‹ Dictionnaire classique des sciences naturellesChapitre 44 sur 65 · DÉLIE · texte numérisé non relu

DÉLIE

DEMETRIAS. bot. Synonyme ancien de Verveine.

DÉMÉTKIE. Demetrias. ins. Genre de Coléoptères Penlamères, établi par Bonelli aux dépens des Lébies, dont il se distingue par un corselet longitudinal ou à diamètres presque égaux, par une tète étrécie, prolongée postérieurement, et parle pénultième article des tarses bilobé. Ce genre correspond ifGener. Crust. et Ins. T. 1, p. 192) à une division des Lébies, qui a |iour type le Carabus atricapitlus de Linné, réuni d'abord aux Lébies par LatreiUe { Règ. Anim. de Cuv.). Les Démélries eu ont été distingués (Hist. nat. et Icon. des 1ns. Coléopl., l'^liv., p. 77) conjointement avec les genres Cyniinde , Dromie , etc. , qui tous ont des tarses dentelés en dessous, el appartiennent à la division des Carabiques à étuis tronqués (Truncalipennes).

DEMI-AIGUETTE. ois. Synonyme de Héron bleuâtre, à ventre blanc.

DE.MI- APOLLON, ns. Espèce de Lépidoptère, qui appartient an genre Parnassien.

DEMI-BEC. POIS. r. EsocEct Hémir.vjiphe.

DE.MI-DEUIL. lus. (Engramelle.) Synonyme de Papilio Galathea, espèce de Lépidoptère du genre Satyre.

DEMI -DIABLE, iss. Kom vulgaire .sous lequel Geoffroy a désigné une espèce d'Hémiplère du genre Membrace.

DEMIDIER. Dsmidium. bot. Genre de la famille des Synanlbérées, tribu des Senccionides, établi par le professeur De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule multillore, monoïque; Heurs du rayon femelles, filiformes et |>lacées sur plusieurs rangs; celles du disque en petit nombre, mâles, lubuleuses el à cinq dents; réceplacle plan, nu; involucre campanule, formé d'une ou deux rangées d'écaillés; akènes chauves ; ceux du rayon oblongs, tétragones, avec quelques poils Irèspelits et disséminés; ceux du disque très-minces et avortés. Le Demidier filaginé, Deniidium fitagineutn, est une plante herbacée à plusieurs tiges très-courtes et très-mollement velues, ayant l'aspect de notre filage; ses feuilles sont alternes, linéaires, aiguds; les capitules sont pelils, bruns, presque sessiles, ramassés au sommet des tiges ou dans leurs aisselles. On l'a trouvée à Madagascar.

DEMIDOFIE. Z)em/</o/îfl. bot. F. DicnoRDRE.

DEUIDOVIE. Demidovia. bot. Le Paris incompleta de Marschall Bieberstein a été converti en un nouveau genre par Fischer de Goreuki, et nommé Demidovia polyplixlla. l' . Parisette.

DE.Ml-FLEir.ON. Semiflosciitus. bot. Lorsque dans la vaste famille des Synanlbérées, la corolle de chacune des petites tleurs est dtjelée de colé, de manière à former une languette latérale , tronquée cl diversement déniée à son sommet, chacune de ces petites fleurs prend le nom de Demi -Fleuron, par opposition à celui de Fleuron, qu'on donne à ces fleurs lorsque leur corolle est tubuleuse. Dans la Chicorée, la Dent de Lion, etc., on a des exemples de Demi-Fleurons. Toutes les i)lanles ainsi composées uniquement de Demi- Fleurons, sont appelées Semi-Flosculeuses.

DE,M1-FLEUR0.\NÉES. bot. Synonyme de Semi-Flosculeuses.

DEMI-LUNE. OIS. Synonyme vulgaire de Mouette cendrée. ^. Mauve.

DEMI-LUNE. POIS. Espèce du genre Spare.

DEMI-MÉTAUX, mis. On donnait anciennement ce nom aux Métaux fragiles ou cassants, tels que l'Antimoine, le Manganèse, le Cobalt, qui se brisent au lieu de se laisser étendre sous le marteau. F. .Métal.

DEMI- MUSE.au. pois. Synonyme vulgaire d'Ésoce petit Espadon.

DEMI-OPALE. MIN. r. Ouarti-Réswite.

DEMI- PALMÉ. OIS. Espèce du genre Bécasseau. Tringa semi-palinnla. V . Bécasseau.

DEMI -PALMÉS. Les doigts des Oiseaux sont dits Demi Palmés, lorsqu'il n'y a que la moitié de leurs phalanges engagée dans une membrane.

DEMI-PAON. iivs. Espèce du genre Smérinlhe.

DEMOCÈRE. Dvmocerus. iris. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Leptuiètes, établi par Dejean qui lui assigne pour caractères : palpes filiformes; dernier article des maxil-

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laires presque cylindrique, et le même des labiales ovoïde; le troisième des antennes et les deux suivants dilatés à leur angle externe, courbes et soyeux, particulièrement dans les mâles; corselet en forme de trapèze, sans tubercules ni pointes sur les côtés, avec les angles postérieurs avancés. On n'en connaît encore qu'une seule espèce.

