SOI
Caiacliies : fleurs dloïqucs, Irès-peliles; les mules ont un calice à quatre ou cinq divisions très -profondes; quatre élamines dressées, ayant les anthères introrscs, (ïlobuleuses; au centre de la fleur on trouve un tubercule cliarnu, lobé et velu, qui est l'analogue du disque que l'on remarque au-dessous de l'ovaire dans les fleurs femelles. Celles ci ont leur calice semblable à celui des fleurs mâles. Leur ovaire est tantôt bilobé et à deux loges qui contiennent chacune deux ovules suspendus, tantôt il n'offre qu'une seule loge par suite de l'avor- (ement de la seconde. Chaque loge se termine à son sommet par un style épais, très-court, à peine distinct de la partie supérieure de l'ovaire; le sligmale est terminal et en forme de croissant; au-dessous de l'ovaire on trouve un disque hypogyne, plus ou moins lol)é, et nulle trace des organes sexuels mâles. Le fruit est légèrement charnu; il est tantôt globuleux, tantôt bilobé, suivant qu'une des deux loges a avorté ou que toutes les deux ont été fécondées; il ofîre une ou deux loges qui, chacune, ne contiennent qu'une seule graine. Celle-ci offre un embryon renversé comme elle-même, ayant les cotylédons minces, la radicule conique, placée au centre d'un endosperrae charnu. Ce genre ne se compose que de trois espèces américaines : ce sont des arbres à feuilles alternes, à fleurs dioïques et trèspetites. Elles ont élé décrites et figurées par Poileau dans le premier volume des Mémoires du Muséum; l'une, Drypetes jr/aîtro, Vahl.Poit. , /oc. ci/.,l, p. 155, t. 6, croît à Porto -Ricco et à Mont-Serrat; l'autre, Diypetes alba, Poit., loc. cit., T. vu, est vulgairement appelée à Saint-Domingue Bois-Côtelette; enfin la troisième, Drypetes crocea, Poit., loc. cit., T. viii, est le Scliœfferia lateriflora, Swartz, Ftor. Ind. occ, 1, p. 329, grand arbrisseau originaire de Saint-Domingue.
DRYPIDE. Drypis. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, Penlandrie Trigynie, L., établi par Micheli. Caractères : calice lubuleux, à ciiiq dents; cinq pétales onguiculés, divisés profondément chacun en deux parties, et bidentés vers la gorge de la corolle; cinq élamines; cinq styles; capsule uniloculaire, divisible transversalement, ne contenant qu'une graine réniforme, par suite d'avortement? Le Drypis spinosa, Jacq. et Lamk., lllustr., lab. 214, est une petite plante qui croît en Barbarie et en Italie. Ses feuilles caulinaires et florales sont munies de dents suhulées; celles des rameaux sont enlières et mucronées ; les fleurs sont disposées en tête.
Le nom de Drypis, employé par Théophraste pour désigner une plante épineuse, servit aux botanistes du moyen âge pour des plantes fort diverses. TaberniEmonlanus appelait ainsi le Salsola Tragns de Linné, et Daléchamp l'appliqua au Cirsiuvi arcense des botanistes modernes. Quelques auteurs ont donné cette dénomination à VEryngium maritimum, L.; d'autres à une espèce d'Onoporde, etc.
DRYPTE. Drypta. iNS. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Caiabiques, établi par Latreille qui lui assigne pour caractères: corselet presque cylindrique; les quatre palpes extélieures terminées jiar un article plus grand, jiresque en
cône renversé et comprimé; les mandibules avancées, longues et très-étroites, avec la léle triangulaire; languette linéaire. Les Dryples ont, de même que les Zupliies, les Galérites et les Odacanlhes, une léle entièrement dégagée, des palpes saillantes, un prolhorax allongé et étroit; des élytres tronquées à leur sommet et une échancrure au côté interne des jambes antérieures. Elles difïèrent de chacun de ces genres par la forme de la lèle, du corselet, des articles de leurs palpes. Ces Insectes sont sveltes et carnassiers; ils habitent les lieux humides. On les rencontre dans le midi de l'Europe. Les espèces sont fort peu nombreuses.
Drtpte échakcrée. Drypta emarginata, Fabricius; Cicinclela emarginala, Olivier; Carabus dentatus, Rossi (Fauna Etrusca, p. 222, n° 351, T. ii, fig. 11). Les palpes labiales de cette espèce se terminent en manière d'alêne. Elle est commune en Espagne et en Italie; on la trouve, mais rarement, aux environs de Paris. Drtpte cou cïliindriqde, Drypta cylindricollis, Fab., Carabus dislinctus, Rossi. Dejean possède une espèce {Drypta lineola), originaire de l'Inde. Schoonherr rapporte à ce genre les Carabus Cayennensis et tridentatiis d'Olivier.
