SI
étalés, plus longs que l'externe. Ces fleurs sont placées sur un réceptacle presque plan. Chacune d'elles offre un calice composé de cinq sépales lancéolés, aigus; les di.t élamines, à filaments très-longs, sont liypogynes et à anthères biloculaires; l'ovaire a cinq cotes très-saillantes, séparées par des enfoncements profonds, ce qui annonce qu'il se compose de cinq pistils soudés. Coupé transversalement, il offie cinq loges contenant chacune un ou deux ovules suspendus. A sa hase, l'ovaire est entouré par un disque hypogyne, qui forme une sorte de bourrelet saillant. Le style est simple et naît d'une dépression profonde que l'on remaïque au sommet de l'ovaire. Le fruit se compose de cinq capsules étalées en étoile, obtuses et plus grosses supérieurement, uniloculaires, s'ouvrant par une suture longitudinale, qui règne de leur côté interae. Ce genre se compose de deux espèces; ce sont des arbustes à feuilles alteines et ponctuées, qui croissent à la Nouvelle-Hollande. L'une, Diplolœna gratuliflora, Desf. {loc. cit. p. 451, lab. 19), est un arbrisseau de cinq à six pieds d'élévation, dont les feuilles sont alternes, persistantes, elliptiques, obtuses et souvent éniarginées, un peu coriaces, entières, longues au plus d'un pouce, larges de cinq à six lignes, courtement péliolées, tomeiiteuses et blanchâtres des deux côtés. Les capitules des Heurs sont ordinairement solitaires au sommet des lamilications de la tige, d'un jaune rougeàtre, larges d'environ deux pouces. Cette belle plante croit à la terre d'Endracht, côte occidentale de la KoHvelleHollande, d'où elle a été rapportée par les botanistes de l'expédition du capitaine Bauiliu. La seconde espèce, Diplolœna Dampieri, Brown, Desf. ( loc. cit. p. 432, tab. 20 ), a beaucoup d'affinité avec la piécédenle. Elle en diffère par ses feuilles plus étroites, vertes en dessus, blanches et cotonneuses eti,dessous; par ses capitules une fois plus petites; par les divisions externes del'involucre moins larges, plus profondes et peu aigués. Elle croit dans les mêmes localités.
DlPLOLÉP.ilRES. Diplolepaiiœ. iNS. Famillede l'ordre des Hyménoptères, section des Porte-Tarières, fondée par Latreille (Gêner. Crust.etliis.T. iv, p. 13, et Consid. génér. , p. 281) qui lui assignait pour caractères : abdomen implanté sur le niétathorax par une portion de son diamètre transversal; ailes inférieures sans nervures distinctes; corps ne se contractant point en boule; abdomen comprimé ou déprimé, mais caréné en dessous, du moins dans les femelles; tarière filiforme; palpes très-courtes; antennes filiformes, droites, de treize à seize articles. Cette famille, qui comprenait les genres Ibalie, Diplolèpe, Figite et Eucharis, forme aujourd'hui (Règne Anira. de Cuv.) la tribu des Gallicoles dans la famille des Pupivores.
UIPLOLÉPIDE. Diplokpis. iNS. Genre d'Hyménoptères, qu'on est obligé de supprimer à cause de l'abus qu'en a fait Geoffroy. Cet entomologiste, après avoir converti le genre Cfnips de Linné en celui de Diplolèpe, a fait usage du mot Cynips pour désigner un autre genre d'Hyménoptères. Fabricius, voulant sans doute rendre justice à Linné, a restitué au genre Diplolépide le nom de Cynips, et a reporté la dénomination de Diplolépide au genre que Geoffroy nommait Cynips. Au lieu de remédier au mal, Fabricius l'a beaucoup aug-
menté; et pour éviter toute confusion, on est généralement tombé d'accord de restituer au mot Cynips le sens que lui accordait Linné et d'effacer pour toujours de la nomenclature enlomologique legenre Diplolépide.
DIPLOLÉPIDE. Diplolepis. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, Pentandrie Digynie, de Linné, établi par Brown. Caractères : corolle urcéolée, dont le tube est court et le limbe à cinq divisions profondes; couronne staminale à folioles obtuses, augmentées d'une lanière intérieure, parallèle; masses polliniques arrondies et attachées un peu au-dessous du sommet; stigmate en forme de bec allongé et indivis. Ce genre ne comprend encore qu'une seule espèce, le Diplolepis Menziesi, plante indigène des environs de Valparaiso au Chili, où elle a été récoltée par Arch. Menzies. Brown, qui l'a seulement mentionnée sans en donner ni la description ni le nom, dit qu'elle ressemble, sous plusieurs rapports et surtout par les masses polliniques, à V^lsclepias vomiloria, Kœnig, Mss., mais qu'elle s'en distingue et par son port et par son stigmate obtus.
DIPLOMÉRIDE. Diplomeris. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, institué par Don qui lui assigne pour caractères : sépales étalés, ouverts; labelleplan, à trois lobes, éperonné; colonne réfléchie vers l'extrémité ; un double cornet au bout du stigmate; point de rétinacle; deux masses polliniques. Le Diplomeris pulchella est une plante herbacée, du Népaul; sa tige ou sa hampe est uniflore, à feuiUes linéaires lancéolées, à fleurs spathacées, d'un rouge de rose.
DIPLOISICE. Dlplovyx. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelphie Décandrie, institué par Raffinesque qui lui donne pour caractères • uncalice urcéolé, bilabié; lèvre supérieure à deux divisions, l'inférieure trilobée; étendard réfléchi, avec l'onglet glanduleux; ailes éperonnées, bionguiculées de même que la carène; légume cylindrique. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, la Diplonice élégante; c'est une plante frutescente, volubile, imparipennée, à six folioles de chaque côté, à Qeurs violettes, ramassées en grappes. Elle est originaire de la Louisiane.
DIPLONYQUE. Diplonfclius. iNS. Hémiptères; genre de la famille des Bélostomites, établi par Delaportequi lui donne pour caractères ; antennes très-courtes, cachées sous les yeux; ocelles distincts; corselet trapézoïdal; corps ovalaire; écusson triangulaire; pattes médiocres; abdomen terminé par deux filets; cuisses antérieures, grandes, ravisseuses, offrant en dessous un canal pour recevoir la jambe, les deux autres paires fortes; tarses antérieurs terminés par deux crochets, les postérieurs de deux articles seulement. L'Insecte qui constitue ce genre est aquatique; il avait été placé par Fabricius, parmi ses Népès, sous le nom de Nepa rustica. Cet Insecte est brun, avec les bords du corselet et ceux antérieurs des élytres blanchâtres. On le trouve dans l'Inde sur la côte de Coromaudel.
DIPLOPAPPE. Diplapappiis. BOT. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie égale , L. , établi par Cassini qui lui assigne entre autres caractères : une calathide radiée, dont le disque est composé de fleurs nombreuses, régulières et hermaphrodites, et
d'une simple coiiionne de fleurs cii languettes et femelles; involucre presque licinispliérique, delà longueur des fleurs du disque, et formé d'écaillés linéaires; réceptacle nu et plan ; akènes obovales, comprimés, hispides, portant une double aigrette : l'extérieure courte, à petites écailles laminées; l'intérieure longue, rougeàtre, à petites écailles filiformes et plumeuses. Ce genre comprend des esjjéces que l'on avait autrefois placées à tort dans les genres Erigeron, Aster et Inula. Son auteur le place dans la tribu des Astérées, et en décrit quatre espèces, dont deux nouvelles, sous les noms de Diplopappus intermedius et Diplopappus villosus. Les deux autres, qu'il nomme Diplopappus lanatus et Diplopappus dubiiis, étaient les Inula yossjpina , Miclix., et Asler annuus, L., ou Erigeron annuuni, Desf. Ces plantes sont originaires de l'Amérique septentrionale. L'ne autre espèce a été récemment découverte en Californie, par Douglas, et nommée Diplopappus incatiris. C'est une plante vivace, sufFriiliqueuse, dont les liges sont élevées de deux pieds environ, couvertes d'un duvet blanchâtre, corymboso-rameuscs, ù rameaux monocépliales, garnisde feuilles distantes, linéaires, sessiles, obtuses, un peu mucronées au sommet, étalées, d'un vert sombre, pubescentes et incanes. L'involucre est hémisphérique, formé d'un grand nombre d'écaillés foliacées, linéaires-lancéolées, aigués, glanduleuses, réfléchies et d'un vert glauque. La calatliide est radiée, avec son disque composé de fleurs nombreuses , régulières, hermaphrodites et d'un jaune doré; les fleurs de la couronne sont disposées sur deux rangs, femelles, en languettes et d'un violet pourpré, beaucoup plus pâle en dessous. Le réceptacle est nu et plan; les akènes sont obovales, comprimés, hispides, portant une double aigrette : l'extérieure courte, à petites écailles laminées; l'intérieure longue, rougeâtre, à petites écailles filiformes et plumeuses. Quinze autres espèces sont décrites par le professeur De Candolle dans Iccinquième volume de son Proilromus; elles sont réparties en trois sections qu'il a nommées Fédonculaires, Caliméridées et Amelloïdées.
DIPLOPÉUISTOMÉES. bot. Nom donné aux Mousses dont le péristome est double.
