‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 103 sur 117 · HOP · texte numérisé non relu

HOP

And.-Serv. Son corps rsl noir, luisant en dessus; sa tête i et le disque de son corselet sont fortement chagrinas, presque rugueux, les côtés extérieurs de ce dernier sont i seulement pointillés, et son bord antérieur est frangé de poils roux ; ses élytres sont d’un brun marron, fortement pointiltéesà leur base, lisses ensuite; elles ont le long du bord extérieur, à la base, une douzaine d’épines Anes, mais distinctes ; ses jambes antérieures sont munies à leur extrémité interne, de longs poils roux. Taille, vingt-deux lignes. De Madagascar.

HOPLIE. Hoplia. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, établi par Illiger et qui avait été confondu jusqu’alors avec les Hannetons. Lnlreille lui donne pour caractères (Cons. génér. sur les Crust. et les Ins.) : élytres sinuées au côté extérieur, près de la base; jambes n'ayant point d’ergots bien distincts à leur extrémité. Dans son dernier ouvrage (Fam. nat. du Règne Anim.), ce genre appartient à une division des Scarabéides qu’il désigne sous le nom de Phyllophages , Phyllophogi. Ces insectes sont en général de petite taille, leurs antennes sont composées de neuf ou dix articles dont les trois derniers forment la massue; les mandibules sont peu saillantes, membraneuses au côté interne et terminées en une pointe simple ou entière; les mâchoires sont comprimées et ne présentent que de petites dentelures; les palpes maxillaires, qui sont une fois plus longues que les labiales, se terminent par un article allongé, épais, ovoïde et pointu ; le corps est déprimé, couvert ou parsemé de petites écailles brillantes, avec l’abdomen presque carré; les élytres sont unies, plus larges et dilatées à leur base extérieure. Les pattes postérieures sont grandes; les quatre tarses antérieurs sont terminés par deux crochets, dont l’un petit et sans divisions, et l’autre grand et bifide; on n’en voit qu'un seul à l’extrémité des tarses postérieurs; il est fort et sans division à sa pointe. Les Hoplies vivent sur les feuilles de différents végétaux qu’elles rongent; elles semblent préférer ceux qui croissent sur les bords des ruisseaux et dans des lieux humides. On les rencontre plus spécialement dans les parties chaudes ou tempérées de l'ancien continent. Latreille a. divisé ce genre en deux sections : dans la première il range les es|ièces dont les antennes ont dix articles. La principale espèce est I’Hopue pbilaxtbe, Hoplia philant/tus, Latr.; Melolontha pulverulenta , Fab.; Hanneton argenté, Oliv., Col., t. i, n° 5, pl. 5, f. 22. Elle est commune en France etâ Paris. La seconde section comprend les espèces dont les antennes n’ont que neuf articles. L’espèce principale est I’Hopue belle, Hoplia formosa, lllig., Latr.; Melolontha farinosa , Fabr. ; Hanneton écailleux, Oliv., loc. cit.t pl. 3, fig. 14. Elle est très -commune dans le midi de la France, elle vit sur la Menthe sauvage, sur le Saule et d'autres végétaux au bord des ruisseaux. Dejean (Calai, de Coléopt., p. 59) mentionne quatorze espèces de ce genre, toutes d'Europe et d’Afrique.

HOPLITE. Hoplitu». ms. Nom donné par Clairville à un genre de Coléoptères déjà connu sous celui d’Haliple. F. ce mot.

HOPLITE, ioll. ross. Ce nom désigne, dans quel-

ques auteurs anciens, selon Patrin, une Orthocéralilhc ou Ammonite, trouvée aux environs d’Hildesem, et dont la couleur était celle de l'Acier poli.

HOPLOPAROXK. Hoploparoxus. ms. Coléoptères télramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr pour un insecte rapporté de la Caffrerie, par Ecklon et Zeyher, et qui a présenté les caractères suivants : antennes courtes, menues et coudées, composées de douze articles dont les deux premiers les plus longs et subturbinés, les autres courts, subperfoliés et graduellement plus grands, les cinq derniers formant une massue ovale; trompe longue, cylindrique, forte et médiocrement arquée; yeux latéraux, ovales et un peu déprimés ; corselet bisinué à sa base, tronqué à l’extrémité, sensiblement atténué antérieurement ; corps oblong, presque cylindrique, écailleux et pourvu d’ailes que recouvrent des élytres allongées, sublinéaires, convexes, arrondies à l’extrémité; pieds médiocres; cuisses antérieures armées de beaucoup de dents vers le milieu; jambes antérieures arquées. Le Hoploparoxus pardalis est noir, varié de taches et de traits blanchâtres formés par les écailles qui sont irrégulièrement disséminées; élytres striées; antennes et pieds d’un brun lestacé.

