I.i-ontudou liastile
Sonchus lappouicus
Lactura saliva
Calendula pluvialis
Nymphéa alba ,
Anthrrieum ramomm. . .
Meacmbryaiithcmuin barbu-
t O III
Mesembryantheimim lingui-
Hieracium auricula
Anagallis arvensis
bianthiis prolifer
Hieracium rhondrilloide». .
Calendula arvensis
Arcnaria ru lira
Mesrmhryantbemum cristal-
linum
Meaemhryanthcmum nodiflo-
rum
SAIft.
iNyctago hortensia
Géranium triste
Silenr noctiflora
Cactus grandiflorn»
Il o n
noR
IIOKLOGE DE LÀ MORT. ms. Ce nom sinistre est donné, dans quelques campagnes, à la Vrilletlc, ainsi qu'à un Psoquc, parce qu'en rongeant le )>ois des vieux meubles, les larves de ces petits animaux font entendre un bruit à peu près semblable à celui que cause le balancier d'une pendule rustique.
HORMÉSION. an. La pierre désignée sous ce nom dans l'antiquité serait difficile à reconnaître; on lui attribuait des retiets couleur d'or et de feu , avec des lueurs blanches sur les bords.
HORMI. Hormiu». ixs. Hyménoptères; genre de la femille des Ichneumonides, créé par Nées d’Esenbeéck, qui lui donne pour caractères : antennes mon oli formes; palpes labiales filiformes, composées de trois articles, les maxillaires de cinq; mandibules cornées et bifides; abdomen un peu plus long que le corselet, piano-déprimé; ailes supérieures offrant trois cellules costales. Voyez pour les autres caractères le genre Bracon d’où celui-ci a été formé.
HORMIN. Horminum. bot. Tournefort avait désigné sous ce norn un genre qui a été réuni au Salcia par Linné et par les auteurs modernes. De Candolle , dans la Flore française, en a formé une section de ce genre, dont les espèces sont caractérisées par la lèvre supérieure de la corolle concave et en forme de cuiller. V. Sauge. Linné a établi un autre genre Horminum qui a été adopté par Jacquin et Persoon avec les caractères suivants : calice bilabié, arislé, glabre à son entrée; corolle dont la lèvre supérieure est bilobée, l'inférieure trilobée, les lobes inégaux. Ce genre n’a pas été adopté par Willdcnow qui, ainsi que De Candolle, a décrit V Horminum pyrenaicum , Jacq. ( Hort . yindob., 2, p. 80), sous le nom de Mclissa pyrenaica. Les deux autres plantes, rapportées à ce genre par Persoon, forment le genre Lepechinia de Willdenow. y. ce mot et Méi.isse.
HORMI N ELLE. bot. PourHormin. y. ce mot.
HORMI NODES. ni*. La pierre ainsi nommée par les anciens, qui présentait un cercle de couleur d'or au centre duquel était une tache verte, fut une Agathe selon Buffon et un Jaspe selon Bruckraann.
HORMJMLM. bot. y. Hobni*.
IIORMISCIUM. bot. (Mucidinées.) Ce genre, fondé par Kunze dans ses cahiers d'observations mycologiques, ne parait pas mériter d’étre distingué des Monilies; comme dans ce genre, les filaments sont droits, simples, opaques, persistants; les derniers articles se séparent difficilement pour former les sporidies; la seule différence consiste en ce que, dans les Monilies, les articles sont ovales tandis qu'ils sont globuleux dans les Honnitcium; mais si on emploie de semblables caractères pour fonder des genres, on doit nécessairement former un genre de chaque espèce. Tout porte à croire que ce genre doit être réuni aux Monilies. y. ce mol.
HORNBLENDE, il*. Amphibole.
HORNEMANNIF.. Hornemannia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées eide la Didynamie Angiosperme, L., établi par Willdenow (Enumer. Plant. Hort. Herol., 2, p. 634) qui lui a donné pour caractères essentiels : calice à cinq divisions; corolle personnée dont la lèvre supérieure est ovale, l’inférieure à trois
loties roulés; quatre étamines didynames; ovaire surmonté d'un seul style ; capsule à deux loges polyspermes. Ce genre a des rapports avec le Gratiola, dont il diffère principalement par ses quatre étamines fertile* et par sa corolle personnée. Il renferme deux espèces indigènes des Indes-Orientales , savoir : V Hornemannia bicolor ou Gratiola goodenifolia , Hornemann (Catal. Hort. Hafn., p. 10); et Y Hornetnannia v /#cosa ou Gratiola tiscosay Hornemann (loc. cit.). La première est cultivée au Jardin des Plantes de Paris. Ce sont des herbes à feuilles simples et opposées, et à fleurs disposées en grappes.
HORNERA. bot. Necker ( Elément . Botan., n« 1360) a donné ce nom générique au Dolichot uren s, L., qui diffère surtout des autres Dolics, par sa graine lenticulaire , dont le hile se prolonge en une ligne saillante , demi-circulaire, forme qui fait nommer vulgairement celle graine Œil de Bourrique. Marcgraaff, Adanson et Scopoli avaient déjà établi avec cette plante un genre particulier qu'ils nommaient Mucuna. D'un autre côté, P. Browne le désignait sous le nom de Zoophlalmum. y. Mici *a et Doue.
HORNÈRE. H ornera, polyp. Genre de l’ordre de* Milléporées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux et non flexibles; à cellules petites, perforées, presque tubuleuses, et non garnies de lames; ayant pour caractères génériques : un Polypier pierreux , dendrolde, fragile, comprimé et contourné irrégulièrement; la lige et les rameaux sont garnis de cellules seulement sur la face extérieure ; les cellules sont petites, éloignées les unes des autres, situées presque en quinconce sur des lignes diagonales; la face opposée est légèrement sillonnée. Les Hornères forment un genre bien distinct parmi les Polypiers de l'ordre des Milléporées. Linné, et d’après lui tous les naturalistes, les avaient confondues avec les Milléporcs. Lamarck les a classées parmi les Rétépores avec qui elles ont les plus grands rapports; mais elles en diffèrent parla position des cellules, ainsi que par les sillons qu’elles produisent sur la face interne du Polypier. Ces caractères, joints à ceux que présentent les cellules polypeuses dans leur forme, ont décidé la création d'un genre particulier de ce Zoophyie. Lamouroux l’a dédié à Horner, astronome de l'expédition autour du monde, commandée par le capitaine Krusenstern. Les nornères varient beaucoup dans leur forme, qui est toujours plus ou moins flabellée. Leur substance est très -fragile, poreuse et calcaire. Leur couleur, dans l’état vivant, est un bleu cendré ou rougeâtre ; elle devient d'un blanc mat et laiteux par l’action de l'air et de la lumière.
On n'en connaît encore qu'une seule espèce de vivante : // ornera frondiculata, Lamour.,Gen. Polyp., p. 44, tab. 74. fig. 7, 8, 0; elle est indiquée comme originaire de l'Océan austral par Linné, Ellis, etc.; de la Méditerranée par Marsigli, Pallas, Lamarck, etc.; de l'Islande et de la Norwége par Brunnicb; enfin, du Kamtschatka par le docteur Tilesius. La même espèce peut elle se trouver dans des localités si disparates ? Ce fait est douteux, et il n'est peut-être pas invraisemblable que l’on ait confondu plusieurs Polypiers sous le même nom. Defrance a donné la description de plusieurs Fos-
non
sites qu’il regarde comme de* Hornères, attendu. dit il, qu'ils en réunissent en grande partie lea caractères; ce aont : PHornère Hippolyte de Grignon et de Hauteville; l'Hornère crépue d’Orglandes; PHornère rayonnante de Langnan près Bordeaux; PHornère élégante et Opontie des falunières de Hauteville.
