‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 76 sur 117 · H E II · texte numérisé non relu

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pecl d'une Sidérolile. quoiqu'elle sYn distingue facile- . n'a que deux paires de pointes, et la quatrième ou derment. Larnarck n*a point adopté ce genre que Cuvier ne ; uière est tranchante transversalement comme dans les mentionne pas. Fërussac. dans ses Tableaux syslëniati- • Chats : en tout dix dents de chaque côté, à la mâchoire ques. l’a rangé dans le troisième groupe du genre Len- supérieure. A l'inferieure, des quatre dents mâcheliculine, qu'il désigne sous le nom de Cris!illées{fM.r.v I Hères, la dernière a trois pointes disposées en tria n- Ticri use). Ce genre est caractérisé par une coquille libre. gle; la pénultième a deux paires de pointes et un talon polylhalame et en spirale, subdiscoïde, mamelonnée en avant; la deuxième est presque semblable, et la presur les deux centres, le dernier tour de spire renfer- | toière n'a que deux pointes, l'une derrière l'autre; entre niant tous les autres; dos caréné et armé; bouche trian- | cette première molaire et la grande incisive, sont trois gulaire, recouverte par un diaphragme percé â l’angle petites dents à tranchant comprimé, dont la postérieure extérieur, par une fissure ou rimulc étroite et recevant droite représente une fausse molaire et les deux autres dans son milieu le retour de la spire; cloisons unies. La proclives des incisives : en tout huit dents à la mâchoire Coquillequi sert de type nu genre, est nifiwoxEiiosTiitfc. inférieure. Toutes ces dents, hérissées de pointes, sont Herion rosi rat u h, figuré sous le nom de Nautilun Cul- opposées couronne à couronne, de manière que les car, par Von-Fichlel et Moll dan» les Test, microscop., ; pointes, les dentelures d’une rangée, s'enclavent exacp. 74, lab. 12, fig. a, h, c. Les deux mamelons sont j tement dans les vides et les crans de l'autre. Ces dents roses et le reste du lest est transparent comme le | diffèrent bien plus d'une espèce à l'autre de Hérisson, verre le plus pur; elle a six lignes de diamètre y coin- que dans la plupart des autres genres de Mammifères, pris les épines, elle est fort rare dans l'Adriatique. On la ! Les incisives inférieures du Hérisson à grandes oreilles trouve fossile â la Coroncine, près de Sienne en Tos- ! sont presque cylindriques; celles de l’autre espece sont cane. prismatiques . ou plutôt planes en arrière et demi-cy-

HÉRISSEAUX. sool. f'. Crâne. 1 liudriques en avant; les incisives d'en haut sont sein -

HÉRISSON/ Erinoceut. mm. Genre de Carnassiers j hlahlcs àcelles d'en lias chez le premier, ou la deuxième insectivores, tribu caractérisée par l'excès de la propor- , incisive supérieure, à proportion de la suivante, est lion des deux incisives mitoyennes sur les quatre lalé- aussi moitié plus petite que dans le Hérisson d’Europe, raies, et par la réduction des canines à la proportion <Ys différences entre deux animaux qu'on n'avait cru des fausses molaires. Les Hérissons, plantigrades roinine différer jusqu'ici que par des caractères superficiels, les autres genres d’insectivores, ont à tous les pieds tels que la proportion des oreilles el la nature des poils, cinq doigts armés d ongles fouisseurs . la paume et la différences que certains systèmes expliquent ordinaireplante sont nues et garnies de tubercules saillants, à ment par l'influence des climats, de la nourriture, etc., peau douce; l’œil est petit, saillant, a la pupille circu- deviennent bien plus prononcées encore dans les prolaire, se recouvrant d’une troisième paupière comme fondeurs de l’organisation, cl sont par conséquent hors dans les Chats; sur les côtés d'un mufle dépassant la du pouvoir des intluences en question, différences mâchoire inférieure d'environ la longueur du cinquième d'autant plus importantes qu'elles se trouvent dans des de la tête, el dont le contour antérieur est frangé, s’ou- animaux dont les patries se touchent, et où la largeur vrent des narines très-mobiles; les lèvres sont entières, d'un fleuve sépare deux créations différentes sur le sang sillon ni découpure; toute la parlie supérieure du même modèle. Voici en quoi elles consistent : le Hériscorps jusqu'à la courbe qui unit les flancs au ventre, au son d'Europe a vingt el une vertèbres depuis la dermilieu des cuisses, des bras, el à l'anus, est couverte nière cervicale jusqu'au sacrum, quatorze côtes avec d'épines différemment groupées el figurées suivant les un rudiment de quinzième; le Hérisson à grandes oreilespèces. les n’a que dix - neuf vertèbres dorsales et lombaires,

