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lédones , le pédoncule radical, qui pari simplement de l'aisselle d'une feuille radicale et qu'on observe dans les Dicotylédons. Plusieurs espèces de Plantain, le Pissenlit ou Dent-de-Lion, etc., en offrent des exemples. V. Tige et PiaoactiLE.
HAMRUR. rois, et bot. Une espèce du genre Luljan parmi les Poissons et une espèce du genre Pbyllanle parmi les plantes, portent ce nom.
HAMSTER. Cricelu ». .ha». Genre de ta deuxième tribu des Rongeurs à clavicules; tribu dont le caractère général est d'avoir des molaires tuberculeuses. Pallas ( A'oe. Apec. Quadrup., in-4°, sec. éd. Erlang. 1784), dans ses Considérations générales de Genere Murino in universum, fait de tous les animaux rapprochés des Hamsters pour la brièveté du corps, des membres et de la queue, pour la forme pointue de la télé, l'existence d'abajoues ( promptuaria ) et pour la susceptibilité de ne tomber en léthargie que par des froids extrêmes, la quatrième section de son genre Murinum, sous le nom de Mure» Buccati ; il compose celte section de six espèces encore aujourd'hui mieux connues que toutes celles qui depuis y ont été réunies sous le nom de Hamster. Quoique Pallas ne donne pas le plus important des caractères, savoir le nombre et la forme des dents, néanmoins, comme il a donné du Hamster ordinaire dont il a fait le type de cette section, une description excellente, surtout pour l'anatomie des organes génitaux , presque passés sous silence par Daubenlon ; comme il a surtout reconnu entre toutes les espèces dont il parle, deux caractères anatomiques d'une grande influence, savoir : 1° la division de l'estomac en deux poches tout à fait distinctes par un rétrécissement tel que les aliments ne passent dans la droite qu'après avoir achevé d'étre élaborés dans la gauche, et 2» l'existence d'abajoues, c'est-à-dire de poches creusées dans l’épaisseur des joues à partir de l’angle des lèvres et prolongées jusqu’au-devant des épaules; et comme ces deux modifications de l’appareil digestif ne se retrouvent point ensemble dans d'autres Rongeurs , il y a toute probabilité, d'après ce que l'on sait de la corrélation des formes organiques, que ces espèces se ressemblent aussi pour les dents. D’ailleurs, ainsi qu'on l'a déjà vu chez les Campagnols, parmi les Rongeurs, chez les Bœufs parmi les Ruminants, etc., le nombre des côtes et des vertèbres lombaires varie là où d'autres caractères sont fixes et constants. El c'est sur ce motif que nous avons fait du nombre des côtes et des vertèbres, des caractères spécifiques. Ainsi dans les espèces de ce genre le nombre des côtes varie de douze à treize, et celui des vertèbres lombaires de six à sept. Le squelette du Hamster ordinaire offre plusieurs particularités qui le distinguent surtout beaucoup du Rat d'eau et d’autres Campagnols auxquels Daubenton l'a comparé sans s'apercevoir de la différence de la forme de leurs dents, et auxquels il ne ressemble guère que pour la grandeur du quatrième segment ou segment elhmoldal du crâne, lequel forme aux orbites une épaisse cloison et contient une grande cavité pour les lobes olfactifs. D'ailleurs cette large excavation qui, dans les Campagnols . sépare l'alvéole de la lame osseuse extérieure servant de base à l'apophyse coronotde et au condyle
