COI
canines en haut el point en bas ; molaires pyramidales, soudées avec les entailles des4nâchoires; léte anguleuse, avec l’angle frontal cchancré el descendant angulairement; tympan à fleur de tète; dos et pattes postérieures anguleux et garnis d'une crête.
GONODACTYLE. Gonodactylua. csiist. Genre de l’ordre des Stoinapodes. el delà famille des Unipellés, établi par Leach, aux dépens du genre Squilla , Fab., dont il s'éloigne par la forme des doigts des serres, qui sont ventrus ou en forme de nœud, à leur origine, et se terminent ensuite en une pointe comprimée, droite ou peu courbée. La rainure de l’article précédent est élargie' à son extrémité et simplement striée, ou sans dentelures ni épines. Les yeux sont plus gros et plus arrondis, ou moins transversaux que dans les Squilles. Le corps est presque cylindrique, el à l'exception des deux derniers segments, généralement lisse en dessus. Ceux du thorax sont proportionnellement plus courts el plus transversaux. Les serres présentent aussi quelques autres différences constantes. Leach place dans ce genre deurf espèces qui lui semblent bien distinctes quoique l.amarck les ail réunies; l’une est :
’Gohodactyle scillare, Gonodactylu» scyilurut , Leach; Squilla scyllarus, Fab.; Cancer scyllarus, Lin., l’autre :
Goxodactti.1 goutteux, Gonmlaclylus chiragra , L.; Squilla chiragra , Fab. ; Cancer falcalus, Forsk. Sa longueur varie entre deux el quatre pouces; il est d’un jaune verdâtre, avec les pouces ordinairement de couleur rose, el l’extrémité de l'article précédent bleuâtre; les nageoires postérieures sont terminées de rouge; la pointe du pouce est un peu arquée; le bouclier du support des antennes est presque carré, terminé antérieurement par trois dents : les deux latérales fprmées par les angles; celle du milieu longue, avancée, spiuiforme; le dessus du corps, jusqu'au pénultième segment exclusivement, est entièrement uni; il y a sur ce segment six côtes longitudinales. -uni-épineuses au bout; le dernier est divisé profondément tout autour en quatre lobes triangulaires, en forme de dents, pointus, avec une arête ou côte longitudinale; le rebord des deux latéraux est une fois interrompu; sur le milieu du dos de ce segment sont trois côtes arrondies dont l'inler-% médiaire plus forte. Ces Gonodaclyles se trouvent dans les mers des Indes , la mer Bouge et celle qui baigne les Iles d’Afrique.
GOMOLEK. ots. Espèce du genre Pie-Grièche. Vieillot en a fait le type d’un genre qui comprend cinq ou six espèces. C . Pie-Grièche.
GONOLEPTE. Gonoleples. arachx. Kirby a formé ce genre dans la famille des Arachnides trachéennes, aux dépens des Faucheurs, pour les espèces qui ont les palpes épineuses, avec les deux derniers articles presque de la même grandeur, subovalaires, et un fort onglet terminal; les hanches des deux pieds postérieurs sont fort grandes, soudées, formant une plaque sous le corps; ces pieds sônl éloignés des autres et rejetés en arrière. Le type de ce genre est IcGorolefte horrible, Gonoleples liorridus (Trans. Lin. Soc., xii, 16), qui appartient au Brésil .
GON'OLOBÉ.fïoiio/obu*. bot. Genre de la famille des
Asclépiadées de R. Brown et de la Pentandrie Digynie . établi par Richard père (in AficltX. Flor. Boréal. A nier. y 1, p. 119) qui l’a ainsi caractérisé : corolle rotacée, à cinq divisions profondes; appendice court, inclus; style discoïde el à cinq angles; masses polliniqurs transversales, à cause de la brièveté du style; follicules le plusuouvcnt anguleux ou munis de côtes. Les autres caractères génériques sont semblables à ceux du Fincetoxicum et du Cynanchum , genres avec lesquels le Gonolobua a beaucoup d'affinité*. En adoplanlce genre. K. Brown, dans son travail sur les Asclépiadées (Meut. Cerner. Soc. , 1, p. 55 ), en a ainsi présenté les caractères : corolle suhrolacée. quinquéparlite ; couronne staminalc monophylle et lobée; anthères s'ouvrant transversalement, terminées par une membrane; masses polliniques lisses et au nombre de dix; stigmate planius cule, déprimé; graines aigrettées. Ce genre se compose de sous-arbrisseaux grimpants , â feuilles opposées, un peu larges, à fleurs disposées en ombelles dont les pédoncules sont situés entre les pétioles. On en connaît environ trente espèces qui avaient été placées, pour la plupart, par Linnéet Willdenow parmi \ct('ynanchum. Elles sont toutes indigènes de l'Amérique . soit septentrionale, soit méridionale. Les espèces qui ont formé les types du genre, croissent dans les États-Unis, mai» un plus grand nombre habite la côte occidentale de l'Amérique du sud et les Antilles. Kunth ( A or. Gener. et S/tec. Plant, œquin., 1. 111, p. 207 etsuiv.)cn a décrit quatre espèces nouvelles, dont deux sont figurées; ce sont les Gonolobua uuiflorua ( loc . cil., lah. 258) et Gonolobua barbatua (lab. 239). Ces piaules croissent au Mexique, la première près de Mexico et la seconde aux environs de Caïn pèche.
Le nom de Gonolobua .1 été changé inutilement en celui de Gonolobium par i’crsoon (Synopsis) et par Pursh (Flor. Amer. sept., i, p. 178).
GONOLOBIUM. bot. Pour Gonolobua. F. Govolobe.
GONOPE. Gonopua. ms. Coléoptères Uéléromères; genre de la famille des Mélasomes, institué par La treille; caractères : troisième article des antennes allongé , cylindrique , ainsi que les deux ou trois suivants, les autres grenus, le demies ovoïde, un peu plus long que le précédent; bord antérieur de la tête concave; menton en carré transversal; côté inférieur des cuisses traitchant, avec un sillon; les deux jambes antérieures ont une dent; les quatre postérieures sont étroites, arquées, avec quelques dentelures; les tarses sont glabres. Le Goxope tibial. Blapa tjbialis, Fab. , est le type de ce genre. On le trouve au cap de Bonne Espérance.
