G É II
GÉOTRIQUE- Geolrichum. bot. Ce genre de Muscédinées, créé par Link, pour une Cryptogame : ( ieotrt chum candidutn , qu'il a observée dans les terrains stériles, a été réuni par Nées Esembeeck au genre Acrosporium.
GÉOTRUPE. Geotrupes. ms. Genre de l'ordre des Coléoptères, section des Pentamères, établi par Latreille aux dépens des Scarabés et rangé par lui (Règne Anitn. de Cuv.) dans la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides, avec ces caractères : antennes de onze articles dont les trois derniers en massue feuilletée; mandibules cornées, fortes, avancées et arquées autour du labre qui est saillant; palpes labiales terminées par un article de la grandeur au moins du précédent; languette bifide, saillante; menton écbancré; écusson visible; élytres voûtées, embrassant le pourtour de l'abdomen; anus peu découvert. Ce genre, confondu avec les Scarabés, en avait été déjà distingué sous le litre d'une grande division par Olivier (Entom., 1. 1, p. 55). Lalreille lui a imposé le nom de Géolrupe qui signifie fouisseur de terre. Depuis on a vu le nom de Scarabés être changé en celui de Géolrupes, et ces derniers être nommés Scarabés. Fabricius est l'auteur de ce bouleversement qui fort heureusement n'a pas été généralement admis. Les Géolrupes se distinguent essentiellement des Bousiers, des Apliodies, des Ægiales, desTrox.desOrycIes.des Scarabés proprement dits.elc., par les caractères génériques, mentionnés plus haut; ils avoisinent davantage le genre Lelhrus ; mais ils en diffèrent par la forme des articles des antennes. Leurs mœurs les séparent aussi de plusieurs des genres de la famille des Lamellicornes. La plupart fréquentent les bouses et les fientes des animaux herbivores, principalement celles des Bœufs, des Vaches et des Chevaux; ils en font leur nourriture, et pratiquent dans la terre placée au-dessous de ces matières des trous cylindriques, assez profonds, dans lesquels ils se renferment pendant le jour. Us y déposent aussi leurs œufs en ayant le soin de les entourer d'une nourriture convenable pour les jeunes larves qui en écloront; celles-ci vivent d’abord aux dépens de la pâtée qu'elles trouvent à leur portée, puis elles s'enfoncent assez profondément en terre et se nourrissent des racines des plantes, à la manière des larves des Hannetons. Elles ressemblent beaucoup à celles-ci, mais elles sont plus petites. Leur corps est mou, blanchâtre, replié sur lui -même et muni de trois paires de pattes écailleuses et d’une tête assez consistante. Elles restent un ou deux ans dans cet état, puis elles se transforment en nymphe et ne se changent en insecte que l'année suivante- A l'étal parfait, les Géolrupes sont ornés de reflets métalliques très-brillants; le dessus des élytres et du corselet est quelquefois d’un vert doré ou cuivreux magnifique, tandis que le dessous est de même couleur ou bien d’un violet assez foncé et très-vif. On les trouve pendant les saisons chaudes et tempérées de l'année. Ils volent assez lourdement, et sortent de leur retraite lorsque le jour commence à tomber. Ils portent sur leur corps et nourrissent quelquefois en trèsgrande abondance une espèce de Mile (Gamasus Coleoptratorum) qui parait les incommoder beaucoup.
Ce genre est nombreux en espèces; Olivier en a décrit quatorze; mais depuis bn en a découvert plusieurs autres. I.es principales sont le Gêotrdfe stercoraire, Geotrupcs stercorarius , Lat.. Scarabœus stercorarius, Oliv., Col., pl. 5 , fig. 59, a, b , r, d, grand Pillulaire, Genff., Ilist. des Ins., t. i, p. 75, n° 9. Type du genre, très- commun dans les bouses de Vache de nos environs. — Le Phalaxuiste ou TyfhAe, Geoffr. (toc. cit pl. 1, f. 3), Uegéer (Mém. sur les 1ns., t. iv, pl. 10, f. 5), Scarabœus Typhœus, L., plus commun dans le midi de la France que dans les environs de Paris. — Le Géotripe prirtahier , Scarabœus rcrnalis, L., Oliv. (toc. cit. j pl. 4, fig. 93, a, b); petit Pillulaire, Geoffr. (toc. cit., i, 77, n° 10), généralement répandu dans toute l'Europe. — Le Géotripe disparate, Geotrupes dispat Lalr.; Scarabœus A tu mon et Scarab. Potyceros , Pall. (Ic. Ins. Siber ., tab. a, fig. 8, a, b, Her. ut, p. 707, n° 50, et lier. I, app., p. 461, u° 99), figuré de nouveau par Olivier, toc. cit., pl. 3, f. 90, a, b, c, qui a été observé en Sibérie le long du Volga et en Espagne. F. pour les autres espèces, Olivier (toc. cit .), Dejean (Calai, des Col., p. 56) et Schoonberr (Syn. Ins., I. I, 1r* partie, p. 99 ). Ce dernier observateur a suivi le changement opéré par Fabricius; ainsi il désigne tous les Géolrupes sous le nom de Scarabés.