de la mâchoire inférieure, n'existe pas dans les Hamsters , où celte lame s'élève, au contraire , tout contre l'alvéole, comme dans les Rats, etc. Ensuite, dans les Hamsters, le condyle, au lieu d’étre presque vertical, comme chez les Campagnols, est presque horizontal ou plutôt dans le prolongement de la courbure de la mâchoire, ce qui rend plus perpendiculaire â ce levier la puissance des muscles temporaux. Cette disposition existe à un moindre degré dans les Rats. Enfin, dans les Campagnols, la partie du palais correspondante aux palatins est excavée en une voûte à part et plus élevée, où s'ouvrent des trous beaucoup plus nombreux et plus grands que dans les Hamsters, les Rats, etc., où le plafond du palais est d’une courbure uniforme sur toute sa longueur. Une particularité de la construction de l’avant-bras, c'est le large aplatissement du cubitus et du radius dans un même plan oblique d’arrière en avant et de dehors en dedans, aplatissement tel que les bords internes de ces deux os sont contigus sur toute leur longueur, ce qui donne aux insertions des muscles pronaleurs et supinateurs une solidité bien supérieure â ce que pourrait offrir un ligament inlerosseux, comme dans l'Homme, les Singes et les autres Rongeurs à clavicules. Celle particularité de la construction du bras explique les habitudes de fouir plus profondément et plus loin que les Campagnols.— Dans tous ces animaux l'œsophage s'insère à l'estomac sur le contour de son rétrécissement; mais Pallas s'est assuré chez le Hamster des sables que les aliments se rendent d'abord dans la poche gauche, la droite ou pylorique restant contractée pendant qu'ils y séjournent; et sur des individus qui n'avaient pas mangé depuis la veille, que la gauche était vide et contractée, quand réciproquement la pylorique était distendue par le chyme. En rapprochant la figure de l’estomac du Hamster ordinaire donnée par Daubenton (Buff., t. xill, pl. 15, fig. 1 ), de celles du même organe dans le Mure» Songatu» , fig. 30, dans le Mure» Accedula , fig. 26 cl 27 de la pl. 17 de Pallas, on voit que le mécanisme de la digestion stomacale doit être le même dans toutes ces espèces. Cette séparation de l'estomac en deux poches se retrouve aussi dans les Campagnols et autres Rongeurs . mais les Hamsters en diffèrent par le plissement des parois intérieures de ces poches, et par les franges du bord de ces plis; structure qui porta Pallas (toc. oit.) à se demander si ces animaux ne rumineraient pas. — Les Hamsters analomisés par Pallas manquent de véhicule biliaire. Comme dans tous les Rongeurs, les hémisphères du cerveau sont lisses et sans le moindre pli. Daubenton observe qu'ils sont dans le Hamster aussi larges que longs. Daubenton (in Buff., toc. cit , pl. 18, fig. 2) a représenté sur place les abajoues du Hamster, dont la cou|te montre les plis par lesquels se fronce la membrane musculeuse de cette poebe quand elle est vide.
Les Hamsters ont cinq doigts à tous les pieds,- mais le pouce de ceux de devant, ordinairement rudimentaire, est même chez la plupart dénué d’ongles; celui des pieds de derrière serait aussi sans ongle dans le Hamster de Songarie.
Le plus grand nombre des Hamsters habitent le nord de l'ancien continent, où le Rhin parait former leur limite
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occidentale ; car le Hamster commun est nombreux de- i puis la rive orientale du Rhin jusqu'au Jenisei. On ne l'a jamais rencontré à l'ouest du premier de ces fleuves. De même il n’est pas démontré encore qu'il existe de vrais Hamsters en Amérique.
t Haxstbrs proprement dits. — Les espèces qui composent cette première division, et qui ont toutes été décrites par Pallas. se trouvent dans la zone de l’an- j cien continent qui vient d'être indiqué.
