CUL
CULEN 00 CULLEN. dot. Syn. de Psoralée glanduleuse.
CULEX. INS. V. Cocsir».
CULHAMIE. Ctilhamia. BOT. Synon. de Slerculie à feuilles de platane.
COLICIVORE. Culicivora. ois. Swainson propose la formation de ce genre, dans l'ordre des Insectivores, pour un Gobe-Mouche nouveau décrit par Temminck sous le nom de Muscicapa stenura, et figuré pl. 167 de ses Ois. col. Les caractères sur lesquels Swainson établit ce genre sont : un bec court; des ailes très-courtes, arrondies ; première et deuxième rémiges étagées, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième presque égales; queue grèle, allongée, étagée; pieds faibles, longs; tarses recouverts sur les côtés par de nombreuses squamelles.
CULICOIDE. Culicoitles. iNS. Genre de Diptères, établi par Latreille, et ayant pour caractères : des ailes en toit; un bec conique, plus long que la tète; les antennes de quatorze articles, velues, le second et les six suivants cylindrico-ovoïdes , les quatre ou cinq venant après plus allongés, presque cylindriques, le dernier plus grand, cylindricoovoïde. Ce genre appartient à la famille des Némocères et ne diffère des Psychodes que par là bouche formant un bec plus long et par les antennes plus allongées, garnies de poils, mais point disposées en verticilles. On ne connaît encore que la Cdlicoïde ponctuée, Culicoides piinctata , Lalr. ; elle s'applique souvent contre les vitres des fenêtres. Meigen (Descript. syst.desDipt. d'Europe,!. i,p. 68) rapporte cette espèce au genre Céralopogon, et ne la distingue pas du Ciitex pulicaiis de Fabricius et de Linné.
CULIUAN. BOT. Arbre de l'Inde, que l'on regarde comme une espèce du genre Laurier.
CULILAWAN. BOT. Écorce aromatique usitée dans j l'Inde, pour son parfum qui tient à la fois de celui du GiroUe et de la Muscade. Linné, d'après l'indication de Rumph, a placé l'arbuste qui produit cette écorce dans son genre Laurier.
CULLAY. BOT. F. Odiileja.
CULLE. Moi.L. Synonyme vulgaire de Solen.
CUL-LUISART oc CU-LUISANT. INS. Syn. vulgaire de Lampyre luisant.
CULLUiMlE. CiMumia. bot. Genre établi par Brown, dans la famille des Synanthérées Corymbifères ; il y réunit les Berckheya ciliaris, setosa et sqiMrrosaà^ Willdenow, et lui assigne les caractèressuivants: involucre formé d'écaillés imbriquées, soudées ensemble par leur base, souvent surmontées d'un appendice foliacé; réceptacle plan, profondément alvéolé, portant des écailles subulées; les demi-fleurons de la circonférence sont neutres; les fleurons du disque sont égaux, réguliers et hermaphrodites ; les fruits sont déjiourvus d'aigrette et enchâssés en partie dans les alvéoles du réceptacle. Ce genre a beaucoup d'analogie avec Wtrc tolheca; mais il en diffère surtout par son involucre dont les folioles sont soudées.
CULMIFÈUE. Cii/mifcre. bot. On désigne quelquefois par cette épithèle, les végétaux dont la tige constitue un chaume.
CUmiTES.FOSS. Nom quedonneBrongniard dans son
histoire des végétaux Fossiles, à certaines tiges conservées en empreintes ou incrustées dans les roches qui sont pour la génération actuelle les archives de la haute antiquité du règne végétal.
CULON. BOT. F. PSORAIEA GLANOtLOSA.
CULOT. MIN. Nom que l'on donne au globule métallique, qui reste au fond d'un creuset, lorsqu'on fait l'essai d'un minerai, pour connaître les proportions exactes du métal qu'il renferme à l'état d'alliage ou de combinaison.
CULOTTE DE SUISSE, moll. Synonyme vulgaire de Rocher Flambeau et de Volute Turbinelle.
CULPEU. MAJi. Cet animal du Chili, mentionné par Molina, parait être le Chien de ces contrées.
CULTRIDENDRIS. BOT. Nom proposé par Du Petit- Thouars ( Histoire des Orchidées des îles australes d'Afrique) pour une Orchidée de la section des Épidendres, et qui répond au Dendrobium ciiltriforme de Swartz. Cette plante ne possède qu'une seule feuille radicale; et ses fleurs, de couleur blanchâtre, sont disposées en une panicule simple. Elle croît dans l'Ile-de- France où elle fleurit au mois de septembre. Du Pclil- Thouars l'a figurée tab. 86 de son ouvrage.
CULTRIFORME. Cnltiifonnis. bot. C'est-à-dire aminci en manière de lame de couteau; telles sont les feuilles d'une espèce de Mesembiyanlhcmum.
CULTRIROSTRES. ois. C'est-à-dire Bec-en-Couleau. Nom donné par Cuvier à une famille d'Échassiers qui comprend les genres Grue, Héron et Cigogne.
CUMARCESA. bot. Synon. de Coumarou. F. ce mot.
CUMARUMA. bot. F. Coijiarou.
CUMÈTE. BOT. Espèce du genre Eugenia.
CUMIN. Cuminum. bot. Genre de la famille des Ombellifères, Pentandrie Digynie, que Tournefort a confondu avec le Fceniculum. Caractères : involucre et involucelles composés d'un petit nombre de folioles; pétales presqu'égaux, infléchis et légèrement échancrés ; akènes ellipsoïdes, striés. Une seule plante, indigène de l'Egypte et de l'Ethiopie, compose ce genre. C'est le Cumin officinai, Cuminum Oiminiint , L.; lige de quinze pouces et plus, rameuse, dichotome, glabre inférieurement, et légèrement velue à sa partie supérieure. Feuilles biternées et composées de folioles glabres, ovales, lancéolées, découpées en lanières presque capillaires. Fleurs, tantôt blanches, tantôt puipurines, disposées en ombelles terminales, à rayons peu nombreux. On cultive cette Ombellifère assez abondamment en Europe et surtout en Allemagne à cause de ses fruits quisont <iuelquefois velus, mais le plus souvent glabres. Ces fruits, improprement apiielés graines, ont une saveur aromatique, très-agréable aux peuples du Nord, ([ui les mélangent dans leur pain. On dit aussi que les Hollandais en parfument quelques-uns de leurs fromages. Leurs propriétés médicales sont absolument analogues à celles de l'Anis, du Fenouil et d'autres Ombellifères très-odorantes, c'est-à-dire que le Cumin est un stimulant assez énergique; elles y sont seulement plus exaltées , car l'huile volatile, qui est le principe actif de ces pi opriétés, y est aussi abondante et beaucoup plus pénétrante que dans ces jdantes aromatiques. C'est surtoutla médecinevétérinaire qui en fait un grand usage,
en l'associant, sous forme de pouJre ou d'éleclualre, à d'autres médicaments toniques.
On appelle vulfiairement Cumin bAlard le Lagœcia Cuminoitles; Cumin cornu VHxpecoum procumbens; Cumin des prés le Carum Carvi; Cumin noir le Aïgclla satira; Cumin indieu le Myrtus Cumini, L., <]ui appaitieut aujourd'hui au genre Calyptranlhe.
CUMINOIDES. BOT. Le genre Lagoecic, L., était appelé Cuminoïiles par Touniefort. f^. Lagoecie.
CUiMMINGlE. Cuminingia. bot. Genre de la famille des Asphodélées, He.xandrie Monogynie, établi par Don, en faveur d'une plante rapportée par Uooker au genre Conantlière. Caractères : périanlhe presque supère, campanule, à six divisions, décidu; anllières connivenles, écliancrées à leur base et insérées sur des filaments très-couris et dilatés ; ovaire Iriloculairc ; capsule à Irois loges oligospermes. La seule espèce connue jusqu'ici, CuDimhit/ia campait ulala (Exot. fl. 3. t. 214), est originaire du Chili.
CUMMINGTOMTE. Mifi. Substance encore peu examinée, ime qui paraît se rapprocher de l'Actinote, d'après l'analyse qu'en a faite Tlionipson. Elle est amorphe ou légèrement fibreuse, d'un vert sale, disséminée avec le yuartz et le Grenat brun, dans une roche de Cumniinglon, dans le Massachusset.
