‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 87 sur 117 · BAINS · texte numérisé non relu

BAINS

H1LL1E. Ilillia. bot. Genre de la famille des Rubiacées el de l'Hexandrie Monogynic, L., établi par Jacquin el Linné, adopté par Jussieu el Swartz avec les caractères suivants : calice oblong, à deux ou quatre divisions courtes et dressées, enveloppé de bractées inégales et disposées par paires, à angles droits; corolle tubuleuse très-longue, ayant la gorge un peu élargie, le limbe étalé, à six grandes divisions lancéolées; six anthères presque sessiles, non saillantes; stigmate bifide; capsule couronnée, oblongue, anguleuse, à deux valves et à deux loges renferniaut plusieurs graines aigreltées, fixées à un réceptacle linéaire. Swartz ( Ohserv . et Flor. Ind.-ÜcciJ.) a décrit deux espèces qui croissent dans les forêts épaisses el sur les montagnes à la Martinique el à la Jamaïque. L'une d'elles, hitlia tctrandra , Sw., est remarquable par le nombre quaternaire dç toutes les parties de la fleur, et selon Jussieu , peut-être devra-l-on en constituer un genre particulier. Willdenow a réuni à Y Hitlia , le Fereira de Yandelli [Brasil.,'i 1, tab. 1), malgré son ovaire supère qui le rapproche davantage des Apocynées et du Fagrœa.

Hillik a lunules i i.ecrs, Hillia longiflora. Elle peut être regardée comme le type du genre; c’est un arbrisseau que l’on avait cru parasite parce que, dans son pays natal, scs tiges ligneuses, cylindriques, glabres et rameuses, rampent sur les rochers et sur lesironcs des arbres, où elles s'attachent à la manière du Lierre, au moyen de crampons fibreux et radiciformes. Or, cette observation ayant été controuvée, il a été indis- 9 pensable de changer le nom spécifique de parasitica imposé à celte plante par Linné et Jacquin. Ses feuilles sont opposées, ovales, rétrécies à leur base el à leur sommet, persistantes, glabres, luisantes, d'un vert gai, portées sur de courts pétioles, el accompagnées, audessus de leur base, de deux stipules oblongues. obtuses, qui tombent au bout de quelque temps. Ses fleurs sont d'un blanc sale, solitaires el sessiles à l’extrémité des rameaux, munies à leur base de deux petites bractées cordiformcs, plus courtes que l'ovaire el entièrement cachées, ainsi qu'une partie du tube, par les deux stipules supérieures qui sonL très-grandes. Le calice est monophylle, adhérent presque en entier avec l'ovaire; son bord libre est lrès<courl, et on n'y distingue aucune division ni dent, même à la loupe. La corolle est monopétale, infundibuliforme, à tube cylindrique, long de trois pouces , marqué de six sillons ptfu profonds, el à limbe aussi grand que le tube, très-ouvert, partagé en six découpures oblongues lancéolées, plus ou moins roulées sur elles-mêmes en dehors. Les étamines, au nombre de six, ont leurs filaments très-courts, terminés par des anthères ovales-oblongues, situées un peu au-dessous de l’orifice du tube. L'ovaire eut inférieur ou adhérent au calice, presque cylindrique, surmonté d'un style de la longueur du tube, termiué par un stigmate en tète et h deux lobes. Le fruit est oblong,

légèrement comprimé, ;i deux loges contenant chacune des graines nombreuses el très petites.

HlLOSPElt.MES. bot. La famille de plantes nommée ainsi par Ventenat, en raison de la largeur de l’ombilic de leurs graines, est plus anciennement connue sous le nom de Sapotées. F. ce mol.

HIMANTHAL1A. bot. (Uydrophytes.) Genre proposé par Lyngbye, dans son Tentamen Hydrophytologia Datiicœ , pour le Fucus loreus de Linné. Roussel, dans sa Flore du Calvados, l'avait établi sous le nom de Funiculaire. Lainouroux n'a pas adopté la phrase de Lyngbye, quoiqu'il reconnaisse avec ce botaniste, que le Fucus loreus doit constituer un genre particulier qu'il a nommé depuis longtemps et d'après Slackbouse. Lorée. F. ce mot.