GONOPÈRE. Gonopcra. folyf. FOAS. Genre de l’ordre des Tulfiporées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, ayant pour caractères : corps pierreux, composé de tubes anguleux, à rides transversales, formant une légère apparence de cloison; bouche non crénelée, uu peu radiée à la circonférence. Raffinesque, (Journal de Phys., 1819, I. 88, p. 428), à qui l'on doit rétablissement de ce genre, n'en mentionne qu'une seule espèce, Gonopera rugosa; clic est pentagone etslriée.
GONOPHORE. Gonophonim. bot. De Candollc (Théorie élém.,2* édit., p. 405) donne ce nom au prolongement du réceptacle ou lorus, qui part du fond du calice.
ri porte les étamines et le pistil. Cet organe n’çsl bien visible que dans les Anonacées et les Magnoliacéec.
GONOPLACE. Gonoplax. cbcst. Genre de la famille de* Brachyures. établi par I^ach avec les caractères suivants - quatrième article des pieds -mâchoires extérieurs inséré à l'extrémité interne de l’article précédent; test trapézoïdal, transverse et élargi en devant; pédicules oculaires insérés près du milieu du front, longs, grêles et atteignant les angles antérieurs; serres des mâles longues et cylindriques.
Goxoplace a deux êpivls. Cancer angulatus, L., üerbst, 1, 13; Leach. Malac. Brit.. xm. Il a les angles antérieurs du test prolongés en pointe, et une autre épine, mais plus petite, en arrière; les serres du mâle en offrent deux autres : une sur l’article appelé bras, et l'autre au côté interne du carpe; les mains sont allongées, un peu rétrécies à leur base; on observe une autre dent à l'extrémité supérieure des cuisses des autres pieds; corps roussâtre. Ce Crustacé se trouve sur les côtes de France et d’Angleterre.
GONOPTÈRE. Gonoptera. ijis. Genre de l’ordre des Lépidoptères diurnes, indiqué par Latreille dans sa famille des Nocluéliles. pour un insecte.fbrt commun, et que l’on reconnaîtra aisément aux caractères suivants : palpes larges et se rapprochant par le haut : les deux premiers articles très- épais, le dernier très -grêle et presque aussi long que les deux autres ensemble ; antennes pectinées chez le mâle et ciliées Chez la femelle ; milieu de l’avant-corselet se relevant en crête aigue; abdomen d’égale largeur dans toute sa longueur et aplati dans les deux sexes; bord terminal des ailes supérieures anguleux et dentelé. La chenille est glabre, allongée, â incisions bien marquées et â seize pattes, dont quatre trop courtes pour servir â la progression. La Gonoptère découpure se trouve dans toute l’Europe, ainsi qu’on peut en juger par ce qu’en ont dit tous les auteurs de faunes particulières.
GONOPTËR1DE. Gonopleris. »ot. La famille établie sous ce nom par Willdenow. dans son volume des Fougères, répond à celle des Équisitacée s, et ne renferme également que le genre Prêle auquel on trouvera tout ce qui concerne ces plantes.
GONOPTÉRYCE. Gonopteryce. ms.-Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, établi par Leach dans les Mémoires 'de la Société d’Edimbourg et qui comprend des Papillons du genre Coliade; telles sont les Coliades Afcerula, Rhamni, Cleopatra. C. Coliade.
GONORHYNQUE. Gonorhynchus. rois. Sous -genre de Cyprin. fr. ce mot.
GONOSPERME. Gonospermus. bot. QualjAcalion du fruit dont les graines sont anguleuses.
GONQSPERMON. Gonospermum. bot. Genre de la famille des Synanthérées , tribu des Sénécionides, établi par Lesson qui lui donne pour caractères : capitule discoïde, dont toutes les fleurs sont tubuleuses, à cinq dents et hermaphrodites; réceptacle plan et paléacé; involucre formé d’un petit nombre de rangées d'écailles ovales; akène simple et marqué de quatre ou cinq côtes anguleuses; aigrette munie de petites paillettes semi -lancéolée*. Les trois espèces qui composent ce genre Gonospertnum élégant, Gonospermum fru-
licosum et Gonospertnum mulliflorum , sont originaires des Iles Canaries; ce sont des arbrisseaux qui offrent l'aspect de la tanaisie; leurs feuilles sont alternes, membraneuses, très- profondément découpées, à lobes profondément dentés, pubescenles ou légèrement lomcnleusesdans leur jeunesse, glabres quand elles ont atteint tout leur développement; les capitules sont disposés en corymbe terminal, et les fleurs sont jaunes.
GONOSTËMON. bot. Genre de la famille des Apocynées eide la Pentandrie Digynic,L., établi parllaworlli (Synops.. Succulent Plants, p. 27) aux dépens du Slapetia des auteurs, duquel il diffère par les parties qui constituent l’étoile extérieure du nectaire ( ligulai . Haw.). distinctes et cannelées, au lieu d'éjre réunies à la base comme dans les vraies Slapélies. Les étamines sont en outre courbées â angle droit, crochues et courtes. Les autres caractères sont ceux. des Stapélies, mais les rameaux sont trois fois moins gros que dans celles-ci, et les corolles sont glabres, sans taches, et d'un aspect de chair qui fait illusion. Les deux es|>èces rapportées à ce genre, dont la valeur est au reste extrêmement faible , ont été figurées sous les noms de Slapelia divaricala et Stapelia il rie ta , dans le Botanical Magasine, tab. 1007 et 2037. Elles croissent au cap de Bonne-Espérance.
GONOSTO.MA. rois. Le genre formé par Raffinesque (Initie, d’/st. Sicit.f p. 64) sous ce nom, a pour caractères : corps de forme conique recouvert par de grandes écailles caduques; tête obtuse et comprimée, avec une bouche très-grande, sans dents aux mâchoires, mais avec le palais muni de dents ciliées; opercule très grand, membraneux; une seule dorsale. L'espèce unique de ce genre, qui ne saurait être adoptée sans un nouvel examen, est le Gonostoma denudata à queue fourchue. avec vingt-quatre rayons : vingt à la dorsale, seize à l’anale, douze aux pectorales qui sont extrêmement petites, et dix aux ventrales.
