de Chessy, prés de Lyon.
Cuivre sélémé, Séléniure de cuivre, Berzélius. Composé d'un atome de Sélénium et d'un atome de Cuivre; ou en poids de 01,47 de Cuivre et de 38,53 de Sélénium; couleur analogue à celle de l'Argent natif; tendre et .susceptible de poli ; traité au chalumeau, il répand une forte odeur de Raves; il est disséminé dans les fissures d'une Chaux carbonatée laminaire de Skrickerum, en Smolande, sous la forme de taches noires qui prennent un poli métallique lorsqu'on les frotte avec la lime, et qui paraissent être de la Serpentine pénétrée de séléniure de Cuivre.
CcivRE sÉi.ÉNiÉ ARGEriTAi, Hatly ; Eukaïrite, Bcrzélius. Séléniure de Cuivre et d'.\rgent, formé d'un atome de biséléniure d'Argent et de deux atomes de séléniure de Cuivre; couleur d'un gris de Plomb; mou et se laissant entamer par le couteau; cassure grenue; soluble dans l'acide nitrique chaufïé et mêlé d'eau froide, en donnant un précipité blanc; odeur de Raves par l'action du chalumeau, et réduction en grain métallique gris, non malléable; se trouve à Skrickerum, en Smolande, dans le calcaire lamellaire, avec l'espèce décrite précédemment.
CUIVKE HYDRATÉ. ^. CciVRE HYDRO-SIlicECX.
Cuivre nYDROsincECX, HaUy, KieselKupfer, Leonbard ; et Kiesel-Malachit Eisenschûssiges Kupferrjrun, \V. ; Cuivre scoriacé. Minéral d'un vert bleuâtre, qui se présente en globules composés de petites lames satinées ou en masses compactes, plus ou moins fragiles, à cassure imparfaitement conchoïde et résineuse. Ce serait un bydro-silicate de Cuivre , d'après l'analyse de John, qui l'a trouvé formé sur 100 parties de -VJ,Gô d'Oxide de Cuivre, 28,37 de Silice et 17,3 d'Eau. Sa pesanteur spécifî(iue est de 2,7. Mis dans l'Acide nitrique, il perd sa couleur et devient blanc et translucide. Uatiy a rapporté à cette espèce des Cristaux d'un vert obscur, qu'on a trouvés en Sibérie, près d'Ekaterinbourg, dans un Oxide de Fer, et auxquels il assigne pour forme primitive un prisme droit rhomboïdal de 103° 20'. Mais Rendant pense que ces Cristaux appartiennent à une autre espèce dont il sera bientôt question. U ne reste plus alors de caractère bien tranché entre le Cuivre hydro-siliceux et l'espèce qui va suivre. Les variétés amorphes de Cuivre hydro-siliceux viennent les unes des monts Ourals en Sibérie, et les autres du Chili. U en existe aussi en Espagne, au cap de Gâte, dans le Feldspath porphyrique altéré, qui renferme des Cristaux d'Amphibole.
Cuivre dioptase, vulgairement Dioptase, Achirite; Knpfersmaiagd, W. Cette substance ne se rencontre dans les collections que sous la forme d'un dodécaèdre analogue à celui de la Chaux carbonatée prismée, ayant
pour forme primitive un rhomboïde obtus de 123» 58'. Les joints naturels parallèles aux faces de ce rhomboïde sont liès-sensibles. La couleur des Cristaux est le vert pur; ils rayent difficilement le verre; ils sont insolubles et conservent leur couleur dans l'Acide nitrique chauffé. D'après l'analyse de Lowitz, Ils sont formés de 55 d'Oxide de Cuivre, 33 de Silice et 12 d'Eau. Celle analyse se rapproche de celle donnée plus haut pour le Cuivre hydro-siliceux, <|ui, peut-être, appartient à l'espèce de la Dioptase, ainsi que l'ont pensé plusieurs minéralogistes. Les Cristaux de cette dernière substance sont extrêmement rares; ils ont été rapportés de la Bucharie par un négociant nommé Achir .«ahmed , ce qui lui a fait donner le nom d'Acbirile.
