‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 37 sur 65 · BABILLARDE · texte numérisé non relu

BABILLARDE

CURRllS. POIS. Synonyme ancien de Picarel.

CURSA. OIS. L'un des noms vulgaires du Proyer. Emberiza miliaria. A'. Brcamt.

CURSORES. OIS. F. CouREi-RS.

CURSORIPÈDES. OIS. On désigne quelquefois sous ce nom, les Oiseaux dont le pied façonné pour la course n'est, comme celui de l'Autruche, composé que de doigts antérieurs, et au nombre de deux ou de trois. Ils sont peu nombreux.

CURSORIUS. OIS. F. CocRE-ViTE.

CURTIE. Curtia. box. Genre delà famille des ScUrophularinées, auquel Chamisso assigne pour caractères : calice persistant, ù cinq découpures profondes, égales et pointues; corolle hypogyne, régulière, campanulée, décidue, avec son limbe divisé en cinq lobes; cinq étaniines presque égales, incluses, insérées vers la base de la corolle; capsule cylindrique, comprimée, aigud, marquée de chaque côté d'un sillon longitudinal, biloculaire, bivalve au sommet, renfermant une multitude de trèspetites graines. La Curtie Gentianoide, l'iniique du genre, Curtia genlianoides, Schl., Sabattia verticillata, Spr., est originaire du Brésil; c'est une plante de moyenne élévation; à tige très-simple, à feuilles verticillées, sessiles, réfléchies, oblongues; à Heurs réunies en corymbe terminal.

CURTISIE. Curlisia. bot. Deux genres ont été établis presque à la même époque, sous le nom de Curtisia, l'un par Schreber dans son Gênera Plantarum, publié en 1790; l'autre par Alton dans VHort. Keto. Le genre fondé par Schreber fut reconnu pour une espèce de Zanthoxylum, auquel on donna le nom de Zanthoxylum simplicifolium; en sorte qu'il ne resta plus que le genre Curtisia établi par Alton. Ce genre avait été créé pour un arbre originaire du cap de Bonne -Espérance, (|ue Burmann avait décrit et figuré dans ses Décades Plant. Jfric, p. a-îB, t. 82, sous le nom de Sideroxylon. On va voir combien on avait mal décrit ce genre, el combien sa structure était imparfaitement connue : aussi avait-il été impossible d'assigner rigoureusement sa place dans la série des ordres naturels.

eus

Ciirtisia faginea , Larak., 111. gen. 1 , p. 295, t. 71, ou Sideroxylon, Burm., Dec. Plant. Afr., p. 235, t. 82. C'est un grand arbre à rameau.\ opposés, à feuilles simples, péliolées, coriaces, dentées, glabres en dessus, légèrement pubescentes en dessous, surtout dans les feuilles qui garnissent les jeunes rameaux. Les fleurs sont extrêmement petites, disjiosécsen panicule rameuse et terminale, dont les ramifications sont tomenteuses. Le calice est turbiné à sa base qui adhère avec l'ovaire infère; son limbe est à quatre segments scrai-ovales, aigus, pubescents en dehors, ainsi que le tube qui est strié longitudinalement. Les pétales, au nombre de quatre, sont ovales, aigus, sessiles, un peu plus longs que les segments du calice; les quatre étamines, alternant avec les pétales et un peu plus courts qu'eux, ont leurs filets subulés et glabres, leurs anthères introrses, globuleuses, didymes, à deux loges, s'ouvrant par un sillon longitudinal ; le style est court, glabre, se terminant par un très-petit stigmate quadrilobé; le sommet de l'ovaire, qui en est la seule partie saillante au fond de la fleur, est hérissé de poils laineux. Coupé en travers, cet ovaire offre quatre loges contenant chacune un seul ovule attaché à son sommet. Le fruit est une dru|ie ou mieux un nuculaine ovoïde, allongé, strié longitudinalement, offrant, vers son sommet, un petit rebord formé par les quatre dénis du limbe calicinal ; il contient dans son intérieur, un seul noyau osseux, à quatre loges monospermes. La différence essentielle et de la plus haute importance, «lui existe enlie celte description et celle de tous les auteurs, c'est que tous, d'après Lamarck, décrivent le calice comme inférieur, et par conséquent l'ovaire libre, tandis que réellement il est infère. 11 devient dès lors assez facile d'assigner la place de ce genre dans la série des ordres naturels. Il a la plus grande affinité avec le genre Cornus, et vient se placer dans le groupe désigné par Richard, sous le nom d'Hédéracées (/-'.Botanique médicale, 2" partie, p. 449). En effet, le caractère essentiel de cette petite famille, qui semble former le passage entre les Caprifoliacées et les Araliacées, consiste dans son ovaire infère, à plusieurs loges uniovulées, dans sa corolle polypélale, et dans son fruit charnu, contenant un ou plusieurs noyaux. Or, ces caractères existent tous dans le genre Ctirtisia.