DRYPTÉLYTRE. Dryptelylra. iNS. Coléoptères pentamères; genre de la famille desSerricornes, tribu des Lampyrides, établi par Delaporte pour un Insecte nouveau de Cayenne. Caractères : antennes de onze articles; le premier assez grand, le deuxième court, les suivants munis d'un rameau long et comprimé; tête cachée sous le corselet; yeux assez petits; corselet transversal, plus large que les élylres, arrondi et largement rebordé sur les côtés, un peu anguleux en avant; écusson triangulaire ; élytres presque de la longueur de l'abdomen, se rétrécissant en pointe, bâillantes et comme échancrées du côté de la suture; pattes moyennes; jambes comprimées; premier a rticle des tarses presque aussi long que les trois suivants réunis; crochets assez forts. Le Dryptélytre de Cayeixne, Dryptelytra Cayennensis, est long d'un peu plus de cinq lignes, jaune avec l'extrémité desantennes et le disque desély très noirâtres; ces dernières sont bordées de jaune à la base, sur la suture et à l'extrémité; la partie inférieure des jambes et les tarses sont bruns.
DRYTTOCÉPHALE. Dryptocephala. iNS. Hémiptères. Ce genre, de la famille des Penlatomites, a été Institué par Delaporte qui lui a reconnu pour caractères distinctifs : antennes filiformes, droites, insérées sous la lète qui est transversale et découpée en avant; yeux petits, globuleux, placés latéralement et en arrière; ocelles très-apparents; gaine du suçoir offrant quatre articles distincts; rostre inséré sous la tète, dans un sillon pectoral; labre long, offrant des stries en dessous; corselet grand, arrondi latéralement, beaucoup plus large que la lêle,mêmeen avant; écusson triangulaire; partie membraneuse des hémélytres offrant des nervures à peine visibles; corps ovoïde et plan; pattes moyennes; cuisses postérieures assez longues.
Dryptocépdale de Brullé. Dryptocephala Briillei, Del. 11 est long de quatre lignes; d'un jaune sale, avec des points vagues et noirâtres sur la partie postérieure transverse et élevée du corselel, et sur la base anguleuse
(les héinéljlres donl la parllc membraneuse est blanche; les antennes sont noires. Du Brésil.
DRYPTODON. bot. Le (jenrc de Mousses produit sous ce nom par Bridel, a été reconnu pour devoir faire partie du genre Crimmie d'Ehrhart. r. ce mot.
DRYS. BOT. Ce nom , qui cliez les Grecs désignait le Cliéne, est la source d'une multitude d'étymologies de plantes, telles que Chaiiiœdrxs, petit Chêne, Dr/op/eris, Fougère croissant sur le Chêne, etc.
DLB.VUTIE. Dubautia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Sénécionides, institué par Gaudichaud dans la botanique du Voyage de Frcycinet. Caractères : capitule muUiUore, homogame; involucre campanule, composé d'environ huit écailles libres, sur un seul rang; corolles tubuleuses, régulières, ù cinq dents; anthères dépourvues de queue, mais courlement appeiidiculées ; filaments un peu plus épais au sommet, stigmates dilatés, aigus et ciliés; akène velu, oblong ou obpyramidé; aréole terminale; aigrette unisériale, paléacée, ù paillettes étroites, ciliato-plumcuse. Les DubautiaplantagineaniDubuulia luxa, sont des plantes sous ligneuses, à rameaux slrigilloso-pileu.t, cylindriques et feuilles au sommet; on aperçoit dans la partie inférieure des tiges les vestiges des feuilles qui sont tombées l'année précédente. Ces feuilles sont opposées, sessiles, roides, veinées et dentées; les capitules sont réunis en panicules rameuses. Ces plantes se trouvent au.x îles Sandwich.
Dl'BERRIA. REPT. Espèce du genre Vipère.
DUBOISIE. Diiboisia. bot. Brown a établi ce genre dans la famille des Solanées, et l'a ainsi caractérisé : calice court, bilabié; corolle dont la forme tient le milieu entre l'entonnoir et la cloche, et dont le limbe se divise en cin(| parties à peu prèségales; quatre étamines (lidynames, avec le rudiment d'une cinquième, insérées | aïkbas de la coiolle et plus courtes qu'elle; stigmate en ; tète, écliancré; baie biloculaire, polysperme; graines i presque réniformes. Il en décrit une seule espèce obser- 1 vée à la Nouvelle-Hollande et à laquelle il donne le nom de Myojjoroiiles , à cause de sa ressemblance avec un Myoponim. C'est un arbuste glabre, dont les feuilles alternes et entières sont articulées sur le rameau qui les porte, et dont les fleurs sont blanclies. disposées en panicules axillaires, dans lesquelles des bractées caduques accompagnent les pédoncules à leurs points de division.