HORNSCHUCHIE. Homschttchfa. bot. Genre nouveau, établi dans les Mémoires de la Société royale de botanique de Ratisbonne, v. 3. p. ISO. et ainsi caractérisé par Nées d’Esenbeéck et Marlius (A or. Act. Bonn., t. xii. p. 22) : calice monophylle, infère, tronqué; corolle à six divisions placées sur deux rangs; six étamines dont tes anthères sont linéaires et presque sessiles sur la base des divisions de la corolle; trois pistils dont les ovaires sont uniloculaires. Ce genre a été placé dans la famille des Sapindacées par les auteurs ci-dessus dénommés; mais la description extrêmement abrégée qu’ils en donnent, ne suffit pas pour admettre avec certitude ce rapprochement. Il renferme deux espèces : Hornachuchia Bryotrophe , et Hornachuchia Myr tillu» (Begensb. Denktchr, lab. 11 et 12), qui croissent près de San-Pedro d'Alcan lara au Brésil. Ce sont des plantes à feuilles ovales oblongues, veineuses, réticulées, et à fleurs pédonculées uniflores ou en grappes penchées.
HORNSTEDTIE. Hornatedlia. bot. Genre de la famille des a moinées rl delà Monandrie Monogynie, L., établi par Retz (Obaerrat. Botan. , fasc. G p. 18) qui lui a assigné les caractères suivants : calice bifide; corolle tubuleuse; le tube allongé, filiforme; le limbe double, l’extérieur à trois divisions; appendice tubuleux; capsule oblongue, à trois loges. Les deux espèces de ce genre qui ne figure point dans le Mémoire sur les Amoinées de Roscoê, avaient été décrites par Kœnig dans Retz (/oc. oit., fasc. 3, p. 08 et 69), sous le nom d’ Amomitm * Scyphipherum et Amomum Leonurua. Elles sont indigènes des forêts de Malacca et de plusieurs autres contrées des Indes-Orientales.
HORSFIELDIE. Horsfieltlia. bot. Sous ce nom, Willdenow ( Spec . Plant., t. iv. p. 872) a établi un genre de la Diœcie Monadelphie, L., trop peu différent des Myriêtica , pour en être séparé; mais celui qui a ensuiteété formé sous le même nom, parle docteur Blume, présente des caractères qui ne permettent pas de le confondre avec aucun autre genre connu; il appartient à la famille des Omhellifères, et se distingue par les bords du calice, qui sont très-entiers; les |»étales sont ovales, cuspideset plans; les fruits sont comprimés, velus, à méricarpes impressionnés de trois côtes sur le dos.
HonsmiDiE AiGtiiLOimfts- Horsfleldia aculeata , Bl. C'est un arbrisseau garni d’aiguillons; ses feuilles sont cordées, à cinq lobes dont l’intermédiaire est luimême subdivisé en trois parties; vertes en dessus, tomenteiises en dessous où les poils sont disposés en étoiles; les panicules sont terminales, recouvertes d’un duvet épais; les ombelles sont terminales, sessiles. formant en quelque sorte des capitules, enveloppées d’un involucre polvphylle ; le réceptacle est garni de paillettes. Celte plante croit sur les montagnes de l’Ile de Java.
- HORTENSIA, bot. La plante d’ornement cultivée maintenant dans toute l'Europe sous ce nom, avait été i
regardée comme un genre distinct par Commerson et Lamarck. Elle a été réunie nu genre ffytlrangea par Smith (/con. Pict., 12). V. Hydiuxgék.
HORTICOLE, fiorticolvs. ijot. et zooi. C’est-à-dire cultivé dans les jardins nu habitant les jardins.
HORTIE. Hortia. bot. Genre de la famille des Rutacéesel de la Pentandrie Monogynie, L.. établi par Velloso et Vandelli (in Bffmer Script. Lu ait. , p. 188) et adopté par Pc Candolle ( Prodrom . Syst. k'eget., I, p. 132) et par Auguste Saint-Hilaire (Ftor. Braail. metiil.). Voici les caractères génériques que celui cia tracés sur la plante vivante, et qui diffèrent entièrement de ceux donnés par les premiers auteurs : calice petit, .à cinq dents , persistant; corolle à cinq pétales insérés sur le gynophore. alternes avec les dents du calice, linéaires, lancéolés, crochus au sommet, barbus à la base, réfléchis vers le milieu et caducs; cinq étamines alternes avec les pétales et ayant la même insertion; filets colorés et plans ; anthères Axées par le dos, bifldes à la base.biloculaires, inlrorses, déhiscentes longitudinalement; gynophore très - déprimé , discoïde, pentagone, glanduleux; ovaire dont la base est enfoncée dans le gynophore, à cinq lobes et à cinq loges dispermes ; ovules Axés à l’angle interne : l’un supérieur et ascendant, l'autre inférieur et suspendu; style épais, conique. terminé par un stigmate court, obtus et coloré; fruit simple, capsulaire (d'après Velloso), à cinq ou par avortement à deux ou quatre loges monospermes ou dispermes; graines munies d’un aiille? pourvues d’un tégument crustacé, d'un ombilic linéaire, d’un albumen charnu, d’un embryon droit, parallèle à l’ombilic, dont la radicule est courte, supère, et les cotylédons grands, plans et très- obtus. L 'Hortia Braailiana , Aguré par Aug. Saint- Hilaire ( Plantes usuelles des Brasiliens, n° xvii), est une plante à tige sous-frutescente, épaisse, très-glabre, garnie de feuilles éparses. Ses fleurs sont roses et disposées en cimes terminales. L’écorce de cette plante est amère et fébrifuge. Elle est employée comme telle par les habitants de la province des Mines, qui l'appellent Quina, nom vulgaire de toutes les écorce* amères.
HORTOLE. Hortolus. ioll. Mont fort, dans sa Conchyliologie systématique, a cru devoir séparer ce genre des Lit uolrs. parce que les tours de spire ne se touchent point comme dans la Spirule, tandis que dans les Lituoles ils sont adhérents les uns aux autres. 11 n’est pas croyable que deux degrés si voisins dans une même organisation , doivent être séparés en genres. F, U-
TOOLB.
HOSACK1E. Hosackia. bot. Genre de la famille des Légumineuses de Jussieu , et de la Diadelphie Décandrie de Linné, que George Bentham a caractérisé ainsi qu'il suit : calice campanule, quinquéAde ; ailes étalées, presque égales en longueur avec l’étendard; carène relevée en forme de bec; style Aliforine; stigmate en tête; légume* cylindracé ou faiblement comprimé, droit et lisse. La plante qui forme le type de ce genre nouveau a le port . l’inflorescence et le fruit d’une e*|»èce du genre Lotus, ainsi que Uooker l’avait pensé en l'assimilant à ce genre. Mais indépendamment des caractères ci-dessus exprimés, il y a dans cette plante quel-
que chose de particulier qui permet d’en constituer un genre, comme par exemple la position des ailes, le stigmate capilé, les feuilles pinnées et non ternées; enfin les stipules y sont peu grandes et foliacées comme dans les Loliers, circonstance qui parait de quelque poids dans la classification des Légumineuses. Bentham rapporte à ce genre cinq espèces, dont trois trouvées récemment sur la côte nord-ouest de l'Amérique, par le naturaliste-voyageur Douglas.