Hahster concis. Mus Cricetus , L. ; Skrseczieck des Slaves illyriens; CUomik-Skrzeczk des Slaves po- ' ionais. Sclircber, pl. 198, A, et pl. 198. B. La variété | noire de l'Ural , Frèd. Cuvier^ Mammifères litbog. et Encyc., pl. 70, fig. 3. — Des trois molaires qui garnissent chaque coté des mâchoires, la première supérieure a trois paires de racines et trois paires de tubercules formées par des sillons transverses. Des deux suivantes, l’antérieure a deux paires de racines et deux paires de tubercules; la postérieure n'a que trois racines et trois tubercules. La première d'en bas n'a que cinq racines et cinq tubercules; et les deux dernières, tout â fait 1 semblables, ont chacune quatre racines et quatre tuber , culcs. Lorsque l’âge, dit F. Cuvier, en efface les sillons ! et que les tubercules en sont usés, elles sont encore i reconnaissables par le feston de leur contour dont les enfoncements et les saillies correspondent aux sillons et aux rangs de tubercules. Les yeux, assez petits et ! globuleux, sont saillants, à pupille ronde; les oreilles ] sont grandes, arrondies et en partie nues; les narines ouvertes à côté d'un petit mufle que divise un sillon vertical, prolongé sur la lèvre supérieure; la lèvre inférieure, très-petite, couvre à peine les incisives. — Le Hamster, dit Daubenton, est grand comme un Rat, dont il ne semble différer qu'en ce que la tète est plus grande, les yeux plus petits et la queue beaucoup plus courte. Le front , le dessus de la tête , le haut de la croupe et des côtés du corps sont de couleur fauve terne, mêlée de cendré, parce que les poils sont annelés de cendré, de fauve et puis de noirâtre â la pointe. Les côtés de la tète et du cou, le bas des flancs, le dehors de la cuisse et de la jambe , les fesses et le bas de la croupe sont roussâlres ; le bout du museau, le bas des joues, le dehors du bras et les pieds sont d'un jaunâtre très-pâle. Celte.couleur forme trois grandes taches de chaque côté de l'animal. Enfin la gorge, l’avantbras, le dessous de la poitrine, le ventre, la face interne des cuisses, le devant et le dedans de la jambe sont de couleur marron très- foncé, passant au noirâtre. Pallas a décrit et figuré très-exactement les parties génitales mâles du Hamster ( loc . ci/., pl. 17, fig. 1 et 2, et non pl. 35, comme le texte l'indique à tort). C'est celui de tous les Rongeurs dont lis moyens de reproduction sont le plus parfaitement développés; le gland, couvert de petites soies piquantes, visibles seulement dans l'état d'érection, rappelle la forme de celui du Castor. Les épiploons lombaires , si développés dans la .Marmotte et autres Rongeurs hybernans, sont tout à fait nuis dans le Hamster, mais un large amas de graisse enveloppe les reins qu’il surpasse huit fois en volume , et chaque testicule est recouvert d'une sorte d'épiploon particulier. Chose fort remarquable, cette graisse est,
pour ainsi dire, plus abondante au printemps qu’en automne, ce qui contredit encore l'idée de l’engourdissement hivernal du Hamster. Pallas, en Sibérie, dans le mois de mars et par une température encore très-froide, a trouvé â des Hamsters qu'on venait d’extraire de leurs terriers une chaleur de 103 degrés Farenbeil, et à d'autres, en plein hiver et renfermés dans un lieu froid, 91 ù 99 degrés Farenheit. Jamais il n'a pu en assoupir par le froid. Tous ces faits rendent plus que douteux l'engourdissement du Hamster.
Le Hamster parait étranger à l'Europe, â l’ouest du Rhin. On ne l'y a encore trouvé que dans la Basse-Alsace; mais il occupe toute la zone comprise entre ce fleuve et le Danube au sud-ouest et le Jenisei au nordest. Il vil isolé, mais en très-grand nombre, dans les champs cultivés et même dans les steppes de la Russie méridiouale et de la Sibérie. Il aime surtout les terrains où la Réglisse croit en abondance, â- cause des approvisionnements qu'il se fait des graines de cette plaole. Il évite les terrains sablonneux et ceux qui sont trop arrosés. Sa taille varie selon la nature du pâturage, l’âge et le sexe. Les inâtes pèsent quelquefois jusqu'à seize onces, et les femelles surpassent rarement de quatre à six onces. Pallas (loc. cit., p. 83) en a vu le long du Volga, surtout dans le gouvernement de Kasan, autour des croupes les plus méridionales de l'Ural, une variété toute noire, abondante surtout autour de Simbirsk et d'Ufa. Celle variété représentée par Sehreber (loc. ci/.), s'accouple avec la variété ordinaire. Mais alors les portées donnent constamment des individus noirs. Elle est remarquable, parce que le tour de la bouche et du nez, le bord des oreilles, les quatre pattes et même le bout de la queue sont tout blancs. Dans quelques individus, tout le museau est blanc, le front grisonné, et le blanc de la mâchoire inférieure s'étend le long du cou. Il y en a même dans la chaîne de l'Ural qui sont marqués sur le dos de grandes taches blanches irrégulières. Dans toutes les variétés, même lorsque la fourrure est dans le meilleur état, il y a toujours sur chaque côté des reins une place nue que l'on n'aperçoit qu’en soufflant sur le poil quand il est bien touffu. Il est probable que cette partie nue correspond à quelque sinus graisseux, comme chez les Musaraignes; d'autant mieux que l'aréole de l’ombilic forme également toujours un sinus où s'exhale un fluide sébacé.