L’extrémité du gland de la verge qui se dirige en treize côtes avec un rudiment de qualorzième. par couavant, est découpée en trois lobes en forme de feuille séquenl six vertèbres lombaires, el l'autre sept. La de Trèfle; le lobe supérieur, recourbé en bas, forme saillie ^le l'angle du maxillaire inférieur est plus loniinc sorte de crochet déjà de deux à trois lignes dans gue et plus droite dans celui à grandes oreilles : les os un jeune mâle de six à sept mois. Derrière les deux in- du nez y sont d’une largeur uniforme sur les trois risives mitoyennes qui ont. par rapport aux autres quarts antérieurs de leur longueur, tandis que leur dents, la même proportion qu'ont les canines dans les bord extérieur est échancré profondément sur les deux Chats, les Tanrecs, etc., sont de chaque côté deux au- cinquièmes moyens de celle longueur dans celui d’Eutres très-petites incisives sur l’os intermaxillaire. après rope, dont la tête est aussi â proportion plus étroite, lesquelles viennent deux fausses molaires presqu'aussi parce que les arcades zygomatiques y sont moins conpetites et dont la première, qui lient la place d'une vexes. Les trous ovales, dont est percée longiludinalecanine, est séparée de la dernière incisive par une pe- ment la voûte des os palatins, y sont aussi à proportile barre. La troisième dent, implantée sur le maxil- lion bien plus petits que dans celui d’Europe. Dans laire supérieur, moitié plus petite que la première rno- tous les deux le péroné se soude au tibia un peu aulaire, lui est semblable. Celte première molaire porte dessus de la moitié de la jambe. Enfin, la clavicule est un tranchant oblique, à trois pointes, dont l'inlermé- plus courbée dans le Hérisson d'Europe. Dans les Tandiaire est la plus grande, et une quatrième pointe en recs ou Hérissons de Madagascar, il suffit de dire qu’il forme de talon en arrière de la première des trois ail- n'y a pas d'arcade zygomatique . que toutes les incitres. La seconde molaire a deux paires de pointes avec sives sont aussi petites el les canines aussi grandes, à un lalon extérieur à la dernière paire. La pénultième proportion, que dans aucun carnassier ordinaire. Pour 5 DIC.T. DES SCI EXCES HAT. 20