Hosackie bicolore. Uosackia bicolor , Bent. , Bot. Regitt.f 1257. Elle est glabre, rameuse; ses feuilles sont imparipinnées, composées de sept à neuf folioles opposées, avec une terminale, ohlongues, ovales, obtuses et mucronécs, accompagnées à leur base d’une stipule rougeâtre ; les fleurs sont disposées en ombelle serrée, dressées avant l'épanouissement, et penchées après; elles sont d'un blanc jaunâtre , avec l'étendard d'un jaune doré. De la Californie.
Hosackie coichêe. Uosackia dccumbens, Bent. Elle est pubescenle, â fleurs en ombelle, accompagnées de bractées foliacées; à feuilles composées de quatre â cinq folioles alternes, pourvues de très-petites stipules. Le calice est profondément découpé, et les découpures sont velues ; la forme et la couleur des pétales sont à peu près les mêmes que dans l’espèce précédente. De la Californie.
Hosackie stolonifère. Uosackia stolonifera , Bent. Dot. Kegist ., 1077. Feuilles composées de sept folioles ohlongues, inucronulées, accompagnées de stipules ovales, herbacées; les fleurs sont réunies en ombelle serrée, large et brillante; l'étendard est d‘un rouge pourpré, bordé de jaune-verdâtre ainsi que les autres pétales qui sont d'une teinte un peu moins vive. De Californie.
Les deux autres espèces sont : Uosackia purshiana ou Lotus scriccus , l’ursh. Fl. Amer, sept., 2, 489, et Uosackia parci/lora, des mêmes contrées.
UOSANGIA. bot. Synonyme de Mayeta. y. ce mot.
HOSLl'NDIE. Uoslundia . bot. Genre delà famillcdcs Labiées et de la Didynamie Gymnosperinie, L., établi par Vabl ( Enutn . Plant., i. p. 12), cl qui offre pour caractères principaux : un calice tubuleux, â cinq divisions; une corolle labiée, presque en masque, avec la lèvre supérieure concave, et l'inférieure renversée, à trois lobes, celui du milieu plus grand et éciiancré; quatre étamines didynames, dont deux.plus courtes, stériles; ovaire quadripartite, surmonté d’un style et d'un stigmate bifide; quatre akènes renfermés dans le calice converti eu baie de la grosseur d'une groseille, à dix angles, jaunâtre et pubescenle. Ce genre renferme deux espèces indigènes des parties occidentales de l'Afrique, savoir : Jloslumlia oppositifolia , Vabl et Palisol-Bcauvois (Flore d’Oware, lab. 53), et Uoslundia rerticil lata, Vahl. La première est un arbrisseau très-rameux, dont les branches soûl garnies entre les feuilles d’une touffe de poils. Les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales -ohlongues. dentées en scie vers le sommet, entières à la base. Les fleurs sont blanches et disposées en mie panicule rameuse et terminale.
UOS.NY. pois. Syn. de Sparus Mahsena. y. Spark.
HOSTANA. bot. Synonyme d’//o*/a. V. ce mol.
HOSTE. Ilosta. bot. Genre de la famille des Verbé-
nacées, et de la Didynatnie Augiospermie, L., établi par Jacquin (Hart. Schœnbmnn. , i, p. 00, lab. 114), et adopté par Kunth (Nov. Gener. et Spec. Plant, œquinoct., vol. il . p. 247) avec les caractères suivants : calice court, à cinq dents; corolle dont le limbe est à cinq divisions inégales et étalées; quatre étamines didynames dont les deux plus courtes sont dépourvues d’anthères ; stigmate bifide; drupe renfermant un seul osselet à quatre loges monospermes. L'espèce sur laquelle ce genre a été fondé, était placée parmi les Cumutia. En adoptant le genre de Jacquin, Persoon a inutilement changé son nom en celui de Uostana. L 'Uosla cœrulea , Jacq., Cornutia punctata , Willd. , est un arbrisseau de l'Amérique méridionale, dont les liges sont rameuses, garnies de feuilles opposées, pétiolées, ova- Ics-acumiuécs , rétrécies à la base et deuliculées. Les fleurs, de couleur bleue, parsemées de points blancs, sont disposées en corymbes axillaires , tricholomes et plus courts que les feuilles, kunlh (/oc. cil.) a fait connaître deux espèces nouvelles, indigènes du Mexique, et auxquelles il a donné les noms de Ilosta longifolia et Ilosta lai i folia.
IfOSTEA. bot. .Nom substitué sans motifs plausibles, par Willdenow, à celui de Matelea, employé par Auhlel et Lamarck. y. Matelëe.
H OSTIA, bot. Le Crépis fœtida, L., a été distingué sous ce nom générique par Mœnch qui a également établi le genre Barckhausia aux dépens des Crépis. Cassini ayant soumis à un nouvel examen les caractères de Y U ostia, et les ayant comparés avec ceux du Crépis , en a conclu qu’ils devaient rester confondus en un seul. y. I) A HC k II ai si e et Crêpide.
HOTTENTOT, ois. ins- Espèce du genre Turnix. P. ce mot. C’est aussi le nom donné par Geoffroy, à V/iteuchus laticollis de Fabricius et de tous les auteurs. y. Ateccue.
IIOTTO. ois. Espèce du genre Uéorolaire. ce mot.
1IOTTOME. Uoltonia. sot. Genre de la famille des Primulacées et de la Penlandrie Monogynie, L., désigné par Vaillant sous le nom de Stratiotes, appliqué maintenant à une autre plante, et ainsi caractérisé par Linné : calice à cinq divisions profondes : corolle liypocralériforme dont le lube est court et le limite à cinq divisions planes; cinq étamines non saillantes; stigmate capilé; capsule globuleuse, acuminée, contenant un grand nombre de graines attachées à un placenta central. Ce genre ne renferme que deux espèces, dont une croit en Europe. KUottonia Indien , L., forme le type du genre Uydropityon de Gærlncr fils, et V Uoltonia serrata, Willd., est maintenant une espèce de Serpicula. y. Hydrofityoj et Sebpiccle.
L’Hottoxie AqcATiQi'E, Ilottoniu palustris, L., croit dans les marais et les fossés aquatiques de l'Europe tempérée. Elle a des liges garnies daus toute leur partie inférieure de feuilles nombreuses, ailées, à folioles linéaires , les supérieures rapprochées et presque verticilléci. Dans la partie qui s'élève hors de l’eau, elle est finluleuse, dépourvue de feuilles, et porte cinq â huit verticilles de fleurs roses ou blanches et pédon I culées. Celle plante, par le uombre et l'élégance de ses | fleurs, fait un charmant effet sur le bord des marais.
H OC HO ü 817
Sous ce rapport, clic serait tris- propre à orner les pièces d’eau dans les jardins paysagers. Vahl (Symbol., 2, p. 36) a décrit, sous le nom à'Hottonia aeitili folio , une autre espèce, originaire des Indes -Orientales, et qui se distingue par ses feuilles bipinnées, ses fleurs sessiles et disposées par verlicilles de quatre , en épi terminal.
HOUBARA. ois. Espèce du genre Outarde, y. ce mot.
HOUBLON. Uumulus. bot. Genre de la famille des l'rticées et de la Diœcie Pentandrie, L. , établi par Tournefort sous le nom de Lnpulua, et ainsi caractérisé : plante diolque ; fleurs mâles ayant un calice à cinq divisions; cinq étamines dont les fllets sont courts, et les anthères ohlongues; fleurs femelles, formant un capitule écaillsux, réunies par paire dans un calice bractéiforme. à bords roulés en cornet; chacune est composée d'un ovaire surmonté de deux styles et de deux stigmates filiformes ; fruit formé d’écailles minces et membraneuses entre chacune desquelles sont deux petits akènes. Les fleurs mâles sont disposées en panicules axillaires et terminales, taudis que les fleurs femelles sont sessiles, verlicillées. formant des épis trèsdenses. courts, ovés, pédoncules et axillaires.