Haistu Uauki. Mus Acccilula, Dali., jV oc. Spec. Glir., pl. 18, a; Schrcb., pl. 197. — Bien plus petite que le Hamster, cette espèce a le nez arrondi et un peu velu, fendu en deux par iinsitlon qui divise aussi la lèvre supérieure. La lèvre inférieure et les angles de la bouche sont extrêmement renflés. Les abajoues très-grandes occupent tout le côté du cou jusqu'aux épaulés. Les incisives supérieures, plus courtes, sont jaunes; les inférieures sont plus blanches, plus longues et subulées. Les moustaches sont disposées sur cinq rangs, les soies de devant en sont blanches, les plus longues sont noires. Il y a deux longues soies noires au sourcil. Il y a une verrue avec environ six soies blanches à l’avant-bras près du carpe. Le rudiment du pouce antérieur n'est pas onguiculé. Il y a cinq tubercules à la plante des pieds antérieurs, six à celle des pieds de derrière. Le tour de la
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bouche, du nez et le dessus des abajoues sont blancs. l.e reste du corps est d'un gris jaune, mi-lé de brun en dessus, et d’un blanc gris en dessous. Les pattes sont blanches; la queue, brune en dessus, est blanche en dessous. Les aréoles du mamelon sont nues; il y a six mamelles : deux pectorales, quatre inguinales. Pallas n'en a pas trouvé à l'ouest du Jaïk, et il pense, malgré les récits des cosaques de celte contrée, qui disent qu'il émigre la nuit en troupes escortées de Renards, que cela ne peut s’entendre que du Campagnol social. El réellement c'est un fait contradictoire avec les habitudes solitaires et féroces des Hamsters. — Cette espèce a trois pouces du nez à la base de la queue qui n’a que huit hgnes.
Hamster Phé. Mus P fucus, Pall., loc. cit., pl. 15, a; Schreber, pl. 200, Encycl., pl. 70, fig. 0. — Le nez est nu, et un sillon, dont le bord supérieur est velu, circonscrit les narines. Cinq rangs de moustaches plus longues que la tête, noires sur la plus grande longueur et blanches à la pointe, garnissent la lèvre supérieure. Le rang voisin de la bouche est aussi tout blanc. Les oreilles, ovales et velues à la pointe, sont brunes. La couleur générale est d'un cendré blanchâtre , légèrement brune en dessus et blanchâtre en dessous. Le front et le museau blanchissent aussi. Le tour de la bouche et les quatre pieds sont blancs. Celte espèce a trois pouces cinq lignes de long, sans la queue qui est blanchâtre et longue de neuf ligues. Pallas ne l'a pas rencontrée plus au nord, que la step|te d’Aslracan, d’où elle s'étend à travers le Karism et le Korasan jusqu'en Perse et en Bucharie. Gradin dit qu'eu Perse, où le Phé est très-nombreux durant l'biver, il s’établit dans les habitations dont il pille les provisions de Riz. Pallas en ayant pris plusieurs au milieu de décembre près d'Astracan, avec l’estomac plein, en conclut avec raison que celle espèce ne subit pas de léthargie hivernale. Elle a treize paires de côtes , six vertèbres lombaires et deux sacrées.