Cuivre muriaté, llaUy, Atacamite; Satzkupfer, W. Combinaison d'un atome de sous-muriate de Cuivre et de quatre atomes d'Eau ; ou en poids, de 71.43 d'Oxide de Cuivre, 12,35 d'Acide murialique et 10,20 d'Eau. Ces proportions calculées s'accordent très -sensiblement avec les analyses que Proust et Klaproth ont faites de la variété du Chili. Ce Minéral, que l'on trouve en masses compactes ou aciculaires, d'un vert d'émeraude, et sous forme arénacée (Sable vert du Pérou), a pour caractères distinctifs les propriétés suivantes : il colore en vert et en bleu la flamme sur laquelle on projette sa poussière ; il est soluble sans effervescence dans l'Acide nitrique. Il ne donne point d'odeur arsenicale par l'action du feu. On observedans le Sable cuivreux du Pérou des octaèdres cunéiformes; mais leur petitesse ne permet pas d'en mesurer les angles. Le Cuivre muriaté existe ù l'état compacte au Pérou ; il y est associé à l'Argent sulfuré et au Cuivre muriaté. Les masses aciculaires viennent de Rimolinos dans le Chili, où elles ont pour gangue une Argile ferrugineuse. On trouve, au Vésuve, des concrétions formées de Cuivre muriaté, qui s'est sublimé dans les fissures des laves.
Cuivre carbonate. HaUy réunit sous ce nom les deux substances, l'une de couleur bleue, et l'autre de couleur verte, auxquelles AVerner a appliqué les dénominations de Kupfeiiastir et de Malachil. Dans son Tableau comparatif il les avait séparées en deux espèces, caractérisées chacune par sa couleur, jointe à la propriété de se dissoudre avec effervescence dans l'Acide nitrique. 11 a cru pouvoir les rapprocher, dans la seconde édition de son Traité, d'après des raisons qu'il ne regardait pas lui-même comme entièrement décisives, et que l'état actuel de nos connaissances est loin deconfirmer, comme on le verra par la description suivante :
1. Cuivre carbonate vert. Hydro-carbonate de Cuivre, Berzélius. Combinaison d'un atome de Carbonate simple et d'un atome d'Eau; contenant en poids 71,8 d'Oxide de Cuivre, -20 d'Acide carbonique et 8,2 d'Eau, conformément à l'analyse de Klaproth. Il est susceptible d'une altération qui le fait passer à l'état de Carbonate simple sans Eau. La forme primitive de ses Cristaux est, suivant UeBournon, un prisme rhomboïdal droit, d'environ 103», le même que celui qui a été considéré par llally comme appartenant au Cuivre hydro-siliceux. Sa pesanteur spécifique est de 3,3; il est fusible au feu du chalumeau. Ses principales variétés sont le Cuivre car- ))onaté vert aciculaire-radié, en aiguilles terminées par
des sommets à plusieurs faces; le fibreux- radié {Faseriger Malachit), en aiijuilles soyeuses, disposées ordinairement sous la forme d'étoiles; le concrétionné-mamelonné {Dichler Malachit), en mamelons composés de couches concentriques des différentes nuances de vert : c'est la variété connue plus particulièrement sous le nom de Malachite; enfin le terreux (Kupl'eignin), vulgairement appelé Vert de montagne. Le Cuivre carbonate vert est fréquemment associé au Cuivre caihonaté bleu dans les mines de Chessy, du Bannat, de Sibérie, etc. La mine de Goumecliefsky, en Sibérie, est célèbre par ses Malachites. On les trouve en masses assez considérables qui présentent ordinairement des cavités comme toutes les concrétions en stalactites : on choisit celles qui n'ont pas ce défaut, et on en fait des tables, des revêtements de cheminée, des tabatières et autres meubles d'un grand prix.
