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similitude de caractères; comme, d'ailleurs, il signale et nie l'hermaphroditisme des fleurs de la circonférence, observé par Lagasca, il n'est rien moins certain que l'Aphyllocaulon soit une espèce du genre Gerbe ria.
GERHILLE. Gerbillux . su*. Merionex, lllig. Genre établi par Desmarest , et formé de Rongeurs ressemblant aux Gerboises, par le grand développement de leurs membres postérieurs, mais eu différant par la présence d'autant de métatarsiens distincts qu’il y a de doigts. Les pieds antérieurs sont courts, et n’ont que quatre doigts Onguiculés cl un rudiment de pouce; les postérieurs, longs ou très-longs, sont pentadaclyles ; la queue est longue et couverte de poils; les oreilles sont petites et arrondies. Il y a deux incisives et trois molaires à chaque mâchoire. Les molaires sont semblables aux deux mâchoires; la première étant la plus grande , et à trois tubercules, qui la partagent également dans sa longueur, la seconde n'en ayant que deux, et la troisième, qui est la plus petite, n’en ayant qu'un. Ces animaux ont la téie allongée, et les pommettes peu saillantes. Ils vivent dans les terriers, à la manière des Gerboises* et sautent aussi avec une grande force. Peu d'espèces s'engourdissent l’hiver; une seule de ce genre est bien connue; presque toutes les autres ne le sont que fort imparfaitement, en sorte qu'il est bien possible qu’il y ail eu dans les descriptions, des doubles emplois, et aussi, qu'on y ait rapporté des animaux d’organisation différente.
Gebbille des pyramides. Gerbillux pyramidum. Cette espèce a cinq pouces du bout du museau à l’origine de la queue qui, presque nue et terminée par un petit pinceau de poils jaunâtres, est à peu près de la même longueur. Du reste, le dessus du corps et de la télc 'esl d'un jaune roussâtre, le dessous, d'un blanc sale ; le bout du museau, ainsi que deux petites lignes qui se voient au-dessus des yeux, sont de cette dernière couleur. Le milieu du dos est beaucoup plus foncéque le reste du corps, il est même- brunâtre; les oreilles, presque nues, sont de grandeur médiocre et de forme arrondie; le tarse est allongé et presque nu ; malgré sa longueur, le membre postérieur est -cependant peu allongé; les deux doigts latéraui, et surtout le pouce, quoique plus courts que les trois médianls, comme cela est chez les Gerboises où ils existent, ne sont pas, comme chez celles-ci , sans usage, et posent sur le sol. Les trois médiants sont à peu près égaux en longueur. Les mains antérieures ont quatre doigts, dont les deux du milieu sont les plus longs; point de pouce. Cette espèce habite les environs des deux grandes pyramides en Égypte. C’est lâ qu'elle a été découverte par Geoffroy Saintllilaire, qui l’a nommée pour cette raison Dipuspyrafrtiditm.
Gerbille if Égypte. Gerbillux Ægyplius, Desm., Dipus Gerbillux, Olivier. Celte espèce a la même patrie que la précédente, car c’est aussi en Égypte qu'Qlivier l’a découverte. Btlc est fauve en dessus, jaune en dessous; ses pieds postérieurs sont pentadaclyles, scs doigts uu.peu inégaux. C’est ainsi qu’OIivier la caractérise, et tous ces caractères conviennent presque également à la Gerbille des pyramides. C'était là ce qui avait porté â les réunir; mais la üerhille d'Égypte n’est que de la
faille d'une Souris; elle a les pattes antérieures pentadactyles. la queue brune et les membres postérieurs aussi longs au moins que le corps. Aucun de ces caractères ne convient à l’espèce précédante. La Gerbille d’Égypte vit dans des terriers.
