DUO
sur la nuque et diverses autres parties, des mailles de celle couleur; le dos, le croupion et l'abdomen paraissoutenlièrement bleus. Taille, huit pouces. De Java.
DrongoBaucasse. Cor!)î(.sBaWcass(K5, Latli.,BufF., )>1. enl. C05. Plumage entièrement noir, avec des reflets verdàlres, beaucoup plus vifs sur les parties supérieures; queue fourchue; bec et pieds noirs. La femelle a le noir moins décidé et les reflets moins vifs. Taille , dix pouces. De Java.
Dbongo browzé. Dicrurus œneus, Vieill.; Ois. de Levain., pi. 176. Tout le plumage noir, à reflets brillants et chatoyants bleus et d'un vert bronzé; abdomen, bec et pieds d'un noir mat. Du Bengale.
Dro^go Crisdna. ^t/o/iMs CmAwa, Vignrs. D'un noir velouté, reflétant un vert métallique foncé ; plumes de la gorge lancéolées, d'un vert brillant; quelques poils très-longs et très -noirs sur la tête; les deux reclrices externes, dont la tige est nue dans la longueur médiane, dépassent de beaucoup les autres, et se terminent par une palette allongée et torse. Bec et pieds noirs. Taille, non compris les rectrices extérieures, douze pouces. Du Népaul.
Drongo Drongeab. Dicrurus musicus, Vieill., Levaill., Ois. d'Afr., pi. 107 et 168. Tout le plumage noir, faiblement irisé, avec les barbes internes des rémiges grises et leur extrémité brune; queue très- légèrement fourchue ; bec et pieds noirs. Taille, huit à neuf pouces. Des côtes méridionales d'Afrique.
Drongo Drougolon. Dicrurus macrocercus,\ieiU., Levaill., Ois. d'Af., pi. 174. Tout le plumage noir, avec des reflets bleuâtres, très-vifs; queue fort longue et très-fourchue; bec allongé, moins fort que dans les espèces précédentes, d'un gris plombé ainsi que les pieds. Espèce douteuse.
Drongo Dkoisori. Dicrurus leucophœus,y\e\U. Tout le plumage d'un gris plombé, avec l'extrémité des rémiges d'un brun noirâtre; barbes extérieures des rectrices noires ; queue longue et fourchue ; bec et pieds plombés. Taille, neuf pouces. De Ceylan et de Java.
DROiSGO Drongcp. Dicrurus lophorinus, Vieill. Plumage entièrement noir, irisé; front surmonté d'une petite huppe composée de quelques plumes libres et relevées. On présume que cette espèce est la même que le Drongo Balicasse.
DuoNGo FiNGHAH. Edolius ccerulescois ; Lanius cœrulescens, L., Ois. de Levaill., pi. 172. Parties supérieures d'un noir brillant, à reflets bleus et cuivrés, les inférieures noirâtres, presque blanches vers l'abdomen; rémiges d'un noir brunâtre; les deux rectrices latérales terminées par une tache blanche; bec et pieds bruns. Taille, sept pouces. Du Bengale.
Drongo (grand). Edolius grandis, Gould. D'un noir verdâtre, à reflets métalliques ; tête garnie d'une huppe; les deux reclrices extérieures très-longues, nues à l'exception de l'extrémité où reparaissent les barbes formant une sorte de palette ou spatule large. Taille, non compris les reclrices latérales, quatorze pouces. Celle espèce, originaire du Népaul, ne parait point différer assez du Drongo à raquelles, de Temminck, pour maintenir les deux espèces.
Drongo gris. y. Dro:vgo Drongri.
Drongo gris a ventre iîianc. Dicrurus lenco/jasier. Vieill., Ois. de Levaill., pi. 171. Parties supérieures grises, les inférieures blanches; bec et pieds plombés. De Java. Il paraît y avoir ici double emploi avec le Drongo Drongri.
Drongo a guos-bec. Edolius megarliynchus , Quoy et Gaym.,Zool. de l'Astr.,pl. 6. Bec fort, triangulaire, arqué, un peu obtus à la pointe, et garni à la base de soies assez longues, dirigées en avant; plumage d'un noir assez intense, à reflets métalliques, d'un vert foncé; venlre d'un noir mat, avec les extrémités des ailes d'un noir tirant sur le brun ; queue longue et fourchue , composée de dix rectrices dont les externes, qui dépassent les autres , se contournent toujours en dedans, vers leur extrémité; dans toute leur étendue elles ont des barbes qui sont très-courtes sur le bord externe. Bec et pieds noirs; le pouce et son ongle sont très-allongés. Taille, dix-huit pouces, dont onze pour les rectrices externes. De la Nouvelle-Guinée.
Drongo huppé. Lanius forficatus , Lath., Levaill., Ois. d'Afrique, pi. 166. Plumage noir, vivement irisé en vert; une huppe, formée de longues plumes étroites, s'élève immédiatement sur le front, et se recourbe en avant sur le bec qui est, ainsi que les pieds, d'un noir plombé. Taille, dix pouces. Du cap de Bonne -Espérance.
Drongo a longs brins. I''. Drongo a rames et a raquettes.
Drongo a longue queue. V. Drongo Drongolon. Drongo uolstacbe. Dicrurus mystaceus, Vieill., Levaill., Ois. d'Af., pi. 109. Tout le plumage noir, irisé en vert, à l'exception des ailes et de la queue dont la nuance tire sur le brun ; des faisceaux de plumes roides ou de poils s'élèvent et s'abaissent de chaque côté de la mandibule supérieure; bec et pieds noirs; queue médiocrement fourchue; la femelle a quelques taches blanches sur l'abdomen. Taille, dix pouces. Du cap de Bonne-Espérance.
Drongo a rames. Edolius re.mifer, Temm., Ois. col., pi. 178. Plumage noir, à reflets vifs d'acier bruni; abdomen d'un noir mat; plumes de la base du bec veloutées, épaisses et dirigées en avant; queue coupée presque carrément; les deux rectrices latérales trèslongues, interrompues dans leur milieu, par un filet formé de la tige, et garni de rudiments de barbules seulement dans une partie de sa longueur; l'extrémité de cette rectrice semblable à une racine; bec et pieds noirs. Taille, neuf pouces. De Java. La femelle est un peu plus petite , et les rectrices latérales sont semblables aux autres.
Drongo de Rangoon. Edolius Rangoonensis , Vigors. Noir, irisé en vert brillant; tige des rectrices extérieures très-longue , dépourvue de barbules visibles et terminées par une palette dont les barbes extérieures sont beaucoup plus étroites que les inlérieuies. Taille, non compris les deux rectrices externes, douze pouces. De Rangoon, dans l'empire des Birmans.
Drongo a raquettes. Dicrurus platurus, Vieill.; Lanius Malabaricus, L.; Cuculus paradiseus, Briss., Ois. d'Afriq. de Levaill., pi. 175. Plumage noir, irisé en vert , avec les parties inférieures moins brillantes ;
asâ
lilumcs lie la base du liée assez longues, et relevées sur lu fronl; (|iicue fourchue : les deux reclrices latérales heaucoup plus allongées que les autres, el divisées dans leur milieu par un espace où les barbules de chaque côté sont exlrêmeinenl courtes; la racine ou raquette (|ue forme rcxtréinité de la rectrice est contournée en un comincnccinenl de spire, ce qui contribue à distin- Ruer cette espèce de la précédente; bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. De Java.
Dko>go verdatre. Edolius virescens, Vigors. Tout le plumage est d'un noir irisé, brillant, mais plus éclatant sur les parties supérieures; bec el pieds noirs. Taille, onze pouces. De Manille.
DRONGOLON. ois. Espèce du genre Drongo.
DRONGRI. OIS. Espèce du genre Dronge.
DRONGUP. OIS. Espèce du genre Drongo.