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exclure toule idée que ces Hérissons de Madagascar seraient des ancêtres ou des descendants de celui d'Europe, en attachant à l'un de ces animaux quelqu'une de ces émigrations qui ont servi à expliquer le peuplement de la terre. Desmoulins a fait sur le Hérisson d'Europe d'autres observations anatomiques, dont le résultat n'est pas moins nouveau et moins important pour la physiologie, que le résultat précédent ne l’est pour la zoologie. La petitesse de Taxe des treize vertèbres de la queue de ces animaux, la rend assez courte pour qu'elle ne dépasse guère les paquets de la croupe; l’abdomen n'a aucun prolongement coccygien, et la moelle épinière se termine à la deuxième vertèbre lombaire; or. d’après une prétendue loi établie par Serres sur le rapport direct de longueur de la moelle avec la queue, la moelle épinière du Hérisson devrait au moins arriver au sacrum. Elle se termine au contraire à la septième vertèbre dorsale; le canal vertébral ne s'en prolonge pas moins; quatorze vertèbres dorsales et lombaires et trois sacrées, pour loger un faisceau de racines nerveuses, semblable à celui que Dcsinoulins a découvert dans la Baudroie et le Tétrodon chez les Poissons, dans le Crapaud ordinaire chez les Batraciens, etc. ; les neuf qui se rendent à l’énorme disque musculaire, à fibres concentriques, qui donne à l'animal la faculté de se rouler en boule et de dresser ses piquants, ont une proportion de volume bien supérieure à celle des nerfs musculaires ordinaires : aussi, les fibres de ce disque sont-elles encore contractées une heure après que celles de tous les autres muscles ont cessé de l'étre. Au mois de septembre, la parotide, les glandes maxillaires, sous-inaxillaires et cervicales forment un seul et même appareil avec le thymus. Pallas a fait la même observation sur le Hérisson à grandes oreilles, où la seule graisse du dos ( il ne dit pas la saison) faisait le cinquième du poids du corps ; les capsules surrénales sont aussi très-développées ; en septembre. sur le Hérisson d'Europe, les épiploons sont déjà énormément chargés de graisse, surtout autour du foie et de la rate. Les reins, moitié plus gros seulement que les testicules, sont aussi logés dans d'énormes masses de graisse; conditions organiques qui perpétuent dans ces animaux, et Selon l'observation de Pallas, dans les Marmottes, les Chauves Souris, les Loirs, etc., la constitution dominante du fœtus de l’Homme et des autres Mammifères voisins. Aussi . tous ces animaux ont-ils des périodes d’engourdissement plus ou moins profond et prolongé, et leur activité n'est- elle jamais bien grande. Cette constitution exerce-l-elle quelque influence sur la longue survivance de la moelle épinière et du lobe du quatrième ventricule? Au retranchement de tout encéphale , y compris le cervelet et les lobes optiques, constamment dans les expériences de Magendie, l'animal réduit à cette partie postérieure de son système cérébro spinal, a continué de sentir les odeurs, les saveurs, les piqûres et même les tiraillements légers faits à la face , ou à un point quelconque du corps, d’essayer de s'en défendre avec Ses pattes, et de crier même quand la douleur l’y forçait. On peut recourir à l’Anatomie des systèmes nerveux, de Desmoulins. pour l'exposition de ces faits et la liaison de leurs consé-

quences avec celles de toutes ses observations et de toutes ses expériences sur ce sujet.

On ne connaît réellement que deux espèces de Hérissons : ce que Séha appelle, d'après les grossières figures 4 et 5 de la planche 49 du tome 1*r de son Thésaurus, Hérisson de Sibérie, n’est sans doute que le Hérisson à longues oreilles. Son Hérisson d'Amérique n'est probablement qu'un Rongeur épineux; il en est de même de son Hérisson de Malacca.

