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à trois divisions, dont l'intermédiaire plus large; mandibules sans dents au cdlé interne; chaperon demi-circulaire, renflé ou convexe, te genre Goryle correspond à celui des Arpactes de Jurine; il offre plusieurs points de ressemblance avec les Mcllines et les C.rabrons, mais il en diffère par des caractères assez tranchés. Les Gorytes ont une analogie plus frappante avec les Asiates, les Oxybèles et les Trypoxylons. mais ils diffèrent des deux premiers par la forme des antennes, l'absence d’épine à l'écusson , etc., et ils s’éloignent du dernier genre par leurs yeux entiers et sans échancrure. La* treille leur réunit les Nyssons ( F. ce mot ) de Jurine. Ce dernier observateur (Classification des Hyménopt., p. 193 ) donne à ses Arpactes ou Goryles, les caractères suivants : une cellule radiale, obiongue; trois cellules cubitales à peu près égales, la deuxième resserrée antérieurement, recevant les deux nervures récurrentes (on voit souvent le commencement d’une quatrième cellule); mandibules petites, bidentées ; antennes filiformes, composées de douze anneaux dans les femelles, et de treize dans les mâles. Jurine ajoute que ces insectes présentent ce caractère particulier, que derrière leur écusson il existe une plaque triangulaire encadrée et sillonnée ou guillochée par des lignes parallèles. Les jambes se terminent par une sorte de pelete plus dilatée chez les femelles que chez les mâles. Dans plusieurs espèces, on remarque en outre que les tarses des jambes antérieures sont garnis de longs poils qui sont placés en dehors de ces parties , et dont on ignore encore l’usage. On trouve ces insectes sur différentes fleurs, et en particulier sur les Ombellifères. Les espèces propres au genre Goryle ont été presque toutes rangées par Fabricius, dans le genre Melline. Parmi elles, on remarque :
Le Gorytk a moustachu, Goryle» myataceua , Lalr.. ou le Mellinua myataceua , Fabr.. qui peut être considéré comme type du genre.
Jurine mentionne encore les Gorytes (ar/mclua) A-fatciutu» , campes! n$ , 5-cinclua , 5 -/asc tains et arenariua, que Fabricius et Pauzer rangent parmi- les Melline*. Il cite aussule Gorylea cruentu» ou le Pompilus crue ni us de Fabricius, et il figure (pl. 10. fig. 30), sous le nom de formosu», une fort jolie espèce, dont la tête est noire, le thorax et les deux premières paires de pattes rouges; la dernière paire noire, l’abdomen noir, avec deux taches et deux bandes blanches.
GOSIER. zoo l. F'. Pu v r v xx .
GOSSON . moll. Adanson (Sénégal, p. 4, pl. 1) donne ce nom à une Bulle, Bulla Ampulla, L.
G0SSYP1UM. bot. F. Cotoxsier.
GOSTLRDUS. ois. Synonyme ancien du Cocbevis. F. Alouette.
GüTHOFREDA. bot. Genre de la famille des Apocynées et de la Penlandrie Digynie, L., établi par Ven* tenat (Choix de Plantes, p. 8, lab. 00) qui l’a ainsi caractérisé : calice à cinq divisions profondes; corolle tubuleuse, dont le limbe est étalé, à cinq divisions très* longues, ligulées et flexueuses ; structure et disposition des étamines comme .dans les Asclépios ; couronne staminale ou gaine ( cagina, Vent.) appliquée contre l’ovaire, presque charnue, le plus souvent saillante,
profondément divisée au sommet; deux ovaires ovales; deux styles cylindriques, et deux stigmates obtus. Le Golhofreda cordi folia , Vent., /oc. cil., est un sousarbrisseau grimpant, qui a le port d’un Cynanchum, dont les feuilles sont of posées, cordées-ovales, acuminées, cotonneuses. Les fleurs, en petit nombre, sont disposées en grappes axillaires et terminales. La cof rolle de cette plante, qui ressemble à celle du Stroj phantus, et la structure de la gaine du pistil, ont décidé Vcntenat à constituer ce genre en l'honneur du célèbre professeur Geoffroy de Saint-Hilaire. Jussieu (Annal, du Muséum, t. xv, p. 348), observant que le Cynanchum ereclum, Jacq., a la même structure du stigmate, pense qu'on doit le joindre , comme seconde espèce, au genre Golhofreda, ou supprimer celui-ci. Enfin, ce genre a été définitivement réuni par Kunlli (A’oro Généra et Spec. Planlar. œquinod., lab. 3,. p. 19/) à VOrypetalum de Brown. F. ce mol.'