DRONTE. Didiis. ois. Genre de l'ordre des Inertes. Caractères : bec long, fort, large, comprimé; mandibule supérieure courbée à la pointe, transversalement .sillonnée; l'inférieure étroite, renflée et courbée vers l'extrémité supérieure; narines percées obliquement dans un sillon vers le milieu du bec; tarse court; quaire doigts, trois devant divisés, cl un postérieur plus court; ongles courts et courbés; ailes impropres au vol. Les navigateurs hollandais qui, en 1598, découvrirent l'Ilede-France, y découvrirent la seule espèce sur l'existence et la disparition de laquelle il ne reste véritablement plus de doute; ils furent frappés de la taille et de la forme extraordinaires de cet Oiseau ; ils lui donnèrent les noms de Dronte et de Dodars qui se rapportaient à sa pesanteur. De Dodars, d'autres naluralistes ont fait Dodo, et Linné a formé le nom Didits qu'il a appliqué à un genre composé de trois espèces : le Didus ineptus, le Didus solitarius et le Didus nazareus; il a établi ces trois espèces sur de mauvaises descriptions d'un même animal, et tout porte à croire que les SIes Wascareignes n'ont jamais eu qu'une seule espèce, celle que, le premier, Clusius a décrite. En 1G2G, llerbcrl parle encore des Urontes; mais il paraît que ces animaux, qui étaient trop peu agiles pour se dérober par la fuite, cl trop grands pour pouvoir se cacher aisément, fuient détruits complètement, peu de temps après l'établissement des Européens aux îles Mascareigiies. On avait pu concevoir d'abord de grandes espérences sous le rapport du ravitaillement des vaisseaux, dans ces Oiseaux gigantesques, mais une chair dégoûtante et fétide fit bientôt renoncer à un aliment dont l'extrême besoin eût pu seul faire surmonter le dégoût. C'est sans doule la répugnance qu'inspirait la chair de ces Oiseaux à tous ceux qui habitèrent les premiers les îles de France et de ]\lascareigne, qui paralysa les moyens de conserver une race jugée inutile et incommode. La stupidité el la pesanteur de ces Oiseaux au.\quels la nature avait eu oulre refusé les organes du vol et de la natation, ne leur permellaiit pas de se soustraire aux poursuites des hommes el de se répandre sur le continent où de vastes forêts leur eussent offert des retraites sûres, il n'est pas étonnant qu'ils aient entièl'cmeut disparu du sol.
(Juelques descriptions à la fidélité desquelles il n'est pas permis d'accorder une aveugle confiance, un dessin
assez grossier, pourraient faire regarder comme fabuleuse l'existence du Dronte, si le bec el le pied de cet Oiseau que l'on conserve précieusement dans les Musées d'Angleterre, n'étaient point des indices suffisants pour rassurerles naturalistes dont la croyance d'ailleursa été plus d'une fois abusée par les récits hasardés des navigateurs, et si l'on ne connaissait l'assertion de W'illughby {Oniith., 1. 2, pag. 107) qui dit avoir vu les dépouilles de l'animal conservées chez John Tradescant. La figure que l'on trouve dans Edwards (Glan.,n" 2U4) el d'après laquelle ont été copiées toutes les autres, passe pour avoir été faite à Maurice même, d'après un individu vivant, et le dessin donné par Shaw (.Mel., p. 143) d'une jambe et de la partie de la lête du Dronte conservées à Londres, sufiiraient pour lever tous les doutes sur l'existence de cet animal, quand même de nouvelles preuves ne viendraient point chaque jour la confirmer. Nous nous contenterons de rapporter celle qu'a fournie Cuvier lui-même : il avait reçu de Desjardins, habitant l'IlcdeFrance, des ossements qui se trouvent sous des coulées de lave, et qui appartiennent principalement à celte grande Tortue terrestre, qu'on désigne mal à pro|)os sous le nom de Testudo Indica ; Cuvier y distingua d'abord plusieurs os d'Oiseau, et ne tarda pas à rcconnailre qu'ils devaient avoir appartenus à l'espèce dont nous nous occupons. Ces parties sont un crâne, un sternum et quelques os de l'aile cl de la jambe. Le sternum offre une carène saillante, qui le dislingue de celui des Casoars et des Autruches, où l'on voilà peine une saillie médiane; son angle antérieur est très-obtus, el ce caractère rapproche l'Oiseau des Gallinacés; la forme du crâne l'en rapproche également; le tarse offre les saillies correspondantes aux trois doigts et au pouce, telles qu'on les voit dans les figures de Clusius et d'Edwards, el mieux encore dans celles du tome iv des nouvelles Annales du Muséum (1835), auxquelles nous renvoyons pour l'excellent mémoire de UlainviUe sur le Dodo. L'humérus et le cubitus sont courts et indiquent que l'animal ne fait point usage de ses ailes. Cuvier a établi, d'après des considérations tirées de la structure de ces parties, que le Dronte devait être rangé dans l'ordre des Gallinacés.
Drome, Didus incptus, Lin. Voici comment Clusius ou L'Ecluse (Exolic, p. 100) a décrit cet Oiseau auquel il a donné le nom de Gallus gallinaceus peregrinus, en lui conservant en même temps celui de Cygnus eucullatus. Cygne encapuchonné , qui lui avait été précédemment appliqué. Corps noirâtre, revêtu de quelques plumes seulement ; tête couverte d'une membrane épaisse, plissée, formant une sorte de capuchon ; quatre ou cinq rémiges noires, tenant lieu d'ailes; autant de plumes frisées et grises au lieu de queue ; bec bleuâtre, jaunâtre à la base et noir à l'extrémité ; jambes d'une circonférence égale ù la hauteur qui est de quatre pouces, couvertes d'écaillés brunâtres; doigts extrêmement courts et privés d'ongles. On dit que le Dronte pesait au moins cinquante livres. Ceux qui ont nié son ancienne exislence ont demandé ; « Comment un Oiseau si pesant, dépourvu d'ailes pour voler et des moyens de nager, nurait-il pu franchir l'espace qui sépare les lieux désignés comme lui servant également
d'IiahiUlion?" Autant vaudrait demander comment les Anguilles d'eau douce, identiques à Maurice et à Mascareifine, ont pu passer de l'une à l'autre de ces îles.
DROSÉRACÉES. Droseraceœ. bot. Famille naturelle de plantes, établie par De Candolle pour le Droseia, d'aliord placé dans la famille des Capparidées, et pour queliiues autres genres qui ont des rapports d'atfinité avec celui-ci. Caractères : calice monosépale, à cinq divisions très -profondes, qui atteignent quelquefois jusqu'à sa base, et forment cinq sépales distincts; il est persistant; corolle composée de cinq pétales alternant avec les divisions du calice ; ces cinq pétales sont plans, égaux et réguliers; les étamines , au nombre de cinq, quelquefois de dix, alternent avec les pétales; leurs filets sont libres, leurs antbères biloculaires. Dans le genre Parnassia, on trouve en face de cbaquc pétale, sur le même rang que les cinq étamines, cinq appendices pédicellés, découpés en un grand nombre de filaments portant chacun une glande globuleuse à leur sommet ; ces appendices sont de véritables étamines transformées. Les pétales et les étamines sont insérés, dans le genre Drosera, à la partie inférieure du tube calicinal, manifestement au-dessus de son fond. Dans le genre Paraassia, ils semblent naître de la paroi externe de l'ovaire, un peu au-dessus de sa base , en sorte que l'insertion n'est aucunement hypogynique comme l'ont dit tous les auteurs jusqu'à ce jour, mais bien réellement périgynique. L'ovaire est ovoïde, libre, en général à une seule loge, très-rarement à deux ou trois loges : dans le premier cas il contient un nombre très-considérable d'ovules attachés à trois ou cinq tropliospermes pariétaux et longitudinaux, simples ou bifides; dans le cas de pluralité déloges, les cloisons sont formées par la saillie des trophospermes, qui se rencontrent et se soudent au centre de l'ovaire. Les stigmates sont en général sessiles, simples ou profondément bipartis, au nombre de trois à cinq, tantôt courts, épais, tantôt allongés et étalés en rosace. Le fruit est une capsule à une ou à plusieurs loges, s'ouvrant en général seulement par leur moitié supérieure en trois, quatre ou cinq valves, entraînant chacune sur le milieu de leur face interne un des trophospermes ou une des cloisons. Les graines sont en général recouvertes d'un tissu aréolaire, lâche, que quelques auteurs ont considéré comme un arille, mais qui n'en est pas un. Elles contiennent un embryon dressé, presque cylindrique, tantôt renfermé dans l'intérieur d'un endosperme mince, tantôt dépourvu de cet organe.
Les Droséracées sont généralement des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, rarement sous-frutescentes; les feuilles sont péliolées, alternes, ordinairement garnies de poils glanduleux; elles sont souvent roulées en crosse avant leur développement, comme on l'observe dans la famille des Fougères.
Les genres qui composent cette famille sont : Drosera,L.; Aldrovanda , Monli; Romanzowia , CMamisso; Byblis, Sahsbmy ; Rorùlula, Un.; Drosoplifllum, Link ; Dionœa, EUis; Parnassia, L. Mais parmi ces genres, deux an moins doivent évidemment en être éloignés. Le premier est le Dionœa qui, à cause de son insertion vraiment hypogynique et de ses graines,
toutes attachées au fond de la capsule, doit être reporté dans la famille des Hypéricinées. Le second est le RomansoIJia, publié par Chamisso, dans le premier volume des Horœ physicœ Berolinenses. Ce genre, que son port rapproche singulièrement des Saxifrages, l)araît devoir être rangé dans la famille des Rhinanthacées, à cause de sa corolle raonopétale et de la structure de son fruit.
