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que l’on fait de Charbon de terre dans ce* pays, pour les usages domestiques et dans les manufactures; nous entrerons seulement encore dans quelques détails sur les exploitations de la France et des contrées limitrophes, qui font au- moins partie de son enceinte naturelle et géologique, si des lignes de démarcation arbitraires les en ont séparées momentanément. Au nord, on compte dans la Belgique trois cents mines qui emploient trente mille ouvriers, et produisent par an dixhuit millions de quintaux métriques de ilouille grasse; les principales sont situées dans les environs de Monset de Liège. Les mines d'Anzin et Raisinés, près Valenciennes dans le département du Nord, donnént trois millions de quintaux métriques, et elles emploient quatre mille cinq cents ouvriers; celles de Saarbruck.dans le département de la Moselle ; celles d'Eschweiler, dans l'ancien département de la Roer, sont très-importantes : à l'ouest et au sud-ouest de Paris, on trouve dans le département du Calvados la mine de Lilry qui occupe quatre cents ouvriers, et donne deux cent mille quintaux métriques d'une Houille de médiocre qualité, mais qui est employée à la fabrication de la Chaux; celle de Monlrelais, département de la Loire- Inférieure. En somme, dans quarante-deux départements de la France actuelle, il existe plus de deux cent trente mines de Charbon de terre exploitées, qui occupent plus de dix mille ouvriers, et fournissent par an neuf à dix millions de quintaux métriques de Houille, ayant pour les consommateurs une valeur de plus de quarante millions. Les environs de Saint-Étienne et de Rive-de Gier, dans le département de la Loire, fournissent près du tiers de ce produit; les Charbons sont d'une bonne qualité; ceux de Saint-Étienne se répandent par la Loire et par le canal du Centre dans l'intérieur de la France et jusqu'à Paris; ceux de Rive-de-Gier parviennent, parle canal de Givors, le Rhône, la Méditerranée et le canal desdeux roers^dans tout le midi de la France et jusqu’à Bordeaux. Toutes les mines dont nous venons de parler appartiennent à la plus ancienne formation, à celle des Psammiles et des Schistes; on trouve aqssi en France un assez grand nombre de gîtes de Houille plus récente, dans les terrains calcaires; elles sont presque toutes dans le Midi et près des grandes chaînes secondaires des Alpes; telles sont celles des départements des hautes et basses Alpes, de Vaucluse, de l'Aveyron, de l'Aude, de l'Hérault et principalement celles des Bouches-du- Rhône, qui emploient deux cents ouvriers, et livrent environ cent quatre-vingts quintaux métriques de Charbon maigre à la consommation annuelle. Les usages de la Houille sont nombreux, et se multiplient chaque jour davantage, à mesure que la diminution des forêts fait élever le prix du bois; on peut l'employer dans tous les usages domestiques, soit telle qu'elle sort de la mine, soit après l'avoir carbonisée ou réduite eu coke par une opération simple, qui consiste à la mettre en tas coniques, plus ou moins considérables, auxquels on met le feu; la combustion bien dirigée dure près de quatre jours, et le refroidissement se fait en quinze heures; par ce procédé on peut carboniser cinquante à soixante quintaux, avec un déchet de 40 pour cent environ. On peut réduire aussi le Charbon de terre en coke , <
en le faisant brûler dans des sortes de fours presque fermés, ou même dans des grands vaisseaux clos; dans ce dernier cas on recueille l'huile bitumineuse, l'eau acide et l'ammoniaque, qui se dégagent; c'est parce moyen que l'on obtient aussi le gaz hydrogène, dont l'emploi pour l'éclairage des villes s’est beaucoup répandu depuis quelque temps. On est parvenu depuis peu à employer la Uouille dans l'affinage du Fer; cette méthode, introduite en France, est de la plus grande importance, et ajoute beaucoup aux usages de la HouiHe, qui jusqu'à présent n'a pu encore servir à chauffer les fours à porcelaines. On fait cuire les briques, et on transforme la Pierre calcaire en Chaux avec de la Houille; on recueille aussi sa fumée dans des chambres voûtées, pour faire ce que l’on appelle du noir de fumée.
HOUILLITE. mix. Synonyme d'Anlhracite. ce mot.
IIOUISTRAC. ois. Synonyme vulgaire de Pâtre, f'. Tbaqdkt.
