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térieur ; son inlétieur est d'un bleu foncé. On présume que cette Coquille, obtenue primitivement par D'Orbigny. appartient aussi au Sénégal.

DRELIGKE ou DRELIGNY. pois. Synonyme de Perça Labrax, espèce du sous-genre Centropome. y. Perçue.

DRENNE. OIS. f^. Draiîve, espèce du genre Merle.

DREPAN. Drepaiiits. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Troneatipennes, établi par Illiger qui lui assigne pour caractères distinctifs : dernier article des palpes labiales, sécuriforme; une dent au milieu del'échancruredu menton; corselet presque transversal, un peu rétréci antérieurement. Nous ignorons si ce genre ligure dans les méthodes adoptées. Kirby et Dejean en ont publié trois espèces qu'ils ont nommées Drepanus excrurians , Kirby; Drepamis Lecontei, Dej.; Drepanus Lacordairei, Dej.; toutes trois appartiennent ù l'Amérique du Nord.

DREPANANDRUM. bot. Synonyme du Topobca d'Aublet.

DREPANE. i)rfpa»îa. INS. Lépidoptères nocturnes; genre delà familledesBonibyrites, institué parSchrank pour un Insecte récemment apporté du Brésil, le Drepana apicutata, qui se fait remarquer par ses ailes découpées en faux, dont les supérieures sont d'un testacé pâle, avec une strie plus foncée, qui prend du bord interne et se dirige obliquement vers le bout; deux autres stries plus courtes, mais bien visibles, partent de la côte; les ailes postéiieures sont un peu plus pâles, et ont vers la moitié du bord interne, une strie sublransverse, plus obscure ; le dessous de ces ailes est d'un jaune assez agréable, et l'on y dislingue assez facilement les stries quisontcolorées d'une teinte plusobscure. Les antennes du mâle sont très-pectinées, simi)les seulement à l'extrémité; la tète est jaune; les palpes et la langue qui est assez longue, sont testacées ; le corps est fauve clair, avec l'extrémité de l'abdomen et les pieds jaunâtres; sa taille est, les ailes étendues, de quinze à seize lignes.

DRÉPANIE. Drepania. bot. Ce genre, de la famille des Synantbérées, Chicoracées de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., fut d'abord confondu avec les Hieracium par Tournefort et Vaillant, puis avec les Crépis par Linné et Lamarck. Adanson en fit le premier la distinction, mais caractérisa son Tolpis (nom sous lequel il fîtconnaitre le genre en question) d'une manière trop imparfaite pour qu'on l'adoptât généralement. Néanmoins, Gœrtner, WilUlenow, Peisoon, etc., se sont servis de la dénomination proposée primitivement par Adanson. Dans son Gtfwe/-aPfa»/a;-«m, Jussieu exposa les caractères de ce genre, sous le nom de Drepania, qui fut adopté par Desfontaines et De Candolle. Ces caractères ont été admis, à quelques rectifications près, dans la Flore française, et tracés de la manière suivante: involucre composé de plusieurs séries de folioles, dont les intérieuies sont droites et serrées, et les extérieures étalées en forme d'alênes , courbées en faux à leur maturité; réceptacle alvéolaire; akènes du disque couronnés par un bord membraneux, d'où sortent deux à quatre longues arêtes ; celles du bord ont une aigrette sessile, très-courte, composée de petites écailles membraneuses. L'espèce qui a servi à fonder ce genre, est

ô DICT. DES SCIE^^CES NAT.

une plante des contrées méridionales de l'Europe, que l'on rencontre principalement dans les endroits sablonneux des environs de Nice, de Montpellier, etc. Ses tiges, fort rameuses, ne s'élèvent pas beaucoup au delà de trois décimètres; elles portent des feuilles étroites et peu nombreuses; les radicales sont lancéolées, presque glabres et dentées; les fleurs sont d'un jaune de soufre, et d'un noir purpurin dans le centre. Desfontaines et De Candolle l'ont nommée Drepania barbata. AUioni (Flor. Pedemoiit., n» 737) a cbangéle nom générique en celui de Sicertia, oubliant qu'il existe sous cette dénomination un genre de la famille des Gentianées, établi par Linné.