DROSÈRE. Drosera. bot. Genre qui sert de type à la famille des Droséracées; delà Pentandrie Trigynie, L. Caractères : calice monosépale, tubuleux à sa base, presque campaniforme, divisé en cinq lobes égaux; corolle rosacée, formée de cinq pétales étalés, égaux entre eux ; cinq étamines alternes avec les pétales, attachées ainsi qu'eux à la partie inférieure du tube calicinal, mais manifestement au-dessus de son fond, de sorte que l'insertion est périgynique; ovaire libre, ovoïde, à une seule loge contenant un très -grand nombre d'ovules attachés à trois ou cinq trophospermes pariétaux; les styles sontallongés, bipartis, au nombre de trois à cinq, d'abord dressés, puis étalés; leur partie supérieure est glanduleuse et stigmatique. Le fruit est une capsule ovoïde, enveloppée dans le calice qui persiste, à une seule loge, s'ouvrant par sa moitié supérieure seulement en trois ou cinq valves incomplètes , portant chacune un des trophospermes sur leur paroi interne.
Les espèces de ce genre sont de petites plantes herbacées, d'un aspect élégant, croissant dans les lieux humides, au milieu desSphagnnm; leurs feuilles, qui sont simples, alternes, quelquefois toutes radicales, sont ornées de longs poils glanduleux «[ui présentent différents phénomènes d'irritabilité. Leurs fleurs sont petites, blanches, et forment en général des épis simples, qui, avant leur développement , sont roulés en crosse. De Candolle (Prodrom. Syst., 1, p. 517) mentionne trente-deux espèces de Drosères, qui croissent dans toutes les contrées du globe. H les divise en deux sections ; l'une qu'il nomme fio/cWo, comprend les espèces dont les styles sont simples ou divisés en deux ou trois lobes entiers et presque capitules à leur sommet; l'autre, qu'il appelle Ergalicum, réunit le petit nombre d'espèces dont les styles sont multifides et comme pénicilliformes à leur sommet. Le Drosera Liisilanica de Linné forme aujourd'hui un genre distinct, auquel Link a donné le nom àeDrosopliyHutn. V. ce mot. Les principales espèces du genre Drosère sont :
Drosère a feuilles rondes. Drosera rotundi/olia , L., Lamk., lllust., tab. 220, fig. 1. Cette jolie petite plante, que l'on désigne vulgairement sous le nom de Rossolis, se trouve en Europe et dans l'Amérique septentrionale. Ce nom vulgaire est à peu près la traduction de l'étymologie grecque de Drosera qui signifie couverte de rosée. Sa racine est annuelle ou plutôt bisannuelle; ses feuilles sont toutes radicales, arrondies, petites, très-obtuses, portées sur de longs pétioles qui présentent vers leur partie inférieure une sorte de ligule ou de collerette analogue à celle des Graminées et profondément découpée en lanières étroites; le limbe de la feuille est glabre inférieurement, recouvert à sa face supérieure et surtout sur ses bords de poils glanduleux au sommet, et très-irritables. En effet, dès qu'une Mouche
011 un aulre Insecte se repose sur la face Inférieure (le la feuille, les poils qui la bordent se rapprochent étroitement et forment par leur cntrc-croisemeiit une sorte (le cage dans UkiucUc l'Insecte se trouve renfermé. Les Heurs sont blanches, presque scssiles, réunies au sommet d'une hampe de quatre à cinq pouces de hauteur, en un épi simple. Dans une variété qui croît dans l'Amérique scptentiionale, la hampe est bifurquée à son sommet et porte deux éjiis.
Drosère a lopiiiBES FECiLLES. Dvosera longifolia, t.; Lamk., Ulust., tab. 220, fig. 2. Celte espèce croît dans les mêmes localités que la précédente ; mais ses feuilles ont leur limbe allongé, spatule, insensiblement rétréci à la base en un pétiole glabre, plus long (|ue le limbe; les hampes qui naissent du milieu des feuilles radicales , sont un peu plus longues que ces feuilles, mais elles sont plus courtes que dans le Blasera roluiulifoliu. Ses graines ne sont pas celluleuses.
Drosère d'Angleterre. Drosera Anglica, Smith, Flor. Brit. AÔ7. Celle espèce se rapproche beaucoup de la précédente, qui n'en diffère que par ses hampes deux l'ois plus longues que les feuilles et par ses graines celluleuses eu dehors. Elle croit dans les mêmes localités.
Drosèue AFED1LLESPELTÉES. V rosc lu peltato, Smilli; Labill., Noc.-UoU., lab. 100, lig. 2. Charmante petite plante, d'une grande élégance, dont la tige, haute de quatre ù six pouces , porte des feuilles allernes , pétiolées, pellées, presque triangulaires, glanduleuses et ciliées sur les bords. Les fleurs sont éparses, pédonculées; leur calice csl cilié. Elle croît à la Nouvelle -Hollande.
Drosère a feuilles ldmilées. Drosera lunata , liuch. Tige droite et glabre; feuilles éparses, pétiolées, pellées, lunalo-triangulaires ; épi lâche et terminal; calice glabre. On trouve cette espèce dans l'Inde, aux environs de Sembu.
Drosère ue Menzies. Drosera Menziesii, Drown. Tige assez droite, un peu flexueuse, glabre et ramuleuse dans les aisselles; les feuilles dans leur jeunesse sont fasciculées, pétiolées, pellées et arrondies ; les épis sont glabres et ù deux fleurs. De la Nouvelle-Hollande.
Drosère filiforme. Drosera jUiformis , Raffin. Ses tiges ou plul(JL ses hampes, naissent au milieu de feuilles radicales filiformes, subulées, élargies à leur base, sortant d'un bourgeon écailleiix, lanugineux et d'un hrun foncé; les secondes feuilles s'échappent en spirale; elles sont linéaires, très-étroites, glabres en dessus, munies en dessous de poils glanduleux et visqueux, d'un brun rougeàlre; leur longueur, de même que celle des hampes, est de ne,uf à dix pouces cl rarement un peu plus. Les Heurs sont assez grandes, purpurines, pédicellées, disposées en épi unilatéral et conlourné, au sommet des hampes. Le fruit est une capsule ovoïde, enveloppée dans le calice persistant, s'ouvranl en cinq valves par sa moitié supérieure. Cette espèce a été observée primilivement par le professeur Raffinesque, puis retrouvée dans un marais des environs deTuckenlon, aux États-Unis, par J. Macnab, qui en a enrichi le jardin d'Edimbourg.
DKOSIU.M. BOT. Synonyme de Drosera. 1^. Drosère.
DROSOMEH. BOT. Synonyme de Manne, y. ce mot.
DROSOPHYLLE. VrosophyUmn. bot. Link a proposé l'établissement de ce genre pour y placer le Drosera Lusilanica de Linné, et lui a assigné les caractères suivants : sépales et pétales au nombre de cinq, munis d'onglets très-rapprochés; dix étamines, cinq styles filiformes; capsule à cin(| valves, uniloculaire, paraissant presque 3-loculaire, à cause des replis intérieurs des valves qui atteignent presque le milieu de la capsule. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce. Drosophyllum Lusitanicum, Link, qui croit sur les collines sablonneuses du Portugal. Sa tige est frutescente, ses feuilles sont linéaires , entières et couvertes de glandes stipilées. Ses fleurs, de couleur de soufre, sont trèsgrandes et disposées en corymbespaniculés. Cette plante, que De Candolle {Prodromits Systemat. Feget., 1, p. -320) place dans la famille des Droséracées, appartient à la Décandrie Penlagynie. Elle a éjé décrite par Brotero (Flor. Lusitan. 2, p. 213) sous le nom de Spergtila Droseroides.
DROUE. bot. Nom vulgaire de diverses Graminées dures, telles que des Bromes et certaines Fétu(|u€s.
DROUILLER. bot. .Synonyme vulgaire d'Alisier blanc ouAlouchier, Cratœijusaria. V. Alisier.
DRUE. ois. Synonyme vulgaire de Bruant Proyer.
DRUMMONDIE. Drummondia. bot. Genre de la famille des Saxifragées , Pentandrie Digynie , institué par De Candolle. Caractères ; tube du calice presque conique et adhérent à l'ovaire; limbe à cinq divisions triangulaires et réfléchies; cinq pétales pinnalifides, alternes avec les lubes du calice; cinq élamines presque sessiles sur les onglets des pétales; deux stigmates bilobés; capsule monoloculaire, bivalve au sommet; graines rangées sur deux placentas opposés. La Drummondie MiTELioiDEest uuc plante herbacée de l'Amérique septentrionale. C'est jusqu'ici la seule espèce connue.