GOTINÉ. bot. Les deux plantes égyptiennes désignées sous ce nom par C. Bauhin sont un PiyUiutn et une autre espèce de Plantain.
GOUACHE, ois. Synonyme ancien de Perdrix grise. F. Perdrix.
GOUALETTE. ois. Synonyme vulgaire de Mouette. F. Mauve.
GOUAN ou GUAN. ois. Espèce du genre Pénélope. F . ce mot.
GOUANCHE. mai. Pour Guanche. F. ce mot.
GOUANDOU. mam. PourCoendou. F. ce mol et Porc- Épic.
GOUANIB. Gouania. bot. Genre établi par Jacquin et Linné qui l'ont placé dans la Penlandrie Monogynie, quoique ses Heurs soient ordinaiTemenl polygames. Voici ses caractères : calice supère, turbiné et quinquéfide. muni intérieurement d'un disque membraneux, qui se développe en cinq découpures opposées à celles du calice; cinq pétales squamiformes; cinq étamines opposées auxqétales et enveloppées par eux; ovaire infère. surmonté d’un style semi-lrifide et d'un stigmate; fruit capsulaire, triquèlre, formé de trois carpelles monospermes , indéhiscents , munis sur leur dos de trois ailes arrondies. Outre les fleurs hermaphrodites, on trouve sur les mêmes individus des fleurs mâles ou stériles. Linné et Lainarck (Encycl. mélh.) n'admelleut point de corolle dans ce genre; ce dernier parle néanmoins de coiffes en cornets, qui enveloppent les anthères, et qui leurraient bien être les mêmes orgaoes considérés par Jussieu comme étant les (étales. P', plus haut le caractère générique. La place qu’occupe le genre Gouania dan* l’ordre naturel, n’est pas déterminée avec certitude. Jussieu l'a relégué à la suite des Rhamnées dont l'ovaire est supère. Il se compose d'arbustes grimpants, à feuilles alternés, garnies de stipules. à rameaux axillaires, se terminant en arilles ou en grappes florales contiguës. Leur port est celûi des F ilia et des Paullinia. On en compte une dizaine d'espèces, la plupart indigènes des Antilles et de l'Amérique du Sud. Quelques-unes croissent dans l'Inde et aux Iles Maurice et de Mascareigne. Celle qu'ou peut regarder comme le type du genre, est le Gouania I>omingenai» , L. Elle croit dans les bois de la république
Digitiz
d'Haïti, où le* -habitant* lui donnent le nom de Liane brûlée. Ses branches sarmenteuses sont ligneuses et s’accrochent aux arbres voisins, par le moyet> de leurs vrilles. Les feuilles sont alternes, pétiolées, ovales, oblongues, acurainée* et dentées en scie. L'aspect de celte plante, semblable à celui des Banisteriu et des PauUinia , l'avait d'abord fait confondre avec les espèces de ces genres, par Linné lui-même. Roxburgh ( Coromatul ., i, p. 67, tab. 98) a donné une figure du Gouanfa tiliæfolia, Lamk.
Sous le nom générique de Retinaria, Gærlner a décrit (de Fruct.r vol. 2, p. 187 et tab. 190) un genre qu'il a considéré comme nouveau, mais qui est évidemment une espèce de Gouanie.
GOUARAUNA, GO L’ARON A et GÜARANA. ois. Noms divers d’une espèce du genre Courlis. V, ce mot.
GOUARÉE. bot. Pour Guarée. F. ce mot.
GOUAROURA. ois. Espèce du genre Perroquet, sousgenre Perriche. F. Perroquet.
GOLAYAVIER. bot. Pour Gouyavier. F . ce mot.
GOUAZOU. mas. F. Giazoc et Gebv , pour tous les noms de Cerfs américains, dans lesquels entre celte désignation.
GOUAZOÜARA. mai. Synonyme de Cougar. F~. Cbat.