Kirby (Trans. of the Linn. Soviet., I. xn) a établi, sous le nom de Bolbocerus, un nouveau genre d'insecte très-voisin des Géolrupes. y. Bolbocére.
GÉOTRUPINS. Geotrupini. ixs. Famille des Coléoptères Pentamères, établie par Latreille (Gcner. Grust. et Ins*, t. il, p. 91), et ayant pour caractères : antennes en massue feuilletée ou peclinée, de onze articles ; mandibules toujours cornées , avancées ; labre saillant; chaperon rhomboïdal (jambes antérieures grandes et dentées). Il est aisé de distinguer, à l'aide de ces signes, la famille des Géotrupins de celle des Coprophages et des Scarabéides avec lesquelles elle a plusieurs rapports. On ne connaît que deux geures qui lui soient propres : celui des Géolrupes et celui des Lethrus. Lalreille (Règne Anim. de Cuv.) a converti la famille des Géotrupins en une section de la tribu des Scarabéides, famille des Lamellicornes, y. ces mots.
GÉRAC1ER. Geracium. bot. Ce genre, établi par Reichenbach dans la famille des Synanlhérées, a été réuni par De Candolle, à son genre Crépide.
GÉRAMACÉES. Geraniaceœ. bot. Le nom de cette famille est tiré de celui du Géranium, qui en est le type et le genre principaL On peut assigner aux plantes qui la forment les caractères suivants : le calice est à cinq divisions très profondes, égales ou inégales, se recouvrant en partie sur les côtés, avant l'épanouissement de la fleur; quelquefois l'une des divisions se prolonge à sa base en jm éperon plus ou moins allongé, libre ou soudé avec le pédoncule. La corolle se compose de cinq pétales onguiculés, égaux ou inégaux , alternes avec les divisions du calice, généralement insérés sous l’ovaire, rarement sur le calice. Les étamines sonl en nombre double des pétales, excepté dans le Monsonia où elles sont en nombre triple; fréquemment leurs filets sont soudés par la base et monadelphes; quelques-uns sont parfois dépourvus d'aftihêre et stériles. L'ovaire est
libre â cinq ou â trois loges, contenant deux ovulcsqui naissent de l'angle rentrant. Chaque loge forme une côte très-saillante et arrondie, le sommet de l'ovaire se termine par un appendice pyramidal, à cinq faces. Le style est simple et se termine par trois ou cinq stigmates filiformes, généralement recourbés en dehors. Le fruit, qui est à trois ou à cinq côtes, se compose d’autant de coques généralement monospermes, attachées à l’axe central qui persiste, tandis que chaque coque s’eqlève ci\ emportant avec elle une partie de l'appendice qui les surmonte et en se roulant de bas en haut. Les graines sont dépourvues d'endosperme. Leur embryon est recourbé ou droit. Les Géraniacées sont, en général, des plantes herbacées, annuelles ou vivaces,ou de 'petits arbustes. Leur tige est souvent articulée et noueuse ; leurs feuilles opposées ou alternes avec ou sans stipules; ces feuilles sont tantôt simples, entières ou plus ou moins profondément découpées, quelquefois composées et pinnées. Les fleurs, qui sont généralement d'un aspect agréable, sont tantôt solitaires, tantôt en sertule, portées sur des pédoncules axillaires.
Les genres qui forment cette famille sont : Rhyn cholheca, Ruiz et Pavon; Monsonia, L., Suppl.; Géranium,l’Hér it. ; Erodium , l'Hérit.; Pélargonium , l'Uérit.; ces trois genres sont des divisions du genre Géranium de Linné ( V. GIbahier); et Tropœolum, L; Autrefois on .plaçait encore dans cette famille les genres Oxali » et Balsamina qui sont devenus l’un et l'autre types de nouvelles familles, y. Bai.sahi vtxs et OxalibKes. Quant au genre Tropœolum , Jussieu et De Candolle en font une famille nouvelle qu'ils nomment Tropéolées. Néanmoins Richard pense que ce genre doit rester parmi les Géraniacées dont il ne diffère que par le nombre de ses parties.