DIl'LOPÉTALON. noT. Genre de la famille des Sapindacées, OctandrieMonogynie, institué par Labillardière qui l'avait nommé Dimereza. Caractères : calice composé de cinq sépales persistants et accompagnés de bractées; dix pétales disposés sur deux rangs, les extérieurs arrondis, les intérieurs divisés en deux parties; dis- ((ue glanduleux tri ou quadrifide; capsule coriace, trivalve, trisperrae. Le Diplopelalon glaucuin, seule espèce du genre, est un arbrisseau à feuilles composées de deux folioles bijuguées, lancéolées, glauques en dessous; à fleurs paniculées. Cette plante est originaire de la Nouvelle-Calédonie.
DIPLOPHRACTE. Diplophraclum. bot. Genre extrêmement singulier, publié par Desfontaines (Mém. du iMus. 5, p. 34), adopté par Kunth et par De Candolle et qui fait partie de la fauiille des Tiliacées. 11 se compose d'une seule espèce, Diplophractum auriculalum, arbrisseau originaire de l'île de Java, d'où il a été rapporté par Lcschenault. Ses jeunes rameaux sont co-
tonneux et cylindriques, portant des feuilles alternes, simples, presque panduriformes, aigués et dentées au sommet, échancrées elinéquilatéralcs à leur base, cotonneuses en dessous. Deux stipules inégales, munies d'un appendice sétiforme, accompagnent chaque feuille. Les Heurs sont solitaires ù l'extrémité des rameaux. Leur calice se compose de cinq sépales étalés , cotonneux extérieurement, elliptiques, obtus; la corolle a cinq pétales de la longueur du calice, spalhulés, un peu aigus, munis d'une petite écaille glanduleuse à leur base interne. Les étamines sont fort nombreuses, liypogynes; elles ont leurs filets libres et grêles, leurs anthères globuleuses et à deux loges. L'ovaire esl libre, à cinq côtes, velu , surmonté d'un style simple, qui se termine par un stigmate à cin(| lobes.
Le fruit olîrc une organisation très -singulière. C'est une capsule à dix loges, ayant ses graines attachées à Pangle formé par la jonction des cloisons et de la périphérie du péricarpe. Ces graines sont séparées les unes des autres par d'autres petites cloisons transversales qui forment autant de loges monospermes. Cette structure de la capsule esl fort différente de celle que l'on trouve dans les autres Tiliacées ; mais néanmoins on peut encore l'y ramener. Si l'on suppose, ainsi que l'ont dit Turpin et Kuntb, que la capsule soit, comme dans beaucoup d'autres genres de la même famille, à cin(| loges contenant les graines attachées sur deux rangées longitudinales, à l'angle interne et sur le bord des cloisons , que ce bord interne se réfléchisse en dehors, entraînant avec lui les graines et vienne se souder avec la paroi interne du péricarpe, l'on auia les dix loges du Diplophraclum et le mode d'adnexion de ses graines. Ouanl aux petites cloisons transversales, elles existent aussi dans d'autres Tiliacées, et en particulier dans le Corchorus olitorius. Les graines sont irrégulièrement ovoïdes, arillées. L'embryon est renfermé dans l'intérieur d'un endosperme charnu.
DIPLOPHYLLE. DiplopUyllum. bot. Genre de la famille des Personnées, Diandrie Monogynie, L., institué par Lehmann pour une plante du Caucase placée précédemment dans le genre Véronique, sous le nom de A'eronica crista-galli. Caractères : calice fermé, à deux sépales cordiformes; corolle presque rotacée, à quatre lobes inégaux; capsule comprimée, biloculaire, à quatre valves, quadrisperme. le Diplophyllum ^^eronicœforme esl une plante herbacée, tomenteuse, à feuilles pétiolées, cordiformes et dentelées.
DIPLOPOGON. Diplopoyon. bot. Genre de la famille des Graminées, et delà TriandrieDigynie de Linné, établi par Uobert Crown qui lui assigne pour caractères ; épiUets à une fleur stii)itée et renfermée dans les gUimes; celles-ci, au nombre de deux, sont presque égales, lâches, garnies de barbules velues; deux paillettes dont l'inférieure terminée par trois arêtes dissemblables, tortillées entre elles, les latérales autour de l'intermédiaire; deux squammelles entières; trois étamines; ovaire sessile, surmonté de deux styles, unis par leur base; stigmates i)lumeux. Ce genre se compose d'une petite espèce observée dans la partie méridionale de la Nouvelle- Hollande. Cette plante est le Diplopogon cetaceus; Dipogonia setasea, Beauv. Son chaume forme gazon; les
Sdl
feuilles sont sélacées;iIyaaulour du véritable épi, d'aiities épis vei'ticillés qui sont stériles, qui tiennent eu quelque sorte lieu d'involucie.
Il ne faut point confondre le nom de ce genre avec celui que Palisot de Beauvois a donné à une section de sa famille des Mousses, section qui comprend tous les genres munis d'un double péristome.
DIPLOPRION. DiplopHon. pois. Genre de l'ordre des Acanthoptérygiens, famille des Percoides, établi par Kubl et Vanhasselt qui lui ont donné pour caractères : opercule osseux, terminé par deux pointes aiguës ; préopercule muni d'im double rebord dentelé au bas; langue lisse ; corps comprimé. Les espèces décrites par Kuhl et Vanbasselt, dont la principale est le Diploprion hifasciatum, appartiennent aux mers et auxfleuvesdes Indes.
DIPLOPRION. BOT. Vivian a proposé un genre nouveau, et le nom àeDiplopn'on medicaginoides, pour le Medicago libyca de Sprengel. 11 pourrait être ainsi caractérisé : calice tubuleux, à cinq dents; corolle papilionacée; les dix filaments réunis; légume uniloculaire, polysperme et roulé en spirale.
DlPLOPTÈrxES.£i//;/op/e/a.ws. Famille d'Hyménoptères, établie par Lalreille dans sa section des Porte- Aiguillons. Elle a pour caractères distinctifs : ailes supérieures doublées dans leur longueur. Cette famille comprend les genres Fespa de Linné et AJasaris de Fabricius. Ces Hyménoptères ont toujours les antennes plus épaisses vers leur extrémité, et coudées au second article; les yeux écbancrés; le chaperon grand, souvent diversement coloré dans les deux sexes : les mandibules fortes et dentées, une pièce en forme de languette sous le labre; les mâchoires et la lèvre allongées; la languette communément divisée en trois parties, dont celle du milieu plus grande, en cœur, et les latérales étroites, allant en pointe; le premier segment du thorax arqué, avec les côtés élargis en forme d'épaulette, repliés en arrière, jusqu'à la naissance des ailes ; le corps glabre, ordinairement coloré de noir et de jaune ou de fauve. Les femelles et les neutres sont armés d'un aiguillon Irès-fort et venimeux. Plusieurs vivent en sociétés composées de trois sortes d'individus. Les larves sont vermiformes, sans pattes, et renfermées chacune dans une cellule, où elles se nourrissent tantôt de cadavres d'Insectes dont la mère les a approvisionnés au moment de la ponte, tantôt du miel des fleurs, du suc des fruits et des matières animales élaborées dans l'estomac delà mère ou dans celui des neutres, et que ces individus leur fournissent journellement. Cette famille comprend plusieurs genres qui peuvent être distribués de la manière suivante :
■\ Antennes composées de douze à treize articles distincts selon les sexes, et terminées en pointe; languette soit divisée en trois pièces dont celle du milieu plus grande, en cœur, avec deux petites taches arrondies et glanduleuses à son extrémité, et les latérales étroites, pointues, ayant aussi chacune une tache semblable, soit composée de quatre filets longs et plumeux (V" tribu, Guépiaires.)
I. Mandibules beaucoup plus longues que larges, rapprochées en devant en forme de bec; languette étroite
et allongée; chaperon presque cordiforrae ou ovale, avec la pointe en avant et plus ou moins tronquée.
Genres : Synagre, Eumène, Zèthe, Discœlie, Céramie, Ptérocheile, Odynère, Rygcbie.
11. Mandibules guère plus longues que larges, ayant une troncature large et oblique à leur extrémité; languette courte ou peu allongée; chaperon presque carré.
Genre : Guêpe.
^■\ Antennes de huit à dix articles bien distincts, et terminées en bouton ou en massue très-obtuse et arrondie au bout; languette composée de deux filets trèslongs, avec la base molle, en forme de tube cylindrique, les recevant dans la contraction et retirée alors dans la gaine du menton.
Genres : Masaris, Célonite.
DIPI-OSASTÈRE. Diplosasfcra. bot. Tausch, dans son Hortus Canalius, fasc. 1 , avait séparé du genre Coreopsis, l'espèce Tinctoria, pour en former le genre dont nous rapportons ici le nom; il ignorait probablement que cette séparation avait déjà été effectuée par Rcichenbach. f^. Calliopside.
DIPLOSPORE. Diplospora. bot. Genre de la famille des Rubiacées, Tétrandrie Monogynie, établi par De Candollequilui assigne pour caractères : limbe du calice très -court, presque campanule, à quatre petites dents; le tube presque ovale; corolle à tube large et à gorgevelue; limbe divisé en quatre lobes étalés et épais; quatre anthères sessiles, appliquées sur la gorge de la corolle; style aussi long que le tube; stigmate bifide; ovaire à deux loges dispermcs. LcDiplospûbe a feuilles VERTES, Diplospora viiidiflora; Canlhium dubiitm, Lindl., est un arbrisseau originaire de la Chine; ses rameaux sont tétragoneset glabres; ses feuilles sont opposées, pétiolées, oblongues, lancéolées, acuminécs, avec des stipules solitaires et persistantes. Les fleurs, d'un jaune verdàtre, sont axillaires, presque sessiles, avec quelques bractées à leur base.