DUBRUEILIE. Dubrcilia. bot. Genre (Je la famille des Urticées, établi par Gaudichaud dans la botanique du Voyage de l'Uranie, pour une es|ièce qu'il a observée aux iles Sandwich. Caractères : fleurs sessiles, dioï- j (|ues , les mâles et les femelles réunies dans une même panicule, et accompagnées de bractées. Les fleurs mâles : ont le calice partagé en quatre segments; quatre étami- i nés et un pistil rudimentaire en massue. Les fleurs fe- I melles n'ont que trois lobes au calice, dont un plus grand, éi)ais et en capuchon; trois étamines stériles, en forme d'écaillés et recourbées. La Ddbrceilie pé- PI.OÏDE, DubniciUa pciiloides, a les feuilles opposées, ' suborbiculées , longuement pétiolées; les fleurs sont agglomérées au sommet des tiges. [
DUBYÉE. Duhyœa. bot. V. DipitsoDOW. \
DI'C. OIS. A'. Choiette.
DUC. POIS. Espèce d'HoIacanlhe, le même que Boddaert a confondu avec les Acanthopodcs. C'est aussi un Cliœlodon. r. tous ces mots.
Drc-DE-THOL. bot. Synonyme vulgaire de Tulipe odorante.
DUCIIESNÉE. Dnchesnea. bot. Genre de la famille des Rosacées, et de l'icosandrie Polygynie, L., constitué par Smith {Transact. Linn. Sociel., 8, 10, p. 371) et dédié à Duchcsne, auteur d'une excellente Dissertation sur les Fraisiers. Il est ainsi caractérisé ; calice à dix divisions profondes dont cinq extérieures, alternes et plus grandes: cinq pétales obovéset de la longueur du calice; environ vingt étamines beaucoup plus petites que les pétales; fruit agrégé, formé de plusieurs petites baies (Acini) monospeimes et portées sur un réceptacle charnu. Ce genre ressemble beaucoup, par son port, aux Fraisiers; d'un autre côté, il a des fleurs jaunes et un calice à dix segments comme dans les Polentilles, et son fruit est le même que celui des liubtts.
DccHESNÉE FRACiroRME. Dttchcsnea fragiformis , Smith. Elle a été figurée par Andrews ( lieposil. t. 479 ) sous le nom de Fragaria Initica. C'est une plante dont la racine est fibreuse; les liges sont nombreuses, rampantes, filiformes, velues et ne portant qu'un petit nombre de Heurs. Elle a beaucoup de feuilles radicales; celles de la tige sont solitaires à chaque articulation de la lige, longuement pétiolées et lernées. Elle croît dans les montagnes élevées de l'Inde-Oricntale, principalement sur les bords des torrents du Népauloù elle fleurit en mars et avril.
DUCHESNIE. Duchcsnia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, .Syngénésie superflue, établi par II. Cassini. Caractères : calathide radiée, dont le disque est formé de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et la circonférence de demi-fleurons peu nombreux et femelles; involucre composé de folioles imbriquées et linéaires; réceptacle nu et plan; ovaires munis d'un bourrelet apicilaire, saillant; aigrette Formée d'un simple rang de soies soudées par leur base et plumeuses; anthères pourvues de longs appendices sétiformes. Ce genre est placé, par son auteur, dans la section des Inulées ; et en efl^et, la plante qui le constitue a tant de rapports avec les Imita, que Ventenat et Desfontaines l'avaient décrite sous ce nom générique.
Ddchessie crépde. Duchesnia crispa, Cass. ; Jsler crispus, Forsk. Elle croit en Egypte dans les fentes des murailles. C'est une plante herbacée et annuelle, donl les tiges sont nombreuses, dilTuses, rameuses et couvertes, ainsi <iue ses feuilles, d'un duvet blanc. Les fleurs sont jaunes, accompagnées de bradées, et solitaires au sommet des rameaux.
DUCHESSE. POIS. Synonyme vulgaire de Chœtodon Duc.
DUCHOLA. BOT. Synonyme d'Omphalée.
DUCHON. aoLt. ÎNom qu'Adanson (Voy. au Sénégal, pi. 61, p. 4) a donné à une petite Coquille qu'il a rapportée au genre Porcelaine , et que les auteurs n'ont pas placée dans leur liste d'espèces; pourtant il était facile de s'apercevoir, d'aprèsla description et la figure, que celle Co(;iiillo n'.Tpparlen.nil i>.is au genre où nii
l'avait placée. Comme le Bobi, le Duchon doit rentrer dans le genre Marginelle.
DUCQUET. OIS. Synonyme vulgaire de Hibou commun, Stn'x Olus, L. r. Chouette.
DUCTILITÉ. MIN. Propriété dont jouissent certains corps de s'étendre et de s'allonger par une pression ([uelconque, soit que l'on emploie la puissance du marteau, soit qu'on y fasse concourir la filière, le laminoir; leurs particules alors glissent les unes sur les autres avec plus ou moins de facilité, et s'arrangent d'une manière permanente, dans de nouvelles positions respectives. La Ductilité ne peut guère être employée, comme caractère distinctif, que pour les métaux, dont les uns sont malléables et les autres fragiles. Elle dépend aussi de la température : il y a des métaux plus ductiles à chaud, comme le fer, et d'autres plus ductiles ri froid, comme l'argent, etc.
DUDRESNAYE. Dndresnaya. bot. V. BiTRACno-