Dans son grand travail sur la famille des Géraniacées (annéfes 1825 et suiv., 5 vol. in-8»), Robert Sweet a divisé celle famille en trois tribus : tes Géra niées, les Grielées et les Pélargonises, dans lesquelles il a introduit un assez grand nombre de genres nouveaux créés par lui. Il compose la.première de ces tribus des genres Sarcocaulon, De Cand.; Monsonia; Erodium et Géranium; la seconde n'a que le genre Grielum, Willd.; mais la troisième comprend les genres Phymatanthus, Sw.; Campylia, Sw .; Olidia, Sw.; Grenvillea , Sw.; Hoarea, Sw.; Dimacria, Sw.; Seymouria, Sw.; Jen * kinsonia , Sw.; Ciconium, Sw.; Itopeialum, Sw., et Pélargonium.
GÉRANIE. Gerania. ma. Coléoptères tétramères, genredela familledes Longicornes, tribu des Lamiaires, institué par Audinet-Servilje, avec les caractères suivants : antennes glabres, sétacées. grêles, très-grandes, distantes A leur base, plus longues que le corps dans les femelles et le doublant dans les mâles, de ortze articles : le premier renflé, allongé, presque cylindrique; le second petit; les suivants allongés, cylindriques; le troisième le plus grand de tous; yeux. grands etféni formes; corselet mutique. arrondi, assez court, guère plus long que large; écusson petit, demi -circulaire; élytres presque linéaires, convexes, plus larges que le corselet à leur base, tronquées droit à l'extrémité; corps convexe en dessus, médiocrement allongé; pattes
grêles, d'une loqgueur remarquable, surtout dans les mâles; cuisses minces, cylindriques, presque aussi longues que les jambes, et guère plus épaisses qu'elles; celles-ci allongées, presque cylindriques, un peu élargies à l’extrémité, ni cambrées ni luberculées.
Geraxie de B ose. Gerania boscii ; Saperda Boscii, Fab. Ses antennes sont noires; sa télé cendrée, avec une tache verticale noire ; le corselet est mutique, cendré, chargé de points noirs; les élytres sont lisses, d'un gris cendré pâle, avec des points noirs; les pieds sont allongés et noirs. On la trouve â Java.
GÉRANIER. Géranium, bot. Genre qui a donné son nom â la famille des Géraniacées, et qui appartient à la Mouadelphie Décandrie. I.. L'Héritier, dans un travail spécial sur les Géranium de Linné, a divisé ce genre en trois groupes, sous les noms de Pélargonium, Erodium et Géranium. Ces divisions ont été adoptées par Aiton , WiHdenow et De Candolle*, qui, d'après l'Héritier, ont ainsi exprimé les caractères du Géranium proprement dit : calice composé de cinq folioles égales; cinq pétales égaux â la corolle; dix étamines fertiles, alternativement plus grandes; à la base de chacune des plus grandes adhère une glande nectarifère; style terminé par cinq stigmates; fruits formés de cinq capsules ou carpelles uniloculaires, monospermes, et soudés autour d'un axe central et anguleux; chaque carpelle est surmonté d'une arête glabre intérieurement, qui détache avec élasticité le carpelle de la base de l'axe . se replie en cercle ou en spirale et reste fixée au sommet de cc même axe. Ces caractères excluent parfaitement toutes les espèces frutescentes, à corolles irrégulières, pour la plupart originaires du cap de Bonne -Espérance, et dont on a fait le genre Pélargonium; mais il faut avouer qu'ils diffèrent bien peu de ceux que l'on attribue aux Erodium , qui d'ailleurs ont uqe grande ressemblance de port avec les vrais Géranium. T. Érodier el PElargoxier.
Les espèces de Géraniers sont des plantes herbacées ou très-rareinent ligneuses, à feuilles palmées on lobées, arrondies ou incisées , à pédoncules ordinairement chargés de deux fleurs. De Candolle {Prodrom. Syst. Begn. Eegei. , tab. i, p. 630) en a rassemblé soixante-six espèces, dont la moitié se trouve en Europe. Le reste est répandu sur presque toute la surface de la terre, mais priucipalemenl dans les contrées monlueuses et tempérées. Aussi, on en trouve surtout dans la Russie asiatique, le Caucase, le Népaul, les Andes du Pérou, les montagnes de Popayan, la Nouvelle-Hollande, la Nouvelle-Zélande, etc. Parmi les espèces européennes, il en est qui mériteraient d’èlre cultivées à crfuse de leur beauté; telles sont les Géranium sanguineum, Géranium Phœum, Géranium pratense, Géranium sylraticum, etc.; mais ces espèce* n'ont reçu les honneurs de la culture que dam quelques jardins de botanique. On trouve en abondance sur les vieux murs, dans des localités pierreuses, le long des haies, etc., de toute PEurope. un Géranierqui avait autrefois une très grande réputation de propriétés médicinales; c'est l'Herbe à Robert, Géranium Roberlianum, L., dont les tiges sont rameuses, velues, rougeâtres, noueuses, garnies de feuilles divisées en cinq