2. Cuivre carbonate bleu, Cuivre azuré et Azurite, Kupferlasur, W. Combinaison d'un atome d'hydrate de Cuivre et de deux atomes de bi-carbonate de Cuivre (llerzélius); en poids il est formé de 69,13 d'Oxide de Cuivre, de 23.00 d'Acide carbonique et de 5,27 d'Eau. Klaproth a trouvé directement par l'analyse de celui de Sibérie : 70 d'Oxide de Cuivre, 24 d'.Acide carbonique cl 6 d'Eau. Cette substance est d'un bleu d'azur passant au bleu indigo. Sa pesanteur spécifique varie de 3,3 à 3.7. La forme primitive de ses Cristaux est un prisme rhomboïdal oblique, dans lequel deux pans font entre eux un angle de 97" 46', cl la base s'incline sur leur arête commune de 97° 7'. HaUy a décrit sept variétés de formes secondaires qui présentent toutes ce prisme légèrement modifié, soit sur les angles, soit sur les arêtes, et principalement sur celles des bases. — Ses variétés de formes indéterminables sont le Cuivre carbonate bleu lamelliforme; l'aciculaiie- radié, composé de Cristaux réunis en masse arrondie et qui se terminent à l'intérieur en aiguilles convergentes; le concrétionné en mamelons striés du centre à la circonférence; le compacte globuliforme et le terreux, vulgairement Azur ou Bleu de montagne (Enlige Kupfe)iasur,\V.). Quelquefois le Cuivre carbonate bleu s'altère à la surface, et passe à la couleur verte en devenant terreux et friable. — Le Cuivre carbonate tapisse de ses Cristaux les parois des filons qui renferment d'autres Minerais de Cuivre , et il a souvent pour gangue un Fer oxidé brun. On le rencontre aussi en masses spbéroïdales disséminées dans un Psammite quartzeux, analogue à celui des houillères. C'est ainsi qu'il se présente à Chessy, près de Lyon . au milieu d'un Grès ancien, rei)osant sur le sol primitif, et renfermant en quelques endroits une terre argileuse, rougeàlre ou blanchâtre, dans laquelle se trouvent les plus beaux groupes de Cristaux, avec le Cuivre oxidulé cristallisé et le Cuivre carbonate vert fibreux.
Cuivre phosphaté. Phosijhor-Kupfet; AV., Minéral d'une couleur verte à l'intérieur, et souvent noirâtre à la surface ; il résulte de la combinaison d'un atome de sous-phosphate d'Alumine avec un certain nombre d'atomes d'Eau. Quelquefois il perd cette eau, et alors sa couleur passe au noir; sa forme primitive est un octaèdre rectangulaire dont les angles sont, d'après
Ilatly, de 109» 28', 1 12'> 12' et 98» 12'. Sa pesanteur spécifique est de 4,07, suivant Hersarl; il raye la Chaux carbonatée; il est soluble sans effervescence dans l'Acide nitrique, et fusible à la flamme d'une bougie, en donnant un globule d'un gris métallique. On le rencontre sous la forme de l'octaèdre primitif et sous celle de prismes rhomboïdaux, dont les pans forment une courbure dans le sens latéral. On connaît aussi du Cuivre phosphaté à l'état mamelonné-fibreux et compacte. Ce Mirréral a été trouvé aux environs de Rheinbreitbach dans le duché de Berg. 11 a pour gangue un Quartz hyalin blanc ou grisâtre, souvent coloré en jaune brunâtre par l'Oxide de Fer. Les Cristaux de la variété primitive ont été découverts à Schemnitz en Hongrie où ils ont aussi un Quartz pour gaugire immédiate.
Cbivre arséniaté, HaUy. Il est impossible, dans l'état actuel de la science, de prononcer d'une manière définitive sur la nature des substances qui ont été provisoirement réunies et décrites sous ce nom; mais la variation qui paraît se manifester soit dans leur composition chimique, soit dans les caractères tirés de la pesanteur spécifique et de la forme, rend très- probable l'opinion émise par quelques savants, que ces substances doivent être séparées en plusieurs espèces, dont le nombre est au moins de trois, et peut même aller jusqu'à cinq, suivant Bournon qui, le premier, a publié un travail intéressant sur cette matière.
1. Cuivre ar'séniaté octaèdre obtus (HaUy), Linsenerz, W. et Leonh. Cristaux octaèdres rectangulaires, dans lesquels les faces des deux pyranrides sont respectivement inclinées sous des angles de 63 et de 50 degr'és envii'on. HaUy a présumé que cet octaèdre pouvait être la forme primitive, non-seulement de ces Cristaux, mais encore de toutes les espèces qu'on a distinguées dans le Cuivre arséniaté. On observe des joints naturels, parallèlement à ses faces. Pesanteur spécifique des Cristaux, 2,8. Ceux-ci rayent le Carbonate de Chaux et non le Spath fluor. Leur couleur varie entre le bleu céleste et le vert d'heibe. Us donnent au feu du chalumeau des vapeurs arsenicales, ainsi que les espèces suivantes, et se réduisent en un grain métallique blanc et cassant , lorsqu'on les traite avec le Carbonate de soude. Us sont composés, d'ai)rès l'analyse de Chenevix, de 50 parties d'Oxide de cuivre, 14 d'Acide arsénique, et ôG d'Eau.