DIPLOSTACHYER. Diplostachyum. WT . ( Lycopodiacées.) Dans la division qu'il a fait subir au genre Lycopode, Palisot de Beauvois appelle ainsi l'un de ses genres nouveaux, qui se compose des Lycopodium helveticum, Lycopodium apoduvi el Lycopodium tenellum. y. Lycopode.
DIPLOSTÉGIER. Diplostegium. bot. Genre delà famille des Mélastomacées , Décandrie Monogynie, institué par Don qui le caractérise ainsi : limbe du calice à cinq divisions, persistant et recouvert d'une double enveloppe en forme de capuchon; cinq pétales; anthères presque égales , doublement appendiculées à leur base; capsule bacciforme, à cinq loges. Le Diplostegium canescens, la seule espèce connue, est un arbrisseau du Brésil, à tiges cylindriques, recouvertes de poils blanchâtres, à feuilles pétiolées, ovales, aiguës, très -entières, nervurées, scabresen dessus, soyeuses en dessous; les fleurs, grandes et d'un beau rose, sont réunies trois ensemble sur des pédoncules terminaux.
DIPLOSTEMA. eot. Synonyme de Taligalée.
DIPLOSTÉMONES. bot. Plantes chez lesquelles les étaminessont constamment en nombre double de celui des pétales. Haller a employé dans les mêmes circonstances, le mot DlPLOSTOJlE.
a^ii
DIPLOSTÉPHIER. Diplostepliiiim. bot. Genre de la famille des Synantlic'Tées, établi par Kuntli. 11 est voisin des Aster, et s'en distingue par son involucre liémispliérique, composé d'un grand nombre de folioles imbriquées. Le réceptacle est plan , nu el creusé d'alvéoles; les Heurons du centre sont lubuleux, hermaphrodites et fertiles; ceux de la circonférence sont ligules et femelles; les uns et les autres sont au nombre d'une vingtaine. Dans les hermaphrodites, le tube staminal est surmonté par cinq appendices lancéolés, aigus et diaphanes ; l'ovaire est linéaire et cylindrique ; le style glabre et capillaire; le stigmate, biparti et saillant audessus de la corolle, a ses deux divisions épaisses, velues et étalées. Le fruit est couionné par une aigrette double et sessile ; l'extérieure est très- courte, composée d'un grand nombre de petites paillettes subulées; l'intérieure est formée de poils étalés, scabres, ayant la même longueur que la coioUe. Ce genre ne se compose que d'une espèce ; Diplostephium lavandidœfolium , Kunth , Nova Gen., t. ôôo. C'est un arbuste trés-rameux, dont les feuilles sont très -rapprochées, sessiles, linéaires, coriaces, à bords rabattus, et dont les fleurs blanches terminent le sommet des rameaux. il croît daus les lieux sablonneux au pied des montagnes volcaniques du Pérou.
DIPLOSTOME. Diplostoma. mam. Genre de la famille des Rongeurs, très-voisin des Geoinys, et que Rafiinesque caractérise de la manière suivante ; quatre molaires en prismes comprimés, à toutes les mâchoires : la première double, les trois autres simples; les incisives su- I)érieures creusées d'un double sillon en avant; des abajoues profondes, dont les ouvertures sont extérieures; quatre doigts suivant Uatfinesiiue, et cin(i selon Cuvier, à tous les pieds; les ongles mitoyens de devant trèslongs , crochus et tranchants. Les Diplostomes sont de petits quadrupèdes encore peu connus, de l'Amérique septentrionale ; ils ont en général le pelage d'un brun roussâtre, et leur taille excède rarement dix pouces.
DIPLOSTOME. Diplostoma. bot. Le genre de Champignons que Link a établi, sous ce nom, dans la famille des Gasteromycètes, de Fries, est le même que celui précédemment nommé Tulostoma par Persoon.
DIPLOTAXIDE. Diplotaxis. bot. Genre de la famille des Crucifères, Tétradynamiesiliqueuse, L. Ce genre, établi par De Candolle, est caractérisé par sa silique comprimée, linéaire; ses semences disposées sur deux rangs et ovales; son calice égal à sa base. Les fleurs sont jaunes ou blanches, et les calices couverts d'un duvet mou. Ce genre a été formé aux dépens des Sisymbrium et Sinapis de Linné; les espèces sont distribuées en deux tribus. La première, nommée Calocarpum par De Candolle, est caractérisée par son style rudimenlaire, son stigmate bilobé el sessile au sommet de la silique, et ses siliques pendantes, le plus souvent pédicellées. Les quatre espèces que celte tribu renferme, habitent les contrées voisines de la Méditerranée. La deuxième tribu, désignée sous le nom A'Anocarpum, a pour caractères un style comprimé, vide, ou contenant deux ou trois graines, terminé par un stigmate bilobé, et les siliques droites , rarement pédicellées. Les ((uatorze espèces qu'elle renferme sont indigènes des pays méridionaux
de PEurope; on y remaniue les Diplolaxis tenuifolia et timinea; la première est extrêmement commune sur les murs et dans les endroits incultes des environs de Paris.
DIPLOTÈGE. BOT. Ce mot, dérivé de <î(:iioo5, double, et de Ts/oj, toit , est employé par Desvaux , pour désigner des fruits Ilélérocarpiens, secs et infères ou engagés dans le calice. Il distingue deux degrés particuliers de Diplolèges : ceux qui se divisent en plusieurs parties, par l'etTclde l'écartement des valves du fruit, comme dans les Iridées et les Orchidées , et ceux qui ne sont déhiscents que par une ouverturequi est déterminée par la maturation , à la base du fruit, comme dans les Campanulacées.
DIPLOTÉGIE. Diplotegia. bot. Ce mot exprime une capsule adhérente, une capsule soudée avec le calice ou le périgone, ainsi qu'on l'observe dans les Campanules. On nomme communément ces fruits capsules par suite de l'extension que les anciens botanistes donnaient à cette dénomination, n'ayant pas reconnu l'adhérence des organes. Dans les descriptions on a soin de dire si l'ovaire est adhérent ou libre, d'où résulte que lors(|u'on parle ensuite du fruit en l'appelant capsule, on sait très -bien si elle est adhérente, ou si c'est une vraie capsule. Le mot Diplotégie est à cause de cela peu usité.
DlPLOTllÉMIER. Diplothemiitm. bot. Martius a formé ce genre nouveau, de la famille des Palmiers, Polyandrie Trigynie de Linné, avec quatre espèces qu'il a observées au Brésil ; il en a tracé les caractères ainsi qu'il suit : fleurs de sexes différents, réunies dans le même spadice; spathe double : l'intérieure la plus longue, cylindrique, mucronée, renflée, avec une fissure au renflementet unsillon à la face opposée; l'exlérieure oaverte au sommet, membraneuse et coriace. Les fleurs mâles sont coriaces, presque charnues, disposées sur la partie inférieure du spadice et en quelque sorte cachées sous des écailles verruqueuses, hémisphériques; le calice est partagé en trois sépales étroits , lancéolés, carénés, soudés à leur base; la corolle est formée de trois pétales ovales, dressés ou connivents; le nombre des étamines est de six à douze ou plus, avec leurs filaments subulés et d'inégale longueur; les anthères sont sagittées ou linéaires et dressées. Les fleurs femelles, placées immédiatement en dessous des mâles, solitaires, sessiles et en tourées de bractées, sont coriaces et striées ; leur calice est triphylle, à sépales ovales, carénés et imbriqués ; la corolle a aussi trois pétales ovales, carénés , très-entiers ou fort légèrement dentés ; l'ovaire est globuleux, trigone , à une seule loge, mais avec les vestiges de deux autres; il est surmonté de trois stigmates sessiles, triangulaires, réunis en pyramide, puis étalés. Le fruit consiste en un drupe ovale ou obovale, fibreux, monosperme, renfermant une noix osseuse, marquée de trois trous à sa base. Les espèces décrites par Martius ont été observées par lui-même, à plus de quatorze cents pieds au-dessus du niveau de la mer. croissant çà et là dans des sables arides, sur les plages maritimes ou parœi les pâturages les plus riants; des quatre espèces une seule est pourvue de tige, encore estelle fort médiocre, inerme et annelée; les frondes sont
pinnées, munies d'un court pétiole dont la hase est entïainanle ; les pinnules sont fort étroites , rigides et crispées, d'un vert brillant, un peu glauque en dessus, argentées en dessous. Les drupes sont jaunâtres, d'une substance fibreuse, mais susceptibles de concourir à la nourriltire de l'Homme.
DIPLOTHRICE. Diplolhrix. Genre de la famille des Synanthérées, établi par De CandoUe qui le caractérise ainsi : capitule mulliUore, radié; fleurons de la circonférence au nombre de cinq, femelles, ovales, persistants et continus avec l'ovaire ; fleurs du disque hermaphrodites tuhuleuses, à cinq dents; involucre ovale, imbriqué; écailles ovalaires; réceptacle chargé de paillettes qui entourent les fleurs; styles rameux; akènes du rayon comprimés ou triangulaires, nus ou couronnés de petites dents; ceu,K du disque comprimés, les plus extérieurs nus, les autres surmontés de deux arêtes. Les deux espèces ; Diplothrix aceiosa et Diplothiix juniperifotia sont des plantes mexicaines, sous-frutescentes, rameuses, à feuilles opposées, ramassées, aiguës, très-entières ou un peu pubérulentes, à une seule nervure et à bords un peu calleux. Les fleurs sont réunies au sommet des rameaux en un seul capitule courtement pédoncule.