I. HEri&sox rosir*. Erinaceus Europœus , L. , Schreb., pl. 102. Echinos des Grecs; Riccio Aizzn des Italiens; Erizo des Espagnols; Hedge-IIog des Anglais; PituUoün des Danois; Busticil des Norvégiens; Igelkoot des Suédois; Jesch des Russes; Torts Diszuo des Hongrois; Draenog , Prtten y Coêd des Celtes. Cel animal a le sommet de la tète, les épaules, le dos. la croupe et les côtés du corps garnis de piquants régulièrement coniques et un peu rétrécis vers leur base où ils tiennent à la peau par une sorte de collet; la poitrine, les aisselles, le bas des côtés du corps, le ventre, les fesses et les quatre jambes, le front, les côtés de la tète, la gorge et le dessous du cou sont couverts de deux sortes de poils dont les soyeux sont assez roides; les autres forment une bourre grossière constamment peuplée, dans le grand nombre d'individus que nous avons examinés, d'une Tique aussi grosse que celle du Chien. Le museau, le tour des lèvres, des yeux, les oreilles et le dessus des doigta sont presque nus. Il n'y a point de poils à la peau sur toute l’étendue qui occupe le bouclier de piquants; dans tout cel espace, elle est noire cl d’un luisant dartreux. La peau, où elle est velue, est d'un blond roux; il y a cinq paires de mamelles, et la queue est nue. La troisième paupière peut couvrir tout l'œil comme chez les Chats; cet organe a trois fois moins de volume que la glande lacrymale. Le nerf optique, presque rudimentaire, n'a pas un quart de ligne de diamètre, et sa longueur n’est pas moindre de quatre ou cinq fois le diamètre de l'œil. Toutes ces circonstances annoncent une vue faible; en effet, elle est très-peu étendue durant le jour. Ils prennent le vent avec une délicatesse extrême; aussi leurs narines sont-elles toujours en mouvement, et promènent-ils sans cesse leurs grouins autour d'eux commede» Cochons. U se met volontairement à la nage pour fuir le danger, et il le fait plus vile à proportion qu’il ne marche. Pendant le jour , il reste blotti en boule sous des las de feuilles, de pierres, de mousse, ou dans des trous d'arbres, à leurs pieds, car ses ongles ne sont pas assez aigus pour qu'il puisse y grimper. L'appétit de ces animaux pour la chair, est très-grand ; ils tuent les Lapins pour tes manger. Au printemps, les vésicules séminales et les trois grandes prostates de ces animaux sont gonflées pour ainsi dire de toute la substance dont leurs autres glandes et leur Usau graisseux s'est appauvri.. C'est l'époque de l'amour; Hs s'accouplent comme les autres animaux. La femelle met bas à la fin du printemps de trois à sept petits qui naissent blancs, et sur la peau desquels ne parait encore que la pointe des épines. Les piquants de celle espèce se groupent en quinconces dont les pointes convergent de manière à s'appuyer mutuelle-

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ment comme des faisceaux de fusils. On a dit que le Hérisson allait à la provision des Tommes et des autres fruits mous qu'il rapportait chargés sur ses épines ; il est même douteux qu’il eu mange. Cette espèce, qui habile toute l’Europe, parait avoir pour limite le Volga.

Herissox a lo a ci1 es oreilles. Erinaceua auritus , Pallas, iVor. Comment. Petrop ., tab. 14, pl.2I, fig. 4, pl. IG; Mémoires de Sam. Gotlieb Gimlin. Cette espèce, toujours un peu plus petite que la précédente, s'eu distingue extérieurement par la ligure de ses piquants cannelés sur leur longueur, et dont le bord des cannelures est hérissé de tubercules. Suivant l’observation curieuse d'Audouin (Description des Mammifères d’IÎ- ! gypte), elle diffère encore par la forme et la blancheur [ du pelage qui recouvre tout le dessous de son corps, par l'écartement des incisives plus petites en haut, plus larges en bas à proportion , par sa queue plus courte, par une verrue portant une longue soie A l'angle des lèvres, par scs yeux plus grands, et surtout par la grandeur de ses oreilles qui ont presque la moitié de la longueur de la tète ; elles sont brunes au bord et blanches intérieurement oh elles sont garnies de petits poils de cette couleur. Pallas a trouvé cette espèce trèsnombreuse dans les steppes du Yaik; Eversman l’a retrouvée dans les Rteppes salées des bords de la mer d'Aral; Sam. Cotl. Ginelin l'avait le premier découverte dans les environs d’Astrakan : il s’était assuré aussi que le Hérisson d'Europe, encore connu dans le gouvernement de Yoronerla, ne se retrouve plus vers l'est, à partir de Zavizin et de Serepta; enfin Geoffroy Saint-Hilaire l'a trouvé aussi en Egypte. L’espace en latitude qu'occupe celte espèce est donc bien plus large que l'intervalle occupé par l’autre, car elle est déjà nombreuse, dit PaJIas, par le 52* degré de latitude. Pallas s’est assuré que. par les mœurs et le tempérament, ce Hérisson ressemble au nôtre : il l’a vu aussi s'engourdir, et alors la température descendait jusqu'à 145 degrés du thermomètre de Delisle. par un froid de 125 degrés du même instrument. Rarement ont-ils 28 degrés en été. et leur température varie dans les mêmes rapports que l'atmosphère.