DRUPACÉ (fruit). Fritclus Drupaceus. bot. Fruit qui est de la nature des drupes, y. Drupe.
DRUPAIRE. Druparia. bot. Genre de Champignons établi par Raflînesque qui le caractérise ainsi : péridium ovale ou globuleux, cartilagineux, rempli d'une; substance inucilagineusc ou gélatineuse, dans laquelle les séminules sont renfermées. U parait avoir des rapports avec les Lyvogala et Scleroderma. RafKnesque en a mentionné trois espèces, originaires de la Pensylvanie : 1» Druparia violacea, qui a la forme d'une prune violette; 2» Druparia rosea; ovale de couleur pourprée pâle; ô» Druparia globosa; rougeûtre, semblable à une Cerise.
DRUPATRIDE. Drupatris. bot. Grand arbre des forêts de la Cochincbine , donl les feuilles sont alternes, ovales-oblongues, acuminées, déniées, glabres et grandes , les fleurs petites , blanches , disposées en épis allongés, la plupart terminaux. Le calice, adhérent à l'ovaire, csl campanule et supérieurement partagé en cinq lanières aiguës; les pétales, au nombre de quatre , sont élalés, arrondis, concaves et plus longs que le calice; les étamines, dont le nombre dépasse vingt, à filets épais, ù anthères bilobées et dressées, s'insèrent au calice, et sont plus courtes que les pétales ; le style, de la même longueur qu'elles ù peu près, se termine par un stigmate légèrement épaissi; l'ovaire.
ijlobuleux, devient un drupe lisse, presque sec, rempli par un noyau triloculaire. Ce genre, auquel WiUiknow reconnait quelque affinité avec VHopea, en a peut-être davantage avec les Myrlées.
DRUPE. Z);M/jn. bot. On appelle ainsi tous les fruits cliarnus, qui contiennent un seul noyau osseux; tels sont les Pèches , les Prunes, les Abricots , etc. Ce noyau a longtemps été regardé comme le tégument propre de la graine ossifiée. Mais il n'en est point ainsi , car il est formé par la membrane interne du péricarpe, et par la portion voisine du sarcocarpe, qui s'est graduellement solidifiée. Quelques auteurs ont voulu établir une distinction entre le Drupe et la Noix; mais celle-ci n'en diffère que par sa chair moins succulente, et ne mérite pas d'en être distinguée ; tel est le fruit du Noyer, de l'Amandier, etc.
DRUPÉOLE. Drupeola. lOT. Diminutif de Drupe, que Mirbcl emploie pour désigner des fruits dont le volume n'excède pas celui d'un pois ordinaire. DRUPÉOLE. BOT. Même chose que Drupacé.
DRUSA. BOT. Une plante rapportée de Ténériffe par Ledru, avait excité vivement l'attention des botanistes qui étaient loin de s'accorder sur la place qu'elle devait occuper dans l'ordre naturel. S'en rapportant trop à des apparences extérieures très-légères, Poiret (Encyclopéd. raélhod., vol. 7, p. loô) en avait fait une espèce du genre Sicyos, de la famille des Cucurbitacées. D'autres indiquaient ses relations avec les Saxifragécs; enfin, quelques personnes la rapprochaient, avec plus de raison, de la famille des Ombellifères. Cette plante fut examinée avec soin par Ue CandoUe, qui en fit le sujet d'un Mémoire inséré dans les Annales du Muséum, vol. 10, p. 4C6. Ce fut lui qui la nomma Drusa, en l'honneur du botaniste auquel on en doit la découverte, qui confirma sa position parmi les Ombellifères, et fixa ses caractères génériques de la manière suivante : limbe du calice non apparent; pétales entiers, ovales; deux styles épaissis vers leur base; fruit comprimé , composé de deux akènes idans, munis de rebords sinués et dentés, chacun des angles bordé de petites pointes à quatre crochets étoiles; Heurs axillaires; involucre nul.
L'auteur du Dnisa le rapproche, d'après la structure de sou fruit, des genres Heracleum , Jiledia, Hasselquidia , Tonlylium et Spananthe. On a dit depuis qu'il ne différait pas du Bowlesia de Ruiz et Pavon, et que. l'identité de ces deux genres avait été reconnue par De Candolle lui-même. Néanmoins, re.xtrême diversité de leur origine ( puisque les Bowlesia sont indigènes du Pérou) et quelques différences dans les formes du fruit , semblent militer en faveur de leur séparalion. On ne voit, en effet, dans les figures des Bowlesia palmata et Bowlesia lobala , données par Ruiz et Pavon (Flor. Peiuv. et ChiL, vol. 5, tab. 231) , et dans celle publiée par Achille Richard ( Monographie du genre Hydrocotyle), ni la forme générale arrondie du fruit, ni lesangles saillants, longitudinaux du Drusa. Des poils étoiles et recourbés en crochets uncinés, couvrent de toutes parts la surface de leurs akènes.
LcDnisa oppositifol/a, DC. (loc.cit., t. 58), est une petite plante herbacée, ù tige couverte de poils
glanduleux, à feuilles opposées et trilobées, dont les lobes sont multifides, et à pédoncules axillaires et multiflores. Elle croit dans les fissures des rochers humides de l'ile de Ténériffe.
DRUSE. MIS. On entend par ce nom, dérivé de l'allemand, certaines cavités hérissées de cristaux prismatiques, qu'on rencontre dans plusieurs roches.
DRYADE. Diras, bot. Genre de la famille des Rosacées, Icosandrie Polyginie, caractérisé par un calice simple, dont le tube est légèrement concave et le limbe profondément découpé en huit ou neuf parties , entre lesquelles s'insèrent autant de pétales ; des étamines en grand nombre ; des ovaires groupés en tète, portant chacun un style qui part de leur sommet, et devenant autant d'akènes que surmonte une barbe plumeuse , reste du style, et que remplit une graine ascendante. Aux trois espèces connues de ce genre, dont l'une, leD/yas oclopelala, L., est commune dans les montagnes Alpines de l'Europe, l'autre originaire de Norvège, la troisième de l'Amérique septentrionale, llooker vient d'en ajouter une quatrième, qui est le Drjras Dnimmondii, belle espèce à feuilles elliptiques, un peu atténuées à leur base, inciso-crénelées, couvertes en dessous d'un duvet blanc, qui revêt également la tige, à segment du calice ovale, à pétales jaunes , etc.; elle a été découverte par le docteur Richardson, lors du premier voyage de Franklin, dans les contrées boisées de l'Amérique septentrionale. Le fruit seul en ayant été conservé d'abord, elle fut considérée comme le Dryas octopetala, et c'est ainsi qu'elle est mentionnée dans l'appendice botanique du journal de Franklin. De nouveaux exemplaires en fleur, ont prouvé qu'elle est distincte des Dijas octopetala elintegrifolia, par la couleur des fleurs, la forme du feuillage et des divisions du calice , ainsi que par la blancheur remarquable de ses petites barbes plumeuses. En général les Dryades sont de petites plantes vivaces, un peu ligneuses vers leur base ; à feuilles alternes, portées sur des pétioles auxquels sont adnées des stipules latérales et dont les fleurs sont solitaires à l'extrémité de pédoncules terminaux assez allongés.
DRYADEA. BOT. Synonyme de Dryas. V. Dryade. DRYAiNDRE. Diyandra. bot. Thunberg, le premier, honora le nom de son compatriote Dryander, en le donnant à un genre de la famille des Euphorbiacées; mais ce genre ayant été reconnu comme l'analogue àeVAleurites de Forsler, la dénomination de Diyandra est passée à un genre de plantes notasiennes, institué par Robert Browu. Le docteur Dryander était disciple de Linné; il publia, en Suède, plusieurs dissertations sur l'histoire naturelle, et particulièrement sur la Botanique, qui étendirent tellement sa réputation, que sir J. Bank, après l'avoir engagé à venir se fixer en Angleterre, lui confia le soin de mettre en ordre son immense herbier, et de rédiger le catalogue de sa bibliothèque. Le genre Diyandra de Brown, nommé Josephia dans une Dissertation spéciale, d'abord par l'auteur lui-même, puis par Knight et Salisbury, est un genre de la famille des Protéacées , voisin du Banksia. Ses fleurs, comme celles de celui-ci, présentent un calice à quatre divisions plus ou moins profondes , creu-
si^ps, vers leur sommet, d'une cavité clans Iai]uellc l'étaniine est enfoncée; quatre sqtiammules liypogynes; un ovaire ù deux loges monospermes, qui devient un folliiMilcde consistance ligneuse, partagé par une cloison Ijlireet bifide. Mais elles en différent par leur inflorescence, qui rappelle celle des Composées. Elles sont en effet placées sans ordre sur un réceptacle plan, garni de paillettes nombreuses et étroites, qui manquent rarement, et ceint d'un involucre à folioles imbriquées, r.rown en a décrit treize espèces, recueillies toutes dans cette partie de la Nouvelle-Hollande connue sous le nom de Terre-de-Lewis; et parmi elles on remarque le Diyandra formosa , belle plante qu'il a fait figurer (Linn. Trans., 10, tab. 5) avec les détails de sa fructification. Ce sunl en général des arbrisseaux peu élevés , dont les rameaux, lorsqu'il s'en trouve, sont épars ou en ombelles, les feuilles éparses, pinnatifides ou incisées, semblables dans les divers âges de la plante; lus involucres sont bémispbériques, solitaires, terminaux ou beaucoup plus rarement scssiles à l'aisselle des feuilles. Les bractées sont, dans quelques espèces , appendiculées à leur sommet, et dans la plupart, leur nombre semble augmenté par les feuilles voisines, qui se serrent contre elles, et dont les inférieures ainsi comprimées cbangent en partie de grandeur et d'aspect.