HOULETTE. Pedum. conch. Genre proposé par Bruguière dans les planches de l’Encyclopédie, et établi d'une manière positive par Lamarck. dans le Système des Animaux sans vertèbres, 1801, et depuis adopté par presque tous les conchyliologues. Une Coquille fort singulière, placée par Linné dans son genre Huître, sert de type au genre qui a été placé dans lesOslracés par Cuvier, dans les Pectinides par Lamarck , et enfin dans les Subos tracés par Blainville. On ne connaît point encore l'animal de la Houlette; mais d'après la forme de la coquille et l’échancrure qui se voit à la valve inférieure, on pense qu'il devait être byssifère comme les Limes, les Avicules et les Pinladines; cette Coquille néanmoins se distingue éminemment de tous les genres environnants. On ne connaît pas encore de Houlette à l'étal fossile; cependant une Coquille que l'on trouve assez rarement à Grignon et que Lamarck a nommée Huitre à crochet, semble s’eu rapprocher singulièrement, elle pourrait même servir à l'établissement d'un nouveau genre; l'échancrure de la Houlette s’y trouve aux deux valves cl dans une direction un peu différente. Voici les caractères que Lamarck donne au genre Houlette : coquille inéquivalve, un peu auriculée, bâillante par sa valve inférieure; crochets inégaux, terminés en talons obliques, écartés; charnière sans dent; ligament en partie extérieur, inséré dans une fossette allongée et eanaliforme, creusée dans la paroi interne des crochets; valve inférieure échancrée près de sa base postérieure. D'après ces caractères, il est facile de voir qu'il ne doit pas exister d'hésitation pour ] placer convenablement les Houlettes leurs rapports i avec les Spondyh-s sont évidents par la forme des crochets, la position du ligament, mais fort différents par la valve inférieure qui n'est point adhérente; elles ont également les plus grands rapports avec les Pinladines par l'échancrure de la valve inférieure destinée aan* contredit au passage d'un Byssus. Enfin, leur analogie avec les Limes et par suite avec la plupart des Plagiostomes et des Peignes n'est pas moins certaine. — Ln seule espèce connue dans ce genre a été nommée par Lamarck :
IIoclette SPOHDYLOlftE. Pedum spondyloideutu ; Oitrea tpondyioidvn, L., n° 109; Favanne, Concbyl.,
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tab. 80. fig. k; C.hemnitz , Conchyl.. t. vin. lab. 73, fig. 609 et 670; Kncycl. mélhori.. pi. 178, fig. 1 , 2, 5, 4. Coquille très-rare et très- recherchée, assez allongée, d’un rouge violâtre en dedans, blanc-grisâtre sale en dessus; la valve inférieure plus teinte de rouge foncé et violâtre surtout vers le crochet; le talon est petit, oblique, divisé obliquement par la rainure du ligament qui est plus enfoncé dans la valve inférieure que dans la supérieure. Quand la coquille est fraîche, la valve supérieure présente des côtes peu apparentes, chargées assez régulièrement de petites écailles. Ces coquilles ont jusqu'à soixante dix ou soixante quinze millimètres de longueur. Lamarck indique une variété plus petite, moins allongée, subquadrilatère, arrondie, à valve inférieure plus plate.
HOULQUE. bot. y. Hooqos.
HOL MIMES ou HOUMINES. bot. Des racines tuberculeuses et d'un goût agréable de Châtaigne sont ainsi nommées à Madagascar ainsi qu'à Maurice et à Mascareigne; ce sont celles du Aepela Madagascariensi* de Lamarck.
HOr.MIRIE. /fourni ria. bot. Ce genre, delà famille des Méliacées et de la Polyandrie Monogynie. L.. a été établi par Auhlet (Guian., i, p. 564), et ainsi caractérisé par De Candolle ( Protir . Syst. yegei., i, p. 619) : calice à cinq dents obtuses; cinq pétales ohlongs, à estivation valvaire; vingt étamines dont les filets tnonadelphes forment un tube denté au sommet, et portent des anthères dressées; un seul style surmonté d'un stigmate capilé à cinq rayons; péricarpe à cinq loges monospermes (selon Aublcl). Schreher et Willdenow ont arbitrairement substitué au nom d’//o*i#nfr?« celui de Myrodendron, qui, d’après les lois de la phylographie, ne sera plus cité que comme synonyme.
