‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 17 sur 117 · G K II · texte numérisé non relu

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lobes pinnatifides. Toute la plante répand une odeur forte et très-désagréable, surtout lorsqu'on la froisse. Elle passait pour astringente et résolutive, et en en faisait usage particulièrement dans les hémorrhagies et l'esquinancie, ce qui lui a valu le nom vulgaire d'Ilerbe à l'Esquinancie. Nous avons vu de Irons effets obtenus de l'emploi de cette plante pilée et appliquée extérieurement dans quelques affections érysipélateuses.

GËRANION. bot. Pour Géranier. F. ce mol.

GKRAiNH M. bot. F. Geramer.

GERANOGETON. F. GEranos.

GÉRANOIDES. bot. Pour Géraniacées. F. ce mot.

- GERANOS. ois. et bot. C'était le nom de la Grue chez les Grecs, d’où Geranogeton et Géranium, qui désignent en botanique un genre dont on comparait la forme de la fructification au bec de la Grue. F. GEranier.

GÉRAKDIE. Gerardia. bot. Genre de la famille des Scrophularinées et de la Didynamie Angiospermie. L., établi par Plumier (Gener., 51), et ainsi caractérisé : calice à cinq divisions réunies jusque vers leur milieu ou à cinq dents; corolle presque en doche.donl le limbe est à cinq lobes inégaux, arrondis, émarginés, et formant deux lèvres; quatre étamines courtes : un seul style et un seul stigmate; capsule bivalve, déhiscente par le sommet. Ce genre se compose de plantes herbacées, très -rarement frutesceiitcs, à feuilles en général opposées, entières et pinnalifides ; les fleurs sont solitaires, axillaires, opposées, et d’une couleur jaune ou purpurine; la capsule est plus ou moins ovoïde, mais non acurainée, partagée par une cloison médiane, parallèle et unie avec le placenta qui est simple, bordé et longitudinal. La plante sur laquelle Plumier a établi le genre Gerardia est indigène de la Martinique. Linné et Tbunberg lui ont réuni quelques espèces qui croissent en des contrées fort distantes, telles que l'Amérique septentrionale, les Indes-Orientales, la Chine, le Japon et le cap de Bonne -Espérance. Enfin Michaux, Pursb et Nutlall ont décrit un grand nombre d'espèces qui croissent dans le nord de l'Amérique, et font partie du genre qui nous occupe, quoique, selon Nutlall, les plantes américaines demanderaient une comparaison soignée avec les Digitales, et il ajoute qu'on doit probablement exclure de ce genre les espèces de l’Afrique et de l'Inde. Lamarck (Dict. Kncycj.) avait aussi observé que les Gérardies forment un de ces genres peu saillants par leurs caractères, et qui ne sont composés le plus souvent que de l'assemblage d'espèces que l'on aurait pu rapporter à d'autres genres déjà connus, mais qu’on a rapprochées d'après ur\, aspect particulier. Le Ni gritia tiêcosa , L., ou Mêlas nia scabrum de fiergius et Gærlner, a été rapporté au Gerurdia par Linné fils. Uii y a réuni le genre Afzelia de Ginelin (Syst.f Ü27), quia été rétabli par Pursh et Nutlall sous le nom de Seymeria. Ce dernier auteur observe que l'espèce est munie d'une cinquième étamine imparfaite, qui établit une certaine affinité entre ce genre, le Ferbase um et le CeMa.

Les plantes américaines, qui probablement doivent seules constituer le genre Géra rdic, au nombre dequinze environ, sont divisées en deux groupes, d'après la COU- 5 BICT. DES SCIENCES NAT.

leur de leurs fleurs. Le premier (celui dont les fleurs sont purpurines et qui a un calice campanule à cinq dents) renferme une dizaine d'espèces qui croissent en des stations différentes , les forêts «t les marais salés, j Le second n'est composé que de quatre ou cinq plantes à fleurs jaunes et à calice dont les divisions alleigncnt la moitié de sa longueur. Oii distingue dans ce groupe le Gerardia pcdicu/aria , L.. plante commune dans les Étals du milieu de l’Amérique, donL les feuilles sont oblongues et pinnalifides, à segments dentés en scie. Nutlall mentionne une variété de cette espèce, à laquelle il a donné le nom de pectinata, qui croit particulièrement dans les forêts de Pins de la Caroline et de la Géorgie. C'est une plante fort belle, qui a de trèsgrandes fleurs, et qui est probablement une espèce distincte.

GEPiASCANTIlUS. bot. Nom spécifique d'une espèce de Cardia. F. Sebevcier.

GERBERA, bot. F. Glrcerie.

GERRERIE. Gerberia. rot. Famille des Synanthérées, Corymbifères de Jussieu, et Syngénésie superflue. Linné établit dans les premières éditions de son Généra Pianiarum, un genre sous le nom de Gerbera t qu'il réunit plus tard à Vernira. Cependant. J. Burmalin ( Rarior . A fric. Plant. Decad.) l’avait adopté et en avait décrildeux espèces du cap de Bonne-Espérance. Ces plantes, observées par Cassini, ont leurs corolles labiées, et différent tellement du genre Arnica qu'elles n'appartiennent point à la même tribu. Cet auteur a donc rétabli (Bullel. de la Soc. Philom., janvier 1817) le genre Gerbera ; il l'a placé daus la tribu des Mulisiées, près du genre Trichochine , constitué en même temps avec le Doronicum incanutn, Lamk. Voici les caractères principaux assignés au genre en question par Cassini, qui doit en être considéré comme le véritable auteur, et qui, probablement pour cette raison, a cru devoir modifier la dénomination employée d'abord par Linné : calathide radiée, dont le disque est composé de fleurons nombreux, hermaphrodites; corolle à deux lèvres : l'extérieure tridentée au sommet, l'intérieure plus étroite divisée profondément en deux lanières linéaires; les fleurs de la circonférence sur un seul rang, femelles et à deux languettes dont l'extérieure est très-longue, linéaire, tridentée au sommet, l'intérieure, plus étroite, et divisée en deux lanières longues et roulées en dehors; involucre formé de folioles imbriquées, lancéolées et coriaces; réceptacle plan et nu; ovaires cylindracés, surmontés d'uuc aigrette longue et plumeuse.

Cassini a placé dans le genre Gerberia cinq espèces, dont quatre étaient les Arnica Gerbera, Arnica coronopifolia , Arnica crocea et Arnica piloselloide* de Linné, plantes herbacées, originaires du caf* de Bonne- Espérance , et qui ont reçu les nouveaux noms de Gerberia Linttœi , Gerberia coronopi folia , Gerberia liunnatlni , et Gerberia piloselluiiles. La cinquième espèce est une plante décrite par Lagasca (Amenid. natur., p. .38) sous le nouveau nom géuérique d 'Apbyllocaulon. Mais comme celle plante u a pas été vue et étudiée par le botaniste parisien, et qu'il l'a placée parmi les autres Gerberia , seulement d'après une

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