Drtandre armée. Dryandra arma/a, Br.,Pro- (Iroiii. FI. Novw-Holland. 1 , 297. Cette plante a été observée par Kobert Brown sur la côte méridionale dite Terre -de -Lewis, et des graines en ont été envoyées en 1803 , par Fraser, au jardin botanii|ue de Glascow. L'une des plantes provenues de ces graines forme maintenant un arbuste de quatre pieds de bauleur, qui se couronne de branches serrées, garnies de feuilles éparses, pinnatifides. rapprochées en ombelle ou en touffe, au sommet des rameaux, et comme articulées aux nœuds, pétiolées, glabres, d'un vert foncé en dessus, plus pâles et cotonneuses en dessous. La corolle se compose de cinq pétales jaunâtres, ovales-oblongs, onguiculés, étalés, en partie réfléchis. L'ovaire a deux loges monospermes, et se transforme en follicule ligneux, cloisonné.
Dkyandre a FEOiLiES DE FoDGÈRE. Diyandm pteridi/olia, R. Brown, Prodr. FI. Nov.-Uoli. 1, 399; Rœm. et Sch., Syst. ô, 447; Lindl., Botan. Mag. 3500. C'est un arbrisseau de la hauteur de cinq à six pieds, se divisant en plusieurs rameaux flexibles; ses feuilles sont excessivement rigides, serrées, éparses, pinnatifides ou très- profondément incisées, à découpures linéaires, trinervurées, formant de chaque côté des angles droits avec l'axe de la feuille, à bords roulés en dessous, longues de quinze à seize lignes, d'un vert agréable en dessus, d'un fauve brillant en dessous, jaunâtres à l'extrémité qui est pointue. Les pétioles sont plus épais à leur base et garnis de poils assez roides. Les fleurs sont terminales, placées sans ordre et on nombre considérable sur un réceptacle plan, garni de paillettes et ceint d'un involucre à écailles épaisses, imbri(iuées et d'un fauve brunûlrc; chacune d'elles est composée d'un périanlhe à quatre divisions égales, fort étroites, très-allongées, aiguës et brunâtres; il y a
un semblable nombre d'étainlnes logées ou implantées dans une cavité de chacune des divisions du périanthe. et en outre quatre squammules hypogynes. L'ovaire a deux loges renfermant une graine chacune.
Dryandreafediii.es MENUES. Diyandra lenuifolia, R. Brown, in Lin. Trans. 10, p. 215; Id. Prodr. 1, 398; Rœm. et Schult., Syst. vegel. 3, 447. Brown a observé cette Dryandre sur les rives du canal du roi George, à la Nouvelle-Galles du Sud ; elle a ses tiges élevées de quatre ù cinq pieds, se divisant en une multitude de rameaux lisses, inclinés, pendants et chargés d'un grand nombre de feuilles linéaires, pinnatifides, tronquées au sommet, longues de six à huit pouces, larges de deux à trois lignes, d'un vert agréable en dessus, d'un blanc tomenteux ou soyeux en dessous et d'un jaune brunâtre à l'e.xtrémilé; les lobes sont alternes, triangulaires et décurrenls. L'involucre est terminal, solitaire, ovale, formé d'un nombre considérable d'écaillés imbriquées : les extérieures ovales et aiguës, les intérieures oblongues, obtuses, ciliées el recouvertes d'un duvet épais. Le réceptacle est pailleté. Les fleurs sont nombreuses, d'un brun luisant, et resserrées par les écailles de l'involucre ; chacune d'elles est composée du calice ou périanlhe, de (piatre squammules hypogynes, d'un ovaire à deux loges monospermes, devenant un follicule ligneux, partagé par une cloison libre et bifide. Le réceptacle est plan, garni de paillettes nombreuses et étroites.
DKYAS. BOT. A'. Dryade.
DRYAX. OIS. Synonyme d'Hirondelle de rivage.
DRYIN. pois. Synonyme d'Équille. 1^. ce mot.
DRYIN.\S. REPT. Espèce du genre Crotale.
DRYINE. Dryinus. ins. Genre d'Hyménoptères, famille des Pupivoi'cs, tribu des Oxyures ou Proclolrupiens, fondé par Latreille. Caractères ; pieds antérieurs longs, terminés par deux crochets fort allongés et dont l'un, en se repliant contre le tarse, fait avec lui l'office de pince. Les Dryines sont de petits Insectes qui ressemblent, sousplusieurs rapports, aux Bélytesetaux Omales. Leur corps est allongé, et la tète, éminente sur les cotés, est décidément plus large que le corselet; les antennes sont insérées près de la bouche, de même que celles des Omales; mais elles ne sont point brisées et se composent, dans les deux sexes, de dix articles, dont les derniers sont un peu plus gros ; les mandibules présentent (juatre dents; les mâchoires sont pourvues de palpes filiformes, très-longues, et de cinq articles; les palpes labiales, beaucoup plus courtes, n'ont que deux ou trois pièces, dont la dernière, plus grosse, est presque ovoïde; la languette est entière. Les individus femelles paraissent être aptères, et leur thorax est comme divisé par des nœuds successifs ; les mâles ont des ailes qui ont la composition suivante : on voit deux cellules opposées à leur base et une cellule radiale ovale, atteignant presque le bout de l'aile où elle se rétrécit el finit par s'oblitérer; les nervures présentent aussi quelques accidents remarquables; enfin le point de l'aile est fort grand. Le thorax de ces indivi|lus ailés est rétréci antérieurement; les pieds sont très-allongés et les cuisses épaisses; l'abdomen ovoïde est dépourvu de tarière saillante à l'extérieur. Lalreille ne cite que trois espèces
propres à ce genre, encore paraissent -elles être fort rares : Drywe formicaire, Dryinus formicarius, Lalr. (Gêner. Cnist. et Ins. T. i, tab. 12, lig. 6)| la DuYiivE ROiRE, Z))ri"««i (lier, Latr.; elle a été trouvée aux environs de Lyon ; la Dryiise a corselet ivouecx, Drrimis nodicoUis, Latr., ou le genre Gonatopus de Kliig. Elle a été recueillie aux environs de Paris. Fabricius avait établi, sous le nom de Dryine, un genre d'Hyménoptères de la famille des Fouisseurs, f. Prônée. Merrhera a donné le nom de Drfimis à un genrr
DRY
d'Ophidiens que Gray a nomme
Passerita. En adop-
tant de préférence ce dernier nom on évite la confusion qui doit nécessairement résulter de deux génies de la zoologie semblablement dénommés.
DUYITE. BOT. Foss. On a donné ce nom à du bois pétrifié où l'on a cru reconnaître du Chêne.
UliYMAIRE. Dryinaria. bot. Genre de la famille des Caryophyllées et de la Pentandrie Trigynie, établi dans le Syslema de Rœmer et Schultes, d'après des notes laissées par Willdenow. Caractères ; calice à cinq divisions profondes; cinq pétales bifides; cinq étamines; trois styles; capsule (fivisée jusqu'à la base en trois valves, contenant cinq ou un plus grand nombre de graines; embryon périphérique et annulaire. Les plantes de ce genre sont des herbes couchées et rameuses, dont les petites tiges portent deux ou plusieurs stipules pétiolaires. Elles sont toutes indigènes de l'Amérique. Kunth a décrit quatre nouvelles espèces de Drymaires, rapportées du Pérou et du Mexique par llumboldt elBonpland, et a figuré XesDrymaria Frankeiiioides et Drymaria Stellarioides (loc. cit., t. 515 et 310). VHolosteum cordatum, L., plante des Antilles, a été réunie à ce genre, sous le nom de Drymaria cordala. lilume, dans son Bydragen, en a décrit une autre espèce, Drymaria diandra, qu'il a observée dans les vallées marécageuses de l'île de Java; ses rameaux sont un peu duveteux; ses feuilles ovalaires et mucronées, alternes pétiolées et glabres à leur base; pédoncules bifides; fleurs à deux étaraines; calice plus grand que les pétales et couvert d'une pubescence glanduleuse; capsules monospermes par avortement.