L’Hocmirie OArxiER. Houmiria bal tami fera, Aubl., est un arbre des forêts de la Guianc, qui s’élève à plus de vingt mètres. Sa cime se compose de plusieurs branches très-grosses et divergentes, dont les divisions sont garnies de feuilles alternes, demi-amplexicaules, à nervure médiane décurrcnte, ovales-oblongues, aigues, très-entières, ayant les hords roulés en dedans à leur naissance. L'écorce de cet arbre est épaisse et rougeâtre; elle laisse découler, par incision, une liqueur balsamique , ronge et d’une odeur comparable à celle du Styrax et du Baume du Pérou. En se desséchant, celte liqueur se convertit en une résine rouge, transparente et qui, lorsqu’on la brûle, exhale un parfum agréable. Le nom A'ftoumiri est celui que les Garipons donnent â l'arbre ; les Créoles le nomment Bois rouge, et coupent en lanières son écorce dont ils font des flambeaux.
HOUP. ois. Synon. vulgaire de Huppe, y. ce mot.
HOUPPE. bot. et rooL. Petite touffe étalée, de poils ou de plumes à l’extrémité d’une graine ou d’une partie quelconque du coEps d'un animal.
HOCPPE DES ARBRES et HOUPPE BLANCHE, bot. Paulel donne ce nom à des Hydnes ou Clavaires de sa famille des Barbes.
HOUPP1FF.RE. ois. Syn. de Coq ignicolor. y. Coq. Ce mot s'étend également à tous les Oiseaux dont les plumes de la nuque sont susceptibles de se redresser en houppe.
HOUQUE rr HOULQUE. Holcus. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Polygamie Monœcie, L.. établi par Linné et ainsi caractérisé : fleurs polygames : les hermaphrodites ont la lépicène uniflore, la glume à deux valves dont l'extérieure est souvent terminér par une barbe; trois étamines; un ovaire surmonté de deux styles et de stigmates plumeux; les fleurs mâles ont les valves de la glume aigues et nautiques, renfermant trois étamines; les fleurs femelles sont munies d’un ovaire qui se convertit en une caryopse réniforme ou arrondie, assez grosse, ordinairement enveloppée par les valves de la glume. Ce genre formait, dans l'origine, deux sections : dans la seconde étaient placées plusieurs Graminées qui ont été rapportées à d'autres genres; telles étaient les ffotcus lanalus, L., et Hol eus mollis, L.,etc., plus convenablement placées parmi les Ar etia. Celles de la première section constituent donc â elles seules le genre ffotcus que l’on a également désigné sous le nom de Sorghum. Ce sout de grandes plantes originaires des Indes-Orientales , de l’Afrique et des autres contrées chaudes de l'ancien continent. Nous ne mentionnerons ici que les principales espèces.
La IIouqi e Sonr.no , f/olcus Sorghum , L. et Lamk.
( fllustr. lien., tab. 858, fig. 1), vulgairement Grand Millet d'Inde et Gros Millet. Elle a des tiges hautes de deux mètres et plus, articulées, munies de grandes feuilles semblables à celles du Maïs. Les fleurs forment line particule terminale, un peu serrée, à ramifications verlicillées ; leurs caryopses sont arrondies, grosses, d’une couleur qui varie du blanc ait jaune, et du brun au noir ou au pourpre très- foncé. Les ffotcus bicolor, L., f/olcus cernuus, Willd., ou f/olcus compàctus, Lamk., ne sont que des variétés de celte espèce.
La liocQUE saccharine, Holcus saccfiara/us , L. et Lamk. ( loc . cil., lab. 838, f. 3), vulgairement Millet de Cafrerie, est une espèce très -voisine de V Holcus Sorghum; mais elle en diffère par sa panicule plus grande, plus lâche et un peu étalée. Ses caryopses sont jaunâtres ou couleur de rouille, renfermées dans les glumes persistantes. Le nom spécifique de celte plante lui a été donné à cause de la saveur sucrée de ses liges qui sont épaisses et simulent celles de la Canne à sucre. On prétend que celle espèce est originaire de la Cafrerie; et il y a lieu de croire que V f/olcus Cofror$tm. Thunb., dont les Cafres font leur nourriture presque exclusive, est la même piaule ou une de ses variétés.