Persoon {Enchirid. 9, p. 577, sttb Tolpide) a réuni à l'espèce précédente deux plantes, dont l'une, Drepania umhellata, Bertoloni , n'en paraît être qu'une simple variété ; la seconde est le Crépis ambiqua de Balbis et de De Candolle. Ces deux plantes sont indigènes du Piémont et'de la Ligurie.

DREP.«IS. OIS. y. Héorotaire.

DRÉPANOCARPE. Drepanocarpus. bot. Dans sa Flore d'Eséquebo, Meyer a proposé ce genre nouveau pour le Plerocarpus luiiatus, Willd., ou Pterocarpus optera, Gœrtn., de Fr., t. 1S6, lig. 3. Voici les caractères qu'il lui assigne : son calice est monosépale, campanule, accompagné de deux bractées; il offre cinq dents dont l'inférieure est plus grande et divergente; la corolle est papilionacée; les fîlets des étamiues sont soudés en un tube cylindrique, fendu longitudinalement dans sa partie supéiieure, et caché dans la carène; l'ovaire est linéaire, oblong, comprimé, recourbé, pédicellé à sa base;. le style est ascendant, de la longueur des étamiues , terminé par un stigmate obtus; le fruit est une gousse orbiculaire, roulée sur elle-même en forme de fer de faux, comprimée, rugueuse, uniloculaire, indéhiscente, contenant une seule graine semilunaire, attachée vers le milieu de la loge. Ce genre est très-voisin du Pterocarpus, auquel il avait été réuni jusqu'ici, et dont il formait une espèce. Il s'en distingue surtout par sa gousse falciforme et contournée sur ellemême en forme de spirale, dépourvued'aile, non variqueuse, et par sa graine non attachée au fond de la loge du péricarpe.

Une seule espèce compose ce genre, c'est le Drepaiiocarpusliinatiis, Meyer (Flor. Esséqueb., 238); arbre dont les rameaux portent des épines géminées, formées par les stipules persistantes; les feuilles sont imparipinnées, composées en général de sept folioles; les fleurs forment des grappes terminales. Ellessont variées de blanc et de bleu.

DRÉPANOCÈRE. Drepanocenis. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, formé par Kirby qui lui a donné pour caractères distinctifs : lobe de la mâchoire supérieure concave et grand, avec le dernier article des palpes maxillaires elliptique et plus long que les autres : ceux des |ialpes labiales cylindriques, avec le dernier très-court, à peine visible; une corne sur la tète du mâle et deux autres sur le corselet; écusson couvert; élytres largement sillonnées. Ce genre, qui ne renferme qu'une seule espèce {Drepanocerus Kirbyi), propre au .-,7

cap lie Bonne-Espérance, doil prendre place entre les genres Onitis et Onilicellus.

DRÉPANOPHYLLE. Z>;f/)ano/)/yV/"'" BOT. Genre de Mousses, élabli par Richard dans la famille des Bryacées, avec les caractères suivants : sporange latéral et de même grosseur à sa base ; opercule conique, déprimé en dessus, strié, nu; une petite membrane très-courte, mais découpée, à l'orifice interne. Les espèces de ce genre, originaires de Mascareigne, ont la tige très-simple, frondiforme, les feuilles en faux, égales et distiques.

L'n autre genre du nèmenom avait été constitué par Hoffmann (Uinbel. Gêner., 2, p. 109), dans la famille des Ombellifères; il avait pour caractères ; involucre polypbyllc; pétales obovés; akènes oblongs, couronnés par les bords du calice et du stylopode à cinq côtes; les fossettes (valleculœ) marquées d'une seule bandelette. Ce genre n'a pas été admis par d'autre botaniste que son propre auteur.