URYMElE.Z>r/»;iem. ins. Dyptères; genre de la famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par Meigen qui lui assigne pour caractères : tète hémisphérique, garnie de poils en devant; yeux réunis postérieurement; antennes insérées près du front, presque aussi longues que la tête , terminées par une palette linéaire, plus longue que l'article précédent, avec la soie le plus souvent plumeuse ; trompe terminée par un angle brusque et très- ouvert; ailes couchées, non vibratiles; abdomen se rétrécissant en pointe; pieds médiocres.
DRYMIDE. Drymis. Genre de la famille des Magnoliacées, établi par Forster, et qui offre un calice entier caduc ou persistant, ou divisé en deux ou trois parties ; corolle composée de six à vingt-quatre pétales formant une ou deux séries; étamines fort nombreuses, ayant leurs filaments courts et épaissis vers le sommet, où ils portent deux loges écartées l'une de l'autre et placées de chaque côté du filel ; les pistils sont au nombre de quatre à huit, très- rapprochés les uns contre les
autres au centre de la fleur; chacun d'eux se compose d'un ovaire à une seule loge polysperme, surmonté par un stigmate très-petit et punctiforme. Ces pistils deviennent autant de baies uniloculaires polyspermes , ayant leurs graines disposées sur deux rangées. On compte cinq espèces de ce genre auquel Munay avait donné le nom de /feintera. Ce sont en général des arbres et rarement des arbrisseaux, toujours ornés d'un feuillage vert. Leur écorce est acre, aromatique; leurs feuilles pétiolées, ovales, oblongues , glabres et trèsentières ; leurs fleurs sont portées sur des pédoncules latéraux ou axillaires; les stipules aiguës, roulées, trèscaduques. De ces cinq espèces, l'une croît â la Nouvelle- Zélande, c'est le Drymis axillaris, Forst., Gen., t. 42. Les quatre autres habitent l'Amérique et s'étendent du Mexique au détroit de Magellan.
Drymide de Winter. Drymis JFinteri, Forst., Geji.,, p. 84, tab. 42; DC, Syst. i\'aM, p. 44Ô; ff'inlera aromatica, Murr. Cet arbre croit sur les coteaux escarpés du détroit de Magellan ; il varie beaucoup dans ses dimensions et n'est quelquefois qu'un arbrisseau rabougri , de quatre à cinq pieds d'élévation, tandis qu'on en voit quelquefois des individus qui ont jusqu'il quarante pieds de hauteur. Ses feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, allongées, obtuses, un peu coriaces, glabres, vertes en dessus, glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont assez petites, tantôt solitaires, tantôt réunies au nombre de trois à quatre au sommet d'un pédoncule commun, simple ou divisé en autant de pédicelles qu'il y a de fleurs. Les fruits sont de petites baies globuleuses, glabres, de la grosseur d'un pois. C'est de cet arbre que l'on retire l'écorce connue en pharmacie sous le nom d'écorce de fl-'inter, qu'il ne faut pas confondre avec la Cannelle blanche que l'on retire d'un arbre de la famille des Méliacées connu sous le nom de rFinterana Cannella. Cette écorce est en plaques roulées, d'environ un pied de longueur, de deux à trois lignes d'épaisseur, d'un gris rougeâtre ou couleur de chair, quelquefois d'un brun foncé; sa cassure est compacte et rougeâtre; sa saveur acre , aromatique et poivrée. Elle a été découverte, en 1377, par Winter. Elle est tonique et slimulante. Cet auteur l'a d'abord employée, pendant son long voyage, pour combattre, dans les gens de son équipage, les symptômes du scorbut; il en obtint de grands succès, qu'il fit connaître ù son arrivée en Angleterre.
DRYMIKRHIZÉES. bot. V. Amomées.
DRYMIS. BOT. V. Drymide.
DRYMONAX. OIS. Synonyme de Tyran.
DKYMOPHILE. Drymophila. bot. Genre établi par R. Brown [Prodr. Flor. Nor.-Holl., p. 292) qui l'a placé dans sa famille des Smilacées. Ce genre, qui appartient d'ailleurs à l'Uexandrie Monogynie, L., est ainsi caractérisé : périanthe à six divisions pétaloïdes, étalées, égales et caduques; six étamines hypogynes; ovaire à trois loges polyspermes ; style tripartite ; stigmates recourbés ; baie subglobuleuse, à trois loges polyspermes. Le Drymophila est voisin des genres Convallaria et Streptopus. 11 ne renferme qu'une seule espèce, Drymophila cyanocarpa, plante herbacée, qui
I) Il V
cioîl a la leire de Van Diémen. Sa racine ps( rampanle p.l noueuse; sa lice, inférieurement simple, droite et sans feuilles ou munie de slii)ules dcmi-engaînantes et éloignées, est divisée au sommet cl porte des feuilles distiques, sessiles et renversées par suite de la torsion de leur partie inférieure. Les IJeurs de cette plante sont blanches, pédonculéos, solitaires, axillaires ou terminales. Il leur succède des baies azurées et pendantes. Le tégument des graines est membraneux, l'albumen épais et charnu, l'embryon longitudinal et la radicule dirigée vers le centre.
DRYMOPIIILE. Drxmophila. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, formé parTemminck, aux dépens des Gobes-Mouches et des Moucherolles, pour quelques espèces nouvelles des contrées les plus chaudes des deux continents. Caractères : bec fort, robuste; mandibule supérieure presque triangulaire, à crête proéminente dans toute sa longueur, un peu voûtée latéralement, lléchie à la pointe qui est échancrée ; mandibule inférieure angulaire; narines basales, latérales, ovoïdes, couvertes en entier par les plumes veloutées du front ; pieds courts, grêles; doigts latéraux, égaux : l'externe réuni jusqu'à la première articulation à l'intermédiaire; ongle postérieur très-arqué; ailes médiocres : la première rémige très-courte, la deuxième moins longue que la troisième et la quatrième qui sont les plus longues. Le genre Drymophile est intermédiaire des genres Gobe -Mouches et Drongo, et les espèces qui le composent habitent ou les îles de la Sonde, ou celles des Moluques ou bien la Nouvelle-Uollande. Ce que l'on a pu connaître de leurs mœurs et de leurs habitudes, les fait différer bien peu des deux genres que nous venons de citer.
Drymophile voué. Drxmophila relata, Temra., PI. color. ÔÔ4. Le plumage est en général d'un bleu cendré; une bande noire, en forme de voile, couvre le front, la face et les joues; à ce noir profond et lustré succède, sur le devant du cou et de la poitrine, une grande, plaque couvrant ces parties d'un roux-marron mordoré; les barbes internes des rémiges et des rectrices sont d'un noir mat; les plumes du ventre et de l'abdomen offrent une nuance blanchâtre; bec et pieds noirs. La femelle ressemble au mâle pour la couleur dominante du plumage; mais une teinte cendrée remplace le noir du voile et le roux-marron du cou et de la poitrine. Taille, sept pouces. De Java.
DnïMopiiiiE MILITAIRE. DrymophUa carinata, T., PI. color. 418, fig. 2. Front, gorge et bord du pli de l'aile d'un noir velouté; sommet de la tète, nuque et parties supérieures d'un cendré bleuâtre; cette teinte est plus pâle ou légèrement blanchâtre à la poitrine et sur les tempes; parties inférieures d'un roux vif; bec bleu; pieds noirs. Taille, six pouces six lignes. De la Nouvelle-Hollande.