CUMRAH.MAM. r. KuMRAn.
CUiMUNA. Synonyme de Chou vert.
CUNCÉE. Ciincea. bot. Hamillon avait formé, sous ce nom, dans la famille des Rubiacées, Tétrandrie Trigynie, un genre qui a été réuni au genre Ernodée. La seule espèce qui le constituait, Cuncea trifida, est devenue VErnodea nepalensis de Sprengel et de la plui)art des botanistes, excepté de De CandoUe qui a conservé le genre Cuncée tel que Hamilton l'a établi.
CUNÉIFORME. Cuneiformis. bot. Quia la figure d'un coin. Cette épithète s'applique à tous les organes des végétaux, qui vont en s'élargissant dans leur i)artie supérieure, laquelle est tronquée : ainsi les feuilles de l'/Zrdrocolyte lriloba,i\xSaxifraga tiilobata,\es foliolesde Vyidiaiithiiiitcapillus f''eneris,elc., sont Cunéiformes.
CU.^ÉIUOSTRE. OIS. Terme employé pour désigner les Oiseaux dont la forme du bec approche de celle d'un coin.
CUNEUS. MOii,. r. Cytuérée et Mérétrix.
CUiMCULlS. MA5I r. LAPiiv.
CUNILE. Ciinila. bot. Vulgairement Conièle. Genre de la famille des Labiées, Didynamie Gymnospermie. Caraclèies : calice cylindrique, marqué de dix stries , à cinq dents, et velu à l'entrée du tube; corolle bilabiée : la lèvre supérieure droite, plane et échancrée, l'inférieure trilobée; deux étamines stériles (ce qui devrait faire placer ce genre dans la Diandrie, avec les Sauges et autres Labiées à deux étamines fertiles). Ce genre n'offre qu'une très-légère ditîérence, dans la forme de sa coiolle, d'avec celui des Ziziplioia, L. Aussi Lamarck, ainsi que d'autres botanistes, les ont-ils réunis. Le Zisiphora cliiiopoidoiiles, Lamk. (lllust., 1, p. 03), est le Ciinila capilala de Linné. Les espèces de ces deux genres, encore très-peu nombreuses, sont de petites plantes herbacées, à Heurs en corymbes ou verticillées, axillaires et terminales.
CL'NING. P0I9. Espèce du genre Spare.
CUiNNINGH V.MIE. C«;i;i(Hj^/iawi(o. bot. Ce nom avait d'abord été donné par Schreber, au genre Manalia d'Aublet; mais le changement arbitraire, opéré par le botaniste allemand, doit élre con.sidéré comme non avenu, et le genre Manalia conservera son nom. Richard a proposé le nom primitif de Cunninrjhamia pour un genre de la famille des Conifères, que Salisbury avait nommé Bclis, nom qui se confond trop avec celui de Bellis donné à un genre de la famille des Corymbifères. Voici les caractères du genre Cunninghamia de Richard, qui ne compte que l'espèce suivante : la Cm'jh^ciiamie de la Cni^E, Ctinninghamia Sinensis, Ricli., Conif., t. 18, f. 3; Pinits lanceolata, Lambert (Pin., t. 34); Delis jaculifotia, Salisb. (Tr. Lin., 8). C'est un grand aibre à rameaux cylindriques, slriés, chargés de feuilles très -rapprochées, scssiles, lancéolées, étroites, très-aigufls, entières, ou légèrement denticulées sur leurs bords, roides et coriaces, d'un vert clair, glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont monoïques; les chatons mâles sont ovoïdes, formés d'écaillés minces, denticulées et inibriiiuées; chaque écaille qui est onguiculée ù sa base y porte sur le coté externe, trois anlhères oblongues, pendantes, attachées seulement par leur sommet, conligues latéralement. Les chatons femelles sont ovoïdes, arrondis, composés d'écaillés imbriquées et aiguës, portant à leur face interne une très petite écaille à la(|uelle sont attachées trois fleurs renversées. Le chaton fructifère est ovoïde, un peu aigu à son sommet, assez analogue pour la forme et la grosseur au fruit du Sagus. 11 est formé d'écaillés imbriquées, aigutis, finement denticulées, portant chacune au-dessous de la petite écaille dont nous avons parlé précédemment trois fruits. Quelques-unes cependant sont stériles. Les fruits offrent la structure suivanle ; ils sont ovoïdes, très-comprimés, minces et membraneux sur leurs bords, attachés par leur hase, à la partie supérieure de l'onglet qui termine l'écaillé; le péricarpe, (pii n'est autre que le calice, recouvre immédiatement la graine sur laquelle il est intimement appliqué; il est membraneux latéralement, légèrement ombili(iué dans son sommet qui est renversé; la graine offre exactement la même forme que le péricarpe auquel elle n'adhère que par sa base; son épisperme ou tégument propre est membraneux, mince, adhérent à l'amande par son sommet. L'endosperme est charnu, et contient dans son centre un embryon cylindrique renversé, c'est-à-dire ayant la radicule opposée au bile et adhérente avec l'endosperme ; les cotylédons sont au nombre de deux seulement. Cet arbre commence à se répandre dans les jardins des amateurs. On le rentre dans la serre tempérée pendant l'hiver; mais il est probable que, si l'on parvient à le multiplier davantage, il finira par s'acclimater en pleine terre.
CUNOLITES. poLïP. ross. P\ Cycioiite et Htsté- R0I.ITI1E. Le nom de Cunolite a été plus particulièrement donné au Cycloliles elliptica de Lamarck.
CUNONE. BOT. r. CUNONIE.
CUNONIACÉES. Cunoniaccœ. BOT. Jussieu a placé à la suite des Saxifragées, plusieurs genres qui s'en distinguent surtout par leur port, leur tige arborescente.
leurs feuilles opposées : tels sonl Wcinmannia et Ciinonia. Browii a fait de ces genres, auxquels il en a joint quelques autres, une petite famille qu'il a nommée Cdnoni\cées. Ce sont des arbres ou des arl)usles portant des feuilles opposées, avec des stipules intermédiaires ou des feuilles verticillées, le plus souvent simples, quelquefois composées. Leurs Heurs offrent divers modes d'inflorescence; elles sont quelquefois solitaires et axillaires; quelquefois réunies en capitules pédoncules, ou enfin elles forment des grappes ou panicules rameuses. Le calice est monosépale, à quatre ou cinq lobes profonds. La corolle se compose de cinq pétales insérés à la base du calice, en dehors desélamines. Dans quelques genres la corolle manque entièrement ; les étamines sont généralement nonibreuses,atlacliées au pourtour de l'ovaire, sur un disque périgyne, qui manque dans plusieurs genres. Le pistil est libie et se compose de deux ovaires accolés et soudés à leur base par leur côté interne, terminés chacun par un style assez long, au sommet du(iuel est un très-petit stigmate. Chacun de ces ovaires est à une seule loge, et contient un nombre assez considérable d'ovules attachés à un trophosperme placé sur le côté interne, qui forme la cloison. Le fruit est une capsule biloculaire, s'ouvrant en général par une feule longitudinale ou restant close. Les graines se composent d'un embryon axile, dressé au milieu d'un endosperme charnu.
Brown rapporte à cette famille les genres Cunonia, L., Lamk., lllust., t. 371; l-reinmannia, L.; Ceiatopetalum, Smith; Callicoma, Brown; Codia, Forst. ; Iteo, L.. et Bauera, Brown.
CUNONIE. C'i/no/im. BOT. Un arbrisseau originaire du Cap, forme ce genre qui est devenu le type de la famille des Cunoniacées. Ses rameaux sont ornés de feuilles opposées, pétiolées, imparipinnées, composées de deux à trois paires de folioles lancéolées, terminées en pointe à leurs deux extrémités, dentées en scie latéralement, glabres des deux côtés. On trouve une stipule de chaque côté de la tige entre les feuilles. Les fleurs sont petites et forment des grappes allongées, cylindriques, dressées, plus courtes que les feuilles. Le calice est monosépale , à cinq divisions très-profondes et persistantes; la corolle se compose de cinq pétales égaux, dressés. Les étamines sont au nombre de dix, plus longues que la corolle, insérées ainsi que les pétales à la base du calice. L'ovaire est profondément bilobé, chaque lobe se termine à son sommet par un long style. Le fruit est une capsule bilobée, à deux loges polyspermes.