Democère bleue. Democerus cxaneus, Dejean; Stenecorus cxaneus, Fab.; Rhagium Cfaneiim, Schoon. Corps allongé, un peu conique, luisant, pointillé et chagriné; tête allongée, plane postérieurement, avec un sillon longitudinal; corselet raboteux, tronqué, un peu convexe, avec une impression dorsale, d'un bleu azuré, de même que l'écusson et les élylres; celles-ci, vues à la loupe, sont finement chagrinées et parsemées de petits poils noirâtres; les pieds sont d'un noir luisant , à reflets bleu-violet. De l'Amérique du Nord.

DEiMOCr.lTÉE. Democrilea. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par De Candolle qui lui a reconnu les caractères suivants : tube du calice turbiné, presque à cinq angles, le limbe divisé en cinq lobes lancéolés, aigus; fruit disperrae, contenu dans le tube du calice et caché par le péricarpe membraneux qui lui est adhérent ; semences libres, planes sur une face, convexe sur l'autre. Le Demociitea serrisoides est un arbuste de la Chine, à feuilles opposées, dont les pétioles s'élèvent en quelque sorte d'une gaine ou d'un fourreau assez court. Les fleurs se trouvent en faisceaux au sommet des branches.

DEMOISELLE, ois. Nom vulgaire de la Mésange à longue queue ; du Couroucou à ventre rouge, et du Troupiale doré.

DEMOISELLE DE NUMIDIE. ois. Espèce du genre Grue.

DEMOISELLE, pois. L'un des noms vulgaires du S(iuale Zigaene, employé aussi comme synonyme de Donzelle, de Cépole et de Labrus Jiilis. Ruysch l'applique à plusieurs petits Poissons d'Amboine.

DEMOISELLES. iNS. Nom vulgaire et collectif des Libellules.

DENDE. EQT. Synonyme de Ricin commun.

DENDERA. pois. Geoffroy de Saint-Hilaire a donné ce nom à un Poisson du Nil , qui paraît être le même que le Mormyre Anguilloïde de Linné, f^. Mormtre.

DENDKAGATE. min. F. Arborisation.

DENDliELLE. Dendiella. inf. Genre de Psychodiée, de la famille des Vorticellaires , établi par Bory aux dépens des Vorticelles de MUUer. Caractères : corps conique, s'ouvrant antérieurement en une bouche ou orifice nu, c'est-à-dire dépourvu de cirrhes ou autres organes ciliés, et termtné postérieurement par un pédicule qui tient à un système ramifié, formé d'une famille de plusieurs individus. Les Deudrelles diffèrent donc principalement des Convallarines en ce que leur corps au lieu d'être campaniforme, s'amincissant considérablement par sa base, imite un cône plus ou moins allongé, et parce qu'elles ne sont jamais solitaires. Elles forment conséquemment un passage plus marqué aux Polypiers sarcoïdes. L'absence de cirrhes les distingue suffisamment des Vorticelles proprement dites. Comme elles on les voit à une certaine époque de leur vie se

détacher de la sorte de petit arbuste dont elles sont provenues, el, s'échappant sous l'œil de l'observateur, nager librement dans la même eau qui les a vues longtemps comme prisonnières sur leurs tiges. Chaque individu devient alors un véritable propagule vivanl, qui va sans doute choisir la place sur laquelle il doit con- Iribuer ù la reproduction de l'espèce. Ces petits animaux habitent exclusivement les eaux; ils y sont parasites sur les Conferves. les Potamots, les Cératophylles et autres plantes aquatiques.

t Pédicules non contractiles.

Dendrelle de Lyngbte. DendreUa Lyngbyi, Bory ; EchinellageminalajLyns^./renl. Jlg.Dan.jit.^lO, pi. 70, f. D. Cette espèce où les mouvements sont si obscurs que Lyngbye l'a prise pour une plante, a d'abord été découverte dans les ruisseaux de l'île de Féroé où elle adhère entre les pierres des ruisseaux, en masses globuleuses de la grosseur d'un pois à celui d'une noix, et auxquelles le mucus d'un brun pâle qui les entoure donne un aspect Irémelliforme. Ses filaments , simples d'abord et se bifurquant ensuite, ne sont pas libres, mais confondus dans la mucosité qui les environne, s'y mêlent confusément, et n'y sont visibles qu'à l'aide du microscope. Dans cet état rien n'y indique la vie. C'est lorsque les corpuscules qu'ils supportent, viennent à se détacher, que ceux-ci nagent librement dans les eaux quoiqu'avec lenteur, et sans qu'on puisse deviner par quel mécanisme, puisqu'on ne distingue aucun organe l)ropre au mouvement. Avant de se séparer des filaments qui les supportent, on distingue dans les petites urnes des points ou globules d'un brun tendre, qui sont quelquefois disposés de manière à imiter la figure d'un 8. Alors l'orifice de ces urnes, au lieu d'être tronqué et comme ouvert, est obtus et parait fermé.

