GEL
cl plu* courtes que lui; les filaments sont subulés, soudés par un rehord court et étroit à la base du disque; anthères elliptiques, apiculées. bifides à leur base, attachées par le dos, puis réfléchies; ovaire à quatre loges renfermant chacune deux ovules pendants, col latéraux et anatropes; style subulé, stigmate simple. j La seule espèce connue a été distraite du genre Pencha où elle portait spécifiquement le nom de tnarginaia que lui avait appliqué Linné. C’est un arbrisseau à feuilles opposées, très-entières, à pédicelles axillaires, solitaires et bractéolées. 11 est originaire du cap de Bonne-Espérance.
GE1SSOMF.R1K. Geitsomeria. bot. Genre de la famille des Acanthacées, de la Didynamie Angiosperraie de Linné, établi par Lindley, dans le ÎS*- volume du Rotanical Register , m° 1045, pour une très -jolie plante dont Thomas Carey a rapporté des graines du Brésil. Caractères : calice à cinq divisions imbriquées et inégale*. l'une d’elles beaucoup plus grande, formant eu qirelquc sorte le dos de l'organe; corolle tubuleuse, allongée en massue, avec son limbe partagé en cinq lobes presque égaux, mais dont l'inférieur est barbu; étamines presque égales, insérées vers la base du tube; anthères mutiques, à deux loges parallèles, appliquées l’une contre l'autre cl poilues au sommet;. pollen cylindrique et glabre; ovaire pédiccllé, à deux loges renfermant chacune deux ovules; stigmate en entonnoir, et pubescenl extérieurement.
Geissoxerie a loxgies flecrs. Geissomeria longiflora , Lind. C'est un arbrisseau à tige droite, presquecylindrique, faiblement pubescente, élevée de deux à quatre pieds, peu rameuse, garnie de feuilles opposées, ovales, oblongues, entières, péliolées. longues de trois à quatre pouces. Les fleurs sont rassemblées en épis assez denses au sommet de la tige et de scs ramifications axillaires ; le calice consiste en écailles imbriquées et vertes, du milieu desquelles sort une corolle tubuleuse, arquée, longue d'environ un pouce, d'un rouge écarlate et vif en dehors, d'un jaune tirant sur l’orangé en dedans. C'est une plante de serre chaude qu tempérée, dont la floraison commence à fleurir en juillet et se prolonge jusqu’en janvier; elle est d'une grande. ressource pour l'ornement des serres.
GKISSORHIZE. Geissorhiza . bot. Genre de la famille des Iridées et de la Triandrie Mouogynie, L., établi par Ker, dans le bolanicat Magazine , aux dépens des Ixia de Linné. Ses caractères sont : spallie bivalve; périanlhe dont le tube droit est un peu renflé à Bon orifice; le limbe à. six divisions égales^ étalées; trois étamines droites; style incliné, surmonté de trois sligraflcs un .peu élargis et frangés à leurs bords; capsule ovale, trigone, renfermant un grand nombre de graines fort petites. Ce genre ne diffère des autres Ixia que par une légère modification de formes dans lp tube du périanlhe et dans les stigmates. La plupart des botanistes ne le considèrent que comme un sous-genre deâ Ixia qu'il a été utile de subdiviser à cause du nombre extrêmement- considérable de leurs espèces. Les Geissorbizes sont toutes indigènes du cap de Bonne-’ Espérance. Les espèces décrites par Yahl, Thunberg et autres, sont : Geissorhiza Rochensis ou Ixia radian»,
Tbtinh. ; Geissorhiza srcunda nu Ixia securula . Thunb.; Geissàrhiza aetncea ou Ixia setacea, Thunb.; iieissorhiza obtusata ou Ixia geminata , Vahl; Geis sorhiza humilia ou Ixia humilia, Thunb.; Geiaaorhiza imbricata ou Ixiç acillaria; Geiaaorhiza hirta | ou Ixia hirta, Thunb.; Geissorhiza excisa ou Ixia excisa, L.; Geiaaorhiza. itiflexa ou Ixia inflexa , Delar.; Geissorhiza furva ou Ixia furca, Soland.; et Geissorhiza quadrangula ou Ixia quatlrangula , Delar. La Gkissorbize de la Roche, Geissorhiza Roche nais, Ker, bot. Maga/., 508, a ses racines bulbeuses, ses liges droites, presque simples, grêles, flexueuscs, hautes de quatre à six pouces, terminées par une seule fleur; les feuilles sont filiformes, k deux stries, plus courtes que les tiges, vaginales, renflées à leur gaine; le limbe de la corolle est bleu, marqué d’un cercle blanc au milieu, de couleur purpurine à la base avec une tache plus foncée; la spalbe esl de la longueur du tube.