Hamster des saules. Mus arenarius , Pâli., loc. cil., pl. 16, a; Scbrcb., pl. 106. — A tête oblougue, à museau pointu; nez rougeâtre et pubescent ; moustaches blanches, très-fournies et plus longues que la tête. Trois longues soies au sourcil ; les lèvres sont petites ; les oreilles grandes, ovales et jaunâtres; le pouce de devant est onguiculé. Tout le dessus du corps est d'un gris perlé, et le dessous, le has des flancs, les quatre pattes et la queue sont d'un beau blanc ainsi que les ongles. Il a trois pouces huit lignes de longueur, et la queue dix lignes. Cet animal a deux grosses glandes autour du cou. et de petites au-dessous des épaules au fond de l'abajoue. L’intestin a onze pouces de longueur. Il y a treize paires de côtes. Pallas l'a découvert dans les plaines sablonneuses adjacentes â ITrlisch. et jamais ailleurs. Le mâle habile un terrier de plusieurs aunes de long, au fond duquel est un nid fait avec les racines fibreuses de YElymus arenarius et des restes de gousses de Y/lst rayai us Tragacantha. Une autre fois, dans le mois de mai, il déterra le nid d’une femelle contenant cinq petits qui s’élevèrent bien, mais ils étaient très-méchants, menaçaient de mordre en se mettant sur le dos, et faisaient entendre un cri assez grave, sem-
blahle à celui de l'Hermine. Renfermés dans la même hoile avec de plus jeunes individus du Mus Songarus, ils vivaient en assez bonne intelligence, mais faisaient lit à part; et tandis que ces derniers devenaient trèsfamiliers, ils restaient sauvages et menaçants. Ils préféraient à tout les cosses de I* Astragalus h agneau ihoides. Us ne se mettaient en mouvement que la nuit, et restaient couchés durant le jour. Us étaient bien plus «agiles que le Mus Songarus. Pallas observe que pour la finesse et la couleur de la fourrure, le Uamster des sables ressemble beaucoup au Phé. Lichtenstein, dans la rédaction des observations zoologiques d'Eversman (Vov. de Meyendorf), dit que le Phœus a réellement le pouce de devant onguiculé, et que le Uamster des sables de Pallas n'en est qu’un individu plus jeune. Mais comme Pallas a observé dans chaque espèce plusieurs individus de différents âges, tandis que Lichtenstein convient n’avoir vu qu'un seul individu, il est à croire que l'animal donné par ce dernier naturaliste sous le nom de Mus Phœus n’est qu'un individu de l'espèce dont il est ici question. Eversman l’a rencontré dans la Bucharie, près de la rivière Kuwandschur, contrée bien moins isolée du bassin de l’Irtisch que du karism et de la Perse, dont la séparent les grands monts de Belur.
Hamster dr Songerie. Mus Songarus, Pall., loc. cil., pl. 10, b; Schreber,* pl. 201. — Un peu plps petit que les deux précédents, ce Hamster a la tête plus ramassée , le museau plus obtus que le Hamster des sables et presque semblable au Phé. Les moustaches, plus courtes que la tète, sont très-fournies ; les lèvres épaisses offrent à leur commissure lâche et pendante l'orifice de l’abajoue. Les oreilles sont ovales, susceptibles de se plisser; elles dépassent le pelage antérieurement et sont plus molles et plus membraneuses que dans le précédent. Le pouce de devant n’a pas d’ongle. La plante des pieds est enveloppée de poils qui en cachent les cal- ' losités. La fourrure molle et allongée est de couleur gris-cendré en dessus, avec une raie noire de chaque côté de l'échine, depuis la nuque jusqu’à la queue. Sur chaque côté, se détachent quatre taches blanchâtres, encadrées de roux dans la moitié supérieure de leur contour; l’une sur le cou, l’autre derrière l'épaule, la troisième triangulaire au-devant de la cuisse, et la quatrième sur le bas de la croupe. Les pieds et tout le dessous du corps et de la queue, ainsi que l'extrémité de celle-ci, sont blancs. Les paupières sont bordées de brun. — Cette espèce, qui a trois pouces de long du museau à la queue, a douze paires de côtes, six vertèbres lombaires, trois sacrées et dix