‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 115 sur 117 · KG · texte numérisé non relu

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ticles. mais ils «ont (oui bien distincts et vont en diminuant de grandeur depuis le premier jusqu'au cinquième. Dejean (Cat. des Col , p. 10) mentionne (rentecinq espèce* de ce genre, toute* propres à l'Europe; l'une des plus communes à Pari* est : ITIydrofore ÉryrniactTnniK. f/ydro/wrus Erythrotephalus, Fabr. Il a un peu plus d'une ligne de long ; tout son corps est d'un brun foncé; sa tète est rouge brique ainsi que ses pattes et les bords latéraux de se* élytres qui sont ponctuées et pubescentes. y.f pour les autres espèces, | Fabricius, Gylenhal , Olivier (Encycl. niéth., art. Dr- j Tiqck), Lalr. (Hist. nalur. des Crust. et des 1ns.) et Schoonherr.

HYDROPSYCHÉ, ilydropsyche. ms. Genre de Névroptèrqs, section de* Filicornes, famille des Plicipennés de Latreille, établi par F. Pictet, dans sa Monographie des Friganides,p. 109, qui le caractérise ainsi : ailes supérieures sans nervures transversales; les inférieures plissées; antennes minces, quelquefois assez longues; palpes maxillaires de cinq articles : le dernier presque aussi long que la réunion des quatre autres, et en forme de filament. Ce genre, facile à reconnaître, comprend des espèces nombreuses, dont les larves vivent presque toujours dans les eaux courantes; on les trouve abondamment dans les rivières. Les llydropsychés ont des couleurs grisâtres; les espèces sont fréquemment tachetées et difficiles à caractériser. Les Phryganea aloinaria, Gin., variegata, Lat., et vingthuit autres nouvelles, décrites par Pictet, font partie de ce genre.

HYDRUPTËR1DÉES. bot. Willdenow a désigné sous ce nom, la famille des Marsiléacées de Brown, Rhizospermes de Roth ou Salviniées de Mirhel. y. Marsi-

LÊACKtS.

HYDROPTILE. J/ydroptila. ns. Genre de Névroptères, section des Filicornes, famille des Plicipennes de Latreille, établi par Dalman, pour quelques Friganides nouvelles dont F. Pictet décrit trois espèces dans sa Monographie de ces insectes. Caractères : ailes supérieures minces, pointues, très-velues, à nervures peu distinctes; les inférieures semblables aux supérieures, non plissées; antennes courtes, filiformes; palpes maxillaires de cinq articles dont le dernier ovoïde. Ce genre très-naturel comprend de petites Friganides qui ont entre elles les plus grands rapports de taille, de couleur et d'habitudes; elles volent fréquemment le soir, recherchent la lumière, et sont difficiles à saisir. Leurs larves habitent dans des étuis en forme de rein, ouverts aux deux extrémités par une simple fente, en sorte que, quand la larve se relire dans l'intérieur, l'étui est fermé. Ils sont composés d'un tissu solide et de quelques petits grains de sable. Les larves sont remarquables parla grandeur de leurabdomen. comparée à celle du thorax et de la tète. Elles manquent d'organes respiratoires externes, et les pattes sont petites. La nymphe ne présente pas de différences sensibles d'avec celles des autres genres. Quand les larves veulent se métamorphoser, elles se fixent aux pierres des ruisseaux, et l’ouverture de l’étui se referme.

HYDROPYXIDE. I/ydropyxis. bot. Sous ce nom, j Rafflnesque (Flor. Ludov., p. 19) a établi un genre

qui appartient à la Didynamie Angiospermie, L., et dont voici les caractères : calice persistant , accompagné de deux bractées, à cinq divisions profondes, dont les deux intérieures plus courtes ; corolle hypocralériforme, ayant le limbe divisé en cinq lobes inégaux; quatre étamines didynames, à anthères haslées; ovaire supérieur surmonté d'un style simple et d'un stigmate en télé, à (rois lobes; capsule uniloculaire. polyspernic, trigone, s'ouvrant transversalement; graines attachées à un réceptacle libre et central. Ce genre, dont les caractères ne sont pas assez exacts pour mériter une entière confiance, a été rapporté avec doute aux Scrnphularinées. Il ne contient qu'une seule espèce, Hydropyxi» palustris, plante herbacée qui croit dans les marais de la Louisiane.

HYDRORHIZA. bot. Coramerson a donné ce nom, qui signifie Racine d'eau, à une espèce de Vaquois.

IIYDROSACES. bot. Syn. d'Androsacc. F. ce mot.

IIYDROSANE. us. Nom d’une variété d’Opale blanche, que l’on trouve près d'Habershurg en Saxe. Elle est tendre, hydrophane, et donne, par la distillation, une eau empyreumalique , sur laquelle surnage une pellicule huileuse. (Journ. de Phys., t. 40, p. 317.)

HYDROSÉLÉNIATES. mis. Sels provenant de la combinaison de l'Acide hydroséléniqtie avec les bases. Cet Acide, découvert par Berzelius, est un com|>osé d'Hydrogène et de Sélénium. F. ce dernier mol.

llYDROSIDERCM. bix. Synonyme de Fer phosphaté. V. Feb.

HYDROSTACHYDE. J/ydroslarhyt. bot. Genre établi par Du Pelit-Thouars {i\oc. Gener. Madagasc., u° I) qui l'a rapporté à la fnmille des Nayades et à la Diœcie Monandrie, L.; il est ainsi caractérisé : fleurs dioïques; les mâles ont un calice formé par une seule écaille courbée à son sommet, renfermant une anthère sessile et à deux loges; les fleur» femelles ont l’ovaire caché sous l'écaille calicinale, surmonté de deux styles, et se changeant en une capsule ovale, comprimée d’un côté, à deux valves, à une loge qui contient plusieurs graines attachées aux parois des volves. Du Pelit- Thouars n'a point mentionné les espèces qui composent ce genre. Ce sont des herbes qui croissent dans le fond des eaux, à Madagascar; leurs fleurs sont disposées en un chaton qui a la forme d’un épi, et elles sont portées sur une hampe qui s'élève d’entre les feuilles.

HYDROSULFATKS. Sels résultants de la combinaison de l’Acide hydrosulfurique avec les bases.

HYDROSl LFI RIQI E. BIX. y. ACIDES.

HYDROSYTE. «ix. Géodes de Calcédoine, qui contiennent de l'eau, y. Exoydbe.

HYDROTICIIE. f/ydrotiche. bot. Genre de la famille des Scrophularinécs , formé par Zuccarini pour une plante de Madagascar, voisine des genres Graiio/a et Limnophila. Caractères: calice infère, à cinq divisions presque égales; corolle infère, régulière, infundihuliforme : son limbe est divisé en cinq segments; deux étamines à anthères connexes; ovaire supère, à deux loges dans chacune desquelles, séparée par une membrane, sont plusieurs ovules attachés au placentaire; style simple; stigmate hilahié. Le fruit consiste en une capsule membraneuse. Les Hydrotiches sont des

plantes aquatiques, à feuilles inférieures submergées, verlicillées , capiliaceo-subulées. setoso-dentelées; les supérieures sont opposées, et les (leurs, peu nombreu ses, sont disposées en grappe. On n'en connaît qu'une seule espèce, Hydrotiche holtoniœflora, Z.

HYDROUS. Hydrout. îws. Nom donné par Leacb aux insectes du genre Hydrophile, F. ce mol.

HYDRUKES. bik. Combinaison de l'Hydrogène avec les corps considérés comme simples. F. Hydbogèxe.

HYDUUtL'S. bot. Bory a donné le nom de Cluzelle au genre qu'Agardh, dans son Systema s llgarum , publié en 1821, avait nommé H 'ydrurus . F. Cluzelle.

HYDROS. SEPT. F. llYORB.

HYÈNE. Hyœna. mai. Genre de Carnassiers digitigrades, caractérisé par des pieds seulement létradactyles, armés chacun de quatre ongles très -forts, mais qui, n'étant ni tranchants ni acérés, ne sont pas des griffes propres à retenir ou à déchirer une proie, ce sont seulement des instruments fouisseurs. Le pouce est représenté aux membres anterieurs par un seul petil os, sur le squelette, cl à l’extérieur, par un petit tubercule calleux, sans ongle, correspondant à ce petit os. il y a de chaque côté trois fausses molaires, une carnassière et une tuberculeuse à la mâchoire supérieure; trois fausses molaires et une carnassière sans tuberculeuse à l'inférieure; en tout, trente-quatre dents. A la mâchoire supérieure, la troisième incisive est longue et crochue; la première fausse molaire esl une petite dent à une seule racine et â couronne formée d’une petite pointe mousse; les deux autres fausses molaires de cette mâchoire, ainsi que toutes celles de l'inférieure, sont extrêmement épaisses et peu tranchantes. La largeur de la tête terminée par un museau obtus, l'énorme développement de la crête sagittale et de l'épine occipitale, l'écartement considérable des arcades zygomatiques dénotent une grande puissance d'action dans les muscJct du col et des mâchoires. On s'explique par là les récits des voyageurs qui racontent avoir vu des Hyènes emporter dans leur gueule des proies énormes sans les laisser toucher le sol. Les oreilles de ces animaux sont grandes et presque nues; leurs yeux grands; leur langue rude; leurs narines terminale^ et entourées d’un inutile. Les organes génitaux ressemblent à ceux du Chien, dont ils ditfèreul cependant par l 'absence de l'os pénial. Il parait que le genre établi par Geoffroy sous le nom de Prolèle, est le seul, parmi les Carnassiers, qui partage avec les Hyènes celle singularité organique. L'os péuial esl, suivant l'opinion de Geof- I froy Saint Hilaire, représenté chez ces animaux par un petit os qui esl placé entre l’ischium, le pubis et l’ileurn, dans la cavité cotyloïde, et dont on doit la découverte au professeur Serres.

