‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 86 sur 117 · II K X · texte numérisé non relu

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aigues. un peu plus grandes à ta mâchoire inférieure et nulle» au vomer ; langue épaisse et charnue; corps scahre. verruqueux, garni d'une double rangée de tubercules vers la nageoire caudàle; écailles presque nulle*; membrane branchiostége munie de quatre rayons; épines de la nageoire dorsale flexibles; nageoires ventrales situées en avant et jusque sur la poitrine, réunies à leur base en une sorte d'entonnoir.

H KX ACANTHE 1 ACBOCtFB ALE. HeXQCOnthu» tnac>0 -

cephalu», Nordm. Il est en dessus d’un gris cendré, tacheté et rayé de noir; le dessous est d'un blanc argenté; les nageoires pectorales et caudale sont variées de brun ; la ventrale est blanche, b. 14-1™, n b. 9,

F. 17, a. 9, v. 10, c. 15. De la mer Caspienne.

HEXACENTRE. Hexacentru ». ms. Orthoptères; genre dê la famille des Locustaires , institué par Audinet-Serville , pour un insecte nouveau, découvert â Java. Caractères : antennes pjus longues que le corps, capillaires à partir du troisième article, le premier gros, assez long, le deuxième globuleux; tète assez étroite, avec un petit tubercule entre les antennes; corselet caréné latéralement, un peu rétréci en devant ; disque très -plan; bord postérieur arrondi, avec ses bords coupés très-obliquement, sans échancrure; mésoslernum et métasternum ayant chacun deux épines longues et droites; présternum à deux dents en forme d'épines longues, droites et non rapprochées; abdomen terminé, chez les mâles, par une plaque anale, inférieure, un peu échancrée au milieu, munie laléralemenl d'un appendice implanté, allongé, se terminant en pointe; élylres larges, ovales, foliacées, de longueur moyenne, larges et arrondies à l’extrémité; avec leur bord suturai arrondi et. chez les mâles, un miroir à la base; cuisses un peu denticulées; jambes antérieures et intermédiaires ayant de chaque côté des épines d'une longueur remafquable; jambes postérieures ayant en dessus deux rangées d’épines fines et nombreuses.

Hkxacentre b’cnb seule coclecr. Hexacentru» unicofor , Serv. M est entièrement d’un jaune uniforme; ses ailes sont blanchâtres; faiblement nuancées de jaunâtre vers leur origine. Taille. -vingt lignes. De Java.

HEXACIRClftE. fois. Espèce de Silure du sous-genre Macroptéronote. F. Silure.

HEXADACTYLE. fois. Lacépède donne ce nom à une espèce du genre Asprède.

HEXADICA. bot. Loureiro donne ce nom générique à un arbre de la Cochinchine. Ses fieurs sont monoïques; les mâles ont un calice à cinq divisions profondes et ouvertes, cinq pétales, cinq étamines à file/s courts, à anthères bilobées et dressées. Dans les femelles, le calice présente six divisions et persiste; six stigmates sessiles, concaves' et connivents, couronnent l’ovaire qui devient une capsule globuleuse, s'ouvrant en six valves et partagée en autant de loges monospermes. Les feuilles sont alternes et très-entières; les fleurs disposées en fascicules presque terminaux , les mâles sur d'autres rameaux que les femelles. Dn présume, d’après ces caractères trop incomplètement observés par l’auteur, que ce genre se rapproche des Euphorhiacées où il peut prendre place non loin du genre- Phyllanth us.

DEXAGLOTTlS.B0T.Syn. de Gladioins. Glaïeul.

HEXAGOMA. Bot. Synonyme de Fatolu». V. ce mot.

HEXAGOME. Hcxagonia. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Léhiens, établi par Kirby, pour un insecte nouveau qu'il croit originaire de l'Inde. Caractères : antennes simples; tète arrondie; palpes labiales triangulaires . avec le dernier article élargi; palpes maxillaires plus larges que les mâchoires, terminées par un article cylindrique ; lèvre supérieure courte ; côtés du prolborax saillants, ce qui donne à cet orgaue la figure d'un hexagone; bord postérieur nullement prolongé au centre; corps assez court; élytres écbancrées en dehors près de l'extrémité; tous les articles des tarses élargis et dilatés, les trois premiers triangulaires et l’avantdernier divisé en deux lobes. On ne connaît de ce genre que la seule espèce décrite par Kirby dans le quatorzième volume des transactions de la Société Linnéenne de Londres, sous le nom de Hexagonietehminee. Hexagonia termina ta telle a la tête et le corselet noirs, les antennes et la bouche d’un roux clair, les élylres rousses, .avec le bout noir : leur surface est striée, et le fond de ces stries présente une série de points enfoncés; l'abdomen est roux; le prolborax est marqué d'un sillon au milieu et d’un autre de chaque côté; les pattes sont testacées.

HEXAGYNIE. Hexagynia. bot. Dans le système sexuel de Linné, c’est l'ordre qui renferme tous les végétaux dont les fleurs hermaphrodites sont pourvues de six pistils ou de six styles distincts sur un même pistil. Cet ordre n’appartient qu’à un petit nombre de classes. F. Système sexuel de Linné.

HEXANCBUS. fois. V . Squale.