caudales. L'intestin a onze pouces un quart de long De larges glandes bordent le cou jusqu'aux épaules; il y en a une petite auprès du sinus ombilical. Le Hamster de Songarie, comme le précédent, n'a été trouvé par Pallas que dans la steppe de Barabensk, près de ITrlisch. Le site qu’il préfère le plus est un terrain aride, sablonneux et salin. Au milieu de juin, Pallas découvrit le terrier d’une femelle avec sept petits encore aveugles. Un boyau oblique, après quelques spithames, conduisait à une cbaïubre ronde, tapissée de filaments de racines et d’herbes, où se tenaient les petits, avec un approvision
nemenlde siliques A'Alysanm moula nu m et degraincs A'Elymus arenarius. De celte chambre, un autre boyau s'enfonçait profondément, sans doute, vers une chambre plus inférieure où la mère se relira, et que la dureté de l’argile empêcha de découvrir. Quoiqu’aveugles, les petits étaient déjà grands. Us ouvrirent les yeux le lendemain. Ils vécurent trois mois de pain et de toutes sortes de graines, surtout de celles A'Altaphaxis et A'Elymus dont ils remplissaient leurs abajoues jusqu'à un dragme pesant. Ils étaient si familiers qu'ils mangeaient dans la main. Ils s'occupaient le jour à fouir le sable de leur Imite avec une grande agilité qu'ils ne mettaient pas à tout autre exercice. Ils passaient toute la nuit à dormir. Leux voix était rare, et quand on les tourmentait, ils ne faisaient que piper comme une Chauve-Souris. Ils rendaient fréquemment une urine très-fétide. Ils moururent d'embonpoint à la On d'août.
Hamster Orozo. Mus furunculus , Pal!., loc. cit., pl. 15 , b ; Schreb., pl. 202. — Celle espèce, dont Pallas a constaté l'existence depuis les plaines de l'Irtisch et de l’Oby jusqu'à celles de l’Onon et de l'Argun autour du lac Melassatu, parait aussi exister en Daourie, autour du lac de balai , où Messerchmidl l'avait décrite sous le nom de Furunculus Myotles. Semblable, pour la forme, au Hamster des sables, il est plus petit, grisjaunâtre ou cendré en dessus,' avec une raie noire, dorsale, qui ne va pas jusqu'à la queue. La nuance pâlit sur les flancs, cl le dessous du corps est blanchâtre et même tdul à fait blanc, ainsi que le bord des oreilles, les joues et les pieds de devant dans celui de Daourie. Dans celui de l'Oby, la nuance est plus sombre et plus obscure, et le dessus des pieds est gris-brun. C'est la varjété de Daourie qu'a représentée Pallas. La queue, plus longue à proportion que dans les autres, est trèsmenue, blanche en dessous et noirâtre en dessus. Le pouce de devant est onguiculé ; les incisives sont étroites, brunes en haut, nuancées de brun et de blanchâtre eu bas. Les moustaches , plus longues que la tête, sont brunes et blanches.
Ici commence une série de Rongeurs sur lesquels on n'a que quelques probabilités de détermination résultant des idées que se sont faites de leurs affinités, d'après la physionomie de chaque animal, quelques naturalistes accoutumés à ne juger des rapports xoologiques des êtres que par quelques traits superficiels. Quoiqu'il paraisse bien constaté que la plupart de ces animaux aient des abajoues, néanmoins celte particularité de structure pourrait coïncider avec des maxillaires différentes de celles des Hamsters, et avec telle structure des nfembres ou de la tête , par exemple le défaut de clavicules, etc., qui les rattacheraient à des types de genres particuliers et sans doute nouveaux.
Hamster a Bourse. Mus bursarius de Sbaw, Zool., fig. 138. Il parait ne pas avoir d'oreilles externes ; ses incisives supérieures sont cannelées; il n'a «pie quatre doigts devant et cinq derrière, où les ongles sont petits et courts; ceux de devant étant plus courts, les deux du milieu sortent plus longs et plus recourbés. Sa couleur est d'un brun jaune, plus pâle en dessous ainsi qu'aux extrémités et à la queue. Les abajoues sont pen-
dantes et entourées en dessus d'une sorte de fraise. — Il est du Canada.