CWfiTUR. OIS. Synonyme de Calharle Condor.
CLIPAMEM. BOT. Pihéede nomme ainsi une espèce d'Acalypha, et Adanson. dans ses familles naturelles, adopta ce nom pour désigner le genre.
CUPANIE. Cu/ania. bot. Genre de la famille des Sapindacées, Oclandrie Monogynie, établi i>ar Plumier, adoplé par Linné, puis enfin caractéiisé de la manière suivante par De CandoUe : calice à <|uatre sépales; cinq pétales intérieurement glabres et en forme de cornets; huit élamines; style trifide; capsule à trois valves seplifères sur leur milieu, à trois loges contenant chacune une ou deux graines droites et munies d'un arille. Le
genre Cvpania ainsi défini, se compose d'arbres à feuilles pinnées sans impaire, à fleurs souvent mâles par avortement ; il se partage en trois sections. La première (Trigonis) est distinguée par ses pétales roulés en cornets au sommet; elle renferme huit espèces, toutes américaines, parmi lesquelles on remarque la plante décrile par Jacquin sous le nom de Trigonis iomenfosa , ainsi que trois nouvelles espèces publiées par Kunth (in HumbohU et Bonpl. Nova Gênera et Spec. Plant, œqnin. 5, p. 123, 12G et 1J7). La seconde section , constituée avec le Molinœa , Jussieu et Lamk., comprend quatre espèces, toutes indigènes des Indes- Orientales et des îles de France et de Bourbon. Elle est caractérisée par ses pélalcs planiuscules un peu plus grands que le calice, et ses filets courts et velus. La troisième a des pétales obtusément déniés au sommet, insérés sur un dis<iue hypogyne, à cinq divisions ou à cinq tubercules. Elle porte le nom iVOdonlaria et ne contient qu'une seule espèce, Ciipaiiia dcnlata, du Mexi(iue. La quatrième section, formée du genre Giiioa, a aussi reçu ce dernier nom. De Candolle incline à penser qu'elle doit continuer d'être considérée comme genre distinct -.des pétales plans, plus petits que le calice, des filels glabres, une capsule à trois appendices en forme d'ailes , ou peut-être à trois carpelles distincts, caractérisent suffisamment celle section. Elle ne renferme qu'une seule espèce, Cupania tentiscifolia , Pers., ou Guioa lenliscifolia , Cavan. (Icônes, 4, p. 4'i, t. ô7ô), arbre qui croit à Babao, l'une les iles des Amis.
CUPARl. BOT. K. Facfel.
CUPÈS. C»joes. INS. Genre de Coléoptères penlamères, établi par Fabricius et adopté par Lalreille qui le classe dans la famille des Serricornes. Caractères : palpes égales, terminées par un article tronqué; antennes cylindriques. A l'aide de ces signes, on peut distinguer facilement ce genre de celui des Lyme.vylons et de celui des Alractocères, auxquels il ressemble par une têle entièrement dégagée et séparée du corselet, par la forme linéaire de leur corps, par leur sternum antérieur, ne faisant pas saillie; parleurs mandibules courtes, épaisses, échancrées ou terminées par deux dentelures; par leur mâchoire offrant deux petits lobes dont l'extérieur est allongé ; enfin, par une languelle bifide et des pieds courls. On ne connaît qu'une espèce propre à ce genre : le Ccpès a tète jAtriE, Ciipes capilata, Fab. Il a été figuié par Cocpiebert (lUustr. Icon. Insect., fasc. ô,tab. 50, fig. 1), et rapporté par Bosc, de la Caroline du Sud.
Ct]PHÉE. Ciiphea. bot. Genre de la famille des Salicariées, Dodécandrie Monogynie, L., qui se compose de vingt -cinq à trente espèces dont plus de la moitié ont été découvertes parHumboldl et Bonpland, et viennenl détre récemment décrites d'une manière si exacle par Kunth (in Hiimb. Nova Gêner, et Spec, G). Toutes ces espèces, qui sont des arbustes ou des herbes généralement Irès-visqueuses, sont originaires des contrées chaudes de l'Amérique. Leurs feuilles sont opposées, plus rarement verticillées par trois ou par quatre, toujours très-entières et dépourvues de stipules. Les fleurs sont solitaires, poi tées sur des pédoncules extra-
nxillaircs, alternes, accompa(;nés de bnclùes. cl se réunissant pour former des «!|tis on des grappes terminales. Elles sont ordinairement penchées, en général violettes, mais jamais blanches. Leur calice est tubiileux, présentant supérieurement à sa partie postérieure une gibbosilé ou une sorte d'éperon obtus; son limbe est à douze, rarement à si.v dents peu profondes ; il est coloré et pétaloïdc. La corolle est irrégulière, et se compcse de six pétales inégaux, insérés entre les dents du calice. Les élaniines, au nombre de onze à douze, rarement moins nombreuses, sont inégales, dressées, attachées îi la gorge du calice; leurs anthères sont biloculaires, s'iiuvrant par leur côté interne. L'ovaire est sessile, libre, accompagné ;i sa base d'une glande placée du côté de l'éperon; coupé transversalement, il offre une, très -rarement deux loges contenant de trois à un nombre trés-considérable d'ovules dressés, attachés à \]n trophospcrmc central. Quand l'ovaire est uniloculaire, ce <|ui est plus général, le trophospeime se continue supérieurement avec la base du style par le moyen de deux prolongements filiformes. Le style est simple, terminé par un stigmate également simple ou légèrement bilobé. Le fruit est membraneux , à une, et trèsrarement à deux loges renfermant une ou plusieurs graines lenticulaires. Ce fruit est enveloppé dans le calice qui persiste; il reste indéhiscent ou s'ouvre seulement d'un côté. Les graines, qui no sont jamais membraneuses et en forme d'ailes latéralement, se composent d'un tégument mince et coriace, recouvrant immédiatement un embryon dressé, dont la radicule est inférieure, les deux cotylédons arrondis et foliacés.
Brown a réuni à ce genre le Parsonia de Browne, qui n'en diffère que par ses étamines, au nombre de six, au lieu de onze à douze. Le genre Cupliea est extrêmement voisin du genre Salicaire, dont il ne diffère que par son calice gihbeux et éperonné à sa base, cl par son disque latéral et non circulaire.
CupiiÉEViSQiiEUSE. Cuplica viscosissiina, iacq. f^iiid. 2, t. 177, Lamk., 111., t. 407. On cultive communément cette espèce dans les jardins de botanique. Elle est originaire du Brésil. Sa tige, qui est droite et très-visqueuse, s'élève à plus d'un pied, el porte des feuilles opposées, ovales, oblongues, trèscntières, d'environ un pouce de longueur, rétrécies à leur hase en une sorte de pétiole. Les fleurs sont rougeàtres, solitaires et pédonculées. l.e calice, qui est rétréci vers son orifice, offre six dents. La capsule est oblongue et uniloculaire.
CcpiiÉE EN ÉPI. Ciiphea s/iicata, Cavan., Icoii. rar., 4, t. 581. Sa tige est herbacée, dressée; ses rameaux sont rudes; ses feuilles oblongues, glabres, un peu rudes sur leurs bords, terminées en pointe à leurs deux extrémités; leurs grappes sont allongées, terminales ou axillaiies, composées de Heurs opposées, dont les calices sont velus, les pétales inégaux et l'ovaire polysperme. Elle croît au Pérou el sur les bords du fleuve de la Magdeleine où elle a été observée par Ilumboldt et Bonpiand.
CupnÉE VERTiciLLÉE. Citpliea verlicillata, Kunlh {in Humh. Nov. Gcn., C, p. 207, t. 532). Elle vient dans les lieux les plus chauds du l'érou. Sa tige est herbacée, rameuse ; ses rameaux et ses calices sont velus et
visqueux ; ses feuilles sont verticillécs par trois ou quatre, oblongues, aiguës ù leur sommet, arrondies à leur base, rudes cl visqueuses à leur face supérieure, velues inférieurement; les fleurs sont cxira-axillaires, solitaires ou géminées, alternes; les pélales sont inégaux. CcpntE A PETITES FLEi'RS. Ciiplica iiiicropclala , Kunlh (loc. cit., p. 209. t. 551 ). Celle espèce se distingue des précédentes par sa tige frutescente, très-rameuse, ayant ses jeunes rameaux et ses calices un peu rudes; ses feuilles oblongues, lancéolées, roides et scabres, terminées en pointe ù leurs deux extrémités; les fleurs sont alternes, tournées d'un seul côté, quelquefois opposées; leurs pélales sont fort petits el leur ovaire est à deux loges polyspermes, etc.