IÏOPLOPE. Hoplopus. ms. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Lamellicornes, établi par Laporte qui lui assigne pour caractères : tète petite; chaperon rebordé ; antennes perfoliées, avec le premier article fort gros ; palpes maxillaires très-courtes; dernier article des palpes labiales allongé, compririié et ovalaire; corselet presque carré, écusson assez grand, arrondi ; élytres bombées, ne couvrant pas tout l’abdomen; pattes fortes, courtes; cuisses renflées ; jambes antérieures aplaties; les intermédiaires et les postérieures avec deux rangées d'épines, placées le long d'une lame oblique et sur le côté externe et antérieur; une rangée d'épines courtes et fortes termine extérieurement les jambes; les quatre premiers articles des tarses courts, le dernier allongé, courbé et armé de deux crochets aigus, inégaux. L'Hoplofe de l'Akroche, Hoplopus Atriplicis (BJag. de Zool.,cl.ix, pl. 20), a la tête et le corselet finement ponctués; les élytres jaunes, avec la suture et l’extrémité noires, et des stries de points enfoncés; les tarses bruns; le dessous du corps et les pattes très-velus. Taille, huit lignes, barbarie.

HOPLOPHORE. Hoplophora. ms. Hémiptères; genre de la section des Homoptères et de la famille des Cicadaires, créé par Germar aux dépens du genre Mémbrace de Fabricius. Caractères : tête courte, transversale, échancrée au sommet pour recevoir la partie antérieure du corselet qui se relève et s'incline sur elle; élytres pliées, marquées d’une série de cellules marginales et de deux ou trois cellules discoïdales; jambes antérieures prismatiques, avec les tarses grands, et les ongles dilatés, trigones; les postérieures se terminent en une sorte de massue , et ont les tarses trèspetits. Le type de ce genre est I'Holopbore veinée, Holophora r enosa; elle est grise, ocellato- ponctuée; la partie antérieure du corselet est marquée de plusieurs carènes, et prolongée en une corne droite, aigue et comprimée. On la trouve au Brésil.

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HOPLOPHYLLE. Hoplophyllutn. bot. Genre de la famille des Synantbérées, tribu des Yernoniacées, institué par De CandoÙe aux dépens du genre Pteronia de Linné. Caractères : capitules offrant cinq fleurs homogames ; involucre ovalo-oblong, formé d'écailles imbriquées, larges, obtuses, spinuloso- raucronées au sommet; réceptacle étroit et fimbrillirère; corolles glabres, tubuleuses, égales, profondément divisées en cinq lobes linéaires; anthères sans queue; filaments courts et glabres; styles hispides jusqu'au milieu de leur longueur; leurs rameaux le sont entièrement; akènes épais, subtrigones, très-velus, un peu contractés et glabres au sommet ; aigrette garnie d'un grand nombre de rangs d'écailles ou squammelles très-roides : les plus extérieures filiformes et linéaires, les internes membraneuses et sensiblement plus larges à leur i>a$e, pointues à leur extrémité. L'Holopbyllb êpivm v, Holophyllum spinosum, DC. ; Pteronia spinoaa, L..est un sous-arbrisseau glabre, rigide, à rameaux cylindriques et striés; les feuilles sont alternes, rigides, spinescentes, très-entières, étalées et régulièrement striées; les capitules sont sessiles et solitaires dans les aisselles des rameaux, mais entourés de feuilles; les fleurs sont d'un jaune pâle.

HOPLOSCÉLIDE. Noploscelis. ns. Coléoptères tétramèrex ; genre de la famille des Longicornes et de la tribu des Prioniens, qu'Audinel-Serville, son créateur, a caractérisé ainsi qu'il suit : antennes courtes, composées de onze articles un peu comprimés et dentés, le troisième un peu plus grand que le suivant ; télé forte, presque aussi large que la partie antérieure du corselet, avec une ligne longitudinale enfoncée; palpes maxillaires allongées, atteignant presque l'extrémité des mandibules, avec le dernier article plus court que le quatrième; mandibules fortes, épaisses, arquées, de longueur moyenne, paraissant inermes intérieurement, larges et tronquées au bout; corselet presque en carré transversal, avec son disque plan ; chaque bord latéral légèrement dilaté un peu au delà du milieu où se trouve une épine; écusson court, transversal, arrondi au bout; élytres peu allongées, légèrement convexes, arrondies et mutiques à l’extrémité; jambes dilatées à leur extrémité, ayant en dessus trois ou quatre épines; cuisses fortes, comprimées; dernier article des tarses aussi long que les autres réunis. Ce genre ne renferme encore qu’une seule espèce.

