RA.V
GRACUP1E. Gracupia. ois. Genre de l’ordre des Omnivores, créé par Lesson, qui lui assigne pour caractères : bec allongé, fort, entier, pointu, convexe, comprimé, presque droit; mandibule inférieure comprimée, arrondie, pointue, à bords droits; commissure dénudée, ainsi que le tour des* yeux; nariues longitudinales. bordées par les plumes du front; ailes allongées, pointues; queue moyenne, arrondie; tarses robustes, forts, à scuteiles épaisses. I.esson indique pour uniifue espèce de son genre, le Matrtib-Pie, Gracula metanoleurà , musépde Paris. De la cAle cfe Coromandel. suivant Sonnerai.
GRADFAU. pois. Pour Gras-d'Eau. P. ce mot.
GRADIPES. ois. Syn. du Hobereair. P. Faicob.
GRAQOS. pois. Nom vulgaire par lequel les pécheurs désignent, dan| certains cantons,- de petites espèces d’ Ahles et même de Cyprins, soit d'eau* douce, soit de mer.
GRADULE. bot. ( Mousses.) Nom proposé par Reauvois pour désigner en français le genre Climacimn. P. ce mot.
GRAFFA et GRAFPE. vax. ’Niercmberg , d’après Marc-Paul san» doute, désignait la Girafe sous ce nom.
GRAFFENRIEDE. Grnffenrieda. bot. Le professeur De Candolle a établi ce genre dans la famille des Mélastomarées. en lui assignant pour caractères : tube du calice oblong, son limbe* campanulé, à cinq dents fort obtuses; cinq pétales ohovalet; dix étamines à anthères linéaires, aigues, â un seul pore. Insérées par
!> BICT. DES SCI EXCES BAT.
un simple appendice à leur base ; style filiforme ; ovaire libre, non soyeux, presque 5-tdberculé ; capsule ovale, à cinq valves, déhiscente par le sommet; semences anguleuses et dressées. Les Graffendriedes . dont on connaît deux espèces, Graffendrieila rotutuli folia et Graffendrieda exce'sa, sont des arbrisseaux de l’Amérique méridionale, encore peu répandus dans les serres européennes.
GRAI1AMIE. Grahamia. bot. Même chose que Grtrmia. y. Ohuiu.
GRAlE. eis. Syn. vulgaire de Freux. F. Corbeau.
GRAILLANT, GRAILLE. GRAILLOT. ois. Synonymes vulgaires de Corbine. V. Corbeau.
GRAILLON. 01». Synonyme vulgaire de Chevêche. F. Chouette.
GRAIN D'AVOINE, moil. Geoffroy, dans la Conchyliologie des environs de Paris, p. 55, a nommé ainsi, à cause de sa forme et de sa grosseur, une petite Coquille mise par Draparnaud et Lamarck, dans le genre Puppa, sous le nom de Puppa nucléus.
GRAIN DE MILLET, crust. L’espèce de Cruslaçl microscopique â laquelle Johlot donne ce nom, parait appartenir au genre Cypris. y. ce mol.
GRAIN DE SEL. >oll. On nomme quelquefois ainsi une Poreelaiue fort commune, connue plus ordinairement sous le nom de Neiguile, Cyprwa t'itellus.
GRAIN D’ORGE, ioll. Nom vulgaire du liulimus obscurus de Bruguière et de Draparnaud.