Une foule de fables ridicules ont été débitées au sujet des Hyènes; elles oui leur origine dans deux circonstances organiques, que le Prolèle seul encore parait partager avec les Hyènes. Le membre postérieur vu sur un animal vivant et comparé â l'antérieur, parait d'une extrême brièveté, non pas qu'il le soit réellement, mais parce que l'animal eu tient toujours (es j diverses parties dans un tel étal de flexion que l'axe de son corps esl très-oblique sur le sol : de là résulte -

pour l’animal une allure tout à fait bizarre, et qui a fait dire que l'Hyène boite, surtout quand elle commence â marcher. Il est encore à remarquer que le métacarpe, toujours plus court que le métatarse, chez les Carnassiers, ne lui cède chez l'Hyène (de même encore que chez le Prolèle) en rien pour la longueur. L'autre fait, c’est l'existence d'une petite poche glanduleuse, placée au dessous de l'anus, et qui contient une humeur onctueuse et fétide. Celte poche, qui existe chez les mâles et chez les femelles également, a été prise pour la vulve, ce qui a fait regarder par les anciens l'Hyène comme hermaphrodite. L'histoire de l'Hyène n'élail du reste pour eux qu’un tissu de fables. Le vulgaire |M‘iise, au rapport de Pline, que les Hyènes sont hermaphrodite*, qu'elles changent de sexe tous les ans. qu'elles ne peuvenl tourner la tète sans tourner le corps, qu’elles savent imiter la voix humaine, même appeler les Hommes par leur nom. que les Chiens deviennent muets par le seul contact de leur ombre. Ou sait tout le cas que l'on doit faire de ces fables comme de toutes celles encore plus singulières débitées par Elieu; mais il faut remarquer qu’ Aristote avait mieux connu l'Hyène : il la décrit, donne des détails sur ses habitudes, et réfute même les absurdités déjà répandues de son temps; il explique très-bien ce qui a donné lieu â l'idée que l'Hyène réunit les deux sexes, et montre le peu de fondement de celte idée. yu«»i qu'il eu soit, ce n'est que très -tard que les modernes oui reconnu la véritable Hyène des anciens. Delon avait cru la retrouver dans la Civette, erreur qui s'explique parfaitement; mais on a peine à concevoir qu'on ail pu la confondre, comme on l'a fait, avec le Mandrill.

Les Hyènes sont, en général, des animaux nocturnes, comme la description de leurs organes des sens a déjà dû le faire pressentir. Elles préfèrent â tout la viande déjà ramollie par un commencement de putréfaction; sans doute à cause de la forme de leurs dents assez épaisses et assez tranchantes pour leur permettre même de se nourrir aussi de substances végétales, telles que du pain ou des racines Elles attaquent cependant quelquefois des animaux, et l'Homme lui-mème, mais seulement quand les charognes leur manquent. Ordinairement, pour satisfaire à leurs goûts immondes, elles pénètrent la nuit dans les cimetières, fouillent les tombeaux et déterrent les cadavres. Dans les contrées chaudes qu’elles habitent, et où la chaleur rend le travail si pénible, et les miasmes putrides si dangereux, l'Homme a su mettre à profit leur voracité, et se reposer sur elles de soins rebutants : les immondices, les charognes, sont laissées le soir dans les rues des villes; les Ilyènes pénètrent la nuit dans leur enceinte, et s'en repaissent avidement. Ces animaux sont renommés pour leur férocité : cependant Pennanl, Buffon, Cuvier, Harrow, rappurtenl des exemples de Hyènes apprivoisées, que du reste on commence à voir assez fréquemment dans les ménageries foraines.

On n'a distingué dans ce genre qu'un petit nombre d'espèces, qui toutes habitent les climats chauds de l'ancien continent. Linné avait réuni aux Cbicus les espèces qu'il connaissait.

Hyexe bayle. Hyœna rulgaris. Geoff. St. -Hilaire;

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Cania llyœna , Lin. C’est l'Iîyène des anciens; celle ail sujet de laquelle ont été débitées toutes les Fables dont il a été question plus haut. On l'a vue pour la première fois à Rome, sous l'empire de Gordien. Elle est d'un gris jaunâtre, rayé transversalement de noir; les jambe* ont de petites raies horizon) aies dont les supérieures se courbent et se continuent avec les grandes raies transversales du corps; la tète est couverte d'un poil très court, grisâtre, mais varié irrégulièrement de noir; la gorge est d’un beau noir; le reste du dessous est jaunâtre. On remarque, sur le dos. une longue crinière noire; sur le cou et sur la queue, des poils un peu plus allongés et plus roides que ceux du corps continuent cette crinière; les pattes, uniformément grisâtres, sont velues jusqu'au bout des doigts; les oreilles sont longues et coniques, presque nues, sans comprendre la queue qui est de moyenne longueur. L’animal a trois pieds quatre pouces de long. Rruce a tué, dans l’Albara, un individu beaucoup plus grand. Celle espèce et la suivante ont, à la dernière molaire d'en bas, un tubercule particulier placé en dedans qui ne se retrouve que chez elles. L'Hyène rayée habile la Perse, l'Égypte, la Barbarie et l'Abyssinie; elle est très-féroce et difficile à apprivoiser, quoiqu'on y ait quelquefois réussi.

IlYfcvE beux s. llyœna fuaca , Geoff. Saint-Hilaire. Elle a le corps couvert en entier de très-longs poils bruns, qui pendent sur les côtés ; la tète couverte de poils courts, brun -grisâtres; les pattes annelées de blanc et de brun; le dessous du corps d'un blanc sale. Les incisives supérieures sont contiguës, et la dernière molaire d'en bas a la même forme que chez l'Hyène rayée, mais le tubercule est moins saillant. Sa taille est à peu près celle des autres Hyènes. Celte espèce, distinguée par Geoffroy Saint-Hilaire, n'a été bien décrite. depuis lui, que par Cuvier (Ossements fossiles ). et ne doit nullement être confondue avec l'Hyène rousse de ce professeur.

IIyëvk t achevée. llyœna C'a peu si» , Desm.; (ai ni» Cravata, L. Des taches nombreuses d'un brun foncé sur un fond gris-jaunâtre en dessus; le dessous du corps et la face interne des membres fauve-blaiicbâlre; le bas de la jambe d'une nuance plus foncée; un seul rang de taches voisines et en ligne sur le col; des oreilles presque nues, arrondies; la queue tachetée à son origine, noire dans le reste de son étendue, caractérisent celte espèce. Les poils du dos, un peu plus longs que ceux du reste du corps, forment une sorte de petite crinière. Une autre race, peut-être une autre espèce du Cap, diffère de celle-ci par des taches beaucoup moins nombreuses, par les jambes noires, le ventre noirâtre, le poil plus long et plus doux et par une couleur rousse plus foncée. C’est à cette Hyène que Cuvier, en parlant de souvenir, avait donné le nom d'Hyène rousse (Ossements fossiles, première édition). Mais cette Hyène est justement celle qui est si commune au Cap. Si de ces deux sortes d'Uyènes on veut faire deux espèces, c'est donc la première qui doit changer de nom. C’est sans doute ce motif qui a porté le professeur à la supprimer dans ses Ossements fossiles, deuxième édition. Delalande a rapporté du

Cap le jeune âge de celle espèce : sa tète est fauve et son corps noirâtre, seulement avec quelques taches sur le dos et l’origine de la queue. Celle espèce, qui habile la partie méridionale de l'Afrique, parait moins féroce que l’Hfène rayée. Rarrow (Voy. au Cap) assure qu’il est des pays où l’on emploie cette Hyène pour la chasse, et qu'elle ne cède au Chien, ni pour l’intelligence, ni pour la fidélité. Celle qui a vécu â la Ménagerie du Muséum, s’échappa lors de son arrivée à Lorient, courut quelque temps dans les champs sans faire de mal â personne, et se laissa bientôt reprendre sans résistance. Elle a vécu seize ans â Paris, et a toujours été trèsdouce, excepté dans les dernières années de sa vie, où sans doute par l’effet des infirmités de la vieillesse, elle devint plus farouche.

Bruce a décrit comme une espèce nouvelle l'Hyène d'Abyssinie, sous le nom de Canis Hyœ nomeia s on ne la considère généralement que comme une variété de l’Hyène rayée, dont elle ne diffère guère que par une taille un peu plus considérable. On a aussi rapporté aux Hyènes des animaux de genres différents, comme le Loup rouge, nommé par quelques auteurs Hyène d’Amérique; et deux nouvelles espèces de Carnassiers de l'Afrique méridionale dont l'un, type du genre nouveau, a été nommé par Geoffroy Prolèle Delalande, et sera décrit au mot Peotêle. Voici la description de l'autre espèce, qui doit peut-être aussi former un genre nouveau.

IlYtxE peitte. llyœna pic/a, Tem.; llyœna renaîtra, Burehell ; Chien Uyénotde. Cuvier. Elle a été bien décrite et figurée pour la première fois par le savant ornithologiste hollandais, Temminck (Ann. génér. des Sciences phys. et nat., vol. 3, p. 40), qui l'a d'abord rapportée au genre Hyène dont elle a en effet les doigts et les ongles : mais s’en étant procuré depuis le crâne. Temminck a reconnu lui-méme que cet animal s'éloignait des Hyènes â plusieurs égards. Ses mâchoires et ses dents sont exactement celles des Chiens qui ont seulement le petit lobe en avant des fausses molaires moins prononcé. Du reste la forme de sa télé te rapproche assez des Hyènes dont il a la taille : mais il est beaucoup plus haut sur jambes et plus élancé que celles-ci. Ses oreilles, larges et arrondies, sont velues. Quant à son pelage, il est varié et comme marbré de blanc, de noirâtre et de jaune. La couleur noirâtre s'étend principalement sur le milieu du sommet de la tête, la gorge et les deux tiers de la queue : le blanc domine sur les quatre extrémités et le reste de* la queue. La femelle a le pelage plus abondant en fauve que le mâle.

Ces animaux ont les habitudes des Chiens sauvages : ils vivent en troupes nombreuses, chassent en plein jour et avec une sorte d’ensemble et d’accord, s’approchant ainsi quelquefois jusqu'auprès des villes. Un voyageur très-digne de foi, qui a vu vivant un individu de celle espèce, a assuré que cette Hyène tenait dans un état habituel de flexion, non pas seulement, comme ses congénères, le membre postérieur, mais aussi, ce qu'on n’a encore observé chez aucun autre animal, le membre antérieur.

Il n'existe point d’Hyènes au nouveau monde; l’anf-

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mal auquel on a donné ce nom, le Loup rouge du Mexique, e«t une espèce du genre Chien.

HTfeix fossile, Cuv., Hycena fusai lis , Desni. Des ossements fossiles d’Hyène sont assez abondamment répandus soit dans les carrières où se trouvent en si grande abondance les ossements d’Ours, soit aussi dans les terrains d'alluvion avec des ossements d’Élépbanl. Ces ossements, découverts depuis longtemps, n'ont été reconnus que de nos jours, par Cuvier, pour appartenir A une Hyène. Une portion de ces débris a été trouvée en Allemagne et en France ; mais le dépôt le plus abondant est la caverne de Kirkdalo, dans le comté d’York. Leurs dimensions ont montré que l’antique Hyène était une espèce différente de celles vivantes aujourd'hui. C’est de l’Hyène rayée qu’elle se rapproche davantage; mais elle en diffère par une crête sagittale plus distincte, plus élevée, plus comprimée, par sa mâchoire plus lougue et surtout plus haute, et par une taille plus considérable. Les habitudes de cet antique habitant du monde ont dû ressembler à celles de nos Hyènes d’aujourd'hui. Les cavernes qui lui servirent de tombeau sont remplies d'ossements, restes d’animaux dévorés; mais ce qui est très- remarquable, c’est que parmi eux, l'on ne trouve pas un seul ossement humain. Ce qui ajoute une preuve de plus à l’introduction moderne de l'Homme dans l'ensemble de la nature.