Gerbille du Taiabisc. Gerbillux 7'amariciHux , Desm.; Mux Tamaricinux, Pallas. Celte espèce a été découverte sur les bords de la tner Caspienne, par Pallas qui l'a décrite dans 6on bel ouvrage sur les Rongeurs (MoceB Spec. Gliriutn). Elle est de la taille du Surmulot, et a quelques rapports avec le Lérot; la queue annotée de blanc et de gris, et velue dans toute son étendue, est à peu près aussi longue que le corps; les pieds postérieurs sont pentadaclyles, et le pouce est plus court que le doigt externe; le pelage, plus moelleux que celui du Rat, plus rude que celui de l'Écureuil, est jaune en dessus, blanc en dessous; le tour des yeux, du nez, est d'un blanc sale; les dents incisives ont leur face antérieure jaune; les oreilles sont presque nues et de forme ovale ; la (été est, dans son ensemble, allongée. Cet animal vit dans des terriers d’une profondeur extrême, d’où il ne sort que la nuit. Il fait sa nourriture habituelle de Tamarisc. Il habite les parties les plus méridionales des déserts des bords de la mer Caspienne.
Gcbbille de la Turride. Gerbillux meridiannx . Desm. ; Mux tougipex et Mux meridianux, Pallas. C'est encore à Pallas que nous devons la connaissance de celte espèce, dont ta taille est intermédiaire à celle du Rat et à celle du Mulot. Le dessus du corps et de la tète , la queue et les oreilles sont d'un fauve grisâtre uniforme; le ventre, les membres et le dessous de la léte sont blancs; ta ligne moyenne est brunâtre; les pieds de derrière ont cinq doigts armés d'ongles; ceux de devant ont aussi un pouce, très-court à la vérité, mais onguiculé; la queue est à peu près de la longueur du corps; les membres postérieurs sont plus allongés que dans l'espèce précédente. Ces animaux , qui se creusent aussi des terriers, habitent les déserts sablonneux et arides qui séparent le Volga de la chaîne des monts Ourals.
Gebbille de l’Inde. Gerbitlux Indieux, Desm. Thomas Hardwicke a découvert ce Rongeur qu'il a fait connaître sous le nom de ï’erbua. Ce petit animal, de la taille d'un Rat, a la queue à peu près de même longuéur que le corps; son pelage est, en dessus, marron et parsemé de taches brunes; il est blanc en dessous ; la tète est d'un roux beaucoup moins foncé; la queue, garnie dans tonie son étendue de poils bruns, peu abondants, est terminée pal* un pinceau de poils de même couleur; des cinq doigts des pieds postérieurs, les trois du milieu sont très-longs, l’externe est court ; les oreilles sont larges, arrondies et presque nues. Il habite l'indoslan; nocturne comme les espèces précédentes, il sc creuse, comme elles, de profonds terriers, dans lesquels il amasse d’abondantes provisions.
Gebbille bd Labradob. Gerbillux Labradoricux, Sab. (Appendice au Voyage de Franklin, p. 601). Cette espèce a quatre pouces de longueur! et sa queue trente lignes; son front est arqué; son nez dirigé en dessous; sa bouche très en arrière et petite; son dos brun; son
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ventre blanc, sans ligne de séparation tranchée entre les deux couleurs f sa queue est velue, noire en dessua. blanche en dessous; ses moustaches sont fournies, longues et noire». On la trouve au nord de l'Amérique.
On rapporte encore à ce genre une espèce nommée, par Milchill. GerbiUua arlraticus, mais non décrite , et six autres espèces découvertes par Raffinesque dans l’Amérique septentrionale, dont voici les noms et la courte indication : GerbiUua Soricinua. Pelage grisbrun en dessus ; une ligne rousse, longitudinale, sur les Hancs ; oreilles presque nues, ovales; queue soyeuse, plus courte que le corps, et de même couleur. — GerbiUua Megalops. Longueur totale, six pouces; la queue est plus longue que le corps; yeux grands et noirs; nez long et arrondi, noir; oreilles ovales, longues comme la tête; pelage gris; une touffe de poils blanchâtres terminant la queue. Cette espèce se nourrit de graines et de fruits; elle court plutôt qu’elle lie saule. — Gcrbillu» Leonurua. Pelage entièrement fauve; oreilles aussi longues que la tête, blanches en dedans; queue aussi longue que le corps, noire et terminée par un flocon de poils fauves. Celle espèce saule plutôt qu’elle ne court. Les trois autres espèces, nommées GerbiUua Hudsoniua, GerbiUua Morrourua et GerbiUua lirachrurus, n’ont pas même été succinctement caractérisées comme les précédentes. On sait si peu de choses surlpiiles ces espèces qu'il n’y a aucune raison pour les rapporter à ce genre plutôt qu’aux Mériones. La con* sidération de leur pallie serait même un motif pour les placer parmi ces dernières, puisque toutes les espèces de Gerbilles connues jusqu’ici, habitent seulement les parties orientales de l’ancien continent.