GOUDRON, bot. Matière résineuse très-impure, mêlée de Carbone, d'eau, d'Acide acétique et de plusieurs autres principes ; on l'obtient par la combustion dans des fours préparés à cet effet , des copeaux de Pins et de Sapins. Le Goudron . dont les éléments existaient dans les copeaux, vaporisé par la chaleur, se condense sur les parois du four, en découle et vient se rendre, à l’aide de rigoles, dan* un réservoir extérieur. Le Goudron est d’un usage très-étendu, surtout dans la marine où il sert à recouvrir les surfaces du bois et le garantir ainsi de l'action destructive des eaux. On le fait entrer avec succès, dans la composition des ciments qui doivent servir aux constructions souterraines On l'employait autrefois en médecine comme balsamique.
GOUDRON MINÉRAL. Même chose que Bitume liquide. F. Bittbe.
GOUÉMON. bot. Pour Goémon. F. ce mot.
GOUET. Arum. Genre principal de la famille des Aroïdéos et de la Moncecie Polyandrie, L., présentant les caractères suivants : spatbe monophylle. en capuchon. roulée à la base ; spadice nu au sommet, staminifère vers le milieu, à anthères disposées sur plusieurs rangs, femelle à la base ; lès étamines ou les pistils stériles, ordinairement très-rapprOchés des fertiles; baies uniloculaires, polyspermes ou quelquefois monospermes; graines insérées sur les parois opposées, à radicule contraire à l'ombilic. C’est ainsi que Rob. Brown ( Prodr . Flor. Nov.- Holland., i, p. 335) a exposé la structure du genre Arum. En adoptant ces caractères, plusieurs espèces qui lui avaient été rapportées par Linné et par plusieurs botanistes qui ont marché sur les traces de ce grand naturaliste, s’en trouvent exclues, et constituent des genres particuliers. Tournefort avait anciennement distingué les trois genres Arum, Dracunculus et Ariaarutn. que Linné a réduits eu un seul. Ventenal (Jardin de Cels, n° 30) a le premier séparé plusieurs espèces A' Arum de Linné, de 1
1 Jacquin et d’Ailon. qu’il a constituées en un genre distinct. sous le* nom de* Caladium ; Palisol-Beauvois (Flore d'Oware et de Bénin, p. 3, t. 3) établit en 1804, c'est-à-dire quatre ans après la publication de l'ouvrage de Venlenat, un genre Culcasia, identique avec le Caladium. F. ce mol. Enfin. R. Brown (/or. ci/.) a encore proposé de partager le genre Arum d'après la structure de l'ovaire qui, dans plusieurs espèces, est polysperme (c'est à ces espèces qu'il conviendrait de conserver l'ancien nom), et dans quelques autres est certainement monosperme ; il faudrait aussi reconnaître la nature des appendices du spadice, déterminer, par exemple, si dans les vrais Arum, on doit les considérer comme des étamines avortées, lorsqu'elles sont Irèsrapprocbées des anthères, et si , dans les espèces monospermes, les appendices contigus aux ovaires sont des pistils imparfaits.
On a-décril environ quarante espèces de Gouets,qui se trouvent répandues dans les contrées chaudes et tempérées de l'un et l’autre hémisphère. L'Europe méridionale, l'Afrique. l’Inde et son Archipel, le Japon, la Nouvelle-Hollande, l’Amérique septentrionale et les Antilles. en nourrissent chacun des espèces particulières. On se bornera à faire connaître ici les suivantes:
Gocet m acli.ê. Arum maculatum, L., Arum tulf/are, Lamk. Sa racine est tubéreuse, lactescente et fibreuse; ses feuilles sont radicales, pétiolées, sagitlées. à oreillettes peu divergentes, et le plus souvent parsemées de taches blanches ou noirâtres, sur un fond vert, veiné, lisse et luisant. Sa hampe est terminée à son sommet par une spatbe droite, grande, verdâtre en dehors et blanchâtre en dedans. Le spadice, beaucoup plus court que la spnlhe, est d’abord d’un blanc jaunâtre, mais ensuite il devient rougeâtre ou d’un pourpre livide. Cette plante croit dans les haies et les bois des parties tempérées de l'Europe. Toutes les parties du Gouet maculé, et principalement la racine ainsi que le spadice, sont fort âcres, brûlantes et corrosives, qualités qu’elles perdent en partie par la dessiccation ; leur emploi, autrefois assez fréquent en médecine comme purgatives, incisives, détersives, etc., est maintenant tombé complètement en désuétude. La racine est très-riche en , principe amylacé qui peut devenir nutritif après la torréfaction. Cette opération' lui enlève l’âcreté qui la rend désagréable et vénéneuse.