CUUTOGYNE. Curtogyne. bot. Haworth , dans son ouvrage intitulé ; Révision des Plantes grasses, etc., forme un genre distinct des Crassula unilala et Crassula undiilata, auquel il donne le nom de Curtogyne. Ce genre, de la famille des Crassulacées, a pour caractères : calice à cinq divisions, beaucoup plus court que la corolle, celle-ci concrète à sa base, et partagée en cinq pétales; cinq élamines; cinci petites écailles; cinq ovaires cylindriquement oblongs, gibbeux au sommet. On voit que ces caractères sont peu expressifs et qu'ils conviendraient beaucoup mieux à une simple section du genre Crassula. Néanmoins De Candolle les a adoptés comme génériques.

CURTONEVRE. Curtonevra. ins. Diptères; Macquarl a établi ce genre dans la famille des Muscides, en lui donnant pour caractères : épistome peu saillant ; antennes n'atteignant pas l'épistorae; troisième article

au moins triple du deuxième; style plumeux; cellule médiasline des ailes dépassant un peu la base de la première postérieure; celle-ci ordinairement assez ouverte à l'extrémité de l'aile, à nervure externo-raédiaire, conve.xe en dedans. L'auteur a formé ce genre des Mouches de Meigen , dont la première cellule postérieure des ailes est peu rétrécie postérieurement, et à nervure externo-médiaire convexe; il en décrit douze espèces qu'il a observées soit dans les habitations, soit dans les jardins.

CcRTONEVRE DES PATCRAGES. Curtotievra pabtilorum. Cendrée; face et côtés du front argentés; bande frontale noire; palpes ferrugineuses; antennes noires; base du troisième article ferrugineuse; thorax à lignes noires; extrémité de l'écusson ferrugineuse; abdomen marqueté de noir; pieds noirs; ailerons blancs; ailes presque hyalines. Taille, quatre lignes.

CURTONOTE. Curtonolus. iRS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, proposé par Slephens, mais qui correspond au genre Leirus, déjù établi par Zimmerman. f^. Leire.

CURTOPOGON. BOT. F. Aristide.

CDRTURADA. OIS. Syn. de Perdix Colin Tocro.

CURUPITA. BOT. Même chose que Couroupita. V.

COUROnPITE.

CURDRU. BOT. Synonyme de Paullinie.

CURVANGIS. BOT. C'est ainsi que Du Petit-Thouars (Hist. des Orchidées des îles australes d'Afrique, t. 56) désigne VJtigrœcum recurvum , plante qu'il place dans le groupe des Angorchis, et qu'il caractérise par l'éperon du labelle plus long que le pédoncule et coudé. Elle fleurit au mois de février, dans les îles de France et de Mascareigne, où Du Petit-Thouars l'a découverte. Ses feuilles sont rapprochées, rubanées et bilobées.

CURVATIF. Curcativus. bot. De Candolle nomme Curralives les feuilles roulées, mais d'une manière assez peu sensible à cause du peu de largeur qu'ont ces feuilles.

CURVEMBRIÉ. bot. Se dit de l'embryon quand les cotylédons sont appliqués contre la radicule.