DJPLUSODON. />!/)/«so(/oH. BOT. Genre de la famille des Salicariées, et de la Dodécandrie Monogynie de Linné, établi par le docteur Pohl qui en a découveut les premières «t principales espèces, dans ses savantes excursions sur le sol encore si peu exploré des provinces centrales de l'immense empire du Brésil. Le D' Pohl a nommé ce genre Diplusoclon , des deux mots grecs SiTtUoi, double , et ocouj, dent, parce qu'il a remarqué que l'un des principaux caractères qu'offrent les espèces qu'il y a groupées, consiste dans les deux rangées d'écaillcs qui garnissent la base du calice, qui est en outre persistant, monophylle, campanule, avec son limbe divisé en six segments lancéolés et pointus. La corolle, beaucoup plus grande que le calice, est composée de six pétales égaux, ovales, plans, terminés à leur base en onglet court et rétréci. Les étamines, au nombre de douze à trente, en partie stériles, ont leurs filaments égaux, filiformes, dressés, plus courts que les pétales, inséréssurla base du calice et terminés par des anthères oblongues, obtuses, biloculaires, s'ouvrant latéralement, glabres et penchées. L'ovaire est globuleux, glabre, supérieur, surmonté d'un style filiforme, que termine un stigmate simple, hémisphérique et concave en dessus. Le fruit consiste en une capsule globuleuse, couronnée par le style marcescenl, divisée en deux loges renfermant plusieurs semences comprimées, presque trigones. Chamisso et Schlectendal, ignorant sans doute les travaux du b' Pohl, ont établi postérieurement, et sous le nom de E riedlandia , un genre qui présente des caractères semblables à ceux des Diplusodons et que De Caniitjile, dans le troisième volume de son Prodromus systeiuatis naluralis regni vegetabilis (p 9^, Lillirarieis addenda), leur a réuni. Le professeur De CandoUe décrit trente-cinq espèces de Diplusodons, qu'il a vues dans les herbiers de Martius, du Musée de Vienne et du Muséum de Paris. Ce genre fait partie de la famille des Salicariées, à laquelle De Can-
doUe substitue le nom de Lilhrariées, qu'avait précédemment indiqué Jussieu. Toutes les espèces connues de ce genre appartiennent au sol Brésilien et forment des arbrisseaux de médiocre élévation. Elles sont encore fort rares dans les serres européennes, où quelques-unes seulement ont paru jusqu'ici. Il leur faut beaucoup de chaleur, une terre légère et substantielle, mais en général peu d'arrosements.
DlPLOSOnOM A FLEBRS NOMDRECSES. Dl'plUSOdon floH-
bundits, Pohl, PI. Brasil. ic. 1, 87, t. 70. — De Cand., Prodr. Sj^sl. nat. 3, 94 =. Le docteur Pohl a observé cette espèce, en 1820 , dans la capitainerie de Goyaz, aux environs de Trahiras; elle faisait partie des buissons que respectent les troupeaux sauvages, qui peuplent de vastes pâturages dont personne encore ne réclame la propriété. Elle fleurit dans le mois de mai et de juin. C'est un arbrisseau de trois à quatre pieds, dont lo tige cylindrique, brunâtre, luisante et poilue, se divise au sommet en rameaux dressés; les feuilles qui les garnissent, et qui couvrent également la tige, sont décidues, coriaces, simples, presque rigides, opposées, sessiles, ovales, aignes, cordiformes à leur base , trèsentières, planes, sillonnées par cinq nervures longitudinales partant de chaque côté de la cote intermédiaire et piesque toutes de sa base; d'un vert brunâtre en dessus et jaunâtre en dessous, poilues sur les deux faces, longues de deux pouces et demi, larges de dixhuit à vingt lignes. Les fleurs forment à l'extrémité des rameaux, des épis'd'un grand lu.xe de végétation; elles sont d'une belle couleur pourpre foncée.
DiPLBSODO?! PONCTUÉ. DiplosodoH puticlatus , Pohl, Bras., 1, 89, t. 72. — De Cand., Prod. Cette espèce se trouve dans les mêmes localités que la précédente. Sa tige ne s'élève guère à plus de deux pieds; elle est grêle, unie, très-glabre, nue, arrondie, presque tétragone, divisée en rameaux diffus, opposés, très-peu garnis de feuilles décidues, coriaces, simples, opposées, sessiles, lancéolées, très-entières, glabres, ponctuées, bordées, marquées de trois nervures longitudinales, y compris l'intermédiaire, d'un vert brunâtre en dessus et jaunâtre en dessous. Les fleurs terminent par petits bouquets chacun des rameaux ; elles sont violettes, portées sur des pédoncules simples, persistants, cylindriques ou filiformes. Les bractées, au nombre de deux, sont opposées, décidues, lancéolées, sessiles, et plus courtes que le calice qui est rougeàtre.
DiPLOsoDON TRÈS-VELU. Dipiusodon villosissimus , Pohl, PI. Bras. 1, 92, t. 75. — Diplmodonlylhroides, Far. a. De Cand., Prodr. Syst. nat. à, 94^. C'est un sous-arbrisseau à lige ligneuse, fibreuse, d'un vert brunâtre, divisée en rameaux opposés, d'un vert blanchâtre. Les feuilles sont décidues, coriaces, simples, opposées, ovales, presque acuminées, cordées à leur base, marquées d'une côte intermédiaire d'où s'échappent, à des distances presque égales, et de chaque côté, cinq nervures longitudinales, garnies ainsi que toute la suiface des feuilles, tige et rameaux, de soies nombreuses et blanchâtres; elles sont en dessus d'un vert brunâtre, blanchâtres en dessous, longues de près de deux pouces sur quinze à seize lignes de largeur; le pétiole est court, à peine visible. Les fleurs sont d'un pourpre bleuâtre,
^-ii
porlées sur des péiloiiciilcs cyliii(lri<|iics. Hlifornics , solitaires ou réunies par petits bouquets, dans les aisselles des feuilles du sommet des rameaux; les deux bractées sont opposées, simples, sessiles, obicngues, uninervurécs, lomentcuses, ciliées, et plus courtes que le calice.
DiPLOSODOX RAYÉ. Diplusoiloti virfjalus, Pobl, FI. Tlrasii. 1, 90, t. 73. — De Cand., Prodr. Syst. nat. 3, Ui b. Friedlandia alhi/tora, Martius, Herb. Sa tijje, liante de Irois à quatre pieds, se couronne de rameaux grêles, tétragones, allongés, dressés, glabres, rougeâti'es, opposés, garnis de feuilles également opposées, décidues , simples, presque sessiles, lancéolées, trèsentières, planes, marquées d'une nervure intermédiaire d'où s'échappent, à peu de distance de la base et du centre, deux veines latérales; elles ont environ quinze lignes de longueur. Les Heurs sont blanchâtres, axillaires ou terminales, le plus souvent solitaires, portées sur des pédoncules simples, accompagnées de deux bractées opposées, rayées de blanc-jaunâtre.
DiPLBSODOx oBLONU. DiplusodoH obloitgus , Po\\\ , FI. Bras. 1, 95, t. 78. — De Cand., Prodr. 3, 94 à. La tige, quadrangulaire et brunâtre, se divise en rameaux nombreux et pareillement conformés, si ce n'est que les angles sont un peu moins vifs. l,es feuilles sont décidues, coriaces, simples, opposées, étalées, oblongues, très-enlières, planes, à quatre ou cinq nervures lalérales, très -glabres, d'un vert noirâtre en dessus et jaunâtre en dessous, longues de deux pouces et demi, larges d'un peu plus d'un pouce. Le pétiole est trèscourt, demi cylindrique et cannelé. Les Heurs sont terminales et axillaires, presque sessiles, et d'un bleu pourpré, très-pâle ; les deux bractées sont égales en longueur avec le calice.
DlPmSODON A PETITES FECIllES. DfplUSOdoil llIfCrO-
plifllus, Polil, Bras. 1, 93, t. 76.— De Cand., Prodr. 3, 94". Sa tige est ligneuse, divisée en nombreux rameaux opposés, garnie ainsi que ces derniers, de feuilles coriaces, simples, opposées, ovales, très-entières, veinées, ciliées, glabres, d'un vert jaunâtre luisant en dessus, d'un jaune verdàtre parsemé de quelques poils sur les veines, en dessous ; les pétioles sont très-courts, cannelés en dessus et velus. Les fleurs, d'un blanc jaunâtre, sont terminales et latérales, solitaires, verticales, portées sur des pédoncules simples, persistants et fort courts ; les bractées sont sessiles, décidues, ciliées, plus courtes que la corolle et d'un rouge pâle.