Outre les cadavres d’animaux que mange ce Hérisson, il vit principalement d'insectes du genre Grylluae tde Coléoptères : comme le Hérisson d'Europe, Pallas lui a vu manger de suite plus de cent Cantharides sans en être incommodé, tandis que des Chiens, des Chats, mouraient après d'horribles douleurs pour en avoir mangé bien moins. A Astrakan, ils servent de Chats dans les maisons. En hiver, ils s'enfoncent dans un trou de quelques pouces de profondeur.

—Le nom de Hérisson, étendu àd’aulresMammifères, tels que le Tanrec, le Tandrac et même le Coendou, a encore été appliqué à divers Poissons dont le corps est hérissé de piquants, tels qu'un Diodon, un Tétrodon et une Baliste; à des Coquilles de divers genres, particulièrement à des Murex. Réaumur appelle Hérisson blanc la larve d’une Coccinelle qui se nourrit de Pucerons. Les Oursins sont vulgairement appelés Hérissons de mer. Paulet appelle Hérissons ou Barbes des arbres , YHydnum erinaceum des botanistes.

HÉRISSONNE, tas. Nom vulgaire de la chenille du Bombyx Caja.

HÉRITIÈRE. Heritiera. bot. Plusieurs genres trèsdifférents ont été dédiés au botaniste l'Héritier. VAnthcricum catyculatum , L. , a été nommé Heritiera par Schrank ; mais ce genre avait déjà été indiqué sous les noms de Narthecium et de Tofielitiu. Michaux et Persoon ont rapporté au Ditatria ou à Y A rgolaaia , Y Heritiera de Gmelin; et YHettenia de Willdenow avait aussi été primitivement désigné par Retz, sous la même dénomination. Enfin, dans YHortus Kewenai a, Aiton a donné le nom d 'Heritiera au Balanopteria de Gærlnor, quia reçu aussi plusieurs autres synonymes, tels que Sumamlurn de Linné ( Flor . Zeyl.t n® 433) cl Suiherlamlia de Gmelin. C’est pour ce dernier genre, placé dans la famille des Bytlnériacées, que les botanistes modernes ont conservé le nom d 'Heritiera ; voici les caractères qui lui ont été assignés par De Candoile (Protir. Syat. Feget., i, p. 484) : calice à cinq dents; fleurs mâles renfermant cinq à dix étamines, dont les filets sont réunis en un tube qui porte à son sommet des anthères sessiles; fleurs hermaphrodites, possédant dix anthères sessiles, deux entre chaque carpelle; ceux-ci au nombre de cinq, monoslyles, contenant un petit nombre d’ovules, acquérant par la maturité une consistance drupacée, coriace et une forme carénée avec une aile latérale, indéhiscents, monospermes par avortement; graine dépourvue d'albumen, dirigée en sens contraire de la suture du carpelle, et la pluroule à. deux lobes ayant un embryon très-épais, dont les cotylédons sont charnus, inégaux, et la radicule ovée et acuminée. Les plantes de ce genre sont des arbres indigènes des Philippines, des Noluques cl des autres Iles de l'archipel Indien. Leurs feuilles sont simples, alternes, entières et couvertes de petites écailles; leurs fleurs sont disposées en panicules. Aux deux espèces décrites par Gærlner, sous le nom générique de Balanopteriay Willdenow en a ajouté une troisième sous le nom de Heritiera Fomcs. qui croit sur les rivages du royaume d'Ava, dans les Indes-Orientales.

Héritière des rivages. Heritiera littoralia , Ail., Hort. Kew. ; Bulanopteria Tothila, Gærtner (tic Fruct., 2, lah. 99). C’est un très-bel arbre à feuillage toujours vert, dont les amandes sont comestibles selon Sladmann, quoique d'après Rhéede elles soient amères et astringentes. Ce dernier auteur l’a figuré { Hort. Malab., G, tab. 21) sous le nom vulgaire de Mollavi qui lui a été conservé par Lamarck (Encyclop. Métli.).