CURVINERVE. bot. On dit les feuilles Curvinerves quand les nervures sont courbées dès leur base et se dirigent uniformément jusqu'au sommet.

CURVIROSTRE. Curvirosira. ois. F. LoxiE.

CUSARDUS. OIS. Syn. ancien d'.Uouette Cochevis.

CUSCO. OIS. Synonyme de Hocco.

CUSCUS. MAM. F. Ccsos.

CUSCUTACÉES. Ciisculaceœ. bot. Famille établie parDumortier, pour le genre Ci(«c«ta jusqu'alors confondu parmi les Convolvulacées, et qui en diffère par sa corolle marcescente, son ovaire garni d'appendices frangés, et son embryon acolytédone. Elle offre les caractères suivants : calice monosépale, à quatre ou cinq divisions; corolle monopétale, régulière, insérée sur le réceptacle et marcescente, à limbe 4-5-flde; élamines isomères; ovaire biloculaire, dont les loges renferment deux ovules dressés; semences albumineuses; embryon acotylédone, spirale, périphérique.

CUSCUTE. Ctiscuta. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, Pentandrie Digynie, L. Caractères : calice monosépale, à cinq, très-rarement à quatre lobes

eus

profoiids; corolle moiiopélale, sulicarapanulOe ou (jlol)Uleuse, à cinq lobes étalés, garnie intérieurement, et vers sa hase, de cinq ap|ieiulices découpés en forme de Feuilles d'Acanllic, et recourbés sur le pistil; les étamines, au nombre de cinq, sont insérées à la base de chacune des incisions qui partagent le limbe de la corolle; leurs filets sont dressés, à i)eu près de la longueur des divisions de la corolle; les anthères sont introrses, fi deux loges; l'ovaire est globuleux, déprimé, légèrement slipité à sa base; il est à deux loges qui contiennent chacune deux ovules ascendants; supérieurement il est bilobé et se termine par deux styles qui se changent bientôt en deux stigmates cylindriques. Le fruit est une capsule globuleuse ou déprimée, à deux loges et à deux graines, et qui s'ouvre par une scissure circulaire et transversale. Cette capsule ou pyxide est entourée des enveloppes florales, qui sont persistantes. Les graines sont globuleuses , à surface tuberculée; elles contiennent, dans l'intérieur d'un cndosperme charnu, un embryon roulé plusieurs fois sur lui-même en spirale. Cet embryon présente un caractère fort remar(|uable : son extrémité cotylédonaire est parfaitement indivise, en sorte que l'embryon est monocotylédoné et non acolylédoné, comme on le dit généralement. A l'époque de la germination, celte extrémité supérieure s'allonge en un filet grêle, qui forme la gemmule. Les fleurs, dans toutes les espèces, sont petites, blanchâtres, formant des sortes de petits fascicules à l'aisselle d'une très-petite écaille qui tient lieu de feuille.

La Cdscute coviyiwE, Cuscuta Huropœa , L., se trouve dans les pressées, dans les bois taillis, dans les prairies artificielles, et surtout dans celles de Luzerne. Elle vit en parasite sur ces végétaux qu'elle finit par étouffer et faire périr. Ses tiges sont grêles, filiformes, tout à fait dépourvues de feuilles; elles sont volubiles de droite à gauche; les fleurs sont blanches, réunies au nombre de douze à quinze à l'aisselle d'une écaille fort petite. Le premier développement de cette plante parasite est fort remarquable : ses graines germent sur la terre; leur radicule s'y enfonce; leur gemmule, sous la forme d'un petit filament, s'élève; et aussitôt qu'elle a rencontré une autre plante, elle s'enroule autour d'elle, s'y cramponne au moyen de petits suçoirs. Dès lors elle ne tire plus aucune nourriture de la terre; elle vit entièrement aux dépens du végétal sur lequel elle est implantée, et bientôt sa tige se sépare de sa racine et ne conserve aucune communication avec le sol.

