‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 14 sur 117 · V . ce mot · texte numérisé non relu

V . ce mot

GÉLATINE, zool. chim. Quoique cette substance, suivant la théorie admise généralement aujourd'hui , ne soit pas un principe immédiat des matières animales, il suffit qu'on l'ait pendant longtemps considérée comme telle, et qu'on l’obtienne en abondance toutes les fois qu’on traite par l’eau bouillante la plupart des parties solides des animaux, pour qu’il convienne d'en exposer sommairement les propriétés physiques. Elle n'a ni ; couleur, ni odeur, ni saveur; elle est solide, et sa den- | sité est plus considérable que celle de l'eau. Elle est j très-soluble dans l'eau bouillante, tandis qu'elle ne se dissout qu’en très-petite quantité dans l’eau froide; aussi la solution chaude sc prend elle en gelée par le refroidissement. Alors les molécules de la Gélatine enveloppent comme dans un réseau l'eau qui la tenait en dissolution et qui relient seulement la quantité de Gé-

latine qu’elle est susceptible de dissoudre à froid, l’n grand nombre de sels, 'principalement ceux dont la saveur est très-stiptique, tels que le nitrate de Mercure, le persulfate de Fer, etc., occasionnent dans la solution aqueuse de Gélatine, un précipité composé de Gélatine, de la base du sel et de l’Acide qui était uni à cette dernière. La Noix de Galle, l’écorce de Chêne, et généralement toutes les substances végétales astringentes, qui contiennent l’Acide galliquc et le Tannin, précipitent aussi la Gélatine en formant avec elle des composés plus ou moins insolubles. Traitée par les agents chimiques très-énergiques, tels que le Chlore, l’Acide nitrique et l’Acide sulfurique, la Gélatine s'altère, se décompose et souvent se change en d'autres substances immédiates. Ainsi, par le Chlore, elle se précipite sous forme de flocons Idancs, que Thénard considère comme composés de Chloré, d'Acide hydro-chlorique, et de Gélatine altérée. L'Acide nitrique finit par la convertir en Acide oxalique. L'Acide sulfurique concentré, mis d'abord en macération avec la Gélatine, puis étendu d’eau soumise à l'ébullition, et saturé par la Craie, donne lieu, selon Braconnot de Nancy, 1° à des Cristaux sucrés, non susceptibles de fermentation, pouvant se sublimer par la distillation . et développer un produit ammoniacal ; traités par l'Acide nitrique , ils donnent naissance ù une substance acide, que Braconnot appelle Acide nilrosaccharique. 9° Un liquide sinipeux incristallisabte , duquel on a extrait de la matière sucrée cristallisable, une matière peu azotée, qui empêchait celle-ci de cristalliser. de l'Ammoniaque. -et une substance nouvelle, blanche, pulvérulente ou en Cristaux grenus, ayant le goût du bouillon, et précipitable seulement par le nitrate de Mercure. C’est à celle dernière substance que Braconnot a donné le nom de Leuciné, et il a découvert un nouvel Acide (nitro-leucique) qu’elle produit lorsqu’on la traite par l'Acide nitrique. D’après l'analyse de la Gélatine par Gay-Lussac et Thénard, ses principes constituants sont: Oxygène. 27.207; Azote, 10,098; Car- Imnc, 47.881; Hydrogène, 7,914.

Pendant longtemps on a cru que cette substance était toute formée dans la peau, le tissu organique des os, les tendons, etc., et qu’elle ne faisait que sc dissoudre dans l’eau à l’aide de l'ébullition. Fourcrov et Bostock l'ont considérée comme un principe immédiat du sang et de la plupart des liquides animaux, parce qu’on obtenait des précipités par la Noix de Galle dans ces liquides, après que par l'action de la chaleur on avait coagulé l’Albumine qu'ils contenaient. Mais outre que cette dernière substance ne se coagule pas lorsqu'elle est étendue d'eAu, elle partage avec la Gélatine et plusieurs autres substances, la propriété d'être précipitée par la Noix de Galle. On admet aujourd'hui que la Gélatine n'est que le résultat d’un changement de composition que certaines substances solides des animaux éprouvent lorsqu'on les fait bouillir dans l’eau.

C’est de richlliyocülc (f. ce mot et Estgrgbox) qu'on extrait la Gélatine à son état de pureté le plus parfait* Mais on la retire en très-grande quantité des peaux non tannées, des oreilles, des cornes, etc., de plusieurs animaux. Les os, soumis à -l'ébullition dans l'eau, dont on augmente l'action par une haute pression . four-

dissent aussi une grande quantité de Gélatine. C’est de cette manière qu’on s’est procuré , dans les années de disette, assez de cette substance pour subvenir en partie à l'alimentation des classes indigentes. Un chimiste qui s'est principalement occupé des applications de la science aux besoins de la société, Darcet, a perfectionné le procédé de Hérissant, qui consiste à faire macérer les os dans l’Acide hydrochlorique,^ les laver ensuite, et à faire bouillir dans l'eau le tissu organique qui a conservé la forme de l'os.

Les usages de la Gélatine sont très-mullipliés. On s'en sert principalement dans les arts sous le nom de Colle-Forte. Celle-ci est plus ou moins pure, selon la nature des substances animales qu'on emploie pour sa fabrication. La colle de Poisson est employée à des usages pharmaceutiques et culinaires ; elle sert à clarifier les vins en déterminant le dépdt des .substances astringentes, et enveloppant comme dans un filet toutes les impuretés qui allèrent la transparence des liquides.

GÉLATINEUX, pois. Espèce du sous-genre Cycloptère. y. ce mot.

GÉLATINEUX, iot. Paulet donne ce nom comme générique, à divers Champignons, dont les uns sont les Gélatineux à soies, les autres à bandes ou unis, et à papilles. 11 les appelle aussi Champignon s en gelée , ou Agarics Gélatineux â bandes; ce sont des Tremelles et des Ilydnes. y. ces mots.

GELÉE DE MER. acal. Réaumur. dans les Mémoires de l’Académie des Sciences de 1710, p. 478, pl. xi, fig. 27-28 , donne ce nom à la Céphée Hhizoslome, de Lamarck, à cause de sa ressemblance avec la Gélatine ou Gelée animale, y. CteaEE.

GELÉE MINÉRALE, ut!*. Quelques miuéraux, précipités de leur solution dans les Acides ou les Alcalis, retiennent tout le dissolvant ou au moins une grande partie; ce qui leur donne un aspect tremblotlant, et une consistance à peu près semblable à celle de la Gelée végétale. La Silice et l’Alumine dites en Gelée, en sont des exemples, y. Coagulation et PatciriTé.

GELÉE VÉGÉTALE, bot. On a donné ce nom à une substance extraite des végétaux, soluble dans l’eau bouillante et qui, de même que la Gélatine animale, est susceptible de se convertir par le refroidissement on une masse molle et Irembloltante, parce qu’elle retient entre ses molécules une partié ou la totalité de son dissolvant. Thénard place la Gelée végétale au nombre des substances douteuses, parmi celles qui. ne cristallisant pas, peuvent varier et varient beaucoup en effet dans leur nature. Il est extrêmement probable que les Gelées de divers végétaux ne sont pas identiques; que, par exemple. la Gelée de Tamarins, dont les propriétés se rapprochent beaucoup de celles des Mucilages ou de la Gomme, est bien différente de la Gelée de Lichen, qui offre beaucoup d’analogie avec l’Amidon, selou üerzélius. Quoi qu'il en soit, la Gelée se rencontre dans une grande quantité de fruits, dans les Groseilles, les baies de Sureau, de Viorne, les Pommes, les Coings, etc. Elle y existe toute formée, puisque, par le simple repos de leur suc exprimé, elle se sépare en grande quantité. On ne peut pas dire que la chaleur occasionne ici un changement dans la composition du tissu organique

végétal ; il serait tout au plus permis, en supposant un tel changement, de l'attribuer à la fermentation qu'éprouve le suc, et qui précède toujours l'apparition de la Gelée.

GÉLIDIER. Gelidium. bot. ( Hydropbytes .) Genre de l’ordre des Floridées établi par Lamouroux dans son Essai sur les genres de Thalassiophytes non articulées , aux dépens des Fucus de Linné. 11 l'a ainsi caractérisé : Hydropbytes à tubercules presque opaques, oblongs et comprimés, situés à l'extrémité des rameaux ou de leurs divisions, rarement épars sur les rameaux; organisation corolloïde; couleur pourpre ou rougeâtre, devenant brillante à l'air, caractère des Floridées; feuilles nulles; divisions de la tige ou fronde plane ou très-comprimée. — Le nom de Gelidium a été donné à ce groupe parce que la plupart des espèces qui le composent peuvent se réduire presque entièrement en une substance gélatineuse par l'ébullition ou la macération. Les Gélidiers forment un groupe particulier facile à distinguer des autres Floridées par plusieurs caractères. Néanmoins, Agardh n'a pas cru devoir l'adopter et en a placé des espèces dans la septième tribu de son genre Sphœrococcus avec d'autres plantes qui semblent en différer essentiellement. Stackhousea fait deux genres particuliers des Gélidicrs cornés et : à feuilles de Coronope , sous les noms de Néréidée et de Coronopifoliée. Lyngbye, dans son J'entame» , i a conservé le nom de Gelidium sans y placer aucun des vrais Gélidiers, et a réuni sous ce nom une Laurencie et une Gigartine. Ainsi aucun de ces auteurs n'a cru devoir adopter le genre Gelidium tel que Lamouroux l'a établi; il le regarde cependant comme un | des plus naturels de la classe nombreuse des Floridées ;

; en effet les Gélidiers diffèrent des autres Hydropbytes par leur fructification ; c'est, dans toutes les espèces, un tubercule comprimé, ohlong, presque opaque, situé à l'extrémité des rameaux eide leurs divisions; toutes présentent ce caractère de la manière la plus évidente, | à l'exception du- Gélidier versicolor {Fucus cartilagineuse Gmel.). dont la fructification a quelques rapports avec celle des Gigariincs , mais qui en diffère tellement-par le faciès qu’il parait impossible de l'y classer; il vaudrait mieux en faire un genre particulier. Il est probable que c’est l'examen de cette espèce qui a empêché Agardb et Lyngbye d'adopter le genre Gelidium. Si ces hotauistes avaient examiné avec attention ou avaient eu à leur disposition les Gelidium spinœformis, Anthonini et Amansii, ils auraient vu que ccs espèces remplissent l'intervalle qui semble exister entre le Gelidium .corneum et le cersicolor. L’absence des feuilles ou expansions planes sépare les Gélidiers des Delesseries et des Cbondres; les Laurencies, les Hypnées, les Diimonlies, les IMocamies et les Champies, en diffèrent par l’organisation , la fructification et le faciès . Les Gigarlines sont les llydrophyles qui s’en approchent le plus, mais toutes ont pour fructification des tubercules arrondis ou subglobuleux, environnés d'une grande quantité de substance mucilagineuse qui rend la fructification semblable à un grain de raisin d'un millimètre environ de grosseur. La plupart des Gigarlines ont la double fructification, tandis

que l'on n'observe jamais ce phénomène dans les Gélidiers, et que leur fructification, cohstammenl tuberculeuse, est toujours comprimée, oblongue, et remplie en entier de capsules qui la rendent opaque; ces capsules ne forment point un globule au centre des tubercules comme dans les Gigartines. elles les remplissent en entier. Gcs faits décident la conservation du genre Gelidium. quoique Agardh et Lyngbye l'aient rejeté. Tout ce que Lamnuroux dit- sur l'organisation et la couleur des Fioridéès peut s’appliquer aux Gélidiers, remarquables par la variété et l’éclat des couleurs que développe dans ces plantes l'action des fluides atmosphériques. Ces belles nuances, réunies à des formes élégantes, ont fait employer les Gélidiers à former des tableaux qui ornent quelquefois le cabinet du naturaliste. Ces brillantes Hydrophytes semblent répandues dans toutes les mers de l’ancien monde; néanmoins leur nombre est plus considérable dans l'océan Indien et dans les zones chaudes et tempérées, que dans les régions froides des deux hémisphères où elles sont très-rares. On n’en a encore reçu ni vu aucune espèce des eûtes de l'Amérique; serait -ce un groupe de végétaux particuliers, comme quelques autres, à l’Europe, à l'Asie et à l’Afrique? Les Gélidiers servent de nourriture à plusieurs peuples de l’Asie. A l'Ile-de-France, et sur toutes les côtes de l’océan Indien, les habitants en font usage dans les sauces pour leur donner de la consistance ou pour masquer le goût Acre et brûlant des épiceries qu'ils aiment avec passion. C'est avec des Gélidiers que les Salanganes construisent les nids comestibles si renommés parmi les Chinois et les autres nations riveraines de l'océan Indien et des lies asiatiques, qu’on les paye presque au poids de l’or, cl que leur prix augmente chaque jour. — Le genre Getidium est assez nombreux en espèces. Parmi les plus remarquables, nous citerons le Getidium corneum dont les nombreuses variétés fatiguent le botaniste toujours tenté d'en faire des espèces particulières; le Gclidium r erticolor, si commun au cap de Bonne Espérance, et dont on fait des tableaux; le Getidium coronopifotium qui se trouve en Europe, dans la Méditerranée, comme dans l’Océan; le Getidium cri note , de la grosseur d’un crin de Cbe- * val ; et le Getidium ctavatum qui acquiert ù peine un centimètre de hauteur.