Gocet d'Italie. Arum Ilalicum , Miller et Lamarck. Cette espèce est fort rapprochée de la précédente, mais elle est constamment plus grande dans toutes ses parties; les oreillettes de scs feuilles sont trèsdivergentes et son spadice est toujours jaunâtre. Ce Gouet 'troll naturellement eu Italie, dans le midi de la France, et dans la Péninsule espagnole. C’est sur luique Lamarck observa, en 1777, le curieux phépomèued'un développement considérable de ehaleur à l'époque de la Horaison. Les spadice* épanouis devenaient tellement chauds, qu’ils paraissaient brûlants, tandis que ceux ! qui n'étaient pas encore développés, restaient à la température de l'air ambiant. Lamarck s'était proposé de mesurer la chaleur développée en celte circonstance . au moyen du thermomètre, mais il ne parait pas avoir exécuté ce projet. Ce que lamarck avait seulement in-
diqué, «ans tenter de nouvelles expériences que devait provoquer la découverte trun fait aussi Intéressant, est devenu l'objet de plusieurs recherches fort ingénieuses, entreprises par Hubert, savant agriculteur de l’Ile Mascareigne. Il parait que la découverte du développement de la chaleur dans les spadices de Gouels, n’était pas connue de Hubert , lorsque sa mère aveugle de vieillesse, ayant voulu se faire, par le tact, une idée de la forme des fleurs d’^rwiw, qui répandaient une odeur agréable, fut surprise de les trouver extrêmement chaudes. Elle en avertit son flls qui s’assura du fait et mesura avec des thermomètres les degrés de la chaleur fournie par les spadices de V drum cordi folium, Bory, espèce voisine des drum arborescent et Seguinum , L., placées aujourd'hui dans le genre Caladium. Dans ces expériences, les thermomètres appliqués contre les spadices s'élevèrent jusqu’à 44”, tandis que le thermomètre de comparaison ne montait qu’entre 10 et 21®.
Plusieurs Gouets sont remarquables par l'amplitude de leurs feuilles , de leurs spatbes et de leurs spadices. Tels sont les Gouet Serpentaire, Gouel peint et Gouel à longue pointe (^rwm Dracuncalus , L., Jrum pic tum, Lamk., et Arum Dracuntium, L.). Le premier croit dans les lieux incultes de l’Europe méridionale; le second, que l’on cultive dans les jardins de botanique, est, dit on, originaire des lies Baléares. Les veines de ses feuilles sont médiocréraent colorées. L 'Arum Dracuntium est indigène des terrains humides de la Virginie et d’autres Étals de l'Amérique du Nord.
Enfin, on observe dans les fleurs de certaines espèces une fétidité insupportable; celles de l'arum muscicorum , L. flls, dégage une odeur de cadavre tellement forte que les Mouches , attirées par celle odeur, s’enfoncent avec avidité dans la spalhe; mais n’y trouvant point l’appât qu'elles y cherchent, c’est en vain qu'elles s’efforcent d’en sortir. Les poils tournés en bas qui ferment l’orifice de la spathe, les retiennent, et elles y périssent.
GOIJFFEIA. bot. Genre de la famille des Caryophyllées et de la Décandrie Digynie. L., établi par Robillard et Castagne dans le supplément de la Flore française de De Candolle. Ses caractères sont : calice à cinq folioles étalées; corolle à cinq pétales entiers; étamines au nombre de dix; deux styles; capsule globuleuse, uniloculaire, se fendant longitudinalement en deux parties à la maturité, et renfermant une gi'aine.