DiPLCSODON IMBRIQUÉ. DiplusodOH imbn'catus , Pohl , Bras. 1 , 84, t. 07. — De Cand., Prod. 3 , 94 c. Sa tige, à rameaux opposés, est garnie de feuilles imbriquées, ovales, presque acuminées, cordiformes à leur base, épaisses, coriaces; très-entières, uninervurécs et plus courtes que le calice dont les six apophyses qui accompagnent les six dents du limbe sont, ainsi que ces dernières, recourbées et même roulées extérieurement et de plus extrêmement courtes. La corolle a ses pétales d'un bleu pourpré, avec l'onglet très-court et d'une nuance plus claire.
DiPLUsoDON JURGiNÉ. Diplusodoti marginatus , Pohl, Bras. 1, 83, t. GG. — De Cand., Prodr. 3, 94 ". Sa tige est ligneuse, airondic, d'un rouge bleuâtre très-
I simple, garnie de feuilles décidues, coriaces, op|)Osées, ] sessiles, presque imbriquées, ovales, ù peine acuminées, cordiformes â leur base, veinées, glabres, longues d'un peu plus de deux pouces et d'un liers moins larges, d'un vert blanchâtre en dessus, presque blanc en dessous et sur les deux faces, offrant des veines rouges de même que les bords. Les fleurs sont solitaires le long de la tige, axillaires et portées sur d'assez longs pédoncules glabres et d'un rouge blanchâtre ; les deux bractées sont simples, sessiles, glabres, bordées et nervurées de rouge, étalées à la base du calice qui estrougeàlre. La corolle est d'un violet pourpré fort vif.
DIPLYCOSIE. Diplxcosia. bot. Genre de la famille des Éricces, Décandrie Moiiogynie, institué parBlume {Bydrag. Flor. Ind. 857). Caractères : calice infère, environné de deux bractées connées à sa base, et quinquéfide; corolle campanulée, avec son limbe replié et divisé en cinq lobes; dix étamines incluses, insérées sur le disque du calice; anthères bifides au sommet; style dressé; stigmate troni|ué; capsule presque globuleuse, déprimée, à cinq loges irrégulièrement déhiscentes; semences nombreuses, comprimées et cunéiformes. Les Diplycosiessont des plantes frutescentes, parasites sur les arbres élevés; les feuilles sont éparses et coriaces; les fleurs sont axillaires, d'un jaune verdàtre.
DIPODIER. Dipodium. zooL. C'est-à-dire ayant deux pieds. Blainville propose ce nom pour l'ordre de Poissons qu'il crée en le caractérisant par la^trésence d'une seule paire de nageoires, soit pectorales, soit ventrales, et pour un ordre de Reptiles qui répond à ceux que Cuvier nomme Bimanes, y. ce mot et Cbirote. On a quelquefois désigné sous le même nom les Scinques à deux pieds. Bipèdes de Lacépède.
DIPODIER. Dipodium. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, établi par R. BrovN'n, pour le Dendrobium punctatum de Smith, et auquel il donne pour caractères : calice dont les cinq divisions sont égales entre elles et étalées ; labclle trifide, barbu, formant un éperon extrêmement court à sa base; gynostème semi-cylindrique; anthère terminale, mobile et caduque; masses polliniques au nombre de deux, une dans chaque loge, offrant un lobe placé sur leur côté interne; elles sont attachées au stigmate chacune par un fil distinct. Ce genre ne se compose encore que d'une seule esyièce, Dipodium punctatum, Brown; ou Dendrobium punctatum, Smith , Exot. Bot. 1 , p. 21 , t. 12. C'est une plante terrestre, glabre, sans feuilles, ayant la racine fibreuse; la tige couverte de gaines imbriquées; les Heurs pourpres et en grappes. Elle croît à la Nouvelle-Hollande.
Robert Brown pense que l'on doit aussi rapporter à ce genre le Cymbidium squammaium de Swarlz, qui forme une espèce fort voisine de la précédente , et qui n'en diffère que par ses gaines radicales, oblongues, carénées, et par les supérieures qui sont entières et non fendues longitudinalement, comme dans le Dipodium punctatum.
DIPODION. Dipodium. ins. Bosc a décrit sous ce nom (Nouv. Bull, des Se. par la Soc. l'hilom. T. m, p. 72, mai 1812) un animal trouvé dans le corps d'une Abeille, et dont il a fait un nouveau genre de Vers
iii(oslinaiix. Lnciiat el Auiloiiin prétendent que ce Ver n'est autre chose qu'une larve de Diptùre du genre conops.
DIPOCONIE. Dipogoni'a. bot. y. Diplopogon. DIPORIDIER.r>i7;onV/iM?/!. BOT. BartlingctWendland ont proposé la formation d'un genre nouveau dans la i'amille des Ochnacées, aux dépens du genre Ochna, el l'ont caractérisé ainsi qu'il suit : cinq pétales; un grand nombre d'étamines à filaments filiformes, persistants, munis d'anthères linéaires, déhiscentes par un double pore situé au sommet; carpelles drupacés, surmontés d'un stigmate libre au sommet. Suivant les auteurs, ce genre, qui ne se compose que d'un petit nombre d'espèces: Ochna arborea, Burch.; Ochna atropurpurea, DeCand.; Ochna ciliala , Lara., devrait prendre place entre lesgenres Ochna et Gomphia. DIPOSIDE. Diposis. bot. Genre de la famille des Ombellifères, Pentandrie Digynie, institué par De Candolle qui lui donne pour caractères : un involucre à la base de l'ombelle; bords du calice à cinq dents obtuses; pétales ovales, plans et entiers; styles courts; fruit orbiculaire, biscuté, formant en quelque sorte deux disques parallèles; vallécules larges et planes. Le Diposide il feuilles de Sanicle est une plante herbacée, de Buenos- Ayres; ses feuilles sont pétiolées, divisées en trois parties cunéiformes, dentées au sommet ; la hampe est plus longue que les feuilles et glabre; l'ombelle est composée de cinq à six rayons, et les ombellules de trois fleurs blanches, dont l'intermédiaire fertile et les deux autres mâles ; l'involucre consiste en quatre ou six folioles qui entourent les pédicelles.
DIPROSIE. Diprosia. crust. Genre de l'ordre des Isopodes, voisin des Bopyres, et fondé par Raffinesque (Précis des découvertes Sémiologiques, p. 23) qui lui assigne pour caractères ; manteau déprimé, oblong, fendu, sans articulations postérieurement; queue inférieure plus longue el échancrée; deux yeux lisses en dessus ; bouche inférieure ; corps étroit articulé en dessous; six paires de jambes à trois articles; deux suçoirs antérieurement en dessous. L'auteur de ce nouveau genre ne décrit que la Diprosie rayée, Diprosia ritlala, Raf. Elle est d'un blanc bleuâtre, rayée longitudinalement de pourpre violet; le dos est lisse et légèrement convexe. On voit à travers son corps la circulation du sang. Cette espèce, trouvée dans les mers de Sicile, vit parasite sur le Spams erjlhrinus.
DIPSACÉES. Dipsaceœ. bot. On nomme ainsi une famille naturelle de végétaux, ayant le genre Cardère (/)/psacHs) pour type, et <|ui appartient aux Dicotylédonsmonopélales, inférovariés, à étamines non soudées. Dans son Gênera Planlarum , Jussieu avait composé sa famille des Dipsacées des genres yi/ornia, Dipsacus, Knautia, Scabiosa, Allionia et f^ateriana; ce dernier genre y formant une section à part, caractérisée par ses fleurs distinctes et non réunies en tète. De Candolle, dans la troisième édition de la Flore française, a séparé le genre /^^o/en'flMa pour en former une famille distincte sous le nom de Valérianées. Cette famille a depuis été l'objet d'une Monographie publiée à Montpellier par le docteur Dufresne. D'un autre côté , il a été reconnu que le genre Allionia devait être transporté parmi les
Nyctaginées, ea sorte que les seuls genres Morinu, Dipsacus, Knautia et Scabiosa forment la famille des Dipsacées. On doit au docteur Thomas Couller une Monographie de cette dernière famille, publiée dans les Mémoires de la Société Physique de Genève pour 1825. Ce botaniste, outre les quatre genres qui viennent d'être indiqués et dont il change un peu la circonscription , rétablit les genres Cephalaria de Schrader et Pterocephalns de Lagasca, qui se composent d'espèces réunies aux genres Scabiosa et Knautia.