GELIF. ntx. dot. Susceptible de se fendre par l’effet de la gelée. Les roches schisteuses feuilletées éclatent fréquemment dans le sens de l’application des lames qui les composent, et sont par là peu favorables aux bâtisses. Cet effet est occasionné par l'eau qui reste interposée entre les feuillets; cette eau accroissant de volume, écarte les coucheset produit la gelivure. Le même phénomène attaque le tronc des arbres, mais les sucs séveux, qui ne tardent pas à se répandre sur les surfaces écartées, y déposent les éléments du bois ou du ligneux qui finissent par remplir les interstices; c’est ce que l'on observe parfaitement lorsqu'on scie-un tronc transversalement. La gelivure prend un autre caractère lorsqu'elle n’affecte que des points de la surface du tronc : alors ces points, frappés de mort, deviennent en quelque sorte autant de corps étrangers dans la substance du ligneux; ils demeurent stationnaires pendant que

toutes les parois qui les entourent continuent à subir la loi de leur développement. Ces parois finissent par se rapprocher, s'unir et se fondre, de manière que les points morts sont entièrement recouverts et deviennent des nodules qui. désormais, ne seront plus sensibles que sur la tranche détachée par le trait de scie, lors de la mise en œuvre du bois.

GELINEt ois. DeGaline. l'un des synonymes vulgaires de la Poule domestique. F. Coq.

GKLINETTE. ois. Même chose que Gelinotte. F. ce mot.

GELINOTTE, ois. Espèce du genre Tétras. F. ce mot. On applique le nom vulgaire de Gelinotte à plusieurs autres esjtèces du genre Tétras et à quelquesunes du genre Ganga. Ainsi on nomme :

GElixotte a fraise, le Tetrao umbcllus , L.

GElixotte bl'FPEe d'Amérique , le Tetrao Cupido.

GElixotte des Ixdes, le Ganga à quatre bandes. Perdrix Indien , Lath.

GElixotte de Lapoxie, le Tétras de Laponie.

GElixotte des spales, le Ganga unibande.

GElixotte du SexEgal. Syn. du Ganga celoctfer.

G ELIS. ixs. Le genre formé sous ce nom, par Tliunberg, a été reconnu le même que celui qui existait déjà sous le nom de Cryptu». y. Crypte.

GELONA. bot. ( Champignons .) Et non Gelonc. Les espèces d' Agarics dont le chapeau est latéral, porté sur un slype ou sessile, ont reçu d'Adanson ce nom générique qui est tiré d’une des espèces nommée (iclone par les Italiens. Frics rétablira ce genre sous le nom de Schisophyllut.

GELOMER. Gelonium. Genre de la famille des Euphorbiacées, et de la Diœcic Icosandrie, L. Ses fleurs sont dioïquês; leur calice a cinq divisions réfléchies; dans los mâles, les étamines sont au nombre de douze ou plus, saillantes, portées sur un réceptacle parsemé de tubercules glanduleux. Dans les femelles, deux ou trois stigmates sessilcs et laciniés surmontent un ovaire charnu, porté sur un disque glanduleux, à deux ou trois loges qui contiennent un ovule uuique. Le fruit est une capsule à deux ou trois coques.

Ce genre renferme trois ou quatre espèces originaires, l'une de Timor, les autres de l'Inde. Leurs liges sont ligneuses; leurs feuilles allernes, entières ou dentées vers le sommet seulement, coriaces, très-glabres, luisantes et veinées; les Heurs sont disposées en faisceaux axillaires qu'accompagnent plusieurs bractées. Sous ce même norade Gelonium. Gartner avaïL établi un genre, synonyme de Tina, F', ce mol, qui appartient à la famille des Sxpindacéet.

GELOTOPHYLLIS. bot. Syhonyme de Hanunculu $ lilyricat. y. Uexoxcule.

GELSE.M1NUM. bot. Chez les anciens, ce mot était souvent employé pour désigner les diverses espèces de Jasmin. Les premiers auteurs qui ont écrit sur les plantes de l’Amérique septentrionale. Cornuli, sloane, etc., l’ont appliqué à quelques espèces de Uignonia, telles que le Uignonia radicans, L. r Uignonia Unguis Cati, L., etc. Le Uignonia »em perdrons, L., était aussi nommé GeUeminum par Calesby; il est devenu le type d'un genre de la famille des Apocinées, établi

par Richard (lit Michaux Flor. Boréal. Am*r.)\ sous le nom de Gelsemium. F. Gelsemier.

GELSEMIER. Gelsemium. bot. Genre de Ja Pentandrie Monogynie, L., établi par Jussieu (Gen. Planh, p. 150) et placé à la suite de la famille des Apocynées, parmi les genres non lactescents; il est ainsi caractérisé: calice petit, à cinq dents; corolle bcancoup plus longue, infundibuliforine, dont le limbe est à cinq lobes étalés, presque égaux; capsule petite, plane, ovée. biloculaire et bivalve; valves carénées, formant la cloison au moyen de leurs bords rentrants, et de celle manière pouvant être considérées comme deux fentes uniloculaires et polyspermes; semences plaues, insérées sur les bords des valves. Le type de ce genre est la plante qpe Linné a nommée Bignonia semperrirens, cl qui a été figurée par Calesby, t, tab. 53, sous le nom de Gclseminum . Le professeur Jussieu a indiqué l'affinité du Gelsemium avec les Biguoniacées, et celle non moins grande avec les Apocynées; mais sa capsule, simple en apparence, semblerait!» distinguer. Dans la description du Bignonia sempe mirent, Linné n'avait mentionné que quatre étamines. En plaçant le Gelsemium dans Ta Pentandrie, Richard père (m Mich. Flor. Bor. Amer., p. 191 ) a rectifié cette erreur soupçonnée par Jussieu. Le Gelsemium nitidum , décrit dans ce dernier ouvrage, est une plante grimpante, très glabre, à feuilles lancéolées, à fleurs jaunes, d'une odeur agréable, peu .nombreuse* et fasciculées. Elle croit dans la Caroline, la Géorgie, la Floride et la Virginie maritimes.

GELSEMORO. bot. L'arbre du Congo désigné sous ce nom, et qu'il ne faut pas confondre avec le Gelsomoro des Italiens, qui est le Mûrier, ne peut être reconnu sur ce qui en a été dit, encore que son écorce soit en usage, dit-on, dans le pays comme une sorte de monnaie.

^ GELSL’M. bot. Synonyme de Mûrier. F. ce mot.

GÉMAL. bah. L'un des noms du Chameau chez les Arabes.

GEMARS. ma». Même chose que Jumar. F . ce mot.

GEMBANGA. bot. Le docteur Blumc a établi, sous ce nom (Flor., 1825, p. 580 et 678), un genre de la famille des Palmiers, qui a été réuni ensuite au genre Corypha .

GEMEINER-ARSENIKKIES. Min. F. Fer arsenical.

GEMELLA. bot. Genre établi par Loureiro (Flor. Co^ chinchin., 2, p. 790). mais qui, selon Jussieu et De Can* dolle, n'est qu'une répétition deVAporetica de Forster. Celui-ci, aux yeux de Jussieu, Kunlh et Aug. Saint- Uilairc. ne -diffère pas assexdu Schmidsliu, pour constituer un genre particulier. F. Scbxidelie.

GEMELLAIRE. Gemellaria. roi.tr. Savigny, dans le grand ouvrage sur l’Égvptc, a figuré sous ce nom, des Polypiers flexibles de l'ordre desCellariées, que Lamouroux avait d’abord regardés comme des Crisies, et dont, par la suite, il a fait un groupe sous le nom de Loricaires dans sou Tableau méthodique des genres de l'ordre des Polypiers. F. Loricaires.

GEM1NAL1S. bot. Synonyme de Sclarée etd’Hormin. F. ces mots.

GÉMINÉ. Gemlnatus. bot. Cet adjectif est employé pour désigner que tekou lots organes sont disposés par paires. Lorsque les feuilles naissent deux à deux d'un même point de la tige, comme dans un grand nombre

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de Solanées, elles sont Géminées. Les pistils soqt Géminés dans l'Aigremoine, les Saxifrages, parce qu'il en existe- deux dans le même calice, etc.

GEMINELLE. inf. Espèce du genre Dendrelle. F . ce mol*

GÉMIMFLORE. Gemini florus. bot. Se dit d'une plante qui porte deux fleurs placées l'une près de l'autre.

GEMMALE. Gemmalis. bot. On nomme ainsi l'écaille ou les écailles qui protègent le Imurgeon.

GEMMATION. Gemmatio. bot. Ce mol a reçu différentes acceptions. Le pjus généralement il s’entend de l'ensemble des diverses parties qui appartiennent aux bourgeons. Mais quelquefois il désigne l'époque de l'évolution deces bourgeons ou la rupture des enveloppes qui forment le bourgeon. F. Bourgeon.

GEMME (sel), min. Nom ancien de la Soude hydrocbloratée ou murialée. F. Sui nt.

GEMMES. Gemmœ. min. Les anciens minéralogistes réunissaient sous cemom, dans un même genre, toutes les substances qui fournissent aux artistes la matière des objets d'agrément que l'on désigne sous celui de Pierres précieuses. F. ce mol.

GEMMES, bot. F. Bourgeons.

GEMMES DG VÉSUVE, min. L’un des noms vulgaires de l'Idocrase. F. ce mot.

GEMM1PARE. Gemmi parus, bot. Épithète qui s’applique aux plantes qui portent des bourgeons.

*GEMMULAR1A. bot. ( Champignons. ) Rafiinesque- Schmaltz (Journ. de Physique, août 1819) nomme ainsi un gehre qu'il caractérise de la manière suivante : Champignon tubéreux, souterrain, couvert de petites gemmules qui s'en détachent à certaine époque ; chaume homogène crevassé sans veines dans son intérieur. Les deux espèces décrites par l'auteur sous les noms de Gemmularia letiuscula et Gemmularia rugosa , croissent en Virginie, dans le Kentucky, etc. On les confond avec les Truffe*.( Tuber ), qui, selon Haffiuesque, n'existent pas aux États-Unis d'Amérique.

GEMMULE. Gemmula. bot. Ce mot proposé par le professeur Richard, a été. avec juste raison, substitué à celui de Plumule, employé pour désigner les petites foliolès ou rut(imenls des feuilles qui existent dansl'em bryon. Tantôt .la 'Gemmule qui se compose de petites feuilles embrassées les unes dans les autres est nue entre les deux cotylédons, tantôt elle est renfermée dans une sorte de gaine formée par le cotylédon unique. F. Embryon.

GÉMONE. rept. Espèce du genre Couleuvre. F. ce mol.

GEMPYLE. Gempylus. roig. Cuvier a donné ce nom à. un sous- genre de la famille des Acanlhoplérygiens ou des Scombéroldes dont les espèces ressemblent aux Thyrsites par les defilsdes mâchoires; mais elles manquent de dents 291 palais, et leurs ventrales sont presque imperceptibles, cc<(tti est en rapport avec les-Lépidopes. Le Gempylus Serptirts, Cuv., Serpens marinus compressas licidus , Sloane, 1, tab. 1, fig. 2, est le type de ce genre.