HEXANDRIE. Hexandria. bot. Sixième classe du système sexuel de Linné, contenant tous les végétaux dont les fleurs ont six étamines. Celte classe, assez nombreuse en genres et en espèces, puisqu'elle renferme presque toutes les plantes qui appartiennent aux familles des Joncées, Liliacéer, AsphOdélées, Asparaginées, etc., est divisée en ordres qui sont : 1» Hexandrie Monogynik, exemple, le Lis; 2* Hexandrie Digynie, le Riz; 5» Hexandrie Trigynie , le Colchique, elc.

HEXANTHOS. bot. Ce genre, fbndé par Loureiro ( Ftor . Cochinch.y éd. Willd., p. 245), a été réuni au Litsea par Jussieu, dans le sixième volume des Annales du Muséum. V Hexanthu» umbeUatus , Lour., est décrit par Persoon sous le nom de Lilsea Hexanthu». Cest un arbre des montagnes de la Cochinchine où l’on emploie son bois à la construction des édifices. F. Ljtsée.

HEXAPHYLLE. Hexaphyllum. ins. Coléoptères peu- . ïamères, geure.de la famille des Lamellicornes, tribu des Lucanides, institué par Gray qui lui donne pour caractères ; tète trèscouTte,émarginée antérieurement, élargie; yeux très grands, globuleux et latéraux; antennes plus courtes que le corselet, composées de dix articles dont le premier long, le second très-court, le troisième conique, le quatrième court, transverse, les autres six en massue' feuilletée; mandibules du mâle irais fois plus longues que la tête, avancées, comprimées, courbées à l’extrémité, plus minces à fa base, beaucoup plus épaisses vers le milieu, avec deux dents

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en dessus : la femelle a rca organes à peine plus longs que la tète, presque droits, subconiques, et ciliés extérieurement; menton petit, échancré antérieurement, arec les côtés prolongés en pointe aigue vers la base; palpes maxillaires des mâles d'un tiers plus courtes que les mandibules; celles de la femelle sont plus longues que ces mêmes organes; les labiales de la femelle égalent en longueur les mandibules; corps presque Cylindrique et parallèle ; corselet un peu convexe, élevé antérieurement avec les côtés dentelés, un peu plus large que les élylres et marqué d'un sillon dorsal dans toute sa longueur; écusson médiocre; élylres presque cylindriques, appliquées contre la base du corselet et recouvrant tout l'abdomen; pieds postérieurs assez longs; cuisses antérieures grandes, et les jamltes irrégulièrement dentelées.

Hcx APiiriLK dc Brésil. Hexaphyllum Bratiliense , Gr. Il est entièrement d'un brun de poix; le corselet est ponctué; chaque élytre est marquée de neuf stries d«TéM, avec une rangée de points dans les intervalles; les yeux sont pèles, les antennes noirâtres ainsi que les pieds; la massue est couverte de poils fauves. Taille, sept à huit lignes.

HEXAPODES. Hexapi. ixs. C’esl-â-dire à six pied s. Seconde division formée par Scopoli (Knl.Carn., p. 160) dans le genre Papillon. Blninville étend celle désignation à (mile la classe des Insectes.

HEXASÉPAUL Hexasepalum. bot. Genre de la famille des Rubiacées, institué par Haenke pour une plante qu'il a recueillie au Mexique et qui lui a offert pour caractères: tube du calice ohlongo-pyramidé, avec son limbe divisé en six lobes étroits, presque égaux et persistants; corolle campanulato-infundibuli forme, à tube obeonique, à quatre lobes lancéolés, aigus; quatre étamines plus courtes que les lobes de la corolle; le fruit est oblong, sec, divisible en plusieurs loges monospermes , indiquées par des côtes et des clouons.

ÜF.XASÊFALE A FEE ILLES ETROITES. UeXClSCpalum an-

gustifolium, Haenke. C'est un arbrisseau ascendant, rameux et glabre; ses rameaux sont diffus, flexueux et comprimés; les feuilles sont opposées, allongées-linéaires, aigues, un peu scabres sur les bords; les stipules sont engainantes, garnies de plusieurs rangées de soie* égales, entremêlées de cils três courU; les fleurs sont axillaires, solitaires et sessiles.

HEXATHYKIDIEH. Hexathyridium. IRT. Genre établi par Treultav pour deux productions trouvées dans l'Homme; cet auteur en a fait deux espèces, sous les noms de Hexathyridium pinguicoia et renarum; la première a été classée par Rudolphi parmi les Polys- I ornes; cependant ayant eu l'occasion d'examiner, a Dresde, la collection de Tfeuller, l'animal décrit sous le nom «le Hexathyridium pinguicoia , ne lui parut qu'un corps noir, contracté, dur, sans aucune trace d'organisation; l'autre, V Hexathyridium renarum, m ’parait à Kudolpbi qu'une Planaire et non un Enlozoaire.