Dendrelle Géhinelle. i>e«(//eWa Geminella , Bory; Forticella Pyiaiia, MUU., Inf., p. 324, pi. 40, fig. 1 ; Syst. Nat. xiii, T. i, pars C, p. 3875; Vorticelle conjugale, Lamk., Anim. sans vert., T. ii, p. 50, n° 20; Encycl., Vers. 111., p. 74, pi. 25, fig. 1. Non-seulement cette espèce a été confondue par MUIler avec la suivante, mais sa synonymie, mal établie par ce savant, a besoin d'être rétablie. L'espèce de Pallas qu'on lui rapporte ne peut être Identique , puisque celle-ci est munie d'une paire de cirrhes de chaque côté de l'orifice. Celle de Roësel n'y convient pas mieux, puisqu'elle a également sou orifice cirrheux, que ses rameaux, fort nombreux, sont fascicules, que le corps n'est pas cylindrique, mais exactement pyriforme, el qu'elle habite sur des animaux vivants el non sur des plantes. En couvenant que la Vorticelle de Roësel ne convenait pas exactement à la sienne, MUUer, qui n'a pu voir exactement dans son Pjiaiia des cirrhes qui n'y existent effectivement pas, n'en a pas moins maintenu ce faux rapprochement. La Dendrelle Gémiiielle habite sur les Myriophylles, les Cératophylles el sur plusieurs Conferves; son pédicule, très-simple, assez long, libre et presque toujours solitaire, se fourche à l'exliémilé, et supporte deux urnes dont le pédoncule projn e égale à peu près la longueur, subcylindriques, ouvertes à leur extrémité qui est élargie en un orifice parfaitement rond et simple. Sa longueur totale est presque d'une ligne,

mais on ne peut cependant l'apcicovoir à l'oeil nu. Dekurelle STYr.i.\RioÏDE. Dciiilrella slxUarioides , Bory; Forliiella Pyraria, /3, Mdll., Inf., p. 325, pi. 46, fig. 2, 4; Encycl., Vers. 111., pi. 25, fig. 2, 4. Cette espèce confondue avec la précédente, quoique très-différente, l)al)ite aux mêmes lieux. Sa lige, filiforme, une ou deux fois dicliotome, n'est pas toujours couverte de ces petits corpuscules qu'y ont figurés les auteurs, et dont on a prétendu tirer un caractère. Les urnes sont géminées cl sessiles ù l'extrémité des bifurcations, un peu plus pyriformes que celles de l'espèce précédente; leur couleur est d'un jaunùtre un peu plus lirun, et l'on dislingue une ligne transparente dans l'axe, avec une sorte d'étranglement engorgé près de l'ouverture jusqu'à l'épo(|ue où celle-ci prenant un plus grand développement, l'urne a l'aspect d'un cornet au milieu duquel a disparu l'axe diaphane, mais où l'on aperçoit distinctement une cloison valvulaire et transverse. Il en existe des individus fort petits dont la tige simple ne porte qu'une paire d'urnes.

DEPionELLE DE MocGEOT. Deiiilretla Mougeotu.hory. Cette espèce, beaucoup plus petite et plus commune que les deux précédentes, vit éparse sur les filaments des Conferves en grande quantité. Son stipe, simple, muni d'un rameau tout au plus, porte des uines quel- (|uefois solitaires, plus souvent géminées, sessiles et divergentes. Elles paraissent vers leur ouverture, formées de quatre pièces ou petites valves qui forment quatre dents obscurément arrondies à l'orifice. Le mouvement ne s'y développe qu'ù la séparation des urnes qui alors nagent assez doucement au moyen d'un balancement. Cette Dendrelle semble se plaire à pénétrer, avec des Navicules et des Lunulines, dans les niasses muqueuses (|ue forme le genre Chaos. C'est là que Lyngbye en observa une espèce en la rapportant au règne végétal, sous le nom ù'EcItinella olicacea a, Tent. Âlg. Dan., p. 209, lab. 70, fig. c; espèce du même genre, qui a besoin d'élre mieux examinée pour être exactement décrite. En s'insinuanl dans le mucus du Chaos, les Dendrelles y perdent tout mouvement , ainsi qu'il arrive aux autres animalcules dont ce végétal rudimentaire est si souvent rempli et coloré.

Dendkelle Beruerine. Dendrella Beiberiua, Bory ; f'orticella Berberina, Encycl., Vers. 111., p. 79, pi. 26, fig. 10-17 {d'après Roêsel); Lamk. , Anim. sans vert., t. II, p. 31, n» 28. yorlicella Berberina, Gmel., Syst. Nat. XIII, 1. 1, pars 6 , p. 3876 ; f^orlicetla composita, L., Syst. Nat. xii, t. ii, p. 1319, n» 9; Brachionus herberi/ormis. Hall., Cl. Zoog., p. 103, n» 60 ; Psetido- Potypus berberiformis, Roês., Inf., m, p. 613, l. 99. Animalcules de figure d'Épine-Vinette, Lederm., t. ii, p. loi, pi. 88, fig. Q-s. Celte élégante espèce qui avait échappé à Muller, que Roésel a si bien figurée, et dont on a copié le dessin dans les ouvrages publiés depuis cet excellent observateur, croit dans les eaux des marais. Son pédicule, droit, simple, bifide, trifide, ou produisant plusieurs rameaux fascicules, s'élargit vers l'insertion des urnes qui ont en tout la forme de la baie du Vinettier. Ces cai)itules, parfailement ovoïdes et tronqués, présentent un orifice arrondi, muni d'un rebord en forme d'anneau dépourvu de séries. Ils pré-