GENCIVE, moll. L'un des noms vulgaires cl marchands du Merija Beiorouta. F. Nérite. ' .

GENCIVES, zool. y. Mâchoires.

GENDARUSSA. rot. Espèce du genre Justicia. y. ce moi.

GENÉE. Genea. bot. Ce genre, créé par Villad, présente des Champignons arrondis el difformes, renfermés dans une volva charnue, irrégulièrement plissée; péridiole membraneuse, cylindrique, transverse ou horizontale dans son centre; sporangioles subglobuleuses, cylindriques et lisses. Ces petits Champignons sont communs aux environs de Turin.

GÉNÉPI ou GÉMP1. bot. Chaque pays a sa plante sacrée, que le vulgaire regarde comme une panacée universelle. Celle qui dans les Alpes porte le nom de Génépi est, dans l'esprit des paysans, un remède souverain pour tous les maux; lorsqu'ils ne la possèdent pas dans leurs montagnes, ils vont la chercher trèsloin, souvent aux risques de leur vie. Quand un chasseur ou un guide part pour une course lointaine, on lui recommande beaucoup de rapporter le Génépi. Quelle est donc la plante si remarquable aux yeux de ces hommes simples et ignorants pour qu'ils lui aient donné la préférence sur une foule d'autres que la nature a prodiguées sous leurs pas? Ce n'est autre chose que l'Artemiaia y lac i a lis, L.. jolie plante dont le feuillage, d'un blanc argenté, est très-amer et aromatique. L'Artemiaia rupeatria, L.. que l’on a considéré comme le vrai Génépi des Savoyards, est une espèce rare et douteuse. v*

On mêle aussi dans les vulnéraires suissés, sous le nom de Genipi , les Achillea ut rata ,* natta et moachata . Cette dernière espèce efè/sclôn Haller, le Génépi de certaines contrées de I.f £üisse.

GÉNÉRAL, moll. Nom vultfffïrc el marchand, devenu scientifique, d'une espèce du genre Cône. GÉNÉRATION. K.-OffCANtSATlOK.

GENESIPHYLLA\ èot. L’Héritier a décrit sous ce nom et comme type d*tin genre qui n'a pas été adopté, une espèce de Xylophylle. fVcélnVt: ’’ *

GENESTROLE. bot. Nom sous lequétan désigne vulgairement le Geniata tinctoria qui fournit lAié couleur jaune, y. Gexèt. ***!erft*

GENÊT. Geniata. bot. Genre de la famille mineuses el de la Diadelphie Décandr^^^BÇ^oSntiu des plus anciens botanistes, et comjp0pf&eq>)aMtès faciles à distinguer par leur port, màïsdonl les caractères génériques sont peu tranoRés. Linné adoptant quelquesunes des divisions de ce genre faites par Tflfrneforl , et même par les botanistes qui ont précéuq@$lui ci, en a séparé particulièrement, sous le nom $&Spuriium, les espèces dont le calice est étalé en délits, les blets des étamines appliqués contre l’ovairc^Vle stigmatè velu en dessus, tandis que le Geniata ne se composerait, selon l'illustre naturaliste suédois^ que des espèces à calice bilabié, ayant l'élendard£blong, réfléchi en dehors, el laissant à découvcrUE^istil et les étamines. Tournefort avait en oulre^flSfu’aiitres genres qui ne sont réellement que des sujwfisions du Geniata, et qui cependant ont été en partie reproduits par Mœnch et par d'autres auteurs modernes. Tels sont les genres Genistella, Geniata -Spartium, Çytiao- Geniata et Scorpiua. Enfin., dans ^Encyclopédie méthodique. La-

marclc a fait voir que le caractère du Spartium, L., assez exactement tracé pour quelques espèces, s’évanouit insensiblement dans les autres, el que tous ces prétendus genres, admis parTournefort el Linné, pourraient se fondre en un seul, auquel ou conserverait le nom de Geniata. Celte opinion a été embrassée par le professeur A.-L. de Jussieu, qui, néanmoins, a proposé (Généra Plantarum, p. 354) de distinguer génériquement avec Tournefort , les espèces monospermes de Spartium à feuilles très-peu nombreuses el à branches le plus souvent opposées. Voici les caractères du Genisfa, selon Lamarck el Jusèieu : calice petit, campanule, tantôt à un seul lobe latéral terminé par cinq petites dents, tantôt, et c'est le cas le plus fréquent, à deux lèvres dont La supérieure est à deux dents droites et l'inférieure à trois; étendard oblong, cordiforme, relevé ou réfléchi; ailes divergentes, concaves en dedans; carène pendante, bifide, ou entièrement bipélale. ne recouvrant pas les organes sexuels; étamines monadelphes (quoique le genre soit placé dans la Diadelphie); stigmate velu longitudinalement d'un côté; légume ovale ou oblong, souvent renflé, contenant une ou plusieurs semences globuleuses ou réniformes. Ce genre a de si grands rapports avec le genre Cytise (y. ce mol), qu'il a été très-difficile de l'en distinguer par des caractères tirés uniquement des organes reproducteurs; aussi Lamarck ne considère-t-il les genres Geniata el Cytiaua que comme deux divisions d'un même groupe naturel, qui ne diffèrent réellement entre elles que par l'ensemble de la végétation, et surtout par la diversité du feuillage. Les Genêts sont caractérisés par leurs feuilles simples avec ou sans mélange de feuilles ternées. Linné avait placé dans \e*Spartiuin une espèce du cap de Bonne-Espérance, que Lamarck a réunie aux Geniata, en lui conservant son nom spécifique. C'est le Geniata sepiario qui est devenu, pour Thunberg, le type du genre Lebeckia où se rangent plusieurs autres Légumineuses du même pays, el parmi lesquelles on remarque le Spartium Cytiaoides, L. fils, ou t'ytiaua Capenaia. Ce genre, qui a été admis par Willdcnow et Persoon, parait devoir être conservé. y. Lêbeceie. Les Aspalathus, plantes du cap de Bonnc- Espérauce, ont aussi beaucoup d'affiniléavec les Genêts. Cependant leurs feuilles linéaires, fasciculées, el un port particulier servent à les faire reconnaître au premier coup d'œil.

Le nombre tolal des espèces du genre qui nous occupe s'élève à environ quatre-vingts qui sont, pour la plupart, indigènes de la région méditerranéenne. On en trouve à peu près vingt en France, réparties en deux sections, d'après leurs rameaux inermes ou au contraire épineux, et parmi lesquelles on considère comme les plus intéressantes à connaître, les espèces suivantes :

$ 1«, Rameaux won épineux.

Le Gfcxtr a balais, Geniata acoparia, Lamk., Spartium scoparium, L., est un arbrisseau très corn hi un dans les environs de Paris, où ses belles fleurs printanières, et d'un jaune intense, produisent un effet trêspiltoresqoe. 11 abonde aussi en divers lieux du centre et du midi de l'Europe, mais on ne le fencontre pas

dans une grande partie des Alpes. Ses rameaux s’élèvent jusqu’à un mètre; ils sont nombreux, droits, flexibles, anguleux, et portent des feuilles petites et légèrement velues.

l.e Genêt a marchés dk Jonc. Genista Juncea, Lamk. ; Sparlium Junceum , L. Ce charmant arbrisseau s'élève ordinairement à un mètre et demi ; ses rameaux droits, flexibles, lisses, munis de feuilles simples et peu nombreuses, sont remplis de moelle et ressemblent aux tiges du Scirpus lacuslris confondu par le vulgaire avec le Jonc. Il porte des Heurs jaunes, très grandes, d'une odeur suave et qui naissent aux sommités des rameaux, en grappes droites, nues et un peu lâches. On rencontre celte espèce dans les lieux incultes de l'Espagne, de l'Italie et de la France méridionale. Il est cultivé comme ornement dans les jardins sous le nom de Genêt d'Espagne, dénomination qui doit être rejetée, afin qu'on ne confonde pas cette espèce avec le véritable Genêt d’Espagne, Genista Hispanica , L., dont les rameaux sont épineux. En faisant macérer dans l'eau l'écorce du Genista Juncea, on peut en retirer une filasse très-propre à faire des tissus de bonne qualité.

Parmi les autres espèces de cette section, on remarque : 1° le Genista sagittali s, L., que l'on trouve dans les terrains sablonneux et pierreux, depuis la Galice jusqu'au fond de l'Allemagne; on la reconnaît facilement à ses tiges bordées de plusieurs saillies produites par une membrane verte, qui se rétrécit en manière d’articulation à la base de chaque feuille; 2° Genista tinctoria , L. Elle est assez commune sur les collines et au bord des forêts de l'Europe tempérée. Son nom lui vient de ses fleurs qui donnent une teinte jaune; aussi la nomme-l-on vulgairement Herbe à jaunir; 5° Genista pi lésa , L. Elle se trouve dans les bois élevés, à Fontainebleau, en Bourgogne, dans le Jura, etc. Les feuilles et les tiges de celte plante sont peu velues, comparativement à plusieurs autres Genêts, mais les calices et les légumes sont couverts de |>oils couchés qui ont valu à l'espèce le nom spécifique imposé par Linné. Ces trois espèces faisaient partie du genre Génial el la de Mœncb.

$ U. Hameaux épineux.

Le Genêt d'Angleterre. Genista Amjlica. Jolie espèce, peut-être plus commune aux environs de Paris et dans la France occidentale qu'en Angleterre. Elle ne dépasse pas à l'est une ligne tracée par le cours de la Saône et du Rhône. Ses tiges sont grêles, épineuses et souvent couchées ; elles portcut au sommet de petites feuilles lancéolées et étroites; les fleurs sont jaunes, axillaires et portées sur de courts pédoncules.

Le Genêt d'Allemagne. Genista Germanica , L. Ses tiges sont rameuses, très-épineuses, et couvertes dans leur jeunesse de feuilles ovales, lancéolées, très-vertes; les fleurs sont jaunes, et disposées en grappes courtes au sommet des tiges. Cette plante croit sur les collines des provinces méridionales et orientales de la France.

Le Genêt d'Espagne, Genista Hispanica, L.* ressemble à la précédente, mais elle en diffère par sa lige plus basse, par ses épines vertes et très-rameuses, et parce qu'elle est beaucoup plus velue sur ses jeunes pousses.

Dans cette espèce, comme dans les précédentes, le* épines sont dues à la dégénérescence plus ou moins complète des feuilles. Leur origine est surtout bien visible sur le Genista Germanica.

Les autres Genêts sont des sous-arbrisseaux qui n’of frent que peu d'intérêt, puisqu'ils tteae composent que de plantes épineuses, petites et peu agréables à l’oeil.

On a quelquefois et improprement nommé Genêt êpineix . VL/lex Europeus.

GENETTE. s vu. Espèce du genre Civette. E. oe mot On a étendu ce nom à plusieurs autres animaux congénères. avec des épithètes qui indiquaient leur patrie.

GENETTE. bot. L’un des noms vulgaires du Narcissuspoelicus, L. t'. Narcisse.

GEN'ETYLLIDE. Genetytlis. bot. Genre de la famille des Myrtacées, établi par le professeur De Candollequi lui assigne pour caractères : deux brartéoles distinctes enloorant la Heur qui est composée d'un calice à cinq divisions très-courtes, obtuses et entières; d’une corolle à cinq pétales ovales, un peu aigus, persistants et scarieux; de vingt étamines courtes, dont plusieurs sont stériles, filiformes ou linguiformes ; style filiforme, exserte; stigmate barbato - plumeux; ovaire uniloculaire. renfermant cinq ou six ovules attachés à sa base. La seule es|ièce connue jusqu'ici . est le Genetyllide diosboIde , Genetytlis diosmoides . De C.and. C'est un arbuste à feuilles serrées, glandiiloso-poncluées, linéaires. presque triangulaires, celles de la sommité sont linéaires, planes, presque membraneuses ; les fleurs sont blanches, réunies eu une sorte de capitule sessile à l'extrémité des rameaux et quelquefois axillaires. Cette plante est originaire de l’Australasie.