GRAINE. Newsen. bot. On appelle de ce nom les ovules fécondés. Le caractère essentiel de la Graine, est de contenir, sous une enveloppe généralement simple, un embryon ou corps organisé , qui plus tard doit se développer pour reproduire un nouveau végétal. Les Graines sont toujours renfermées dans l’intérieur d’un péricarpe; jamais elle; n’en sont dépourvues. Aussi, tous les botanistes s'accordent - ils aujourd’hui sur ce point, qu’il n’existe pas de Graines nues, c’est-à-dire de Graines privées de péricarpe. Mais ce dernier est quelquefois si mince, si peu distinct ou tellement soudé avec la surface externe de la Graine qu’il est difficile de l’cn distinguer; c'est dans ce cas que Linné et une foule d'autres botanistes ont dit que les Graines étaient nues; comme dans les Graminées, les Cvpéracées, les Alriplicées, les Ombellifèril, les Labiées, etc- Mais si l'on examine l'ovaire à l'époque de la. fécondation, on verra que l'ovule qui est le rudiment de la Graine, est renfermé dans une cavité dont il est fort distinct. La Graine est formée de deux parties : l'une est une membrane qui la recouvre extérieurement et qu'on nomme tégument propre de la Graine ou Èpisperme; l'autre est toute la partie contenue dans l’épisperine, et se nomme V .1 mande. Toute Graine est constamment attachée à la paroi interne du péricarpe, de mauière que lorsqu’elle vient à s'en détacher, elle offre une petite cicatrice qui indique lç point au moyen duquel elle était fixée. Ce point, qui marque la base de la Graine, a reçu le nom de Hile ou ombiljc. Quelquefois il est petit et difficile à distinguer du reste de la surface de l’épisperme; dans quelques genres, au contraire, il forme une cicatrice bien apparente cl parfois très large, qui se distingue par une couleur différente de celle du tégu-
ment propre. Ainsi, dans le Marronnier d'Inde, le bile est fort large et sa couleur terne et blanchâtre se distingue facilement de l'épispennc qui est brillant et «l’une belle teinte brune. C'est par le hile que les vaisseaux nourriciers passent du péricarpe dans la Graine, à travers son tégument propre. Vers la partie centrale ou sur les côtés du hile, on aperçoit une très-petite ouverture par laquelle entrent les vaisseaux nourriciers du péricarpe, on la nomme Omphabule. Quelquefois ces vaisseaux, au lieu de percer l'épisperme directement, rampent entre les deux feuillets qui le constituent. et forment un faisceau ou ligne saillante. qu'on appelle Haphê ou yasiducte ; et le point intérieur |ur lequel le vasiducle perce la paroi interne de l'épispenne, a reçu le nom de Chu la se ou û' Ombilic interne. Os parties s'observent très-facilcuienl dans les Graines des Orangers.
Outre l’omphalode, le tégument propre de la Graine offre encore assez fréquemment une autre ouverture i laquelle le botaniste iconographe Turpin a donné le nom de Micropyle . Cetteouverturc se trouve en général près du bile, et toujours dirigée vers le stigmate. On pense assez généralement que c'est par elle que le fluide fécondant arrive jusque dans les ovules. En effet, c'est vers ce point que viennent aboutir les faisceaux de van- | seaux, désignés sous le nom de Cordons pistillaiin j L'amande est toute la partie d'une Graine qui se trouve contenue dans l’intérieur de l'épisperme. On n’a pas encore pu découvrir de communication vasculaire eslrt ces deux parties, quand la Graine est parvenue à v» étal parfait de maturité. Mais dans les premiers temps de la formation de l'embryon, les vaisseaux du placenta ! communiquent avec l'amande, à travers le tégunamt propre. Tantôt c’est l’embryon seul qui forme l'anaa*; tantôt, outre l’embryon, elle se compose encore d'on j autre corps qu’on nomme Endosperme. Rien de plu*
; facile que de distinguer ces deux organes. L’embryon, en effet, est un corps organisé, offrant déjà, mab i l’état rudimentaire, une racine, une lige, des feuilles, etc., qui se développant par l’effet de la germiw* 1 lion. L’endosperme, au contraire, est en quelquesortc un corps inorganique, une masse de tissu cellulaire, i dans laquelle on n’apêrçoit aucune trace de vaisseaux, f et qui, loin de sc développer et de prendre de l'accroissement par la germination, diminue à cette époque, d finit même par disparaître entièrement. Il est inulile de connaître la position respective de ces deux organe*, pour arriver plus facilement à leur dislincliou. Quelquefois l'embryon est complètement recouvert par l'tn dosperine, de sorte que l'amande se présente sou» F»* pctl d'une masse de tissu cellulaire. Dans ce cas-
faut nécessairement fendre l'endosprrme pourdécouvnr
l'embryon. C'est ce qui forme l'embryon intrairt . b’10 1res fois, au contraire, l'embryon est simplement appliqué sur l'un des côtés de l'cndospcrme, et on dit alors qu’il est extraire. Comme l'endoipcrmc et l'embryon ont l’un et l'autre été l’objet d’un article spécialon trouvera â ces «leux mots les détails qui les concernent. y. Krdryox et Exdospeibe.