GONOTE. Gonotus. crcst. Genre de l’ordre des Isopodes, section des Plérygibranches (Règne Anim. de Cuv.), établi par Raffinesque (Précis de Découv. somiol., p. 26) qui le caractérise ainsi : corps linéaire , plat , à dos caréné; quatorze jambes; quatre antennes, deux plus longues à quatre longs articles et plusieurs courts; queue sans appendices ulriculés. Ce genre ne comprend qu'une espèce, le Goxote veut, Gonotus viridis. Il est peut-être te même que le Stenosoma hccticum de Leach. Raffinesque l'a recueilli dans la Méditerranée, sur les côtes de Sicile. Ce nouveau genre peut être rapporté à celui des Idotées, et plus spécialement au genre Slénosome’de Leach. F. ces mots.
GONOTHECA. bot. Synonyme de Tetragonolheca de l’Héritier. A', ce mot.
GONOTHÈOUE. Gonotheca. bot. Genre de la famille des Rubiacées, institué par le docteur Blume et adopté par De Candolle dan* son Prodromus (vol. 4, p. 420), qui le caractérise ainsi : tube du calice un peu comprimé. son limbe est court, tronqué, presque quadridenlé; tube de la corolle renflé à sa base, avec l’orifice velu; les lohes du limbe sont carénés; étamines incluses; style nul ; stigmates au nombre de deux et obtus; capsule comprimée, ailée en se* bords qui sont riécur-
r.ON
ront» sur h? pédicelle ; elle est couronnée par le calice persistant, déhiscente entre les stigmates, membraneuse et bllocntaire ; les semences sont nombreuses, ovales, très-petites et scrobiculées. I.a seule espèce connue jusqu'ici a été nommée par De Candolle. GoxoTBtçcE de Biche. Gonot fiera Hfumei; c’est une plante herbacée, glabre , dressée , à tige quadrangulaire, à feuilles lancéolées et presque sessiles , à stipules dentées, à cimes pédonctilées, axillaires, terminales et formées d*Un petit nombre de fleurs. Cette plante se trouve à Java.
GONOTRICHUM. bot. (Mucèdinèet.) Genre de Cryptogames de la famille des Mucédinées, voisin des genres Circinotrichum et Comptai rie hum , établi par Nées dans les Actçs de l’Académie des curieux de la nature , t. ix, et caractérisé ainsi : filaments roides. entrecroisés, rameux, articulés; rameaux verticillés;sporules globuleuses éparses.
On ne connaît qu'une seule espèce de ce genre; elle croit sur les branches mortes, humides et à demi pourries, sur lesquelles elle forme des amas semblables à un duvet d'un brun bleuâtre; les sporules sont très • petites et réunies en grand nombre à l’extrémité des rameaux.
GONOVAN . bot. Les Nègres de Guinée emploient, pour corriger la mauvaise qualité de certaines eaux, une graine ainsi nommée. Ils la laissent infuser, et elle communique à la boisson une amertume agréable. On présume que l'arbre dont elle provient, appartient ail genre suspect des Slrychnos.
GONSANâ. bot. Synonyme de Subularia , L. y . So-
BCLAIRB.
GO N SM, GONSIL et CONSUL, bot. Synonymes vulgaires de V. 4 (tenant fiera, y. ce. mot.
GONSOL. boll. Petite espèce de Volute mentionnée dans Adanson (Sénégal, p. 134. pl. 9).
GONDS, bot. Loureiro ( Flor . Coch., S« vol., p. 809) a établi sous ce nom un genre qui, selon Jussieu, doit être rapporté au genre Tetradiurn. y. ce mol.
GONYANTUES. bot. Dans le Catalogue du jardin de Buitcnzorg à Java, publié en 1833 par Blume, se trouve la description d'un nouveau genre appartenant à la Gynandrie Triandrie. Nées d’Esembéeck en a tout récemment exposé lès caractères subséquents (Annales des Sciences naturelles, t. tu. p. 3<TJ, novembre 1834), et a indiqué sa place dans la famille des Cytinées. établie par Adolphe Brongniart : calice corolloïde. persistant, adhérent à l’ovaire, tubuleux, inférieurement dilaté et triangulaire, supérieurement rétréci et Iriquétre. muni â son orifiee de trois dents ovales et recourbées au sommet; entrée du tube càlicinal presque fermée par le stigmate ; trois anthères presque sessiles, ovales, auriculées. c'est-à-dire latéralement âppendiculées, alternes avec les dents du calice, insérées sur le tube de celui-ci et au-dessous du stigmate; ovaire infère; style capillaire presque de la longueur du tube; stigmate à trois lobes ohové8, un peu convexes et adnés avec les oreillettes des anthères; fruit capsulaire, triquétre, uniloculaire. déhiscent par trois fentes latérales et transversales; réceptacle en colonne cylindrique, rugueuse et très-petite; semences fort nombreuses , petites, elliptiques. comprimées, munies d’un arille linéaire, ailé, < réticulé et membraneux.
La seule espèce de ce genre a reçu de Blume le nom de Gonyanthe s candida. C’est une petite plante herbacée, haute de trois à quatre pouces, parasite sur les racines d’autres plantes; sa hampe est lélragone, bifide au sommet; elle supporte trois ou quatre fleurs. One noie de l'auteur expose la structure des anthères; ce »ont de vraies masses polliniques glanduleuses, tellement analogues à celles des Orchidées, qu'on serait tenté de placer le genre Gonyanthes dans cette famille. Mais un dessin de la plante qui a été communiquée au professeurNées d'Esembéeck. fait repousser un pareil rapprochement ; la structure du style ayant quelque chose de ressemblant à celui des Ascjépiadées.