GENEVRIER. Juniperus. bot. C’est un genre de la famille naturelle des Conifères et de la Diwcie .Monadelphie, L., auquel on peut assigner les caractères suivants : les fleurs mâles forment de petits chatons ovoïdes, axillaires ou terminaux, composés d'écailles pellées, portées sur un axe commun et présentant à leur face inférieure quatre étamines sessilcs, uniquement formées par une anthère uniloculaire, qui s'ouvre longitudinalement par son côté interne. Les fleurs femelles forment également de très -petits chatons composés d'un involucre, de plusieurs écailles épaisses, charnues, dont les plus intérieures sônl quelquefois soudées entre elles, et forment une sorte d'involucre intérieur, monophylle, qui recouvre les fleurs. Celles-ci sont au nombre de deux à trois, placées au fond de l'involucre où elles sont sessiles. Leur forme approche de celle d'une bouteille. Leur ovaire, parfois adhérent, est globuleux; le calice se prolonge au-dessus de lui, et forme uu tube rétréci plus ou moins allongé. Le fruit est une fausse baie globuleuse et ombiliquée, renfermant deux ou trois noyaux osseux. La partie charnue est formée par l'fnvolucre qui persiste et s'accroît. Les osselets sont de véritables fruits dont le péricarpe est dur. osseux et indéhiscent. La graine est dressée et se compose d'un endosperme charnu au centre duquel est placé un embryon renversé presque cylindrique , ayant la radicule très longue et adhérente par sa base, et les cotylédons au nombre de deux. On compte aujourd’hui environ vingt à vingt-cinq- espèces de Genévriers. Ce

«ont en générât des arbrisseaux ou de petjl* arbres ré- i sineux, dont le* feuille* sont persistantes, étroite*, linéaires, roi des ou imbriquées. Parmi ces espèces, sept ou huit «ont originaires d’Europe-, trois de l'Amérique septentrionale ; autant de l'Amérique méridionale, et le reste provient de l’Asit septentrionale et de» diverses contrées de l’Orient. Plusieurs de ce* espèce* méritent d'être citées.

G«NfcvBiERCoajicN../un/>eruaco»imwMi«,L.;Rich.,

Conif. Jnéd., tal>. 5. C’est un arbrisseau fort commun en France, dans le* lieux incultes cl rocailleux. Généralement . il est petit et rabougri , mais quelquefois il se développe davantage et forme alor* un petit arbre de quinze à dix-huit pieds d’élévation. Les feuilles sont ternécs-verlicillécs, étalées, sessiles, linéaires, aigues, raides; les Heurs diolques; le* chatons très petits, solitaires et à l’aisselle de* feuilles : les mâles sont sessiles i et globuleux; les femelles sont portées *ur un pédoncule court et recouvert d’écaillei imbriquées; l’invo- ’ lucre se compose de plusieurs écailles épaisse; et soudées entre elles. II contient trois fleurs sessiles. Le fruit j est une fausse baie globuleuse, ombiliquée â sou sommeille la grosseur d’un très-petit Pois. I,cs trois osso- I Jets sont durs et osseux. Le bois du Genévrier commun est rougeâtre, assez dur, et susceptible d’un beau poli. Quand il provient d’individus qui ont acquis une assez grande élévation , on peut l’employer à des ouvrages do tour ou de boissellcrie. Comme toutes les autres* parties de la plante, il contient une substance résineuse qui en suinte dans les grande* chaleurs de l’élë, et que pendant longtemps on a cru être la même que la Sanda raque qui découle du Thuya arliculala. On cultive assez rarement le Genévrier; cependant quelquefois on l'emploie à faire des palissades et à cacher Ica murs dans les jardins paysagers. Ses fruits ont une saveur très- chaude et aromatique. Dans certaines contrées du nord de l'Europe, on les fait fermenter, et on en relire une sorte de liqueur alcoolique, qui porte le nom de Genevrette , ou bien on les distille avec de l’eau-de-vie, et l'on obtient Veau-de-vie de Genièvre. Ce* baies sont également employée* en médecine, comme toniques et stimulante*. Quand l’estomac est dans un étal de débilité qui en ralentit les fonctions, quand la sécrétion de l’urine et la menstruation sont diminuées ou supprimée* à cause de l’état de faiblesse de la vessie ou de l’utérus , les baies de Genièvre peuvent être avantageusement employées comme -stomachiques, diuréliquesou eroménagogues. On en prépare une infusion aqueuse ou vineuse, après en avoir concassé une demi-once, que l’on met dans une livre de liquide. L’extrait est une préparation fort énergique, dont la dose est d'un scrupule à un demi-gros.

Genévrier Sabine. Juniperus Sabina , L.; Hich., BoL Méd., I, p. 144. De même que le précédent, c’est un arbrisseau quelquefois très -bas, presque couché et quelquefois s’élevant à une hauteur de douze à quinze pieds. Ses feuilles sont extrêmement petites, -en forme d’écaUles opppsées, dressées, imbriquées sur la tige, ovales, aigues, non épineuses. Les chatons sont portés sur de petits pédoncules écailleux et recourbés. Les fruits, qui succèdent aux fleurs femelles, sont pisi-

formes, ovoïdes, d’un bleu noirâtre, et ne contiennent qu’un ou deux petits noyaux. La Sabine croît dans les lieux secs et montueux des provinces méridionales de la France, en Espagne, en Italie, en Orient, etc. On en distingue deux variétés qui tiennent uniquement à la grandeur. L'une dite Sabine mâle , forme un arbrisseau élevé; la seconde ou Sabine femelle , est basse et presque étalée. Toutes les parties de la Sabine ont une saveur âcre et téréhinthatée. C’est dans les 'feuilles qu'elle est plus concentrée. Aussi ces feuilles sont-elles un médicament extrêmement énergique. On les administre en poudre. Elles agissent avec une très-grande force et déterminent , lorsque la dose en est un peu élevée, tous les symptômes produits par les médicaments irritants, c’est-à-dire une ardeur incommode dans l'estomac, des coliques violentes, des déjections sanguinolentes, l'accélération du pouls, l'augmentation de la chaleur animale, etc. Quelques médecins recommawfenl l'usage de la Sabine pour détruire les Vers qui se développent dans le canal alimentaire. Ce médicament a souvent été suivi de succès dans cette circonstance. ^Mais c’est particulièrement comme exerçant une action stimulante et spéciale sur l’utérus, que la Sabine a joui d’une grande réputation. Administrée à la dose de deux à six grains, elle active et favorise le travail de la menstruation ; mais donnée à des doses * plus fortes, elle occasionne des accidents extrêmement graves, tels que l'inflammation et l'ulcération des intestins, l’inflammation de Futérqs, et par suite, l'avortement et l’expulsion du produit de la conception. On ne doit donc administrer ce remède qu'avec les plus grandes précautions et à des doses qui permettent de n'en pas craindre les redoutables effets. .

Genévrier dr Virginie. Juniperus Virginiana, L. Grand arbrisseau ou arbre de moyenne grandeur connu vulgairement sous les noms de Cèdre rouge ou Cèdre de Virginie, Les feuilles sont imbriquées sur les jeunes rameaux, et quelquefois ternéesetliiiéairessurles branches; les fleurs sont dioïques, en chatons pédoncutés. Dans les chatons femelles, les écailles sont épaisses, charnues, obtuses et étalées. Les fruits sont ovoïdes, de la grosseur d’un Pois. En général, on ne rencontre que deux osselets dans l'involucre devenu charnu. Cette espèce, qui aujourd'hui est très-cultivée daris les jardins d'Europe, ofr elle s'est naturalisée, croit nâlurel- . lement en Virginie , dans le voisinage de la mer. Le nom de Cèdre rouge, sous lequel on le désigne communément en Amérique, vient de la couleur de son bois, qui est compacte et d’une très-grande durée. On l’emploie surtout pour les petites parties de la charpente des vaisseaux.

Quelques autres espèces méritent aussi de l’intérêt. Ainsi, d'après Linné, Broussoriet et un grand nombre d’autres botanistes, on relire l’Oliban ou Encens du Juniperus L) cia, qui croit dans le midi de l’Europe. Le Juniperut Phœnicea est une fort belle espèce, originaire de la Phœnicïe, que l’on trouve également dans le midi de la France, sur les bords de la Méditerranée.

GENGLIff. rois.' On désigne ainsi, en quelques cantons, leLuciscus Jeses. V. ce mot. . • ’

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GÉN

GËNIATE. Géniales, im. Genre de l'ordre de* •Coléoptères, section de* Pentamères, famille des Lamellicornrs. établi par Kirhy( Trans. Linn.Societ.,i. xn, p. 401 et 403), et ayant plusieurs rapports avec les Hannetons et les (tutelles. L'auteur ne décrit et Agure qu'une seule espèce, le Géniale barbu , Géniales bar- Ihi tus ( loc . cil., lab. 20, flg. 84. Elle est originaire du Brésil. Les détails de l'organisation de la bouche, des antennes et des pattes, sont représentés à côté de l’insecte.

Dejean ( Catalogue des Coléoptères, p. 58) mentionne ce même genre sous kr nom, sans doute mal orthographié. de Gemotis, fondé par Mac-Leay, et il y rapporte, outre le Géniales barbotas de Kirhy, dix-sepl autres espèce* originaires du Brésil, de Cayenne, de l'lle-de- F rance, des Indes-Orientales et de la Russie méridionale. Quelques-unes avaient été décrites par Fahricius sous les noms de Melolontha lanata , Melolontha obscura , Melolontha rauca et Melolontha ferruginea.

GENIBRE. bot. Synonyme vulgaire de Genévrier.

GENICHELLA. bot. Selon Dodœns. quelques anciens auteurs donnaient ce nom au Sceau de Salomon, Convallaria Polygonatum , L.

GENICULARM. bot. Roussel, dans sa Flore du Calvados. appelait ainsi des Conferve* qui paraissant devoir être les Chaodinées, dont nous avons formé le genre Lemane. é'. ce mot.

GEMCULARIS. bot. Suivant Ruell, c’était un des noms donnés par les Romains à Y Agroslemtna Coro naria, L. Dodcens prétend qu'il désignait aussi la Valériane. V. ces mpls.

GÉMCILÉ 011 üENOUILLÉ. Ctniculalus. bot. Cet adjectif est appliqué à tout organe fléchi ou courbé par un angle ou un genou (genicu/utn). Dans cet angle est ordinairement un nœud ou une articulation Axe. Les chaumes de plusieurs Graminées, la lige de la Spcrgule des champs, le style de la Benoîte commune, les arêtes dorialcs de la glume des Avoines, sont des exemples d'organes Géniculés.

GENIÈVRE (baies dk). bot. On nomme vulgairement ainsi le fruit du Genévrier, F. ce mot.

GÊNIOSPORE. Geniosporum. bot. Genre de la famille des Labiées, formé par Bentham, aux dépens du genre Ocytnum. Ce genre a la corolle des Ocymum et des Moscbosma , mais il en diffère suffisamment et par le port, et- par la forme de son calice, et par son inflorescence en faux verticilles multiflores. Le genre Géniospore est divisé en deux sections,*elon que les dents de la lèvre irtférieure sont profondes ou peu sensibles: la première renferme sept espèces, et la seconde une seule.

GÉNIOSTOME. Geniosloma. bot. Genre de la Pentandrie Monogynic, L., établi par Forster ( Charact. Plant. y lab.. 12) et ainsi caractérisé : calice lurüiné, ù cinq divisions persistantes; corolle monopétale, tubuleuse , dont l'entrée est velue et le limbe à cinq divisions profondes; cinq étamines insérées sur la gorge de la corolle, et alternes avec ses divisions; un ovaire supère, surmonté d'un style et d'un stigmate sillonné; capsule oblongue; biloculaire et polyspertne. Ce genre avait été rejeté dans les incertœ sedis par le profes-

seur A.-L. Jussieq; R. Brown ( Protl . Flor. Nov.-Holland., p. 455) est le seul auteur qui ait cherché à en déterminer les affinités. Il Ht voir que |e Geniosloma se rapprochait beaucoup du lj>gania par son port, ses stipules Vaginales et ses fleurs, mais qu'il en différait par les valves entières de sa capsule, sur les bords infléchis de laquelle sont insérés deux placentas qui persistent après la déhiscence des valves. Le même auteur (/oc. cil., et Dotany of Congo, p. 29) proposa d'établir une nouvelle famille intermédiaire entre les Apocynées et les Rubiacées, dans laquelle entreraient les genres Gaertnera , Usteria, Fagrœa, Logania, Geniostoma , etc. Il réunit à ce dernier genre Y A nasse r de Jussieu, réunion qu'il avait déjà pressentie dans son Prodromus. En adoptant celte fusion, il faudrait conserver le nom donné par Forsler à cause de son antériorité. Ainsi au Geniosloma rupeslris de Forsler, il faudrait ajouter comme seconde espèce YAnasscr Dorbonica de Lamarck. Quant à Y A nasse r Moluccana de Lamarck et Pcrsoon, établi d’après une flguredcRumph (Herb. Amb., vol. vu, lab. 7), B. Brown a prouvé que c’était une espèce de PiUospore.