sentent dans leur centre et ù travers leur transparence jaunâtre un corpuscule blanchi\lre, arrondi, d'autant plus distinct que le capitule plus avancé en Age est prêt à se détacher du stipe qui le supporte. Ces capiliilcs se détachent bientôt pour s'échapper et nager dans le fluide au milieu duquel ils ont végété. Les stipcs ilemeurent alors abandonnés, élargis en cornets paies, qui conservent durant quel<|ue temps l'aspect d'un duvet conferviforme, blanchâtre.

Dendrei-ie de Baker. Dendrella Bakeri , Bory; Clustring Polypes, Baker, Etnpl. Micr., pars 2, p. 338. pi. 12, fig. 6-7. Celle espèce forme dans les eaux douces de petits arbustes dont le tronc, montant, rigide et assez épais, se divise en petits rameaux dont chacun porte de quatre à six capitules dont la forme est absolument celle d'une pipe; l'orifice est très-ouvert, muni d'un petit rebord en forme d'anneau. Au temps de la maturité ces capitules se détachent pour nager libremenl; ils prennent la forme d'un petil godet arrondi par la pallie postérieure ; leurs mouvements sont assez rapides. Dans cet état on dirait un être tout différent dont on serait tenté de faire une Urcéolaire sans poils si on la trouvait isolée et loin de la tige qui la produisit, sous le porte-objet du microscope. ■j-f Pédicules subcontortiles.

Deivdrelie de Mcller. Dendrella Mulleri, N. ; yorticella racemosa, MUller, Inf., pag. 330, tab. 46, f. 10-11 ; GmeI.,eSys;. Nat.wu, t. i, pars 6, p. .3814; Vorlicplle en grappes, Encycl., Vers. 111., p. 75. pi. 23, f. 16, 17 ; Lamk., Anim. sans ver!., t. ii, pi. 51, n» 15. Celle élégante espèce, longue de plusieurs lignes, facile à distinguer, forme un duvet blanchâtre sur les corps inondés par l'eau douce des lacs du nord de l'Europe. On la peut élever et conserver dans des vases; elle y présente alors, sous la lenlilledu microscope, l'un des plus élégants spectacles que puisse prodiguer la nature à l'observaleur émerveillé. Ses rameaux et ses pédicules s'étendent alors en partie ou tous à la fois; ils présentent la figure d'un élégant arbuste dont la tige simple, droite et rigide, se divise en petits rameau.x ressemblant à ces plumes frisées appelées marabouts. Les pédicules partiels sont réunis en petites grappes où chaque individu s'étend ou se contracte avec agilité; quelquefois tout le faisceau se contracte par un mouvement spontané en un globule brunâtre, qui ne tarde pas à s'étendre de nouveau; il arrive rarement que toute la famille se contracte simultanément pour renouveler ce jeu brillant. MUller a fort bien saisi la dispersion de ces êtres singuliers, dont chaciue urne détachée peut reproduire en peu d'heures un arbuste semblable à celui qui ne portail pas moins de trois ou quatre cents de ces |)Ctiles urnes animées.

DENDIUE ou UENURION. Dendrium. bot. Cegenre, établi par Desvaux, est le même que l'Ammyrsine de Pursh. ^^. Lëiophylle.

DENDRINE. Dendrina. bot. Genre de la famille des Urédinées ou des Chami)ignons hyphomycèles de Link, caractérisé ainsi qu'il suit, par Pries : sporidies globuleuses, simples, composées de flocons distincts, qui paraissent comme des taches sur les tiges mortes où la plante se développe. Ces taches, vues à la loupe, sont le

résiillatd'aggloméralions de filaments cloisonnés, entre lesquels on observe une poussière noire, dans laquelle consistent probablement les organes de la reproduction.

DENDRITE. mm. V. ARCORiSATion.

DENDRITINES. moli. foss. Genre de Céplialopodes fossiles, composé de très-petites CoiiuiUes que l'on trouve en très-grande abondance, avec les Camerines, dans le calcaire coquiUier des environs de Paris, de Bordeaux, etc.

