‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 114 sur 117 · SOC · texte numérisé non relu

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semblent formés de rapprochements extraordinaires et d’espèces qui n’appartiennent pas même à des familles voisines. On y voit jusqu’à des animaux confondus avec des plantes. On dirait que, la plupart du temps, l'auteur réduit à ne travailler que sur des échantillons d'herbier , parfois incomplets, n’a pas observé les êtres vivants et n’a jugé de leur consistance dans l’élément qu’ils habitent, qu’en les mouillant imparfaitement. Quoi qu’il en soit, le Systema Algarum d’Agardh a ce mérite, qu’il est le premier catalogue à peu près complet des llydrophyles dont on possède des figures ou des descriptions. Bonnemaisoh de Quimper a donné dans le Journal de Physique, en mars 1833, une classification de ce qu’il appelle llydrophyles loculées ou plantes marines articulées, qui croissent en France; il les divise en quatre sections sous les noms de Gélatineuses, d’Épidermées, de Cératniées, et de Confervécs continues, suivant que leur fronde est composée nu simple, à membrane doublée ou à membrane unique, avec ou sans épiderme, articulée ou sans articulation. Il donne la description de vingt huit genres, mais sans figures, sans citation d’espèces, de sorte que cet ouvrage, qui suppose néanmoins de bonnes recherches, sera peu utile aux botanistes pour étudier des piaules que l’on ne peut bien observer en général qu'avec le secours de la loupe ou du microscope. 11 est fâcheux qu'Agardb et Bonnemaison aient constamment adopté comme caractères génériques essentiels, la couleur qui ne peut guère offrir que des caractères accessoires.

Lamouroux, qu’il faut distinguer toutes les fois qu’il est question d hydrophytologie, et qu'on doit considérer comme le père de cette science, publia, en 1815, son excellent traité modestement intitulé : Essai sur les genres de Thatassiophytes non articulées. Ce beau travail fut inséré dans les Annales du Muséum d'Uistoire naturelle; l'auteur y propose de diviser les llydrophyles en six ordres ou familles sous les noms de Fccace.es, Fi or idées, DicttotEes, liLVACtia, AlCYOKInitEs et Sporgodiëes. Éclairé depuis par de nouvelles observations, il pensa que les Spongodiées appartenaient aux Llvacées, que les Alcyonidiées rentraient en partie dans les Floridées, ainsi que dans les Polypiers sarcoides, cl que l’on ne devait pas classer dans les quatre premières séries toutes les llydrophyles que Linné aurait regardées comme des Conferves à cause de leurs articulations ou cloisons réelles ou apparentes.

On peut définir les llydrophyles : des végétaux â fructification obscure, quand ils ne sont pas agames; à tissu cellulaire, duquel transsude une mucosité généralement abondante; vivant dans l'eau, ou du moins auxquels la plus grande humidité possible est indispensable pour végéter, et reprenant en général une apparence de vie quand ils sont remouillés même après une longue dessiccation. Les familles dans lesquelles on peut répartir ces plantes sont les ChaodirEes, après lesquelles viennent les Alcyonidiées et les Spongodiées, si même celles-ci n’en fout partie, les CorfertEer, les Ceraii aires, les Dicttotêes, les FloridEes, les Fccacées, les llLVACtEs, enfin les CharacEes. E. tous ces mots.

HYDROPIPER. bot. C’est-à-dire Poivre d’eau. Es-

pèce des genres Kenouée et Élatine remarquables par leur saveur brûlante.

HYDROPITE. «iv. (Germar, Journ. de Schweigger, t. xxvi, p. 115.) Variété compacte de Silicate de Manganèse, trouvée à Schebenholz, près d’Elbingerode. V. MargarEse silicate.

HYDROP1TYONE. Hydropityon. bot. Ce genre, de la Décandric Monogynie. L., a été établi par Giertner fils ( Carpolog ., p. 10, tab. 185). et ainsi caractérisé: calice à cinq sépales; cinq pétales ovales, arrondis; dix étamines dont les filets sont épais, velus, et les anthères cordées; ovaire oblong, surmonté d’un style et d’un stigmate orhiculé ; capsule uionosperme, simulant une graine nue. On a placé ce genre dans la famille des Caryophyllées, mais ce rapprochement demande un examen ultérieur. Gœrtner fils a pris pour type de ce genre YHottonia Indien , L., dont Robert Brown ( Prodr . Ftor . Nov.-Holland p. 413) a formé également son genre Limnophila. Dans le Prodrome du professeur De Candolle, Seringe a distingué deux espèces dans le genre Hydropityon , savoir : l 'Hydropityon Zeylanicum, Gœrtner, et Y Hydropityon pedunculatum. C'est à celle-ci qu’il rapporte comme synonyme YHottonia Indica, L. Ces plantes sont aquatiques, indigènes des Indes-Orientales. Elles ont des feuilles verlicillées, peclinées, et de petites fleurs axillaires.

HYDROPORE. Hydroporus. 1RS. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des llydrocanthares, établi par Clairville et adopté par Lalreille avec ces caractères : les quatre tarses antérieurs presque semblables et spongieux en dessous dans les deux sexes, n'ayant que quatre articles distincts, le quatrième étant nul ou très-petit et caché, ainsi qu’une partie du dernier, dans une fissure profonde du troisième; point d'écusson apparent; corps ovale et aplati. Les Hydropores te distinguent des Hyphidres, V. ce mol, par la forme du corps; ils s’éloignent des Colymbètes, Hygrobies et Notères par des caractères tirés des tarses et des antennes. Ce sont des insectes de petite taille, qui vivent généralement dans les marais des pays froids et tempérés de l'Europe. Ils sont de forme ovale-allongée; leur tète est un peu moins large que le corselet, elle porte deux yeux assez grands, au-devant desquels sont insérées les antennes qui sont un peu plus longues que la télé et le corselet pris ensemble; elles sont composées de onze articles dont le premier est le plus grand et les autres sont égaux entre eux ; les palpes sont filiformes, terminées par un article ovoïde et finissant en pointe. Le corselet est plus large que la tête, transversal, arrondi sur les côtés. Les élylrcs sont de la largeur du corselet à leur base, elles s’élargissent un peu vers le milieu de leur longueur, et finissent presque en pointe. Les quatre pattes antérieures sont assez courtes , leurs tarses sont composés de cinq articles dont les trois premiers assez grands et spongieux en dessous. le quatrième très petit cl reçu dans une échancrure du troisième, le cinquième assez apparent, portant deux crochets recourbés ; les pattes postérieures sont plus longues, leurs tarses ont également cinq ar-

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