GEM PAYER. Genipa. bot. Genre de la famille des Rubiacées et de la Pentandrie Monogynic, établi par Linné, adopté par Jussieu (Mém. du Mus., vol. vi, année 1820) et par Kunlh {Nova Gener. et Spec. Plant, œquin.y vol. 111, p-407) avec les caractères suivants: calice supère. à cinq dents peu marquées, persistant; corolle infundibuliforme, dont le tube est souvent plus court que le calice; le limbe à cinq divisions trèsgrandes, étalées; cinq anthères sessiles à l’entrée du tube et saillantes ; un seul style surmonté d'un stigmate en massue ; fruit bacciforme, ové, à deux et quelquefois à quatre loges polyspermes. Ce genre a été réuni au Gardénia par Swarlz et Willdenow, mais il s'en distingue suffisamment par le tube de sa corolle, moins grand que le calice et par la forme de son stigmate. Il se compose d'arbres sans épines, à feuilles opposées, très-entières, munies de slipures inlerpétiolaires. Les fleurs sont jaunâtres ou blanches, accompagnées de bractées, et disposée* en corymbes ou en faisceaux sur des pédoncules axillaires et terminaux. Parmi les espèces , toutes Indigènes de l’Amérique , on peut mentionner, comme exemples, les deux suivantes :

Genibayer d‘ Amérique . Genipa Americana , L. Il croit dans les Antilles et dans les parties chaudes, du continent. C’est un arbre de douze à quinze. mètres de hauteur, dont le tronc est épais, les branches très étalées. ramifiées et couvertes de feuilles oblongue*. acu minéetf. étroites à la base, glabres et presque sessiles. Les habitants .de l'Amérique méridionale mangent ses bâtes qui sont rafraîchissantes et astringentes. Ils se servent de son bois pour fabriquer des montures de fusils et (tes brancards, parce qu'il est dur et susceptible d'un beau poli.

Genibayer Carvto, Genipa Caruto, Kunth. H n'est pas aussi élevé que le précédent; ses feuilles sont obovales, obtuses, glabres en dessus, pubeacentes en dessous, et presque sessiles. Il croit sur les rives de l’Orénoque et du fleuve Noir où les indigènes rappellent Caruto et se servent de la couleur noire du suc de ses

fruits pour se faire des taches au visage. Les habitants de Carthagèiie, en Amérique, lui donnent le nom de Xayua. *

Les auteurs de la Flore du Pérou ont décrit et figuré (vol. il, p. G7, lab. 220), sousle nom de Genipa oblonyi folia, une espèce qui a les plus grands rapports avec la précédente, et dont les fruits, de la grosseur d'une Pèche, sont employés aux mêmes usages que ceux du Genipa Carutoy par les habitants des forêts chaudes du pied des Andes, où cet arbre croit naturellement. Son bois, de-couleur rose, est aussi fort utile pour des objets de menuiserie.

Dans les Actes de l'ancienne Société d'Hisloire naturelle de Paris, p. 107, feu le professeur Richard père a donné les phrases spécifiques du Genipa edulis et du Geni/>a Merianœ qui croissent à Cayenne. Celle dernière espèce était le Duroia Eriopila , L., Suppl.

GÉNIPI. bot. K.GMépi.

GÉNISSE. ■ am. Nom de la Vache dans sa seconde année. F. Boeip.

GENISTA. bot. F. Gexêt.

GENISTA-SPARTII M. bot. Sous ce nom, les botanistes anciens jusqu'à et y compris Tourneforl, désignaient non-seulement les Genêts épineux, mais encore des plantes dont Linné a fait son genre Vies, ou qu’il a réunies aux Anthyllis. E. Gexét, Ulex et Axtbtllibe.

GEN1STELLA. bot. Tourneforl avait établi ce genre sur une plante que Linné réunit aux Genêts, sous le nom de Gcnitla sagittalit. Il était caractérisé par l'étendard de sa corolle, plus long que les ailes et la carène, par les deux pétales qui composent celle-ci, par sa gousse linéaire, lisse, et par ses tiges aplaties, à bords membraneux. Adanson et Mœnch ont rétabli ce genre de. Tourneforl, mais le premier avait changé son nom en celui de Chamœtpartium, y. Gexêt.

GÉNISTOIDES. bot. Toutes les espèces de Genêt à calice bilabié, différentes en cela de celles qui ont cet organe unilobé et terminé par cinq petites dents, ont été constituées par Mœnch en un genre distinct. Le peu d’importance de ce caractère, aussi bien que la dénomination vicieuse du genre, ont empêché qu’aucun autre botaniste l'ail adopté.

GEMTAL1A. bot. Nom que quelques auteurs ont donné à l’appareil générateur des plantes, et qu'ils dis- | tinguaient suivant Jes sexes, par l'épithète de mascula ou de fœmina.

GENITAL1S. bot. Selon Rucll, c'était un des noms du Gladiolus cotnuwni» chez les anciens, y. Glavei l.

GENLISIE. Gcnlisin. bot. Le genre établi sous ce nom, par Reichenhach, dans la famille des (ridées, doit faire partie, selon Endlicher, du genre IF il ténia.

GENOPLESILM. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monogynie, L., établi par R. Brown ( Protlr . Flora iVor.- Holland., p. 319), et ainsi caractérisé . périanthe très-irrégulier, presque en masque; les divisions supérieures conniventes, galéiformes; deux d'entre elles sont adhérentes; les deux divisions latérales inégales; labslle ascendant,. entier, onguiculé, en forme de capuchon à sa base, sans éperon; gynoslème (colonne de la fructification) à demi

bifide, sans découpures latérales; anthère parallèle au stigmate. Ce genre, très-voisin du Pratophyllutn, ne renferme qu’une seule espèce. Genoptetium Baueri , plante de la Nouvelle-Hollande, qui a des racines bulbeuses, des liges ou hampes simples, le plus souvent munies d'une seule feuille à la base, et des fleurs disposées en un épi terminal.

GÊNOR1E. bot. Pour Ginorie. F. ce mot.

GENOSIR1S. bot. Genre de la famille des Iridées et de la Triandrie Monogynie, L., établi par Labillardière (A’or ,-IJoU., 1 , p. 13, tab. 9) et qui a été constitué de nouveau par R. Brown ( Prodrom . Flor. Xoc.-Holl., 1, p. 303) sous le nom de Patersonia , attendu que les caractères du Genotiris sont inexacts. R. Brown prétend en effet que dans la plante de Labillardière (Geftosirit fragilit) le périanthe est à six divisions dont trois intérieures, il est vrai, très-petites, et les filets des étamines connivenls, tandis que Labillardière décrit le périanthe comme n'ayant que trois divisions et les filets des étamines non réunis entre eux. L'auteur anglais ayant décrit sept espèces de ce genre avec son exactitude reconnue, il a été nécessaire d'adopter la dénomination qu'il a proposée. F. Patkbsoxie.

GENOT. moll. Celte Coquille, nommée ainsi par Adansou (Sénégal, p. 145, pl . 9), a été placée à torl dans le genre Foluta parGmelin. Rlainville lui trouve plus de rapports avec les Cônes qu'avec les Volutes.

GKNOUILLÉ. bot. F. Gksicilé.

GENOU1LLET. bot. Le Sceau de Salomon, Convallaria Polygonation, L. , porte ce nom vulgaire, selon Bosc.

GENRE. F. Méthode et Système.

GENS-ENG. bot. F. Gixsexg.

GENTIANE. Gentiana. bot. Principal genre de la famille des Genlianécs. placé dans la Penlandrie Digynie par Linné, et ainsi caractérisé : calice cainpanulé, dont le tube est anguleux et le limbe divisé ordinairement en cinq, et quelquefois en quatre, six, sept, huit et neuf segments plus ou moins profonds; corolle campanulée, iiifuudihulifornie ou rotacée, partagée en autant de divisions qu’il y a de segments au calice, et présentant entre les divisions du limbe, des laciniures | de diverses formes; l'estivation de ces divisions de la corolle est toujours tordue, et elles offrent le phénomène du sommeil; étamines dout le nombre correspond également à celui des divisions des enveloppes florales,

I ayant des filets plus courts que la corolle, et des anthères oblongues , dressées, quelquefois -soudées entre elles; ovaire fusiforme, muni à sa base d'élévations tu— l>erculeuses, déterminées par l'impression des filets staminaux qui sont en partie soudés avec le tube de la corolle et alternes avec ses divisions; style nul; deux stigmates lamellaires, persistants; capsule fusiforme aigue, comprimée, à deux valves uniloculaires, déhiscentes par le sommet, et renfermant un grand nomhre de graines ovées ou oblongues, quelquefois ceintes d’un bord membraneux, attachées à des placentas suturnux, qui s'étendent plus ou moins sur les parois des valves.

Ce genre est connu dès la plus haute antiquité. Dioscoride et Pline disent que son nom dérive de celuade

GEN

GEN

Genli's ou Gentius , roi d’Hlyrie, qui rtc fit cependant point connaître le premier la principale espèce du genre (Gentiana lûtes , L.), car celle-ci était trop commune pour n'avoir pas fixé l'attention des premiers hommes qui ont écrit sur les plantes; mais Gentius, avant tout autre, vanta probablement l'efficacité de sa racine contre certaines maladies, et surtout dans une épidémie qui ravageait son pays. Les espèces de Gentianes sont fort nombreuses; on en compte aujourd'hui plus de cent. A l'exception de quelques-unes qu’on trouve dans les bois, les collines et les marécages, elles ont toutes pour station les hautes montagnes des deux mondes. La beauté de la plupart d’entre elles, leur localité spéciale, la difficulté de leur culture, ont excité, dans tous les temps, l’attention des.bnlanistes. Linné porta le nombre des Gentianes à line trentaine d’espèces , parmi lesquelles il compta quelques plantes devenues depuis les types de genres assurément distincts. Tels sont ses Gentiana Centaurium cl Gentiana filiformis. Cependant les différences que présentent les espèces, non -seulement dans la forme, la grandeur, la direction des tiges et des feuilles, mais encore daus l'inflorescence, le nombre, la forme, la division plus ou moins profonde des enveloppes florales, les appendices barbus qui ornent l’entrée de la corolle de quelques espèces, le nombre des étamines, la connexion de leurs anthères, les placentas des graines tapissant plus ou moins les parois capsulaires : toutes ces modifications ont paru des caractères suffisants a quelques botanistes, pour établir des divisious génériques dans le grand genre Gentiane. Ainsi, Borckbausen (Arch. de la botanique par Rœmer, vol. i», p. 23), ressuscitant plusieurs dénominations employées autrefois par Reneauine et Adanson, établit aux dépens des Gentianes les genres Asie riaa , Coiiantha, Dasystephana, Ciminalis, Ericoila, Eyrythalia, Gentianella et Centaurium. Il ne laissa parmi les Gentianes que le Gentiana filiformis, et quelques autres espèces dont les unes sont douteuses, et les autres appartiennent à des genres différents. Il est impossible d'admettre les nouveaux genres établis par cet auteur, attendu que leurs caractères sont mal exprimés, ou se nuancent les uns dans les autres. C’est â tort, par exempte, que Borckbausen a donné des anthères libres comme caractère essentiel à ses genres Coilanlha et Dasystephana, qui otikpour types les Gentiana purpurea et punctata ; et quelle différence générique peut -on établir entre ces deux plantes, si ce n’est l’apparence spathacée du calice des Coilanlha? Mais une si faible distinction qui, d’ailleurs, ne se présente pas dans tous les individus, doit céder devant les nombreux rapports qui unissent ces espèces. Les Hybrides auxquelles elles donnent naissance, fournissent un fort argument contre leur séparation; car il ne se forme d'Hybrides que par le croisement des plantes non-seulement de même genre, mais encore des espèces qui ont les plus grandes analogies détaillé et de structure. Cetle opinion h cet égard , est corroborée par celle du professeur De Candolle (Théorie élém. de la Bol. ,2e édit., p. 220), qui pense que la forme du calice a peu d’importance dans la famille des Gentianées. Dans le même volume des Archives de Rœmer, p. 5, F.-W. Schmidt

a publié aussi un travail sur le genre Gentiana. Plus exacl-el plus circonspect que Borckhausen, ce botaniste a très -bien défini et caractérisé les trois genres formés aux dépens des Gentianes de Linné, et auxquels il a donné les noms de Gentiana , Uippion et Pneumonanthe; mais si quelques différences dans les organes floraux pouvaient suffire pour former des genres parmi les Gentianes, il faudrait alors tellement les multiplier, qu’on arriverait à isoler pour ainsi dire chaque espèce de ses voisines. Le genre Gentiana de .Schmidt est réduit à la seule espèce Gentiana lutca , qui, par sa corolle jaune rolacée, offre, il est vrai, un aspect assez différent de celui des autres plantes.