H EXATOME. Hexatoma. ms. Diptères; genre de la famille des TanyStomes, tribu des Taoniens, établi par Meigen'qui lui donne pour caractères : anlennes avan-

cées, plus longues que la tète, composées de trois articles dont le premier est cylindrique, le second divise dans son milieu par un étranglement, le troisième presque cylindrique et plus long que les deux autres ensemble; trompe de la longueur de la tête, terminée par deux grosses lèvres ; suçoir composé de six soies égales; palpes très-courtes, insérées sur les côtés et à la base de la trompe, de deux articles : le premier court, cylindrique, le second conique dans les femelles, ovale dans les mâles; télé transversale, plus large que le corselet; yeux grands, irès-espacés dans les femelles, réunis dans les mâles; corps assez long; corselet cylindrique, presque tronqué, droit antérieurement, un peu arrondi à sa partie postérieure; écusson grand, demicirculaire; ailes assez grandes, avec la nervure qui sépare la cellule sous-marginale de la première cellule du bord postérieur, bifurquée avant d'atteindre ce bord ; cuillerons assez grands, doubles, ciliés sur leur bord, recouvrant en grande partie Içs balanciers qui sont terminés en massue forte , à peine évasée â son extrémité; abdomen convexe en dessus, aussi large que le corselet; pattes assez fortes ; deux épines aux jambes intermédiaires. Le type dé ce genre .est :

1! EX ATOME a decx tacmes. Hexatoma himaculata. Meig., Fabr. Schœff. ( Icon . ins. Ratisb., lab. 79, f. 6 et 8; ScheU . Lint., lab. 28, fig. 3) le regarde comme le Tabanus Itaiicus de Fabricius. Cet insecte a tout le corps noir, â l'exception des côtés du premier anneau de l'abdomen, qui sont blanchâtres; les pattes sont blanches. Il se trouve en Europe.

HEXF.COISTALITHOS. ms. L'une des Pierres précieuses mentionnées par Pline, et que l'on ne saurait reconnaître sur le peu qu'en dit cet ancien naturaliste.

JIEXENBESEN. bot. (Mougeol.) L'un des noms vulgaires, dans les Vosges, de YOEcidium état inuni . Moug., Stirp.t n» 285.

11EXÉTÈIIE. Hexeterus. moll. Nous ne connaissons pas assez ce genre établi. par Rafünesque, dans son Tableau de la [Nature, pour en indiquer les rapports. Blainville ne parait pas le connaître davantage; on sait seulement que c'etf un animal mou, à télé distincte, à bouche inférieure, centrale, pourvue de six tentacules inégaux, dont les deux extérieurs sont ré- Iraeliles et les plus grands. La seule espèce de ce genre a été trouvée dans les mers de Sicile; elle se nomme Hexétère ponctuée, Hexeterus punctatus.

HEXODON. Hexodon. ixs. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des Lamellicornes. tribu des Scarabéidcs, établi par Olivier, et ayant pour caractères essentiels : mâchoires fortement dentées T arquées à leur extrémité; bord extérieur du labre appareil; massue des antennes petite et ovale; corps presque circulaire; bord extérieur des élytres dilaté et accompagné d'un canal.

Les Hexodons se distinguent des Scarabées par des caractères tirés de la forme du corps, des mâchoires et du labre; les Rulèles s'en éloignent par la forme de leur corps, et surtout par l'absence de la dilatation du bord extérieur des élytres. Ces insectes ont le corps convexe en dessus , plan en dessous , et presque rond ; la tête, qui est presque carrée et plate, est reçue dans

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une échancrure antérieure du corselet, et porte deux antennes composées de dix articles dont les trois derniers forment une petite massue ovale ; les mandibules sont cornées, et les mâchoires courtes, à trois dents échancrées à la pointe ; le menton est fortement échaneré; le corselet est court, fort large, rebordé sur les côtés, très-échanert en devant; l’écusson est très-court et large; les ëlytres sont à bords relevés; leur surface est inégale; leurs pieds sont grêles, avec les tarses allongés, menus et terminés par des crochets très-petits. Les Uexodons se nourrissent des feuilles des arbres et des arbrisseaux. On n’en connaît que deux espèces; elles ont été rapportées de Madagascar par Commerson. et ont été décrites et figurées par Olivier (Coléopt.. i, 7, 1). Nous citerons :

L'Hexodok réticulé, Hexoüon reticulalum , Oliv., Latr., Lamk., Fabr., qui est tout noir, avec les élylres cendrées, ayant des nervures réticulées, relevées et noirâtres; son abdomen est brun.

HEXONE. Hexona. cbust. Ce genre a été fondé par Risso, dans la famille des Læmodipodes, et il le place près des Nympbons en lui assignant pour caractères ; corps ovale, terminé brusquement en arrière par une pointe; corselet â six segments; queue subtrigone, à cinq anneaux; six paires de pieds égaux, armés d’ongles courbés, aigus.

Hkxoxe parasite. Hexona paratilica, Risso. Corps d’un rouge laque, traversé au milieu par une petite bande longitudinale blanche, cl trois lignes étroites, transversales; tète triangulaire; segments du corselet égaux, arrondis, séparés et terminés en pointe obtuse, sur leurs bords latéraux; pieds renflés à leur base, pointus au sommet; queue courte, blanchâtre. Taille, une ligne environ de longueur, sur un quart de largeur. Méditerranée.

HE.YoRINa . bot. Synonyme de Streplopua. y. ce mot.