Hamster Chinchilla. Mus laniger, Molina, Stor. Nat.delChiL — Corps couvert de poils longs et soyeux, dont tout le monde connaît la mollesse et la nuance veloutée de gris, de blanc et de noir. Le ventre et les pattes sont blancs. Les oreilles, assez grandes, sont arrondies et membraneuses. Molina lui donne quatre doigts devant et cinq derrière. On ne sait même pas s’il a des abajoues. Il vit sous terre en société; il habite surtout la partieboréale du Chili. La femelle produit deux fois par an cinq ou six petits à chaque portée. — Trèsdoux et caressant, il s'apprivoise si aisément <|u’on pourrait le rendre domestique. Les anciens Péruviens faisaient plusieurs étoffes avec sa laine.
Hamster Giianqi'b. Mus cyanun, Mol. (/or. cit.). Queue courte et demi -velue; quatre doigts devant et cinq derrière; pelage bleuâtre en dessus, blanchâtre en dessous. Ses oreilles sont plus rondes que celles du Mulot dont il a les formes. Très-timide, il se creuse un terrier formant une galerie de dix pieds de longueur, le long de laquelle régnent , de chaque côté, sept chambres où il fait approvisionnement d’une sorte de racine bulbeuse grosse comme une noix. Dans la saison des pluies, il ne se nourrit qne de ses magasins, en commençant soigneusement par les premiers faits, et ainsi de suite. Chaque terrier contient une famille avec les six petits de la dernière portée, nés en automne; ceux de la première, nés au printemps, quittent leurs parents au bout de cinq A six mois.
Hamster anomal. Mus anomalus, Thomson, Trans. Linn. Il aurait des abajoues, cinq doigts onguiculés à tous les pieds, le pouce très -court; la queue longue, presque nue et écailleuse, et des épines lancéolées, mêlées dans la fourrure comme aux Échymis. Les abajoues seraient intérieurement tapisséesde poils rares et blancs. Tout le dessus du corps est brun marron ; le dessous et le dedans des membres sont blancs, ainsi que le dessous de la queue qui est noirâtre en dessus. Il est de l'ile de la Trinité. Desmarcsl propose de le nommer Hétéromys, au cas où ce Rongeur à queue de Rat, à abajoues de Hamster, à épines d'Échymis, serait le type d’un genre particulier; et c’est son avis. Le port de cet animal est celui du Rat ordinaire; son museau est plus pointu, ses oreilles nues et arrondies sont médiocres. Sa bouche très petite contraste avec la grandeur de ses abajoues dirigées, à partir des incisives supérieures, jusque vers le gosier, d'où elles remontent sur les côtés de la télé à la hauteur des oreilles et des yeux. Sur toute leur profondeur, des poils rares et blancs les tapissent. Les plantes des pieds ont six callosités. et cinq doigts partout, dont l'intérieur est trèspetit. Les ongles des doigts extrêmes sont les plus petits. La queue, cylindrique et écailleuse, porte quelques poils épars. Les épines sont lancéolées et plus fortes sur le dos qu'aillcurs; ce ne sont plus que des poils assez gros et roides sous le gosier et sous le ventre : là où ri^gnenl les épines, des poils fins leur sont mêlés.
Hamster a bandes. Cricetus fasciatus, Raffinesque. Annal s of nature, 1820. — Roux, avec environ : dix bandes transverses noires sur le dos; les jambes
sont aussi marquées de quelques rayures noires. La queue, un peu plus courle que le corps, est mince et annelée de noir. Le corps est trapu, les yeux fort petits, les oreilles courtes, ovales et un peu pointues. Les abajoues sont pendantes. C'est le Hamster des prairies du Keiilucky.
Hamster hyoïde. Cricetua myoidea , Gapper. Queue plus longue que le corps; yeux et oreilles grands; la moitié supérieure du corps d'un bmn noirâtre, mélé d’un peu de roux ou de jaunâtre ; la moitié inférieure blanche. Longueur, trois pouces trois quarts; longueur de la queue, trois pouces un quart. Ce joli petit auitnal fait son nid soit dans les haies, soit dans les granges ; il monte facilement sur les arbres, se fait des provisions, sans toutefois rester inactif pendant l'hiver; il suit fréquemment la trace des troupeaux pour ramasser les graines non digérées qui se trouvent dans leur fumier. Il parait originaire du haut Canada.