UERLE. ois. Par corruption de Ilarle. L’un des noms vulgaires de cet Oiseau, dans certains cantons de la France.

HERMANNELLA. bot. F. IIerxvxxie.

HERMANMK. Hcrmannia. bot. Genre de la famille des Buttnériacées, type de la tribu des Hermanniées, et de la Monadelpbie Pentandrie, établi par Linné et ainsi caractérisé : calice presque nu, campanulé et à cinq divisions peu profondes; corolle composée de cinq pétales dont les onglets sont connivents à leur base , et roulés en tube sur leurs deux bords; cinq étamines dont les filets, réunis seulement à la base en un anneau court et souvent ailés, portent des anthères sagitlées et rap-

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prochées; cinq Styles paraissant n’en former qu’un , et surmontés «le cinq stigmates; capsule à cinq valves septifères sur leur milieu, et à cinq loges poly spermes. Les Hermannies sont de petits arbustes couverts de poils courts et étoilés, à feuilles alternes, simples, stipulées, A fleurs axillaires et terminales, le plus souvent de eouleur jaune. Elles croissent toutes au cap de Bonne-Espérance. Le nombre des espèces décrites jusqu’à ce jour s’élève à quarante-deux. De Candolle ( P l otiront . Syst. Iicgn. t'eg. , i, p. 495) les a distribuées en deux sections :

§ 1. Trioxella. Calice (comme dans l 'Hibiscus Trionu ut ) renflé pendant et surtout après l’anlbèse ; Blets des étamines très-dilatés. Cette section renferme quatorze espèces, parmi lesquelles on distingue les suivantes : Y Hermannin althæifolia, L. et Caran. (Dissert., 0, tab. 17J); Hcrmannia candicana , Ait. (llort. Kew.), et Jacq. {Scltcrnbr. , tab. 117); Hermannia hyaaopi folia, L. et Cavan. {loc. cil., tab. 1K1), et Hcrmannia triphy/la , Cavanill. {loc. cil., tab. 178). La plante décrite sous ce nom par Linné est une espèce de Connu ru a.

§ II. Herxaxxella. Calice à peine ou point du tout renHé; Blets des étamines non sensiblement dilatés. Vingt-huit espèces composent cette section : elles sont presque toutes cultivées dans les jardins d'Europe, et ont été très-bien décrites et figurées par les auteurs d'ouvrages sur les plantes exotiques, tels que Ailon, Jacquin, Cavanilies, Schrader cl Vendland. Link, Smith, etc. Les espèces les plus remarquables sont : Hermann ta mirant, Schrad. et Willden. {Sert. Hanor., tab. 5); Hcrmannia mnltiflora et flammea , Jacq. ( Horl. Schambr ., tab. 128 et 129); Hcrmannia acabra, Cavan. (Disscrl., 0, tab. 182, fig. 2); Hcrmannia larandulæfolia et denudata , L. , figurées par Cavanilles (loc. cit., tab. 180 et 181).

Les Hermannies réussissent assez bien dans les jardins de botanique, où on les tient en serre tempérée pendant l'hiver. Ils exigent une terre franche, mélangée de terre de bruyère. Les jeunes pieds sont couverts de fleurs plus nombreuses, plus grandes et plus élégantes que les vieux. Un les multiplie par des marcottes et des boutures faites dans le cœur de l'été. Plus rarement, on les fait venir de graines que l'on sème au printemps, sur couche et sous châssis, dans un terreau léger, en ayant soin de ne les couvrir que très-légèrement.