CUPI oc CUPIE. Ciipia. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par le professeur De Candolle, pour plusieurs plantes dont on avait fait jusque-là des genres bien différents. Caractères : tube du calice turbiné, avec le limbe dressé, divisé en cinq-lobes aigus et persistants; corolle infundibulairedont le tube, plus long que le calice, est cylindrique, sensiblement renflé vers l'orifice; le limbe est partagé en cinq lobes ovalesoblongs et recourbés; filaments des étamines très-courts, surmonlés d'anthères oblongues. déhiscentes par le côté supérieur des loges; slyle en massue, à dix angles ou bien bilobé; baie globuleuse, biloculaire, couronnée par le calice persistant; placentas fongueux et centraux; semences anguleuses , rugueuses vers le bile; albumen caséeux; embryon centripète. Ces plantes, qui appartiennent à l'Asie, présentent des arbrisseaux glabres, à feuilles oblongues, lancéolées; les stipules, placées entre les feuilles, sont larges, et brusquement acuminées; les fleurs, réunies en corymbes ou paniculestrichotomcs, sont blanches; elles exhalent une odeur fort agréable.
CUPIDO.NE. Catanauche. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, Syngénésie égale, constitué par Tournefort el Linné. Caractères : involucre composé d'écailles nombreuses imbri(iuées, scarieuses, luisantes, qui augmentent en grandeur de la circonférence au centre, el dont les intérieures, entremêlées avec les demi-fleurons sont insérées sur le réceptacle; akènes couronnés par une aigrette sessile, formée de cinq écailles élargies à la base et acérées au sommet; réceptacle garni de paillettes. Les espèces qui composent ce genre sont en très-petit nombre; car, en retranchant le Catananchc grœca de Linné, qui appartient au genre Svorzoncra , il n'y en a guère que trois décrites par les auteurs. Ces plantes croissent dans les lieux stériles, solides contrées d'Europe el d'Afrique, baignées par la Méditerranée, soit des îles de l'Archipel.
CiJPiDUNE BLEUE. Catanaiiclie cœruleti, L. Elle est remarquable par ses belles el grandes Heurs d'une couleur azurée, et solilaires au sommet de longs pédoncules.
Uesfontaines a décrit et figuré une nouvelle espèce sous le nom de Calananche cœspilosa {Flora atlantica, II, p. 238, lab. 217). Cette belle idante croit en gazons épais, sur le mont Allas, et contribue, par ses longues racines tortueuses, à fixer les sables mobiles de cette chaîne.
CUPRESSOCniN. Cupressocrinus. écuin. Goldfuss a établi ce genre dans la famille des Crinoïdes, appar-
tenant à sa division des Inarticulés, parmi les animaux Radiaires, pour quelques espèces fossiles, qu'il a observées dans les terrains de Grauwacke , et qui lui ont offert pour caractères: tige arrondie, percée d'un canal en forme de croix; cinq pièces renflées au sommet de la tige, entre lesquelles sont articulées les deux premières pièces de la base des rayons, qui sont les plus petites, et sur lesquelles sont placées de larges plaques disposées en pyramides, dont les bords portent de petits appendices mobiles. Goldfuss a nommée Ciipressociiiius crassns, l'espèce qu'il considère comme le type du genre nouveau.
CUPRESSUS. BOT. y. Cyprès.
CUPULAIRE, CDPULIFOliME. Ciipulaiis, Cupiiliformis. bot. En forme de coupe ou de cupule. Cette expression s'emploie pour les calices, les corolles, etc., qui sont plans ou simplement un peu concaves.
COPULE. Ciipula. bot. Assemblage de bractées ou de petites folioles unies par leur base; environnant une ou plusieurs fleurs femelles qu'elles recouvrent en partie ou en (olalilé, et qu'elles accompagnent jusqu'il leur état de fruit parfait. Cet organe, qui n'est qu'une modification de l'involucre, ne se rencontre jamais que dans des végétaux à fleurs unisexuées, ayant l'ovaire infère. La Cupule présente trois modifications principales ;ainsi elle est squammacée ou écailleuse, c'est-àdire formée de petites écailles imbri(|uées, comme dans les diverses espèces de Chêne ; elle est foliacée ou formée de petites feuilles plus ou moins libres et distinctes, comme dans le Noisetier; enfin elle peut être péricarpoïde, c'est-à-dire composée d'une seule pièce, recouvrant entièrement les fruits et s'ouvrant quelquefois d'une manière plus ou moins régulière, pour les laisser s'échapper à l'époque de leur maturité. Le Châtaignier et le Hêtre offrent des exemples de celle sorte de Cupule. Ce que quelques botanistes considèrent comme nne Cupule dans le Pin, le Sapin et en général dans toutes les Conifères, est bien plus certainement un véritable calice.
CUPULE DE GLAND, bot. Paulet nomme ainsi une espèce de Pezize, figurée par Vaillant {Bolanivon Parisiense, t. 11, f. 1, 2, 5), et que Linné appelle /"ezi-sa Cuimlan's. BuUiard, Persoon et De Candolle pensent que l'espèce figurée par Vaillant est ditférente de celle de Linné; ils la nomment Pesiza crenala.
CIJPULÉE (fi.ecr). bot. Se dit des fleurs qui sont accompagnées d'une cupule, comme les fleurs femelles du Noisetier, du Hêtre, etc.
CUPULIFÉRÉES. Ciipulifereœ. bot. Famille naturelle de plantes Dicotylédones monopérianlhées inférovariées, établie par Richard avec nne partie des genres réunis aux Amentacées. Les Cupuliférées, dont le Chêne , le Noisetier, etc. , peuvent être considérés comme les types, se composent d'arbres quelquefois très-élevés, répandus presque également dans toutes les contrées du globe. Leurs feuilles sont simples, alternes, munies chacune à leur base de deux stipules caduciues. Leurs fleurs sont constamment unisexuées et presque toujours monoïques ; les fleurs mâles forment des chatons longs et grêles, composés d'écaillés d'abord imbriquées, puis écartées les unes des autres. Chaque
fleur offre une écaille simple, trilobée ou caliciforme, I sur la face supérieure de la(|uelle sont attachées de six ù un tiès-grand nombre d'étamincs, sans aucun vestige de pistil. Les fleurs femelles sont généralement placées à l'aisselle des feuilles; elles sont tantôt solitaires, tanlôl réunies plusieurs ensemble, de manière à former une sorte de capitule ou de chaton. Toujours elles sont renfermées dans une cupule qui les recouvre presque I en totalité; quelquefois chaque cupule ne contient qu'une seule Heur, comme dans le Chêne, le Noisetier; d'autres fois la même (j|ipule est commune à plusieurs fleurs, comme dans le Châtaignier, le Charme et le Hêtre. Chaque fleur, étudiée isolément, offre l'organisation suivante : son ovaire est constamment infère et adhérent avec le calice; son limbe est peu saillant; il forme un petit rebord irrégulièrement denliculé; du sommet de l'ovaire nait un style court, qui se termine ordinairement par deux stigmates subulés, rarement par trois qui sont plans , commi; dans le Chêne par exemple. L'ovaire offre deux ou trois loges, très-rarement un nombre plus grand, comme dans le Châtaignier commun, notamment, qui en a de quatre à sept. Il est important de remarquer que le nombre des stigmates correspond exactement au nombre des loges du fruit, et (|ue dans les espèces de Châtaignier, qui ont six ou .sept loges, on trouve un égal nombre de stigmates. Chaque loge contient un ou deux ovules seulement; dans le premier cas, ces ovules sont suspendus, c'est-àdire attachés au sommet de la loge, mais latéralement; dans le second cas, les ovules sont attachés vers le milieu ou même vers la base de la cloison. Le fruit est constamment un gland, c'est-à-dire un fiuit à péricarpe sec, indéhiscent, provenant d'un ovaire infère, marqué d'un petit ombilic à son sommet, le plus souvent à une seule loge et à une seule graine, par suite d'avorteraent, quelquefois cependant à deux loges et à deux giaines. Ces glands sont enveloppés en tout ou en partie, dans une cupule dont la nature varie. Ainsi cette cupule peut ne contenir qu'une seule fleur ou en envelopper plusieurs. Elle peut être formée de petites écailles imbriquées et soudées ensemble dans leur partie inférieure, comme dans le Chêne; elle peut être comjjosée de folioles plus ou moins longues, comme dans le Noisetier, le Charme; enfin elle peut être analogue à une sorte de péricarpe hérissé de pointes roides et s'ouvrir en plusieurs pièces régulières ou irrégulières, comme dans le Hêtre et le Châtaignier. Les graines, dans tous les genres qui forment cette famille, sont constamment d'une grosseur proportionnelle au volume général du fruit. Elles se composent d'un tégument propre, d'une couleur brune extérieurement, pulvérulent ou même soyeux. L'embryon est immédiatement placé sous le tégument propre. Il est renversé, ainsi que la graine, et formé de deux cotylédons extrêmement gros et épais, fréquemment soudés entie eux par leur face interne. La radicule est courte et conique. La famille des Cupuliférées se compose des genres : Chêne, Qiiervus; Coudrier, Coiylus; Charme, Carpiniis, Châtaignier, Castanea; et Hêtre , Fa^Ms. Ces genres faisaient partie du groupe des Amentacées, ainsi que nous l'avons dit précédemment. Elle se rapproche des Conifères, qui
s'en distinguent surloiil par leur endosperme, cl leur ovaire, constamment ù une seule Iorc et à un seul ovule. Elle a aussi beaucoup de rapports avec les autres familles qui ont été formées aux dépens des Amentacées, mais elle en diffère par des caractères particuliers. Ainsi elle s'éloifiue des L'Iniacées , des Saliciiiées et des Myricées par son ovaire constamment infère, tandis qu'il est supère dans ces trois familles. On la distingjue des Bétulacées par la structure de ses fruits qui sont simples, environnés d'une cupule; tandis que dans cette dernière famille, les fruits sont minces, réunis à l'aisselle d'écaillés épaisses, persistantes, qui constituent de véritables cônes.