DRÉPANOSTOME. D repanostoma . moll. Genre de Gastéropodes pulmonés, de la famille des Hélices ou Limaces, établi par Porro qui lui assigne pour caractères ; corps roulé dans un plan parfaitement horizontal; C0(iuille discoïde, concave, onibiliquée ù sa surface inférieure, bossue, perforée ù la supérieure; ouverture en forme de faux parla convexité de l'avanldernier tour, subdéprimée au bord latéral, reniléc au bord columcllaire; insertion du bord latéral avec Pavantdernier tour, formant un angle obtus.

Drépanustume NACiiLiroRME. Drepaiioslotiia iiaittili/'oimis, Por. Se trouve fréquemment dansPEurope méridionale, versl'automne, parmi les feuilles pourries; son animal est cendré, chagriné par des vésicules disposées longitudinalement; les tentacules sont plus foncés à cause d'une ligne noire, qui les traverse au milieu; ces lignes, en se prolongeant, forment dans le corps de l'animal, deux lignes parallèles Tune sous l'autre qui se réunissent près du collier; le pied est étroit, court, pointu en arrière et blanchâtre. La coquille est d'un brun rougeàtrc , transparente , munie de poils clairsemés, fauves et caducs; elle est marquée, vue ;\ la loupe, de stries fines; la spire est renforcée, formant un cône rentrant, composé de cinq tours; la suture est bien distincte ; le péristome est rebordé, d'un rouge de rose. Taille, deux lignes.

DRESSÉ. Eiectus. bot. Une lige est Dressée lorsque son axe est perpendiculaire à l'horizon. U ne faut pas confondre cette expression avec celle de Droite, Kcctus. Une lige droite est celle qui n'offre aucune courbure ; une tige Dressée peut être plus ou moins sinueuse; une lige droite n'est pas toujours Dressée, elle peut être oblique ou couchée.

DRIADE. K. Dryade.

DRL\NDRE. V. Drtandre.

DRILE. Driliis. iMS. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, tribu des Melyrides, établi par Olivier, aux dépens des Ptylins de Geoffroy. Caractères ; antennes plus longues que la tête et le prothorax, pectinées au côté interne; palpes maxillaires avancées; prolhorax transversal. Les Driles ont le corps déprimé et un peu allongé; leur tête se termine brusquement ;

leurs antennes sont composées de onze articles dont le second petit el arrondi; les mandibules sont unidentées, minces el cornées; les mâchoires sont simples, c'està-dire qu'elles manquent d'appendice intérieur; elles supportent deux palpes qui vont en grossissant; la lèvre inférieure est arrondie ; le prolhorax, un peu plus large que la télé el plus étroit que les élytres, offre un rebord sensible. Il existe des ailes membraneuses, repliées; les tarses ont ciuq articles, el le pénultième est cordiformc. Ces Insectes volent avec assez de facilité. On les trouve sur diverses fleurs el sur certains arbres, particulièrement sur le Chêne, à l'époque de sa floraison. Le Drile JAUivATRE. Driliis /lacescens, Oliv.; la Panache jaune, Geoffroy (Hisl. des Ins., t. i, pi. 1, fig. 2). Cette espèce peut être considérée comme le type du genre; elle est très-commune en France. Dejean (Cal. des Coléopt., p. 39) en mentionne deux autres espèces qui sont nouvelles. La première, Drilus fiilvicornis, Dcj., est originaire de la Dalmatie, et la seconde, Drilus aler, Dej., a été trouvée en Allemagne.

DRILL. MAB. ^. SiRCE.

DRIMIE. Drimia. bot. Genre de la famille des Aspliodélées, Hexandrie Monogynie, L., fondé par Jacquiu (Icon. Rar., 2, lab. 373, et Collect. SuppL, p. 41) sur quelques plantes du cap de Bonne-Espérance que Thunberg avait réunies aux Jacinthes. Un léger caractère le différencie de ce dernier genre ; il est fondé sur l'insertion des élamines qui, ici, sont fixées près de la base de la corolle, et non sur son milieu; mais dans les diverses espèces de Jacinthes, Pinscrlion des élamines est très-variable. Néanmoins Persoon el Willdcnow ont admis le Drimia de Jacquiu, et en ont décrit les cinq espèces dans leurs ouvrages. Ce sont des plantes dont le périgone est vcrdâtre, excepté dans le Drimia ciliaris, Jacq., qui a ses fleurs blanches.