La Houque ex Epi, Holcus spicatus , Lin. et Lamk. (loc. cil. , tab. 838, f. 4), vulgairement Millet à chandelles, a des feuilles amples, ondulées et souvent velues à leur gaine; les fleurs sont disposées en épi terminal , dense, conique, d'un vert blanchâtre ou d'un violet bleuâtre. Les caryopses sont obovoïdes. obtuses et rétrécies vers leur base. Sous les fleurs, on observe un petit involucre composé de paillettes sétacées et plumeuses, ce qui a fait distinguer celle plante par Willdenow, comme constituant un genre particulier, sous le nom de Penicillaria. Dans les colonies d'Amérique, on donne à cette plante le nom de Couscou, et en Egypte on l’appelle Dourani/i.
Nous citerons encore V Holcus ale/tensis , L., qui
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habile non-seulement la Syrie et l'Afrique septentrionale, mais que l'on retrouve encore sur toutes les côtes de la Méditerranée, et particulièrement sur celles de France. Celte espèce se distingue facilement par sa tige de la grosseur d'une plume à écrire, par ses feuilles étroites, et par sa panicule pyramidale, 1res- lâche et d’un brun pourpré.
Les deux premières espèces, ci-dessus décrites, sont des végétaux précieux en raison des usages alimentaires que des peuples entiers font de leurs caryopses. On les cultive dans tous les pays chauds et tempérés de l'ancien monde. En France, cette culture s'étend jusque dans l'ancienne Lorraine; elle suit à peu près celle du Mais; mais elle semble beaucoup moins souffrir des rigueurs du climat. Dans les départements de la Côted'Or, de Saône-et-Loire et de l’Ain, son produit est fort avantageux pour les cultivateurs, car il est peu d'années et de terrains où elle ne réussisse très-bien. Le Sorgho préfère cependant une terre substantielle, mais très-meuble, et une bonne exposition à l'action de l'air et du soleil. On le plante dans le mois d'avril, lorsque les gelées ne sont plus à craindre, et on dispose les plants par séries régulières et beaucoup plus rapprochées que celles du Maïs. C'est principalement pour faire d’excellents balais avec ses panicules dépouillées des caryopses, qu'on le cultive en France; car à l'égard de ses fruits, nous rendons grâces à la nature de nous avoir fait présent d'autres Céréales qui nous permettent de ne pas y avoir recours. Quoique riches en fécule amylacée, les graines de Sorgho contiennent un principe âpre et amer qui les rend peu comestibles; c'est pourquoi on ne les récolte en France que pour engraisser les volailles. La quantité de sucre que contiennent les tiges du Sorgho, avant sa maturité, est assez considérable pour que l'extraction de ce sucre ait été proposée comme avantageuse dans le cas où nous serions privés, par une guerre maritime, du sucre des colonies. Le professeur Arduino de Padoue a publié un mémoire sur la culture de VHolcus saccliaratus et sur les procédés pour en extraire le sucre, F. Journal de Botanique, t. ut, p. 193.
HOURITK. rois, et mou.. On ne sait trop quel Poisson est ainsi nommé sur les côtes d'Afrique; encore que Valmon de Bomare prétende que ce soit un Saumon, tout porte â croire que l'Uourile de Madagascar est un Poulpe.
HOUSSON. bot. Syn. vulgaire de Fragon piquant.
HOl’STOME. Houstonia . bot. Genre de la famille des Rubiacées, et de la Télrandrie Monogynie, établi par Linné et ainsi caractérisé : calice Irès-pctit, â quatre dents; corolle infundibuliforme, dont le tube est étroit et plus long que le calice, le limbe à quatre découpures étalées, ovales, uu peu plus courtes que le tube; étamines insérées à l'entrée de la corolle, à filets très-courts, et à anthères dressées, oblongues; ovaire semi-infère, surmonté d'un style saillant et de deux stigmates en languettes; capsule entourée vers son milieu par les découpures calicinales, presque globuleuse, cchancrée, à deux bosses, biloculaire, à deux valves qui portent les cloisons sur leur milieu ; graines nombreuses, fixées à un placenta médian, presque arron- S DICT. SC1KBCRS HAT.