Desmarest (Mammalogie de l'Encyclopédie) a décrit en même temps que les Hamsters et d'après Raffinesque plusieurs Rongeurs classés en trois genres par ce dernier naturaliste qui malheureusement ne dit rien ui de leurs dents ni de leurs clavicules. Voici l'extrait de la note de Desmarest.
■j-f GtoxYs. May. Mont ht. Amer.y 1817. 11 a cinq doigts onguiculés à tous les pieds ; les ongles sont trèslongs aux pieds de devant; les abajoues sont extérieures, c'est-à-dire ouvrant sur la commissure ; la queue est ronde et nue. Ces animaux souterrains ne différeraient des Hamsters que par leur qi^tue de Rat. Les pieds ressemblent assez à ceux des Taupes. Or, par la seule construction de son pied, et par conséquent par la construction de son bras et de son épaule, la Taupe formerait un genre bien distinct. (f'\ ce mot et ChrysocBLORE.) 11 est donc probable que les Géomys ne sont pas des Hamsters, si le fait indiqué par Rafiiuesque est exact.
1. GEonys des Pins. Géomys l'inet is. D'un gris de Souris ; à queue toute nue, plus courte que le corps, et grand comme un Rat. Anderson, Meares, Mitchill le nomment Hamster de Géorgie, où il se trouve dans la région des Pins. Il élève de petits monticules.
2. Géomys cendre. Geomy s cinereua. D'une teinte grise comme l’écorce du Fresne; queue très-courte et presque nue.
•J-J-f Cynomys, Raff. , ibid. Des abajoues; des dents ressemblant à celles des Écureuils; cinq doigts à tous les pieds où les deux extérieurs sont les plus courts, et la queue couverte de poils divergents. Ils sont trèsvoisins des Écureuils de terre que Rafftncsque nomme J'enolus et llliger Tamia; mais ils vivent en société, instinct qui les sépare à la fois et des Ecureuils et des Hamsters solitaires.
1. Cynomys social. Cynomys sociatis. Tète grosse; jambes courtes, d'un rouge de brique en dessus, gris en dessous; queue du quart de la longueur de l'animal qui a dix sept pouces anglais. — Lewis et Clarke le nomment Ecureuil jappant. Dupratz, Dumont, etc., l'avaient seulement indiqué. Il habile les plaines du Missouri où il creuse d'immenses souterraius. Il imite le jappement d’un petit Chien , se nourrit d'herbes et
de racines. C'est la Marmotte du Missouri, Jrctomys Miêsouricnsis, Wardcn; tf'iatouwiach des Indiens. .
2. Cynomys cris. Cynomy'a griseua. Tout entier de cette couleur et à pelage très-fin, à ongles allongés. Il a dix pouces quatre lignes de longueur, et la queue est trois fois plus courte; comme Lewis et Clarke ne parlent pas d'abajoues, il peut en manquer réellement, et alors Raffînesque proposerait de le comprendre dans son genre Anglonix. Il vil en troupes moins nombreuses que le précédent. Son cri est un sifflement. Il habite aussi les bords du Missouri.
tttt Diplo9tomk. Diploatoma, Raff., ibid. De gran des abajoues ouvertes aux commissures près des dents incisives, qui, aux deux mâchoires, sont sillonnées sur leur longueur. Les abajoues se prolongent jusqu'aux épaules. Les molaires sont au nombre de quatre de chaque côté à chaque mâchoire. Le corps est cylindrique, sans queue ni oreilles extérieures. Les yeux sont cachés par le poil (et sans doute très-petits). Quatre doigts â chaque pied, ils représentent les Rats-Taupes en Amérique.
Brundhury a découvert dans les plaines du Missouri deux espèces de ce genre vivant sous terre et se nourrissant de racines. Les Français qui les observèrent les premiers les appelèrent Gauffres.