GERBO. mah. Espèce du genre Gerboise. V. ce mot.
GERBOISE. Dipua. ba*. On avait donné ce nom, adopté déjà auparavant comme nom spécifique, à un genre de Rongeurs claviculés. ayant pour principal caractère des membres postérieurs excessivement allongés, et par suite, la faculté et l’habitude de sauter à deux pieds, au lieu de marcher à quatre : de là le nom latin Dipua, c’est-à-dire Bipède, qui lui fut donné par les auteurs systématiques; de là aussi les noms de Rats bipèdes, de Mures Saiii, sous lesquels quelques espèces ont été connues. Les espèces qui composaient ce genre avaient toutes des rapports plus ou moins intimes avec les Rats, et Linné ainsi que l'allas avaient même rapporté au genre Mua le petit nombre d’espèces connues de leur temps. Par la suite, les voyages de Geoffroy Saint-Hilaire, de Delalande et d’autres voyageurs, ont procuré la découverte d’espèces nouvelles et la connaissance plus approfondie des anciennes; et le genre Gerboise qui n’était , comme on voit, qu’un démembrement du grand genre Mut, a été définitivement constitué. Les caractère* principaux sont : deux incisives à chaque mâchoire, six molaires à l'inférieure, huit à la supérieure. La première molaire supérieure n’est que rudimentaire, et elle tombe avec l’âge; les trois suivantes’ sont plus grandes et présentent des contours extrêmement irréguliers; la seconde est plus grande que la troisième; celle-ci l’est plus que la quatrième, mais elles se ressemblent toutes trois; les molaires inférieures ont des contours encore plus irrégu-
liers : la première est plus grande que la 'seconde et celle-ci l’est plut que la troisième; les yeux sont grands et à fleur «le tète; la pupille est presque ronde; les oreilles sont généralement très -développées; les mamelles sont nu nombre de huit, et le pénis du mâle est rude et couvert de petites papilles ou de petits tubercules très- durs; le poil est très-doux et moelleux; les membres antérieurs sont très -courts, et ont quatre doigts armés d’ongles fouisseurs; le pouce est ordinairement rudimentaire; l'extrême brièveté de ces membres ne permet pas aux Gerboises de poser souvent sur eux dans leur marche : ils n’emploient ordinairement à cet usage que les postérieurs, mais les antérieurs sont, en quelque sorte, suppléés par la queue qui fait véritablement l’office d’un troisième membre. Si on la coupe, elles perdent l’équilibre et tombent en arrière. Il ne faut pas cependant croire que cet organe puisse être chez les Gerboise» d’une aussi grande utilité et d’un aussi grand secours qu’il l’est chez les Kanguroos. En effet, toutes les vertèbres caudales «le ces derniers animaux sont forlcs^et pour ainsi dire hérissées de grandes et larges apophyse*, donnant attache à des muscles d’une extrême puissance; chez les Gerboises, au contraire, toutes les vertèbres caudales, sans même en excepter les premières, sont grêles et allongées, sans aucune apophyse distincte. Au reste, on peut très-bien se convaincre de ce fait remarquable par la simple inspection de l’animal; car la queue est mince, grêlp chez les Gerboises, comme chez les Rats, et même il est peu d’animaux où elle soit aussi dissemblable de la forte et large queue des Kanguroos. Cette remarque est applicable à tous les genres que nous allons décrire dans cet article. Les Uélamys, l'un de ces genres, ont cependant la queue un pan moins faible que les autres. Le membre postérieur est environ six fois plus long que l'antérieur; il est terminé par (rois grands doigts; quelques espèces ont d'autres petits doigts placés laté-* râlement. Mais le caractère le plus remarquable des Gerboises . et- qui leur est particulier, c’est d'avoir les trois métatarsiens médianl» réunis en un seul os qui donne attache aux trois uniques doigts chez les Gerboises Iridaclyles, aux trois principaux chez les autres. Cet allongement et ce développement extrêmes des métatarsiens, la formation d'un os-composé qui en résulte, en un mot, l’existence d'un véritable os du canon chez des animaux *de la famille des Jtats. et cette ressemblance si grande du membre postérieur de res Rongeurs arec celui des Ruminants, sont-ils pas des faits bien remarquables? \