La position des Graines et surtout leur direction re laliveinent â l’axe du péricarj>e, sont importantes à
considérer, surtout quand ces Graines sont en nombre déterminé. Mlles fournissent alors d'excellebts caractères pour la classification naturelle des végétaux. Ainsi, une Graine fixée par sa base, même au fond du péricarpe ou d’une de ses loges, quand il est multiloculaire, et dont elle suit plus ou moins bien la direction, est dite dressée; comme, par exemple, dans toute la famille des Synanthérées. On dit au contraire qu’elle est renversée, quand elle est attachée au sommet de la loge, dans les Dipsacëes par exemple. Si la Graine est attachée un peu sur les côtés de la base ou du sommet de la loge, dont elle suit la direction, on dit dans le premier cas qu'elle est ascendante, el dans le second, qu>lle est suspendue. Enfin, on applique aux Graines le nom de péritropes, quand rlles sont horizontales, relativement aux parois du péricarpe. On distingue dans une Graine : 1° sa base, qui est constamment représentée par le hile ou point d'attache ;2°a0» sommet, qui est le point diamétralement opposé à la hase; 3° ses faces.
Quand une Graine est comprimée, celle de ses deux faces qui regarde l’axe du péricarpe, porte le nom de face proprement dite ; l'autre, qui est tournée du côté des parois du péricarpe, celui de dos. Le bord de là Graine est représenté par le point de réunion entre la face et le dos. Quand |c hile est situé sur un des points du bord de la Graine, elle est dite comprimée. On dit au contraire qu’elle est déprimée , quand le bile se trouve sur la face ou sur le dos.
On doit à Dulrochet des recherches fort curieuses sur la formation successive des diverses parties de la Graine et spécialement de l’embryon. Cet organe ne se montre pas immédiatement après la fécondation. Quelquefois il ne commence à se distinguer que trente à quarante jours après cette époque. C’est communément sous la forme d’une petite vésicule qu'il apparaît. Celte vésicule est enveloppée ou contenue dans une masse comme celluleuse, qui tantôt disparaît. entièrement par suite de l'accroissement de l'embryon , tantôt forme autour de lui un corps accessoire, destiné à le nourrir, et qu'on nomme endosperme. Dulrochet est porté à considérer l'endosperme . quand l'embryon est inlraire. comme une enveloppe séminale particulière, dont les parois sont devenues parenchymateuses. Quand l'emhryon est extérieur, tantôt l'endosperme est formé par un organe particulier, sorte d'accessoire de l'embryon, auquel l'auteur donne le nom d ' Hyposlate, tantôt par un placenta qui sert à nourrir l’emhryon. Il résulte de là que l'endosperme n'est pas primitivement un organe partout identique, et que son origine est fort différente dans un grand nombre de végétaux.
Doit on donner le nom de Graines aux organes reproducteurs des plantes Agames ou Cryptogames, telles que les Fougères, les Mousses, les Champignons, les Algues, etc.? Cela n’est pas probable. F.n effet, le caractère essentiel de la Graine, celui qui la constitue réellement, c’est de contenir un embryon, c’est-à-dire un corps organisé, devant reproduire un nouveau végétal, cl offrant déjà à l’état rudimentaire les parties essentielles qui doivent le constituer. C'est par ce caractère que les Graines se distinguent des Iwurgeons et des bul-
billes, qui jouissent également de la faculté de réproduire de nouveaux individus. Mais les organes reproducteurs des Agames, ou les Sporules , ne renferment pasd'embryon; ils reproduisent, il est vrai, de nouveaux individus, mais à la manière des gemmes et des bulhilles. On doit donc les assimiler à ces derniers, plutôt que les considérer comme de véritables Graines, y oyez Cryptogames.
Le mol Graine a souvent été employé comme nom propre avec quelque épithète caractéristique pour désigner diverses plantes ou leurs fruits; ainsi l'on a appelé:
Graine d’Anocr, le Grémil officinal et le Solanum Pseudo- C'a psicum.
Graine d'anbrktte, Y Hibiscus Abelmoschus, dont Codeur ressemble à celle de l'Ambre.
Graine b'Anse, qu'on a eu tort d'écrire Graine de Lance, les amandes de YOmphalea diandra, qui croit le long des golfes ou anses, sur les rivages de la mer, aux Antilfes.
Graine d'Avignon, Graine jaune ou Grenette, le fruit du Rhamnus infectorius.
G R a i n e de B au m e, I e fru i l de P A myris Opobalsa m u m .
Graine de Canaris ou de Canaris, la semence de l'Afpiste.
Graine en coeur, le Corispertnum hyssopi folium .