CUPCLITE Cupulila. ACAi. Genre d'Acalèphcs libres, établi par Quoy et Gaymard { Voyage autour du Monde, p. 85, pi. 14 et 15), et caractérisé ainsi qu'il suit: animaux mous, transparents, réunis d.<;ix\ à deux par leur base et entre eux par les cotés, à la file les uns des autres, formant des cliaines flottantes, dont une des extrémités est terminée |)ar une queue rougeâtre, rétraclile, probablement formée par les ovaires ; chaque animal ayant la forme d'une petite outre, à une seule ouverture communiquant à un canal trèsévasé au dedans.
Les auteurs de ce (jenre ont adopté le nom de Cupulite, parce que ces animaux, pris isolément, ont quelques rapports de forme avec la cupule d'un Gland. Chacun d'eux est uni par sa base à un de ses congénères, et par les côtés à un autre, de manière à former ime chaîne plus ou moins longue, comme celles des Biphores. De même qu'eux , ils n'adhèrent que faiblement les uns aux autres, et peuvent vivre séparés. C'est du moins ce qui eut lieu pour im grand individu qui fut trouvé désuni. Cependant il existe une difficulté à cet égard; si les Cupullles peuvent se séparer impunément, à quoi sert celte queue rouge, qu'on voit ù l'une des extrémités de la réunion, et qui semble être un chapelet d'ovaires? Elle est contractile et imprime des mouvements à la masse entière. Appartientelle à tous, ou seulement à (|uelques-uns? et en cas de désagrégation complète, que devient-elle? Voilù des questions que de nouvelles observations pourront seules résoudre. Quoi qu'il en soit, chaque animal, pris séparément, est arrondi sur les côtés, aplati à son fond, et présente à l'autre extrémité un petit col renflé, 1er- rainé par une ouverture étroite et arrondie; c'est la bouche qui s'élargit aussitôt des deux côtés pour former une ample cavité, dans laquelle on ne voit aucune trace de viscères. Les bords de cette cavité servent à la progression de l'individu ; et lorscpi'il y en a plusieurs réunis, elle agit de concert, avec la queue générale, pour les mouvements de la masse.
CURAGE. BOT. Synonyme vulgaire de Polygonum hydropipcr. F. Renocée.
CURAGUA. BOT. Molina, dans son Histoire du Chili, mentionne sous ce nom, une petite espèce de Maïs, qui serait très-remarquable en ce qu'elle aurait ses feuilles dentées.
CURANGUE. Curanfjn. bot. Genre établi par A.-L. Jussieu sur une |dante rapportée de Java parCommer- «on et qui ressemble parfaitement au Seiratiila amara
I de Rumph ( Herb. Amboin., v. 5. p. 439, t. 170). Linné l'avait citée comme synonyme de son Scutellaiia in- I ilica, nonobstant ses deux étamines et son fruit capsu- I laire, rempli de graines très-menues, qui l'éloignent de la famille des Labiées. Ce genre semble donc absolument distinct et offre les caractères suivants, qui résultent de ceux donnés par Rumph iiour la fleur, et de l'examen du fruit par Jussieu : calice à quatre divisions, dont deux extérieures, beaucoup plus grandes ; corolle plus courte que le calice, monopélale, hypogyne, à deux lèvres, dont la supérieure est trilobée, et l'inféi'ieure à un seul lobe beaucoup plus large; deux étamines attachées sous la lèvre supérieure; ovaire libre, surmonté d'un style persistant, et se changeant en une capsule pointue et recouverte par les divisions agrandies du calice, à deux valves et à deux loges pleines de petites graines séparées par une cloison parallèle aux valves, qui porte vers son milieu deux placentas légèrement saillants. D'après ces caractères, Jussieu assigne à ce genre une place parmi les Scrophulariuées, non loin des Pœderota cl iSks Graliola; il a fait dériver le nom de Curanga de celui de Daun Cucuia)ig,qm désigne en malais l'unique espèce dont le genre se compose. Vahl, qui l'avait adopté dans son Ennmeratio Plantarmii, p. 100, avait mal orthographié ce mol en l'écrivant Caranya. Une seconde-erreur typographique s'est glissée dans un ouvrage important : Rœmeret Scliulles {Sfst. f'egel., 1, p. 138) ont à torl écrit Curania, et déjà quelques botanistes ont copié celte nouvelle faute. Le Curanga amara croit à Java et dans les autres îles de l'archipel Indien. Sa tige est herbacée, traçante ; ses fleurs sont peu nombreuses et portées sur des pédoncules axillaires.
CURANIA. BOT. y. CCRANGA.
CURARE. Célèbre jioison végétal, en grand usage parmi les habitants de rOréno(|ue, pour empoisonner leurs flèches, et provenant d'une Liane qui appartient probablement à un genre voisin du Slrychnos. Les jeunes rameaux de cette plante sont presque cylindriques, velus, marqués entre les pétioles, d'un rang de poils plus roides, terminés par une pointe filiforme, alternes par l'avortement d'un autre rameau opposé; les feuilles sont opposées, ovales -oblongues , très-aiguCs, trèsentières, marquées de trois nervures qui s'anastomosent diversement entre elles, membraneuses, presque glabres, bordées de cils, d'im vert tendre, i)Ius pâles en dessous; les fleurs cl les fruits sont encore inconnus. D'après ces caractères , le Curare ne peut être une espèce du genre Phyllanthus, parce que les feuilles, dans celui-ci, sont alternes et pourvues de deux stipules, tandis que dans le Curare les feuilles sont opposées et sans traces de stipules. L'idée de Willdenow, que le Curare appartient au genre Coriaria dont les baies seules sont vénéneuses, est tout aussi peu admissible. Les feuilles de la Coriairc sont un peu charnues et quelquefois alternes ; dans le Curare elles sont membraneuses et constamment opposées entre elles. Les pétioles, dans la Coriaire, sont sensiblement articulés avec les rameaux, et tombent facilement dans les échantillons desséchés; le Curare, au contraire, n'offre point d'articulation. Les petites gemmules dont Jussieu fait
mention à l'occasion de la Coriaire ne se rencontrent point dans le Curare. Enfin les jeunes rameaux sont anguleux dans la Coriaire, cylindriques dans le Curare. Ils ont, dans celui-ci, une tendance à se prolonger en vrille comme dans le Boiihamon d'Aublet. C'est à ce dernier genre qu'il faut rapporter le Curare, car les véritables .Strychnos paraissent appartenir exclusivement aux Indes-Orientales. Dans le Curare on trouve un rang de petits poils entre chaque paire de pétioles, et ce caractère, observé depuis longtemps dans les Stryclinées qui sont connues par leurs propriétés délétères, est d'un grand poids dans le rapprochement que nous croyons être en droit de faire entre des plantes si vénéneuses.