IIoploscéi.ide lt ca vol de. Hoplogcelis lucanoitten . Aud. Son corps est d’un noir luisant, avec la poitrine et l’abdomen d’un brun rougeâtre, ainsi que les palpes, les antennes et Ica pattes; son corselet a de chaque côté une cavité arrondie, distincte; ses élytres sont poinlillées et couvertes d’une multitude de petites stries croisées, ce qui les fait paraître comme chagrinées. Taille, deux pouces. Du Sénégal.

HOPPÊK. Hoppea. bot. Le genre établi sous ce nom par Reichenbacb, dans la famille des Synanlhérées. a été reconnu pour ne point différer du genre Ligularia de Cassini. y. Ligclairr.

HORAU. bot. Un arbrisseau des rives du golfe Persique a été mentionné sous ce nom par Kœmpfer ( Amivnit. 7i.ro/. , p. 257 ). La description très-détaillée

qu'en a donnée ce voyageur, avait porté Adanson à placer celte plante près du Gui, dans la famille des Élœagnées qui ne ressemble point à celle des botanistes modernes. D'après l'opinion de Jussieu, YHorau de Kœmpfer est identique avec le&eura de Forskabl, qui lui-méme se rapporte au genre Avicennia, L. y . ce mot.

HORDÉACÉES. bot. Graiix&rs.

UORDÊIINE. bot. Ce nom a été donné par Proust à un principe immédiat de l'Orge, qui se présente sous la forme d'une poussière jaunâtre, insipide et inodore, plus pesante que l'eau, insoluble dans ce liquide et dans l'Alcool. Par l’Acide nitrique, l’Hordéine se change en | Acides carbonique, acétique, oxalique, et en matière jaune amère. Thénard a indiqué les rapports de cette substance avec le ligneux qui donne les mêmes produits à la distillation. I.’llordéine existant en moindre quantité dans l’Orge germé que dans celui qui n'est pas germé. Proust a pensé que cette substance était convertie en amidon pendant la germination.

IIORÜEOLA. ois. Synonyme vulgaire du Bruant fou. V. Bru a vt.

HORDEl'M. bot. V. Orge.

HO KG. bot. Synonyme vulgaire d 'Acacia niioiica.

U0K1ALE.S. Horiales. tirs. Tribu de l'ordre des Co- I léoplères, section des Ilétéromères, famille des Traché i iides. établie par Lalreille, et à laquelle il donne pour , caractères (Fam. nat. du Règne Anim.) . tous les articles des tarses entiers, terminés par deux crochet* dentelés et accompagnés chacun d'uu appendice en forme de scie. Corps ohlong; corselet carré, de la lon- ; gueurde la base de l’abdomen; tête souvent très-forte.

I avec les mandibules saillantes et les palpes presque fili formes. Celte tribu comprend les genres IIorir et Ctssites. y. ces mots.

HORIE. Noria. îvs. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Ilétéromères; famille des Trachélides, tribu des Horiales, établi par Fabricius aux dépens de son genre Lymexylon et adopté par Lalreille qui lui donne pour caractères : tous les crochets des tarses dentelés en dessous et accompagnés d'un appendice en forme de soie; corselet carré. Ces insectes ont le corps épais, allongé, cylindrique, avec une tète grosse et inclinée; les yeux sont allongés; les mandibules sont fortes et les palpes filiformes; la mâchoire et la languette sont bifides; les antennes sont filiformes, guère plus longues que le corselet et simples : celui-ci est carré, légèrement I rebordé; l'écusson est petit, triangulaire; les élytres 1 sont coriaces et flexibles; elles couvrent deux ailes membraneuses, repliées; les pattes sont de longueur moyenne, avec les tarses filiformes ; leur dernier article est terminé par quatre crochets égaux, dentelés en des sous, avec un appendice en forme de soie dans leur entre-deux ; les pieds postérieufs sont plus grands dans les mâles. Les larves des Hories vivent en parasites dans les nids de certains Hyménoptères, comme le font celles de plusieurs autres genres de la même famille; Lalreille l'avait pensé depuis longtemps, et celle idée qui lui avait été suggérée par l'analogie vient d’étre confirmée récemment par un naturaliste anglais, Guilding, qui a publié ( Trans. of the Linn. Soc. ofLoml.t