Une monographie qui a mérité d’étre proposée comme un modèle d'exactitude, a été le sujet d'une thèse inaugurale, publiée en 1802 h F.rlang. par Frœlich, sous le titre de : de Gentia nâ Dissertât io . A l'exemple de Linné, de Haller et d’Allioni, il a établi des sections fondées sur la forme des corolles, le nombre de leurs divisions, et sur les appendices du limbe de celles-ci; mais quoiqu’il ail groupé assez heureusement la plupart des espèce», ces divisions, fondées sur des formes qui ne sont que de» modifications les unes des autres, telles sont, par exemple, les campanulées et les infundibuliformes, doivent être regardées comme purement artificielles. La première section, à laquelle Frœlich a donné le nom de CoELAPiTUJt, est caractérisée par ses corolles campanulées (rotacées dans le Gentiana lutea ) et présentant de cinq à neuf divisions. Elle comprend toutes les grandes espècesde Gentianes, au nombre de vingt et une, qui habitent les Alpes d’Europe, la Sibérie et l’Amérique septentrionale. Dans la deuxième section (Caiatiaji.*), Frœlich a placé dix espèces, dont les corolles sont infundibuliformes et nues, offrant cinq à dix divisions. Les plantes de celle section ont toutes des fleurs bleues et habitent les Alpes d’Europe. Nous observerons que cette section se nuance avec la précédente parle Gentiana acaulis, qui doit faire partie du même groupe que le Gentiana Pneumonanthe . On remarquera aussi que le nombre des segments de la corolle ne surpasse jamais cinq, et qu'ainsi, le caractère de dix segments, assigné aux Gentiana Pyrenaica et Altaica, est erroné, les cinq lobes surnuméraires. n'élanl que des laciniures très développées. La troisième section ( Erdotrich.c) est remarquable par ses corolles, dont l’entrée est munie d'appendices capilliformes et à quatre ou cinq divisions. Les dix espèces qu'elle renferme forment un petit groupe assez naturel; il faut pourtant en excepter quelques-unes qui, non-seulement ne sont pas bien placées dans celle section , mais encore appartiennent à un genre différent. Telles sont les Gentiana Carinthiaca et Gentiana rotata , dont Jacquiq et Pallas avaient convesablemenkfait’des Stcertia. Les espèces de la quatrième et dernière section (CROssorstal.*) ont des corolles quadrifides, hypocratéri formes, dépourvue» à l’entrée d'appendices barbus, mai9 ciliées sur les bords de leurs divisions. Frœlich y a réuni cinq espèces qui ont assez de rapports entre elles. La monographie de cet auteur comprend donc quarante sept espèces, dont la synonymie est très bien établie, et qui sont décrites avec beaucoup de soin. Si, comme on a pu

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le voir, les sections ne péchaient point par le peu de i fixité des caractères, il n'y aurait rien à ajouter ai* Ira- | vail de Frœlich si ce n'est les espèce» nouvellement dé- J crites. Mais lorsqu'on veufapporter autant de précision que possible dans l'histoire d'un genre qui offre tant de variations dans la structure de scs espèces , il est nécessaire de multiplier les subdivisions, dût-on former des groupes qui ne seraient composés que d'un très-petit nombre d'espèces. Voici le canevas des coupes que l'on pourrait établir dans le genre Gentiane.

t Grande» espèces, toutes alpines ou croissant sur les montagnes assez élevées de l'Europe; calice le plus souvent spathacé; corolle rotacée, à longues divisions, ou plus ou moins tubuleuse, campaniforme, ou infundibuliforme; ce dernier caractère (corolle infundibuliforme) eut rainant toujours Ja soudure des anthères; graines munies d'un rebord membraneux.

GtnTiAXE j ai se, Gentiana lutea, L. Sa tige, haute d'un mètre et plus, est droite, ronde, fistuleuse, portant des feuilles sessiles, opposées et croisée» à angles droits, ovales, aigues, et à cinq nervures; les inférieures que l'on appelle radicales, ovales-oblongues, atténuées inférieurement en une sorte de pétiole. Les fleurs, enveloppées par des feuilles légèrement transformées en liraclées, sont pédonculées, disposées en verlicilles axillaires ou terminaux. Le calice est spathacé et d'une consistance de parchemin très fin , à (rois ou quatre l>etitcs dents. La corolle d'un jaune pâle, presque sans aucunes taches, est rotacée, à cinq ou six divisions longues et aigues, cl sans laciniures. Celle plante habile non-seuleinent les Alpes, mais encore les montagnes et les plateaux assez bas de certaines contrées de l'Europe. Ainsi, en France, on la rencontre en plus grande abondance sur le Jura et dans les montagnes de Bourgogne, que sur les Alpes. Sa localité la plus occidentale et la moins élevée au-dessus de la mer, est en France un bois à une demi-lieue de Tonnerre (Yonne), et situé à une hauteur d'environ cinquante mètres au-dessus de celte ville, la partie de cette plante qu'on prend pour la tige, n'est eh réalité qu'un pédoncule floral; car la lige, ou plu* exactement, le caudex est situé à fleur de terre, et porte encore les débris ou les cicatrices des feuilles radicales des années antérieures. La racine de celte plante a joui depuis un temps immémorial d'une réputation méritée; sa franche amertume dénolé’des propriétés toniques, qu'une longue expérience a constatées, et son emploi dansja médecine humaine, aussi bien que dans l'hippiatrique, n'a souffert aucune atteinte de la révolution des doctrines médicales: Son principe amer ( Gcnlianin ou Gentianine) a été découvert par Pelletier et Carenlou. La racine de Gentiane contient en outre une grande quantité d'un principe gommeux on mucilagineux qui, en passant à l'état saccharin, devient très-susceptible de fermentation. Les paysans suisses et tyroliens en préparent une eaude-vie dont le goût aromatique parait dû à une huile volatile particulière.

Parmi les autre» Gentianes de cette «ectio.n, on peut citer comme espèces les (ieniiana purpurea et Gentiana punclata ? L. Ce* deux plantes, indigènes des Hautes-Alpes, ont des corolles campanulées ou infun-

dibuliformes , d'un rouge vineux, du d'un jaune sombrov tachetées d'une grande quantité de points bruns . disposés en stries longitudinales et assez régulières; leurs étamines sont soudées par les anthères. Elles diffèrent principalement entre elles partleur calice spalhacé dans 4a première espèce,- isopért métrique et â cinq petites divisions dans la seconde. On tes emploie en Siiisae aux mêmes usages que la Gentiane jaune.

•j-f Espèces dont la stature est moyenne entre celle des plantes qui viennent d'étre mentionnées, et celle des petites espèces alpines, à corolle hypocratériforme formant une des sections suivantes : calice régulier, à cinq divisions très-longues et fbliacées; corolle bleue ou jaunâtre, infundihuliforme ou campanulée, à limbe divisé en segments plus ou moins dressés et séparés par des laciniures à une «y deux dents; étamines presque toujours syngénèses; feuilles le plus souvent étroites et linéaires. Celte section représente le genre Pneumonanlhe de divers auteurs. Parmi les espèce* les plus remarquables, se trouvent :

La Gextiare PitEcaoNUfTlB. Genliana Pneutnotiattlhe , L. Cette Gentiane est la seule qui se plaise dans les lieux humides des forêts d’une grande partie de l'Europe. Elle a de*- fleurs pêu nombreuses, mais que leur amplitude et leur belle couleur azurée font distinguer, au milieu des autres plantes sylvaliquo» et marécageuses. *

•La Gextiaxe a courtes tiges. Gentiana acaulis, L. Aucune fleur n efl plus éclatante que celle-ci. dont la belle couleur bleue se marie très-élégamment avec le rose tendre de la Primula farinoaa et le jaune doré du.G'eum tnontanuin. Elle décore les hautes sommités des Alpes. Sa racine est caractérisée par une amertume dégagée de tout principe étranger, et qui ne le cède point aux racines et écorces les plus célèbres sou» ce rapport.

Les autres espèces habitent les Alpes de Sibérie ; mais elles ont des corolles jaunâtres et ponctuées, qui lec lient avec celles de la section précédente.

fft Espèces à fleurs bleues, infundibuliformes, dont les lobes réfléchis de la corolle sont au nombre de quatre à cinq; anthères séparées. Les tiges et autres organe* de la végétation sont à peu près semblables à ceux des espèces de Pneumonanthe.

Ou peut regarder, comme types de cette section, les Gentiana cruciata , L., et Genliana macrophyila , Pallas. La première est une plante que l’on rencontre dans les bois monlueux de l'Europe, notamment â Fontainebleau et Saint Germain. Sa racine a ceci de particulier, qü’elle présente quatre faisceaux soudés entre èux, et qui, chaque année, donnent naissance à autant de tiges, du milieu desquelles s'en élève une cinquième plus forte que les quatre latérales.

•j-J-j-f- Espèces à corolle hypocrafériforrae d’nn bleu azuré magnifique, à divisions étalées et séparées par de petites laciniures, le plus souvent bifides, dressées et protégeant l’entrée du tube. La stature de ces piaules est très-petite; et de leur caudex «fui rampe à la superficie du sol, s'élèvent des touffes de ramuscules, portant un grand nombre de flturs.

Les Gentiana rerna, Gentiana Bamrica , Gen-

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tiana ulriculosa , Gentiana niralis , etc., «ont les principales espèces de ce groupe, Far leur abondance et la vivacité de leur couleur axurée. elles forment un des plus gracieux ornements des Alpes de l'Europe.

• ttttt Espèces à corolle infundibuliforme, violette, à cinq segments plus ou moins dressés, séparés par des laciniures dont la grandeur est telle, qu’on le$ a toujours considérées comme des divisions de la corolle; ovaire soutenu par un pédicelle qui s'allonge considérablement après la floraison; telles sont, par exemple, les Gentiana Pyrenaica, L., Gentiana Altaica , L., Gentiana aquatica , L.,ct Gentiana sedifolia, Kunth. Elles habitent quelques localités spéciales dans les hautes montagnes des deux hémisphères. Ainsi , la première se trouve dans les Pyrénées; les deux suivantes, dans les monts Allais et le Caucase; et la quatrième, dans les Andes de l'Amérique méridionale.

tïtHf Espèces à corolle hypocratériforme, d'un bleu rougeâtre ou violet, à quatre ou cinq segments étalés, sans laciniures. et munies chacune à leur face interne d'un faisceau de poils longs, dressés, et qui protègent l’entrée du tube. Les espèces de celle section sont rameuses et portent un grand nombre de fleurs situées chacune à l'extrémité d'une divisiorf des branches.

Les Gentiana amarctia . L., et Gentiana campestris, L., qui croissent dans les montagnes peu élevées de l'Europd, peuvent être considérées comme les espèces les plus remarquables de ce groupe.

tttttl {' Espèces à corolle divisée très -profondément en cinq segments bleus, conniventf, et présentant sur leurs bords de longs poHs papillaires ; ovaires pédicellés; tiges simples et ne portant qu'un petit nombre de fleurs.