DENDUODl A DE. £)en(/ro6ias. i:<s. Coléoptères télramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Cérambycins, établi par Audinet-Serville, pour un insecte du Mexique que Klug, qui n'en avait vu que la femelle, avait rangé dans son genre Trachyderes. Caractères : antennes une fois plus longues que le corps dans les mâles, de onze articles presque égaux, à partir du troisième : le premier obtus, le second Irès-petit, le dernier plus long ; tèle avancée, de grandeur moyenne, moins longue que les mandibules dans les mâles, mais plus forte que celle des femelles; front vertical, celui des mâles creusé, ayant deux impressions longitudinales, assez profondes, enlre les antennes; yeux fortement écliancrés, palpes déprimées : les maxillaires dépassant à peine en longueur les labiales, avec le dernier article aussi long que les deux précédents réunis; mandibules des mâles très-avancées, grandes, épaisses, courbées obliquement en avant, bifides à l'extrémité; elles sont très-courtes dans les femelles ; menton entièrement corné, large, surtout dans les mâles, creusé transversalement et rebordé; corselet dilaté latéralement, noduleux, irrégulièrement excavé, piesque aussi long que la tête et les mandibules réunies, armé de chaque côté d'une pointe médiane assez forte; disque otfrant une élévation irrégulière et transversale ; écusson grand, large, triangulaire, avec quelques légères impressions; élylres médiocrement longues, un peu rétrécies vers l'extrémité qui est faiblement écbancrée; pattes presque égales, simples, de longueur moyenne, avec les cuisses un peu renflées ; yeux fortement échancrés pour recevoir l'inserlion des antennes.

Dekuroeude a mandibules. Dendrobias mandibularis; Trachyderes i-tnaculatiis, Klug. Tête noire, ainsi que la base des antennes dont le quatrième article est, ainsi que les suivants, annelé de blanc; corselet noirâtre, finement cbagriné; deux taches d'un jaune fauve sur chaque élylre, dont le bord latéral et le bord suturai sont entourés de noir. La disposition des taches est sujette à de grandes variations surtout dans les femelles. Taille, de douze à quatorze lignes, non compris les mandibules.

DENDROBIE. Dendrobitis. mab. Mayen a établi sous ce nom un genre de Rongeurs, qui appartient à la tribu des Écureuils, et qui forme le passage entre ce type et celui des Rats. Caractères ; incisives supérieures plus courtes que les inférieures, qui sont très-longues, aplaties en dedans, et un peu arrondies en avant; molaires au nombre de quatre partout : les supérieures presque triangulaires, les inférieuresquadrangulaires et un peu écbancrées en dedans et en dehors ; queue écailleuse, annelée et terminée par un bouquet de poils. L'espèce décrite par Mayen est le Dendrobitis Degus , déjà

mentionné par Molina, sous le nom deSciurus Degus. C'est un animal qui habile le Chili, et vit en grandes troupes ; il grimpe très-bien sur les arbres, mais après s'être assuré une retraite par des galeries qu'il creuse en lerre. On assure qu'il se nourrit d'œufs et de petits oiseaux, aussi bien que de matières végélales ; lorsqu'il mange, il se redresse sur ses pâlies postérieures et sur saqueue.Sonpelageest jaune-brunâtre, avec une bande noire sur la nuque, et des taches noires sur le dos. Sa longueur est de cinq ponces et demi, sans la queue.

DE!\OROniER.Deiidrobium.BOT.Gea\ede\a famine des Orchidées, établi par Swartz, aux dépens des Épidendres de Linné. Caractères : les cinq divisions du périanihe élalées ; les deux divisions latérales externes, soudées à leur base avec l'onglet qui termine le labelle, de manière à former une sorte d'éperon; labelle tantôt supérieur, tantôt inférieur; son onglet est continu par sa base avec le gynoslème ; sa lame est, au contiaire, articulée; anthère terminale s'ouvrant parle moyen dune sorte d'opercule caduc; masses polliniques solides. Les espèces du genre Z)e«(//oè;M«* sont nombreuses ; les unes sont parasites,lesautres sont terrestres. Les fleurs, qui sont quelquefois très - grandes , offrent différents modes d'inflorescence. Les plus remarquables sont :

Denurobieu a lokgs épis. Detidrobium macrostachyuiii, Lindl., Botaniculregist., 1863.11 a la tigeflagelliforme, cylindrique, caïuielée, articulée, pendante, d'un bruji purpurescent, longue de deux pieds et quelquefois plus; ses feuilles sont ovales-lancéolées, à trois côtes bien sensibles, enlre lesquelles on dislingue des slries longitudinales, qui leur sont parallèles; elles sont attachées aux articulations caulinaires; leur consistance est membraneuse. Les fleurs, par leur réunion trois par trois sortant de chaque articulation du sommet de la tige, y foiment un très-bel épi, long de plus d'un pied; chacune d'elles est portée sur un pédicelle grêle, allongé, muni à sa base de deux petites écailles bracléiformes, de même couleur que la tige. Les sépales sont ovales, aigus, d'un jaune sale; les pétales leur ressemblent en tout si ce n'est qu'ils sont un peu plus larges, surtout l'antérieur. Le labelle est en forme de capuchon , avec les bords latéraux repliés l'un sur l'autre, et ceux des limbes dentés ou ciliés; il est jaunâtre, veiné de brun pourpré. Le gynoslème est cylindroïde, terminal, portant l'anthère qui renferme, en deux loges, quatre masses polliniques, charnues. Du Brésil.