HEYLAND1E. Heyianüia. bot. Genre de la famille des Légumineuses, institué par l)e Candolle qui lui assigne pour caractères : calice à cinq divisions presque égales; corolle papilionacée , i caréné obliquement tronquée et acuminée; étamines monadelphes. avec leur fourreau fendu antérieurement; style filiforme, coudé presque à angle droit; légume comprimé, à une seule loge renfermant une seule graine. Les (rois espèces connues de ce genre : Heyianüia hebecarpa , DC.; Heyianüia leiocarpa , DO., et Heyianüia latehroaa , DC., appartiennent à l’Inde ou à son archipel; ce sont des plantes herbacées ou sous-frutescentes, grêles, dicholomes et velues; leurs feuilles sont courtement pétiolées, cordées, un peu arrondies; les fleurs sont axillaires, solitaires, presque sessiles, petites et jaunes. Le genre Heylandie a beaucoup de rapport avec les genres Crotalaire et Rallie.

HEYMASSOLY. rot. Ce genre d'Aublet ( PI. Guian.) ne diffère, selon Jussieu, du Ximenia qu'en ce qu'il éprouve quelquefois le retranchement d'une quatrième partie de sa fructification. En conséquence, il doit lui être réuni. V. XinixiB.

HEYNÉE. Heynea. bot. Genre de la famille des Méliacées et de la Décandric Monogynie, L., établi par

Roxburgh(<M*9/ms Bolan. Magax., lak. 1758), et ainsi caractérisé : calice à cinq dents; corolle à cinq pétales; étamines dont les filets, au nombre de dix. sont soudés en un tube cylindrique, qui porte au sommet les anthères; ovaire biloculaire, surmonté d’un seul style, renfermant dans chaque loge deux ovules fixés au centre;

! capsule bivalve, uniloculaire et monosperme par avortement; graine arillée,* mm ailée, dépourvue d’albumen, ayant son embryon renversé et des cotylédons très-épais. L 'Heynea trijuga, Roxb. , est l’unique espèce du genre. C’est un grand et bel arbre, indigène du Napaul, qui a le port d’un Noyer, et que l’on cultive dans le jardin botanique de Calcutta. Il a des feuilles iroparipennées et composées de trois paires de folioles. Ses fleurs sont petites, blanches, disposées en panicules axillaires et longuement pédonculées.

MALE. Moll. Pour Hyale. y. ce mot.

MANS. ois. Synonyme de Bec-Ouvert, y. Choisorampbe.

(il (TELLE. Hiatella. moll. Genre de la famille des Enfermées de Cuvier et de celle des Cardiacées de Lamarck, créé par Dauilin pour de petites Coquilles hival ves. qui paraissent assez embarrassantes à bien placer dans la série. Confondues par Linné avec les Solens et avec les Cardiles par Bruguière, Bosc le premier les mentionna; Rbissy, après lui, adopta le genre qui les renferme, et c’est ce que firent également Lainarck et Cuvier; mais en admettant ce genre comme nécessaire, ces auteurs ont eu sur lui des opinions fort différentes : celle de Cuvier parait pourtant prévaloir, car Férussac et Blainville l'ont enlièremeul adoptée; elle consiste à placer ce genre à côté des Solens. Celle opinion s’appuie sur deux choses principales : la première, le bâillement des valves, qui n’existe que rarement dans les genres de la famille des Cardiacées, que Lamarck a voulu mettre en rapport avec celui-ci. et la seconde serait prise de l'habitude qu'a l'animal de ce genre , d’après Cuvier, de vivre enfoncé dans le sable; mais s'il est vrai, comme le dit Otlion Fabricius, que ce Mollusque soit libre, on sera forcé de convenir alors que Bruguière et Lainarck eurent quelque raison de le mettre près des Cardiles et des Cypricardes. Quoi qu’il en soit , voici les caractères que l'on peut donner à ce genre : coquille équivalve, très- inéquila lé raie, transverse, bâillante au bord inférieur; charnière ayant une petite dent sur la valve droite et deux dents obliques, un peu plus grandes, sur la valve gauche ; ligament extérieur. Les espèces de ce genre sont peu nombreuses, les auteurs n’en citent quedeux.:

L’Hiatelle arctique. Hiatella arclica , Lamk.. ÀBim. sans vert., t. vi, 1" partie, p. 30; Mya arclica , L. et O. Fabr.; Fauna Groenlandica , p. 407; Solen minutas, Chemnitz. Conch., t. VI, fig. 51, 5?; Carüita arclica, Bruguière, Encycl., n° 11, et pi. 334. fig. 4. a, h; Hiatelle à une fente, Hiatella mono/>erta Daudin, Bosc, Concb., t. in, p. 130, pl. 31, fig. 1..

Hiatelle a deux textes. HiateUaJ>iaperta, Daudin, Bosc, Concb., t. ni, p. 130, pl. 31, fig. 3.

HlATICULA. ois. Synonyme de grand Pluvier à collier. y. ce mot. *

HIATL’LE. Hiatula. pois. Genre établi par Lacépèdc

aux dépens des Labres, et dont l'espèce appelée Hiarula par Linné serait le type. Ses caractères consistent dans l'absence de nageoire anale. Cuvier (Règ. Anira., t. n, p. 3G6 en note) parait douter de l’existence de ce Poisson péché dans les mers de la Caroline et qui n'est guère connu que sur une note insuffisante de Garden.