2. Cuivre arséniaté octaèdre aigu (HaUy), Olivcnerz, W. Forme déi'ivée, suivant Bournon, d'un prisme droit rhomboïdal de 96 degrés, modifié sur les angles aigus de ses bases, par des faces qui se rencontr-ent sous l'angle de 112 degrés. La couleur est le vert brunâtre plus ou moins foncé. Pesanteur spécifique, 4,2. Ce Minéral raye la Chaux fluatée, et non le verre. On le trouve aussi en Cristaux aciculaires ou capillaires, d'un jaune métalliciue. 11 est composé, d'après Chenevix, de 60 d'Oxide de Cuivre, et 39,7 d'Acide arsénique. Perte, 0,3.
3. Cuivre arséniaté mamelonné fibreux ou aciculaire, frood-Coj>per, W. ; Cuivre arséniaté hématiliforme, Bournon. Pesanteur spécifique, 4,2. Analyse par Chenevix : Oxide de Cuivre, 50; Acide arsénique, 29; Eau, 21. Dureté à peine suffisante pour rayer la Chaux carbonatée.
4. Cuivre arséniaté hexagonal lamelliforme (Hally), Kupfergliiiimer, W. Cristaux hexaèilips dont les pans sont alternativement inclinés en sens contraire. Forme primitive, suivant Bournon, prisme Iiexaèdre régulier; suivant Lconliard, prisme oblique rliomlioïdal. Pesanteur spécifique, 2,5. Couleur d'un beau vert d'émeraude. Analyse par Chenevix : Oxide de Cuivre, 58; Acide arsénique, 21; Eau, 91.
3. Cuivre arséniaté prismatique triangulaire; Cuivre arséniaté en prisme Irièdre de Bournon. Suivant ce miralogiste, la forme primitive de cette espèce serait le prisme triangulaire équilatéral. Pesanteur spécif., 4.28. Couleur, le vert bleuâtre, qui , par l'action de l'air, passe au vert noirâtre. Analyse par Chenevix : Oxide de Cuivre, 54; Acide arsénique, 30; Eau, IC. Le Cuivre arséniaté se rencontre, ordinairement , dans des terrains granitiques dont la roche s'est altérée par la conversion d'une partie du Feldspath en Kaolin. On le trouve principalement dans le comté de Cornouailles, en Angleterre; à Altenkirken , dans la principauté de Nassau, et aux environs de Limoges, en France.
Cuivre sulfaté. Vitriol bleu, Couperouse bleue; Kiipfer-I^ilriol, W. Combinaison d'un atome de bisulfure de Cuivre et d'un atome d'Eau. En poids elle contient : Oxide noir de Cuivre, 31,80; Acide sulfurique, 32, M; Eau. 30,00, conformément à l'analyse de Proust. Substance d'un bleu céleste, translucide lorsqu'elle est pure; cassure conchoïdc; saveur stiptique. La forme primitive de ses Cristaux est un parallélipipède obli- (|uangle, dont les anglesdièdressont del24"2', 128°27' et 1090 02'. Elle est plus ou moins modifiée sur ses arêtes, et ses angles opposés, de manière que les formes secondaires portent toujours l'empreinte visible de ce type irrégulier. Le Cuivre sulfaté est soluble dans l'eau ; exposé au feu, il se fond très-vite, et devient d'un blanc bleuâtre. Si l'on plonge dans une solution de ce Sel un morceau de Fir poli, la surface du Fer se couvre bientôt d'un dépôt cuivreux. On trouve le Cuivre sulfaté, sous la forme de concrétions, à Saint-Bel, près de Lyon, et il est presque toujours à l'état de dissolution dans les eaux voisines des mines de Cuivre.
Cuivre BÉPATiQUE. /'. Cuivre pyriteux.
Cuivre scoriacé. >^. Cuivre hvdro-siliceux.
Cuivre vitreux. ^. Cuivre oxidulé.
Cuivre vitriolé, y. Cuivre sulfaté.