GE1TJK. rept. y. Gecko.
GK1TOHALE. mit. Nom proposé par Wild, pour désigner la Chaux sulfatée anhydre, et qu’il est pour le moins inutile d'adopter. V . Chaux.
GEITQNOI’LESIER. Geilonoplesium. bot. Genre de la famille des Liliacées, del'Hexandrie Mouogynie. L., institué par Allan -Cunningham qui lui assigne pour caractères : périanlhe coloré, composé de six pétales étalés, égaux et glabres; six étamines insérées à la hase des pétales; filaments filiformes curvalo-connivents au sommet ; anthères sagitlées, attachées par leur base; ovaire à trois loges renfermant un petit nombre d’ovules ampliitropes; style filiforme, k trois sillons; stigmate simple; baie globuleuse et mouosperine ; semences subglobuleuses, recouvertes d un test noir et coriace; ombilic ventral et nu; embryon un peu excentrique, courbé; radicule épaisse et infère.
Le Geitoxoplesier a bouquet , Geitonopleaium cymosum, Cumi., est un arbuste volubile de la IS'ouvelte-llollaude; ses feuilles sont elliptiques, lancéolées, nervoso striées; ses fleurs sont réunies en ombelles axillaires ou terminales; ses baies sont noires.
GEKROï>TLI>' ou GKKIUlLSiElN. mir. Synonyme de Baryte sulfatée, el, suivant Stulz, de Chaux sulfatée. y . ces mots.
GELA. bot. J.oureiro ( Flora Cochinchin., i, p. 383) a décrit, sous ce nom, un genre qu'il a placé dans FOclaudi ie Monogyuie. L., et qui offre pour caractères essentiels : un calice infère, à quatre divisions profondes; une corolle à quatre pétales glabres, linéaires, étalés; un pistil arrondi, sunnonié d'un style court el d'un stigmate légèrement bilobé; mi drupe presque rond, monosperme. L’éditeur de la Flore de Cochiiicbine, Willdenow, a fait remarquer les rapports de ce genre avec le Ximenia, et il a conjecturé que la nouvelle espèce de Ximenia, décrite par Forster (Prodr., n° 103), pouvait bien être identique avec le Gela lonceolalq de Lourciro. \ibexie.
GKLALA. dot. Synonyme d'Erytbrine. F. ce mot.
GF.LAS1E. Gelasia. bot. Genre de la famille des Syuaiithérées, Chicoracées de Jussieu, et de la Syugénésie égale, L., établi par H. Cassini {Üullet. de 4a Soc. Mii-
lom., mars 1818) qui l'a ainsi caractérisé : calai hide composée de demi-fleurons hermaphrodites; involucre formé d'écailles sur deux ou trais rangs, les extérieures courtes, ovales, appliquées, surmontées d’un très-long appendice filiforme, étalé; les intérieures presque sans appendice; réceptacle nu et plan ; ovaires cylindriques à cèles striées transversalement , surmontés d’une aigrette irrégulière, dont les poils -sont très légèrement soyeux, mais non plumeux comme dans le genre Scorsonera, dont le Gelasia est un démembrement. Une autre différence entre ces deux genres, consiste dans la disposition et la structure des parties de l’involucre dans celui dont 11 s'agit ici. L’auteur a décrit comme type le Scor sonera rillosa de Scopoli ( Flor.Camiol .), qu’il a nommé Gelasia cillosa. Cette plante croit aux environs de Trieste.