dies et un peu scahres. Os caractères ont été donnés par Richard père (m Alichx. Flor. floréal. A mtr., 1, p. 84); ils ne laissent aucun doute sur la place que V Houstonia doit occuper dans la série des ordres naturels. Quoique Jussieu (Gêner. Plant.) l'eût rapporté aux Rubiacées, il avait indiqué l'affiuité de VHoustonia cœrutea avec les Gentianées, dans le cas où l’ovaire de celles ci aurait été supère. Mais cette plante n'ayant pas l’ovaire ainsi constitué, fait toujours partie du genre Houstonia. A l'exception de Yiloustonla coccinea , Andr. (Heposit., lab. 100), dont Salisbtiry ( Paradis. Lon*l., 88) a fait son genre houvardia adopté par kunlh (V. ce mot), toutes les espèces du genre que nous examinons ici sont indigènes des États-Unis d’Amérique. Ce genre a été désigné par Gmelin (Syst. Feget., 1, pag. 203) sous le nom de Poirelia. Nuttal ( Gener . of Morth Amer. Plants, 1, p. 05) en a mentionné huit espèces qui sont de petites plantes â liges dicholomes, ordinairement quadrangulaires, et à fleurs terminales, rarement axillaires.
Plusieurs espèces d 'Housionia de Linné, de WilhJenow et de Michaux ont été transportées par kunth dan t le genre Ilédyotide. F. ce mot.
HOlTiA. mai. Synonyme dè Capromys. V. ce mot.
HOUTUfG» rois. F. Hactix.
HOUTTUYN1E. Houltuynia. bot. Ce genre, établi par Thunherft ( Flor. Japon., p. 234 ), a été placé dans la Monœcie Polyandrie, L., par Schreber, et dans la Polyandrie Polygamie par Persoon. En le rapportant à la famille des Aroïdées, Jussieu l'a ainsi caractérisé : spathe en cœur, semblable à la feuille, renfermant dans son pétiole engainant un spadice pédoncule . oblong. entouré d’un involucre ou calice commun, à quatre folioles, et couvert par les ovaires autour de chacun desquels se trouvent environ sept étamines; capsules Irigones. L'Houtluynia cordata, Thunberg (loc. cil., tab. 20). ressemble, par son port, à un Pontederia ou â un Saururus. Cette plante a une lige simple, un peu géniculée, garnie de feuilles pétiolées, alternes, en forme de cœur, et accompagnées de deux stipules. Elle croit au Japon, dans les fossés qui bordent les chemins.
Le Gladiolus roseus , qui fait partie du genre Tritonia, a été décrit et figuré sous le nom d 'Houltuynia Capensis dans Uouttuyn (Mat. Hist., 12, tab. 85, fig. 3). F. Tmtokie.
HOUTTUYNIEN. rois. Espèce du genre Coryphœne. F. ce mot.
HOUX. Iles. bot. Genre de la Tétrandrie Tétragynie, L., placé dans les Célastrinées par De Candolle (Prodrom. Syst. Feget., t. il), et établi par Tournefort, sous le nom d’ A qui folium que les anciens botanistes avaient donné à la principale espèce. Linné substitua à cette dénomination celle d'/lex déjà employée par Lonicer et par C. Bauhin pour désigner le Houx commun et le Chêne vert qui présentent quelque ressemblance seulement dans leurs feuilles. V /les de Virgile et des anciens était ce dernier végétal. Voici les caractères du genre lloux : calice très- petit, à quatre divisions dressées; corolle à quatre pétales dont les onglets sont très- larges et réunis par leur base au
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moyen dei Hleli slaminaux; quatre étamine* à filet* alternes, et soudés par leur base, avec le* pétales; ovaire supère, surmonté de quatre stigmates sessiles; haie petite, arrondie, contenant quatre noyaux monosperme*. On trouve souvent , sur le même individu , des fieurs uniftexuées et des fleurs hermaphrodites. Les plantes de ce genre sont des arbrisseaux à feuilles alternes, toujours verts et très-épineux dans quelques espèces. Leurs fleurs sont nombreuses et portées sur des pédoncules axillaires. Le Macoucoua d'Aublet (Guian., tah. 34), qui ressemble h Viles par sa fleur, mais dont le fruit est inconnu, en est peut-être congénère, selon Jussieu. Persoon et Kunth ont également réuni â ce genre le Palloria otalis de Ruiz et Pavon ( Flor . Perwr., i, t. 84, f. 0). Plus de trente espèces de Houx ont été décrites par les auteurs, soit sous le nom d'Ilex, soit comme faisant partie du genre Caséine. Elle* sont répandues sur presque toute la surface du glol>e. La plupart habitent les Canaries, l’Amérique septentrionale et méridionale, le Japon, le cap de Bonnc-Espé- | rance, etc.