Le UocBion coixix, H uni u lu s Lu pu lus, L., est la seule espèce du genre. Celte plante est vivace; elle a une lige herbacée, légèrement anguleuse et rude, volubile de gauche à droite autour des arbres voisins, et pouvant s'élever ainsi de quatre à cinq mètres; ses feuilles sont opposées, pétiolées, palmées à trois ou à cinq lobes dentés, à peu près semblable à celles de la Vigne, rudes au toucher; elles sont accompagnées de larges stipules membraneuses, dressées, striées, quelquefois bifides au sommet. Le Houblon croit naturellement dans les haies et sur la lisière des bois de l'Europe septentrionale. On le cultive en grand dans les départements du nord et de l'est de la France; en Angleterre, en-Allemagne, etc. Les fruits de Houblon, par leur immense emploi dans la fabrication de la bière, forment maintenant une branche de commerce très -considérable, et sa culture a reçu les soins les plus importants chez plusieurs )ieuples du Nord. Il est par conséquent nécessaire d'entrer dans quelques détails sur celle culture. On distingue quatre variétés de Houblon, savoir : le Houblon sauvage, le Houblon rouge, le Uoublon blanc et long, et le Houblon blanc et court. La seconde est celle qui réussit le mieux dans un terrain médiocre. Il convient de faire choix, autant que possible, d'une terre légère et en même temps assez substantielle, et d'une exposition humide et abritée des vents. Après avoir préparé le terrain par un labour profond fait à la charrue ou mieux encore à la bêche, on prend sur les plus vigoureuses souches d'une ancienne hou» blonniêre les plus gros plants, et on les place dans des trous que l'on a disposés en quinconces, à une distance de deux mètres environ ; on les butte ensuite, seldn les conseils de Bosc qui blâme comme fort inutile le procédé des buttes faites préalablement à la plantation. Si le terrain est d'une qualité médiocre, et peu humide, l'automne est la saison la plus favorable à cause des j pluies qui surviennent plus tard. Dans le cas contraire, il vaut mieux le faire au printemps et arroser immé- !
diatement après. Pendant la première année, on donne ordinairement plusieurs binages, et au mois de mars de la seconde année on coupe les rejetons près du collet que l’on recouvre de terre bien meuble. On plante ensuite des perches ou écbalas d’une longueur de six à huit mèires, auxquelles on attache les tiges du Houblon par des liens de jonc ou de paille lorsqu'ils ont atteint une certaine hauteur. Enfin on donne un fabour à la terre, on butte de nouveau les pieds et on multiplie les arrosements si la saison n'est pas pluvieuse. Deux mois après la floraison, le Houblon est en maturité; il faut saisir l'instant favorable pour en faire la récolte. C'est lorsque les écailles des fruits ont passé de la couleur verte à une nuance brune, qu'il convient de les cueillir. Les tiges doivent alors être coupées à environ un mètre du sol, et il faut recueillir les cônes du Houblon à mesure qu’on coupe les tiges. Le Houblon de bonne qualité se reconnaît à l'odeur forte qu'il exhale et surtout à son amertume. La dessiccation doit être faite le plus complètement et avec autant de promptitude que possible. Pour cela, on est dans l'usage, en Flandre, de l'étendre dans des fours de brique chauffés avec modération afin de ne pas altérer les fruits. On étend de nouveauceux-cidans une chambre sèche et aérée, pourqu’ils reprennent de l'élasticité et ne se réduisent pas en poudre quand on les entasse dans des sacs, opération qui termine la récôlle. Les houblonnières durent ordinairement dix â douze ans; le terrain est ensuite très-propre à diverses cultures, telles que celles des Haricots et des Pommes de terre qui, par les sarclages qu’elles exigent, détruisent les jeunes pousses de Houblon restées enfouies dans la terre. Les Anglais ont, plus que les autres nations, perfectionné la culture du Houblon. Ils pratiquent surtout celle en palissade qui offre des résultats on ne peut pas plus favorables. Elle consiste à disposer sur une même ligne des perches de quatre mètres de hauteur, distantes entre elles de trois mètres, à les lier ensemble par trois rangs de perches horizontales, et à obtenir, par ce moyen, des palissades exposées au midi et contre lesquelles les rameaux du Houblon se déploient avec facilité, et présentent leurs fruits à l’influence directe des rayons solaires qui en augmentent beaucoup la qualité. La récolte des cônes du Houblon cultivé en palissade se fait au moyen d'une échelle doubleau furet à mesure qu’ils mûrissent. Les houblonnières sont souvent attaquées d’une espèce d't'rédinée parasite, fléau contre lequel on n’a d’autre ressource que d'arracher les feuilles qui en sont atteintes.
L’odeur forte et l’amertume des cônes de Houblon paraissent dus, d'après les travaux récents de Planche, Payen et Chevalier, â la poussière granuleuse, jaune et résineuse, qui environne les akènes. Ils la considèrent comme une substance immédiate des végétaux , à laquelle ils donnent le nom de Lupuline. C’est au Houblon que la bonne bière doit la légère amertume et l'odeur qui en font une liqueur très-agréable. Les cônes et les jeunes pousses de cette plante, sont des amers employés en médecine, dans les affections scrophuleuses. Comme on leur suppose une propriété diapborélique, ils sont également usités dans les maladies de la
noo
HOU
blS
peau, sous forme d'infusion pour les côues ou de.décoclion pour les tarions ou jeunes pousses. * *
On ne sait trop pourquoi l ' üniithogalum Pyrenaicutn a été quelquefois appelé Houblon de moulagnes.
UOUETTE. bot. Synonyme de Bombas Pentaudra. y. Fromager. .
UOUIIOU. ois. Espèce du genre Coucal. V. ce mot.
HOUILLE. gLol. Depuis les terrains granitiques jusque dans les dépôts qui se forment encore actuellement, on rencoulre en abondance des substances combustibles qui, par leur composition, par leur couleur noire, et leur opacité, se rapprochent plus ou moins du Charbon ordinaire ; ces substances forment des couches entières d'une épaisseur variable et qui alternent plusieurs fois avec d'autres couches pierreuses; elles se voient également en amas allongés et en fragments disséminés dans diverses formations. Les noms de Charbon minéral, de Charbon de terre* de Charbon de pierre, ceux d’Anthracile, de Houille, de Lignite, de Tourbe, qui ont été employés pour désigner ces substances, ont presque aussi souvent servi à confondre leurs variétés principales qu’à les désigner d'une manière, précise , suivant que les auteurs ont considéré ces variétés sous le rapport purement minéralogique, ou bien qu’ils ont attaché de l'importance à leur gisement, c’est-à-dire à la place qu’elles occupent dans la série des formations connues. Ici, comme dans toute classification, les limites tranchées sont difficiles à marquer, et les groupes dont les centres sont bien distincts s'enlacent les uns dans les autres aux points de leur contact. Si l’on veut seulement comparer ces centres les uns avec les autres, on verra qu’il existe réellement pour les substances que l’on y place, un ensemble de caractères extérieurs qui s'accordent assez bien avec leur gisement particulier, pour que les minéralogistes et les géologues soient aujourd'hui à peu près d'accord sur l'emploi qu'il faut faire des noms d’Anthracile, de Houille, de Lignite et de Tourbe.