GO N Y Cl. A DON. bot. ( Chaodinèet ?) Link, qui avait déjà proposé de substituer le nom de Nodularia à celui de Lemanea, imposé par Bory à un genre extrait des Conferves linnéennes, a créé cette nouvelle désignation pour ce même genre, faisant ainsi un double emploi dans sa propre nomenclature. Les caractères que Bory avait donnés à son genre Lemanea sont vicieux, ainsi que cela a déjà été indiqué dans cet ouvrage, et seront réformés quand on en traitera en particulier; mais le nom est bon, et sera conservé scrupuleusement, non -seulement comme ayant l’antériorité, mais parce qu'il est un hommage à l’un des naturalistes les plus instruits de Paris, en même temps que des plus modestes. Il est utile de rappeler en cette occasion, que cette manière de changer légèrement des noms déjà imposés , est une preuve de négligence , pour ne pas dire plus, ou d'impolitesse dans les naturalistes qui se la permettent. Link ne mérite cependant ni l’un ni l’autre de ces reproches qu’on pourrait adresser à ceux-là seulement qui s'obstinent dans leur erreur.
GONYLEPTE. Gonylepte». abacbx. Genre établi par Kirby {T ran*. of the Linn. Societ., t. xn), et assez semblable pour I c faciès aux Faucheurs. Ses caractères essentiels sont d'avoir les mandibules en pinces, les palpes onguiculées et les tarses de six à dix articles. Les espèces propres à ce nouveau genre sont encore peu nombreuses et appartiennent au Brésil. Kirby décrit les Gonyleptes srhber. ovulent us et hor ridas; il figure soigneusement «elle dernière ( toc. cit., pl.33, fig. 16) avec les détails des mandibules, de la poitrine et du sternum.
GONYPE. Gonypen. ins. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Tanystomes, établi par Latreille, aux dépens des Dasypogons. Ses caractères sont : antennes plus courtes que la tête . les deux pièces inférieures presque égales, courtes et grenues, la dernière ovale, avec un stylet sétifère; tarses terminés par trois crochets sans pelotes; abdomen linéaire. Les Gonypes ressemblent , sous plusieurs rapports . aux Asiles , aux Laphries et aux Dasypogons; ils en diffèrent cependant par le nombre des crochets des tarses. Ils avoisinent aussi les Dioctries et les Hybos ; mais on peut les en distinguer à l'aide des caractères tirés de la dimension des antennes et du nombre d’articles qui. les composent. Meigen (Descr. sysl. des Dipt. d’Europe, t. H, p. 343) désigne ce genre sous le nom de Leptogaster. el y rapporte trois espèces. Latreille considère comme
Digi
type du genre, le Gonyfk tiuloIdk, Gonypes tipuloi des, Lalr., ou VAsilut cylindricus dé Degéer-<Mém. Ins., 1. vi, p. 99, et pl. 14, fig. 1S), qui est la même espèce que le Dasypogon tipuloides de Fajiricius (Syst. Anlt.). l'Asile à pattes fauves allongées de Geoffroy ( llist. des 1ns., t. h, p. 474), et le Leptogaster cyliu dricus de Meigen (loc. ci/., tab. 21, fig. 10). On le trouve aux environs de Paris, dans les champs.
. GONYS. ois. Nom donné par llliger, à la partie moyenne du bord inférieur de la .masse produite par la réunion des deux branches de la mandibule inférieure des oiseaux , celle qui s'étend depuis l'angle du menton jusqu'au sommet de cette masse.
GON YTHÈOCE. Gonytheca. ins. Nom de la concavité située à l'extrémité de la cuisse des insectes, destinée à recevoir la base de la jambe, qui s’y articule.
GONYTRICIUl’M. bot. Pour Gonolriclium. y. ce mot.
GONZALA. bot. Le genre formé par Adansonsous ce uom et qui n'a point été adopté, renfermait des Pezizes planes, orbiculaires et sessiles. y. Pezizes.
GONZALAGUNIA. bot. Pour Gonzalée. y. et mot.
GONZALÉE. Gonzalea. bot. Persoon a adouci de cette manière le nom de Gonzalagunia donné par Ruiz et Pavon, à un genre de la famille des Rubiacées et de la Télrandrie Monogynie, L. Cette abréviation avantageuse a été adoptée par Jussieu, Bonpland et Kunlh. Celui-ci, en plaçant le Gonzàlea dans sa sixième section des Rubiacées, où la baie est biloculaire et les loges polyspermes, a tracé ainsi les caractères de ce genre : calice supérieur, urcéolé, à quatre dents persistantes; corolles presque infundibuliformes, dont le tube est allongé et le limbe k quatre divisions étalées; quatre étamines inclinées ; ovaire infère, surmonté d'un style et d'un stigmate capilé et qu^drilobé ; drupe globuleux, déprimé, à quatre coques et à quatre noyaux de consistance de parchemin, upiloculaires et polyspermes. Kunlh (JVôMI Généra ei Species Pl. æquinoct t. ni, p. 41G) a réuni à ce genre le Buena Panamensis de Cavanilles, réunion qui, d'ailleurs, avait été Indiquée par Cavanilles lui-méme et Jussieu. Uuant au Lygistum spicalum, Lamk., Illuslr., p. 286, que l'on a signalé comme congénère du Gonzalea, il a été placé par Kunlh dans un autre genre. C'est le Coccocyptilum spicalum de cet auteur. Jacquin ( Obserp . 2, j». 7, tab. 52, et Amer., p. 4), trompé par des ressemblances extérieures, avait- fait de celte Rubiacée deux espèces de genres appartenant à d'autres familles; l'une était placée dans les Barleria , l'autre dans \esJusiicia. Jussieu a en outre proposé de réunir au Gonzalea le Tejttsia de Gærtner bis.
On ne connaît que trois espèces de Gonzalées; ce sont des arbrisseaux à feuilles opposées, à stipules interpétiolaires, et à fleurs- éparses et disposées eii épis ou en panicules terminales et solitaires. Le Gonzalea tomenlosa, décrit el'figuré par Huinboldt et Bonpland {Plant, œguin., 1,p. 225,1. 64), a beaucoup de rapport avec le Gonzalagunia dependens de Ruiz et Pavon. Le Gonzalea corni folia, Kunth, est le Buena Panamensis de Cavanilles. La première espèce croit au Pérou, entre Loxa et Gonzanama , ainsi que le Gonzalea pulcerulenla, llumb. et Bonpl., Pl. équinoxiales. La deuxième
espèce habite les environs de Honda, dans la république de Colombie.