Hoix connu. Iles aqui folium , L. C’est un petit arbre dont le tronc est droit, divisé en rameaux nombreux, la plupart verti cil lés , souples, recouverts d’une écorce lisse, verte, et garnis de feuilles ovales, coria- , ces, luisantes, d’un beau vert, le plus souvent ondulées, dentées et épineuses. Les fleurs sont petites, nombreuses, blanches et disposées en bouquets axillaires. Il leur succède des baies globuleuses , d'un beau rouge vif, et dont la pulpe n’a pas une saveur agréable. La forme pyramidale du Houx commun, ses fruits, dont le rouge éclatant contraste avec la verdure foncée de son feuillage qui persiste pendant l’hiver, lui ont mérité une distinction parmi les autre* arbrisseaux indigènes. On le cultive dans les jardins paysagers pour en décorer les bosquets d'hiver, cl oii en fait des haies vive* qui, indépendamment de leur charmant aspect, offrent l’avantage d’élrc impénétrables quand on a soin de les tailler un peu basses et de les garnir dans le pied avec des Groseillers épineux. La culture du Houx a fait naître un grand nombre de variétés que l'on distingue par la couleur des fruits, par les feuilles plus ou moins longues, arrondies, épineuses ou non, vertes uniformément ou diversement panachées. Ce* variétés ne peuvent se propager que par la greffe qui réussit beaucoup mieux lorsqu'on pratique celle-ci par approche et en écusson. Mais lorsqu’on veut multiplier le Houx sauvage, il est plus simple de semer ses graines à l'ombre, sur la fin de 1'aulotunc. que d’en transporter quelques jeunes plants des forêts; ceux-ci reprennent difficilement, à moins qu’on ail la précaution de les enlever avec la terre qui les entoure. Les Iles Balearica, Desf., et Iles Maderiensis , Laink., ont de grands rapports avec le Houx commun et peuvent être greffés sur lui. On les cultive en Europe où ils demandent quelques soins. Le bois du Houx est très-dur; il a un grain tellement serré que sa densité est plus considérable que celle de l'eau. On en fait quelques ouvrages de tour et de marqueterie; mais comme l'arbre n'acquiert jamais de grandes dimensions, on ne peut pas en tirer beaucoup d'ulifile sous ce rapport. Il sert donc principale-
ment à la confection des manches d'outils, de fouets, des bâtons et des baguette* de fusil. L'écorce intérieure du Houx sert à préparer la Glu (y. ce mot) que l'on emploie pour prendre les petits Oiseaux à la pipée , et dont on a recommandé l’application sur les tumeurs arthritiques. Quelques médecins ont également vanté l'efficacité de la décoction ou de l'extrait des feuilles de Houx, pris intérieurement, dans la goutte, le rhumatisme et les fièvres intermittentes; ils lui attribuaient la vertu d’augmenter la perspiration cutanée. Ce remède n'est plus en usage, non plus que les fruits du Houx qui, selon Dodœus, purgent, comme ceux du Nerprun. à la dose de dix à douze.