GÊLAÇlSfE. Gelasimus. crcst. Genre de l’ordre des Décapodes, établi par Latreille aux dépens des Ocy podes et pouvant être rangé (Règne Animal de Cuvier) dans la famille des Brachyures, section des Quadrilatères, à côté des Goneplaces, dont il n’avait pas d’abord été distingué. Ses caractères sont : test en forme de trapèze, transversal et plus large au bord antérieur, dont le milieu est rabattu en manière de chaperon; pieds-mâchoires extérieurs rapprochés l'un de l’autre; leur troisième article inséré à l'extrémité latérale et supérieure du précédent; les quatre antennes découvertes et distinctes, les latérales sétacées, yeux situés chacun à l’extrémité d’un pédicule grêle, cylindrique, prolongé jusqu’aux angles antérieurs du test, et reçu dans une fossette longue et linéaire; l’une des serres beaucoup plus grande que l’autre; la longueur des autres pieds diminuant graduellement, à partir de la seconde paire. Les Gélasimes ont de grands rapports avec le genre Ocypode, et ne s’en distinguent guère que par leurs yeux placés au sommet du pédicule qui les supporte et par leurs antennes apparentes; ils partagent ces caractères avec les Goneplaces, mais ils en diffèrent essentiellement par l'insertion du troisième article des piedsinâchoirescxtérieurs. par ledéveloppemenl très différent de la première paire de patte», et par la longueur relalive des autres pieds. Ainsi établi, le genre Gélasime correspond exactement à la coupe fondée par Leach {'/'rang. Linn. Soc., t. xi) sous le nom d'I/ca; mais c’est à tort qu’il y a rangé VUca una de Pison et de MarcgraafF; ce Crustacé. offrant des caractères parfaitement tranchés, Latreille en a fait un nouveau genre qui ne correspond nullement à celui de Leach, et auquel il a conservé le nom ù'Lfca. T. ce mot. Les Gélasimes sont remarquables par le développement extraordinaire d’une de leurs pinces, tandis que celle du côté opposé , indistinctement la gauche ou la droite, est réduite à l'étal rudimentaire. Celle grosse pince est une sorte de bouclier que l’animal tient élevé au-devant de lui, et qu'il fléchit et redresse alternativement; cette particularité a valu à une des*cspèces, la plus commune, le nom de rocans , parce qu'on* a comparé ce mouvement au signe que nous faisons avec le doigt pour appeler quelqu’un. Ces Crustacés sont propres aux pays chauds; ils habitent près de la mer. et se tiennent dans des sortes de terriers que chacurrd'eux pratique dans le sable; ils
sont carnivores. Les espèces qui se rapportent à ce genre sont assez nombreuses; les plus intéressantes sont les suivantes ;
GElasiie ArpxiAWTE, Gelasimus rocans , Latr. , Cancer rocans de, Degéer ( Mémoire sur les Insectes, t. vu, p. 430, pl. £0, fig. 12). Elle est la même que Y Ocypode rocans de Bosc (llisl. nat. des Crus!., t. i, p. 198). Elle a été figurée par Kuinph (Mus., tah. 10, fig. 1) et par llerbsl (Cancer., tah. 1, fig. 10). On la trouve dans l’Amérique méridionale, particulièrement aux Antilles. Cette espèce est très-carnassière : Bosc rapporte qu'elle se nourri! d’animaux en putréfaction , et de ceux que la marée rejette sur Je rivage. Chaque individu passe les trois ou quatre mois d'hiver dans le fond de son trou, et n’en sort qu'au printemps.
Delalande a recueilli au Brésil une espèce très-voisine de celle-ci, et que Latreille croit être le Ctecie Panema de Marcgraaff. Elle est d'un brun roussâtre; le dessus de la carapace, à l’exception des côtés, est d’un brun très-foncé.
GAlasiubMaracoani. Gelasimus Maracoani, Latr., ou Ocypode noir. Ocypode heterochelos de Bosc ( loc. ci4.f p. 197). Elle a-élé décrite anciennement par Pison (Hist. nat., lib. in, p. 77), et figurée par Séba (Thés., t. ni, tah. 18. fig. 1), par Marcgraaff (liras., p. 184. fig. 1) et par llerbsl {toc. cit ., làb. 1, fig. 9). qui a copié la figure de Séba. Elle se trouve dans l'Amérique méridionale, au Brésil, à Cayenne. On la mange.