Graine a dartres, le fruit du Cassia testa et du y alerta Guianensis.
Graine d'Écarlate, la petite galle que produit le Quercus coccifera.
Graine de Girofle, le fruit d'un Amomeet la graine du Myrtus Pimenta.
Graine jaune. Graine d'Avignon.
Graine kerm&uenne, le fruit du Myrte de Tarenle, variété du Myrte commun. •
Graine de Lance, y. Graine r’Ansk.
Graine Macaque, celles du Mutourea d’Aublet et du Metastoma lœcigata.
Graine des Moluques ou de Tillt, celle du Croton Tiglium.
Graine de Musc ou musquée. V. Graine d’Amrrette.
Graine d'Oiseau, PAIpisteel le Millet.
Graine orientale, celle du Mènisperme.
Graine de paradis, un Amonie qu'on emploie dans l'Inde pour les ragoûts et pour falsifier le Poivre.
Graine perlée, le Grémil officinal.
Graine de Perroquet, celle du Carlhamus tincto rius.
Graine de Perruche, ceTle du Celtis micranthus, selon Richard père.
Graine de Psyllion, la semence du Plantago Psyllium, qu'on emploie dans le blanchissage des mousselines et dentelles.
Graine de Reçusse. celle de YAbrus precatorius.
Graine royale, celle du Ricin commun.
Graine a Tatous, PAmajova.
Graine de Tillt. y. Grains des Moluques.
Graine tinctoriale, y. Graine d'Écarlate.
Graine de Turquie, le Mais.
Graine a Vers, le Clrénopode anlbelmentique, et le Semen -Contra.
Graine verte, l'amande du Pistachier.
G II A
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GRAINES FOSSILES, bot. f'. Carpolitiik.
GRAINETTE. dot. Môme chose que Graine d'Avignon.
GRAINS DE MURE. bot. ( Champignon»* ) Genre formé |>ar Maillet, cl qui renferme scs Oreillettes routes et ses (indelscroliniers.
GRAINS DF. ROSAIRE, échu. Ce nom a été donné par d'anciens auteurs à désarticulations fossiles de la colonne des Crinotdcsou Encrines. i.rhoide.
GRAINS DE ZELIN oo POIVRE D ÉTUIOPIE. bot. Les graines de VL' caria odorala.
GRAINZARD. ois. Synonyme vulgaire.de Sarcelle d’été, y. Catard.
GRAISSANE. bot. Variété de Figues fort estimée dans le midi de la France, particulièrement en Provence.
GRAISSES, zool. On a désigné sous ce nom, toutes les substances grasses, extraites du corps des animaux et dont la fluidité varie entre 25 et 40 degrés. Cette détermination est inexacte, puisque la Graisse de* l'Homme est toujours fluide au-dessus seulement de 15 à 17 degrés. La nature chimique des Graisses ne différant aucunement, si ce n'est par la proportion des principes immédiats, de celle des huiles, du beurre, de la cire et autres corps gras, on trouvera à ce dernier mol un aperçu de leur histoire chimique sur laquelle Chevreul a , dans ces derniers temps, jeté tant de lumière. y. Gras (corps). La solidité plus ou moins grande des Graisses eu a déterminé les distinctions et leur a fait appliquer différents noms particuliers. Ainsi, les Graisses de Porc, de Mouton, de Bœuf. etc. , sont nommées Axonge, Saindoux, Suif, etc. Les animaux Vertébrés semblent être seuls pourvus de celte sorte de corps gras, ou du moins on n'a pas- cherché à les comparer dans les diverses classes d’animaux. Les Graisses d'Uomirfc, de Porc, de Mouton, de Bœuf, de Jaguar et d'Oie, ont seules été étudiées avec soin. Ces Graisses, à l'étal de pureté, sont en général incolores; celles de l'Homme et du Jaguar sont colorées en jaune par un principe soluble dans l'eau. L’odeur de certaines Graisses est due à la présence d’ Acides volatils, récemment découverts par Chevreul, et qu’il a nommés Acides birciquc, caprique, etc. La fusibilité des Graisses est variable; elle dépend des quantités de Stéarine et d'Klaïno qui les constituent. Celle de l’Homme à l'état de santé, $e prend en masse à 17°,0 cenligr.; dans certaines maladies aigués , el(e est beaucoup moins concrète. Les Graisses de Porc et d’Oie se figent à 26 ou 27"; celle du Jaguar à 2îh»,5 ; dans le Boeuf, à 39"; enfin , le suif du Mouton se fige tantôt de 37 à 39°, tantôt de 40 à 41».