HIMANTIE. Himantia. bot. ( Mucèdinèes .) Persoon a séparé ce genre des Byssus, el y a réuni toutes les espèces dont les filaments sont rampants, adhérents au corps, sous jaccnts, rnmeux, peu entrecroisés, se divisant en rayonnant, non cloisonnés, opaques, persistants, et sans sporules distinctes. Ce genre diffère par conséquent des Byssus, principalement par ses filaments peu entrecroisés, rayonnants et persistants, tandis qûe dans les vrais Byssus ou Hypha de Persoon, ces filaments sont très fugaces et entrecroisés dans tous les sens.

L’espèce qui sert de type 2 ce genre est VHimantia candida , si bien figurée dans Dillen, el qui croit trèsfréquemment sur les feuilles mortes el sur le bois pourri qu’elle couvre de filaments d’un blanc éclatant et soyeux, très fins, divisés en sortes de houppes rayonnantes : on n’y a jamais découvert de sporulef; cependant celle espèce ne parait pas être ,' comme plusieurs autres, un Champignon imparfait.' En effet, plusieurs des plantes placées dans ce genre ne sont peut-être que d'autres Champignons plus parfaits encore, incomplètement développés. Ainsi plusieurs Bolets, quelques Hydnes et un grand nombre de Téléphores commencent par se présenter sous une forme byssoïde analogue à celle des llimanties.

UIMAMOGLOSSE. Hitnanloglossum. bot. Le genre établi sous ce nom par Sprengel, dans la famille des Orchidées, est le même que le genre Loboglosse de Richard. F. ce mot.

HIMAMOPE. iNf. F. Kébone.

HIMANTOPUS. ois. Synonyme d'Échassc. F. ce mot.

HIMATAM'HCS. bot. Genre de la Pentandrie Monogynie, L., publié d'après les Manuscrits de Willdenow par lloffmannseg (tri Hœm. et Schult.Syst. Feget., t.v, n° U02) qui l'a ainsi caractérisé : calice persistant, à cinq divisions profondes, ovales, acuminées. deux étant fie moitié plus petites; corolle infundibuliforme, dont le tube est plus long que le calice et un peu dilaté supérieurement; le limbe à cinq découpures oblongues; cinq étamines très courtes, capillaires, insérées à la base du tube, ù anthères linéaires, dressées, beaucoup plus courtes que le luire; ovaire lurbiné, couronné par le calice, hiloculaire, disperme, et surmonté par un style en massue et par un stigmate suhulé; le fruit n’est pas connu. Ces caractères ne suffirent pas pour déterminer les affinités de ce genre, sur lesquelles sou auteur ne

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s’est aucunement expliqué. L’ovaire infère et les feuilles entières feraient présumer qu’il se rapproche des Hubiaçées, mais il faudrait encore d’autres notes plus importantes pour qu’on pût regarder ce rapprochement comme ayant quelque valeur. VHimatanthus rigida, Hoffmann*., est un arbre indigène du l’ara au Brésil, où les habitants le nomment Sucuba. Il a des feuilles elliptiques, lancéolées, pétiolées, très-entières, acuminées et glabres. Ses fleurs sont disposées en épis, sessiles, involucrées avant la floraison par une grande bractée caduque.

IIIMÈRE. Mimera, ms. Lépidoptères; genre de la famille des Phalénides, institué par Godard, qui le caractérise ainsi qu’il suit : corselet large et très-velu; les quatre ailes faiblement dentelées, avec un point au centre de chacune d’elles ; deux raies transversales et divergentes sur les supérieures et une seule sur les inférieures; palpes très-velues, ne dépassant pas le cheperon; trompe très-apparente, quoique grêle; antennes plumeuses ou penniformes chez le mâle , simples chez la femelle. Chenilles lisses, cylindriques, sans tubercules, d’égale grosseur dans leur longueur, ayant la tête petite et arrondie, et deux pointes charnues, inclinées vers l'anus, sur le pénultième anneau. Ce genre correspond au Crocatlis de Treitschke et lie comprend qu’une seule de ses espèces :

H ns £ r s pli me. Himcra pennaria ; Phalœna pennaria, Fabr.; Geometra pennaria , Hubn. Ailes supérieures d'un rouge brique, finement point idées de brun, avec un. point noir au milieu de chacune, entre deux lignes trans verses, flexueuses, brunes, dont l'extérieure bordée de blanc; un autre point noir et blanc au sommet. Europe.