L'Anthracite est d'un noir brillant métallique ; sa texture feuilletée, compacte ou grenue, rappelle celle des différentes pierres; il brûle difficilement, sans flamme, sans odeur, et presque sans fumée. C’est celte substance charbonneuse que l'on a désignée sous le nom de Charbon de terre incombustible ; son principe constituant essentiel est le Carbone qui se trouve seulement mêlé avec un peu de Silice, d’Alumine et de Fer, de manière qu’en brûlant il ne donne que de l'Acide carbonique. Il appartient presque exclusivement aux terrains dits de transition les plus anciens, dans lesquels il se rencontre en couches ou en filons au milieu de Micaschistes, de Gneiss, de Roches graniiiformes et de Schisles-Phylladesque recouvrent des empreintes de végétaux de la famille des Fougères. Fendant longtemps on a dit. il est vrai, que l’Anthracite se trouvait dans les terrains primitifs; mais il est probable, d’après les belles observations faites par Brochant dans la Tarenlaise, que l'on appliquait alors cette dénomination à des roches et à des formations qu'il faut placer aujourd'hui dans les terrains de transition; il parait presque certain maintenant qu’il n’y a pas d’Anthracile primitif. V. Antbr icite.
Le l.igniie est aussi d’un noir quelquefois très-foncé, mais le plus souvent terne et passant au brun plus ou moins clair; on aperçoit presque toujours, au moins dans quelques parties des couches ou amas qu’il forme, une texture fibreuse semblable à celle du bois, et qui ne permet pas de douter que son origfna ne soit végé-r laie. Il brûle avec une flamme assez claire et longue, et sans beaucoup de fumée, mais en répandant une odeur désagréable, âcre et piquante. Il se rencontre généralement disséminé dans les derniers terrains secondaires , et en couches dans les plus nouveaux que l’on appelle aussi Terrains tertiaires, c’est-à-dire dans les terrains de sédiments moyens et supérieurs de Brongniart. Les végétaux dont il provient ou qui l’accompagnent appartiennent principalement à la classe des plantes dicotylédones que l’on ne trouve pour ainsi dire jamais avec les Anthracites et les Houilles. On trouve avec le Lignite des Coquilles d’eau douce et fluvialiles, et même des ossements d’animaux vertébrés et mammifères. V. Lignite.
La Tourbe, d'un tissu spongieux léger, d’une couleur noire, terne, laisse apercevoir les restes des végétaux aquatiques qui ont conl ribué par une accumulation successive dans le lieu où ils ont vécu, à former des assises puissantes, séparées quelquefois en bancs distincts par des dépôts terreux et limoneux. La Tourbe brûle facilement, mais presque sans flamme et sans incandescence apparente, en répandant une odeur désagréable; elle a rempli, à des époques plus ou moins éloignées, mais toutes fort récentes en comparaison du dépôt des autres substances charbonneuses, des dépressions qui existaient à la surface du sol, soit dans le fond des vallées, soit sur des plateaux élevés, soit même sur la pente des montagnes. V . Tourbe.
Enfin la Uouille, à l’histoire de laquelle cet article doit être plus particulièrement consacré, teint le milieu par ses caractères extérieurs, par sa position géologique, entre l’Anthracite et le Lignite dont il n’est pas toujours facile de la distinguer ainsi que nous l'avons déjà annoncé.
La Houille est, de toutes les matières charbonneuses qui se trouvent dans le sein de la terre, celle dont l’usage est le plus répandu, et qui donne lieu aux exploitations les plus nombreuses et les plus importantes.
I C’est à elle que s'appliquent le plus ordinairement les noms de Charbon de terre, de Charbon de pierre, de Charbon minéral. Elle est d'un noir brillant, qui présente souvent des reflets irisés; elle est parfaitement opaque; sans se laisser rayer par l’ongle, elle est tendre et friable, à moins qu'elle ne soit mélangée avec des matières étrangères, qui, alors, la font paraître dure; elle se divise en feuillets, en écailles ou en petits parailélipipèdes , et quelquefois aussi sa cassure est droite ou même concholde ; elle brûle facilement, avec une flamme blanche ou bleuâtre, en répandant de la fumée et une odeur bitumineuse qui n’est ni âcre ni désagréable. Elle laisse après sa combustion un résidu terreux qui est toujours de trois pour cent au moins. Ses principes constituants essentiels sont le Carbone et le Bitume, et ii parait qu'elle contient aussi une certaine quantité d'Hydrogène que la chaleur fait dégager
non
facilement à ï'élal de Gai carboné; le Soufre, le sulfure de Fer et des parties terreuses qui en allèrent la qualité pour les usages ordinaires s'y rencontrent fréquemment associés ; les proportions diverses de toutes ces substances font varier les caractères et les propriétés de la Houille en la rapprochant plus ou moins de l'Anthracite ou du Lignite. Elle peut même être confondue avec le Schiste bitumineux, qui alterne aveo elle lorsque la quantité de Carbone diminue et que celle des terres augmente; tandis qu’au contraire, lorsque la proportion de Bitume l'emporte sur les autres principes, elle peut passer au Bitume asphalte. Par la distillation, la Houille donne une huile empyreumalique, de l'Ammoniaque, et quelquefois aussi de l'Acide sulfureux sans Ammoniaque; le résidu solide de celte distillation est un véritable Charbon qui brûle sans flamme et sans odeur, et qui contient plus de quatrevingt -seize parties sur cent de Carbone. C'est à ce Charbon que l'on donne particulièrement le nom de Coke ou Coak.
On distingue trois variétés principales de Houille :
1° la Houille compacte; la Houille grasse; 3« la Houille maigre; elles différent essentiellement entre elles par la manière dont elles se comportent au feu et par conséquent par les usages auxquels elles sont propres.
La Houille compacte est d'un noir un peu terne; elle est en masses solides, non fendillées, et qui présentent, lorsqu’on les brise, une cassure droite ou concholde et des surfaces ondulées ou planes ; elle est légère, sa pesanteur étant de 1,23 au lieu de 1,30, qui est à peu près celle des autres variétés de Houille. Elle brûle facilement, avec une flamme blanche, brillante, sans répan* dre beaucoup de fumée, et en dégageant une odeur balsamique assez agréable, ce qui la distingue du Lignite Jayet auquel elle ressemble par la propriété qu'elle a de pouvoir être taillée, polie et travaillée au tour. La Houille compacte se trouve principalement en Angleterre et en Irlande, et, à ce qu'il parait, associée à la variété suivante (Newcastle); elle y est connue sous le nomde Cannet coal; les Allemands rappellent Kenttelkohle.
La Hoeille grasse est plus pesante que la Houille compacte; sa couleur noire est brillante; elle est friable, et très-facilement combustible; elle se boursoufle au feu ; ses parties s'agglutinent et forment, aulourdu foyer incandescent, une voûte ou croûte solide qui contribue à la rendre très-convenable pour le traitement du Fer; aussi l’appelle-l-on le Charbon d«s maréchaux ( Smith’Coal ). Elle brûle avec une flamme blanche, en répandant beaucoup de chaleur, une fumée noire, épaisse, et une odeur bitumineuse; elle donuc par la distillation beaucoup de Bitume et d'Ammoniaque; elle se trouve en couches très-puissantes, et quelquefois très- nombreuses, alternant avec des roches schisteuses et arénacées, qui sont remplies de débris de végétaux, et qui, avec elles, constituent les principaux terrains houillers exploités en Angleterre, en Allemagne et en France.