Exemples : Gentiana ciliata, L., que l'on rencontré sur les collines aVgileuses de la France orientale et de l'Allemagne ; Gentiana crinita, Frœl., belle espèce des États-Unis de l'Amérique du nord; et Gentiana barbota, Froel., qui se trouve en Sibérie et dans la chaîne Caiicasiquc.

I'l 1"1"1 ttf H faut placer dans cette section toutes les Gentianes qui croissent dans les montagnes de l'Amérique méridionale, sauf le Gentiana sedifolia, Kunth, et peut-être quelques autres espèces qui se rapporteraient à la section où se trouve celle-ci. Elles ont un port qui les fait reconnaître facilement; leur calice est évasé et consistant ; les segmepts de leur corolle sont profonds et sans appendices qui les réunissent; la couleur des fleurs varie du bleu au rose violet, et même au blanc. Kunth (Aor. Généra et Apec. Plant. Amer, œquin.y t. ni, p. 107, lab. 330 et suivantes) en a fait connaître plusieurs espèces nouvelles, sous les noms de Gentiana limoselloiües, Gentiana mpicola, Gentiana gracili», Gentiana saxifragoides, Gentiana graminea, Gentiana cerasiibides, Gentiana cernua, Gentiana dianthoide s, Gentiana foliota , Genliana corytnbosa, Gentiana liniflora , Gentiana diffusa, Gentiana hyssopi folia et Gentiana spathacea. Quelques-unes de ces espèces ont été publiées sous d'autres noms par Schultes (Syst. Vegeli, vol. vi, p. 185 et suiv.), parce qu'elles étaient inscrites sous ces déno-

minations dans l'Herbier de Wllldenow, auquel Humboldt les avait communiquées. Ainsi, les Gentiana pedunculari» , Gentiana linifolia, Gentiana conge sla, Gentiana floribunda , Gentiana rapunculoides, Gentiana cœspitosa, et Gentiana plicata de Willdcnow et Schultes, se rapportent respectivement aux Gentiana limoselloides , Gentiana graminea, Gentiana corytnbosa, Gentiana Uni flora , Gentiana diffusa , Gentiana sedi folia et Gentiana spathacea de Kunth.

GENTIANÉES. Gentianeœ. bot. Famille de plantes Dicotylédones monopétales .hypogynrs, offrant pour caractères principaux : un- calice persistant, monophyllc, divisé en plusieurs segments pl us ou moins profonds; une corolle monopétale, hypogync, le plus souvent régulière, marcescenle ou caduque, dont le limbe est partagé en autant de lobes réguliers et égaux entre eux qu'il y a de divisions calicinales, le plus souvent au nombre de cinq, quelquefois de quatre à huit, imbriqués pendant PestiValion ; des étamines insérées sur la corolle et alternes avec ses lobes , par conséquent eu nombre égal à ceux-ci; les anthères sont soudées jusqu'à leur milieu, avec l’extrémité des filets; le pollen est elliptique et lisse ; l'ovaire est surmonté d'un style ou de deux soudés en tout Ou en partie, et d'un ou deux stigmates. Il devient une capsule, quelquefois une haie, poiysperme, déhiscente par le sommet suivant deux sutures longitudinales, qui unissent les detixvalvesdonl elle sc compose ; à une ou à deux loges. 0.1 ns les capsules uniloculaires. les bords des valves ne proéminent pas intérieurement, ou bien ne forment qu’une saillie plus ou moins rentrante et circinale où les graines sont attachées ; dans les hilocutaires, les bords rentrants des valves s'atteignent, forment une cloison et un axe central séminifère ; les semences sont nombreuses, petites. | quelquefois bordées d’une membrane renfermant un embryon droit au milieu d'un albumen mol et charnu; sa radicule est longue et regarde -l’ombilic. Les Gentianées sont des herbes ou rarement des sous-arbrisseaux, le plus souvent glabres, à feuilles toujours opposées, entières et sans stipules. Les feuilles qui occupent le sommet de la tige ou des rameaux ont souvent un aspect un peu différent des inférieures; ce sont de vraies bractées 'qui embrassent lè faisceau de fleurs axilldires ou terminales. Le calice des Gentianées est lui-même évidemment un verticille de feuilles à peine | déformées; celui du Gentiana campestris , L., par : exemple, a quatre sépales qui se croisent à angles droits et placés sur deux plans; l’inférieur est formé de deux feuilles parfaitement semblables à celles de la ; tige. C’est donc dans celle famille mieux que dans loûte autre, parmi les Monopélales, qu’on peut vérifier la I théorie du professeur De Candolle qui regarde les en- ! veloppes florales comme composées de plusieurs pièces ; constamment réunies en vertu d’une cause inhérente à ! l'organisation, et non comme-des organes uniques plus ! ou moins découpés ou divisés.

Ces caractères rapprochent beaucoup les plantes de la famille des Gentianées de celles des Polémoniacées, des Scrophularinées et des Apocynées. Elles s'éloignent des premières pûr la déhiscence des capsules, et par la ; mode d’insertion des graines, des Scrophularinéel par

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leurs fleurs régulières et par leurs étamines égaies. Mais elles possèdent un port assez particulier et qui les fait reconnaître au premier coup d’œil. Sous ce dernier point de vue, elles se lient avec les Apocynées, et ces deux familles ont encore ceci de commun que la plupart de leurs espèces sont douées de propriétés trèsactives, dues à un principe amer et âcre, (rès-développé surtout dans les racines des Gentianes.

On a divisé la famille des Gcnlianées en trois sections. I.a première est caractérisée par une capsule uniloculaire, et se compose des genres : Gcnliana, L.; Swcrlia, L.; Chlora, L.; Frasera, Walt.; Erylhrwa, flicli. ; Ccntaurella . Rich., in Michx. ; Coutoubea, Aubl.; Fohiria , Aubl.; Orlltoslcmon , R. Br.; et Canscora, Lamk.

La seconde section a la capsule biloculaire, et renferme les groupes suivants : Exacum, L.; S cbcea, Soland. et R. Br.; Mitra&acmc, Labil.; Chironia , L.; Sabbatia, Adans.; Lisianthua, L., et Tachia , Aubl.

Une troisième section pourrait être formée avec les genres Spigelia , L., Mitrcola, Ach. Rich. Leur capsule est didyme, c’est-à-dire formée de deux carpelles arrondis et soudés.

GENTIANELLE. Exacum. bot. Ce genre île la famille des Genlianées et de la Télrandrie Monogynio, fut établi par Linné qui en décrivit quelques espèces originaires des Indes Orientales. Adopté par Linné fils , Vahl, Willdenow et De Candotle, il fut grossi de plusieurs plantes, dont quelques unes ont été reconnues pour appartenir à d'autres genres, soit anciens, soit nouveaux. Avant de faire connaître le démembrement de ce genre, opéré avec raison par R. Brown, il faut exposer les caractères du genre Exacum, tel qu’il a été donné par Linné et par les botanistes qui ont suivi son système : calice lélraphylle; corolle subcampanulée, quadrifide, dont le lul>e est globuleux; anthères droites, non spirales après la fécondation; stigmate capilé; capsule comprimée, marquée de deux sillons, biloculaire, polysperme, déhiscente par le sommet. Les auteurs qui ont ainsi caractérisé ce genre, y ont compris des plantes dont la structure est assez hétérogène. On peut regarder en effet comme devant en être séparés, les Exacum filiforme, Exacum puaillum, Exacum Candollii , plantes indigènes d’Europe, qui forment un genre distinct déjà nommé Cicentlia (F. ce mol) par Adanson, et Microcale par Hoffinanscg et Link. Les seules espèces linnéennes resteront dans ce genre, à l’exception de celles qui y ont été réunies par Linné flls, telles que les Exacum albcn$,aureum, corilatum, et autres de l’Afrique australe; R. Brow n en a constitué, d’après les manuscrits de Solander, son genre Stlnca. F. ce mol. D’après cet habile observateur, Y Exacum il iffu.su m de Vahl est une espèce de Catucora, et Y Exacum ereclum de Roth est devenu le type du nouveau genre nommé Orthoslemum par R.’Brow’n. F. ce mot.

Les espèces du genre GenHauelle ou Exacum sont peu nombreuses ; les principales sont : Exacum peilunc ulalum , .L. ; Exacum sessile, L. ; et peut-être Exacum punclutum , L., Suppl. Elles croissent dans Ie$ Indes Orieolalei.

GENTIAMNE. bot. Alcaloïde découvert dans la racine de Gentiane, par Henry etCavenlou; il est volatil, jaune, cristallisahle, très -amer, soluble dans l’Alcool comme dans l'Acide sulfurique.

GENTIANOIDES. bot. (Feuillée.) Synonyme dê Gcntiana aeaailis du Speciee de Reichard ; espèce américaine, omise dans les Specitê postérieurs.

GENTIL DF. STRASBOURG, ois. C’est le nom donné à une variété de la Linote. F. Gros-Bec.

GENTIS. bot. Synonyme de Gentiane, et probablement racine du nom donné aux plantes de ce genre; il parait dériver du nom d’un Gentius, roi d’Illyrie. Ce serait avec Euphorbia, l’un des premiers exemples de ces dénominations palronimiques, dont Linné fll un si ingénieux emploi, et dont aujourd'hui l’on fait un si ridicule et déplorable abus.

GKOBDELLE. Geobdella. A'utL. De Blainville a substitué ce nom à celui de Trochelia donné à un genre voisin des Sangsues.

G ÉGRÈNE. Geobœnus. us. Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques. Ce genre a été fondé par Dejean «pii lui assigne pour caractères : antennes filiformes; dernier article des palpes assez allongé^ légèrement ovalaire et tronqué à l'extrémité; lèvre supérieure en carré moins long que large; mandibules peu avancées, assez arquées cl aigues; une dent simple et obtuse au milieu de l'échancrure du menton; corps en ovale allongé; tète presque triangulaire et rétrécie postérieurement; corselet presque carré; élytres ovalaires un peu allongées; les quatre premiers articles des tarses antérieurs dHatés dans les mâles et triangulaires ou cordiformes; ceux des tarses intermédiaires légèrement dilatés et presque cylindriques. Ce genre ne présente encore qu’une seule espèce : GEobExe latéral. Gcobcenu a laferalit, Dej.; Carabus laterali» , lllig.; Calalhu* nigropunctatu a, Eschsc. Il est oblongovale, d'un noir de poix, bronzé en dessus; ses élytres sont finement striées et marquées de trois points enfoncés entre le troisième et le quatrième sillon; les bords du corselet et des élytres, les pieds et les antennes sont .d’un jaune testacé. Sa taille est de deux à trois lignes et même un peu plus. On le trouve au cap de Bonne-Espérance.

GÉ0B1E. Geobius. us. Coléoplèreapenlamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par Dejean pour un insecte de l'Amérique méridionale, rapporté par Lacordaire, professeur d'histoire naturelle à l'Université de Liège. Caractères : dernier article des palpes maxillaires allongé , légèrement ovalaire et terminé presque en pointe; celui des labiales très-fortement sécurifortne ; antennes filiformes; lèvre supérieure étroite, en carré; mandibules arquées, courtes et assez aigues; ane dent simple et presque arrondie au milieu de l'échancrure du menton; (été assez petite; corselet ovalaire ; élytres allongées, presipie parallèles.

Gèobie fubescixt. Geobius pubeaccna , Dej. II est noir, recouvert d’un duvet jaunâtre; son corselet est ponctué, strié de chaque côté; scs élytres sont d'un violet obscur, avec des stries de points et ponctuées dans les interstices; les palpes sont d'un jaune tcstacé; les

anlennet et les pieds roussâlres. Taille, trois lignes et < demie.

GÉOBLASTE. Geoblastus. bot. Willdenow surnomme ainsi l’embryon dont les cotylédons sont hypogés ou restent cachés sous terre lors de la germination; il divise encore les géoblastes en rhisoblastet ceux qui ont une racine, et arhisoblostes ceux qui en sont privés.

GËOCALlCE. Geocalyx. bot. Nées d'Esenhecck a formé , sous ce nom, un genre aux dépens de celui des Jungrrmaines; il ne parait pas que ce genre soit adopté par les botanistes.