GONZALY. bot. Synonyme d'Assa fertida.
GOODÉN1ACÉES. bot. Pour Goodénoviées. y. ce mot.
GOODÉME. Goodenia. bot. Genre établi par Smith et qui appartient à la nouvelfe famille des Goodénoviées et à la Penlandrie Monogynie, L. Toutes les espèces de ce genre sont originaires de la Nouvelle-Hollande; ce sont des plantes herbacées ou de petits arbustes, dont les feuilles alternes sont tantôt entières, tantôt dentées ou plus ou moins profondément incisées. Les Heurs sont portées sur des pédoncules axillaires ou terminaux. Ces Heurs, d’un.aspect agréable, sont tantôt jaunes, tantôt bleues ou purpurines. Leur calice est adhérent avec l'ovaire infère, terminé par un limbe à cinq divisions égales. La oorolle est monopétale, irrégulière, tubuleuse, à cinq lobes inégaux, formant ordinairement deux lèvres, rarement une seule. Le tube est fendu dans sa partie antérieure. Les étamines, au nombre de cinq , naissent immédiatement du sommet de l'ovaire; les filets sont courts; les anthères sont distinctes. Le style est simple, surmonté d'un stigmate très concave, dont le bord est cilié. L’ovaire est adhérent, à deux, rarement à quatre loges contenant chacune un petit nombre d’ovules attachés au milieu de la cloison. Cet ovaire devient une capsule à deux ou à quatre loges, s'ouvrant en deux valves parallèles à la cloison. Les graines lont comprimées et imbriquées.
On connaît aujourd'hui une quarantaine d’espèces de ce genre dont plusieurs sont cultivées et fleurissent dans nos jardins. Nous citerons les suivantes :
Goodenia ovata , Smith, Vent., Cels. 5, Cav., Je., 6, p. 4, tab. 506. Arbuste dressé, d'environ deux -pieds de hauteur, ayant sa tige ratnéuse; ses rameaux dressés et flexueux; ses feuilles alternes, courlemenl pétiolécs, recourbées, ovales, aigués et finement denliculées, glabres ou un peu rudes. Les fleurs sont jaunes, pédonculées, axillaires et solitaires. Les cinq lobeq du calice sont lancéolés, étroits, aigus, éçaux entre eux; la corolle inonopétale irrégulière, tubuleuse, recourbée; le limbe presque plan, à cinq divisions ovales, obtuses, sinueuses et inégales. Les étamines pnt les anthères allongées, à deux loges, et tenninées-par un petit bouquet de poils. La capsule esLallongée et k deux loges. Cette espèce, comme toutes les autres du jnéine genre, se cultive en orangerie.
Goodenia gratulijlora , Bot. Mag., 890. Celle belle espèce a ses liges herbacées, dressées, pubescenles et glanduleuses, hautes de trois à quatre pieds, ornées de feuilles alternes, cordiformes, allongées, velues et dentées en scie; les fleurs sont jaunes, grandes, portées sur des pédoncules tantôt simples, tantôt trifides ou même tricholomes. Cette espèce a été trouvée au port Jackson. On la cultive dans les jardins.
GOODÉNOVIÉES. Goodettuviœ. bot. Nous avons déjà, à l’article Cakpaiulacées, indiqué très sommairement tes principaux caractères de cette famille établie par H. Brown, eLqtti appartient à la grande tribu de; Cainpanulacées. ce mol. Nous allons ici exposer, avec plus de détails, quels sont les caractères d'après lesquels elle a été fondée.
Le calice est adhérent avec l'ovaire, excepté dans le genre Euihales où il est libre; sou limbe offre cinq, rarement trois divisions plus ou moins profondes, persistantes, presque toujours égales entre elles et qui manquent rarement. La corolle est monopétale, irrégulière, d'une forme variée, mais généralement tubuleuse et fendue loni;i(udinaIemeut sur son côté inférieur; le limbe est à cinq divisions inégales, quelquefois disposées de manière à représenter une ou deux lèvres; chacune de ces divisions est épaisse dans sa partie moyenne, mince et comme sinueuse sur ses bords. On compte cinq étamines qui naisschl immédiatement du sommet de l'ovaire, toutes les fois qu'il est infère. Ces étamines sont libres; leurs filets sont courts; leurs anthères. quelquefois légèrement adhérentes entre elles, ù deux loges introrses s'ouvrant par un sillon longitudinal. Le style est simple, plus long que les étamines, recourbé vers son extrémité supérieure où il se termine par un stigmate concave, assez analogue à celui qu'on observe dans beaucoup d'Amomées, et que Rob. Brown considère comme une sorte d'indusium qui renferme le véritable stigmate. L'ovaire est infère, semi infère ou libre; tantôt à deux , quelquefois à une, rarement à quatre loges renfermant chacune plusieurs ovules redressés. Le fruit est généralement une capsule à deux ou à quatre loges s'ouvrant en deux valves et ayant la cloison parallèle aux valves qui. quelquefois, se séparent en deux. Quelquefois les graines sont solitaires dans chaque loge. Le fruit est alors ou un drupe , ou une noix, ou un utricule dont la graine naît du fond de chaque loge. Ces graines ont leur tégument propre, assez épais, quelquefois dur cl crustacé. Leur endosperrae est charnu et manque fort rarement ; il contient un embryon dressé, à peu près de la même longueur que lui.
Les Goodénoviées sont des arbustes ou des plantes herbacées, non laclescenles. Leurs feuilles sont éparses, sans stipules, entières ou rarement divisées; leurs fleurs sont jaunes, rougeâtres ou bleues. Celle famille offre de grands rapports avec les Campanulacées, les Lohéliacées et les Slylidiées. Elle se distingue des premières par sa corolle irrégulière et la forme de son stigmate; des Lobéliacécs et des Stylidiëes par ses étamines libres et son stigmate qui forme son caractère essentiel.