C'est à Humboldt que l'on doit la première et seule connaissance du Curare; c'est de lui que sont empruntés les renseignements suivants, relatifs à la préparation de cette substance, et à son action sur l'économie animale (Voyage aux régions équinoxiales du nouveau continent, par Al. de Humboldt et A. Bonpland, t. ii, p. 347-566). » Lorsque nous arrivâmes à l'EsmeraUIa, dit Humboldt, la plupart des Indiens revenaient d'une excursion qu'ils avaient faite à l'est , au delà du Rio- Padamo, pour recueillir les Joiivias ou fruits du BerthoUetia, et la Liane qui donne le Curare. Ce retour était célébré par une fêle qu'on appelle dans la mission la fiesta de las Joiivias , et qui ressemble à nos fêtes des moissons et des vendanges.... On donne à la Liane (Bejuco) dont on se sert à l'Esmeralda pour la préparation du poison, le même nom que dans les forets de .lavila. C'est le Bejuco de Mavacure, que l'on recueille abondamment à l'est de la mission, sur la rive gauche de rOrénoque, au delà du Rio-Amaguaea, dans les terrains monlueux et granitiques de Guanaya et de Yumariquin On emploie indifféremment le Mavacure frais ou desséché depuis plusieurs semaines. Le suc de la Liane récemment cueillie, n'est pas regardé comme vénéneux; peut-être n'agitil d'une manière sensible que lorsqu'il est fortement concentré. C'est l'écorce et une partie de l'aubier qui renferment ce terrible poLson. On racle avec un couteau des branches de iMavacure de quatre à cinq lignes de diamètre; l'écorce enlevée est écrasée et réduite en filaments très-minces sur une pierre à broyer de la farine de Manioc. Le suc vénéneux étant jaune, toute cette masse filandreuse prend la même couleur. On la jette dans un entonnoir de neuf pouces de haut et de quatre pouces d'ouverture. Cet entonnoir est, de tous les ustensiles du laboraloire indien, celui que le mailre du poison (c'est le titre que l'on donne au vieux Indien qui est chargé de la préparation du Curare), amo del Curare,
nous vantait le plus C'était une feuille de Bananier
roulée en cornet sur elle-même, et placée dans un autre c-firnet |)lus fort de feuilles de Palmier. Tout cet ajipareil était soutenu par un échafaudage léger de pétioles et de rachis de Palmier. On commence à faire une infusion à froid en versant de l'eau sur la matière filandreuse, qui est l'écorce broyée du Mavacure. Une eau jaunâtre filtre pendant plusieurs heures, goutte par goutte, à travers Vcmbudo ou entonnoir de feuillage. Cette eau filtrée est la liqueur vénéneuse, mais elle n'ac-
ô UICT. DES SCIENCES S.\T.
quiert de la force que lorsqu'elle est concentrée, par évaporation, à la manière des mélasses , dans un grand vase d'argile. L'Indien nous engageait de temps en temps à goiiter le liquide. On juge d'après le goût plus ou moins amer si la concentration par le feu a été poussée assez loin. 11 n'y a aucun danger à cette opération, le Curare n'étant délétère que lorsqu'il entre immédiatement en contact avec le sang. Aussi les vapeurs qui se dégagent de la chaudière ne sont-elles pas nuisibles, (|uoi qu'en aient dit les missionnaires de rOrénoque.
n Lesucle plus concentré duMavacuren'est pas assez épais pour s'attacher aux flèches. Ce n'est donc que l)0ur donner du corps au poison que l'on verse, dans l'infusion concentrée, un autre suc végétal extrêmement gluant et tiré d'un arbre à larges feuilles, appelé Kiracaguero. Comme cet arbre croît à un très-grand éloignement de l'Esmeralda, et qu'à cette époiiue il était tout aussi dépourvu de fleurs et de fruits que le Bejuco de Mavacure, je ne suis pas en état de le déterminer botaniquement.... Au moment où le suc gluant del'arbre Kiracaguero est versé dans la liqueur vénéneuse bien concentrée, et tenue en ébullition, celle-ci se noircit et se coagule en une masse de la consistance du goudron ou d'un sirop épais. C'est cette masse qui est le Curare du commerce.... On vend le Curare dans des fruits de Crescentia ; mais comme sa préparation est entre les mains d'un petit nombre de familles, et que la quantité de poison, qui est attachée à chaque flèche, est infiniment petite, le Curare de première qualité, celui de l'Esmeralda et de Mandavaca, se vend à un prix extrêmement élevé. J'en ai vu payer deux onces cinq à six francs. Desséchée, celte substance ressemble à de l'Opium, mais elle attire fortement l'humidité lorsqu'elle est exposée à l'air. Son goût est d'une amertume très-agréable, et nous en avons souvent avalé de petites portions, Bonpland et moi. Le danger est nul si l'on est bien sûr que l'on ne saigne pas des lèvres ou
des gencives Les Indiens regardent le Curare, pris
ir)térieurement, comme un excellent stomachique. Le même poison préparé par les Indiens Piraous et Salivas, quoique assez célèbre, n'est pas aussi recherché que celui de l'Esmeralda. Les procédés de la fabrication paraissent partout à peu près les mêmes, mais il n'y a aucune preuve que les différents poisons vendus sous le même nom à l'Orénoque et à l'Amazone soient identiques et tirés des mêmes plantes. A l'Orénoque, on distingue le Curare de Raiz(de racine) du Curare de Bejuco (de Lianes ou d'écorces de branches). Je n'ai vu préparer que le second ; le premier est faible et beaucoup moins recherché
« Je n'entrerai ici dans aucun détail sur les propriétés physiologiques de ces poisons du nouveau monde (le Woorara, le Curare, le Ticuna), qui tuent avec la même promptitude que les Strychnées del'Asie (la Noix vomique, l'Upas-Tieuté et la Fève de Saint-Ignace), mais sans provoquer des vomissements lorsqu'ils sont introduits dans l'estomac, et sans annoncer l'approche de la mort, par l'excitation violente de la moelle épinière.... Sur les rivesde l'Orénoque, on ne mange guère de Poule qui n'ait été tuée par la piqûre d'une flèche
empoisonnée. Les missionnaires prétendent que la chair des animaux n'est l)onne qu'autant que l'on emploie ce moyen. Des grands Oiseaux , par exemple un Guan {Para de monte) ou un Ilocco {Àlcctor) piqué à la cuisse, meurent en deux à trois minutes ; il en faut .souvent plus de dix à douze pour faire périr un Coclion ou un Pécari. Bonpland Irourait que le même poison, acheté dans différents villascs, présentait de grandes
différences J'ai mis en contact le Curare le plus
actif avec les nerfs cruraux d'une Grenouille, sans apercevoir aucun changement sensible, en mesurant le degré d'irritabilité des organes au moyen d'un arc formé par des métaux hétérogènes. Biais les expériences galvaniques ont à peine réussi sur les Oiseaux, quel- ([ues minutes a lires que je les avais tués par une flèche empoisonnée. Ces observations offrent de l'intérêt, si l'on se rappelle que la solution de l'Upas-Ticuté, versé sur le nerf sciatique, ou insinué dans le tissu du nerf, ne produit aucun effet sensible sur l'irritabilité des organes par le contact immédiat avec la substance médullaire. Dans le Curare, comme dans la plupart des autres Strycbnées, le danger ne résulte que de l'action du
poison sur le système vasculaire C'est une opinion
très-générale dans les missions qu'il n'y a pas de guérison possible si le Curare est frais, bien concentré, et qu'il ait séjourné longtemps dans la plaie, de sorte qu'il soit entré abondamment dans la circulation. De tous les spécifiques qu'on emploie sur les bords de l'Orénoque, et, selon Leschenault, dans l'archipel de l'Inde, le plus célèbre est le muriate de Soude. On frotte la plaie avec ce sel, et on le prend intérieurement. Je n'ai eu par moi-même aucune preuve directe et suffisamment convaincante de l'action de ce spécifique, et les expériences de Delileet Magendie prouvent plutôt contre l'utilité de son emploi. Sur les bords de l'Amazone, on donne parmi les antidotes la préférence au sucre, et comme le muriate de Soude est une substance à peu près inconnue aux Indiens des forêts, il est probable que le miel d'Abeilles et ce sucre farineux que transsudent les Bananes séchées au soleil, ont été anciennement employés dans toute la Guiane. C'est en vain qu'on a tenté l'Ammoniaque et l'eau de Luce contre le Curare On peut impunément blesser des animaux avec
des flèches empoisonnées lorsque la plaie est bien ouverte, et que l'on retire la pointe enduite de poison immédiatement après la blessure. En appliquant dans ce cas le Sel ou le Sucre , on est tenté de les prendre pour d'excellents spécifiques. Les Indiens qui ont été blessés à la guerre par des armes trempées dans du Curare, nous ont décrit les symptômes de l'empoisonnement comme entièrement semblables à ceux que l'on observe dans la morsure des Serpents. L'individu blessé sent des congestions vers la tête; des vertiges le forcent de s'asseoir parterre; il a des nausées; il vomit ù plusieurs reprises; et, tourmenté par une soif dévorante, il éprouve un engourdissement dans les parties voisines de la plaie. »
CURARINE. BOT. Nom donné à l'Alcaloïde obtenu de l'analyse chimique du Curare qui fait l'objet de l'article précédent. Cet Alcaloïde , tel qu'il a été observé jusqu'à ce jour, est en petites masses amorphes , cornées,
jaunâtres, amères, déliquescentes, solubles en toutes proportions dans l'eau et dans l'alcool, insolubles dans l'élher et dans l'essence de térébenthine. De tous les réactifs que l'on a mis en contact avec la Curarine le tannin est le seul qui l'ait précipitée; elle neutralise les .\cides, et forme avec eux des Sels que tout porte à regarder comme incrislallisablcs. Pour l'obtenir on traite par l'alcool le Curare ou poison des Indiens, préalablement pulvérisé. La li(iueur alcoolique évaporée après addition d'eau, filtrée, décolorée parle charbon animal, est mêlée avec une infusion de >'oix de galle. Le précipité est dissous dans de l'eau chargée d'acide oxalique, el la dissolution, mise en contact avec un excès de Magnésie, est filtrée et évaporée. La Curarine reste isolée.