Deivdrobier a ïledrs cdivrées. Dendrobium cupreum, Wall., Bot. regist., 177a. Cette espèce est originaire de l'Inde où elle a élé trouvée par le docteur Wallich. Sa tige est haute de trois à quatre pouces, cylindrique, comme articulée, enveloppée à sa base par des écailles engainantes, grisâtres, slriées longiludinalenient; elle est garnie de feuilles sessiles, lancéolées, obtuses, échancrées, marquées d'une côte intermédiaire, épaisse, d'un jaune verdàtreet accompagnée, de chaque côté, de trois stries peu apparentes. Les fleurs sont grandes, réunies en grappe lâche, qui prend naissance au sommet de la tige et à côté des feuilles; elles sont portées chacune sur un pédicelle allongé, cylindrique, muni de deux bractées oblongues, linéaires, canali-

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culées, acuminévs cl d'un bleu violet, Irès-pâle. Les sépales sont ovalaires, avec leurs bords repliés cl un peu roulés au suniinet qui est faiblemenl pointu : l'antérieur esl plus grand, les deux postérieurs sont accolés et concaves; les i)élales sont d'un tiers plus ijrands, ovales, pres(|ue obtus : les uns et les autres ont une teinte jaunâtre, cuivreuse, nuancée et striée de pourpre. Le labelle est onguiculé, en forme de cuiller, avec sa lame ciliée et réflécliie au sommet : il esl d'un rouge purpurin à sa base, varié de blanc et de jaunâtre; il adhère à la partie inférieure du gynostéme, dont l'anthère est d'un rouge pourpré, terminale, s'ouvranl par un opercule caduc; les quatre masses poUiniques sont parallèles.

Depidroiiier magnifiqce. Dendrobmin pukhellitm, Lodd., Dotan. Cab., 1953. Sa lige est grêle, cylindrique, déliée, d'un vert pâle vers l'extrémité, jaunâtie à son origine, où elle se renfle en une sorte de bulbe; les feuilles sont allcrnes, lancéolées, ovalaires, algues, sessiles, presque semi-embrassanles, et d'un vert foncé, marqué de veines parallèles, longiUidinales. Les fleurs, portées sur des pédoncules cylindri(|ucs, aussi longtemps qu'elles sont réunies au nombre de sepl à huit, en grappe terminale, paraissent beaucoup plus grandes que les feuilles, blanches, nuancées de pourpre pâle et d'orangé ; les cinq divisions du périanlhe sont étalées : les trois externes ou sépales sont linéaires, aiguës et soudées à leur base avec l'onglel qui termine le labelle, de manière à former en quel(|ue sorte un éperon; les deux internes ou pétales sont plus larges, ovalaireslancéolécs; le labelle est presque rond, avec ses bords fiangés cl blancs; l'onglet, d'un jaune orange très-vif, est continu par sa base avec le gynoslème : sa lame esl articulée.

Dendrodier de PiÉRARD. Deudrobium Pierardi, Uoxb., FL. ind. 5, 482; Hook, FI. Exot., l. 9, Bolaii. regist., 1750. Le Dendrobier de l'iérard , observé par le docteur Koxburgh, dans le Délia du Gange, fut ensuite recueilli par le docteur Wallich et transporté au jardin botani(|ue de CalcuUa , d'où il esl parvenu en Eurojie. Sa lige esl pendante, cylindrique, cannelée, articulée, verte, faiblement nuancée de pourpre, longue de deux pieds et plus, glabre, garnie de feuilles ovales-lancéolées, algues, striées, sessiles et d'un vert luisant. Les fleurs sonl réunies au sommet de la lige en une grappe très-longue et très-ample; chacune d'elles est portée sur un pédoncule cylindrique, contourné, et souvent l'on en voit deux ou trois groupées, sortir de la même articulalion; elles ont un pouce et demi d'étendue; les trois divisions extérieures du périanlhe ou sépales sont étroites, lancéolées, aiguës, d'un pourpre bleuâtre à l'extérieur, presque blanchâlres intérieurement, avec quelques lignes longitudinales pourprées. Lesdivision.s intérieures sont plus larges, presque uvales, pointues et blanches, nuancées de jaune et de violàtre. Le labelle est en forme de capuchon, terminé par un éperon obtus ; il est jaune avec quelques raies interrompues et d'un rouge foncé, qui traversent la partie extérieure de la base.

Denuruuier a fleurs serrées. Dendrobium densiflonnn, Wall., Cat. 2000; Lindl., Gen. et sp. Orchid.