La Houille sfccuE, plus lourde que les deux variétés précédentes , est aussi plus solide, et elle doit en partie j
celle propriété aux substances terreuses avec lesquelles elle est mélangée; sa couleur est peu éclatante, et elle passe quelquefois au gris; elle brûle moins facilement que la Houille compacte et que la Houille grasse; la flamme qu'elle produit est généralement bleuâtre; elle ne se gonfle ni ne s'agglutine, et elle répand une odeur sulfureuse, qui tient. à la grande quantité de Pyrites qu’elle renferme ordinairement. Celles-ci, par leur décomposition, donnent même lieu à son inflammation spontanée, lorsqu'elle est exposée à Pair et à l'humidité. La Houille sèche, que l'on appelle aussi nouille maigre ( Pechkohie , Glanzkolile) , ne donne presque |tâs de Bitume par la distillation, et point d'Ammoniaque; elle est employée dans les usages domestiques, et à la cuisson des briques, de laGhaux, etc.; mais elle ne peut servir aux forgerons. Elle se trouve, comme la Houille grasse, en couches ou amas, mais presque exclusivement dans les terrains calcaires. Celle qui est exploilée dans le midi de la France, auprès de Marseille, d'Aix, de Toulon, etc., parait, par son gisement et les corps organisés.qui l'accompagnent, devoir être considérée plutôt comme un Lignite que comme une véritable Houille; plusieurs autres variétés sont fondées sur des différences minéralogiques qui ne se rencontrent pas sur de grandes masses, et qui se trouvent avec les variétés principales dont nous avons tracé les caractères .généraux. On a, comme nous l’avons précédemment fait observer, confondu des variétés de véritable Houille avec celles de l’Anthracite et du Lignite. Celte confusion est moins l'effet d'une erreur, que l’expression de ce qui existe dans la nature, car depuis les Anthracites jusqu'aux Tourbes, on peut distribuer les matières charbonneuses en une série graduée sur laquelle on remarquera de distance en distance quelques points qui différeront entre eux en raison de leur éloignement, et, ce qui est très-important, en raison de l'âge respectif des dépôts formés.
La Houille est disposée en lits ou bancs continus, qui alternent avec d’autres bancs de substances minérales dont la nature varie, mais qui , dans tous les points de la terre où l'on a observé des gîtes de Charbon de terre, offrent un ensamble de caractères généraux semblables. C'est à l'association constante de la Houille , avec des Grès mélangés ou Ptammilet, avec des Schistes argileux et avec certains Calcaires compactes coquillers , que l’on a donné les noms de Formations houillères , de Terrains houillers, de même que l'on a appelé Grès liouillm. les Roches arénacées qui accompagneul ce combustible, et qui sont assez reoonnaissables partout où on les rencontre pour qu'elles puissent fournir des indices précieux dans les recherches du mineur. Les formations houillères commencent la série des terrains secondaires, qu’elles lient aux terrains de transition. Les plus anciens dépôts, ceux qui donnent lieu aux exploitations les plus nombreuses et les plus importantes, et qui reuferment essentiellement la variété de Houille grasse, se composent de couciies alternatives de Grés micacés, de Micaschistes, de Schistes argileux dont les nombreux feuillets sont couverts d'empreintes j de liges et de feuilles de végétaux de la famille des i Fougères et de celle des Graminées. Ces dépôts n'oc*
cupenl cependant pas loujours la même position relative, dans les premiers terrains secondaires; car. dans certaines localités, les couches de Charbon sont inférieures au Grès rouge {OU red sandstone des Anglais) ou dans ce Grès, tandis que, dans un grand nombre de lieux , elles sont supérieures à des assises puissantes de Roches calcaires , dont la formation est postérieure au même Grès rouge. On a distingué plusieurs formations houillères ; celles des Schistes et Grès, et celles des Calcaires, qui sont d’une origine plus,récente, et qui ne renferment presque exclusivement que de la Houille maigre. On remarque que presque toutes les formations de Houille semblent remplir des cavités plus ou moins étendues de l'ancien sol , et cette disposition a fait désigner ordinairement la plupart des gisements exploités sous les noms de Bassin houiller ; les couches houillères sont rarement horizontales; elles se contournent et se courbent comme le fond de la cavité dans laquelle elles ont été déposées; quelquefois aussi elles ont éprouvé des dérangements qui paraissent être l’effet d’un glissement d’une partie sur une autre , de sorte que lorsque les mineurs suivent une couche , ils rencontrent souvent une fente verticale au delà de laquelle la continuation de la même couche se voit à quelques pieds plus haut ou plus bas; les deux parties qui ont glissé l’une sur l’autre sont fréquemment en contact immédiat, et la fente n’est qu’une fissure; d’autres fois cette fente est un véritable filon que remplissent des matières étrangères. C’est à cet accident commun dans les mines de Houille que l’on donne le nom de Faille. Avec les couches schisteuses on rencontre aussi des lits plus ou moins épais de Fer carbonaté , litbotde ou terreux, dont l’extraction se fait concurremment avec celle de la Houille , principalement en Angleterre. Cette circonstance donne la plus grande importance aux exploitations qui produisent ainsi en même temps le minerai et le combustible pour le réduire et le forger sur place. Le nombre des couches que l’on voit dans une. même exploitation est très-variable, ainsi que l’épaisseur de chacune ; elles ont depuis cinq à six centimètres jusqu'à douze mètres cl plus , et l’on en compte quelquefois soixante. L'épaisseur d'une couche est ce que les mineurs appellent sa puissance ; le Charbon n’a pas les mêmes qualités dans tous les bancs; on a observé qu’il n’est presque jamais en contact immédiat avec les Roches à grains grossiers; mais qu’il repose-ordinairement sur des Schistes, et qu’il est rcoouvert par eux, bien que dans la série des dépôts successifs qui composent la formation houillère, il y ait des bancs de Grès et même de Poudding dans une même localité. On voit la répétition successive de plusieurs séries partielles qui se ressemblent par 1’ordrfc dans lequel les lits de substances différentes alternent entre eux; quelquefois on trouve deux séries très-riche* en Charbon de (erre superposées l’une à l’autre , mais qui sont séparées pâr des dépôts très-puissants de Grès et de Schistes, au milieu desquels il ne se trouve que des fragments de Charbon , disséminés avec des empreintes de végétaux , de sorte que tout annonce que la cause qui a produit les couches de Charbon de terre n'a pas agi précisément à la même époque dans les loca-
I lités différentes, et que dans le même lieu elle a agi à plusieurs époques successives sous des circonstances analogues. •
i On trouve des couches de Houille à une très-grande hauteur au-dessus du niveau de la mer; celles de Santa- Fé, dans les Cordillères, sont à quatre mille quatre | cents mètres ; celles de $aint-Ours , près Barcelooelle, sont à deux mille cent soixante mètres ; celles d’Enlrevernes, en Savoie, sont à raille mètres. D'autres couches, au contraire, sont exploitées à plusieurs centaines de mètres au-dessous du niveau de la mer. En générai, les dépôts houillers sont fréquents au pied des montagnes primitives, et ils sont placés entre ces montagnes ; qui n’eu renferment pas et les pays de plaines dont le | sol est formé par les derniers terrains secondaire* et 1 tertiaires, daus lesquels on ne trouve plus que des Li- | gnites. Les corps organisés dont on trouve les débris ! soit dans la Houille, soit plus fréquemment dans les i bancs qui alternent avec elle, appartiennent principa- I lemenl au règne végétal. Ce sont presque tous des empreintes de liges ou de feuilles de plantes inonocolylédoues analogues aux Lycopodes , aux Fougères, aux .Marsiléacées, aux Équisélacées, et dont les espèces différentes par leur forme de celles qui composent aujourd'hui ces familles, l'étaient aussi par leur grande taille.