Les Dipsacées sont toutes des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, ayant les feuilles opposées ou quelquefois verticillées, simples ou plus ou moins profondément divisées. Les fleurs sontordinairementdisposées en capitules environnés d'un involucre polyphylle, et portées sur un réceptacle plus ou moins saillant cl quelquefois conique, garni d'écaillés ou de folioles souvent plus longues que les fleurs elles-mêmes. Chaque fleur se compose d'un double calice. L'extérieur, qui est un véritable involucre, est immédiatement appliqué sur l'ovaire avec lequel il ne contracte aucune adhérence, et se termine par un bord tronqué ou mince, membraneux, évasé, diversement denté ou terminé par un nombre variable de soies. Cet involucre persiste et accompagne le fruit jusqu'à sa maturité. Le calice intérieur ou véritable calice est adhérent avec l'ovaire infère, quoique cette soudure ait été niée par quelques auteurs; son limbe est en général évasé, ordinairement plus grand que l'involucre, tronqué ou terminé par des soies quelquefois plumeuses, dont le nombre est trèsvariable. La corolle est monopélalc, lubuleuse, plus ou moins arquée; son limbe est oblique, à quatre ou cinq divisions inégales, formant en général deux lèvres. Les étamines sont au nombre de quatre à cinq ; dans le seul genre Morina, on n'en compte que deux auxquelles on a attribué à tort des anthères quadriloculaires; ces étamines sont généralement saillantes hors de la corolle; leurs filets sont libres ainsi que leurs anthères. L'ovaire est à une seule loge qui contient un seul ovule pendant du sommet delà loge. Le style est simple, subulé, terminé par un stigmate indivis , dont la forme olîre d'assez grandes différences dans le petit nombre de genres qui forment la famille. Le fruit est un akène couronné par le limbe du calice qui, souvent, prend beaucoup d'accroissement; il est immédiatement enveloppé dans l'involucre particulier. Celui-ci présente un peu au-dessous de son limbe, de petites fossettes séparées par des lignes saillantes, dont le nombie et la forme varient dans les diverses espèces, et peut servir de bon caractère pour les distinguer. La graine est pendante dans l'intérieur du péricarpe qui est mince. Elle se compose d'un tégument propre, sous lequel on trouve un endosperme charnu, assez mince, dans lequel est un embryon également renversé, c'est-à-dire dont la radicule est tournée vers le hile. Cette famille est bien facile à distinguer; elle a des rapports intimes avec les Synanthérées, les Valérianées, les Calycérées et les Rubiacées. Elle se distingue des Synantliérées par son calice double, ses étamines libres et son ovule pendant, tandis qu'il est dressé dans les Synanthérées; des Calycérées par ses étamines libres, ses feuilles opposées ; des Valé-
l'ianées par son ovaire utiiloculaire, son calice double, ses graines munies d'un endosperine, et ses fleurs agrégées; enfin des Rubiacécs par ses fleurs en lèle, sa radicule supérieure el l'ahsence des stipules dans les espiices ù feuilles opposées. Les Dipsacées forment le passage enlie les Rubiacées, les Caprifoliacées, les Calycérées et les Synanlborées qui ont les étamines soudées.
DIPSACON. BOT. Même chose que Diachelon.
DIPSACUS. SOT. r. Cabdère.
DIPSADE. Di/'sas. BEPT. Espèce du genre Couleuvre.
DIPSAS. sioi.L. Leach a proposé, sous ce nom, un nouveau genre qui ne présente pas assez de différences pour qu'où puisse le séparer des Anodontes; Férussac l'a pourtant admis comme sous-genre, f'. Anodokte.
DIPSE. rept. Même cliose que Dipsade.
D1PTA>'T1IERA. BOT. F. Dianthère.
DIPTEUA. bot. (Borckausen.) Synon. du Seldka de Médicus et Mœncli, genre formé du Saxifrarja sariiienlosa, qui a deu.v pétales plus longs que les autres. /'. Saxifrage.
DIPTÈRE. Diplerus. pois. Synonyme de Lauricaire.
DIPTÈRES, iivs. Diplera, Linn. ; ^ntliata, Fabr. Ordre de la classe des Insectes, ayant pour caractères : six pieds; une métamorphose complète; deux ailes veinées et étendues; deux balanciers situés en arrière d'elles; bouche consistant en un suçoir composé de deux à six pièces écailleuses, en forme de soies ou de lancettes, renfermé dans une gaîne, en forme de trompe ou de siphon, coudée ou articulée au plus à sa base et vers son extrémité, souvent terminée par deux lèvres, ayant une gouttière supérieure, et accompagnée, dans le plus grand nombre, de deux palpes maxillaires ; ces palpes tenant quelquefois lieu de gaîne au suçoir.
La distinction de ce groupe d'Insectes se présente si naturellement à la pensée de l'observateur, qu'on la trouve clairement établie dans les écrits des pères de l'histoire naturelle. Aux caractères tirés du nombre des .iiles et de la présence d'une trompe que l'on désignait souvent sous le nom d'aiguillon, on a simplement ajouté celui que fournissent ces deux corps mobiles, situés derrière les ailes et qu'on appelle balanciers {haltères). Fabricius , en plaçant dans cet ordre des Arachnides et des Insectes parasites {pedicitlus, L. ), en a altéré l'essence et la pureté. II ne faut jias cependant croire <|ue le signalement de cette coupe ne souffre aucune exception ; car dans la dernière famille, celle des Pupipares, les ailes, les balanciers et la gaine ordinaire du xuçoir, finissent par disparaître. La tête même des Nyctéribies, dernier genre de ce groupe, est tellement rapelissée, (lu'elle ne semble destinée qu'à servir de support au suçoir ; les yeux, si étendus et si apparents dans les autres Inseclcs du même ordre, sont ici à peine visibles. Ces caractères négatifs annoncent que l'on est sur les dernières limites de la classe. Celle des Crustacés, et la division des Insectes hexapodes aptères ne subissant point de métamorphoses, se terminent de même par des animaux suceurs et parasites.
La peau ou le derme des Diptères est membraneuse, élastique et peu capable de résistance. La tête est plus
ou moins globuleuse ou hémisphérique, souvent concave postérieurement, afin de pouvoir mieux s'appliquer sur le devant du thorax, et susceptible de tourner sur elle-même, comme sur un pivot, de droite à gauche et ricc rcrsà. Ordinairement la majeure partie de sa surface, surtout dans les mâles, est occupée par les yeux qui se composent d'une quantité prodigieuse de facettes. Son vertex offre le plus souvent trois petits yeux lisses, disposés en triangle. Lors(|ue le nombre des pièces du suçoir est de six ou au complet, la bouche de ces Diptères présente les analogues de toutes les parties de celle des Insectes broyeurs. Deux de ces pièces, la supérieure et l'inférieure, sont impaires; celle-là représente le labre, et celle-ci la languette proprement dite, qu'il ne faut pas assimiler à cette portion de la lèvre inférieure que, dans les Coléoptères, les Orthoptères, etc., l'on désigne ainsi. On la retrouve aussi dans les Hémiptères : mais ici elle ne coopère point, ou qu'indirectement, à la nutrition. Les quatre autres pièces du suçoir sont disposées par paires : la supérieure répondra aux mandibules, et la seconde à la portion terminale des mâchoires des autres Insectes, à partir de l'insertion des palpes, celle, par exemple, qui se replie en dessous dans les Apiaires ; celle encore qui, dans les Hémiptères, forme la soie maxillaire. L'autre portion de la mâchoire existe toujours; mais elle est très-courte ou se confond avec la masse charnue, qui sert de base à la trompe et qui précède son premier coude; car dans les Muscides, par exemple, le suçoir n'est que de deux soies, et cependant il est accompagné de deux palpes qui, d'après l'analogie, ne peuvent être que celles des mâchoires. Attendu que la pièce représentant le labre est insérée avec les autres pièces du suçoir près du coude de la trompe, et à une distance notable du bord antérieur de la tête, et comme dans les autres Insectes ce labre est toujours fixé au même bord, il faut nécessairement qu'une portion de l'épistome soit incorporée avec la base ou le support de la trompe. On vient de voir que la portion inférieure des pièces maxillaires était pareillement réunie ï\ec ce support qui, dans l'inaction, se relire dans la cavité orale. Il n'en est pas ainsi des Lépidoptères et des liémiptères; la portion analogue des mâchoires est toujours fixe et immobile, et le labre conserve toujours sa situation relative. Chez d'autres Diptères, le suçoir n'est composé que de quatre pièces; ici les soies maudibulaires manquent. Dans un grand nombre, enfin, on n'en voit que deux, et ce sont les impaires, c'est-à-dire le labre et la languette. La réduction du nombre de ces parties est une nouvelle preuve de l'infériorité de ces animaux, relativement aux autres Insectes. Les Arachnides montrent à l'égard des animaux analogues supérieurs, un appauvrissement semblable dans les organes de la manducation. Les pièces du suçoir font l'office de lancettes, percent l'enveloppe des vaisseaux el frayent un passage à la liqueur nutritive. Elle suit le canal intérieur de la trompe, et remonte par un effet de la pression qu'exercent sur elle les pièces du suçoir, jusqu'au pharynx, situé à sa base. Ces lancettes ont souvent des sillons ou des rainures propres à leur emboîtement et à une action commune. La gaîne ou le corps extérieur de la trompe ne sert
qu'à les maintenir, et se replie souvent sur elle-même, sous un angle plus ou moins aigu, lorsque l'animal fait usage de son suçoir. On pourra s'en convaincre en examinant un Cousin dans l'instant où il pompe notre sang. L'extrémité de cette gaine forme dans le plus grand nombre un empâtement divisé en deux lèvres à moitié siriées, susceptibles de tuméfaclion , et faisant par son inclinaison, un coude ou un angle avec la tige de la trompe. On doit comparer cette partie à celle qui termine la lèvre inférieure des Insectes broyeurs. Si , comme dans les Myopes, elle s'allonge considérablement, elle semble alors former un article replié sous la tige ou la division intermédiaire de la gaine. Tantôt la trompe peut se retirer en entier dans la cavité buccale, et dans ce cas elle se termine par un empâtement, et .tantôt elle est saillante et plus ou moins cylindrique ou conique. Cela dépend de la consistance de la gaine ; là elle est membraneuse, ici elle est plus solide ou cornée. Fabricius a souvent employé, dans cette dernière circojislance, le terme d'Iuaistellum, mais qui, selon nous, ne doit s'appliquer qu'à l'ensemble des pièces du suçoir. Alors encore , ou lorsque la trompe , quoique membraneuse, est très courte, les deux palpes sont insérées sur les bords de la cavité buccale ; liors de cette circonstance, elles sont situées sur le support de la liompe, près de son premier coude. Le plus souvent elles sont courtes, relevées, presque filiformes ou terminées en massue et composées de deux articles. Quebiuefois elles s'avancent en avant, et sont couchées sur la trompe. Les Némocères sont les seuls Diptères oîi ces organes soient divisés en cinq articulations. Dans les Syrpbes et plusieurs autres genres, ils adhèrent à deux des pièces du suçoir, d'où l'on a inféré avec raison qu'ils représentaient les palpes maxillaires des Insectes broyeurs.
