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dans la famille des Ammonite*, entre les Scaphites et les liaculiles, servant ainsi d'un échelon dans la série des rapports qui lient toutes les Arnmonées dans leurs diverses formes, depuis celle tout à fait droite, sans aucune spire, la Baculile. jusqu'à celle d'une Coquille enroulée, soit dans le plan vertical, la Turrilite, soit dans le plah horizontal, les Ammonites, les Orbuliles. Sowerby, dans l'ouvrage qui vient d'étre cité, a donné les caractères génériques suivants à ces singulier» corps : coquille cloisonnée, fusiforme, recourbée ou pliée sur elle-même, ayant le bord de ses cloisons ondé , le syphon placé prés du bord extérieur. A ces caractères on aurait pu ajouter que la forme est plutôt en pyramide très-allongée et courbée vers son milieu, que fusiforme qui indique ordinairement un rendement. On aurait pu dire que les cloisons sont non-seulement ondées, mais le plus souvent articulées par des anfractuosités profondes, semblables à celles des Ammonites. Les Uamiles ne se sont trouvées jusqu'aujourd'hui que daus les terrains anciens, au-dessous de la Craie, ou dans la partie inférieure de cette formation. C'est ordinairement le moule plus ou moins complet et dépourvu du test, que l'on rencontre; quand le lest existe, et cela dépend, à ce qu'il parait, de circonstances locales, il a une belle couleur nacrée, cl on s'aperçoit qu'il devait être extrêmement curieux. On observe aussi le peu d'épaisseur que devaient avoir les cloisons ellesmêmes qui, après avoir disparu, ne semblent avoir laissé aucun espace.
IIamiti ARMEE. H ami te s armatu », Sow., Minerai Conchol., pl. 168. Espèce fort grande et fort remarquable par le double rang d'épines qui sont sur un des côtés de la coquille. Elle est ployée en deux par un coude arrondi. Les deux parties droites sont à peu près d’égale longueur. Elles sont sillonnées régulièrement par de grosses et de petites çôles ; les grosses sont régulièrement distantes. Il y en a entre elles deux ou trois petites; ces grosses côtes portent sur la double crête, d'un côté de gros tubercules arrondis, et de l'autre le double rang d'épines assez longues que nous venons de mentionner. Ces grosses côtes présentent encore vers la partie interne une série de tubercules arrondis, qui se voient également des deux côtés. La coquille est aplalie, comprimée , subquadrilalère, ce qui la distingue follement de toutes les autres espèces connues. C'est en Angleterre, au rivage de Roak, près de Benson , en Oxfordshire, que celte rare et très-belle espèce a été trouvée. Pour les autres espèces du genre, on peut voir particulièrement le bel ouvrage Org. Hem., de Parkinson. ainsi que celui de Sowerby, le Minerai Conchol., et, pour l'espèce de Maeslricht, l'ouvrage de Faujas et le Mémoire de Desmarest.
HA.MMACÊKE. Hammaceru». tus. Hémiptères; genre de la famille des Réduvites, établi par Delaporte, qui le caractérise ainsi qu’il suit : antennes Hliformes, composéesd’un grand nombre d’articles, dont le premierun peu renflé, le second plus grêle et allongé, les vingtsept suivants garnis chacun de deux ou trois poils roides, le vingt-neuvième long et pubescent; tète trèsprolongée devant les yeux qui sont globuleux et situés en arrière; ocelles rapprochés, placés sur une petite
élévation transversale située sur le vertex ; corselet presque plan, rétréci un peu avant le milieu parle sillon transversal; bord postérieur arrondi; écusson triangulaire, bifide en arrière; héinélytres assez- grandes; abdomen déprimé; cuisses des deux premières paires renflées, offrant une petite épine près de l’insertion de la jambe; pattes postérieures très-longues, surtout les cuisses; tarses velus; les antérieurs et les intermédiaires oourts, avec les premier et troisième articles longs, le deuxième très-court, tous ont les ongles simples. Ce genre qui faisait partie du genre, Cimex, parait devoir rester peu nombreux en espèces.
HAMMAK. ois. Synonyme vulgaire de Bécasse, y. ce mot.
HAMM1TES. ufcoi.. -Globules de Chaux carbonatéequi ont reçu divers noms particuliers selon leur grosseur et leur ressemblance avec des graines de Pavot, de Millet, d'Orobe, de Pois, et des œufs de Poissons; ainsi on les a nommés : Méconites. Ccnchrites, Orobiles, Pisoliles , Oolites. Ce dernier nom est le plus généralement employé, et celui de Pisolile est maintenant réservé pour désigner ceux de ces globules qui sont visiblement composés de couches concentriques. Les Miliosites. qui paraissent être des corps organisés fossiles, ont été quelquefois confondus avec les Hammites. La Chaux carbonatée globuliforme constitue, dans la nature, des couches très- puissantes et qui se montrent sur une grande étendue; les grains sont assez généralement de même grosseur dans les mêmes bancs, et ils sont réunis d’une manière très-iulime par un ciment plus ou moins apparent. Ce ciment est le plus souvent calcaire, mais quelquefois il est quartzeux ou sablonneux. Ou écrit presque toujours Ammiles ou Amites. V. ces mots et Oolites.
HAMMOME. IM. Ce genre de l'ordre des Coléoptères pentamères, établi par Latreille, avait pour type un insecte qu'on a depuis reconnu pour être la femelle du Cébrion. y. ce mol.
HAMMON1TES. llammonita. ioli. ross. On doit regarder comme des fautes d'orthographe grossières, et cesser de citer dans des dictionnaires français tous synonymes où les Ammonites sont ainsi appelées. L’étymologie de Corne-d'Ammon prouve que ceux qui ont fait précéder de la lettre H les mots qui peuvent y avoir rapport, étaient au moins fort inaltenlifs.
IIAMONI. ois. Synonyme de Pygargue. y. Falco*.
HAMPE. Scapus. bot. On donne ce nom au pédoncule floral ou à la tige qui, partant immédiatement du collet de la racine, se termine par les fleurs sans donner naissance aux feuilles. Celte modification de la tige, qui mérite à peine d'en être distinguée, est particulière aux plantes Monocolylédones , comme la Jacinthe, les Phatangium , etc. La tige des Bananiers est une véritable Hampe d'une très-grande dimension formée des gaines des feuilles qui tontes parlent de la racine; en s'enroulant autour du pédoncule floral, qui naît également de la racine, elles constituent cette sorte de lige qui au premier aspect ressemble au stipe d'un Palmier. Il ne faut pas confondre avec la véritable Hampe, qui nail toujours du centre d'un assemblage de feuilles radicales, et qui appartient exclusivement aux Monocoty-
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