HYÈNE, xoll. Une espèce du genre Cône porte ce

nom.

I1YÈNODONTE. Hyenodon. iai. fom. De Laizer et De Parieu ont proposé, sous ce nom, l'établissement, dans la méthode de classification des Mammifères, d’un genre nouveau, voisin des Didelphes, pour une espèce fossile, dont ils ont trouve une mâchoire à Cour-

non, en Auvergne, dans le calcaire tertiaire. Celle mâchoire doit avoir été garnie de six incisives, de deux canines et de quatorze molaires. Un trait particulièrement remarquable dans ce fossile, est l'allongement considérable des os maxillaires . qui le rapproche des Sarigues; outre cela, il y a un repli interne de l’apophyse postérieure, qui parait le rudiment de l'apophyse en crochet des Didelphes. Les auteurs ont nommé la seule espèce connue, Hy&xodoxte Leptortxqle, Hyenodon Leptorynchus.

HYGKODATES. Uygrobatœ. ois. Nom donné par llligcr, à une famille qui comprend les genres Avoceltc, Spatule et Phænicoplère.

HYGROBIE. Hygrobia. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Uydrocanthares . établi par Lalreille qui y comprenait les Hyphydres d'illiger; il les en a séparés depuis et assigne les caractères suivants au genre dont il est question : tarses à cinq articles distincts, et dont les quatre antérieurs sont dilatés presque également à leur base, dans les mâles, en une petite palette en carré long, cl se repliant sous la jambe; antennes plus courtes que le corps et le corselet; palpes extérieures plus grosses à leur sommet; corps trèsbombé ; yeux saillants.

Les Hygrohit-s se distinguent des Hydropores et des Hyphydres par les tarses antérieurs qui n’ont que

quatre articles distincts dans ceux-ci. Ils s'éloignent des Dytiques et des Colymbèles par leurs antennes plus courtes que le corselet et la télé, tandis qu’elles sont plus longues dans les deux genres qui viennent d’ètre cités. Les Hygrohies ont les mandibules saillantes au delà du labre, fortement échancrées à leur sommet ; leur tête est dégagée postérieurement et mobile; le bord antérieur du corselet est presque droit, presque parallèle au bord postérieur et guère plus étroit; ils ont un petit écusson. La principale espèce de ce genre est

il yc.robi e dk Hermann. Hygrobia J/ermanni, Ilydrathnu Hennanni, Fabr., Clairv. ( Enlom. Helv., I. il, pl. 20, sa). Elle a cinq lignes de long; ses antennes sont ferrugineuses ainsi que sa tête, avec une tache noire autour des yeux; sou corselet est noir, avec une large bande transverse ferrugineuse; ses élylres sont un peu raboteuses, noires, avec le bord extérieur et la base ferrugineux; le dessous du corps est de celle couleur, avec la poitrine et l'extrémité du ventre noires. Clairville rapporte au même genre le Dyliscus uligi nosus de Fabricius, et le figure /oc. cil., pl. sb.

UYGKOBIÉES. Hygrobia. bot. Dans son Analyse du fruit, p. 34, le professeur Richard a proposé l’établissement de cette famille naturelle de plantes pour un certain nombre de genres placés auparavant, pour la plupart, dans la première section des Onagraires. Celte famille est la même que celle à laquelle Jussieu a donné, plus lard, le nom de Cercodiennes, et Brown celui d ' Haloragèes. Voici les caractères qui la distinguent: les fleurs sont en général petites et axillaires, quelquefois unisexuées; le calice est monosépale, adhérent avec l’ovaire qui est infère, et se terminant supérieurement par un limbe à trois ou quatre divisions. La corolle, qui manque quelquefois, se compose de trois ou quatre pétales alternes avec les lobes du calice; les étamines, qui sont épigynes et insérées en dedans de la corolle, sont cil nombre égal ou double des divisions calicinales. auxquelles elles sont opposées dans le premier cas. Coupé transversalement, l'ovaire présente autant de loges qu'il y a de divisions au calice; chacune d'elles contient un seul ovule renversé; cet ovaire est surmonté d'autant de stigmates filiformes, glanduleux ou velus, qu’il a de loges. Le fruit est une baie ou une capsule couronnée par les lobes du calice, à plusieurs loges monospermes. Chaque graine, qui est renversée, offre un tégument propre, membraneux, un endosperme charnu, dans la partie centrale duquel est un embryon cylindrique, dont la radicule tournée vers le hile est obtuse.

Celle petite famille se compose des genres Vahlia de Thunberg, Cercodea de Solander ou Halorayis de Forster; Goniocarpu s de Thunberg, ou Myriophyllum, L. ; Proserpinaca, L., ou Trixis de Gœrlner.

Le professeur Richard ( loc . oit.) place également dans celle famille, le genre Hippuris, qui a son ovaire à une seule loge contenant un seul ovule renversé. Mais ce genre est bien certainement dépourvu d’endosperme. Néanmoins il parait évident qu’il ne peut en être éloigné.

HYGROCROCIDE. Hygrocrocis. bot. ( Ccramiaires ?)

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Genre établi par Agardh (Syst. A/g., p. 45), dont les caractères consistent en des filaments translucides, arachnoïdes, d'une extrême finesse, obscurément articulés, flottant en une membrane gélatineuse, souvent fort dense, à la surface des infusions et de diverses liqueurs, même de celles qui contiennent des subslaoces métalliques corrosives. A ce geure, qui parait devoir être adopté, doit appartenir une petite Conferve pâle que Dutrochel a trouvée dans de l'eau de Goulard ; le Conforta infusionum de De Candolle, s’il n’est pas un Oscillaire imparfaitement observé, y peut aussi rentrer. Agardh mentionne les espèces trouvées dans une macération de Sauge, de Gomme arabique, de Roses, de Groseilles; et le Conferva at rament i , Lyngb., Tent., pl. 57, que souvent l’on observe dans l'encre à écrire. Ce sont des plantes à peine organisées, dont une, Hygrocrocis cini , a été découverte dans le vin de Madère.

HYGROMANES. moll. Petit groupe proposé par Férussac, dans son sous-genre Uélicelle.

HYGROMITRA. bot. (Champignons.) Le Tremella stipitala de Bosc a servi de type à un sous-genre auquel Nées d'Esenbeck a donné le nom à'Hygromitra , et qu’il a placé parmi les Tremelles. Fries, en lui conservant ce nom. y a joint VHeltella gelatinosa de Buillard et quelques autres espèces, et en a fait un sousgenre des Leotia. Cette opinion parait plus juste, car ces plantes ont un chapeau très-distinct qu'on ne trouve pas dans les Tremelles. V. Léotie.

HYGRONOME. Hygronoma. ms. Coléoptères lélramères? genre de la famille des Brachéiylres, formé par le docteur Erickson, aux dépens du genre Aléocharc de Gravenhorst, pour une espèce qui lui a présenté les différences suivantes : palpes maxillaires courtes; les labiales composées de trois articles dont le second fort court; languette courte et bifide; point de paraglosses; antennes coudées à leur base, épaisses, avec le troisième article conique; corps oblong; corselet presque carré; quatre articles courts cl déprimés à tous les tarses. Le Hygronoma dimidiata, seule espèce jusqu'ici connue de ce genre, a le corps entièrement d’un noir brillant; la base des antennes et les pieds roux; une moitié des élylres est jaune. Elle a un peu plus d'une ligne de longueur, et on la trouve en Europe, sur les fleurs.

HYGROPHILE. Hygrophila. bot. Robert Brown (P rôtir. Flor. Not.-Holl., 1, p. 470) a établi, sous ce nom, un genre nouveau dans la famille des Acanlhacées et dont le Hue/lia ringens , L., est le type. Il le caractérise ainsi : calice tubuleux, à cinq divisions égales; corolle en gueule; quatre étamines fertiles, dont les loges sont parallèles et dépourvues d’appendices; loges de l'ovaire polyspermes; graines soutenues par un funicule. Les tlygrophiles se distinguent suffisamment des Ruellies par la forme de leur corolle, leur calice tubuleux qui se rompt en cinq pièces par suite du développement de la capsule.

Ce genre se compose, outre l’espèce de Rue/lia qui en est le type, d’une autre espèce que R. Brown nomme Hygrophila anguatifolia , à cause de ses feuilles linéaires, lancéolées, réunies par paires rapprochées:

elle est originaire de la Nouvelle -Hollande; enfin des Hygrophila undu/ala, Iluellia uttdulala , Wahl.; Hygrophila difformis, Iluellia difformis , Lin. fils; et Hygrophila pusilla , RI., que le docteur Blume a pu étudier sur place, dans l'ile de Java.

HYGROSCOPIC1TÉ. bot. iool. Faculté qu’ont les corps de perdre ou d'absorber l'humidité. Dans les animaux, toutes les membranes, tous les tissus, jouissent de celle faculté au suprême degré; dans les végétaux, les organes les plus remarquables sous ce rapport sont les aigrettes des Synanlhérées . les poils roides appelés cils, les dents du périslome des Mousses , les valves de plusieurs capsules, et en général les parties sèches, coriaces ou scaneuses. On voit ces organes se tordre ou se crisper par la sécheresse, et se détordre ou s’étendre par l'humidité. Les corps ligneux, surtout l'Aubier, sont très- hygroscupiques; ce dernier même étant inis à nu pourrit aisément, tandis que l'écorce, peu hygroscopiquc, le protège habituellement. C'est aussi une des causes qui font sortir des fissures de l'écorce, les gommes et les résines sécrétées intérieurement dans le corps ligneux. L’effet de l'IIygroscopicité est d'étendre le tissu ou la portion de tissu qui est affectée par l'humidité. Ainsi dans un corps quelconque, la partie qui absorbe le plus d'eau, se courbe sur la partie contiguë qui en absorbe moins, parce que celte dernière devient comparativement plus courte. Il faut nécessairement , ou que les deux parties adhérentes et inégalement humides se séparent, ou que celle qui graudil, suive le sort de la partie la plus sèche, qu’elle se déjele de son côté, qu'elle soit soulevée par elle, etc. Dans les capsules, le cùlé extérieur, frappé par le soleil, se dessèche presque toujours avant le côté intérieur, et alors les valves s’étalent. 11 y a cependant une exception à celte loi dans ce que l'on nomme vulgairement Rose de Jèrico ; voyez ce qui en a été dit au mol Axastatica.