Les antennes sont ordinairement insérées sur le front et rapprochées à leur base. Si on en excepte les Némocères, elles ne sont composées que de trois articles, dont le dernier ordinairement plus grand a très-souvent la forme soit d'une palette lenticulaire ou prismatique, soit d'un fuseau; il porte presque toujours une soie simple ou plumeuse, ou bien un petit appendice en forme de stylet. Dans plusieurs genres, cet article est annelé transversalement. Ces organes sont le plus souvent très-courts et inclinés.
Le thorax ne semble être composé que d'un seul segment, le premier ou le prothorax étant très-court, ou ayant même presque entièrement disparu , et le troisième ou le mélathorax étant aussi très-court et n'occupant que l'extrémité postéiieure du tronc situé audessous de l'écusson. Le tronc parait ainsi être presque entièrement formé par le segment intermédiaire ou le mêsolhorax. Il a de chaque côté deux sligmales, mais dont on ne dislingue bien souvent que l'antéiieur.
Les ailes sont simplement veinées, étendues, et le plus souvent horizontales. Meigen en a donné des figures très-exactes, mais sans employer comme caraclèrcs génériques ou divisionnaires, à la manière de Jurine, la disposition de leurs nervures. Quoique cet emploi offre ici plus de diflScultés que dans les Hyménoptères, il ne faut cependant pas le rejeter ou se borner à parler aux yeux. Fallen, naturaliste Suédois,
et c|uelques autres savants ont, d'après Latreille, fait usage de ces considérations.
Au-dessous des ailes et un peu en arrière, sont deux petits corps très-mobiles , presque membraneux ou un peu cornés, ordinairement blanchâtres ou jaunâtres, presque linéaires dans la majeure partie de leur longueur, et dont l'extrémité sujiérieure est renflée en manière de bouton ou de massue , et peut se gonfler ou se dilater : ce sont les balanciers. L'on voit audessus des balanciers deux pièces membraneuses ou papyracécs, ordinairement blanches ou jaunâtres, ciliées, liées ensemble par l'un de leurs côtés, et ayant la forme de deux valves de coquille, appliquées l'une sur l'autre; ce sont les ailerons ou cuillerons; leur grandeur est en raison inverse de la longueur des balanciers qu'ils recouvrent ainsi dans les mêmes rapports; l'une d'elles est attachée à la base de l'aile correspondante et participe à ses mouvements; mais alors les deux valves sont écartées ou presque sur le même plan.
Les pieds, ordinairement grêles et allongés, se terminent par un tarse de cinq articles, ayant à son extrémité deux crochets, et souvent, en outre, deux ou trois pelotes ou palettes, soit vésiculeuses, soit membraneuses. C'est à l'aide de ces dernières parties que ces Insectes se cramponnent aux corps les plus polis, des glaces, par exemple, et souvent même dans une altitude renversée et horizontale. Everard Home a publié à cet égard, dans les Transactions Philosophiques de 1816, un Mémoire curieux et accompagné d'excellentes figures, prises sur des sujets d'animaux vertébrés et invertébrés.
L'abdomen ne tient souvent au thorax que par une petite portion de son diamètre transversal , et se termine presque toujours en pointe dans les femelles ; les quatre ou cinq derniers anneaux étant souvent rentrés dans l'intérieur, et formant même, dans un grand nombre de femelles, un oviducte extérieur, en manière de tuyaux de lunette d'approche, cette partie du corps semble n'être composée que de quatre à cinq segments. Il résulte aussi de cette conformation, que les derniers stigmates sont peu sensibles. L'organe copulateur est plus ou moins compliqué; tantôt extérieur et courbé en dessous, et tantôt intérieur; la femelle est quelquefois obligée, pour l'accouplement, d'introduire l'extrémité postérieure de son corps dans la partie correspondante de celui du mâle.
Dans son Mémoire sur le vaisseau dorsal des Insectes, Marcel de Serres a donné un extrait de l'ensemble de ses observations anatomiques sur les Diptères. En voici la substance : le vaisseau dorsal est étroit, et ses pulsations sont fréquentes. Le système respiratoire consiste en trachées vésiculaires, communiquant les unes aux autres par des trachées tubulaires , et sans être mues par des cerceaux cartilagineux ( f^. Orthoptères). Le système nerveux est, le plus généralement, composé d'un ganglion cérébriforme, peu considérable , à lobes fort rapprochés, d'où partent des nerfs optiques, fort gros; les deux cordons médullaires ordinaires forment de distance en distance environ neuf ganglions , dont trois thoraciques et six
abdominaux. Le lube iiitcsiiiial offre, 1" un œsopliacc s'étciidant jusqu'ù la base «le rabdoincii ; 2" un csloniac assez lonu , mais peu lar|;e , garni dus son origine de vaisseaux hépaliques assez nombreux ; ô» d'un duodénum cylindrique, accompagné de vaisseaux semblables , mais moins larges; 4" d'un rectum assez court cl rausculeux.
Les organes reproducteurs des mâles consistent en deux testicules ovales, s'ouvrant au moyen de canaux déférents , dans le canal spermatique commun, où se rendent également les vésicules séminales, tantôt simples et filiformes, et tantôt bilobées et ovales. On voit dans les femelles , deux ovaires très-branchus avant la fécondation, et communiquant par leurs deux canaux avec l'oviductus commun, qui a son issue dans la vulve. Les Diptères, qui fixent leurs œufs, ont de plus un organe particulier, sécrétant l'humeur visqueuse, propre ù cet usage. D'après les observations de Dufour et de Dutrocliet, l'estomac de plusieurs est accompagné d'une sorte de panse, où se dépose une partie de leurs aliments, et plusieurs offrent aussi des vaisseaux salivaires, servant sans doute ù donner plus de fluidité aux sucs dont ils se nourrissent.
Divers Insectes de cet ordre, tels que les Cousins, les Simulies, les Taons et les Sloraoxes, incommodent l'Homme par leurs piqûres, et tourmentent aussi plusieurs animaux domestiques; d'autres, comme les Œstres, déposent leurs œufs sur leur corps, sur l'Homme même; d'autres, pour le même motif et de la même manière, infectent les viandes, le fromage, et corrompent diverses boissons. 11 eu est qui, sous la forme de larves, atta(|uent les Plantes céréales, occasionnent souvent des dommages considérables; mais quelques autres Diptères, par une sorte de compensation, détruisent des Insectes nuisibles, et consument des matières animales et végétales en putréfaction.
La durée de leur vie, à prendre même du moment où ils sortent de l'œuf, est généralement très-courte. Souvent elle ne s'étend pas au delà de queUpies mois ou de <|uelques semaines. Tous les Diptères subissent une métamorphose complèle et remarquable, en ce que la larve ne change (|u'une fois de peau, et à l'époque où elle passe à l'état de nymphe. Ce caractère pourrait être commun aux larves des Hyménoptères, qui sont apodes, telles que celles des Ichneumons, des Sphex, des Guêpes, des Abeilles, etc. Celles des Diptères sont aussi privées de pattes; mais quelques-unes de celles de la famille des Némocères ont divers appendices qui semblent en tenir lieu. Leur tête est tantôt toujours saillante cl de l'orme constante, tantôt elle peut rentrer dans l'intérieur du corps, changer de figure; elle ne se distingue des autres segments que par sa situation antérieure et les parties constituant leur bouche ; elle se compose le plus souvent d'un à deux crochets rétractiles, servant à entamer les matières alimentaires, et de quelques mamelons. Les orifices principaux de la respiration sont presque toujoiu's placés à l'extrémité postérieure du corps. Plusieurs offrent en outre deux stigmates sur l'anneau qui vient après la lèle. Quelques-unes de celles qui vivent dans les eaux ou dans les substances fluides et corrompues , ont le corps terminé postérieurement
en manière de queue susccpiiblc de s'aHonger ou de se raccourcir, et offrent à l'intérieur de beaux lacis de trachées.
Dans plusieurs larves de cet ordre, la peau devient, en se durcissant et en se contractant, une co(|ue assez solide, ayant l'apparence d'une graine ou d'un œuf, où la nymphe subit sa dernière transformation. Le corps se détache d'abord de cette peau, en laissant sur ses parois intérieures les organes extérieurs qui lui étaient propres; bientôt après elle se présente sous la forme d'une masse molle ou gélatineuse, sans caractères distinctifs, et qu'on nomme boule allongée. Au bout d'un certain temps, les parties extérieures se dessinent, et cet état est celui de nymphe proprement dit. L'Insecte en sort en faisant sauter l'extrémité antérieure et supérieure de la coque, en manière de calotte. Il la pousse avec sa tète.