Drymophile tribande. DrymophUa trivirgata, Tem. PI. color. 418, fig. 1. Front, sommet de la tête et base des deux mandibules, couverts de plumes d'un noir velouté : celte nuance s'étend sur le lorum cl sur la gorge où elle forme une bande qui tranche sur le roux vif des cotés du cou, delà poitrine et des flancs; parties supérieures d'un gris ardoisé fauve , les inférieures blan-
ches; queue noire : une tache blanche sur l'cxtrémilé des rectrices; bec d'un bleu foncé; pieds noirs. Taille, cinq pouces. La femelle a le noir du front et de la gorge remplacé par une teinte brunâtre. De l'île de Timor. ' Drymopoileceidrillard. /;/7-;no;;Ai7ac(«e/ascenSj Temm., PI. color. 4.50. fig. 2. Parties supérieures d'un ccndrébleuâlre; la même teinte, mais un peu plus claire, règne sur la tête, le cou, la gorge et la poitrine; parties inférieures cl lectrices suhcaudales d'un roux marron; bord extérieur des rémiges et rectrices d'un noir assez pur; bec bleuâtre, avec le bord des mandibules Jaunes. Taille, cinq pouces deux lignes. De l'île de Timor.
Drymophile ALECTO. DrymophUa alcclo, Temm., PI. color. 430, fig. 1. Plumage d'un noir violàlre; un bandeau noir velouté couvrant tout le fronl; des reflets irisés sur la tête; rémiges brunes; tectrices caudales inférieures d'un noir mal; bec et pieds noirâtres. Taille, six pouces. Des îles Célèbes.
Drymophile azcror. DrymophUa aurea; Muscicapa aurea, Lev., Ois. d'Af. pi. 138, f. 1 et 2. Parties supérieures d'un bleu d'aAir, les inférieures d'un roux vif; abdomen, jambes et tectrices caudales inférieures d'un blanc pur; bec et pieds brunâtres. Taille, cinq pouces. La femelle a la gorge et une partie de la |)oilrine blanches. D'Afrique.
Drymophile étoile. DrymophUa stellata; Muscicapa s/ellala, Levail., Ois. d'Afr., pi. 157, fig. 1 et 2. Parties supérieures d'un vert olive, varié de jaune; une tache blanche, étoilée, entre le bec et l'œil ; tète et gorge d'un cendré bleuâtre; un demi-collier blanc; rémiges d'un gris brun, frangées de grisâtre; rectrices vcrdâircs, frangées de jaune; parties inférieures jaunes, nuancées d'olivâtre sur la poitrine et les flancs; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. La femelle a les parties supérieures olivâtres, les joues et la gorge d'une teinte plus claire, les parties inférieures jaunes, variées d'olivâtre. D'Afrique.
Drymophile a gorge biede. DrymophUa hyacinthiiia; Musclcapa hyacinthina, Temm., PI. color. 30, fig. 1 e{ 2. Parties supérieures, léte, cou, gorge et poitrine d'un bleu azuré brillant; tour du bec et lorum d'un noir bleuâtre; un large sourcil d'un bleu très-vif; rémiges et rectrices brunes, bordées de bleu azuréparties inférieures rousses; bec et pieds noirs. Taille' six pouces. La femelle a les parties supérieures bleues, variées de cendré et de verdâlre; les rémiges el les rectrices d'un brun verdâlre, bordées de bleu ; la gorge, la poitrine et toutes les parties inférieures rousses. Des Moluques.
Drymophile a tête grise. DrymophUa griscicapilla; Muscicapa griseicapilla, Vieill. Parties su|)érieures d'un vert olive, lavé de gris sur la tête, le cou, les ailes el la queue; rémige externe bordée de blanc ; menton blanchâtre; parties inférieures jaunes, nuancées de verdâlre sur la poitrine et les flancs; bec noir, pieds bruns. Taille, cinq pouces. Des Moluques.
Drymophile a sourcils blancs. Drymophyla superciliosa; Muscicapa superciliosa, Lath. Parties supérieures d'un brun foncé; sourcils blancs; rectrices latérales d'un brun ferrugineux, bordées et terminées de
DRY
DRY
bmnnoirâlre ; bec et pieds noirs. Taille, six pouce». De , Timor. I
DRTMOPniiE A SOURCILS JACKES. Drymophila icterophiis; Muscicapa icterophris, Vieil. Parties supérieu- \ rcs d'un vert foncé; sourcils jaunes; un trait parallèle , verdàtre sur les joues; rémiges et tectrices alairesbru- i nés, bordées de jaune et de cendré; rectrices d'un brun ; noirâtre : les latérales lacbetées de blanc ; parties infé- j Heures jaunes; bec et pieds noirâtres. Taille, si.xpou- i ces trois lignes. De l'Amérique méridionale.
DRYMOPOGON. eot. Synon. de Spirœa Jriincus.
DRYNAIRE. Drynaria. bot. Genre de la famille des \ Fougères, élabli par Bory de St. -Vincent aux dépens du : genre Polypodc, pour quelques espèces dont les frondes j stériles, toujours sessiles, semblent être une sorte de bractées, dont la consistance a quelque chose de sec et | de scarieux, avec une demi-transparence et une couleur j plus ou moins brunâtre, qui en altère singulièrement la verdure ; les liges, appliquées sur le tronc des vieux arbres, sont couvertes d'écaillés brillantes, longues et serrées en duvet qui ne le cède pas en quantité aux jets du Polypode doré, si remarquable sous ce rapport. Les Drynaires ont à la base de leurs feuilles, un appendice j foliacé, plus ou moins profondément divisé et ressem- j blant à une feuille de Cbéne; on retrouve celle même structure dans l'Acrostic alcicorne et quelques autres espèces; elles ont aussi ce caractère, singulier dans la famille des Polypodes, que les feuilles sont quelquefois réellement pinnées, à pinnules caduques.
Drtnaire DE Linné. Diynaria Linnœi, Bory; Polypodiiim queicifolium, Lin. Bractées ovales, profondément sinuées, subpinnalifides, abords entiers; frondes pinnatifides, décurrentes-connées, dilatées, acuminatomucronées; sores fort petits, très- nombreux, disséminés sur toute la surface inférieure de la fronde. De la Chine et de l'Inde.
Drynaire de ScnKCHB. Diynaria Schktirhii, Bory. Bractées ovales-oblongues, sinuées, colorées inférieuremenl, avec les bords très-enliers; frondes pinnatifides, à pinnules décurrenles-connées,lancéolato-acuniinées; sores disposés en lignes parallèles. Nouvelle-Hollande.
Drtîïaire de Willdesow. Drynaria /l'Uldenoioii , Bory. Bractées ovales ou oblongues, obtusément sinuées, un peu dentées sur les bords; frondes allongées; à pinnules inférieures connées, obtuses; les supérieures distinctes, linéari-lancéolées, subcrénelées, acuminées; sores très-amples, sur deux lignes parallèles.
Drtnaire de Gaudichacd. Drynaria Gaiidichauclif, Bory. Bractées ovalooblongues, profondément sinuées, subpinnalifides, un peu dentées sur les bords; frondes pinnées, à pinnules alternes, pétiolées, acuminées, dentées en scie. Océanie.
DRYOBALAKOPS. BOT. Gœrlner fils {Carpologia, p. 49) a constitué sous ce nom un nouveau genre qu'il n'a pu caractériser que d'après le fruit et le calice, et dont la place n'est, par conséquent, fixée d'une manière certaine dans aucune classification méthodique. Voici ses caractères : calice monophylle, infère, cupule, arrondi et venlru; limbe divisé en cinq ailes foliacées, ligulées, dressées, roides, marquées de nervures, dilal'.'es au sommet cl très -obtuses; corolle et élamines
inconnues ; ovaire supère ; capsule ovée, embrassée par le calice cupuliforme, uniloculaire et à trois valves ; graine unique dont les cotylédons sont chiffonnés à la façon des chrysalides d'Insectes et dont la radicule est supérieure. Ce genre est très-voisin du Dipterocarpus du même auteur et du Sliorea de Roxhurg; mais en attendant de plus amples informations, nous pensons qu'il doit en demeurer distinct, ainsi que Gœrlner fils l'a proposé. Corréa de Serra (Annales du Muséum. T. vin et x) les a néanmoins réunis sous la nouvelle dénomination de Pterigyiim. Ainsi le Dryobalanops aromatica, Gœrlner fils, t. 186, f. 2, esiXtPterigyum teres, Corréa.
DRYOCTÈNE. Dryoctenes. iNS. Coléoptères lélramères. Audinel-Servilîe a élabli ce genre dans la famille des Longicornes, tribu des Lamiaires, pour un Insecte du Brésil que Dejean avait placé parmi ses Acanthocins, et il lui a donné pour caractères ;-antennes glabres, sélacées, de la longueur du corps chez les femelles, plus longues chez les mâles, de onze articles, dont le premier renflé en massue, le second court et cylindrique , le troisième le plus long, quelquefois épineux ainsi que les suivants; paljies maxillaires allongées, dépassant l'extrémité des mandibules qui sont grandes, allongées et aiguës; face antérieure de la lèle allongée, avec le front aplati et vertical; corselet transversal , uniépineux latéralement, avec son disque inégal ou tubercule; écusson demi-circulaire; élylres déprimées, peu rélrécies vers le bout, tronquées à l'extrémité, avec les angles huméraux saillants cl mousses; corps déprimé; pattes fortes, égales; cuisses en massue; jambes comprimées, avec trois épines au bout, les intermédiaires tuberculées; tarses antérieurs houppeux dans les mâles.