H1RBKRT1E. Hibbertia. bot. Genre de la famille des Dilléniacées. et de la Polyandrie Trigynie.L., établi par Andrews ( Reposit ., lab. lîfi) et par Salishury (Parad. Lond. , n° 73), adopté par De Candolle ( »**/. Regn. yeget., t. i, p. 433) qui l’a ainsi caractérisé : calice composé de cinq sépales persistants ; corolle de cinq pétales caducs; étamines en nombre indéfini, libres, presque égales entre elles, pourvues d'anthères ovales ou oblongues, terminales; ovaires nombreux, le plus souvent deux à cinq surmontés de styles filiformes, divergents ou recourbés ; carpelles membraneux déhiscents, rarement polyspermes, le plus souvent à une ou deux graines sans arille. Les Hihherties, confondues autrefois avec les Dillenia, sont des sous-arbrisseaux rameux, le plus souvent dressés, rarement couchés ou vnluhiles, A feuilles alternes, presque coriaces, entières ou dentées, avec de très-courts pétioles. Leurs fleurs sont jaunes, terminales, solitaires, presque sessiles ou pédonculées. Dix-neuf espèces ont été décrites par De Candolle ( loc . ci/.), la plupart d'après R. Brown qui les avait recueillies à la Nouvelle-Hollande dont elles sont toutes originaires; quelques-unes ont été publiées par Yentenal et Labillardière, sous le nom générique de Dillenia.

Hibdertie a feuilles de Geoseiller. Hibbertia grossulariœfolia, Salisb., loc. cit., t. 73. Cette plante a des tiges couchées, des feuilles presque orbiculaires, crénées. dentées, et des fleurs jaunes, pédonculées, solitaires et opposées aux feuilles. Elle a le port de certaines Polentilles à fleurs jaunes. Dans la planche où cette espèce est représentée, Salishury a mis le nom de Burtonia. Il parait que ce botaniste l'avait d'abord considérée comme le type d'un genre distinct; mais dans une note explicative, insérée à la suite des genres qu'il a établis parmi les Dilléniées, il l’a rapportée définitivement aux Hibbertia. De Candolle a constitué avec cette plante la première section de ce dernier genre, caractérisée par ses dix A quinze ovaires glabres à la hase et velus au sommet; peut-être, devrait-elle constituer un genre distinct, sous lenom de Burlonia employé en premier lieu par Salishury.

Hibbertie volubilb. Hibbertia volubilis, Andrews, Reposil ., tab. \ f6\’ Dillenia volubilis. Vent.. Choix de Plantes, tab. 11. Ses liges sont volubiies de droite à gauche, et se divisent en rameaux alternes également I volubiies ; ses feuilles obovales lancéolées, presque entières, mucronées, pubescenles en dessous, et ses fleurs sessiles à cinq ou huit ovaires. Celte espèce peut être considérée comme le type de la seconde section de D» Candolle, caractérisée par ses ovaires glabres et dont le nombre vaTie d’un à huit. Elle porte de très-grandes fleurs sessiles, terminales, solitaires, d'un beau jaune, aussi grandes que celles de certains Cistes, mais dont l’odeur d'excréments est insupportable. Cette mauvaise qualité est sans doute la cause qui empêche de cultiver

celle belle plante ailleurs que dans les jardins de botanique.

HIBERIS. bot. Synonyme de Carda mi ne pratensis.

HIBERNACI.E. Hibernaculum. bot. Linné emploie ce mot pour désigner les organes qui abritent les jeunes j pousses contre l’intensité du froid; telles sont les enveloppes des bourgeons, des bulbes, hulbiles. etc.

HIBERNAL, HIBERNALE, bot. Cet adjectif s'emploie fréquemment pour désigner les. plantes qui fleurissent ou fructifient en hiver. Plusieurs Hellébores , le Galant de neige sont des fleurs Hibernales; les Mousses sont aussi des plantes Hibernales pour la plupart. La Cluzelleest, parmi les Chaodinées, une espèce absolument de cette sorte; on ne la rencontre guère, dans les eaux douces des lieux montagneux, que durant les mois de janvier et de février.

HIBERNANT. Hybernans. zool. On donne cette épithète à tout animal qui passe la fin de l’automne et tout l’hiver dans un état d’engourdissement dont il ne sort qu'au printemps.

HIBERNIE. Hibernia. ms. Lépidoptères nocturnes ; genre de la famille des Phalénites, établi par Lalreille, dans ses Familles naturelles, avec les caractères suivants : antennes peclinées dans les mâles, simples dans les femelles; bord des ailes simple et entier; corselet étroit, écailleux; ailes supérieures plus colorées que les inférieures; palpes très -courtes, n’atteignant pas jusqu'au chaperon; trompe nulle ou presque nulle; pattes très- longues; femelles aptères ou n'ayant que des rudiments d’ailes. Chenilles lisses, sans tubercules, à tête arrondie. Ce genre parait devoir se restreindre à huit espèces européennes, desquelles nous citerons comme type, I'Hiberxir défebillEe, Hibernia Me foliaria, Lat.; Phalœna defaliaria , Fabr. Ses ailes supérieures sont jaunes, pointillées de brun,- avec deux bandes transversales d’un jaune fauve mêlé de ferrugineux l’une près de leur base et l'autre entre leur centre et leur extrémité ; la première, qui forme un coude, est bordée extérieurement d’une ligne de points noirâtres; la seconde est sinueuse et bordée du cAté interne par une raie presque noire, et du cAté opposé par plusieurs taches brunes; frange jaune. Les ailes inférieures sont d'un jaune pâle, finement pointillées de gris, avec un point central noirâtre. Taille, dix-huit lignes.