, Les Graisses sont très-susceptibles de sapopifledtion; exposées à Pair et à la lumière, elles acquièrent de l'acidité et une odeur piquante, connue sous le nom de Rance. Ou les emploie principalement à l’éclairage, à la fabrication du Savon, coutme aliment, et dans certaines préparations pharmaceutiques.
GRAISSET. rkpt. L’un des noms vulgaires de la Rainette verte, y. Raibrttr.
GRA1SSON. rois. L’un des noms du Hareng sur ‘les côtes septentrionales de la France.
(i R AL 10. ois. Synonyme ancien de Corneille manleléc, Corrut Cornir, L. F. Orbe a c
GRALLÆ. ois. y. Grai.i.es et Échassiers.
GRALLAIRE ou GRALLARIE. ois. Espèce du genre Fourmilier. Vieillot fait de celle espèce le type destin genre Grullaria. V. Fourmilier.
GRALLES. Graltotorcs. ois. Cet ordre, le treizième de la méthode de Tcmminck. a pour caractères : pieds grêles, longs, dépourvus de plumes au dessus du genov. dans un espace plus ou moins étendu; trois doigts seulement ou trois devant et un derrière, celui-ci de niveau avec les autres ou articulé un peu plus haut. I a forme du bec est assez variée; elle est le plus souvent droite’ eri cône très allongé et comprimé, rarement plate , déprimée. Fresque tous les ornithologistes systématiques ont consacré cet ordre qui renferme beau coup de genres, mais généralement peu nombreux en espèces, ce qu'il faut attribuer principalement A la variation étonnante de la forme du bec. La première fa mille des Grades renferme ceux qui n’ont que trou doigts; ils sont répartis en six genres, savoir : Odnnème, Sanderling, Falcinelle, Fc basse. Huitrier et Ha vier. Les genres Vanneau, Tourne-Pierre, Grue, Cour lan. Héron. Cigogne, Bec-Ouvert, Ombrette, Flammant. Avocelle, Savacou, Spatule, Tantale, Ibis. Courlis. Bécasseau, Chevalier, Barge, Rbynchée, Caurale. Bile. Galliuule, Jacana et Talève, dont les espèces onltoulo quatre doigts, forment la seconde famille. Tous Oiseaux ont des habitudes à peu près communes. Ht l’exception d’un très-petit nombre qui sont en quriqo* sorte omnivores, tous ne se nourrissent que d’inucw aquatiques, de Mollusques, de Poissons et de Reptil» lorsque les dimensions et la consistance du bec le km permettent; ils ont’ les ailes longues et propres con* quemmenl aux longs voyages qu’ils ont l'babllmle <*'« (reprendre, surtout aux deux époques des changement* principaux de saisons. Ces voyages sont déterrai** chez la plupart des Grades par le besoin de nourrit"*
qu’ils ne trouvent que dans une température modérée;
en effet, cointncnj. avec la faiblesse de leur bec, raient-ils chercher les Vermisseaux au sein d’unè va* que I * gelée aurait recouverte d’une croûte impénéin ble? Dans la saison rigoureuse aussi, les Reptiles engourdis ne se montrent plus à la surface du m>L d l’Oiseau qui s’en nourrit, doit suivre en quelque sorte pas à pas le rayon qui réveille la nature ou la l’abri d’un repos forcé. Lés marais fangeux, les bords des lacs et des rivières, les côtes sont les endroits où s’arrêtent les Grades; ils y séjournent plus ou mai"1 longtemps, selon l'abondance de la nourrilure ou h marche plus* ou moins rapide de la saison; ils voyage"1 ordinairement en troupes, et chacune composée d espèces du même Age, les vieux précèdent les autres^ plusieurs jours; dans le vol, ils tiennent toujours le» jambes étendues en arrière; dans la marche il# app°r" lent, suivant le rapport de la longueur des doigt* avec celle du tarse, ou beaucoup de gravité ou une vile***’ extrême; tous sont rusés et sauvages; ils se lai**1*1 difficilement approcher. Chez plusieurs d'entre eux U mue est double; elle change périodiquement le* leurs du plumage, ce qui n’a pas peu contribué à j«lff de la confusion dans les divisions spécifiques; fbtf d'autres elle n'a lieu qu'une fois l'année, et dans ce
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cas, les jeunes mettent un temps beaucoup plus long à se revêtir de la robe des adultes. •
GRALLINE. Grailina. ois. Genre de l’ordre des Insectivores, établi par Vieillot qui lui donne pour caractères : bec droit et légèrement convexe ch dessus; mandibule supérieure un peu courbée vers le bout et échancrée; l’inférieure entière; les narines arrondies; tarses longs ; quatre doigts, trois devant et un derrière; l'ongle postérieur très-crochu et robuste; les antérieuts très -petits et grêles; deuxième et troisième rémiges les plus longues.