La Cuscute nu TnïJi, discuta Epithymiim , que Linné ne considérait que comme une simple variété de la précédente, avait été distinguée par les anciens. Dioscoride et Pline l'ont mentionnée sous le nom ù'Epithymum. Elle est plus petite que la première, et s'en distingue surtout par ses fleurs entièrement sessiles, tandis que, dans la Cuscute commune, elles sont légèrement pédonculées, et par ses corolles à quatre divisions seulement. Elle vient sur le Thym, le Serpolet, la Bruyère, le Chanvre, etc. Elle est, ainsi que la précédente, fort dangeieuse pour les champs de Luzerne, de Chanvre, de Lin, etc., lorsque ses plantes viennent â

les attaquer En effet, elles s'y répandent avec une effrayante rapidité, et font périr tous les pieds qu'elles enroulent. Le seul moyen de s'opposer aux progrès du mal, c'est de faucher ras de terre les places infestées, ou d'arracher les plans lorsqu'ils sont annuels. Par ce procédé simple, on s'oppose à la multiplication de la plante par le moyen de ses graines.

Un grand nombre d'espèces de Cuscutes croissent dans l'Amérique méridionale. Outre le Cuscula Anierkaiia décrit par Linné, Ruiz et Pavon en ont fait connaître deux espèces, CiisculacoiymbosaetCiisculaodorata. Dans leur magnifique ouvrage (Nova Gênera et Species Ain.), Humboldt, Bonpland et Kunth ont fait connaître sept espèces nouvelles, savoir : discuta floribunda, discuta fœlida , discuta gramli/lora , discuta gravcolens, Cuscuta obtusiflora, discuta Popaxensis,el Cuscuta vi/ibellata; enfin U. Brown, dans son Prodrome, a décrit deux nouvelles espèces observées par lui à la Nouvelle-Hollande, ce sont les discuta australis et discuta carinata.

CUSOS oc CUSCUS. MAM. On a désigné sous ces noms, de petits animaux des Moluques dont on n'a donné que de très-vagues descriptions, et qui paraissent être des Phalangers. Ils ont la taille de jeunes Lapins, vivent sur les arbres où ils se nourrissent de fruits; leur poil est épais, crépu, rude, grisâtre, et leur odeur désagréable.

CUSPA. BOT. Humboldt avait établi sous ce nom, un genre qui est devenu ensuite une espèce du genre Alsodée.

CUSPAIRE OD CUSPABIE. Cusparia. bot. C'est ainsi qu'on appelle, selon Humboldt, l'arbre qui fournil l'écorce d'Angusture vraie, et que cet illustre voyageur nomme disparia febrifuga. Willdenovv avait mentionné cet arbre sous le nom de Bonplandia trifoliata. et Richard en a donné une description et une figure extrêmement exactes et détaillées dans les Mémoires de l'Institut (Scienc. phys., année 1811, p. 82, t. 10), sous le nom de Bonplandia angostora; mais comme Cavanilles avait antérieurement donné le nom de Bonplandia ù un genre de la famille des Polémoniacées, Humboldt lui a depuis substitué le nom de disparia, qui rappelle celui <|ue l'arbre à l'Angusture porte dans le pays 0(1 il croît. Auguste de Saint-Hilaire (Mém. Mus., vol. 10), dans son Mémoire sur le Gynobase, a fait voir que le genre Cusparia de Humboldt ne différait en aucune manière du Galipea d'Aublet.

CUSPIDE. Cuspis. BOT. Petite pointe acérée, allongée et un peu roide.

CUSPlDÉ. Cuspidatus. bot. Se dit d'un organe dont le sommet se rétrécit insensiblement, et se termine par une pointe aiguë et dure.

CUSPIDIE. Ctispidia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie frustranée, L., établi aux dépens des Gorteria par Gsrtner (de Fructib. T. ii, p. 434) (lUi le caractérise ainsi : involucre ventru, conil)0sé d'écailles aiguës et piquantes : les inférieures plus courtes et étalées, les supérieures aciculaires et dressées; réceptacle alvéolé et couvert de paillettes; fleurons du disque hermaphrodites; demi-fleurons de la circonférence femelles et fertiles; akènes lisses, sur-

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