HIBISCUS. BOT. y. Ketmie.

H1BOLITUE. Hibolithes. MOLL. foss. Démembrement proposé dans le genre Bélemnile pour les espèces qui sont élargies et aplaties à la partie supérieure, qui ont la forme d'un fer de lance. Ce genre n'a point été adopté, k'. BÉl.tMTHTE.

HIBOU. ois. Espèce du genre Chouette. P’, ce mut.

HICCORIGS. bot. Le genre nommé ainsi par Raffinesque est le même que le genre Carya, de Nutlal. y. Carte.

II1CKANELLE. sept. Lachesnayc-desBois mentionne sous ce nom un Lézard de Ceylan qu'il dit être venimeux et habiter sous le chaume des maisons.

HIDALGOA. Hidalgoa. bot. Genre de la famille des Synanthérées. trihjj des Sénécionides, institué par Lesson qui lui donne pour caractères : capitule mulliflorc, monoïque; fleurs de la couronne au nombre de cinq.

femelle*, ligulées et disposée* sur un seul rang; celles du disque tubuleuses et mâles; involucre cylindraceocampanulé, formé d'un double rang d'écailles plus courte* que les fleurons du disque . obtuses et très-entières; réceptacle plan, garni de paillettes membraneuses et linéaires; style très simple et en massue dans les fleurs du disque; il est bifide, à rameaux semi-lancéolés dans les fleurs de la couronne; akène du disque linéaire, de la couronne comprimé, lisse, elliptique, étroitement Juailé, prolongé au sommet en aigrette très-courte, à deux cornes. L'Hidalcoa ue Lessiyg, la seule espèce du genre, est une petite plante mexicaine, grimpante, à feuilles alternes, pétlolées, à capitules solitaires, longuement pédonculés, pourvus de fleurs d'un jaune orangé. ■

H1ÈBLE oc YÈBLE. Ebulus. bot. Espèce du genre Sureau, y. ce mot.

HIELLE. Hiella. trust. Genre d' Amphipodes, créé par Straus, et placé dans un ordre distinct qu'il nomtne parasite, avec les caractères suivants : tète grosse, hémisphérique; quatre antennes courtes, en alêne, de quatre articles; bouche saillante, composée d'un-labre, d’une paire de mandibules, de deux paires de mâchoires et d’une lèvfe inférieure terminée par deux lobules; tronc large, ovale, déprimé, bombé en dessus, concave en dessous, composé de sept segments semblables, portant chacun une paire de pattes dont les quatre premières sont dirigées en avant, et les trois autres en arrière; abdomen comprimé et grêle, également formé de sept segments, dont les trois derniers très courts; tous portent une paire de fausses pattes bifldes, branchiales. paraissant servir aussi à la natation. Les Bielles, comme tous les Amphipodes, sont des Crustacés de très-petite taille; ils approchent tellement des Isopodes qu’on serait tenté, à la première vue, de lès ranger parmi eux ; et c'est priiicipalemcnt’comme formant la chaîne qui lie les Amphipodes et les isopodes que le nouveau genre a été établi par Straus.

Hiellb de d'Orbigxy. Jiiella Orbignyi, Sir. Cette espèce, type du genre, est entièrement d'un brun pâle; elle a environ sept lignes de longueur, et a été trouvée dans les ovaires d'une espèce de Rhizostome qui babite l'Océan près de la Rochelle.

Il 1ER ACES. ois. Nom donné par Savigny à la seconde division qu'il a formée dans la famille des Accipilres et qui comprend les Ëperviers et autres petites espèces.

HIERACIASTRUM. bot. Ce nom a été donné par Ileisler à un genre de Chtcoracées anciennement établi par Vaillant sous le nom d'Helminthotheca , réuni par Linné aux Picris, puis rétabli par A.-L. Jussieu qui l'a nommé Helminthia. y. ce dernier mot.

HfERACIOIDES. bot. Linné trouvant cette dénomination défectueuse pour un genre autrefois établi par Vaillant, aux dépens du grand genre liieracium de Tournefort , lui substitua celle de Crépis qui a été adoptée. Nonobstant les préceptes de Linné, Mœncli se servit du nom d ' Hieracioidcs. pour un genre qu’il constitua avec les liieracium umbellatum et sabautlum, L. y. ËPKRYlfcKE.

HIERAC1CM. bot. y. Ëpkrviêre.