I Adolphe Brongniart, qui s'est particulièrement occupé de la détermination et de la classification des végétaux fossiles, cite encore parmi ceux des terrains houillers quelques espèces qui ont le faciès des plantes monocoly- | lédones phanérogames, et un très- petit nombre qui ont pu être des végétaux dicolylédons. Il résulterait des i observations très- curieuses de ce botaniste qu’à la : grande époque de la formation des Houilles, la végétation était à la surface de la terre très-différente de celle que nous voyons aujourd'hui, puisque les végétaux monocotylédons cryptogames seraient entrés pour les neuf dixièmes dans la totalité des plantes existantes, tandis que maintenant ces végétaux composent ù peine la trentième partie du règne végétal; les Dicotylédones qui font aujourd’hui les trois quarts des plantes connues auraient été, au contraire, tout au plus alors par rapport aux autres plantes comme un à trente. On doit1 toutefois observer que cet état de la végétation ancienne, dressé principalement sur l’examen des Fossiles des terrains houillers, ne saurait être décisif, car il pourrait se faire que l'accumulation des mômes plantes dans tous les dépôts de même sorte, tint aux circonstances particulières qui ont présidé à leur formation. soit que par leur nature ou par le lieu de leur habitation ces plantes ont plus contribué que les autres à former le Charbon de terre; soit aussi que, parmi un grand nombre de végétaux différents et enfouis à la même époque, certains d’entre eux ont seuls assez résisté à la destruction pour que les empreintes et les vestiges qu'ils ont laissés les fassent reconnaître; quoi qu’il en soit, ce que l’on connaît de la forme des plantes des terrains houillers suffit pour faire voir qu’elles différaient autant des plantes qui vivent actuellement sous la zone torride, que de celles qui couvrent le sol sous lequel existent les dépôts de Charbon, et par conséquent rien ne porte à croire qu'elles ont été chariées
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par le* eaux des contrées chaudes dans les climats tempérés, avant leur enfouissement; bien au contraire, la parfaite conservation de tiges et de feuilles très-déli- ! cales et la présence de troncs d'arbres debout et en j place font croire que les végétaux qui ont contribué à ] former les Houilles ne végétaient pas dans des lieux | trèe-éloignés de ceux où on les rencontre enfouis aujourd'hui. Un fait très-remarquable encore, c'est que, j dans des lieux très-distants les uns des autres, les vé- j gétaux des houillères sont, à peu de chose près, les j mêmes. Des échantillons rapportés de l'Amérique méridionale, des Indes-Orientales, du Port-Jackson à la Nouvelle- Hollande , présentent les mêmes empreintes que ceux de l'Angleterre et du continent européen, et celte uniformité de végétation à la surface du globe ne se remarque plus (comme le fait observer le botaniste qui a recueilli ces renseignements pleins d'intérêt) que dans les familles dont l'organisation est la plus simple, telles que les Algues, les Champignons, les Lichens, les Mousses, etc.
On trouve en Angleterre, dans la Houille elle-même, dans les Schistes bitumineux et les bancs de Fer carbonaté, qui alternent avec elle (à Dudley, par exemple), des vestiges de Coquilles bivalves que l'on regarde comme analogues aux Coquilles d’eau douce des fleuves et des étangs, et dans la même formation on ne cite aucun corps d'origine marine bien constatée ; cependant les formations calcaires puissantes qui, dans le même pays et dans la Belgique, recouvrent dans quelques points des couches de Charbon de terre exploitables et qui sont recouvertes par elles dans un plus grand nombre de lieux, sont remplies de corps marins, tels que des Polypiers, des Entroques, des Térébralulcs, etc. On annonce également que dans le terrain houiller de la Scanie qui se compose de couches alternatives de Grès, d’Argile schisteuse, de minerai de Fer carbonaté et de Charbon, on a trouvé au milieu des Schistes noirs, des Fucus , des dents de Squale, un fragment d'élylre d'insecte aquatique et l'empreinte d'un Poisson que l’on a rapporté à la famille des Labres. Les Calcaires secondaires, qui renferment les mines de Houille les plus modernes, sont aussi remplis de Fossiles marins, mais ces Fossiles ne se voient pas dans le Charbon même. Les Pyrites (sulfure de Fer) se trouvent disséminées dans les terrains houillers en quantité plus ou moins grande ; elles altèrent la qualité de la Houille qui, par cette raison, ne peut, dans certains cas, être employée au traitement du Fer. Ces Pyrites, par la propriété qu’elles ont de se décomposer, désagrègent la Houille et causent souvent son inflammation spontanée, soit dans les mines, soit dans les magasins dans lesquels on la conserve: Elles sont quelquefois aussi, par suite de leur décomposition . la source de produits très -importants, tels que le sulfate de Fer, l'Alun et le sulfate de Magnésie. Il se forme encore, par la même raison , du Gypse cristallisé ou sulfate de Chaux que l'on trouve associé, mais en petite quantité, aux terrains de Houille. Dans les mines de Litry près Rayeux. dans celles de la Dordogne, la Houille contient quelquefois entre ses feuillets du sulfure de Plomb laminaire, fait que l’on avait observé déjà en Angleterre. Le Mercure sulfuré, le Cui-
vre oxydé, l’Argent natif. l’Antimoine et le Zinc sulfuré sont des métaux que l'on voit, quoique rarement, dans les terrains de Charbon de terre.
Quoiqu'il ait été émis des opinions Irès-difFérenlo* sur l'origine de la Houille et que quelques géologues aient même considéré ce combustible comme purement minéral, on pense assez généralement aujourd'hui qu'il est le produit de végétaux enfouis, soit seuls, soit avec des substances animales; maison n'est pas d'accord sur les circonstances qui ont précédé l’enfouissement ou qui l’ont suivi. Les dépôts de Charbon de terre sont-ils toujours les restes de végétaux transportés par les fleuves de l'ancien monde et réunis en immenses radeaux d'abord flottants, puis accumulés par les courants dans des cavités . des anses particulières où ils se sont décomposés peu à peu, après avoir été recouverts par des couches pierreuses, solides, qui ont empêché le dégagement des parties volatiles? Cette décomposition a-t-elle été facilitée et modifiée par une chaleur plus forte que celle que nous éprouvons aujourd'hui dans le sein de la terre? Est-elle due en partie aux matières animales qui étaient mêlées avec les végétaux, comme semble l'indiquer la grande quantité de Bitume et l'Ammoniaque que donne la Houille grasse, par exemple, à la distillation ? Les végétaux, au lieu d’avoir été transportés dans la mer par les fleuves, n'ont-ils pas été enfouis en place par suite de l'irruption de la mer dans des bassins ou sur des Jieux précédemment découverts? Ces végétaux ont-ils été accumulés, seulement brisé* grossièrement ou bien après avoir été triturés et réduits en parties très -ténues? etc., etc. On peut, pour ainsi dire, répondre affirmativement ou négativement à toutes ces demandes et apporter des faits à l'appui- ou en opposition; ce qui prouve que les circonstances qui ont présidé à la formation de la Houille, quoiqu'analogues entre elles pour la généralité, ont cependant varié suivant les lieux. Une observation particulière, très-importante et qui a été bien constatée dans ces derniers temps par Brongniart père, c'est que l'on rencontre, dans beaucoup de mines de Houille exploitées, des troncs d’arbres monocotylédons. qui ont conservé une position verticale. Ce fait, observé en Angleterre, en Écosse, en Saxe, dans le pays de Saarbruck, etc., se montre d’une manière remarquable, dans la mine de Treuil, auprès de Saint- Étienne. Là, on voit, d'après le géologue que nous venons de citer, dans la coupe que présente le terrain houiller exploité à ciel ouvert et en allant de bas en haut : I® un Phyllade ou Schiste carboné que recouvre un lit de Houille de quinze décimètres d'épaisseur; 3® un second banc de Phyllade et Schiste renfermant quatre lits de minerai de Fer carbonaté, lithorde ou compacte, en nodules aplatis, séparés les uns des autres; 3° quarante-six à cinquante centimètres de Charbon recouverts par des Schistes qui alternent avec d'autres petits lits de Charbon et de Fer carbonaté; les Schistes et le minerai de Fer sont accompagnés de nombreuses empreintes végétales qui recouvrent leur surface et en suivent tous les contours; 4® enfin, un banc puissant de (rois ou quatre mètres d'un Psammite micacé, ayant quelquefois la structure feuilletée en grand. Toutes les assises sont horizontales, et c’est dans la dernière que.