Drtoctèhe cALiGinEDX. Dryoctcues caliginos'.is ; Jcanlhocinits caliginosus, Dej. Il est long de treize à quatorze lignes, brun, couvert d'un duvet court et gris; disque du corselet brun ; des petits tubercules épars sur les élylres qui ont en outre trois bandes transversales en chevron et très -inégales, et deux carènes longitudinales, élevées; écusson brun, avec une tache grise au milieu; antennes annelées de noir; houppes noires.
DRYOMYZE. Dryomyza. iNS. Diptères; genre de la famille des Alhéricères, tribu des Muscides, élabli par Fallen, avec les caractères suivants : face concave andessous des antennes, se terminant inférieuremenl à la cavité buccale, par un museau court, tronqué, de même que dans les Scalophages; premier article des antennes plus grêle que les suivants, cylindrique, un peu épeissi au bout; les deux suivants formant une petite massue arrondie en forme de tête, terminée par une soie velue et plumeuse. On trouve en Europe quelques espèces de Dryomyzes.
DRYOPÉl. Dryopeia. bot. Genre de la famille des Orchidées, GynandrieMonandrie, que Du Pelit-Thouars caractérise ainsi : sépales supérieurs repliés en voûte; labelle plan, articulé, lobé et privé d'éperon; masses polliniques granuleuses, portées sur des appendices qui s'élèvent du milieu de la colonnequi est couronnée par l'anthère. Les caractères de ce genre qui se compose de trois espèces originaires de Madagascar et de l'île
Bourbon , n'ont pu élie ùlablis que sur des individus secs de l'herbier, et dcuiaudenl conséquemment ù être vérifiés avec soin.
DRYOPIIANON. BOT. Syn. de Mirica Gale, selon les uns, et d'Ibcris iimbellala, selon d'autres. On a même rapporté cette plante au Con'aria myrtifolia et à l'Osuiondc royale, ce qui prouve l'incertitude de la synonymie des anciens qui décrivirent si mal les objets dont ils ont parlé.
URVOI'IIIDE. Dryophis. rept. Fitzinger a formé ce genre d'0|)bidiens pour le Coluber fulyidus, dans lequel il admet pour caractères distinctifs : corps long, grêle et mince, en forme de fil ou de cordon ; museau petit et pointu; plaques du dessous de la queue égales, rangées par paires. Le DRVopnioE a deux raies a cinq pieds de longueur; sa couleur est d'un beau bleu éclatant, un peu plus pâle en dessous, rehaussé par une bande longitudinale d'un blancjaunàtre, qui s'étend de chaque colé du corps, d'une extrémité à l'autre. Elle se trouve en Afrique.
DRYOPHILE. Diyophihis. iNs. Genre de Coléoptères penlaniùres, établi par Chevrolat, dans la famille des Serricornes, pour un petit Insecte découvert par lui aux environs de .Saunuir, et qui a beaucoup de rapports avec les Plincs et les Vrillettes. Caractères : tête petite; antennes de la longueur du corps, insérées au-devant des yeux , composées de onze articles velus, dont le premier plus gros que les suivants qui sont monoliformes, et les trois derniers très-allongés ; palpes maxillaires très-petites et composées de quatre articles; mandibules à peine visibles; yeux latéraux saillants, globuleux, réticulés ; corselet plus long que large, presque cylindrique; écusson arrondi; pieds mutiqucs et grêles. Le Dryopuile \}iOBioioE,l>ryophilusanobioi<les{Mas. de Zool. Cl. IX, pi. ô), a la forme et la taille d'un petit mâle à\4Hobiiim perlinax. Sa tête est noirâtre et rugueuse, avec les antennes rougeâlres; le corselet a deux faibles impressions obliques à son sommet; il est arrondi sur les côtés, un peu rebordé en arrière et noirâtre; l'écusson est presque blanc; les élytres fauves, trois fois aussi longues que larges, arrondies à l'extréniilé, marquées de dix stries légères, plus le commencement d'une onzième près de l'écusson. Premier article des tarses le plus long.
DRYOPS. OIS. V. Dryocolaptes.
DRYOPS. Dryops. ms. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Clavicornes, tribu des Macrodaclyles, établi par Olivier, et qu'on a subdivisé ensuite dans les trois genres Dryops, Uydère, Hétérocère. Les Dryops proprement dits ont pour caractères, suivant Latreille : antennes semblables à celles des Gyrins et se logeant dans une cavité au-dessous des yeux, plus courtes que la tête, composées de neuf ù dix articles, dont les six à sept premiers forment une petite massue pres(|uc cylindrique, un peu dentelée en scie et un peu courbe; le second article grand, pres(|ue en forme de demi-entonnoir et faisant une saillie qui présente l'aspect d'une oreillette, laquelle cache par un côté la massue, et recouvre même entièrement en façon d'opercule le surplus de l'antenne, lorsqu'elle est logée dans sa fossette; libre exlérieiir et arrondi; mandibules assez fortes el
dentelées au bout; palpes presque égales et terminées par un article un peu plus gros, pres(|ue ovalalre; mâchoires divisées au bout en deux lobes dont Pintérieur plus petit, en forme de crochet; languette presque carrée et sans échancrure sensible; avant-sternum dilaté cl s'avançant jusqu'à la bouche. Ce genre, curieux et bien caractérisé, se distingue essentiellement des Hydères par l'avancement du sternum et la structure des antennes; sous ce dernier rapport, il se distingue aussi des Ilétérocères. Au reste le corps des Dryops est presque cylindrique, convexe, bordé, ordinairement soyeux ou pubescent. La tète est reçue très-avant dans le prothorax qui, un peu plus étroit en avant et rehordé, présente des angles postérieurs aigus; les élytres sont consistantes; les cuisses offrent en dessous un sillon assez profond pour recevoir la jambe lorsqu'elle se contracte; les tarses, au nombre de cinq, sont filiformes et entiers; le dernier, qui est beaucoup plus long, se termine par deux crochets. On ne connaît rien sur la larve et la nymphe de ces petits êtres; mais on sait que l'Insecte parfait marche difiicilemeut, et qu'il se trouve au printemps sur le bord des eaux.
On peut considérer comme type du genre le Dryops AURiCELÉ, Dryops auiiculatus, Oliv., ou le Parmis proli/'criconiis, Fabr., qui est la même espèce que le Dermeste à oreilles de Geoffroy. Il se trouve fréquemment en France. Duméril a trouvé en Espagne le Dryops Duméril , Dryops Dumerili , Latr. Quant au Parniis acuminatus de Fabricius et au Dryops picipes d'Olivier, on doit les rapporter au genre Hydère.
DRYOPTÉlilS. BOT. Espèce européenne du genre Polypode. Adanson, empruntant ce nom aux anciens, l'avait donné à un genre de Fougères, qui répondait à VAspidium des modernes. Rumpli appelait Dryoptéris un Cheilanlhe.
DRYOPTIIORE. Dryopihorusiss. Coléoptères tétramères ; genre de la famille des Rbynchopbores, institué par Scboonberr et qui répond au genre Bulbifer de Dejean. Caractères : antennes à peine plus longues que le museau-trompe et la tête, composé de six articles, dont les cinq premiers granuliformes et le dernier en massue; elles sont épaisses, insérées vers le milieu de la trompe. Latreille assure que les tarses ont cinq articles simples, dont aucun bilobé, ce qui rend ce genre extrêmement douteux.
DRYORClllS. BOT. Dans la nomenclature de DuPetil- Thouars (Hisloire des Orchidées des îles australes d'Afrique), c'est le nom d'un groupe de la section des Satyrions, et qui est caractérisé par ses sépales bipartites et ses feuilles opposées. Ce groupe renferme deux espèces nouvelles, nommées parleurs auteurs Jntidri.i et Erytlirodris. La première est indigène des îles de Madagascar et de Mascareigiie. Ses feuilles sont oppo- •sées et ses fleurs très-giandes, purpurescentes. Elle est figurée (loc. cit., T. i) avec quelques détails d'organisation florale. Quant à la seconde, A'. Erythro-
URIS.
DRYPÈTES. Drypetes. bot. Genre établi par Valil et dont Poiteau a mieux fait connaître la structure (Mém. Mus. T. i, p. 157). Adrien de Jussieu le place avec juste raison dans la famille dos Eiiphorbiacées.
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