H1ÉRACONYCE. llieraconyx. cri st. Genre de l'or-

dre des Amphipodes, établi par Guérin qui lui assigne pour caractères : corps court et ramassé, composé de treize segments, non compris la tète qui est ovale, ronde, très-grosse, perpendiculaire. occupée en entier par les yeux; antennes ail nombre de quatre : elles sont inégales . les inférieures un peu plus longues que les supérieures qui ne dépassent pas la tête, et qui sont cachées dans une fossette; toutes sont composées d'un support épais, court, et d’une lige multiarticulée; premier et second segments du corselet réunis, portant les deux premières paires de pattes; les deux segments qui suivent, égaux entre eux. et plus étroits que le premier ou les deux premiers soudés, le cinquième plus large et dilaté en arrière et en lias, les deux derniers étroits, cachés en bas par la dilatation du cinquième; pieds des deux premières paires assez courts, simples, égaux entre eux, à articles peu aplatis, ceux des troisième et quatrième terminés par une petite main imparfaitement didactyle. ayant le doigt mobile, formée du cinquième article et de l'ongle aigu qui le termine ; cinquièmes les plus grands de tous, ayant le premier article très large et aplati, les deux suivants courts et transversaux, le quatrième grand, épais, denté au côté antérieur, te cinquième delà longueur du précédent, cylindrique et terminé par un ongle assez grand, aigu et uu peu courbe; sixièmes pieds plus courts, à premier article aplati, les deux suivants petits, le quatrième renflé, inerme; pieds de la septième paire encore plus courts, ayant le premier article grand, plat, et les suivants cylindriques, moins longs ensemble que le premier. recourbés et cachés sous celui-ci dans le repos; les trois premiers segments de l'abdomen grands, les trois suivants courts, portant chacun une paire de lames plates, ovales, un peu échancrées au bout, mais d'une seule pièce.

HiIracoxyce raccourci. llieraconyx abbreriatus , Guér. Il est long de trois lignes et deïnie, ovalaire, court, trapu et transparent. Il se trouve dans les mers qui baignent les Iles Malouincs.

HIERICONTIS. bot. Camerarius nomme ainsi YM nastatica hierochuntica. y. Av vstatica.

HIERATIUS. bot. Synonyme ancien d’Eslragon.

HIËROCIILOË. Hierochloa. bot. Genre de la famille des Graminées, établi par Gmelin ( Flor . Sibir., t. i, p. 101), et offrant pour principaux caractères : lépicène à deux valves membraneuses, assez grandes, renfermant trois fleurettes : les deux latérales mâles et à trois étamines, l'intermédiaire hermaphrodite, à deux étamines, et dont l’ovaire est surmonté de deux styles dressés, terminés par des stigmates en goupillon et divergents. Le genre Disarrhenum de Labillardière, ou 7'oresia de Ruiz et Pavon , possède à peu près les mêmes caractères. Aussi Robert Brown. (Prodr. Flor. Mac.- Hollarul., p. 208) a-t-il réuni le Disarrhenum à Y Hierochloa. y. Disarrhève. Palisol-de- Beau vois a néanmoins continué â les distinguer; mais si l'on en juge seulement par les caractères qu'il a donnés à l'uu et à l’autre de ces genres, il n’est guère possible d’admettre celte distinction. Dans le genre Hierochloa , dont Palisol-de Beau vois a changé inutilement la terminaison, cet auteur a fait entrer comme type VUolcus

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odorat u s , L. , et l 'f/olcus rcpena, Persoon. Le genre Savastena de Sclirank est identique avec celui dont il est question ici.

H1EROCHONTIS. bot. Médikus (in Uater. Ann., 2, p. 40) avait formé, sous ce nom, un genre aux dépens de l 'Anaatatica de Linné. En établissant le même genre, R. Brown ( Hort . Kew., édition 2, vol. 4, p. 74) l'a nommé Euclidium , dénomination adoptée par De Gandolle, parce que le mol .Hierochontis fait trop allusion à la Rose de Jéricho (Ana»tatica // ierochunticu ), qui est une plante différente. C'était celle-ci qu'Adanson nommait Hierocontia, tandis qu'il désignait !'j£u~ clidium sous le .nom de Soria. /. Euclidiuk et Awas- TATICA.

HIEROCONTIS. bot. Adanson ( Fam. des Plant., 2, p. 421 ) nommait ainsi le genre Anastatica de Linné, réformé par Gærtner et les auteurs modernes. Il ne faut pas confondre le mot Hierocontia avec celui de Hierochontia employé par Médikus. y. ce dernier mot.

U1EROFALCO. ois. (Cuv., Régne Aiiim., 1. 1, p. 312.) y. Gebfact.

NIERRE. bot. L'un des vieux noms du Lierre.

HIGGIPiSlK. Higginaia. bot. C'est ainsi que Persoon ( Enchirid ., i, p. 153) a convenablement abrégé le nom d 'Ühigginaia donné par Ruiz et Pavon ( Elor . Périt v., i, p. 55) à un genre de la famille des Rubiacées et de la Télrandrie Monogynie, L., qui offre les caractères suivants : calice à quatre dents; corolle infundibuliforme, quadrilobée; étamines courtes, insérées sur la gorge ; uu seul stigmate saillant à deux lames; baie oblongue, presque lélragone, couronnée par le calice Inloculaire et polysperme. Dans ce genre ont été réunies trois plantes qui paraissent appartenir à trois genres distincts. Ainsi, selon Jussieu (Méin. du Mus. l. vi, ann. 1820), VOhigginaia obovata de Ruiz et Pavon (Elor. Peruv., p. 56, t. 85), peut être considéré comme le type du genre. C'est un arbuste dont les feuilles sont obovées, les fleurs nombreuses, disposées sur des pédoncules axillaires, en épis tournés du même cOlé, comme dans l‘ Hatnelia et le Malanea. VOhigginaia rerticillata , Ruiz et Pavon ( loc . cit., lab. 85, f. a), dont les pédoncules sont tri ou quadriflores, parait être congénère du ftavibeu. Enfin l’on doit rapporter au Sabicea, VOhigginaia aygregata , Ruiz et Pavon (loc. cil., tab. 83, f. b), qui se distingue par ses fleurs verlicillées et sa baie quadrilocutaire. C'est sans doute de cette dernière espèce que Kunth ( .Yor. Gener. et SpëC. Plant. coquin., I. in, p. 418) rapproche YEuotmia càripenaia de Humboldt et Bonpland ( Plantes équinoxiales, 2vp. 105, t. 134). Toutes ces plantes sont indigènes des forêts du Pérou.