DRiMiEONDCLtE. Drimia iiiidiilala, Jacq., Bolan. Cabin. 1898; Spreng., Syst. Végél. 2, 73. Son bulbe a deux pouces de diamètre, el la hampe qui s'en élève est accompagnéede deux ou trois feuilles linéaires, lancéolées, ondulées, aussi longues que la hampe, c'csl-ùdire d'environ un pied; celle-ci supporte une belle panicule droite , composée d'un assez grand nombre de fleurs pédonculées, d'un vert jaunâtre; les pédoncules sont horizontaux et grêles, avec une bractée linéaire à leur base, el qui les égale en longueur; le tube de la corolle est court ; le limbe a six découpures oblongues, aiguës, réfléchies el un peu roulées en dehors; les filaments sont de la longueur de la corolle, jaunes, filiformes, surmontés d'anthères oblongues ; le stigmate est capilé, à trois lobes, dépassant un peu les élamines; le fruit est une capsule arrondie, ù trois côtes, à trois loges contenant plusieurs graines; la lige florifère se montre tout au commencement du printemps.

Les autres espèces connues sont les Drimia elala, lanceœfolia, média, purpurascens et pusilla. Le Drimia altissima de Curlis appartient posilivemenl au genre Ornilhogale; c'est rO/vu7/iO(/a//MWJo/<(Ssi«jM/«, ainsi décrit par Thunberg.

DRI.MIS. BOT. y. Drymis.

DRIMMIA. BOT. /'. Dkimie.

DRIMOPHVLLE. nor. /'. DRVuorniiE.

PROMIE TRES-A'^ELn;.

DYN.'UVIENE HISPIDE.

DRIMOSTOME. Drimosloiiia. ins. Coléoptères penlamèies; genre de la famille des Carnassiers, Iribu des Carabiques, insUlué par Dejean qui lui donne pour caractères : dernier article des palpes extérieures cylindrique, allongé; celui des maxillaires terminé en pointe; celui des labiales tronqué à l'extrémité; antennes assez courtes, presque monoliformes; lèvre supérieure presque carrée, légèrement échancrée antérieurement ; mandibules arquées et très-aiguës; menton trilobé; tête triangulaire; corselet presque carré; élytres en ovale allongé et assez convexes; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, aussi longs que larges, triangulaires ou cordiformes. Ce genre a été formé sur l'inspection de trois espèces envoyées des parties équinoxialesde l'Afrique. Le Drimostome stria- TOcoLiE, Drimostoma stiialocollis, en est le type; il est d'un brun luisant, avec le corselet transversc, strié de chaque côté postérieurement, avec les angles obtus; élytres profondément striées par des points; antennes et pieds testacés. Taille, deux lignes.

DRlNGliE. ois. Synon. vulgaire de Fauvette Orphée.

DROC. BOT. L'un des noms vulgaires de l'Ivraie.

DliOGON. MOLi. Syn. vulgaire de Triton Lotorium.

DROGUE. BOT. L'un des noms vulgaires de l'Ajonc.

DROIT. BOT. y. Dressé.

DROMADAIRE. m\m. Espèce du genre Chameau.

DROMAItlS. OIS. r. ÉaoD.