HIMNATHALIE. Ilimnathalia. bot. Le genre que Lyngbye a institué sous ce nom, pour une seule espèce, Ilimnathalia lorea , a été réuni au genre Fucus.

HINA. ois. Espèce du genre Canard, F. ce mot.

UINDANti. bot. L'arbre des Philippines, mentionné parCamelli sous ce nom, a son bois jaunâtre; il répand une faible mais agréable odeur de Santal cilrin. On nç saurait le rapporter à aucun genre connu.

UINGCIlA. bot. Ce genre de ltoxburgh est identique avec celui nommé précédemment Enhydra par Loureiro. F. Evydre.

H1NGSTHA. bot. Le genre nommé ainsi dans la Flore Indienne de Roxburgh, et qui appartient à la Polygamie séparée, L., est congénère du Meyera, suivant II. Brown {übserc. on lhe Composites , p. 104). f'. Meyêie.

HINGSTONIA. bot. Genre imparfaitement établi par Raftinesque, aux dépens du Sigesbcckia. F. ce mot.

UIÎN'NITE. Hinnites. moli.. ross. Defrance est le créateur de ce genre que l’on trouve pour la première fois dans le tome vingt et un du Dictionnaire des Sciences naturelles. Il l’a formé pour des Conchifères que l’on trouve dans le Plaisantin, à Saint- Paul -Trois- Châteaux , département de la Drôme, et à la Chevrolière , département du Finistère, Ces Coquilles peuvent trèsbien servir de terme moyen ou de passage entre les Peigoes et les Spondiles; adhérentes par leur valve inférieure, elles sont aunculées comme les Peignes et

irrégulières comme les Spondiles; elles ont un trèspe[it talon, et le ligament esl placé dans une gouttière comme celui des Spondiles; mais cette gouttière est largement ouverte dans toute son étendue, mais elles n’onl point ces dénis cardinales en crochets qui caractérisent les Spondiles. De celle comparaison des deux genres , il esl évident que celui-ci avait besoin d’élre créé, puisqu'il ne peut réellement faire partie de l'un ni de l'autre. Defrancc n'a connu que des espèces fossiles qui puissent s'y rapporter; cependant le Pecten irregularis des auteurs aurait pu lui servir de type, car il en a tous les caractères; mais on trouve de plus dans les vieux individus le lalon, très petit il est vrai, qui se voit dans les Spondiles à grand développement, et que Defrance n’avait point observé; de plus, comme dans les Spondiles , il n'y a point d’ouverture sur les parties latérales, à l'origine des oreillettes, comme cela a lieu dans le plus grand nombre des Peignes. On peut donc maintenant énoncer les caractères génériques de la manière suivante : coquille bivalve, inéquivalve, parfaitement close, adhérente; crochets terminés par un pelil lalon ; ligament placé dans une rainure profonde, largement découverte; point de dents cardinales. Defrance a fait connaître deux espèces fossiles, et Deshayes deux vivantes.

Hirsite i rr cg i i ier. Hinnites sinuosus , Desh.; Oslrea sinuosa, L.. Ginel., p. 331», n° 16; Lister, Conchyl., (ah. 179, 6g. 9; Dacosta, Conchyl. Brilann., (ah. 10, 6g. 3, b; Pennanl. Zool. Brilann., I. iv, lab. 6 1 , 6g. 05. Coquille suhorbiculaire , pcctini forme, irrégulière, à valve inférieure tantôt plate, tantôt profonde, adhérente par son milieu au moyen du développement considérable des écailles lamellcuses, qui couvrent les stries longitudinales; valve supérieure ou gauche striée longitudinalement ; stries profondes et serrées , chargées d'écaillei; oreilles inégales, l’antérieure étant la plus longue. Celle coquille est colorée de taches irrégulières d'un brun-rouge sur un fond blanchâtre; les crochets sont très -souvent colorés de rouge éclatant. Longueur, quarante millimètres; largeur, trente-cinq.