HERIHAlNMÉES. Hermannieœ. bot. Dans son Généra Pianlarum , le professeur Jussieu avait établi une première section de la famille des Tiliacées , qu'il a depuis érigée en famille distincte. Rob. Brown {General Remurks) constitua plus tard la famille des But l nériacées, dans laquelle rentra la famille des Hermanniées, qui devint alors une tribu naturelle de celle-ci. Elle en forme la quatrième section établie par Kunlh, sous le nom d'Hcrmanniaceœ ( Nor. Gen. et Spec. Plant, œquin., vol. 5, p. 312), et ainsi caractérisée : calice persistant, sans bractées; cinq pétales plus longs que le calice, équilatéraux, quelquefois adnés par leurs onglets au tube slaininal; cinq étamines mouadelphes, tontes fertile», et opposées aux pétales, à anthères lan-

I céolées sagittées. déhiscentes longitudinalement; ovaire quinqtiéloculaire, surmonlé de cinq styles connivenls ou soudés, et de stigmates simples ou en petites tètes ; deux ou plusieurs ovules, fixés sur deux rangs, à l’angle I interne de chaque loge; capsule tantôt quinquélocuî laire et quinquévatve loculicide, tantôt formée de cinq coques réduites quelquefois à une seule par avortement; chaque loge ou coque renfermant plusieurs graines réi niformes munies d’un albumen charnu, d’un embryon | recourbé dont les cotylédons sont foliacés, entiers et ! plans; la radicule est inférieure. Le genre If-'aUheria semble faire exception à ces caractères, en ce que l’or- I gant* femelle est simple dans toutes scs parties. Kunth,

| en effet, présente son ovaire comme uniloculaire, sur*

1 moulé d’un style et d’un stigmate unique ; mais De Candolle (Prodr. Syat. F eg.} i, p. 492) considère l’ovaire du H'atlheria comme le cinquième carpelle d’un fruit multiple, dont quatre parties avortent constamment. Les Uermanniées sont des arbrisseaux ou des herbes à feuilles alternes, simples, entières ou incisées, à stipules péliolaires et géminées. Leurs fleurs sont souvent disposées en ombelles et portées au nombre d’une à trois, sur des pédoncules axillaires et opposés aux feuilles. Indépendamment des trois genres Hermannia , Maher nia et H’allheria , qui constituaient la première section des Tiliacées de Jussieu, ce célèbre botaniste avait encore indiqué comme devant faire partie de la nouvelle Famille le Melochia , L., le Ricdlea, Vcnten.,

I" Hugonia et le Cheirostemon. Ce dernier genre fait maintenant partie d'un autre groupe de la même famille, et Y Hugonia a même été transporté parmi les Chlénacées par De Candolle. Celui-ci a réuni au Ried- Ica le genre Mougeolia de Kunth , que cet auteur a indiqué comme un des genres de ses Uerraanniacées. La tribu des Uermanniées est donc maintenant composée des genres suivants : Hermannia, L. ; Mahemio. L.; If-’altheria, L. ; Allheria , Du Petil-Th. ; Melochia, Kunlh; Ricdlea , Vent., ou Mougeolia , Kunth.

HERMAPHRODITE. Herniaphroditus. zool. bot. Ce mol, formé du grec, indique un être organisé quelconque, qui est. à ce qu'on suppose, muni des deux sexes à la fois. Dans les animaux vertébrés, où la plupart des organes ont été portés par la nature, à l'étal le plus complet de développement, il n'existe point de véritables Hermaphrodites. Tout ce qu'on a dit des Hermaphrodites humains est conlrouvé ou rapporté d’après des observations mal faites sur quelques monstruosités individuelles. C'est ainsi que des femelles, dont le clitoris et les nymphes étaient d’une grandeur démesurée, ont été supposées dotées de verges et de testicules, et regardées comme appartenant aux deux sexes à la fois, ce qui est impossible. Mais il est des classes entières d'animaux qui sont réellement munies d'organes màlc> î et femelles tout ensemble, il en a été question à l’article Axdrogyxe. F. ce mol, que nous ne regardons pas comme synonyme.

En botanique, le mot Hermaphrodite s’emploie plus i particulièrement pour désigner les plantes dont les fleurs sont à la fois pourvues de pistils et d'étaminesj Celles qui ne renferment qu'un des deux organes, sont ' dites Txisexi eii es. F. Elbois.

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