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sur une grande étendue, se montrent de nombreuses tiges placées verticalement et traversant les lignes de stratification ; c'est une véritable forêt fossile de végétaux monocotylédons d'apparence de bambous ou de grands Equisetum comme pétrifiés en place; ces liges sont de deux sortes : les unes sont cylindriques, articulées et striées parallèlement à leurs bords; elles ne présentent dans leur intérieur aucun lusu organique; cet intérieur est rempli par une matière semblable à celle des bancs qui les enveloppent. Les autres liges, plus rares, sont cylindroïdes, creuses, et elles vont en se divisant et s'élargissant vers leur extrémité inférieure, de manière à indiquer une racine, sans cependant présenter des ramifications.
Oe tout ce qui vient d'étre dit, il résulte que les véritables Houille s sont d’une origine évidemment postérieure aux corps organisés, non seulement végétaux, mais aussi animaux; qu'elles appartiennent à la grande époque où s'est fait le passage des dépôts, dont la stratification générale est plus ou moins inclinée, par rapport au sol actuel , aux dépôts qui recouvrent ceux ci d'une manière souvent contrastante, qui remplissent les anfractuosités des bassins produits par leur dérangement, et dont la position est plus particulièrement horizontale; que. dans certains cas, la matière charbonneuse était réduite à une grande ténuité et homogénéité, puisqu’elle a formé des lits alternatifs , souvent trèsminces, qu'elle a pénétré dans des fissures .étroites, et qu’elle a même comme imbibé les substances pierreuses, au milieu desquelles elle se trouve; que les causes productrices se sont renouvelées plusieurs fois, et à de petits intervalles, dans le même lieu; qu'elles ont aussi été les mêmes pour un grand nombre de lieux différents et très éloignés les uns des autres; que si les corps organisés que renferme la Houille, paraissent être presque tous terrestres ou d'eau douce, cependant les bancs calcaires qui semblent, dans certains cas, faire partie constituante essentielle de la formation , sont remplis de débris d'animaux marins ; enfin que si les végétaux enfouis oui pu être réduits préliminairement, soit en poussière, soit en boue, par une agitation violente des eaux qui les transportaient , dans d’autres cas , des feuilles très-délicates ont conservé toutes leurs formes, et des tiges ont conservé leur position verticale, et semblent avoir été comme enterrées à peu de distance de la place où elles avaient végété.
Lorsque la connaissance du gîte ordinaire descouches de Houille, la présence des Schistes et des Grès à empreintes de Fougères, ont engagé à faire des recherches dans un pays, lorsqu'au moyen de la sonde on est parvenu k découvrir quelques couches de Charbon, à en connaître l’épaisseur, la direction et l'étendue. on perce, à différentes distances, des puits verticaux, qui viennent rencontrer la surface des mêmes couches en plusieurs points; on réunit les puits par des galeries ouvertes souvent dans le combustible même, en ayant le soin, dans les exploitations bien dirigées, de commencer les travaux par les parties les plus liasses, où l'on pro|>ose des moyens d’épuisement pour les eaux qui s'écouleront des parties supérieures; ces moyens sont : des pompes mises en mouvement par des cours d'eau, des Chevaux
et la vapeur; lorsque le fond de la mine est plus bas que des vallées voisines, on ouvre vers les vallées des galeries d’écoulement: les puits verticaux servent non seulement à pénétrer dans la mine, et à retirer le Charbon exploité, mais aussi à établir, par leur communication entre eux, une libre circulation de l'air extérieur qui pénètre ainsi dans* les plus profondes galeries, et donne quelquefois lieu, lorsque le tirage est fort, à des courants que l'on est obligé de rompre de distance en distance par des portes battantes; celle disposition est doublement nécessaire, parce qu'elle renouvelle l'air vicié par la respiration des mineurs et les lumières, mais aussi |»arce qu'elle entraîne le gaz hydrogène qui, peu uni à la Uouille, se dégage continuellement, et peut s'enflammer en donnant lieu à de fortes détonations lorsqu'il est inélé avec une certaine quantité d'air ordinaire; malgré toutes les précautions û'airaye, il arrive encore que le gaz hydrogène s'accumule dans des cavités abandonnées momentanément ou même se dégage subitement en grande abondance, lorsque, dans les travaux, on vient à percer une cavité naturelle ou faite anciennement. Ce gaz s'enflamme alors à l’approche des lumières et il est la cause d'accidents funestes; c'est pour remédier, dans tous les cas, à ces accidents, que le célèbre chimiste anglais Davy a imaginé une lampe de mineur, dont la flamme enveloppée par un cylindre de toile métallique ne peut communiquer avec l'air inflammable au milieu duquel elle est portée (f/. à l'article Flaiib, lampe de si iretè). L’exploitation des diverses couches de Uouille varie selon leur épaisseur, leur direction et le plus ou moins de solidité des couches qui leur servent de toit; elle se fait par des ouvrages en gradin s ou échiquier, par tailles ou chambres. f'. à l’article Nimls, la définition de ces termes. Les ouvriers se servent de pics, pour extraire le Charbons en fragments plus ou moins gros; des enfants ou d’autres ouvriers transportent ces fragments dans des chariots, jusqu'auprès du puits, par lequel on les enlève dans des tonnes ou caisses, au moyen de diverses machines, dont les plus simples sont des treuils à bras, et dont les plus puissantes, les plus ingénieuses et les plus économiques pour les grandes exploitations, sont des machines à vapeur.
L’Angleterre est le pays du monde qui renferme les plus grandes exploitations de Charbon de terre, et qui fait aussi la plus grande consommation de ce combustible; on évalue à 75 millions de quintaux métriques la quantité de Uouille extraite annuellement dans les Iles- Britanniques. Celles des environs de Newcastle en produisent seules plus de 30 millions, et elles emploient, dit-on, plus de soixante mille individus; dans beaucoup de ces mines , on extrait en même temps le minerai de Fer, le Charbon qui sert à le fondre et à le forger; aussi les objets fabriqués avec ce métal peuvent-ils être livrés aux consommateurs à un très -bas prix. Nous ne nous arrêterons pas aux mines de Houilles, bien moins importantes que celles que nous venons de signaler , et qui se rencontrent en Allemagne, en Autriche, en Bohème, en Italie, en Espagne, en Portugal, etc. Il parait certain que la Chine et le Japon en renferment un assez grand nombre, à en juger par la grande consommation