Il YG ROTE. Hygrotus. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Dytisciens, établi par Stephens (Brit. enlomol., vol. 2, p. 58 et 4G) qui lui assigne pour caractères : dernier article des palpes maxillaires ovale, conique, aigu; mandibules profondément entaillées vers l'extrémité; antennes filiformes, avec les premier et second articles allongés, les troisième et quatrième un peu plus épais, mais de la même longueur, les suivants décroissant d’une manière progressive; corselet convexe, presque globuleux; point d'écusson; ély très ovales; corps peu allongé; crochets des tarses bifides. Stephens place dans cegenre les Dytiscus atsimilis, Payk.; Dytiscus confluons , Fab Dytiscus colla ris, Panz.; Dytiscus relit ulal us, Fabr.; Dytiscus inœqualis du même auteur, et plusieurs autres espèces nouvelles ou moins connues.

HYLA. bbpt. F. Rainbttes.

HYLACIER. Hylacium. bot. Genre de la Penlandric Monogynie, L., établi par Palisot-Beauvois (Flore d’Oware et de Bénin , l. n, p. 84) qui l'a placé dans la famille des Rubiacées, et l'a ainsi caractérisé : calice & cinq dents; corolle infundibuliforme, à cinq divisions renversées; cinq étamines à l’ouverture du tube de la corolle; un pistil sillonné à sa base; stigmate cylin-

île

drique, tronqué aux deux extrémités et sillonné dans sa longueur; drupe sec. couronné et renfermant un noyau comprimé, ridé, biloculaire; loges inonospermes par suite de l'avortement d'une des deux graines. L'auteur de ce genre lui a trouvé des rapports avec les genres Pacelta, Chiococca cl Peycholria; mais il s’en distingue surtout par son pistil et son stigmate sillonnés, ainsi que par son noyau ligneux, ridé et comprimé. L'inspection de la figure donnée par Beauvois, et celle des échantillons de sou herbier, ont porté Giiillemin à croire que le rapprochement présenté n’a aucune valeur. L*ovairc de VHylacium lui a paru supère, et ses feuilles dépourvues de stipules interpétiolaires. La plante of- j fre en outre un port analogue à celui de certaines j Apocynées. VHylacium Owariense , beauvois (/oc. I rit., tah. 113), est un arbrisseau qui croit dans les dé- : sert» du royaume d’Oware. Ses feuilles sont opposées, portées sur un court pétiole, ovales oblongues, amincies aux deux extrémités, entières et glabres. Les fleurs sont blanches, en corymhc terminal, portées sur des pédoncules Iricholomes.

HYLEBATES. ois. Nom donné par Vieillot à une famille d'Rchassiers, qui ne comprend que le genre Agami, lequel n’est encore composé que d’une seule espèce.

HYLECCETE. Hylecœlue. ns. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Serricornes, tribu des Lime-Bois, établi par Latreille, et ayant pour caractères : palpes maxillaires beaucoup plus grandes que les labiales, pendantes, très-divisées, et comme en peigne ou en forme de houppe dans les mâles; éluis recouvrant en grande partie le dessus de l'abdomen; antennes en scie, uniformes. Ces insectes , s'éloignent des Cupès par les palpes qui sont égales dans ces derniers, et par les antennes. Ils diffèrent des Lyinexylons parc e que ceux-ci ont des antennes simples. Les larves des Hylecœles sont à peu près les mêmes «pie celles des Lymexylons; elles causent de grands dommages au bois de Chêne. L'espèce qui sert de type à ce genre , est :

L'IIylecocte Bermestoides. Hyleeœlu» Dermeeloitlcs; Metoe Marri , L., le mâle; Canlharis Derme s toi de s, Oliv. (Col. ii.îS; 1, 12). Femelle longue de six lignes, d’un fauve pâle, avec les yeux et la poitrine noirs. Mâle noir; étui tantôt noirâtre, tantôt roussâtre, avec l’extrémité noire. On trouve celle espèce en Allemagne. en Angleterre et au nord de l'Europe.

HYLÉK. Hyloeue. ms. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Porte -Aiguillons, famille des Mellifères, tribu des A ndrénètes, établi par Fabricius qui associait aux espèces de cc genre des insectes avec lesquels il a formé depuis le genre Prosope, adopté | par Jurinc sous la même dénomination. Latreille a conservé le nom d'Hylée. et a distingué quelques-unes ; des Prosopes et des Hylées de Fabricius, sous le nom 1 de Collète. V. ce mot. Les caractères du genre Hylée, tel qu’il est adopté par ce savant (Fam. nat. du Règne Anim.), sont : division intermédiaire de la languette presque en forme de cœur, et doublée dans le repos; second et troisième articles des antennes presque éga- j lement longs; point de pattes pollinigères; deux cellules sous-marginales.

Les nylées sc distinguent des Collèles par leurs antennes, par les pattes et par des caractères tirés des cellules des ailes. Ces insectes sont généralement petits. glabres, noirs, tachetés de jaune et de blanc; leurs antennes sont assez grosses, mais courtes, ne dépassant guère la naissance des ailes dans les deux sexes , insérées vers le milieu du front, de douze ou treize articles suivant les sexes, dont le premier, assez long, presque cylindrique ou cylindro-coniquc, un peu plus renflé dans Ie6 mâles ; les autres presque égaux, courts, assez distincts; à partir du second, chaque antenne fait un coude et prend une figure arquée. La tête des Hylées es! presque triangulaire, comprimée, verticale, appliquée contre le corselet, dont le diamètre transversal est à peu près le même; la face csl plane et présente immédiatement au-dessus de la bouche deux lignes imprimées . réunies transversalement par une troisième, au-dessus de l'inserliou des antennes.- L’espace circonscrit par ces lignes forme une sorte de triangle, tronqué ou en Irapèze, et parait remplacer le chaperon ; celle face est toujours colorée de blanc ou de jaunâtre dans les mâles, tandis que celle des femelles n'a au plus que deux taches ou deux lignes colorées de mèrne; une de chaque côté, près du bord interne des yeux. Ceux-ci sont oblongs, entiers, et occupent les côtés de la tète; les trois yeux lisses sont situés sur le verlex et forment un triangle; le corselet est cylindrique; l'abdomen est ové, conique, bans les femelles, il renferme un aiguillon assez long, accompagné de deux petites pièces comprimées, linéaires, appelées styles : les pâlies sont courtes, assez fortes. Comme les Hylées n'ont pas de brosses aux pattes pour recueillir le pollen des fleurs, il est probable qu'ils pondent leurs œufs dans les nids de quelques autres insectes. On ne connaît pas leurs mœurs; tout ce qu'on sait sur leur manière de vivre, c’est qu’ils fréquentent les fleursdu Réséda et de l’Oignon de préférence à toute autre. La principale espèce de ce genre est :

I.'IIylêe arnei E. Hylœue annulatue, Protopie annu/alu, Fahr., Illig.; Metlita annutata , Kirhy; Proeopit bifasciatu» , Jurinc (Hym., pl. 11, genr. 30); A pie annulata , L. 11 est long d’environ trois lignes, très-noir; le premier article des antennes est très peu dilaté; l'abdomen est uniformément noir; les jambes postérieures annelées de blanchâtre, et le devant delà télé tacheté de cette même couleur. Celle espèce se trouve en France ; elle répand une légère odeur de musc.

UYLÉSINE. Hyleeinue. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Xylophages, tribu des Scolilaires, établi par Fabricius qui les réunissait, darfs ses ouvrages antérieurs, aux Bostriches, genre déjà institué par Üegéer sous le nom d’Ips, et qu’il ne faut pas confondre avec les Bostriches ( à pattes , Fabr.) du naturaliste français. Par un autre renversement, il transmettait la dénomination de Scotyie aux Omopbrone de Latreille. f'’. ce mot. Le genre Hylésine qu'OIivier réunissait au genre Scolyte de Geoffroy, qu'il avait rétabli, a pour caractères, suivant Latreille : palpes très-petites, coniques; antennes en massue solide; massue commençant au neuvième

article, peu ou point comprimée, ovoïde, pointue au bout.

Ces insectes ressemblent beaucoup aux Scolyles propromeut dits, mais ils en différent par la massue des antennes; ils s'éloignent des Phloiotribes de Latreille, par des caractères de la même valeur : ce sont de petits insectes qui vivent dans le bois . et dont on connaît |ieu encore les mœurs et les métamorphoses. L'espèce qui sert de type à ce genre est:

L’Hylésive cbévklê. Hylesinus crenatus , Fabr.; Scolyle crénelé, Oliv. (t. xi, n° 78, pl. 2, fig. 18). Il est noir, luisant, avec les antennes et les pattes fauves ; les élyl tes sont d'un brun marron; le corselet a des points épars, mais confluents, ce qui le fait paraître un peu chagriné; les élytres offrent, outre ce caractère, des points disposés en séries longitudinales. Il est rare aux environs de Paris. Dejean (Calai, des Coléopl., p. 100) mentionne six autres espèces de ce genre.

I1YLITHE. Hylithus. ms. Coléoptères hétéromères; genre de la famille des Mélasomes, institué par Guérin, pour un insecte que Lacordaire a rapporté du Chili. Caractères : antennes composées de onze articles dont le premier et le pénultième les plus gros, le second le plus petit, le troisième fort allongé; tête terminée en avant par trois lobes, dont l'intermédiaire très-grand, échancré, presque pointu; labre et mandibules entièrement cachés sous l'avancement de la télé; lèvre inférieure transverse, insérée dans une profonde échancrure du menton, saillante au milieu, recouvrant entièrement les organes de la manducation; palpes maxillaires terminées par un gros article triangulaire, en forme de hache.

Hylitbe textybioïde. Hylilhus tentyrioides , Lacord., .Magaz. de Zool.. pl. 108. Son corps est étroit, allongé, noir, avec quelques nuances de rougeâtre en dessous ; la tête est saillante, fortement ponctuée, avec les antennes de la longueur du corselet et d’un brun rougeâtre; le corselet est aussi long que large, rétréci à ses deux extrémités, arrondi sur les côtés, très- ponctué et presque plat en dessus; les élytres sont oblongues. avec les angles huméraux un peu saillants; elles sont couvertes de gros points rangés par stries longitudinales, qui sont composées alternativement de points plus ou moins enfoncés; les pieds sont rougeâtres. Taille, trois lignes.

HYLOIIATES. XAK.lIliger forme, sous ce nom, parmi les grands Singes, aux dépens du genre Orang, et pour le Gibbon, un genre qu'il caractérise par l'angle facial de GO degrés seulement; les pieds de devant louchent presque à terre, et les fesses sont légèrement calleuses. Ce genre ne saurait être adopté.

HYLOBIE. Hylobiu*. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Rhynchophores, tribu des Charansonilet, établi par Germar et adopté par Latreille (Fain. nal. du Règne Anim.). Caractères : antennes médiocres, mais fortes, coudées, composées de douze articles, dont les deux premiers les plus longs, obeoniques. les quatre suivants courts et arrondis, le septième plus épais, et la massue ovale; trompe allongée, un peu plus épaisse au bout; yeux oblongs, peu convexes; corselet tronqué en avant et en

arrière, avec les côtés arrondis; écusson distinct, arrondi ; élytres oblongues-ovales, tronquées à la base, avec les épaules obtuses et l'extrémité calleuse. Schoouherr décrit dix-neuf espèces dont une partie est propre à l’Europe et l'autre à l'Amérique ; celle qui sert de type au genre est le Curculio abieti s de Fabricius.