COr.ASSO. OIS. Synonyme vulgaire de Hocco.
CURATARI. BOT. Même chose que Couratari.
CURATELLE. Ciiratetla. bot. Genre de la famille des Dilléniacées de De Candolle. Les caractères de ce genre établi par Linné, sont : un calice persistant, composé de quatre à cinq sépales arrondis; élamincs fort nombreuses et hypogynes; pistils au nombre de deux; ovaires arrondis, soudés ensemble par leur côté interne et inférieur; chacun d'eux est surmonté d'un Style filiforme, que termine un stigmate petit et capité; fruit composé de deux capsules uniloculaires, contenant chacune une ou deux graines ovoïdes el lisses; elles s'ouvrent en deux valves par leur côté interne.
Ce genre ne présente jusqu'ici que deux espèces, Citratclla Americana, L., Aubl. Guian. 1, p. 579, t. 232, et Curatella alata, Ventenat, Choix de PL, p. 40, t. 49; elles sont originaires des forêts de la Guiane et constituent des arbustes à feuilles alternes, à pétioles ailés, et à fleurs disposées en grappes ou en panicules.
Curatelle u'Amériqde. Curatella Americana , h. Arbrisseau de sept à huit pieds d'élévation; son tronc est tortueux; ses feuilles alternes courlement péliolées, ovales, sinueuses sur les bords, extrêmement rudes des deux côtés. Aussi dans le pays s'en sert-on pour polir les vases de Métal.
Curatelle ailée. Curatella alata, Vent. Choix de PI., tab. 49. Vulgairement Acajou bâtard. Arbre de moyenne élévation; feuilles grandes, alternes, rapprochées, ovales, arrondies à leurs deux extrémités, rudes, plissées, sinuées à leurs bords, pubescenteset ronssâtres en dessous; pétioles munis de chaque côté d'une aile coriace, distinguée de la feuille ; Heurs disposées en une panicule terminale, droite, peu étalée. De Cayenne.
CllRCAS. bot. C'est le nom spécifique du Médicinier calhartique, 7a?ro/)/io de Linné. Comme cette espèce, ainsi que plusieurs autres, offre deux enveloppes, dont l'ime intérieure pétaloïde, quelques auteurs ont proposé d'en faire un genre distinct , auquel Adanson donne le nom de Curcas, qui se trouve ainsi synonyme de Custiglionia de Ruiz et Pavon. Celui de Jatroplia serait alors réservé aux espèces dépourvues de corolle.
CURCULIGINE. bot. f^. CcRct3Lico.
CLRCULIGO. bot. Ce genre a été établi par Grrrlncr (de Fruct., vol. 1, p. 63) sur une plante que Runiph avait figurée dans l'Herbier d'Amboine, vol. ,'>, t. 34, fig. 1. Brown a ainsi exposé ses caractères : périantlie
persistant, siipère, dont le tube est scudéavec le style; limbe à six divisions planes et caduques; six élamines; ovaire triloculaire, à loges polys|iernics, surmonté d'un seul style et de trois stigmates adnés aux angles du style ou rarement séparés. Le finit est une sorte de baie oblongue, couronnée par le tube du périanlbe, renfermant des graines distinctes de la pulpe, remarquables par leur ombilic latéral et en forme de petit bec. C'est ce véritable ombilic que Gœrlner appelle Processus corneus lateialis, et qui, en raison de sa ressemblance avec une mandibule de Charanson (Cmcciilio)^ a servi d'étymologie au nom générique. Ce genre, voisin de VHypoxis et non du GethylUs, ainsi que semblerait l'indiquer la synonymie d'une espèce de ce dernier, a été placé par Brown, dans un groupe qui tient le milieu entre les .\maryllidées et les Asphodélées; il appartient d'ailleurs à l'Ilexandrie Monogynie, L. Malgré les observations de Robert Brown (loc.cit., p. 290), qui établissent positivement que les genres Curculigo et Campytiema , Labill., sont essentiellement distincts , Sprengel les a crus identiques. Les espèces de ce genre, au nombre de cinq, sont toutes indigènes du Bengale et des autres grandes conliées du continent de l'Inde. Le Curculigo orchiokles , Gœrt., Orchis Jmboinica, Ruinpb, a été figuré de nouveau dans la belle Flore de Coromandel, tab. 15, par lîoxbourg. On cultive cette plante en Anglelerre, ou du moins elle est mentionnée dans VHorlus kcwensis, ainsi que les Curculigo brevifolia, Curculigo latifolia, Curculigo recurvala et Curculigo plicata; mais quelques auteurs ont rapporté cette dernière au genre Gethyllis. L'espèce de la Nouvelle-Hollande, décrite par Brown, est le Curculigo ensifolia.
CURCULIO. INS. F. CnARAKSOiv.
CURCUMA. EOT. Genre de la famille des Cannées de Jussieu ou des Scilaminées de Brown, Monandrie Monogynie, établi par Linné, avec les caractères suivants : périanlhe double -. l'extérieur à trois divisions courtes; l'intérieur campanule, trifide; labelle trilobé; anthère double, portant deux sortes d'éperons; lilet de l'élamine pétaloïde et trilobé; stigmate crochu. Les fleurs sont disposées en épi très-dense, sur une sorte de hampe qui s'élève de la racine. Celle-ci est charnue et tubéreuse. Deux espèces indigènes des Indes -Orientales composaient originairement ce genre; et, parce que leurs racines ont une forme générale fort différente, Linné avait nommé ces plantes Curcnma loiiga et Curcuma rotunda ; mais , selon Roscoë ( Trans. Linn. Soc, vol. viii, p. 351), cette dernière doit être rapportée au genre Kœmpferia ; et comme il existait déjà un Kœmpferia rotunda, L., le nom de Kœmpferia oralu lui a été substitué. Le déplacement de celte plante explique les différences du caractère générique, donné par Linné; car Roscoë et Dryander pensent qu'il a été établi sur le Curcuma rotunda. Quant aux vrais Curcuma , leur nombre s'est accru depuis quelques années de toutes les espèces nouvelles, décrites par Roxbourg, dans la Flore de Coromandel. Roscofi n'en avait mentionné que trois, savoir; les Curcuma longa, Curcuma Zedoaria et Curcuma montana.