Ce dernier caractère n’est pas très-constant; il y a probablement dans l’ovaire deux ou plusieurs ovules qui avortent tous, excepté un. La plante qui a servi à établir ce genre, a reçu le nom de Gouffeia arenarioides , parce qu’elle ressemble beaucoup à Vjlrenaria (envi folia. Elle est glabre, un peu visqueuse supérieurement, diffuse, divisée dès sa base en branches grêles, ascendantes, souvent rougeâtres; ses feuilles sont petites, ovales, lancéolées, pointues, rapprochées, et souvent rétrécies en pétiole dans le bas des tiges, écartées et sessiles supérieurement. Les fleurs sont petites, nombreuses, terminales, pédicellées, et disposées en panicules; leurs pétales sont ovales, blancs et persistants. Cette plante fleurit au premier printemps, dans tes endroits rocailleux des collines, près de Marseille.
GOUFFRE. oftOL. Antres communiquant à quelque abîme ou profondeur du globe, dans lequel les eaux des fleuves ou de la mer disparaissent avec plus ou moins de violence. De tels accidents de terrain jouant, à la surface du globe, un râle non moins important que les abîmes, on trouvera à ce mot tout ce qui concerne les Gouffres. y. aussi Terrai*».
GOUG. ois. Syn. vulgaire de Fou de Basan. y. Foc.
GOUGOULAN ES. bot. Variété de Bananes, très-esliméo aux Philippines.
GOlll. bot. Nom de pays du Baobab.
GOUJON, rois. y. Ctmi* et Gotjoxs.
GOUJON N 1ÈRE oc PERCHE GOLJONN1ÈRE. rois. Nom vulgaire de l’espèce qui sert de type au genre Grémille. y. ce mot.
GOUJONS, rois. Sous -genre de Cyprins auquel le Goujon commun sert de type. y, Cypri*.
On a étendu ce nom à beaucoup d’autres petits Poissons qui n’apparlicnnent pas mèmè au genre Cyprin.
GOULIAVAN. ois. Même chose que Couliavan.
GOULIN. ois. Espèce du genre Martin. V . ce mot.
GOULONGO. ■ a ■ . y. Gulaxgo.
GOULU, mai. Synonyme de Glouton, y. ce mot.
GOtLU. ois. Synonyme vulgaire du Cormoran et des Mauves, y. ecsmols.
GOULU DE MER. rots. L’un des vieux noms vulgaires du Requin, y. Squale.
GOUM1KR. xoll. Adanson (Vov. au Sénég., pag. 156. pk 10) a nommé ainsi une espèce du genre Cérite. Cette espèce se trouve dans la Méditerranée et sur les côtes du Sénégal où elle est fort commune. On ne la trouve pas citée dans la treizième édition de Linné, mais elle l’est dans l’Encyclopédie, article CtniTt, n« 15. sous le nom de Ceriihium rvlgatum qui a été adopté par Lamarck. 11 est évident d’après cela que Blainville a commis une erreur en rapportant au Goumier, dans le Dict. des Sciences naturelles, le Murex fusratusde. Linné, qui est une espèce fort différente, nommée Ceriihium mûri cal u m par Bruguière (Encyclop. mélhod., art. Ctrite, n° 97), adoptée sous le même nom par Lamarck (Anim. sans vert., t. vu, pag. 70, n° 15).
GOUP1. Goupia. bot. Genre de la famille des Rhamnées et de la Pentandrie Monogynie, L. , établi par Aublel (Guian., tab. 116) qui l’a ainsi caractérisé : calice très-petit, à cinq dents; cinq pétales insérés autour d’un disque calicinal, lancéolés, munis intérieurement d'un appendice lamelliforme et pendant de leur sommet; cinq étamines placées sur le disque, à filets courts et à anthères tètragones; style nul; cinq stigmates; baie pisiforme , adhérente au calice persistant , marquée de cinq stries uniloculaires , à trois ou cinq graines. Le nom de ce genre a été changé inutilement en celui de Glossopelalum , par Schrebcr et Willdcnow. Aublel en a décrit deux espèces : Goupia glabra et Goupia tomentosa. Ce sont de grands arbres qui croissent dans les forêts de la Guiane; leurs feuilles sont alternes, marquées d'une nervure principale, un peu déviée de la ligne médiane, accompagnées de stipules très-petites; leurs fleurs sont jaunes, nombreuses, disposées en ombelles ou en télé, et supportées par des pédoncules solitaires et axillaires. Le bois du Goupia