HYLOCHARE. J/ylochares. iris. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Élatériens, institué par Latreille, aux dépens du genre Eucnemide. Caractères : antennes sensiblement plus longues que la télé et le corselet, avec la plupart des articles presque coniques ou cylindriques et rétrécis à leur base, le dernier se terminant graduellement en pointe, sans faux-article brusque et distinct; corselet plus long que large; corps étroit et allongé; pénultième article des tarses beaucoup plus court que le précédent, presque conique, recevant dans un sillon supérieur cl médian, le dernier.

Uyi.ocbabe iLAüct. I/ylochoret procerulus, Lalr.; Eucnentis procerulus , Gyll. Il est noir, couvert de poils gris ; ses antennes sont perfoliées vers leur extrémité; les élytres sont striées; les jambes et les tarses sont roussâlres. Taille, deux lignes. Europe. Les autres espèces sont : Hylochares cruentalus ; Hylochaves unicolor et Ilylochares mêla si nu, s.

HYLOGYNE. bot. Syn, de Telopea. y. Têlopêe.

UYLOPH1LE. Hylophila. iks. Hémiptères; genre «le la famille des Lygiens, établi par Stephens qui lui donne pour caractères : rostre composé de quatre articles : les deux basilaires très courts, le troisième très long, le quatrième d'un tiers de la longueur du précédent ; les deux articles terminaux des antennes à peine plus longs que les autres ; ocelles très distincts ; corps ovaleoblong ; côté inférieur de l'extrémité de l’abdomen formé, dans les femelles, par une dilatation ondulée.

Uylopdii.b DE9 forêts. Hylophila nemorum. Son corps est noirâtre, avec la tête, le corselet et les élytres bruns. Taille, un peu moins d'une ligne. Europe.

HYLOTOME. Hyloloma. iss. Genre de l'ordre des Hyménoptères, section des Térébrans, famille des Porte-Scies, tribu des Tenthrédines, établi par Latreille, et auquel Jurine a donné le nom de Crypte. Les caractères de ce genre sont : antennes n’ayant que trois articles distincts , dont le dernier est en massue allongée dans les mâles. Ces insectes se distinguent des Ciinbex et des Tenlhrèdes, parce que ceux-ci ont les antennes composées d'un plus grand nombre d'articles. Fabricius a rapporté ù ce genre plusieurs espèces dont les antennes ont une composition et une forme trèsdifférentes; telles sont, par exemple, celles des Lophy res; mais il y a fait trois divisions , dont la seconde comprend les Hylolomes 4e Latreille.

Les Hylolomes ont les mandibules échancrées; leurs ailes supérieures ont une cellule radiale très-grande . appendiculée, et quatre cellules récurrentes, dont la quatrième atteint le bout de l’aile; elles ressemblent entièrement pour la forme du corps aux Tenlhrèdes . y. ce mot; seulement, elles paraissent être plus ramassées. Les larves des Hylolomes ont de dix -huit â vingt pattes, dont les six premières seules sont terminées par un crochet conique et écailleux; les autres

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sont membraneuses. Ces larves vivent le plus souvent en sociétés et elles font le plus grand tort aux arbres; chacune de ces sociétés étant attachée à peu près â un genre ou à une espèce de végétal. Réaumur et Degéer ont suivi les métamorphoses de plusieurs espèces d’Hylotomes ; la fausse chenille, pour passer à l’état de-nyinplie, se fixe aux branches mêmes des arbres sur lesquels elle se nourrissait; d’autres entrent en terre et y construisent une double coque dans laquelle elles se renferment; l'enveloppe extérieure est un réseau à grandes mailles, mais solide et capable de résister à la pression; ses fils, vus à la loupe, semblent être de petites cordes à boyaux ayant des inégalités. Ils ont une espèce d’élascilé qui leur fart reprendre leur première position dès qu’on cesse de les presser. L’enveloppe intérieure est d'un tissu très-serré, mais sans ressort, mou et Rcxible. Celte coque intérieure n'est point adhérente à l'autre, comme on peut s’en convaincre en coupant de petites portions d'un des bouts de celle-ci afin de lui faire un passage. Ces fausses chenilles n'ont qu’une certaine provision de matière à soie, et elles l'emploient économiquement ; aussi l’enveloppe extérieure n’offre- 1 elle qu’un réseau très-clair dont la surface est grossière, mais capable de résistance.

L’espèce la plus commune de ce genre, et celle sur les mœurs de laquelle on a fait le plus d’observations, est I’Hylotoik du Rosier, IJyloloma Rosce , Fabr., Latr., Lepel. de Saint -Fargeau, Jurine, Réaura., Degéer, Panier (Fa un. Ins. Germ ., p. 49, tab. 15). Il est d’un jaune un peu roussâtre, avec les antennes, la tête, le dessus du corselet, la poitrine et le bord extérieur des ailes supérieures noirs; les tarses sont annelés de noir. Sa larve est remarquable par l'attitude bizarre qu'elle prend : elle tient souvent l’extrémité postérieure de son corps élevée, et souvent repliée en S; quelquefois elle la contourne en bas. Elle a dix-huit jambes, dont les deux postérieures se meuvent rarement; le quatrième anneau, le dixième et le onzième en sont dépourvus. Ses jambes écailleuses sont terminées par deux crochets, ce qui est particulier aux larves des Tenthrédines. Son corps est, en dessus, d'un jaune tirant sur la feuille morte, tout couvert de petits tubercules noirs, de la plupart desquels part un poil. Les côtés et le dessous du ventre sont d’un vert pâle. Celuici laisse apercevoir un vaisseau longitudinal ayant un mouvement comme le vaisseau dorsal, quoique plus lent et plus faible. Cet insecte est très-commun à Paris. F. pour les autres espèces, la Monographie des Tenthrédines de Lepelletier de Saint-Fargeau.

HYLOTORE .Hylotorus. ixs. Coléoptères tétramères; genrede la famille des Xylophages, institué par Dalman aux dépens du genre Paussus de Fabricius, pour une espèce que Gyllcnbal avait nommée Paussus bucep/talus. II n'est pas probable que ce genre nouveau soit adopté.

HYLURGE. Hylurgus. ms. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Khynebophores, tribu des Charansonites, établi par Lalrcille qui le plaçait au commencement de sa famille des Xylophages, et qui l'en a retiré dans ces derniers temps, pour le mettre à la fin des Hbynchophorcs auxquels il

appartient réellement par le prolongement de la tête et des parties de la bouche. Les caractères de ce genre sont : pénultième article des tarses bifide; massue des antennes commençant au huitième, peu ou point comprimée. La partie antérieure de la tête forme un museau très-court. Leur corps est linéaire et cylindrique. Ces insectes forment le passage des Cossons aux Hylésines, et c'est dans ces derniers que Fabricius a placé l'espèce qui sert de type au genre.

Dejean (Cat. des CoI.,p. 100) mentionne sept espèces d'Hylurges, toutes propres à l'Europe; celle qui a servi à Latreille pour fonder le genre, est Htlurge ligtiperde, Hylurgus ligniperda , Latr.; Scolytus ligniperda, Oliv., Entora., t. iv, n®78, pl. 1, fig. a, b; Ilylesinus ligniperda , Fab.; Rostrichus ligniperda, Payk. Cette espèce est d'un brun foncé, quelquefois presque châtain; on la trouve, en France, sous l'écorce des Pins.

HYNCNACMNE. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Triandrie Digynie, établi par Palisol- Beauvois ( Agrostographie, p. 48, tab. 10, f. 8), et ainsi caractérisé : valves de la lépicène inégales, herbacées, aigues: l’inférieure beaucoup plus courte; fleurette inférieure neutre, ayant la glume inférieure aigue, la supérieure très-courte, membraneuse, hyaline; fleurette supérieure hermaphrodite, ayant les valves de la glume herbacées, membraneuses et aiguës; écailles ovales -obtuses; ovaire simple, surmonté d'un style bipartite, et de stigmates en goupillon; caryopse nue, non sillonnée. Les fleurs forment une panicule simple, très-serrée. L’auteur de ce genre y rapporte les Agrostis myuros, Lainlc., et Agrostis monostachya de Poiret.

HYMÉNANTHE. Hymenanthes. bot. Genre de la famille des Éricécs, établi par le docteur Blunie qui lui assigne pour caractères : calice très- petit et dentelé d'une manière à peine visible; corolle subcampanulée, dont le tube est court, comprimé, et le limbe â sept divisions imbriquées; quatorze étamines hypogynes, alternativement plus courtes; anthères attachées par le dos, inuliques, déhiscentes par deux pores situés à leur sommet; ovaire libre, entouré à sa base par un rebord gonflé et vraisemblablement nectarifère; style allongé; stigmate obtus, â sept crénelures; capsule oblongue, â sept loges, à sept valves et polysperme. Ce genre est assez rapproché du Befaria , néanmoins pas assez pour lui être réuni, surtout à cause de l'extrême petitesse du calice et de la non division de la corolle.

Hybê!Uiitbk du Jabot. Hymenanthes Japon ica , Blumc, Bijdrag. Ind., 802. C'est un arbrisseau divisé en plusieurs rameaux, garni de feuilles subverticillées, ternées ou qualernées, péliolées, oblongues, aigues, rétrécies â la base, très-entières, coriaces, glabres, légèrement réticulées en dessus, pubeseen tes et ochracées en dessous; fleurs réunies en épis denses, terminaux et bractéolés.

HYMÊNANTHÈRB. Hytnenanlhera. bot. R. Brown (Bot. of Congo, p. 25) nomme ainsi un genre qui se rapproche de VAlsodeia de Du Petit-Thouars par son calice, par l'insertion, l'expansion et l'estivation obli-

quemenl imbriquée de set pétales, et surtout par la structure de ses anthères. Il en diffère cependant en ce qu'il possède cinq écailles alternes avec les pétales, et un fruit hacciforme biloculaire, ayant dans chaque cellule une seule graine pendante. L’organisation de ce genre est, selon R. Brown, moyenne entre les Violacées et les Polygalées. Il renferme deux espèces frutescentes, rameuses, à fleurs petites, axillaires, mentionnées par De Gingins (in D. C. Protirom. Regn. regel., t. I, p. 315) sous les noms d ' Hymcnanlhcra angustifolia et Hymenanlhera dentata. La première possède des feuilles linéaires, très-entières; elle est indigène du port Dalrymple dans l'ilede Van-Diémen.La seconde a des feuilles ohlongues, dentelées, et se trouve près du port Jackson dans la Nouvelle-Hollande.