R. Brown a rapporté à celle famille les genres suivants qu'il divise en deux sections.
l,e Skctklv — Graines indéfinies.
Goodenia, Smith; Calogyne , R. Brown; Euihales, R Brown; Pelleta, SmiÜ) ; Lcchenaultia , R. Brown; Anthottum, R. Brown.
Il» Section. — Graines définies. Fruit drupacè.
Scærota , R. Brown; Diuspasis , R. Brown; Dampiera, R. Brown.
n. Brown rapporte encore à celte famille le genre Iit unonia de Smith , qui, cependant , s'en éloigne par plusieurs caractères.
GOODIE. Goodia. bot. Genre de la famille de) Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., établi par Salisbury ( Paradis . Londin., 41), et ainsi caractérisé: calice à deux lèvres presque égales, la supérieure aigue, à demi bifide; corolle papilionacée; l'étendard plan,
très grand ; dix étamines diadelpbes; un style et un stigmate capilé; légume comprimé, pédicellé, contenant ordinairement deux graines.
Goodie a fel illi s de Loties. Goodia Loti folia ,Salisb. Sa tige est grêle, cylindrique, rougeâtre, haute de deux pieds ou environ, divisée, daus sa partie supérieure, en rameaux alternes, garnis de feuilles pareillement alternes, pétiolées. glabres ainsi que toute la plante, composées de trois folioles ovales, un peu cunéiformes. à leur base, légèrement acuminées â leur sommet, d'un vert gai en dessus, plus pâle et un peu glauque en dessous. Dans la jeunesse des feuilles il y a, à la ba$« de leur pétiole, deux stipules linéaires- lancéolées, mais elles tombent souvent avant le parfait développement de chaque feuille. Les. fleurs, d'un jaune brillant avec une tache rouge à la base de l'étendard, sont pédonculées, disposées au nombre de huit à douze au sommet des rameaux, où elles forment une grappe lâche. Le calice est tnonophylle, partagé en deux lèvres presque égales, dont la supérieure a deux dents élargies, séparées par une échancrure peu profonde, l’inférieure en a trois réfléchies en bas. La corolle est papilionacée, à étendard plan, cordiforme, réfléchi en arrière, rétréci en onglet à sa hase; les ailes sont ohlongues, horizontales, et la carène est formée de deux pétales plus courts que les autres parties, et à onglet très-menu. Les étamines, au nombre de dix, sont diadelpbes, à anthères ovales-arrondies. L'ovaire est supérieur, oblong, i comprimé, pédiculé, chargé d’un style suhulé, terminé par un stigmate simple ; le fruit est un légume qui contient deux à trois graines. Celle plante n’exige pa« de grands soins dans sa culture; néanmoins, elle a jusqu'ici résisté à tous les efforts que l'on a tentés pour j l'amener à passer l'hiver en pleine (erre; toujours il a | fallu, pour la conserver, la rentrer dans l'orangerie dès j que les premiers froids annonçaient des gelées prochaines. Du reste, elle se contente (Hun sol ordinaire,
! rendu suffisamment substantiel par le mélange d'un | peu de terre -.grasse. Les arrosements doivent être ménagés, car le feuillage est fort sujet à jaunir. On la pro- : page au moyen de ses graines qui mûrissent assez souvent dans notre climat, et mieux encore de boutures dont la reprise est très- facile.
De Candolle ( Prodr., 3, p. 117) décrit encore deux espèces de Goodics : Goodia pubescens et Goodia pofyspermutn ; toutes deux, comme la précédente, sontoriginaires de l'Australasie.
GOODYÈRE. Goodyera. bot. Le Satyrium repens de Linné, petite plante de la famille des Orchidées, qui croit dans les Alpes, a été retiré avec juste raison du genre Satyrium, auquel il n’appartient en aucune manière. Déjà Swartz, dans son travail sur les Orchidées, t l'avait placé parmi les JXeottia ; mais il s’éloigne également de ce genre par tous ses caractères, et R. Brown ( Horl . Acte., èd. 3, vol. v, p. 108) en a fait un genre particulier qu’il a nommé Goodyera. Ce genre, adopté par le professeur Richard, dans son Mémoire sur les Orchidées d'Europe, peut être ainsi caractérisé : les | trois divisions extérieures du calice sont presque dressées, inégales ; les deux divisions internes et latérales 1 sont étroites, lancéolées; le labelle est très -concave.
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en lier, sans aucun éperon; le gynostéine est court; l'anthère est terminale et operculée, à deux loges contenant chacune une masse de pollen sessile, c'est-à-dire formée de grains élastiques, sans caudicule. ni rétinacle, mais aboutissant par leur pointe à une glande qui leur est commune à toutes les deux ; le stigmate est large et placé à la face antérieure du gynoslème; l’ovaire est légèrement tordu. Ce genre diffère du Salyrium par l'absence des deux éperons du labelle qui forment le caractère essentiel de ce dernier, des A eottia par la nature de son pollen.
Le Goodyera repens, Brown, loc. cil., Satyriuui report #, L., Fera mi um repens, Sal., Fiant, rar.,’48, est une petite plante alpine, vivace, ayant sa lige rampante à sa partie inférieure, dressée supérieurement; les feuilles qui naissent toutes de la partie inférieure et «lui paraissent radicales, sont ovales, un peu aigués, entières, formant une rosette; la tige est haute de six à huit pouces , légèrement pubescenle, terminée par un épi de fleurs petites et roulées en spirale.
On a décrit récemment en Angleterre, sous le nom de Goodyera discolor, une autre plante, mais qui ne semble pas appartenir à ce genre. Elle en diffère surtout par son labelle non concave, mais offrant à sa base une petite bourse hilobée, par son pollen dont les deux masses sont caudiculées et sans glandes. Cette espèce doit former un genre nouveau-, qui sera déciil sous le nom de Ludisia. Y. ce mot.