Gballixe nous et blancbk. Grailina melanoleuca , Vieill. Parties supérieures noires ainsi que la gorge, le haut' de la. poitrine et l'exlrémitié de la queue; parties inférieures, sourcils, côtés du cou, croupion, une large bande sur les ailes, origine de la queue d’un blano pur ; bout du bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. La femelle a la gorge et le front blancs. Cet Oiseau a été rapporté de la Nouvelle- Hollande; ses meeurs et ses habitudes sont entièrement ignorées.
Gballine bicoi.ore. Grailina bicolor, Vig. et Ilorsf. Elle est noire, variée de blanc; une bande sur le milieu des ailes, ventre et origine de la queue blancs; tète et cou noirs, formant une pointe qui descend sur la poitrine. Taille, neuf pouces. Port Jackson.
GRALLIPÈDES. ois. Synonyme d’Écliassiers. y. ce mot et Gballes.
GRAMALLA. bot. I/Ecluse cite ce mot comme employé dans le Décan , pour désigner la Casse des officines.
GH AME. bot. Mol dérivé de Gramen , vieux nom français des Céréales, encore employé dans quelques cantons de la Prance méridionale, particulièrement en Provence.
GRAMEN. bot. Ce nom. employé par les anciens, et adopté par les botanistes modernes, est aujourd’hui remplacé par celui de Graminées, y. ce mot.
GRAMINÉES. Gramineœ. bot. L’une des familles les plus naturelles du règne végétal, et qui se compose de celte foule de plantes que l’on désigne le plus communément sous les noms d' Herbe, de f'èréale» et de G rame hm. L’importance des plantes qui la composent, les particularités qu’elles offrent dans leur organisation, les discussions dont elles ont été l’objet, obligent à donner à cet article plus de développements qu’aux autres articles de familles, déjà traités dans cet ouvrage.
§ l,r. Caractères généraux de la famille de» Graminées.
Les Graminées sont généralement des plantes herbacées, annuelles ou vivaces. Leur lige a reçu le nom spécial de Chaume; elle est cylindrique, rarement comprimée, fistuleuse ou pleine, et offrant de distance en distance des nœuds solides. C’est de chacun de ces nœuds que partent les feuilles; ellés sont alternes et engainantes à leur base. Leur gaine, que l’on peut considérer comme un pétiole Irès-dilaté, est fendue dans toute sa longueur; elle offre à son point de jonction avec la base de la feuille une sorte de petit collier membraneux ou formé de poils, et qu’on nomme collure qu ligule. Les fleurs offrent différents moites d'inflores-
cence, dont les deux principaux sont l’épi et la particule. Elles sont ordinairement hermaphrodites , quelquefois uni sexuées, monoïques, dioïques ou polygames ; elles sont tantôt solitaires, tantôt réunies plusieurs ensemble et formant de petits groupes auxquels on donne le nom d'èpillels. A la base de chaque épillel , on trouve la lèpicène , généralement formée de deux écailles, rarement d’une seule; plus rarement elle manque tout à fait; elle est commune à une. deux ou à un plus grand nombre de fleurs portées sur un axe commun. Chaque fleur hermaphrodite se compose de la glume , de la glumelle, des étamines et du pistil : 1° la glume est formée de deux valves opposées l'une à l’autre, généralement roulées et dont l’une extérieure, plus grande et plus épaisse, embrasse l’autre qui est plus intérieure et plus mince. La valve externe, qui est souvent caréné»?, est tantôt mutique à sou sommet, tantôt terminée par une arête ou une soie, quelquefois par plusieurs arêtes ou plusieurs soies ; 2“ la glumelle-se compose en général de deux petites paléoles d’une forme très-variée, minces ou épaisses, glabres ou velues, rapprochées l’une contre l’autre et placées sur la face de l’ovaire opposée au sillon; quelquefois elles manquent entièrement, d'autres fois on pe trouve qu’une Seule pjdéole; 3* le nombre des étamines est fort variable. On en compte une. deux, trois, six. ou un grand nombre. Mais le nombre trois est celui qui se présente le plus souvent. Les HIels sont capillaires; les anthères sont terminales, ordinairement bifurquées à leurs deuil extrémités; elle* sont , ainsi que les paléoles de la glumelle, insérées sous l’ovaire; 4° Povaireest globuleux ou