GÉOCHORDE. Geochorda. bot. Genre de la famille des Scrophularinées, établi par Chamissoet Sclileclendal sur l’ Herpette» glechomoides de Sprengel. Caractères : calice à cinq divisions égales; corolle infundibulaire, à limbe divisé en quatre lobes presque égaux; quatre étamines presque égales, courlement exserles; anthères oblongues et biloculaires; capsule à deux loges déhiscentes, enfermée dans le calice persistant; cloison formée par le bord roulé des valves ; spermophore central slipité. Le Geochorda cuneata est une plante annuelle, glahre, à feuilles linéaires, en partie cartilagineuses; à fleurs subsessiles , dont les découpures du calice, plus longues que la capsule, la recouvrent entièrement. Cette plante croit au Brésil.

GÉOCORISES. Geocorisœ. îxs. Famille de l’ordre des Hémiptères , section des Héléroplères , fondée par Latreille (Règne Anim. de Cuv.) et ayant, suivant lui. pour caractères : antennes découvertes, plus longues que la tête, insérées entre les yeux, près de leur bord interne, de quatre à cinq articles. Les Géocorises , c'est-à-dire Punaises terrestres, nom qui leur a été donné par opposition à celui de Punaise d’eau, se composent du grand genre Cimes de Linné. La plupart des espèces qu'elles comprennent vivent aux dépens de plusieurs insectes qu'elles sucent avec leur bec; plusieurs se nourrissent aussi de certains végétaux. En général , elles répandent toutes une odeur assez forle et très-puante. Celle grande famille est divisée par Latreillc de la manière suivante :

t Gaine du suçoir de quaire articles distincts et découverts; labre très-prolongéaudelàdcla tête, en forme d’alène et strié en dessus; les tarses toujours de trois articles distincts, dont ie premier presque égal au second ou plus long que lui. (Tribu des Longilabres ou ancienne famille des Corisies.)

i. Antennes toujours filiformes, composées de cinq articles; corps ordinairement court, ovale ou arrondi.

Gerfres : Scutellére, Peintatobe.

il. Antennes de quatre articles ; corps obtang.

a. Antennes filiformes ou plus grosses à leur extrémité.

Genres : Corée, Lycée, Alyde, NEide. Mtodoqik.

/9. Antennes plus grêles à leur extrémité et diminuant insensiblement en pointe.

Genre : Miris. ,

X. Antennes plus grêles à leur extrémité et dont les deux derniers articles sont brusquement plus grêles que le précédent.

Genre : Camr. ,

tt Gaine du suçoir de deux ou trois articles appa-

rents; labre court et sans stries; premier article des tarses, et souvent même le second, très courts dans le plus grand nombre. (Ancienne famille des Cimicides )

1. Pieds insérés au milieu de la poitrine et terminés par deux crochets distincts, prenant naissance du milieu de l'extrémité des tarses, et ne servant ni à ramer j ni à courir sur l’eau.

i. Bec toujours droit, engainé à sa base ou dans sa I longueur; yeux de grandeur moyenne; point de cou I ni d'étranglement brusque à la jonction de la tête avec le corselet; corps ordinairement en tout ou en partie membraneux et te plus souvent très aplati. (Tribu des Membraneuses.)

Genres : Macrocéphale, Phyxate, Tixgis, Arabe.

Pdf AISE.

f3. Bec arqué ou quelquefois droit , découvert, avec le labre saillant; yeux de grosseur moyenne ou trèsgros; tête étranglée brusquement ou rétrécie postérieurement en forme de cou.

* Tête oblongue portée sur un cou ; yeux de gran deur moyenne. (Tribu des Nudicolles.)

Genres : Rédcve, Nabis, Pêtalocdeire , Zn.cs, Ploiére.

M Tête transverse, n'ayant point de cou apparent, mais étant séparée dn corselet par un étranglement; yeux très-gros. (Tribu des Oculées.) On les rencontre sur le bord des eaux ; elles courent très-vile et accélèrent leur marche par de petits sauts.

Genres : Leptope, Acaxthie. Pelogoye.

il. Quatre pieds poslérieurs Irès-gréles et fort longs, insérés sur les côtés de la poitrine et Irès-écarlés entre eux à leur naissance, terminés par des crochets fort petits, peu distincts, situés dans une fissure de l'extrémité latérale du tarse et servant à ramer ou à marcher sur l’eau. (Tribu des Rameuses.)

Genres : Uydroxétre, Gerris, Vbi.ii.

Fabricius avait établi plusieurs genres dans cette famille; voici leur concordance avec ceux de Latreille qui viennent d'étre mentionnés : le genre Tetyra, Fabricius, est compris dans le genre Scutellère. Les genres E des ta, Ælia, Cimes, Haly», Cydnus correspondent à celui des Pentatomes. Presque tous les Gerris sont des Alydes, et les Berytus sont des Néides. Son genre Syriis est dispersé dans les genres Macrocéphale et Pbyinate. Son genre Acnnthia tel qu’il l’a démembré lui-mémé est représenté par celui de Punaise, et celui A'Emesa rentre dans les Ploières. Son genre Solda est l'analogue du genre Acanthie. Enfin son genre Hydromcira se trouve réparti dans les Hydromèlrfcs. les Gerris et les Velies de Latreille. De Laporte, dans sa nouvelle classification des Hémiptères, a introduit une foule de genres nouveaux parmi les Géocorises.

GÉODE, un. On donne ce nom à certains rognons creux dont les parois intérieures sont ordinairement tapissées de Cristaux ou de Stalactites, tantôt de la même nature que la substance enveloppante, et tantôt d'une nature différente. Souvent la cavité est occupée par une matière terreuse qui ne la remplit pas entièrement, et qu'on entend résonner dans l'intérieur, lorsqu’on fait mouvoir la Géode.

GÉODIE. Geodia. nltp, Genre de l'ordre des Alcyo-

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nalres, dans ly division des Polypiers sarcoldes, plus on moins irritables et sans axe central. Il offre pour caractères : Polypier libre, charnu, lubériforme, creux el vide intérieurement, ferme et dur dans l’étal sec; à surface extérieure partout poreuse; des trous plus grands que les pores, rassemblés en une facette latérale, isolée et orbiculairc. Lamarck a établi ce genre dans son grand ouvrage sur les Animaux sans vertèbres,’ et le place avant les Alcyons. Il n'est composé que d'une seule espèce, la Géodie bosselée, Geodia gibberosa, qu’il croit originaire des mers de la Guiane. • Le Polypier singulier dont nous formons ici un genre à part, dit-il, appartient sans doute à la famille des Alcyons; mais 11 est si particulier, qu’cn le réunissant aux Alcyons, l’on augmenterait encore la disparate qui existe déjà entre plusieurs des espèces que l’on rapporte à ce genre. Les Géodies, que l’on peut, en effet, comparer à des Géodes marines’, sont des corps subglobuleux, creux et vides intérieurement comme de petits ballons. Ils sont composés d'une chair qui empâte des fibres extrêmement Anes, el qui, par le dessèchement, devient ferme, dure même, et ne conserve que peu d’épaisseur. La surface externe de ces corps est parsemée de porcs enfoncés, séparés et épars; et, en outre, l’on voit en une facette particulière, orbiculairc el latérale, un amas de trous plus grands que les pores, qui donnent â celle facette l’aspect d’un crible isolé, et paraissent être les 'ouvertures des cellules, mais qui ne sont que des issues pour l'entrée de l'eau dans l’intérieur du Polypier. Ainsi, la forme d’une Géode close, el la facette orbiculairc et en crible que l'on observe sur les Géodies, constituent leur caractère générique. •

GÉODOR. Geodorum. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, L., établi par Jackson (in André toi Repotil ., tab. 026) et adopté par R. Brown (in Hort. Ketc., vol. 5, p. 207) avec les caractères suivants : périanlhe à six parties dont cinq semblables, presque égales, étalées; labellc eu forme de capuchon renflé (quelquefois muni d'un éperon à sa base), sessile et non articulé avec le gynostème; anthère terminale, operculaire, caduque; deux masses polliniques , uniformes, céréacées, el ayant un petit lobe situé postérieurement. Ce genre sc compose de trois plantes indigènes des Indes-Orientales, et cultivées dans les jardins d’Angleterre. Lindley ( Dotanical Uegistcr , n® 1 IG ) l'a placé dans la première section des Épidendrées, que caractérisent tes masses pnlh niques soutenues par un AI unique ou seulement distinctes par une glande. Le Geodorum citrinum, figuré par Andrews (loc. ci/.), peut en être considéré comme le type. Les deux autres espèces sont les Geodorum pur pureum, R. Br., ou Malaxi s autans, Willd., Limodorum nutans , Iioxb. ( Corom., vol. i, tab. 40); et le Geoilorum dilataium ou Limodorum recurcutn, Willd. et Roxb., Coromand., vol. I, tab. 39.

GÉODROME. Geodromut. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par Dejcau pour une seule espèce observée au Sénégal et qui lui a offert pour caractères; antennes courtes et filiformes; dernier article des pallies assez allongé, très-légèrement ovalaire, presque

cylindrique, tronqué à l’extrémité; lèvre supérieure en carré moins long que large .et fortement échancrée antérieurement; mandibules assez avancées, arquées et aiguës; une dent simple au milieu de l'échancrure du menlon; corps peu allongé, élargi et un peu convexe; tète triangulaire, rétrécie postérieurement; corselet transversal, presque carré; élytres peu allongées, ovales et presque parallèles; les quatre premiers articles des quatre tarses antérieurs assez fortement dilatés dans les mâles, courts, serrés, triangulaires et cordifortnes.

Gëoprom k de Dcnootm. Geodromus Dumoulini , Dej. Ovale; d’un noir de poix; corselet transverse, presque carré, faiblement marqué de légères impressions de chaque côté à la partie postérieure; élytres striées ; antennes et pieds teslacés.

GEOFFRÊE. Geoffrœa. bot. Genre de la famille des Légumineuses el de la Diadelpbie Décandrie, L., établi par Linné et adopté par tous les botanistes modernes avec les caractères suivants : calice campanulé, divisé jusqu’à son milieu eu cinq lobes étalés et formant presque deux lèvres; corolle papilionacée dont l'étendard est grand , plan, -arrondi el écbancré, les ailes égales à la carène qui est comprimée; fruit drupacé, ovoïde, marqué d'un sillon de chaque côté, contenant un noyau de même forme que le fruit, presque ligneux, bivalve et monosperme. En décrivant ce genre, Scbreber et Willdenow ont changé l’orthographe de son nom et l’ont appelé Geoffroya, conservant ainsi sans altération le nom de Geoffroy, naturaliste célèbre auquel Linné avait dédié sa plante. Les genres Andira de Lamarck et Ueguetia d’Aublel ont de si grands rapports avec le Geoffrœa , que plusieurs auteurs les ont réunis. V. Angelin et Dcguèlie. Aublcl a décrit plusieurs plantes sous d'autres noms génériques, mais qui doivent aussi prendre place parmi les Geoffrées. Ainsi le youapoua A me ricana (Guian., tab. 373) est synonyme du Geoffrœa ra remota, Poiret, ou Andira racemota , Lamk. L 'Acouroa violacea (loc. ait., tab. SOI) a été nommé Geoffrœa violacea parPersoon. C'est sur cette plante que Necker établit son genre Drackenstenia. Mais ce dernier rapprochement, opéré par Persoon, exige une révision.

Les espèces de ce genre, au nombre d'une dizaine, habitent les contrées équinoxiales et orientales de l'Ainérique. Poiret (Encycl. Méthod., vol. vitl, p. 182) en cite une (Geoffrœa tomentosa ) comme indigène du Sénégal, mais il n'est pas certain que celte plante appartienne à notre genre, puisque l'on n'en connaît pas le fruit. Ce sont des arbres ou des arbustes, dont quelques-uns sont épineux ; leurs feuilles tout opposées et im pari pennées; leurs fleurs sont disposées en grappes axillaires et odorantes. Parmi les plantes les plus remarquables on distingue les Geoffrœa spinota, L., et Geoffrœa inermis, Swartz. La première est un arbre haut d'environ quatre à cinq mètres, dont les branches sont aript-es d'épines subulées, qui ont jusqu'à trois centimètres de long. On ta trouve dans les grandes. focèls qui avoisinent la mer près de Cartbagène el dans les Antilles. Marcgraaff el Pisonen ojit parlé (Rrasit., 121) sous le nom d’ U mari qui a été adopté par les auteurs

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