DROME. Dromas. ois. Genre de l'ordre des Gralles qui ont un doigt en arrière ; ce genre, proposé par PaykuU, a. été adojité par Temminck, avec les caractères suivants : bec un peu plus long que la tête, droit, cunéiforme, très-robuste, comprimé sur les côtés, à base arrondie, un peu rentlé, à pointe mousse; mandibule supérieure un peu convexe en dessus; l'inférieure renflée en dessous, et munie d'un ressaut au talon ; fosses nasales latérales, amples, triangulaires, recouvertes par une membrane sur le devant de laquelle sont percées de part en part, des narines ovalalres; ailes aussi longues que la queue, pointues, à première et deuxième rémiges les plus longues; jambes nues dans le bas; tarses très-longs, réticulés, garnis de scutelles en devant; doigts antérieurs médiocres, unis par une palmure échancrée entre chaque doigt; pouce allongé, assez bas; tous les ongles petits et grêles. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, et tout ce que l'on sait de ses mœurs et de ses habitudes se trouve exprimé dans le passage suivant que nous allons extraire du Voyage de Sait en Abyssinie (1, 252). ' Les bas-fonds et les îles du littoral de la mer Rouge sont fréquentés par de nombreuses volées d'Oiseaux de mer. Je tirai sur la côte un Oiseau d'une très-belle espèce, qu'à la première vue le docteur Latliam supposa appartenir à la famille de VJrdea pondiceriana, mais que depuis on a jugé être un genre nouveau et distinct, en ce qu'il a le bec d'un Ardea , tandis que les pieds sont garnis d'une membrane fort longue et se rapprochant plus de ceux de l'Avocetle, etc. »

Drome ardéole. Dromus ardeola, Payk. Act. acad. Suec. 1803, p. 188; Temm.,Pl. col., 362. Plumage blanc, teinté légèrement de rose; une grande plaque noire, allongée et arrondie, vers le bas; cette plaque

prend entre les deux épaules et se prolonge en cône, jusque sur le croupion ; rémiges d'un noir brunâtre, avec l'origine et la tige blanches; bec et pieds noirs. Taille, quatorze à quinze pouces.

DROMI. Dromius. ipis. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, établi par Bonelli. Caractères : palpes extérieures finissant par un article dont la forme se rapproche de celle d'un cône renversé ou d'un cylindre, et qui est tantôt un peu plus grand que le précédent, tantôt de la même épaisseur; tête moins large que le corselet; languette cornée; antennes filiformes; corselet presque aussi long que large; pénultième article des tarses divisé en deux lobes. Ces Insectes diffèrent des Cymindes de Latreille en ce que le dernier article des palpes labiales est terminé en hache dans ces derniers; on les distingue des Lebies et des Lanipires par la forme du corselet qui est plus large que long dans ces deux genres, et des Demetrias, parce qu'ils ont la tète plus large que le corselet, allongée et rétrécie en arrière. On trouve ces Insectes au commencement de l'année, sous les écorces des arbres, où Ils se tiennent cachés. Aussitôt qu'ils voient le jour, ils contrefont les morts et se laissent tomber à terre; passé le mois de juin , on n'en rencontre plus que très-rarement. Les princii)ales espèces sont : le Droui agile, Dromius agilis, Fabriclus; le Dromi a quatre tacues, Dromius quadrimaculalus, Fab., Panz., Clairv. Elles sont l'une et l'autre très-communes en France.

DROMICE. Dromica. iivs. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Clclndelèles, établi par Dejean, aux dépens de ses propres Cicindèles, et d'après une espèce nouvelle, qu'il a reçue du Cap. Caractères : palpes labiales ne dépassant pas les maxillaires; le premier article atteignant au plus l'extrémité du menton et d'égale longueur avec le second; le troisième, assez grand, renflé et presque ovalalre; le dernier beaucoup plus mince, court et grossissant très-légèrement vers l'extrémité; une dent à peine sensible au milieu de l'échancrure du menton; élytres ovales-allongées, très-rétrécies antérieurement et postérieurement; point d'ailes sous les élytres. Tout en reconnaissant que sa Cicindela coarctata devait être le type d'un genre nouveau, Dejean a hésité de le créer, jusqu'à ce qu'il ait pu examiner les deux sexes, et en même temps que Schupel lui en procurait les moyens, une seconde espèce venait lever toute hésitation.