L'allure ordinaire des Gerboises est le saut ; elles peuvent, dit-on. franchir une distance de dix pieds. Elles ont, quand elles sautent, les pieds antérieurs appliqués contre la poitrine, et le corps très -penché en avant. Elles posent tantôt sur les doigts seulement, cl tantôt sur la plante du pied. Elles emploient leurs . membres antérieurs pour porter leurs aliments à la bouche; elles s’en servent aussf à la manière des Kanguroos, quand elles veulent gravir. Elles se creusent des terriers où elles passent l'hiver plongées daos un sommeil léthargique; la lumière’ les incommode : aussi dorment-elles le jour, et veillent-elles la nuit.
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On connaît dans ce genre plusieurs espèces qui habitent toutes les parties orientales de l'ancien continent.
Gerboise Gerbo. Dipus Gcrboa , Gmel.; Mus Sagilla, Pallas. C'est la Gerboise tridaclyle de quelques auteurs. Elle n'a que trois doigts dont l’intérieur est le plus long; les oreilles sont de moitié aussi longues que la tête, et assez larges; la tète est élargie et courte; les yeux sont latéraux ; les moustaches sont très-longues. Cette espèce a un petit pouce onguiculé à la patte antérieure; son pelage est fauve en dessus, blanc en dessous; une ligne blanche, en forme de croissant, s'étend de la partie antérieure de la cuisse jusque sur la fesse; la queue est fauve dans une grande portion de son étendue, mais la portion terminale est noire, et elle- même terminée d’un peu de blanc. Le corps de cet animal est long de six pouces, et la queue est plus longue que lui.
Le Gerbo habile les parties sablonneuses et désertes de l’Afrique septentrionale, de l'Arabie, de la Syrie; il vit en troupes, et se nourrit principalement de bulbes de piaules. Les voyageurs qui ont vu cet animal et qui l'ont décrit, en ont parlé sous les noms de Gerbua, Gerhoa, Gerbo, d'où esL dérivé le nom de Gerboise, appliqué maintenant au genre tout entier.
Gerboise Alactaga. IJipus Jaculus; Mua Jaculua, Pallas. La disposition des couleurs «si la même dans cette espèce que dans la précédente : il y a de même une ligne blanche, en forme de croissant, sur la fesse et sur la partie antérieure de la cuisse; mais l'Alatiaga diffère du Gerbo par un pelage moins fauve, par une tête plus longue, par ses oreilles presque nues, assez étroites, mais plus longues que la tête, et surtout par l'existence de deux petits doigts latéraux aux pieds postérieurs; ces deux doigts sont très-courts cl sans utilité pour l'animal, qui ne mardi*, comme le.Gerbo, que sur trois doigts. C'est toujours le doigt moyen qui est le plus long. La queue, d'une longueur considérable, est terminée par un flocon de poils, dont la moitié terminale est blanche, et l'autre moitié noire. Le museau, fauve à son extrémité, est brunâtre en dessous. Celle espèce est plus grande que la précédente; elle a environ sept pouces de long; la queue est beaucoup plus longue. L’Alaclaga bouche les issues de son terrier avant de se livrer à son sommeil léthargique d'hiver; il s'engourdit pareillement dans les grandes chaleurs; ii n'amasse pas de provisions dans son terrier : c'est la nuit qu'il va à la recherche de sa nourriture qui consiste en herbes, en feuilles et en racines, en insectes et en petits oiseaux. II n'épargne même pas sa propre espèce*. La femelle produit plusieurs fois l'année, et toujours un nombre assez considérable de petits. Cet animal, dans sa fuite, dit Pallas, franchit par «es sauts des distances si considérables, et ses sauts se succèdent avec une telle rapidité, qu'ilsemble ne pas toucher le sol, et qu'un bon Cheval ne peut le dépasser. C'est à cette rapidité daus le saut qu’il doit le nom de Jaculua. H habite la Tarlarie.