allongé, sessile. à une seule loge, contenant un seul ovule. Les styles sont ordinairement au nombre de deux : quelquefois on n’en trouve qu'un seul qui se bifurque vers sa partie supérieure ; plus rarement il n’en existe que trois. Le nombre des stigmates est le même que celui des styles ou des divisions du style. Ils sont ordinairement composés de poils glanduleux et barbus, tantôt formant une sorte de petit pinceau, tantôt ressemblant à une plume. Le fruit est une cariopse, trèsrarement un akène, tantôt nu, tantôt enveloppé dans les écailUs florales, offrant quelquefois un sillon longitudinal. L’embryon est appliqué sur la partie inférieure d’un ehdosperme farineux, qui forme ta plus grande partie de la malse de la graine! Cet embryon, qui est monocotylédoné, présente, par le côté où II est appliqué sur l'eudospermc , une sorte d’écusson nommé hypoblaste par lé professeur Richard, et rilellus par Gærtner, et que quelques-uns considèrent comme le cotylédon , tandis qu'il n'est qu’une dépendance de la radituje ; celle-ci forme un gros tubercule dans lequel sont renfermés de trois à cinq mamelons coléorhizés, qui percent la partie inférieure de l’embryon pour pouvoir se développer. Le cotylédon est sous la forme d'un petit cône, renfermant intérieurement la gemmule. Entre le corps radiculaire et le cotylédon on voit quelquefois un petit appendice squamiforme, nommé épibjasle; tandis qu’on donne le nom de blaste à toute la partie de l’embryon, qui se développe et prend de l’accroissement à l’époque de la germination.
Les écailles florales, qui constituent la lèpicène et la
glume, ont élé autrefois considérées comme formant un calice et une corolle; mais o'Ci>t à tort, car elles n’ont rien de commun avec le véritable périanlhe des autres végétaux. Ce sont, ainsi que le professeur Richard l'a enseigné le premier, des organes entièrement analogues aux bractées et aux spallies. (Juant à la glunielle, que Liuné et la plupart des autres botanistes désignaient sous le nom de nectaire , quelques auteurs modernes ont pensé que les écailles qui la forment, étaient des étamines avortées. Mais cette opinion ue saurait prévaloir; car si l’on examine attentivement la position de ces écailles relativement aux étamines, on verra qu’elles sont situées sur un plan plus extérieur. La structure de l'embryon a été un des points les plus contestés de l'histoire des Graminées. Suivant Jussieu, Mirbel, R. Brown, etc., l'écusson qui est appliqué contre lYiulospenne est le véritable cotylédon ; suivant Richard, au contraire, ce corps fait partie de la radicule, tandis que le cotylédon est l’espèce de gaine qui revêt la gemmule. Si l’on compare un instant l'embryon des Graminées à celui des autres plantes Monocotylédonées. on arrivera naturellement à celte conclusion. En effet , dans toutes les Monocolylédonées, on verra que la gemmule est constamment renfermée dans l'intérieur même du cotylédon; jamais elle n'est à nu ni saillante. Ou doit donc, dans les Graminées, donner le nom de cotylédon au cor|is qui revêt la gemmule, quoiqu’ici il soit plus mince qu'il ne -l’est généralement. Uuanf au corps charnu, nommé cileilus par Gærlner, hypoblaste par le professeur Richard, il fait partie de la radicule. L’analogie vient encore à l’appui de celte opinion. En effet, ce qui parait d'abord surprenant, c'est de rapporter à la radicule line masse aussi considérable; mais dans le Huppiu uiaritima, le Pekea tuberculata, l'embryon est composé de deux parties fort differentes : l'une cylindroïde, mince et supérieure, l'autre inférieure, extrêmement grosse et tout à fait semblable à l'écusson des Graminées. La première est évidemment le corps colylédonaire qui, dans I e Huppiu, renferme la gemmule, cl dans 1 e Pekea est partagé en deux lobes ou cotylédons ; la -seconde est nécessairement la radicule, ainsi que le prouve la germination. Voilà donc des radicules excessivement volumineuses dans d'autres plantes que les Graminées, et leur extrême ressemblance avec le citclln » de ces dernières doit nécessairement faire considérer ce corps comme faisant également partie de la radicule.