P. 1, p. 90; id.,Botan. regist., 1898. Le docteur Wal lich a découvert celle belle Orchidée dans les forêts du Népaul et l'a cultivée dans le jardin de Calcutta d'où elle a été envoyée à la Société d'Horticulture de Londres en 1832. La lige ou plutôt le pseudo-bulbe se compose d'une suite d'articulations en massue, comprimées, cannelées, ù côtes arrondies, d'un vert agréable, enveloppées â leur base d'une sorte de spalhes membraneuses Irès-délicales, d'un blanc vcrdâlrc; chacune d'elles esl fendue et divisée d'un côté, prolongée du côté opposé alterne d'une articulation à l'autre ; au sommet de cet organe s'élève de chacune des deux ou trois dernières divisions une feuille lancéolée, algue, marquée de quelques stries très-fines et d'un vert intense. La tige est latérale, très-courte, portant une grappe magnifique composée de dix ou douze fleurs d'un beau jaune doré. Les pédicelles, cylindriques et verdàtres, ont à leur base une bractée membraneuse, lancéolée, striée, réfléchie et jaunâtre. Les -sépales et les pétales sont d'un jaune clair, slriés d'une nuance pljis foncée, ovales et entiers; le labelle est d'un jaune orangé, orbiculaire, ovale, concave, avec les bords finement dentés ou frangés; il est écbancré au sommet, bilobé à sa base qui esl articulée avec celle du gynoslème; celle dernière partie est rhomboïdale, courte, décurrenle, réluse et d'un jaune orangé à sa base. L'anlhère est hémisphérique, attachée postérieurement au gynoslème par un filament arrondi.

Dendrobier aggrégé. Dendrobium oggregatum , Roxb., Ft. ind. ô, 477; Lindl., in If-'alUch. Cat.lAW; iU. L'otan. reg., liiOo. Le Dendrobier aggrégé est originaire des bords de la rivière de Chappudong, qui a son embouchure dans le golfe de Marlabaa, voisin de l'empire des Birmans. Il a été découvert par le docteur Roxburgb. Les pseudo-bulbes sont fusiformes, d'une grosseur double de celle du pouce, revêtus d'écaillés membraneuses, pellucides et grises ; il s'en élève une ou deux feuilles plissées, allongées, arrondies au sommet, engainantes à la base, marquées de cinq stries enfoncées, d'un vert obscur. La tige accompagne les feuilles ; elle esl d'un brun rougeàlre à sa naissance, et verte ù l'extrémilé où les fleurs, assez nombreuses, forment une grappe lâche et pendante. Les bractées sont très-petites, ovales et pourprées. Les pédicelles sonl grêles, conluurnés et filiformes. Les sépales sont plans, Oiales, rétrécis anlérieurement, renflés en une sorte d'éperon vers la base, d'un jaune assez faible intérieurement, tirant sur le verdàtre à l'extérieur; les pétales sonl ovales, plus larges du double que les sépales et d'un jaune plus décidé. Le labelle est grand, élargi, dilaté et plissé de manière que ses bords inférieurs recouvrent la moitié des pétales; son limbe esl jaune, tirant à l'orangé vers la base qui se rétrécit et s'articule avec le gynoslème ; celui-ci esl petit, blanchâtre, avec un appendice charnu, squammiforme et replié; le clinandre est tridenlé.

Denurouier élégaut. Dendrobium speciosum , Smith, Exol. Bot. i, p. 17, lab. 10. Originaire de la Nouvelle-Galles du Sud, celte belle Orchidée se fait remar(|uer par SCS tiges dressées portant vers leur sommet deux ou trois feuilles ovales, oblongues, plus courtes

<|iie l'épi de fleurs, (iiii esl terminal el multiflore. Cellesri sont rougeâtres ; les divisions du périaiillie sont étroites; la lame du labi'Ile est plus large que longue.

Dendrobier LiNGCiFORME. Deiultobium linguiforme, Smith, Eocot. Bot., i. t. 11. Cette espèce croît, comme la précédente, à la Nouvelle-Hollande ; ses tiges sont rampantes; ses feuilles sont ovales, obtuses, déprimées, charnues, un peu plus courtes que la grappe de Heurs. Celles-ci ont leurs divisions linéaires, aiguës; le lobe moyen de leur labelle est ondulé et marqué de trois carènes.

Dendrobier de lA Baertngtonie. Dendrobium Bnrringtonice , Swartz; Epidendnim Barringtom'œ , Smilh, Icon. Pict., t. 25. Sa tige est bulbiforme, comprimée, surmontée de trois à quatre feuilles oblongues. acuminées, glabres, striées longitudinalement et péliolées. Les fleurs sont solitaires au sommet d'une hampe radicale; quelquefois cependant on en trouve deux et même trois sur une même hampe. Le labelle est onduleux et frangé. Cette belle espèce est parasite sur les arbres delà Jamaïque.

Dendrogier a grandes fi.edrs. Dendrobium grandiflorum, Kunth, Non. Gen. et Sp. pi., p. 359, t. 88. Sa tige est bulbiforme ; ses feuilles sont lancéolées, aiguës; sa hampe est uniflore, couverte d'écailles; les folioles de son calice sont ovales, oblongues, aiguës, les deux latérales sont réfléchies à leur sommet; la lame du labelle est un peu onduleuse. Celte espèce croit dans les Andes.

DENDROCALAMUS. eot. Sous ce nom, Nées d'Eisenbeck a établi (Linnea, ix. 406) un genre qu'il a formé des Bambous dont loules les fleurs sont complètes.