HYMËNATIIÈKE. Hymenalherum. aot. Genre de la famille des Synanlhérées, Corymbifères de Jussieu et de la Syngénésie superflue, L., établi par H. Cassini (Bulletin de la Société Philomat., janvier 1817 et décembre 1818) qui l'a ainsi caractérisé : involucre turbiné, formé de dix à douze folioles sur un seul rang, soudées entre elles et munies de grosses glandes; réceptacle nu et plan; calalhidedont les fleurs centrales sont nombreuses, presque régulières et hermaphrodites, celles de la circonférence sur un seul rang en languettes et femelles; akènes longs, grêles, surmontés d'une aigrette composée d’une dizaine de paillettes dont la partie inférieure est simple, large et membraneuse, et la supérieure divisée en deux ou trois filets inégaux et plumeux. Ce genre a été placé par son auteur dans la tribu des Tagétinées près du genre CVotuenocotna dont il diffère surtout par son involucre et par son réceptacle nu. La structure de son aigrette ne permet pas de le confondre avec le Tagete», auquel d’ailleurs il ressemble beaucoup. L' Hymenalherum tenuifolium, H. Cass., est une petite plante annuelle, à tiges anguleuses, à feuilles opposées et pinnées, et à calathides solitaires et terminales. L'auteur l’a décrite d'après un échantillon qu'il présume avoir été recueilli au Chili.

HYMËNÉE. Hymenœa. bot. Ce genre, de la famille des Légumineuses et de la Décandrie Monogynie, L., a été établi par Plumier (Plant. Amer. Gener., p. 49) sous le nom de Courbant que les indigènes de l'Amérique donnent à la principale espèce. En changeant sa dénomination générique , Linné et tous les auteurs modernes lui ont assigné les caractères suivants : calice turbiné, à quatre ou cinq divisions profondes et un peu concaves; cinq pétales ovales-ohlongs, concaves et presque égaux ; dix étamines dont les filets sont distincts, légèrement courbés vers le milieu, et les anthères grandes et incombantes; ovaire aplati, surmonté d’un style tortillé et d'un stigmate simple; légume très-grand, ayant quelquefois quinze centimètres de longueur sur cinq à six de largeur, ovale-oblong, comprimé, obtus, d'un brun roussàlre, rempli intérieurement d'une pulpe farineuse et contenant dans une seule loge quatre ou cinq graines ovordes, environnées de pulpe et de fibres.

llYientK Cocue ari l, Hymenœa Courbant, Lin. C'est un arbre très-élevé, dont les branches sont nom-

breuses, étalées et garnies de feuilles alternes, pétiolées, composées chacune de deux folioles ovales-lancéolées, pointues, coriaces, luisantes, à côtés inégaux, et parsemées de points transparents. Les fleurs sont légèrement purpurines et disposées en grappe pyramidale, au sommet des rameaux. Cet arbre croit dans les Antilles, à la Guiane et dans l'Amérique méridionale. Il en découle un suc résineux, qui se concrète et se vend dans le commerce de la droguerie sous le nom de Résine animée. Celle-ci est ordinairement en larmes ou en morceaux irréguliers, jaunâtres, recouverts d'une poussière grise, à cassure brillante; elle répand une odeur aromatique. Très-usitée autrefois en médecine, son usage est aujourd'hui tombé en désuétude. La dureté du bois de Courbaril le rend propre à la confection des ouvrages de charpente qui demandent beaucoup de solidité; aussi l'emploie-t-on, dans les Antilles, à la construction des moulins à sucre et à celte des roulettes d'une seule pièce pour les charriols et les affûts de canon. L'arbre nommé Tanroujou par les habitants de Madagascar avait été indiqué comme une espèce d 'Hymenœa par Jussieu (Généra Plant., p. 351). Gsertner l’a placée en effet dans ce genre, en la nommant Hymenœa r errucosa. Son fruit est remarquable par les verrues ou tubercules de sa superficie. Vahl ( Ectog 2, p. 31 ) a aussi décrit une espèce nouvelle, sous le nom d 'Hymenœa venoaa. Elle est très -voisine du Courbaril, mais elle s'en distingue surtout par ses feuilles dont les nervures sont trèssaillantes, et par ses fleurs sessiles, tandis qu'elles sont pédicellées dans l’autre espèce.

HYMÉNELLE. Hymenella. bot. Genre de la famille des Caryophyllées et de la Tétrandrie Trigynie, L., établi par Seringe (in De Candolle Prodrom. Regn. Veget ., i, 389) qui l’a ainsi caractérisé : calice à quatre divisions profondes et étalées; quatre pétales oblongs. entiers, de la longueur du calice; quatre étamines alternes avec les pétales, jointes à la base par une sorte de petite couronne pélaloTde et à huit dents; ovaire ové, surmonté de trois styles; capsule triloculaire. Ce genre est placé dans la tribu des Alsinécs, près du Buffonia dans lequel la plante, qui forme le type du genre, avait été placée par Nocino et Sessé ( Ftor . Mexic. Icon. ined.). L 'Hymenella Mœhringioides, Sering. et DC., a des tiges débiles, des feuilles linéaires, aigues, glabres, et des fleurs petites, blanches, solitaires au sommet de pédicelles axillaires. Elle est cultivée dans les jardins de Mexico.

HYMENELI.E. Hymenella. bot. (Champignon».) Ce genre, fondé par Fries, renferme les Tremella //nearis et eltiptica de Persoon, dont l’organisation est cependant encore assez imparfaitement connue. Il se distingue des autres genres de la section des Trcmellinées, par les caractères suivants : champignon sessile , adhérent, comprimé, lisse, très-milice, mou, gélatineux lorsqu'il est humide, coriace pendant la sécheresse; sporules éparses sans membrane qui les recouvre. Les deux plantes citées plus haut, et qui seules composent ce genre, croissent sur les herbes mortes.

HYMÉNÉLYTRES. Hymenetytra. lits. Famille de

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l'ordre des Hémiptères, section des Hoinoptères, établie par Lalreille. Plusieurs, du moins dans les femelles, sont aptères, et quelquefois leurs élytres et leurs ailes sont couchées horizontalement sur le corps; quelquesuns encore subissent des métamorphoses complètes; les tarses ont deux articles dont le dernier, ordinairement terminé par deux crochets, est quelquefois vésicuteux ou sans crochets. Les antennes sont toujours plus longuet que la tête, de six à onze articles dont le dernier, lorsque leur nombre n'est que de six. est semblable aux autres et non filiforme. Le corps est toujours très mou. Les femelles sont toujours actives et ne prennent jamais la forme d'une galle à l'époque de leur ponte. Latreille divise cette famille en trois tribus qui étaient pour lui autant de familles, dans ses ouvrages antérieurs : ce sont les Psyllidei, les Thrypsides et les Apliidiens. y, ces mots.

HYMENIUM. bot. Membrane qui, dans les Champignons, sc distingue du réceptacle, quoiqu'elle soit habituellement collée avec lui; c'est sur celte membrane que prennent naissance les corps reproducteurs que l'on appelle gongvles ou spores.

HYMÉNOCAL1CE. Hymenocalyx. bot. Genre de la famille des Komhncées. établi parle professeur J.-C. Zenker, pour une plante nouvelle de l'Inde, qui a beaucoup de rapport avec celles du genre // ibiscus , mais que scs anthères biloculaires en éloignent et même de la famille des Malvacées. Voici les caractères assignés par Zenker au genre nouveau : calice double : l'interne de faible consistance, presque transparent, membraneux et fendu sur un des côtés; le calice externe est tubuleux, à cinq sépales adhérents par leurs côtés; anthères à deux loges; cinq stigmates disposés en rayons; capsule à cinq loges, à cinq valves, renfermant au centre des valvules placentifères. La seule espèce connue jusqu’ici, Hyxêxocai.ice variable, Hymenocalyx r ariabilix, Zenk.,est originaire des vallées dans les environs d'Utacainund. Elle y a été découverte et recueillie par le missionnaire Bernard Schmid, qui habile l'Indoslan depuis un grand nombre d'années et qui donne à l'élude des productions naturelles les instants que lui laisse son ministère évangélique.

HYMENOCALLIS. bot. Salisbury ( Transact . of lhe horticuU.Societ.f i, p. 338) a formé, sous ce nom, un genre qui a pour type le Pancratium littorale de Jacquin. F. Paxciace.

HYMENOCARPUS. bot. Willdenow et Savi ont constitué, sous ce nom, un genre sur le Medicago circintiata, L. y. Lczbrne.

IIYMÉNOCENTRE. Hymenocentron. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, tribu des Cynarées, établi par Cassini, pour une plante mexicaine, placée par les botanistes dans le genre Centaurea. Caractères : capitule hétérogainc; Heurs de la couronne femelles, ligutées et disposées sur un seul rang; celles du disque hermaphrodites et presque régulières; involucre inférieur aux fleurs du disque, ovoïde, formé d’écailles régulièrement imbriquées, inlerdilatées, appliquées, coriaces; les intermédiaires ovales, arrondies au sommet, surmontées d’un appendice décurrent, épais au milieu, échancré au sommet qut te termine par un filet épais

et roide; réceptacle épais, charnu, plan, garni de fimbrilles nombreuses, libres, longues et inégales; ovaire du disque comprimé, pubescenl, portant une grande aigrette normale parfaite, avec une petite aigrette intérieure; ovaire de la couronne avorté et dépourvu d’aig relie. La seule espèce de ce genre est Yliymenoecntron d il ut a m ; Centaurea dit ut a. Ait., dont les liges sont dressées, rameuses, à feuilles oblongucs, entières, demi -embrassantes, les feuilles radicales sont lyrées; fleurs purpurines. Le professeur De Candolle n’a point admis le genre Hymenocentron ; il en a fait une division de son grand genre Centaurea.

HYMÊNOCÊRE. Hymenocera. crcst. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Salicoques, établi par Latreille, et ayant pour caractères : antennes mitoyennes ou supérieures bifides, ayant leur division supérieure foliacée; pieds- mâchoires extérieurs foliacés, couvrant la bouche; les quatre pattes antérieures terminées par une main didaclyle, foliacée; carpe ou pince qui précède la main dans ces quatre pattes, non divisée en petites articulations; pieds des trois dernières paires terminés par des articles simples, ceux de la troisième étant plus petits que ceux des deux qui précèdent.

L'espèce qui sort de type à ce genre est peu connue; elle vient des Indes-Orientales, et Desmarcst pense qu’elle a quelques rapports avec le genre Alye, à cause de la forme de ses deux premières paires de pieds, plus courtes que les deux autres, didaclvles et foliacées; ce qui l'en distingue éminemment, est le filet supérieur des antennes intermédiaires cl les pieds-mâchoires extérieurs.