H irrite de Defbasce. Hinnites Defrancii, Desh. Espèce plus petite que la précédente, linguiforme, étroite et peu épaisse, à oreilles plus inégales encore, la postérieure manquant presque entièrement, un peu bâillante antérieurement; elle a, sur un fond blauc, des taches roses se réunissant vers le crochet qui est entièrement de cette couleur; les stries sont plus serrées que dans l’espèce précédente; elles sont lisses et sans écailles; la valve inférieure était adhérente à la manière de celle des Uuitres. Longueur, vingt-deux millimètres; largeur, douze.

Hirritk de Cortezy. Hinnites Coriesyi , Def.ÿ Dict. des Sc. nalur., t. xxi. p. 16», n° 1. Espèce grande de plus de cinq pouces de longueur, dont la valve inférieure est chargée de stries lamelleuscs, concentriques, et la supérieure de côtes longitudinales, hérissées de IKiiutes linguiformes. On la trouve dans les collines subappennines du Plaisantin.

HfRRiTE de DcBEtssoy. Hinnites Dubuissoni , Def. Coquille non moins grande que la précédente; elle est plus oblongue; la Valve inférieure est aussi striée pa-

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rallrlement aux bords, et la valve supérieure dans uu sens opposé; mais les stries de cette valve ne sont écailleuses que vers le bord inférieur. Cette espèce se trouve à Sainl-Paul-Trois-Châleaux et à la Chevroliêre.

HliN'NULLARlA. ois. Synonyme ancien de Pygargue.

HINNULPS et HINM'S. ■ *■. Nom scientifique d'un petit Mulet né du Cheval et de l'Anesse.

MORT If 1 A. bot. ISecker ( Elément. Botan i, p. 07) a établi sous ce nom, un genre aux dépens de VAnacydut de Linné. VJnacydus vulentinut serait peutêtre, selon Jussieu, le type de ce genre.

HIOUX. ois. Syn. vulgaire de Buse. y. Facco*.

HIPINALE. sept. y. .Ma voua os Chikxs, à l’article Boa.

HIPOCISTE. bot. Pour Hypocisle. V. CYTltiKLLB.

Il IP PA. cbest. Ce nom donné par Pline à une sorte d’Ëcrevisse, est devenu le nom scientifique d'un genre de Crustacés. y. Hippe.

III PPA LIME. Hippalimus. poltp. Genre de l’ordre des Actinaires, dans la division des Polypiers Sarcoïdes, plus ou moins irritables et sans axe central ; ayant pour caractère générique d’offrir un Polypier fossile, fongiforme, pédicellé, plan et sans pores inférieurement, couvert en dessus d'enfoncements irréguliers, peu profonds, ainsi que de pores épais et peu distincts; oscule grand et profond au sommet du Polypier, sans pores dans son intérieur, pédicellé, cylindrique, gros et court. Telle est la description de Pllippalime fongolde, la seule espèce connue qui appartienne à ce genre ; elle a environ sept centimètres de grandeur sur un décimètre de largeur, et se trouve dans le Calcaire bleu.oolithiquè des falaises du Calvados. U parait très-rare. y. Lainx., Gen. Polyp., p. 77, tab. 79, fig. I. l'Hippalime se rapproche beaucoup des liallirhoés par Poscule de sa partie supérieure et par le pédicellé qui supporte sa masse ; mais il en diffère essentiellement par l'absence de pores sur la surface inférieure et sur le pédicellé, ainsi que par la forme qui indique que dans les Uippalimes la masse offre des mouvements plus étendus, plus variés que ceux des Alcyonées. Les pores présentent également quelques caractères qui portent à croire que ce ne sont point des cellules polypeuses comme dans les Hallirhoés. Ce sont ces caractères qui ont engagé Lamouroux à faire un genre particulier de l'Uippalime fongoide.