DENDROCHILE. DendiochUum. COT. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie BJonandrie, institué par Blume (By-drag. FI, /«f/., 398) qui lui assigne pour caractères ; cinq sépales à peu près égaux, les extérieurs légèrement unis à leur base; labelle entier, concave ou caréné à sa base, adhérent inférieurement au gynostème; limbe erectoélalé; anthère semi-bivalve, biloculairc; quatre masses polliniques, ovalaires, attachées au bec par des filets élasli(|ues. Les six espèces décrites par Blume et qu'il divise en deux sections, sont des herbes parasites à tiges radiciformes ; les feuilles, linéaires-lancéolées, sont uniiiucs sur chaque bulbe; les fleurs, rassemblées en épis filiformes et latéraux, sont accompagnées de bractées imbriquées. De Java.

DENDROCITTE. Dendrocitla. ois. Ordre des Omnivores; famille des Corvidées. de Vigors. Ce genre est proposé par Gould, pour un Oiseau qui lui a été envoyé récemment des parties orientales de l'Asie et qui présente une réunion de caractères, qui ne permet pas de le confondre avec les Pies, comme on a pu le faire de prime abord, pour une espèce fort analogue, la Pie vagabonde, Pica vagahunda, Wagl., que nous avons aussi placée dans le genre Corbeau, et qui devra naturellement être ramenée ici. Ces Oiseaux se distinguent encore des Corbeaux par l'habilude qu'ils ont de rester constamment perchés sur les arbres et les taillis. Les caractères des Dendrocilles sont : bec plus court que la tête, en forme de couteau , large à sa base, avec l'arrête arquée et les bords latéraux un peu renflés ; narines

basales, recouvertes en partie, par des plumes sélacées ; ailes médiocres : les cin(iuième et sixième rémiges les plus longues; queue allongée, cunéiforme, composée de rectrices spathulées; tarses courts, faibles; doigts médiocres; ongles forts et recourbés. La Dendrocitte A ventre dianc, Dendrocilta leucogastia, Gould, est noire, avec l'occiput, le cou, une bande transverse à la base des rémiges et l'abdomen blancs; les scapulaires et les tectrices caudales inférieures sont d'un brun marron foncé; les deux reclrices internes sont cendrées.

BENDKOCOLAPTES. OIS. Synonyme de Picucule.

DENDHOCOLLE. Dendrocolla. bot. Genrede la famille des Oichidées, de la Gynandrie Monandrie, institué par Blume (Bjdrag. FI. Ind., n" 0) qui en a décrit seize espèces, divisées en deux sections et toutes originaires de Java. Caractères ; périanthe à sépales étalés, presque égaux : les latéraux extérieurs, attachés à un onglet du gynostème, un peu plus bas que le labelle qui est divisé et éperonné inférieurement et biauriculé supérieurement. Le gynostème est obtus, échancré vers l'extrémité interne ; l'anthère est terminales biloculaire, à deux masses polliniques; la capsule esf en forme de silique, presque cylindrique. Ces plantes sont parasites, caulesceutes, à feuilles alternes, roides ou épaisses ; les fleurs sont en épi, portées sur des pédicelles et environnées de bractées.

DENDROCOPUS. ois. (Vieillot.)^. PipicuiE.

DENDRODOA. siOLi. Nom donné par Makleay à un genre de Mollusques acéphales, formé aux dépens du genre Ascidie, mais qui ne paraît pas jusqu'ici devoir être adopté par les conchyliologisles.

DENDROIDE. Dendioides. ws,. Genre de Coléoptères hétéromères, fondé par Latreille dans la famille des Trachélides. Caractères : antennes branchues ou dont les articles jettent latéralement un long rameau en forme de filet; corselet conique, rétréci en devant; corps allongé, étroit, déprimé; pattes longues; crochets des tarses simples. Les Dendroïdes se distinguent des Apales par leurs antennes en panaches et par la division des articles de leurs tarses; ils partagent ce caractère avec les Pyrochres dont ils diffèrent cependant par la forme du corps et du prolhorax. Le genre dont il est question correspond à celui que Fischer (Mém. delà Soc. impér. des Natur. de Moscou) a désigné sous le nom de Pogonocère, Pogonocerus. Il a pour type le Dendroïde a étuis bleus, Dendioides cyanipennis de Latreille, originaire du Canada et appartenant à la collection de Bosc. On doit citer après cette espèce le Dendroïde taoraciqde, Dendioides thoracicus, ou le Pogonocerus thoracicus de Fischer qui en a donné une très bonne figure dans le frontispice de l'ouvrage qu'il a publié en 1821 sous ce titre : Gênera Ins. Syst. exposita et Analysi iconogiaphicâ instructa. Cette espèce a été trouvée dans la Russie méridionale sur des Orties.

DENDROÏDE. Oendroides. bot. Roussel, dans sa Flore du Calvados , a proposé l'établissement de ce genre pour des plantes marines très-disparates, telles que les Fucus pumilus et lichenoides d'Esper : l'un est un Chondre, l'autre un Polypier; les Fucus pinastroides et ptisillus : l'un est une Céramiaire, l'au-

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