Drojiice rétrécie, Dromica coarctata, D. Elle est longue de cinq à six lignes, d'un vert-bronzé obscur en dessus avec de légers reUets cuivreux sur la tête et le corselet; ses élytres sont chargées d'une multitude de très-petits points, avec une bande latérale, raccourcie, d'un blanc jaunâtre, qui part de l'angle de la base et s'étend jusqu'aux deux tiers, où elle se termine par un petit crochet arrondi vers la suture ; elles ont en outre, à l'extrémité, près du bord extérieur, une petite ligne longitudinale de la même couleur; les pattes sont longues, déliées et d'un vert cuivreux; la lèvre supérieure est jaunâtre. Du cap de Bonne-Espérance.

DROMIE. Dromia. crbst. Genre de l'ordre des Décapodes , famille des Brachyiires , section des Notopodes , établi parFabricius, el ayant pour caractères : piedspro-

près à la course ou à la préhension; longueur des six premiers diminuant graducllemenl, à commencer des serres; les quatre derniers insérés sur le dos et beaucoup plus petits; test ovoïde, court ou presque globuleux, bombé ; yeux petits et rapprochés à leur extrémité antérieure. Les Droraies ressemblent aux Crabes proprement dits par la forme des antennes, des parties de la bouche, et par la composition des pieds; toutefois la position de ceux-ci sur le dos, est un caractère bien suffisant pour les distinguer de tous les genres connus, à l'exception des Dorijipes et des Ilomoles qui leur ressemblent sous ce rapport ; mais dans le premier de ces genres, les quatre pieds relevés se terminent par un crochet simple, et le second n'a qu'une paire de pattes dorsales. Les Dromies se font encore remarquer par un certain nombre de particularités. La carapace est ovale, arrondie, très -bombée, velue ou couverte d'un duvet brun ou jaunStrc, qui s'étend sur les pattes et sur les serres; sa partie antérieure est un peu rélrécie et prolongée en manière de museau; les antennes extérieures, très-petites, sont insérées au-dessous des pédoncules oculaires, les intermédiaires naissent en dessous et un peu en dedans des yeux; les pieds-mâchoires extérieurs ont leur troisième article presque carré, légèrement échancré à son extrémité et en dedans; les serres sont égales, grandes et fortes; les doigts en sont robustes, creusés en gouttière dans leur milieu, avec des dents sur les bords, qui s'engrènent mutuellement; la seconde et la troisième paire de pattes se terminent par un article simple, en forme de crochet fort aigu; les deux paires suivantes sont plus courtes, insérées sur le dos de l'animal et terminées par un article pointu et arqué; une autre épine, plus petite et de même forme , existe sur l'article qui précède le tarse, et la réunion de ces deux épines constitue une sorte de pince qui paraît avoir pour usage de saisir divers coips étrangers pour les iîxer sur leur dos. Telles sont eu effet les mœurs curieuses de ces Crustacés, qu'ils s'emparent d'une espèce d'Alcyon, ordinairement VAlcyonum Domoncula, ou liien des valves de certaines Coquilles, et qu'ils s'en font une sorte de bouclier pour se soustraire à la recherche de leurs ennemis et pour tromper leur proie. Au reste ils sont très-indolents, et ce n'est qu'ù l'époque de la ponte (jue les femelles deviennent un peu actives et se rendent sur les bas- fonds pour y déposer un grand nombre d'œufs. On connaît plusieurs espèces de Dromies, parmi lesquelles la Dromie de Udhiph, Diomia Ruinphii, Fabr. Cette espèce, la plus grosse de toutes, et dont le dos est quelquefois recouvert d'un Alcyon, habite les mers des Indes, et se rencontre aussi dans la .Méditerranée. La femelle pond, vers le mois de juillet, des œufs d'un rouge carmin. La Dromie tète-de-uort, Dromia clypcata, Latr. ; Cancer capiil mortuum, L. (Ad. Hafii., 1802), fixe sur sa carapace l'Alcyon Domoncule; celui ci continue à vivre et à se développer de manière à la cacher entièrement. On la rencontre dans la Méditerranée. Il ne faut pas la confondie avec la Dromie SABCLEiJSE, Dioiiiia sabitlosa, ou la Dromic têle-demort de Bosc, qui se trouve en Amérique et ne diffère pas du Cancer sabtilosun d'IIerbst (lab. 48, fig. 2 et 3). I.alreille pense qu'elle est aussi la même