Hocx Maté. Iles Male, Aug. Saint- Hilaire (Plantes remarquables du Brésil; lnlrod., p. 41). C’est un petit arbre très -glabre; à feuilles ovées, cunéiformes ou lancéolées, oblongues, un peu obtuses, dont les bords sont munis de dents éloignées les unes des autres; â pédoncules axillaires et divisés en pédicelles nombreux. Le stigmate est quadrilobé, et les noyaux des fruits soûl marqués de veines. Cette espèce fournit la fameuse Herbe ou Thé du Paraguay. Elle croit abondamment dans le* bois voisins de Curiliba, au Brésil, et les habitants du pays la nomment Arrore do Mate ou da Congonha. Ce dernier nom est aussi appliqué à une plante entièrement différente de celle-ci, et qui est devenue le type du genre Luxeutba/gia d'Aug. Saint -Hilaire. I\ ce mot.Feuillée(Hi$l. des Plantes médicinales du Pérou cl du Chili, p. 16 et tab. 10) a décrit et figuré très imparfaitement, sous le même nom de Congonha, une plante du Pérou, qui ne parait être ni le Luxemburgia ni l'ilerbe du Paraguay. Mais pour revenir à celle-ci, nous | ajouterons qu'avant les renseignements fournis par Aug. Saint-Hilaire, rien n'était moins déterminé que la patrie et l'histoire botanique de celte plante. Les chef* de la république de Buenos Ayres, ayant senti l'importance de la posséder sur leur territoire , envoyèrent , en 1823, le docteur Bonplaud, au Paraguay, pour reconnaître celle espèce, et la planter sur les rives du Rio de la Plata, près de son embouchure. Ou sait quelle fut l'issue de celte mission; Bonplaud est resté longtemps prisonnier du gouverneur Francia. La grande consommation que les Espagnols et habitants de l’Amérique méridionale font du Thé du Paraguay, ne doit plus exiger de nouveaux sacrifices. Il ne s'agit maintenant que de chercher les moyensde préparer les feuilles de Viles Mate de Curiliba, avec tous les soins mis eu usage par les habitants du Paraguay. Aug. Saint Hilaire s'est convaincu , en voyant lui - même les quinconce* d'arbre de Mate, plantés par les Jésuites dans leurs anciennes missions, que la plante de Curiliba était identique avec celle-ci. Il jugea nécessaire de signaler cette identité aux autorité* brésiliennes, parce que les habitants de Buenos-Ayreset de Montevideo, qui, par l’effet des circonstances politiques, avaient interrompu toute communication avec le Paraguay, étaient venus chercher le Mate à Parannagua, port voisin de Curiliba , et avaient prétendu trouver quelque différence entre l’Herbe préparée au Paraguay et celle du Brésil.
Hocx Apalacbixk. Iles tomitoria , Ait. ( Hort. Kew., 1,p. 70). Arbrisseau élégant, indigène de la Flo-
ride et de la Virginie, dont le nom spécifique est tiré de la propriété vomitive que possèdent scs feuilles lorsqu'on prend leur infusion à forte dose. Les sauvages de l'Amérique septentrionale en font usage lorsqu’ils vont A la guerre; elle les excite et produit sur eux à peu prés les mêmes effets que les liqueurs spirilueuses sur les soldats européens.
Dans quelques provinces de France on appelle aussi Hoox, Petit Uni x et Hoix Frklox, le Huscus acuiea- (us, L. y . Frago*.
HO VF K. / lotea . rot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadclphie Décandrie, L. , établi en premier lieu par Srnitli (Transact. Liait ., I. ix, p.304) sous le nom de Poirelia qui n'a pas été adopté à cause de l’existence d'un genre de ce dernier nom établi antérieurement parVentenat. Poircl a compliqué inutilement cette synonymie en créant le mot Phusicarpos , afin de pouvoir décrire le genre dans le Dictionnaire Encyclopédique. En donnant à ce genre le nom d '/força, Roi». Brown ( Uort . Kew. , 2" édit.) l'a ainsi caractérisé : calice à deux lèvres, la supérieure bifide, obtuse; corolle papilionacée, à carène obtuse; étamines diadelphes; légume renflé, sphérique, uniloculaire et dispenne. Ce genre est voisin du Platylobiutn dont il diffère essentiellement par son légume sessile et renflé. Il renferme cinq espèces, savoir : /força lanceolata , Bot. Mag.; llotca Celai, Bonpl.; I/ocea linearis , Br., ou Poirelia linearis, Smith; llotea elliplica , Br., ou Poirelia elliplica, Smith; et Ilocea longi folia , Br. Elles sont toutes indigènes de la Nouvelle-Hollande, et on les cnltive en Europe dans quelques jardins botaniques. Ce sont des arbrisseaux à feuilles simples et alternes, et à fleurs purpurines ou violettes.
HOVEME. Horenia. bot. Genre de la famille des Rbamnées, et de la Pentandrie Monogynic. L., établi par Thunberg (Flor. Japon., p. 101 ), et adopté par Jussieu qui l'a ainsi caractérisé d’après les descriptions deThunhergel de Kœmpfer : calice à cinq découpures peu profondes; corolle à cinq pétales roulés en dedans; cinq étamines enveloppées par les pétales; un seul style surmonté de trois stigmates; capsule entourée par la base du calice persistant, globuleux, marquée de trois sillons Iriloculaires, à trois loges, dans chacune desquelles est une graine. Vi/orcnia tlulcis, Thunb., a été décrit et figuré par Kœmpfer ( Amenait . Exot., tab. 809) sous les noms de Sicku et de Ken Pokanas qu’il porte vulgairement au Japon. C'est un petit arbre à feuilles alternes, péliolécs, ovales-acuminées, dentées et glabres. Les fleurs sont nombreuses, caduques, portées sur des pédoncules axillaires et terminaux, et divariquées après la floraison. Ces pédoncules deviennent charnus et rougeâtres. Ils acquièrent une saveur douce et agréable qui les fait rechercher comme aliments par les habitants du pays.