Gerboise Brachycre. Dipus Bracfaurua, Blainv. Pallas ne considérait cette espèce, ainsi que la suivante, que comme des variétés de son Mua Jaculua. Leur distinction, comme espèces à part, est due à Blainville. Le corps de la Gerboise Brachyure a quatre pouces et
demi de long, et la- queue est seulement un peu plus longue; la télé est moins allongée que celle de l’Alac- (aga. et les oreilles sont plus courtes; le tarse est aussi prus court et les doigts plus forts proportionnellement: les couleurs ont à peu de chose près la même disposition; une ligne blanche, en forme de croissant, s'étend aussi sur la fesse «t sur la cuisse, mais elle est moins grande et moins distincte. Celte espèce habite la Sibérie et la Tarlarie. Elle est la seule qui se trouve au delà du lac fialkal. Ses habitudes sont celles de l'Alactaga. On cite te bulbe du Lilitom pomponium comme formant sa nourriture ordinaire.
Gerboise Nairb. Dipus minutua , Blaiuv.; Mua Ju culua minor , Pallas. La taille de celte petite espèce est celle d'un Mulot, et ses couleurs sont celles de l'Alactaga. dont elle diffère cependant en ce qu'elle a le museau de même couleur que les parties supérieures du corps, et non pas blanc comme dans les deux espèces précédentes. La cuisse est un peu plus longue que chez l'Alactaga. Pallas n’a trouvé, dans celle es|>èce, que trois molaires, au lieu de quatre, à la mâchoire supérieure. F. Cuvier en attribue la cause à ce que la première serait tombée, comme il parait que cela arrive chez les vieux individus des autres espèces. Cette espèce a le» mêmes habitudes, et à peu près la même patrie que l'Alactaga et la Gerboise Brachyure.
Bruce a trouvé, dans le désert de Barca, une Gerboise qui se rapproche beaucoup du Gerbo, et qui u'en est probablement qu'une variété.
Gerboise Gearte. Dipus tuuximus. Cet animal que Blainville a observé à Londres, et qu'il a fait connaître, était farouche et craintif à l'excès, et ne permettait pas qu'on l'examinât; et comme on Ta jeté aussilùl après sa mort, on n’a pu déterminer avec précision ses caractères. Il est donc très-possible qu'il ne doive pas être rapporté à cfi genre. Les parties supérieures de son corps étaient grises, les inférieures étaient blanches; ainsi que la partie antérieure de ia tête; deux lignes noires naissaient de chaque côté sur la télé, et allaient, en passant sur les yeux, se réunir sur le chanfrein, li avait quatre doigts aux pieds -de devant; et à ceux de derrière, trois, dont l'interne était le plus long. Le métatarse était très-long, et posait en entier sur le sol dans le repos ; il était couvert de poils très courts; les oreilles étaient de médiocre grandeur et de forme carrée; la lèvre supérieure était fendue; la cloison des narines recouverte de poils, et la peau de son nez très plissée ; ses incisives étaient très-apparentes, longues, étroites, et tranchantes à l'extrémité, comme dans les vrais Rongeurs. On nourrissait cet animal de pain, de carottes cl d'autres légumes, qu'il portait à la bouche avec ses mains. Il veuail, disait-on, de la Nouvelle-Hollande; cela est très probable; mais ou il n’est pas originaire de celle contrée, ou ce n'est pas une véritable Gerboise.
GERBUA. ma», y . Gerboise.
GERCE et GERGE. irs. Noms vulgaires des Teignes dont les larves causent des gerçures aux objets qu'elles attaquent.
GÉRENDE. rept. Le Serpent auquel certaiot voyageurs ont donné ce nom, parait appartenir au genre Boa; mais il n'est pas suffisamment connu.