CUJA. MAB. Molina seul a mentionné jusqu'ici cet animal du Chili, <|ue sur la légère description qu'il en fait on ne peut classer. Voici ce qu'il en dit pour que l'on puisse le reconnaître, si quelque naturaliste a occasion de le rencontrer. Il ressemble au Furet pour la grandeur, la forme du corps et la manière de vivre; ses yeux sont noirs; son museau est moyen, relevé à l'extrémité comme le grouin d'un Cochon; le poil tout noir est touffu, mais fort doux; la queue bien fournie est aussi longue que le corps. U vit de Souris. La femelle produit deux fois l'an, et fait quatre ou cinq petits à clia(|ue portée.
CUJAVILLUS et CUJAVUS. bot. Syn. de Psidiiiin piiMiiliiM et de Psidimn pj'njeruiii, L. /'. Oovavier.
CUJELIER. OIS. Même chose que PIpit Failouse , Alauda mosellana, Ginel. l^. Pipit.
CCJÈTE. Cujeta. bot. Espèce du genre Crescentie. F. ce mot.
CUL BLANC. OIS. Syn. vulgaire de Traquet Motteux, Motacilla yEnanthe. Ce nom a été encore donné à d'autres petits Oiseaux de l'ordre des Gralles.
CULCASIA. dot. Palisot de Beauvois ayant observé aux environs de Chama, en Afrique, une Aroïdée portant ses Heurs au sommet du spadice, lecpiel est nu dans les vrais Gouets. reconnut (pic cette plante devait former un genre nouveau pour lequel il adopta le nom de Ciilcasia, pris dans Gaspard Bauhin; à la même époque Ventenat fai.sait une revue générale des Aroïdées et créait le genre Caladinm dans le<|uel il a compris la plante de Beauvois qui a donc pris le nom de Caladiuin scandais-
CULCITE. Ciilcita. échir. Genre établi dans la famille des Stellérides, classe des animaux Radiaires ou Écliinoderraes. par Agassiz qui lui assigne pour caractères : corps peolagonal, fendu aux angles; orifice du canal intestinal unique, dépourvu de dents, entouré de suçoirs; un tubercule lamelleux entre les deux rayons postérieurs de la face dorsale; plusieurs rangées de pédicules depuis la bouche jusqu'à l'extrémité des rayons. Le type de ce genre nouveau est le Ciilcila discoidea que Lainftrck a placé parmi ses Astéries.
CULCITIER. Culcitiiim. bot. Genre delà famille des Synanthéiées, Syngénésie égale. Lin., établi par Ilumboldl et Bonpland qui l'ont ainsi caractérisé : involuere composé de plusieurs folioles égales, réunies par leur base, dépourvu de calicule; réceptacle garni de poils; tons les Heurons tubuleux cl hermaphrodites; anthères nues à leur base; aigrette poilue et sessile. Ce genre a, selon Kunth, une grande affinité avec le Cacalia, et devra peut-être lui être réuni ; il ne s'en distique en effet que par le port et l'absence du calicule. Les Culciliers sont des plantes herbacées, laineuses, à tige simiile, uniflore, quelquefois, mais rarement, rameuse ' et pluriflore. Leurs feuilles sont alternes et entières; leurs fleurs, de couleur jaune, sont le plus souvent penchées.
Outre les deux espèces sur lesquelles le genre a été fondé, et qui ont été décrites sons les noms de Ciilcitium rufescens et canescens, C. Kunth en a publié trois aulres qu'il a nommées Ciitcitium tedifoliuiii , refleûcum et niiaie. Ces deux dernières sont figurées (Nov. Gen. et Spec. PI. œquin. ï. iv, t. 302 et 563). La tige du Culcitium rejlexum, couverte de feuilles courtes, larges et réfléchies, lui imprime une ressemblance avec certains Gnaphales ; aussi Lamarck et Willdenow l'avaient-ils antérieurement placé dans ce genre en le nommant Gnuplialium uni/lorum. Toutes ces espèces sont indigènes des Andes du Pérou, et principalement des hantes chaînes qui avoisinenl Quito.
CUL-DE-LAMPE, jioll. Toutes les Coquilles turbinées qui ont une spire arrondie et nn peu courte, sont dites en forme de Cul-de lampe. C'est surtout i)armi les espèce du genre Sabot, Turbo, que l'on a trouvé le plus souvent à faire l'application de cette dénomination vulgaire.
CUL-DE-SINGE. sioLi. Nom vulgaire du Bucciiium I persicum, L. f^. Pourpre.