G£LASiMECoaBATTAnTB.Ge/a*/mus/>M9tï/<ifor,La(r., Ocypotle pugillator de Bosc {loc. c/t., p. 197). qui cite la figure de Marcgraaff {loc. cit., p. 185, fig. 4). Elle se trouve dans les deux Amériques, et a été observée dans la Caroline par Bosc; cet auteur donne {loc. cit., p. 187) la description suivante de ses habitudes :
• Les Ocy podes combattants sont terrestres; ils vivent par milliers et même par millions sur le bord de la mer ou des rivières dans lesquelles remonte la marée. Dès qu'un homme ou un animal parait au milieu d'eux, ils redressent leur grosse pince, la présentent en avant, semblent le défier au combat, et se sauvent, en courant de côté, mais conservant toujours la même position. Leurs trous sont si nombreux dans certains endroits, qu'ils se touchent. Ils sont cylindriques, ordinairement obliques et Irès-profonds. Rarement plusieurs individus entrent dans le même trou , excepté quand ils sentent le danger trop pressant. On ne les mange point. Us ont un grand nombre d'ennemis parmi les Loutres, le» Ourses, les Oiseaux, les Tortues, les Alligators, etc.; mais leur multiplication est si considérable, que la dévastation que ces animaux font parmi eux n’est pas sensible. Ils ne craignent pas l'eau qui les couvre quelquefois ; mais ils ne cherchent pas à y entrer ; et jamais ils n'y restent longtemps de leur gré. si ce n’est peutêtre pour faire leurs petits. * Bosc a vu les femelles garnies d'œufs dès le mois de ventôse (mars); mais il n’a jamais trouvé de petits du premier âge. 11 faut qu’ils restent dans l’eau ou dans la terre pendant l'année de leur naissance. Les mâles se distinguent dçs femelles parce qu’ils sont plus petits, plus colorés, et que leur queue est triangulaire. Il n'est pas vrai, comme le dit Gronovius, que la grosse pâlie à gauche dénoie le mâle;
CEI.
Bosc s'est assuré qu’elle variait de position dans les deux sexes.
On doit rapporter encore au genre Gélasime le Cancer d’Ilerbsl ( loc . ci/., lab. 50, fig. 1), et plusieurs espèces de Crustacés rapportées par Lesueur et Pérou de leur voyage aux Terres Australes. Marion de Procé, l’un des médecins les plus distingués de la ville de [Vantes et habile naturaliste, a recueilli à Marseille une espèce nouvelle, que Desmarest a décrite sous le nom de Gélasime df. Mario*. Gela ai mu a Marionia. Elle est à peine longue de huit lignes et large d'un pouce. Sa carapace est lisse, avec une impression en forme d’H sur son milieu; elle sc termine de chaque côté par un angle assez vif et dirigé en avant. Les pédoncules oculaires grossissent insensiblement par le bout. Le bord inférieur du sillon des yeux est crénelé. La pince droite était beaucoup plus grande que la gauche, très-comprimée et granuleuse à son extrémité et près de sa base. Le pouce est droit . lisse sur les deux faces et granuleux sur sa tranche interne. Le doigt est immobile . arqué en dessous, dans toute sa longueur, avec son bord interne largement échancré dans son milieu, et partout garni de dentelures mousses disposées sur sa tranche.
On connaît une espèce fossile propre au genre Gélasime, c'est la Gélasime luisaxtb, Gelaaimua nitida, décrite et figurée par Desmarest (Hist. des Crust. fossiles, p. 100, pl. 8, fig. 7 et 8). Elle est de la même taille que la Gélasime Maracoani, et lui ressemble sous plusieurs rapports; mais elle en diffère essentiellement, parce que les bords latéraux et antérieurs de la carapace sont lisses et non épineux comme dans l’espèce vivante. Desmarest n’a vu qu’un individu de celte espèce; il était engagé dans une Pierre argileuse, assez dure, dont le gisement n’est pas connu.
GBLATINA. bot. Le genre proposé sous ce nom pour désigner divers Champignons gélatineux qui croissent sur le bois pourri dans l'Amérique septentrionale, nécessite un nouvel examen pour être adopté, et pourrait rentrer parmi les Tremelles. Kaffinesque (Journal de botanique, t. h, p. 177) en parle fort légèrement, et cite quatre espèces sous les noms de fœtidiaaima, lutea, rubra et alba.
GELATINAR1A. bot. Synonyme de Balrachosperme.