espèce que le Cancer pinnophylax de Linné, figuré par Mcolson (Hist. nat. de Saint-Domingue, p. 558. pi. G, fig. 3 et 4). Elle recouvre son corps avec des valves de coquilles.

DRONGEAR. ois. Espèce du genre Drongo.

DRONGO. Edolius. ois. Genre de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec assez robuste, déprimé à la base, un peu comprimé latéralement et à la pointe qui est échancrée; mandibule supérieure convexe, presque carénée, courbée et crochue, l'inférieure droite, retroussée ù la pointe ; base du bec garnie de soies longues et fortes, dirigées en avant; narines placées latéralement et près de la base du bec, à moitié fermées par une membrane et recouvertes à claire-voie par les soies; pieds assez faibles et courts; quatre doigts: trois devant, dont l'externe est uni à l'intermédiaire jusqu'à la première articulation, un derrière plus fort, mais un peu moins allongé que l'intermédiaire; ailes médiocres; la première rémige courte, les deux suivantes étagées; la quatrième et quelquefois la cinquième ou la sixième la plus longue; queue ordinairement fourchue, rarement égale.

Les espèces comprises dans ce genre appartiennent toutes, jusqu'à présent, à l'ancien continent. Leur place, longtemps incertaine dans les méthodes où elle était indiquée sur plusieurs points à la fois, et souvent opposés entre eux, a été entin fixée d'une manière plus invariable par l'auteur du Règne Animal. Ces Oiseaux sont de véritables dévastateurs d'Insectes, et surtout d'Abeilles, dont la chasse les occupe toute la journée; ils vivent d'ordinaire en société, et se réunissent en plus grand nombre le matin et le soir, sur la lisière des forêts dont on ne les voit guère sortir en d'autres temps; leurs réunions sont tellement bruyantes qu'elles se décèlent à une fort grande dislance ; on assure que plusieurs espèces font entendre, lorsqu'elles sont isolées, un chant agréable, et souvent mélodieux. Toutes choisissent, pour y établir leur nid, la cime des arbres les plus élevés; les œufs, presque toujours au nombre de quatre, sont assez gros, arrondis et d'un blanc mat, marquetés de noirâtre. La couleur de leur plumage, qui est en général d'un noir irisé, jointe à leur turbulence naturelle et au peu de ressource qu'offre leur chair, ordinairement d'assez mauvais goût, leur ont valu le surnom d'Oiseaux du Diable, qui leur est donné en différents pays parles naturels et les colons. Vieillot avait appliqué à ce genre le nom latin Dicrurits, qui signifie queue fourchue. Cette dénomination, se trouvant contradictoire avec la plupart des espèces nouvelles, a été remplacée par celle iVEdolius, assez insignifiante il est vrai, mais qui du moins n'induit pas en erreur.

Droivgo azuré. Eilolius puellus, Reinwardt; Irena puella, Ilorsfield; Coracias puella , Lath., Temm., Ois. color., pi. 70. Sommet de la tête, nuque, scapulaires, dos. Lectrices caudales supérieures et inférieures d'un bleu d'azur des plus brillants; le reste du plumage d'un beau noir velouté, avec la base de chaque plume brune; queue légèrement arrondie; bec et pieds noirs. La femelle a le fond du plumage d'un brun noirâtre, avec l'exlrémité de chaque plume d'un bleu ardoisé plus ou moins brillant, suivant l'âge, ce qui foi me

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