GOO-ROO- WANG. ois. Espèce du genre Faucon, Falco lunulatus. F. Faicon, division des Autours.
UOR. xull. Celle Coquille, qui est peut être le Trochus tnodulwt de Linné, est figurée et décrite dans Adanson (Séuég., p. 187, pl. 13). C'est une espèce de Troque déprimé, à tours de spire presque tranchants, qui appartient probablement aü genre Eperon de benys Montfort.
GOKaMI et GORAMY. pois. Pour Gouramy. Y. ce mol.
GORDET. ■oll. La Ycnus af ricana a été nommée ainsi par Adanson (Sénég., p. 335, pl. 10).
G0RD1US. anrRl.? Y. Dragonneau.
GORÜOME. Gordonia. bot. Ce genre de la Monadelphie Polyandrie, L., placé autrefois par Jussieu dans les Malvacces, et réuni maintenant à la famille des Ternstrœmiacées, présente cinq sépales coniques, arrondis; cinq pétales soudés souvent à leur base avec celle des filets nombreux qui sont chargés d'anthères oscillantes; cinq styles ou un seul ; cinq stigmates; une calcule à cinq loges dont chacune renferme deux graines terminées en aile foliacée ; leur embryon, dépourvu de périsperme, offre une radicule allongée et des cotylédons foliacés, plissés dans leur longueur. Les espèces de ce genre sont des arbres ou des arbustes à feuilles alternes, ovales ou oblongues, entières ou dentées, à Faisselle desquelles sont de belle» fleurs portées sur un pédicelle quelquefois très-court. On remarque que ces fleurs tantôt présentent et tantôt ne présentent pas de soudure entre les diverses parties doql elles se composent : c’est d'après celle considération que De Candollc a partagé en quatre sections les quatre espèces de Gordonies qu'il décrit. La première, sou» le nom de
! /.(isiotiihus , en comprend deux originaire», l'une de j Virginie, l'autre du >épaul,«et dans lesquelles les pétales sont légèrement soudés à leur base, les étamines j en cinq faisceaux, les styles en un seul. La seconde, qui J est YHmmocharis de Salisbury, offre une espèce de la | Jamaïque, à pétales et à styles libres; la troisième, le Lacathea du même auteur, présente les pétales réunis | à leur hase, les filets libres, un style unique. Y. Laink.,
I lllustr., tab. 5U4 ; Cavanilles, Monadelph., lab. 101-162;
I et Ventenat, Malmais., lab. 1.
Celte dernière, Gordonie plbescente, Gordonia pubescens , s'élève dans son pays natal, à trente pieds de hauteur. Ses rameaux sont brunâtres, puhcscents dans leur jeunesse, garnis, dans leur partie supérieure, de feuilles éparses, oblongues, cunéiformes à leur base, rétrécies en un court pétiole, glabres, luisantes, et d'un vert foncé en dessus, beaucoup plus pâles et pubescenles en dessous, bordées de dents très -courtes. Scs fleurs, solitaires dans les aisselles des feuilles supérieures, sont portées sur de courts pédoncules, et munies à leur base de deux bractées cunéiformes, opposées. Leur calice est monophylle, à cinq divisions pubescenles, arrondies, caduques. La corolle, d'un blanc pur, large de plus de deux pouces, parait d'abord monopétale; mais elle est réellement composée de cinq pétales ovales, cunéiformes, adhérents par leurs onglets, et se séparant facilement lors de la chute des fleurs. Les étamines sont très-nombreuses ; on peut en compter plus de cent cinquante; elles adhèrent ensemble par la partie inférieure de leurs filaments qui forment cinq faisceaux, fixés chacun sur un des pétales , et tombant avec eux sans s'en détacher, quoiqu'ils aient leur insertion positive au réceptacle en dessous de l’ovaire; oes filaments sont d’un beau jaune d'or, beaucoup plus courts que les pétales, et ils portent à leur sommet des anthères ovalesarrondies, comprimées, à deux loges longitudinales, s'ouvrant sur les côtés. L'ovaire est supérieur, presque globuleux, couvert de poils soyeux, surmonté d’un slyle cylindrique de la longueur des étamines, et terminé par un stigmate à cinq lobes. Le fruit est une capsule arrondie, s'ouvrant à son sommet en cinq valves, et divisée en cinq loges contenantchacune deux graines.
GORDOMÉES. Gordonieœ. bot. Sous ce nom. De Candotle ( Frodr . Sytt. Yeg. unie., 1, p. 537) a proposé l’établissement d'une cinquième tribu dans la famille des Ternstrœmiacées, et à laquelle il a assigné les caractères suivants : calice à cinq sépales libres ou réunis entre eux; pétales souvent réunis â la base; étamines nombreuses, dont les filets sont grêles et monadelphes à la base, à anthères ovales, oscillantes ; cinq si vies ou distincts, ou réunis par la hase seulement, tandis qu'ils sont appliqués au sommet; carpelles capsulaires, tantôt distincts, tantôt formant par leur intime réunion une seule capsule â une ou deux graines, et à valves portant les cloisons sur leur milieu. Les graines sont dépourvues d’albumen ; leur embryon est droit, la radicule oblongue, les cotylédons foliacés, pliés et ridés longitudinalement, sans plumule visible.
Cette tribu est formée des genres Gordonia , Sieicarlia et Malachodendron, confondus autrefois avec les Malvacées et les Tiliacées, à cause de leurs cotylé-
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ilon» pliés cl ridés, mais qui s'en distinguent par leur calice imbriqué et par l'absence des stipules. Elles diffèrent aussi des autres tribus de Ternstrcemiacées par l'absence de l'albumen. Les Gordoniées sont des arbres ou des arbrisseaux, la plupart originaires de l'Amérique; quelques-unes se trouvent en Asie. Leurs feuilles sont alternes, souvent caduques, ovales, oblongues, entièrement penninervées et sans* stipules. Leurs fleurs rappellent celles des Camellies et des Coignassiert.
GORDYLIUM. bot. SynynomedeTordylie. F. ce mol.
GOREGONUS. pois. F. Lavaret.
GORENDE. rept. Même chose que Giarende. F. ce mot.