IIYMÉNOCHÆTA. bot. Genre proposé par Palisot de Beauvois, et adopté par Lestiboudois, dans son travail sur les Cypéracées. p. 43; ce dernier le caractérise ainsi : écailles inférieures des épillels vides; ovaire entouré de soies hypogynes, membraneuses, de la longueur du pistil; deux étamines; akène nu. Ce genre, dit Lcstibotidois, diffère des Eriophontm par son corymbe très-serré, ses écailles non transparentes, ses soies un peu membraneuses et courtes. Mais cet auteur n'indique pas quelles sont les espèces qui font partie de ce nouveau groupe qui, probablement, devrait être réuni à VEriophorum.

HYMËNOCRATRE. Hymenocratcr. bot. Genre de la famille des Labiées, institué par Fischer et Meyer qui lui ont donné pour caractères : tube du calice court et marqué de treize nervures; le limbe très-grand, membraneux, à cinq lobes ovales, étalés; tube de la corolle exserte, avec son limbe suhbilabié. dont la lèvre supérieure bipartite, et l'inférieure tripartite avec le lobe intermédiaire plus grand et éraarginé; semences incluses, didy naines, ascendentes sous ta lèvre supérieure; loges des anthères divariquées; stigmate hilabié; carpelles secs, subovalaires, glabres et tuherculét. La seule espèce connue : Hyb&xocratre bitubixeix, Hymenocrater bituminoaua, F. et M., est un petit arbrisseau glabre, â feuilles pétiolées, cordalo-oblongues, légèrement crénelées, un peu visqueuses, exhalant l’odeur du bitume; ses fleurs sont réunies en eymes axillaires, au nombre de cinq à sept, insérées sur des folioles oblon-

gués, presque entière* ; le limbe du calice est trèsample, et sa gorge est garnie de poils qui en masquent l'orifice ; la corolle est exserte, plus longue et plu* étroite que le calice, violette, rayée de blanc. On la trouve sur les montagnes de la Perse.

HYMÉNODES. BOT.Palisut de Beauvois,dans son Prodrome de l’Éthéogamie, a donné ce nom à une section des Mousses, caractérisée par la présence d’une membrane qui, naissant de la columelle, s'étend horizontalement sur l’orifice de l’urne et qui est posée sur le* dents du périsloine. Celle section, fort naturelle, comprend les genres Polytrichutn , jttrichium et Pogonalutn de Beauvois, qui ne sont que des démembrements du genre Polylric de Linné, démembrements qui n'ont pas été adoptés par la plupart des botanistes, l.c JJatosonia de H. Brown, qui a tout â fait le port des Polytrics, pourrait être placé dans celle section; mais au lieu d’une membrane horizontale , c’est une touffe de cils membraneux, très longs, qui naît du sommet de la columelle. Motssus, Polytbic et Dawsoxie.

HYMÉNODYCTION. JJymenodyciion. bot. Genre de la famille des Rubiacées, établi par le docteur Wallicb dans la Flore de l’Inde, qu’il a publiée conjointement avec le docteur Roxbourg. Caractères : tube du calice ovale, le limbe est à cinq dents; corolle infundibulaire et son limbe est divisé en cinq lobes; étamines trèscourtes, à filaments lisses, insérés sous l'orifice du tube; anthères exserles; style assez allongé; stigmate en tète ou en massue, sublobé; capsule nue, biloculaire, bivalve, déhiscente ordinairement par une cloison opposée aux valves; placentaires faisant corps avec les cloisons, ou quelquefois libres; semences planes, imbriquées, entourées d'une aile réticulée, bifide à sa base; embryon dressé au milieu d'un albumen charnu; cotylédons en forme de cœur. Les espèces décrites par Wallicb , au nombre de quatre , savoir : Ilymenodyction excelautn , JJymenodyciion thyrai/lorutn, JJymenodyciion flaccidum et Hymenodyctiott obotatum , sont des arbres des forêts de l’Inde , à rameaux comprimés, à feuille* péliolées et coriaces, à stipules décidues et glandulo&o-ciliées. Les Heurs sont petites , verdâtres, pubcscenles, fasciculées, disposées en une sorte de panicule terminale.

HYMÉ.NOGYN E. Hymenogyne. bot. Ce genre, formé par liaworth dans la famille des Cactées, aux dépens du genre Mesembryanthemum , n’a point été adopté par De Candolle qui s'est contenté de le considérer comme line simple division de ce même genre, y ’.Fi-

COlDK.

HYMÉNOLÈNE. Hytnenolœna. bot. Genre de la famille des Ombellifères, institué par Wallicb qui lui assigne pour caractères : bords du calice presque entiers; pétales obovales, entiers, plans ou légèrement fléchis à l’extrémité; fruit ovaleou oblong; méricarpcs imprimés de cinq sillons profonds , conséquemment relevés de cinq angles ou côtes saillantes cl épaisses; commissure plane, â deux raies; semences marquées d'un sillon à la partie antérieure, lisses et convexes extérieurement; carpopbore bipartite. Ce genre se compose d'une dizaine d'espèces toutes originaires de l’Inde. Ce sont des plantes herbacées, glabres et vivaces; leurs feuilles

sont très-découpées ; les ombelles terminales présentent une multitude de rayons; l'involucre et les involucelles sont polyphylles, à folioles membraneuses, sou vent dentées et incisées.

HYMÉNOLÉPIDE. J/yuienotepia. bot. Genre de la famille des Synaulhérées, Corymbifères de Jussieu, et de la Syngénésie égale. Lin., établi par U. Cassini (Bull, de la Soc. Philomat., septembre 1817) qui l'a ainsi caractérisé : involucre cylindracé, formé de folioles imbriquées, appliquées, coriaces, arrondies et concaves; réceptacle petit, tantôt nu. tantôt recouvert de paillettes courtes, larges, irrégulières et membraneuses; calathide sans rayons, composée d’un petit nombre de fleurons égaux, réguliers et hermaphrodites; ovaires cylindracés, à cinq côtes, surmontés d'une aigrette courte, formée de paillettes membraneuses, inégales, irrégulières, larges, oblongues et laciniées sur les bords. L'auteur a considéré ce genre comme intermédiaire entre les genres sithanasia et Louas , et l’a placé dans la tribu des Anlhéiuidécs. L ' Athanasia parti flora, L. (Mantisa), lui a servi de type sous le nom d'JJymenolepia ieptocephala. C'est un arbuste indigène du cap de Bonne- Espérance, ayant une tige ligneuse, ramifiée et garnie de feuilles alternes, divisées en lanières linéaires, bifurquées; les calathide* sont disposées en corymbes rameux et terminaux.

liYMÊMOÎNÈME. Jlymenonetna. bot. Genre de la famille des Synaulhérées, Chicoracées de Jussieu, et de la Syngénésie égale, L., établi par U. Cassini (Bulletin de la Société Philomatique, février 1817 ) qui l'a ainsi caractérisé : involucre cylindracé, composé de folioles imbriquées, appliquées, ovales-aigues, coriaces et membraneuses sur les bords; réceptacle nu; calallride composée de fleurons nombreux, en languettes et hermaphrodites; ovaires cylindracés, velus, surmontés d’une aigrette très longue, formée d'une dizaine de paillettes égales, membraneuses et plumeuses supérieurement. Les plantes qui composent ce genre étaient placées, par divers auteurs, parmi les Scorzonera et les Calananche. Cassini lui trouve plu* de rap|>orts avec ce dernier genre qu'avec l’autre; mais il pense que les différences que présentent l'involucre, le réceptacle et l'aigrette, sont suffisantes pour établir leur séparation. L 'Hy me no ne ma Jour neforlii , H. Cass., ou Catananche grœca, L., Scorzonera elonguta, Willd.,et YHymenonema Fonlanesii , Cass., ou Scorzonvra aspera, Desf., Ann. du Mus., 1. 1, p. 133, sont des plantes herbacées, qui croissent dans la Grèce et le Levant. Leurs feuilles sont dentées ou lyréesel pinnatifides; les calalhides sont jaunes, très-larges et solitaires au sommet des tiges et des rameaux.

1IYMENOPAPPE. Hymenopappu». bot. Genre de la famille des Synaulhérées, Corymbifères de Jussieu et de la Syngénésie égale, L., établi par l’Héritier, et adopté par Jussieu, Kunth et Cassini. Ce dernier botaniste en a ainsi exposé les caractères : involucre formé de folioles sur plusieurs rangs, inégales et ovales; réceptacle convexe et nu ; calathide sans rayons, composée de plusieurs fleurons réguliers et hermaphrodites; ovaires hérissés de poils; aigrette simple, formée de paillettes membraneuses. Une espèce de ce genre ayant

été examinée par le professeur de Jussieu (Annales du Muséum d'Hist. nat., t. n, p. 425), ce botaniste lui avait attribué une aigrette double : l'intérieure formée de quatre ou cinq écailles rapprochées en godet, et l'extérieure composée de poils courts. Mais, selon Cassini, l'aigrette est simple dans cette plante, et ce sont les poils de l’ovaire qui ont été pris pour une seconde aigrette. D'autres caractères néanmoins pourraient être employés pour distinguer génériquement VHymenopappus anlhemoides, ainsi que Jussieu l'a proposé. Le Stevia pédala de Cavanilles, type du genre Florestina de Cassini , a été réuni à 1 ' Hymenopappus par Lagasca et Kunlh;cependant l'auteur du nouveau genre n’a pas encore consenti à celle réunion. F. Florkstixe. L'Héritier a fondé le genre dont il est ici question sur une plante de la Caroline qu’il a nommée Hymenopappus scabiosrrus , et que Lamarck (Journ. d'Hist. nat., t. i, p. 10) a décrite sous le nom de Holhia Carolinensis ; mais cette dénomination générique, n'ayant pas l'antériorité, ne doit pas être admise. Celte espèce est herbacée, annuelle, ayant une tige dressée, un peu rameuse, anguleuse, à feuilles alternes, les supérieures hipinnatifides; lescalalhides sont blanches et disposées en panicule terminale.

HYMÉNOPE. Hymenopus. ma. Orthoptères. Genre de la famille des Mantides. formé par Audinet-Serville, aux dépens des Mantes de Stoll et des Empuses de Latreille. Caractères : tète ayant dans son milieu une élévation en forme de corne et bifide; yeux élevés, presque coniques, terminés en pointe aiguë; verlex profondément creusé; corselet assez large, assez court, ayant à peu près trois fois la longueur de la tète, faiblement dilaté de chaque côté; élytres longues, ayant leur bord extérieur arrondi, allant en se dilatant depuis la base jusqu'au delà du milieu; cuisses intermédiaires et postérieures pourvues d'une membrane occupant tout le dessous de l'organe, et s'élargissant graduellement de la base à l'extrémité. Parmi les espèces qui constituent ce genre, on peut regarder comme type, m ybénope cocaonxt, Hymenopus coronatus, Serv.; Mantis coronata, Stoll. Il est entièrement d'un jaune pâle, taché et ombré de brun; la tête est trèsgrosse, munie de fortes mâchoires, avec trois points élevés dont deux sont noirs : celui du milieu est divisé; les ailes sont jaunes et transparentes. On le trouve aux Moluques.