HOU

t. xiv, 2« partie, p. 313 avec flg ) un mémoire très intéressant sur l'histoire naturelle du Xylocopa teredo ei de P Horia maculata. Il résulte de se# observations que cette Horie, dont il fait connaître une nouvelle variété d’un jaune plus pâle et dont les taches sont plus petites, pond un amf dans chaque nid de Xylocope. Lorsque la larve est éclose, il parait qu'elle mange la nourriture qui était préparée pour celle de l'Hyménoplère, et la fait ainsi périr de faim. Elle est hexapode, nue, luisante, d'un jaune pâle, avec la bouche noirâtre; restée seule, et peut-être après s’être creusé une cellule particulière où elle se clôt, elle se change en une nymphe obiongue, jaunâtre, luisante, avec deux lignes dorsales, ochracées; les yeux, les mandibules et les membres sont d'un jaune plus obscur. Parvenu à son état parfait, l'insecte débouche l’ouverture de la cellule et sort. Latreille a formé aux dépens des liories un genre qu'il nomme Cissites. Cissite » ( y. ce mot ), dans lequel il range comme type l’Horie testacée de Fabricius. L'espèce qui sert de type au genre Horie proprement dit est :

Home ■tcui.iK. Horia maculata, Fabr., Latr. , Oliv., Guild. Elle est d'un jaune fauve ; ses élytres ont chacune sept taches noires. Elle se trouve au Brésil, à Saint-Domingue, et a été envoyée dernièrement de la colonie de Lamana à la Guiane.

UORKEL1E. Horkelia. bot. Genre de la famille des Rosacées et de la Décandrie Polygynie de Linné, institué par le professeur Scbiechlendabl qui lui assigne pour caractères : calice campanulé. partagé au delà de moitié en dix parties inégales, alternativement plus courtes et plus étroites, pointues, hérissées; cinq pétales rétrécis à leur base, échancrés au sommet; dix étamines insérées sur deux rangs, à la base du calice ; réceptacle conique, sec et velu; ovaires en nombre indéterminé; styles simples, articulés aux ovaires etsublerminaux; akènes enfermés dans le calice.

Uobkklie brixatre. Horkelia fusca , Lindl. , Bot. Regist. 11)07. Ses tiges sont brunâtres, recouvertes d'une pubescence glanduleuse; les feuilles radicales sont pinnatitides ou palmatitides, à six ou sept paires de découpures elles- mêmes irrégulièrement découpées; l'inflorescence consiste en des corymbes terminaux garnis de fleurs bractéolées; les pétales sont blancs, avec la base centrale rose.

Houleux ib cous. Horkelia cunemta, Sch. Elle est velue, à feuilles radicales pinnées; composées de dix ou douze paires de découpure* étroites et taillées en coin; les fleurs sont rougeâtres, réunies en corymbes terminaux, serrés; les sépales sont très-entiers, velus ainsi que les bractées qui sont découpées en trois lanières.

Les autres espèces connues sont Horkelia capitata, Horkelia ht r su ta et Horkelia congeeta. Toutes -ont été découvertes par Douglas en Californie.

HORLOGE DE FLORE, bot. Au mol Avthèsb, nous avons fait voir que les végétaux diffèrent beaucoup entre eux, non-seulement sous le rapport de l'époque de l'année pendant laquelle ils épanouissent leurs fleurs, mais aussi suivant les heures de ta journée où ce phénomène a lieu. Ainsi il y a des plantes dont les fleurs s'épanouissent aux premiers rayons du soleil, pour se

fermer au bout d’un temps plus ou moins long : tels sont les Cistes, par exemple; d'autres ne s'ouvrent qu'aux approches de la nuit, comme plusieurs Cestnim, la Belle-de-Nuil, etc. Il y a même certains végétaux qui offrent à cet égard une si grande régularité, qu’on peut en quelque sorte, d'après eux, connaître l'heure de la journée. Les diverses espèces de Sida offrent surtout, en certaines contrées, entre les tropiques, line régularité étonnante dans l'épanouissement de leurs fleurs. Linné, dont le génie poétique a su saisir tous les points de vue sous lesquels on pouvait considérer les fleurs, s'est servi de ces époques bien constatées de l'épanouissement de certaines fleurs pour former un tableau auquel il a donné le nom d'Horloge de Flore. Voici ce tableau tel qu'il a été donné par l’immortel Suédois.

TABLEAU de l'heure de l'épanouissement de certaines fleurs , à Upsal, par 00° de latitude boréale.

du lever, c'est-à-dire de l'épenoimscmcut des fleurs.

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