I1IKKAMELLE. beft. Le Serpent représenté sous ce nom. par Séba (t. n, pl. 75) et dont la figure se trouve reproduite dans l'Encyclopédie (pl. 61), pourrait appartenir au sous-genre Python. Il est cependant américain, si l'on en croit ce Séba qui a donné tant de fausses indications de patrie. Scion cet atileur, l’Hikkanelle détruit les Rats et fréquente les habitations de l’Homme qui n'a aucun intérêt à l'en éloigner.

HILAIRE. Hilaria. bot. Genre de la famille des Graminées, dédié à Auguste Saint-Hilaire par Kunth ( Sov.

Gener. et Spec., t. i, p. 117) qui l’a ainsi caractérisé'; fleurs en épis; épîllets au nombre de trois, renfermés dans un involucre. les latéraux h six fleurs mâles, l’intermédiaire uniflore et femelle. Les fleurs mâles ont deux glumes oblonguea obtuses, carénées, mutiques, membraneuses et presque égales; point de paillettes; trois étamines à anthères linéaires. Les fleurs femelles ont deux glumes membraneuses, mutiques, inégales, l'inférieure ovée. linéaire, étroite et obtuse au sommet, la supérieure linéaire, aiguë; un ovaire ové, obtus, comprimé, surmonté de deux styles et de stigmates plumeux saillants; caryopse ovée, obtuse, comprimée, renfermée dans les glumes. L’involucre qui renferme les épîllets. est monophylle, urcéolé. coriace, scabre, à six divisions profondes, membraneuses sur leurs bords et roulées en dedans, inégales; les deux antérieures plus petites, lancéolées, bidentées au sommet, et ayant une courte arête située entre chaque paire de dents; les deux postérieures qui regardent le rachis, oblongues, obtuses, munies d'une arête latéralement et un peu audessous de la base ; les deux latérales oblongues, obtuses, mutiques, plus grandes que les autres. Ce genre, quoique réellement polygame, a été placé dans la Triandrie Digynie par les auteurs qui ont suivi le Système sexuel. Ses singuliers caractères l'éloignent de tous les genres connus, si ce n'est del’^n//ie/;/iora qui lui ressemble par la forme de l'involucre.

V Hit aria cenchroidea , Kunth (/oc. cil., tab. 37), est line plante qui a le port de certains Cenchrua. Ses chaumes stolomfères et rampants, portent des épis terminaux, solitaires, oblongs ou cylindriques. Elle croit sur le plateau du Mexique, entre Zclaya et Guanaxuato, dans des localités froides, élevées de plus de dix-huit cents mètres.

UILDKGARDIE. Hildegardia. bot. Genre de la famille des Sterculiacées, institué par Scholt et Endlicher qui lui donnent pour caractères : calice profondément divisé en cinq parties réfléchies; tube staminal fusiforme, allongé; anthères sessiles. biloculaires et disposées sur deux rangs : cinq composent le rang inférieur et sont opposées aux angles de l'ovaire ; styles contigus et soudés; stigmates petits, planiuscules et adhérents entre eux; carpelles longuement slipilellés, membraneux, veinés, renflés et terminés par un appendice large et cuttriforme; semences peu nombreuses. Les Uildegardies sont des plantes de l'Asie tropicale , à feuilles cordées, aigues, glabres, membraneuses; à fleurs assez grandes et odorantes. Le type du genre est Uiloecabdib a feuilles de Pec PLiEK. Hildegardia Populifolia, Sch. et Endl.; Sterculia Populifolia , Roxb.; Sterculia ntac-rophylla , Vent. Elle croit dans l'Inde.

HILE. Hilua. bot. Le poiol de la surface externe du tégument propre de la graine auquel aboutissent les vaisseaux nourriciers du placenta ou trophosperme, porte en botanique les noms de Hile ou d'Ombilic externe. Lorsque la graine est détachée du péricarpe, le Hile se présente toujours sous l'aspect d’une cicatrice dont la figure et la grandeur varient beaucoup. Quelquefois c'est un point à peine perceptible ; d'autres fois il est large et occupe une grande partie de la surface externe de l'épisperme, comme dans l’Hippocastane, le

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Paria; dans quelques graines, il est linéaire el |>lus ou moins long. Le Hile indique toujours la base de la graine, et' par conséquent il est de la plus haute importance d'étudier avec soin sa position, t'oyez

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