§ II. Classification des genres.
Les genres de la famille des Graminées sont fort nombreux. Gomme dans toutes les familles éminemment naturelles. les caractères en sont souvent fondés sur des particularités d’organisation fort minutieuses, à cause de la petitesse de leurs Heurs : aussi leur élude est-elle fort difficile. Plusieurs auteurs se sont s|»écialemênt occupés de celte famille. Parmi leurs ouvrages on doit citer plus particulièrement l'Agroslographie de Scheuclixer, où l'on Irom e d'assez bonnes descriptions et des figures analytiques assez exactes; celle de Palisol ile-Beau vois qui a établi un très-grand nombre de genres nouveaux, et donné des figures analytiques exprimant les caractères de tous les genres décrits dans l'ouvrage; ces
genres y sont au nombre de cent trente-quatre. Pen d'année» après la publication du travail de Beauvoia, un botaniste de Vienne, C.-B. Trinius, a publié un nouveau Généra de cette^ famille, sous le nom de Fundatnenta Agrostogiaphiœ II a adopté un assez grand nombre des genres du botaniste français, et en a créé quelques-uns de nouveaux . en sorte que le nombre total est porté à cent quatre vingt-neuf. Tels sont les trois traités généraux sur les genres de la famille des Graminées ; mais cette famille a donné naissance à plusieurs autres travaux importants, comme celui de Turpin dan» le 5« vol. des Mémoires du Muséum. C. Kuntb a publié des considérations générales sur cette famille, et a le premier proposé une classification naturelle de ses genres. Gaudin et Kœler ont donné deux ouvrages fort estimables, le premier sur les Graminées de la Suisse, le second sur celles de la France ; enfin on doit aux professeurs Richard et Mirbel de savants mémoires sur l’organisation des graines de ces plantes. Outre ces différents travaux, on ne peut passer sous silence le Généra Plantarum de Jussieu, d'autres ouvrages d^Kunth (Aor. Gêner, et S pce. Am. æquinoct.). de R. Brown (Prodr. Fl. A ov.-Iloll.), et les Graminées de Uosl. de Schrcber, etc. , où un grand nombre de genres nouveaux se trouvent décrits avec un soin tout particulier.
La classification suivie par ces différents auteurs est loin d'être la même, quoique cependant elle soit toujours artificielle, si un en excepte celle de Kiinlb. Ainsi Linné a dispersé les différents genres de cette famille dans un grand nombre de classes de son Système, savoir : Monandrie, Diandrie, Triandrie, Ilexandrie, Polyandrie, Monœcie, Polygamie. Gaudin les a divisés en deux grandes sections, savoir : les l niflores et les Mulliflores, qu'il divise ensuite en deux groupes, suivant que leur glume est arislée ou rotilique. Les premières divisions de Kœler reposent sur l'inflorescence; il établit deux grandes tribus, l'une pour les genres dont les fleurs sont disposées en panicule, l’autre pour ceux qui forment des épis. Palisot-de-Beauvois forme d'abord deux groupes qu'il nomme à tort familles : dans la première il range les genres Monolhalainés , c’est-à-dire ceux dont tous les épiilets sont semblables; dans la seconde. les genres Potytbtfamés dont les épiilets sont dissemblables. Chacune de ces deux familles est divisée en deux tribus, suivant que l’axe qui supporte les fleurs est articulé ou non articulé. La considération des épil- ’lels uniflores, biflores. inultifloies, sert ensuite à subdiviser les Ir. bus en cohortes. Quant à la classification de Trinius. elle est absolument la même que celle de Linné. Toutes ces méthodes sont purement artificielles, puisque les caractères des divisions qui y out élé établies sont généralement tirés de la considération d'un seul organe ou des modifications d'un seul organe. -11 n’eu est pas de même de celle publiée par Kuuth. Cet habile observateur a cherché à saisir les rapports naturels qui lient entre eux les différents genres de celte famille, cl après un examen attentif, -il est parvenu à former dix groupes ou sections qui peuvent êlre, en quelque sorte, considérés comme autant de petites familles. Voici une courte exposition des caractères de