Le CuRccuA l,o^G, Curcuma louga, a des feuilles
lancéolées, longues de plus de trois décimèlres, glabres, à nervures latérales obliques et engainantes à la base. Du milieu de ces feuilles nait un épi court, gros, sessilc et imbriqué d'écailles qui soutiennent chacune deux fleurs environnées de spathes à leur base. Rbéedc (Ilort. Malabar. 2, t. 10) et Jacquin (llist., vol. 5, t. 4 ) ont tîguré cette plante. Sa racine a une saveur ûcre, un peu amère; son odeur est pénétrante; en un mol elle est très-analogue aux autres racines des plantes de la même famille, telles que le Gingembre, la Zédoaire, le Galanga, et jouit comme elles, mais à un plus faible degré, de propriétés stimulantes. Mais considérée comme substance tinctoriale, cette racine devient très -précieuse. Le principe colorant qu'elle contient, est le jaune orangé le plus éclatant qu'on connaisse, mais qui malheureusement n'a point de lïxité. Cependant on l'emploie quelquefois pour dorer les jaunes de gaude, et donner plus de feu à l'écarlate. Comme ce principe est soluble dans les corps gras, les pharmaciens en font usage pour colorer leurs huiles, pommades et cérals. Elle sert aussi à préparer le papier d« Curcuma, réactif extrêmement sensible, et qui décèle la présence des alcalis, par la nuance rouge qu'il prend à l'instant même. Pelletier et Vogel ont fait l'analyse de cette racine connue dans le commerce sous le nom de Terra Mérita. Ils y ont trouvé, en outre de la matière colorante qu'ils regardent comme d'une nature particulière et préscnlant quelque analogie avec les Résines : l» une substance ligneuse, 2» de la fécule amilacée, •"" une matière brune exlractive, 4» une petite quantité de Gomme, 5» une huile volatile très-âcre, et G» un peu d'Hydrochlorate de Chaux.
De Candolle, dans son Essai sur les propriétés des végétaux, fait remarquer que la plupart des plantes exotiques, riches en matière colorantejaune, ont été nommées improprement Safran par les voyageurs, et Curcuma par les Arabes, de même que les uns et les autres ont confondu, sous les noms de Gingembre et de Galanga, les Cannées acres et amères, ce qui a fort embrouillé la nomenclature de cette famille.
CURCUMACÉES. Curcumaceœ. bot. Cette famille de plantes Phanérogames monocotylédonées, établie par Dumortier, correspond à la famille des Scytaminées de Robert Brown ou à celle des Araomées zingibéracées de Richard.
CURCURITO. BOT. Nom d'un Palmier qui croit sur les bords de l'Orénoque.
CUREDENT D'ESPAGNE. DOT. Nom vulgaire du Dau - CHS yisnaga, L. y. Visnage.
CCRE-OREILLE. iNS. et bot. L'un des noms vulgaires des Forficules, étendu à une espèce de Champignon du genre Hydne, Hydmtm auriscalpium.
CURET. bot. On donne ce nom, dans quelques provinces de la France, aux Laiches,aux Perles ainsi qu'aux Charagiies dont on se sert pour nettoyer ou récurer les casseroles à cause de leur rudesse.
CURIMATE. Curimata. (IcuriiYOL.) Genre de Poissons de la famille des Dermoptères, établi récemment par Cuvier, aux dépens de celui des Salmones des autres icbthyologistes. Il le place dans la première famille de ses Poissons malacoptérygiens
.'ibdominaux. Il présente les caractères généraux des CoRÉGONES {y. ce mot), el est reconnaissable aux signes suivants : bouche petite; première dorsale aii-tlessHs (les catopes; dents nulles ou variables aux mâchoires, toujours inities sur la langue; quatre ou cinq rayons seulement aux ouïes; vessie natatoire divisée par un étranglement ; cœcums nombreux. On distinguera aisément les Curimates des CoRÉGuNES, des Truites et des Osmères, par le nombre des rayons branchiaux, qui s'élève chez ces trois genres, de sept à onze; des Anostomes, d'après la position de la bouche; des Serra-Salmes, qui ont le ventre tranchaiit et dentelé en scie, etc. (F. ces mots et Dermoptèhes).
LeCcRiMATE ÉDENTÉ, Curimota edenlulus; Characinus cyprinoides , Lacépède ; Salmoiie carpeau , Daubent., Bonnaterre; Salmo cxprinoides, Lin.; Salmone édenlé, Bloch, 380. Nageoire caudale fourchue; mâchoires sans dents; dos élevé et arrondi; dorsale trèshaute; tête comprimée et dénuée de petites écailles; museau arrondi; lèvres charnues; langue douce; deux orifices à chaque narine; trois pièces ù chaque opercule; ligne latérale droite; écailles molles; dos brunâtre; ventre et côtés argentés; nageoires rougeàtres. Taille de huit à dix pouces. Ce poisson, dont la chair est fort estimée, habite Surinam. Bloch a fait deux espèces distinctes du Salmo edentulus et du Salmo cxprinoides. Il paraît que c'est à tort.
Le CrRiMATA, Curimata unimacîilatus , Salmo unimaculatus, Bloch, 381, fig. 3; Characinus curimata, Lacépède; Curimata, Marcgrave, 156. Nageoire caudale fourchue; mâchoire supérieure un peu avancée; un seul orifice à chaque narine; une tache noire sur la ligne latérale, très-près des catopes; dents supérieures petites, tranchantes et dentitfulées; dos brunâtre; ventre argenté; nageoires grises. Taille, de quatre à cinq pouces. Ce Poisson vit dans les eaux douces, et spécialement dans les lacs de r.\raérique méridionale. Sa chair est blanche, feuilletée et très-délicate.
Le CtiRiMATE Frédéric, Curimata Friderici; Characinus Friderici, Lacép.; Salmo Friderici, Bloch,
378. Nageoire caudale fourchue; de petites écailles à la base de l'anale ; trois taches noirâtres de chaque côté entre l'anus et la caudale; tète petite, sans écailles; lèvres grosses; mâchoires égales; six dents allongées, inégales, tranchantes, dirigées obliquement en avant, comme dans les Balistcs, à la mâchoire inférieure; huit dents petites et pointues ù celle d'en haut, et placées au-devant d'une petite verrue; un double orifice à cha- (|ue narine; la partie antérieure du dos élevée; la ligne latérale courbe; un appendice à chaque catope; écailles grandes; teinte générale d'unjaune argentin; dos nuancé de violet; nageoires jaunes el bleues. De Surinam.
Le CuRiMATE A BANDES, Curimata fasciatus; Characinus fasciatus, Lacépède; Salmo fasciatus, Bloch,
379. Nageoire caudale en croissant; mâchoires égales; deux orifices à chaque narine; dos caréné; un appendice près de chaque catope; lèvres fortement plissées à leur face interne; base des nageoires dorsale et caudale écaillcuse; dents aiguës; les deux antérieures de la mâchoire inférieure plus longues. Taille, d'un pied environ. De Surinam.
CURINILE. Curunila. bot. La plante décrite et figurée sous ce nom dans Khéede, parait appartenir à la famille des Apocinées; on voit seulement que c'est un arbrisseau à lige Bexihie el presque grimpante, dont les feuilles sont simples et opposées, les pédoncules axillaircs et multiflores; les fleurs ont cinq pétales, cin<[ étaminesetun ovairelibre, qui devient un fruit oblong, contenanl une seule noix.
CLRITIS. BOT. Synonyme ancien de Verveine.
CUKLU.ois. L'un des noms vulgaires du Courli. F. ce mot.
CURMA. BOT. /'. Chdmar.
CURMASI. BOT. Synonyme de Cerisier Laurier-Cerise.
CUKOUGE. OIS. Syn. vulg. de Merle huppé, Turdua Cafer, L. F. Merle.
tURRADA PALA. BOT. Syn. de Nerium antidyssentericum, L. F. Wrichtie.
CURRECOU. OIS. Synonyme vulgaire de Hocco.
CURRUCA. BOT. Espèce du genre Sylvie. F. Sylvie