HYMENOPHALLE. Hymenophallus. bot. Ce genre de Champignons , de la tribu des Clathracées , a été désigné d'abord par Desvaux sous le nom de Diciyophora, nom qui ne s'appliquait qu'â la première des espèces de ce genre : aussi le nom d 'Hymenophallus, donné depuis par Nées d'Esembeéck, a prévalu. Les Uyménophalles ont les plus grands rapports avec les vrais Phallus, tellement même que Frics ne les regarde que comme une section de ce genre; ils en diffèrent cependant par la présence d'une membrane entière ou percée de trous réguliers, et qui nait du haut du pédicelle audessous du chapeau, en formant une collerette rabattue autour de ce pédicule; du reste, ces plantes offrent comme les vrais Phallus une volva arrondie, gélatineuse intérieurement, un pédicule renflé, fisluleux,

percé au sommet et donnant insertion, vers sa partie supérieure, à un chapeau libre, campanulé et creusé d'alvéoles. Trois espèces se rangent dans le genre Hyménophalle.

1° Hymenophallus indusiatus (Phallus indusiatus de Yentenat ) , dont la collerette est très -grande et en forme de réseau, à mailles pentagones ou hexagones, très -régulières. Il croit dans la Guiane, aux Antilles et dans les provinces du sud des États-Unis.

2° Hymenophallus Dœmonum (Phallus l)œmonum de Rumphius), espèce qui n'est connue que d'après la figure de Rumphius, et qui parait avoir beaucoup d'analogie avec la précédente par la collerette réticulée à maille seulement plus petite.

3° Hymenophallus duplicatus ( Phallus duplicatas de Dose), dont la collerette est entière et simplement plissée. H croit dans la Caroline du sud.

Tous ces Champignons ont un développement trèsrapide et répandent, comme les Phallus, une odeur fétide, lors de la maturation de leurs séminules.

UYMÉNOPHYLLE. Hytnenophyllum. bot. Genre de la classe des Fougères , formé par Smith aux dépens des Tricbomanes de Linné, adopté par tous les botanistes. Ses caractères, parfaitement tracés par R. Brown, consistent dans des sores marginales, où les capsules sont sessilcs sur un réceptacle commun , cylindrique (columelle4), inséré dans un involucre bivalve, de la texture des frondes, à valves extérieurement libres. Ce genre diffère des Trichomancs, en ce que ceux-ci ont l'involucre absolument urcéolé et non bivalve; des Fèeas, où cet involucre n'est pas de la substance de la fronde, mais dur et de la nature du stipe ou de la nervure qui les supporte; des Hyménostachydes, où la fructification , formant des épis distiques, n'est pas constituée par des urcéoles véritables, mais par une simple duplicalure de la fronde; enfin, des Dydymogiosses de Desvaux, où l'urcéole est située non aux extrémités des nervures de la fronde, mais sur l'une des pages mêmes de celle-ci. Willdenow a décrit ou mentionné trente-six espèces de ce genre; Brown, Gaudichaud et Durville en ont découvert depuis plusieurs autres, de sorte que le genre se monte présentement à cinquante espèces à peu près. Deux seulement se trouvent en Europe. Le plus grand nombre habite entre les Tropiques et jusque dans les parties les plus chaudes de la zone tempérée, et particulièrement l’hémisphère sud, où la principale espèce européenne se retrouve vers le midi de la Nouvelle-Hollande. Ce sont de petites Fougères qui se plaisent dans les bois, sur les vieux troncs, parmi les mousses et les rochers ombragés des lieux frais et montagneux. Plusieurs sont identiques aux mêmes latitudes , et il y en avait des espèces communes au Brésil, aux lies de Mascareigne, de France, de la Sonde, ainsi qu'au port Jackson. Parmi les plus élégantes, se trouve YHymenophyllum Doryanum , Willd., Sp. ix, p. 518, dont la tige, traçante sur les vieux arbres abattus des forêts de Mascareigne, produit de jolies frondes de deux pouces et demi de haut, transparentes, ayant leur marge garnie de poils en étoiles qui ajoutent à leur gracieuse mollesse. L'Hymenophyllum elusticum, Willd., Sp. ix, p. 520, qui croit

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aux même* lieux que la précédente, atteint jusqu'à un pied de long et conserve, après vingt ans de dessiccation dans l'herbier, une élasticité telle qu'on la volt se redresser dès qu'on ouvre la feuille de papier qui la lient enserrée. V Hymenophyllum Tunbridgente , W il ld., /oc. cil., p. 520, Trichomanet Tunbridgente, L., a de quinze lignes à deux pouces; cette espèce est d'un vert foncé, à pinnules dentées par les bords; elle forme des touffes serrées dans quelques bois de nos climats, où elle n'est jamais fort commune; on la trouve en Écosse et en Angleterre; Delise et Lenormand l’ont découverte en Normandie, Du Petit-Tbouars dans le Maine, Grateloup à Cambo, au pied des Pyrénées; on prétend qu'elle existe encore en Norwège et en Italie; nulle part elle ne parait s'éloigner beaucoup de la mer. On regarde comme une espèce distincte Y Hymenophyllum atatum de YEnglith Botany, tab. 1417, qui est plus petite et qui n'a encore été observée qu'en Irlande. Brown considère comme la même que ces plantes V Hymenophyllum cupretti forme de Labillardière, t. it, tab. 250, 6g. 2, du cap de Diémen. Bory a trouvé sur les plus hautes sommités des Salazes , au-dessus de mille et douze cents toises à Mascareigne. une autre espèce, Hymenophyllum unilatérale , Willd., loc. cil., p. 521, qui en est aussi très-voisine, mais qui est bien plus longue et remarquable par sa couleur de feuille morte.

HYMÉNOPIIYLLE. Uymenophylla . «or. ( Hydrophytes.) Genre proposé par Stackhouse, dans la seconde édition de sa Néréide britannique. Il a pour caractères : une fronde très-mince, sans nervure, diversement divisée, avec une fructification tuberculeuse ou éparse comme de petites taches séminifères. Ce groupe renferme les Hrtnénophylles et une partie des Sarcophylles de Stackhouse. Le nom d'Hyménophylle, étant antérieurement consacré parmi les Fougères, |>aratt ne pouvoir être admis parmi les Floridées.

HYMÉNOPHYLLÉES. bot. ( Fougèret .) Bory a proposé l’établissement de cette famille, dans la vaste classe des Fougères, pour celles où la fronde est composée d’un réseau qui présente la disposition de celui des Hépatiques et des Mousses. A ne considérer que certaines de leurs parties, on dirait des Jungermannes; la fructification qui termine nécessairement ces nervures se compose d'urcéoles particulières, dont les bords prolongés paraissent quelquefois bivalves , et au centre desquels s'implante une columelle ou réceptacle cylindrique, prolongement de la nervure, souvent très-considérable, et où sont groupées les capsules qui sont sessiies , munies d’anneaux élastiques et se rompant transversalement. Les Hyménophyllées sont toutes fort élégantes, d'une consistance particulière, un peu sèche, élastique, gazée; leur vert est foncé ou tirant sur la couleur de la feuille morte; leur taille est en général peu considérable; c'est parmi elles qu'on trouve les plus petites Fougères. Quand elles ne sont pas entières, les pinnules y sont ordinairement décurrentes, et le stipe plus ou moins distinctement ailé. Elles habitent presque toutes dans les pays chauds, dans les Iles surtout; il semble que peu d'éloignement des rivages leur soit nécessaire. Les rochers humides et ombragés, les

sols frais des grands bois, l'écorce des vieux arbres [ sont leurs supports ordinaires; leur racine est en géf néral rampante, filiforme et point écailleuse. Les genres compris dans celte famille sont : Hymenophyllum , Smith ; Hymenottachyt, N.; Feea, N.; Trichomanet, L.; Dydymoglottum , Desv.

HYMÉNOPHYSE. Hymenophyea. bot. Ce genre nouveau de la famille des Crucifères, tribu des Lépidinées, a été créé par Meyer dans sa Flore aliafque, pour une plante que son port rapproche beaucoup du Lepidium Druba. Caractères : calice ouvert, égal à sa base ; pétales entiers; quatre glandules hypogyne* et valvaires; deux placentaires; deux filaments libres, non dentelés; stigmate entier; silicule sessile sur le torus; un peu globuleuse et renflée, à deux loges dispermes, indéhiscentes , dont les valvules sont presque bémispliériques, adhérentes aux placentaires qui sont filiformes et inclus; graines pendantes, immarginées et lisses; funicules ombiliqués, sétacés et libres.

HYMÉNOPODES. ois. Dans son système de classification des Oiseaux, Mœrhing appelle ainsi la première famille, renfermant ceux qui ont les doigts à moitié , réunis par une membrane.

HYMÉNOPOGON. bot. ( Monsset.) Palisol de Beauvois, dans son Prodrome de l'Elhéogamie ( 1808), a séparé sous ce nom générique, le Buxbaumia foliota i qui forme le type du genre Diphytcium établi quelques années avant par Mohr, dans ses Observations botaniques (Kiel, 1803). V. Diprtscier.

! Ce même nom a été donné par Wallich, dans sa Flore de l'Inde, qu'il a publiée conjointement avec Roxbourg, à un genre nouveau de la famille des Ruhiacées, qui présente les caractères suivants : tube du calice ovale; le limbe qui est persistant offre cinq découpures égales; corolle hypocratéri forme à tube très-long, à limbe divisé en cinq loties; cinq étamines cachées dans le sommet du tube de la corolle, qui est renflé; stigmate | oblong, à deux lobes linéaires; capsule oblongue, en • massue couronnée par dix nervures, à deux loges; les ' carpelles sont déhiscents au sommet et fendus au milieu, de sorte que la capsule paraît quadrivalve; placentaires très-étroits; semences imbriquées, linéaires, appendiculées de chaque célé. La seule espèce connue est :

Hyméxopogov parasite. Hymenopogon paratiiicus, Wall. Petit arbrisseau courbé, à rameaux comprimés; ses feuilles sont rapprochées, acuminées, membraneuses, puhescenles en dessus, velues en dessous; les stipules sont persistantes, membraneuses . ovales , aigues et ciliées; les fleurs sont très longues, inodores, pubescentes, réunies en cory rnbes subterminaux, trichotomes et pourvus de bractées. Celle plante est originaire de l'Inde.

HYMÉNOPTÈRES. Hymenoptera. ixs. C’est le huitième ordre de la classe des insectes, dans la méthode de Latreille ( Fam. natur. du Règne Anim.). Les premiers naturalistes ont développé, dans leurs ouvrages, l'idée fondamentale qui a conduit à la formation de celte coupe; on voit qu’ils avaient remarqué que, parmi les insectes à ailes découvertes (les Anélylres) et dans lesquels ces organes sont au nombre de quatre, plu-

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