HOYER. Hoya. bot. Genre de la famille des Asclépiadées et de la Pentandrie Digynie, L., établi par R. Brown (Transact. of fVerner. Social., 1, p. 26) qui l'a ainsi caractérisé : corolle rolacée, quinquéfidc; couronne staroinale à cinq folioles déprimées, charnues, dont l'angle intérieur se prolonge en une dent qui s’appuie sur l'anthère, laquelle est terminée par
une membrane; masses polliniqucs fixées par la hase, conniventes, comprimées; stigmate mu tique ; follicules lisses; graines aigrellées. Les plantes de ce genre sont des sous-arbrisseaux grimpants, à feuilles opposées, et â ombelles axillaires et mulliflorcs. L'espèce principale est le Hotkr ch art t , Hoya carnosa; Asclépios car nosa, Lin.; Stapelia Chinensis , Lour.; Schollia c rasai folia , Jacq. Sa tige est divisée en un grand nombre de rameaux cylindriques , sannenleux , pubescents, munis çà et là de crampons radiciformes, avec lesquels ils se soutiennent sur les arbres ou s'enfoncent dans les fissures de rochers, et peuvent ainsi s'élever à de grandes hauteurs. Ses feuilles sont opposées, péliolées, ovales-oblongucs, aiguCs, charnues, persistantes, glabres, luisantes et d’un vert assez foncé en dessus, plus pâle en dessous. Les fleurs, blanches, avec une très-légère teinte de rose, sont portées sur des pédoncules rougeâtres, légèrement pubescents, longs de quinze lignes environ , disposées, au nombre de vingt et plus, en une ombelle portée sur un pédoncule commun, placé un peu extérieurement à l'aisselle des feuilles, et de moitié plus long que leur pétiole. Le calice est monophylle, à ciuq divisions profondes, ovaleslancéolées. La corolle est monopélale, un peu charnue, veloutée en dessus, lisse et brillante en dehors, partagée jusqu'à moitié, en cinq divisions ouvertes en étoile. Au milieu de la fleur est un nectaire formé de cinq corps charnus, ovales, lisses, rougeâtres, de moitié plus courts que les divisions de la corolle, rétrécis à leurs deux extrémités, connivenls en étoile, creusés en dessus. Les étamines, au nombre de cinq, ont leurs filaments très-courts, soudés en un tube dilaté supérieurement et un peu évasé en cinq angles très aigus, dans chacun desquels est placée une anthère à deux loges oblongues, séparées l'une de l'autre, et cachées sous un repli membraneux, triangulaire, dont la pointe est tournée vers la partie bifide du stigmate. Les ovaires supérieurs, au nombre de deux, sont coniques, surmontés de deux stigmates sessiles, réunis et dilatés à leur base en un plateau charnu, pentagone, dont le centre est proéminent. Une particularité remarquable de cette plante, c'est que le pédoncule commun de chaque ombelle devient, à son extrémité, une sorte de bourgeon persistant et prolifère, produisant chaque année une nouvelle ombelle de fleurs, de manière que, plus la plante avance en âge, plus elle se charge de fleurs, puisque de nouveaux bourgeons se développant chaque année, les anciens n'en continuent pas moins de fournir aussi des ombelles.
Les autres espèces portées jusqu'ici, dans ce genre par les botanistes anglais, sont Hoya crassi folia, palliila, pottsii, trinerris, lanceolata, laurifolia et tiridiflora.
UÜA. ois. Synonyme vulgaire de Buse. T. Faccox.
HUACAN'CA. bot. Espèce péruvienne du genre Acacie, dont, selon Jussieu, Dombey faisait une Mimeuse dans son herbier. Elle n’a point encore été décrite ni figurée.
HUAN ou UCAU. ois. Synonymes vulgaires du Milan. V. Faicox.
Hl'ANACA. Et non Huanacane. bot. Cavanilles (icon. rar ., 6, p. 18, tab. 528) a établi sous ce nom.