Ces différences principales dans les métamorphoses, les rapports généraux de formes et d'habitudes ont été la base de la dislributioii méthodique des Diptères par Lalrcille. Elle comprend les cinq grandes familles suivantes : Kémocères , Tanystomes, Notacanthes, Athéricères et Pupipares. Les personnes qui désirent faire une élude spéciale de ces Insectes auront recours à ces articles, ainsi qu'aux ouvrages de Meigen et Wiedemann. Le premier s'est borné aux espèces européennes; le second y a suppléé en décrivant les exotiques.
DIPTEUIX. BOT. (Willdcnow.) F. Coimarou.
DIPTÉROCARPE. Dipterocarpus. bot. Genre établi par Gacrtner fils (Carpolorjia , p. 50) sur des fruits conservés dans les collections de J. Banks, et ainsi caractérisé : calice mouophylle infère, cupuliforme, dont le limbe est à cinq divisions inégales, roides, marquées de veines réticulées. Deux de ces divisions calicinales sont très-longues, ligulées et obtuses; les trois autresi dont une est placée entre les deux premières, sont beaucoup plus courtes, ovales et auriculées; corolle et étamincs inconnues; ovaire supère, surmonté d'un style simple cl persistant ; noix enveloppée par le calice qui s'accroît en même temps que le fruit, coriace, uniloculaire, sans valves; graine uui(|ue, dépourvue d'albumen, et munie de cotylédons chiffonnés à la façon des Chrysalides d'Insectes (Chrysalideo-Contorltiplicatœ) ; radicule supérieure. G»rtner a formé deux csi)èces dans ce genre, savoir : le Diplerocarpiis costatus et le Diptcrocarpus turbinatus, tous les deux décrits et figurés ( loc. cit. p. 50 et 51, lab. 187 et 188). Malgré l'afiîuité des Diptcrocarpus avec les genres Sliorca et Dryobalanops, leur auteur établit qu'on doit les distinguer. Jussieu a pensé, au contraire, qu'ils devaient rester réunis, et de plus être compris sous la dénomination commune de Ptcri'jium , imposée plus tard i)ar Correa de Serra (Ann. du Mus., vol. 8 et 10, p. 15U). Mais, sans parler de la préférence qu'il est juste d'accorder au plus ancien nom, on doit observer que le Ptcrirjium de Correa correspond plus positivement au Dryobalanops de Gajrlner, qu'au Diptérocarpe, et il suffit, pour s'en convaincre, de jeter les yeux sur la figure de ce dernier, lab. 18G, fig. 2, par G.crtner, et sur celle que Correa de Serra a insérée dans les Annales du Muséum, vol. 10, lab. 8. 11 est vrai que dans le
8" vol. des Annales du Muséum, il avait figuré el décrit le Dipterocarpus costatus de G.Trtiier sous le nom de Plerigium coslatum. Au surplus, il faut attendre que l'on connaisse mieux les plantes qui ont produit les fruits décrits par Gaertner pour être positivement as- •suré de leur distinction générique.
DIPTÊROCOME. Diplerocome. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Fischer qui lui assigne pour caractères : calatliide sous-imbriquée, pauciflore; fleurons de la coronne femelles ; corolle infundibulairesubbilabiée; point d'élamines; style glabre; stigmates étalés, glanduleux et glabres ; akène cylindracé, courbé, fixé par sa base, surmonté de deux cornes recourbées et rameuses, ainsi que d'une aigrette sélacée; fleurons du disque mâles : corolle filiforme, à cinq dents; filaments glabres; anthères mutiques à la hase, appendiculées au sommet; style épaissi à l'extrémité, subbilobé et papilleux ; ovaire souvent avorté et couronné de ([uelques soies peu nombreuses. Le Diplerocome pusilla est une petite plante annuelle, presque glabre, à feuilles sessiles, linéaires et très-entières; à calalhides axillaires, sessiles, assez semblables à celles de l'armoise vulgaire. On trouve cette plante dans la Perse septentrionale.
DIPTERODON. POIS. Genre établi par Lacépède ( dans son Hist. des Poiss.) et que Cuvier n'a pas même admis comme sous-genre. Les espèces qui le composent sont réparties entre les Sciènes, les Perches et les Spares.
DIPTÊRYGIENS. pois. Dixième classe de la méthode de Schneider, dont les caraclères consistent dans la présence de deux nageoires seulement. Elle ne comprend que les genres Petromyson, Ovum et Leptocephalus.
DYPTÉRYGIER. Dipterygltim. bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par Decaisne qui le caractérise de la manière suivante : calice égal, étalé après l'épanouissement ; pétales égaux, ovales-lancéolés, courtement onguiculés ; étamines presque égales, à filaments subulés, édentulés; anthères oblongues; style cylindrique; stigmate capité; ovaire à quatre angles crétés et dentés, uniloculaire, renfermant un ou deux ovules attachés inférieurement et latéralement; silicule indéhiscente, comprimée, ailée, uniloculaire, scrobiculée; semence ascendante, solitaire par avortement, obovale. Le DiPTÉRYGiER GLAUQUE, Dipteiygium glaucum, est une plante herbacée, très-glabre, à rameaux diffus et très-grêles, à feuilles petites, ovales-lancéolées, trèsentières, un peu épaisses et planes ; les fleurs sont blanches, disposées en grappe lâche et accompagnées à leur base de petites bractées. Elle se trouve en Arabie, près de Djedda.
DIPTHÉRIER. Diptherium. bot. Ce genre de Champignons, de la famille des Gastéromycètes , créé par Ehrenberg, n'est autre chose que le genre Reticularia, de BuUiard.
DIPTOTÈGE. EOT. y. Fruit.
DIPTURUS. pois. Raffinesque propose sous ce nom l'élablissement d'un genre pour le Raya Bâtis, L., qui a la queue dépourvue de nageoire terminale, mais qui présente deux dorsales. F. Raie.
DIPUS. MAM. y. Gerboise.
3 bict. des sciences nat.
I DIPYRE. MIN. Leucolithe, Mauléon; Sclimclzsteiti,
i Werner. Ce minéral se renconlre en prismes octogones, blanchâtres ou rougeâlres , IJlfres ou réunis en faisceaux, et divisibles en parallélipipèdes rectangles. Sa pesanteur spécifique est de 2,0. U raye le verre; sa cas-
j sure est conchoïde ; sa poussière, jetée sur un charbon ardent, répand une lueur phosphorique dans l'obscu-
1 rite; chauffé dans un matras, il donne de l'eau sans rien perdre de sa transparence; au chalumeau et sous un feu Irès-vif, il fond avec bouillonnement. Il est composé, suivant Vauquelin, de Silice, 60; Alumine, 24 ; Chaux, 10; Eau, 2; perte, 4. Le Dipyre présente la plus grande analogie avec le Paianthine ou Wernérile. La ressemblance des formes, ou du moins de la structure cristalline, l'identilé des principes composants, celle des caractères pyrognostiques, qui semble indiquer entre ces principes la même proportion , enfin l'aspect de la surface qui est quelquefois comme micacée, et sa disposition à s'altérer en devenant blanchâtre, toul annonce que ces deux minéraux ne constituent vérila- "blement qu'une seule espèce. Aussi presque tous les minéralogistes s'accordent à les réunir; et HaUy, porté à ce rapprochement par les considérations précédentes, ne les a séparées que provisoirement et pour se conformer au résultat d'analyse, que nous avons cité et qui aurait besoin de confirmation. Le Dipyre a été découvert en 1780 par Gillet-Laumont et Leiièvre sur la rive droite du Gave de Mauléon, département des Hautes- Pyrénées, dans une Stéalite argileuse, blanche ou grise. Charpentier l'a retrouvé depuis dans la vallée de Castillon, près de Saint-Girons, et près d'Angouiuer, dans le département de l'Arriège.
UIRACODE. Diracodes. bot. Genre ^ la famille des Amomées, Monandrie Monogynie, établi par Clume (Entim. PI. Javœ, 55) qui lui assigne pour caractères : limbe intérieur de la corolle unilabié; labellc rétréci, entier; filament pétaloïde, terminé par deux lobes entre lesquels est portée l'anthère; capsule triloculaire, polysperme; semence arillée. Le Diracode de Java, la seule espèce connue, est une plante herbacée, à feuilles lancéolées, glabres et acuminées. Les fleurs sont réunies en épi terminal et dense, environnées de bractées linéaires, lancéolées.
DIRCE. Dirca. bot. Une seule espèce constitue ce genre qui fait partie de la famille des Thymélées et de rOctandrie Monogynie, L. La Dirce des marais, Dirca palustn's, L., Lanik., 111., t. 293, est un petit arbuste de quatre à cinq pieds de hauteur, dont les feuilles sont alternes, glabres, ovales, entières, blanchâtres inférieurement, à peine pétiolées. Les fleurs naissent avant que les feuilles commencent à se développer. Elles sont d'abord enveloppées dans une sorte d'involucre composé de quatre folioles sessiles et étalées; chaque involucre renferme ordinairement trois fleurs pendantes et pédonculées, d'un jaune pâle. Le calice est monosépale, coloré et presque pétaloïde; il est tubuleux, un peu évasé et recourbé dans ses deux tiers supérieurs, obliquement tronqué et sinueux dans son bord. Les étamines au nombre de huit, saillantes hors du calice, sont insérées au point du rétrécissement circulaire, c'est-àdire vers la réunion du tiers inférieur du calice avec