GORET, «ah. pois. Syn. vulgaire de Porc, appliqué ik ceux des Poissons qui portent, sur divers rivages, 4e nom de cet animal.
GOHKTTE. Hœniulon. pois. Genre de la famille des Sciénoïdes, établi par Cuvier qui lui assigne pour caractères t mâchoire inférieure comprimée et s'ouvrant fortement , ayant sous sa symphyse deux pores et une petite fossette ovale; dents en velours; parties de la mâchoire inférieure, qui rentrent quand la bouche se ferme, d’un rouge vif; nageoire dorsale un peu échancrée. sa partie molle est écailleuse. Parmi les espèces de ce genre qui appartient en entier à l’Amérique, on remarque le Gorette&lEgafit, Hœmuton dégarni, Cuv., ou Ànthias fortnosux, Bl.,325; IcGorette maghipiqi e. Hœmulon [ormosum , Cuv., ou Perça formosa , Lin. Ce genre a beaucoup de rapport avec la Diabatfde de Desmarels.
GORFOU, ois. Espèce du genre Manchot. F. ce mot. Rrisson en a fait le type d’un genre dans lequel il a placé des espèces qui fout partie des genres Sphénfcque et Manchot de la méthode de Temroinck.
GORGE, ois. On applique généralement ce nom à la partie antérieqre du col des Oiseaux; mais on s’en sert aussi, en I accompagnant d’une épithète, pour désigner certaines espèces. Ainsi on nomme :
Gorge-Blaxche, la Sylvie grisette et la Mésange nonelte. .
Gorgi-Jaine, le Figuier Trichas.
Gorce-No wk, le Rossignol de muraille.
Gorôe-iNce, une espèce de Perdrix. •
Gorge-Roige, la Sjrlcia rubecula. F. MêsangI, Perdrix, elc. •.
GORGE. Faux. bot. On nomme ainsi l'entrée du tube de la corolle, du calice, du périgone ou périanlhe, soit que les diverses parties qui composent ces organes soient soudées en un tube réel, soit qu'on le suppose formé par la réunion des onglets non soudés entre eux.
GORGE, géol- Espace resserré entre deux montagoes, mais qui ne se prolonge point comme une vallée. Les inégalités qui se dessinent eu creux , forment le plus souvent des dépressions longues et étroites que l’on nomme vallées; lorsque ces dépressions se rétrécissent de manière à rendre le passage difficile, les vallées de- ; viennent des dédiés ou des Gorges.
GORGERET» ois. Espèce du genre Rolle. C’est aussi le nom d’un Fourmilier et d'un Gobe Mouche du Brésil. F. ce» mot».
GORGF.RETTE. ois. Synonyme vulgaire de Sylvie à tète noire. F. Sylvie.
GORGINION. bot. Ancien synonyme à'Eryngium campcHtrc. F. Panicaut.
GORGONE. Oorgonia. folyp. Genre de l'ordre des Gorgoniées, dans -la division des Polypiers flexibles et non entièrement pierreux, et Corticifères, ayant pour caractères : Polypier dendroide, simple ou rameux; rameaux épar» ou latéraux, libres ou anastomosés; axe strié longitudinalement, dur, corné et élastique, ou alburnoïde et cassant; écorçe charnue et animée, souvent crétacée, devenant, par la dessiccation, terreuse, fridhle et plus ou moins adhérente ; polypes entièrement ou en partie rétractiles, quelquefois non saillants au dessus des cellules, ou bien formant sur la surface de l'écorce des aspérités tuberculeuses ou papillaires. Les anciens naturalistes avaient classé les Gorgones parmi les plantes, sous les noms divers de Lilhopliyles, Kératophyles , Litboxiles, etc. Boerhaave les appelait Titanocéralopbytes. Boccone et Lobel Corail ines frutescentes, Imperati Fuci res//// ; Linné, d'après Pline, les nomma Gorgones, et ce noma été adopté par tous les naturalistes modernes. Ces Polypiers, par leur grandeur, l'élégance de leurs formes et les brillantes couleurs de leurs enveloppe», ont atliré-les premiers l'attention dés zoologistes des dix-septième et dix-huitième siècles. Aidés du microscope inconnu aux anciens, ces restaurateurs des sciences reconnurent les polypes des Gorgones; mais imbus de vieux préjugés, ou faute de bons instruments, et ne faisant leurs expériences que sur les espèces d'Europe plus petites en général que celles des latitudes élevées en température, ils prirent ces petits animaux pour les fleurs des végétaux pélagiens. Cette erreur subsista plusieurs années après la découverte de Peysonnel, qui fut oubliée jusqu'au moment où Trembley. en faisant connaitrc les Polypes d’eau douce, rappela à plusieurs membres de l’Académie des Sciences les Polypes marins de Peysonnel. Bientôt, grâce aux observations de Bernard de Jussieu et de Guettard, on ne douta plus de la véritable nature des Gorgones, ni de celle des autres Polypiers. Depuis celle époque, Linné, Eliis, Pallas.Cavolini.Spallanzani, Bosc et quelques autres savants ont étudié les Polypes des Gorgones, ont fait connaître leurs observations , et ont ennirhi leurs ouvrages de t/onnes figures. Cependant on ignore ehcore et la manière de vivre et l'organisation interne de ces animaux, qui doivent se rapprocher de ceux des Alcyons, à en juger par leur forme dans l’étal de mort et de dessiccation. Toutes les Gorgoniées sont attachées aux roehersou aux autres corps marins par un empâtement plus ou moins étendu , et dont la surface est ordinairement dépouillée de la suh stance charnue, qui recouvre les âutres parties du Polypier. De cet empâtement s’élève une lige diminuant graduellement de grosseur jusqu'aux raniuscules dont l'extrémité est souvent sétacée; les rameaux varient beaucoup dans leur forme et leur situation respectives; ils. sont épars ou latéraux, quelquefois distiques, d'autres fois pinnés; il en- existe de flexueux, de droits, de courlis, de libres et d’anastomosés; enfin On en trouve de légèrement comprimés, tantôt presque plans, tantôt