1IIPPARCIIIË. Hipjtarchia. ixs. Genre de l'ordre des Lépidoptères, famille des Diurnes, établi par Fabricius dans son Système des Glossales, et que Latreille réunit à son genre Satyre. V. ce mot.

illPPARlSON. bot. Synon. d'Uiérobotane. y. ce mot.

HIPPE. Hippa. CR CST. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Macroures anomaux, tribu des Hippides de Latreille (Familles naturelles du Règne Amin., 1825, p. 275), établi par Fabricius, et adopté par tous les entomologistes. Les caractères de ce genre sont ; pieds antérieurs terminés par un article ovale, comprimé, en forme de lame, et sans doigts ; antennes intermédiaires, divisées en deux filets, les latérales plus longues et contournées; yeux écartés et portés sur un pédicule filiforme.

Ce genre, dans l'Entomologie Systématique de Fa-

bricius, était composé de sept espèces; plus lard (Suppléai. Entom. Syst.) il en détacha quatre pour former le genre Albunée. y. ce mot. l'ne autre espèce a servi de type au genre Syméthide; enfin, la dernière, qui est son Hippe adactyle, est restée dans ce genre. Cette espèce doit être réunie à son Hippe Émérite dont le nom spécifique appartient à Linné, et qui rappelle uu genre de Gronovius correspondant aux llippes de Fabricius. Ces Crustacés ont une carapace ovalaire, un peu bombée, tronquée aux deux extrémités et non rebordée. Le troisième article de leurs pieds-mâchoires extérieurs est très grand et recouvre la bouche ; leurs antennes intermédiaires sont divisées en deux filets avancés et un peu recourbés. Les latérales sont beaucoup plus longues, recourbées, plumeuses au côté extérieur, avec une grande écaille dentelée., qui recouvre leur base. Leurs yeux sont portés sur un pédicule cylindrique, et situés entre les antennes. Leurs pieds antérieurs sont terminés par un article ovale, comprimé en forme de lame, et sans doigt mobile; ceux de la seconde, de la troisième et de la quatrième paires finissent par un article aplati, falciforme ou en croissant, et ceux de la cinquième paire sont très-menus, filiformes et replié*. L'abdomen des Hippes est comme échancré de chaque côté de sa base et terminé par un article triangulaire, long et étroit, sur chaque côté duquel existe, près de la base, une lame natatoire, petite, ciliée sur les bords, et coudée ou arquée.

On ne sait rien sur les habitudes de ces Crustacés; l'espèce qui sert de type au genre ci qui se trouve dans l'Océau qui baigne les côtes de l'Amérique .méridionale, est ;

L’Hippe ÉmS.rite. Hippa Emerita, Fabr. ; Hippa adaclyla, Fabr.; Cancer Emeritus, L.; Gronov. (Gazoph., tab. 17, fig. 8 9) , Herbsl (Cane., tab. 22, fig. 3). Dans les individus desséchés, le corps est jaunâtre, long d'environ deux pouces et demi ; la queue est étendue ; le test offre un grand nombre de rides très -fines et quatre lignes enfoncées et tranivorses, si nuées à sa partie antérieure; les bords latéraux ont quelques petites dentelures; l'antérieur est sinué avec trois saillies ou angles en manière de dents ; les pattes et Jcs bords de la queue sont garnis de poils.

UIPPËASTRE. Hippeastium. bot. Genre de l'Uexaudrie Monogynie, L., établi aux dépens des Amaryllis. 1 ndépendarameut des Hippcasl tu mfulgi tlu m et équestre qui constituaient ce groupe, une autre espèce a été décrite daus le Botanical Magasine , n° 147o, sous le nom d ' Hippeastrum subbnrbatutn ; mais elle se rapproche tellement des deux précédentes espèces qu'il serait permis de croire qu’elle est une hybride de ces plantes.

HIPPÉLAPHE. bar. Deux espèces de Cerf portent ce nom tiré du grec et qui signifie proprement Cerf-Cheval . le Cervus Hippelaphus elle Cercus Aristotelis , Cuv. y. Cert.

U1PPIA. bot. Hippir. Divers botanistes donnaient ce nom à Y A lui ne media.

UIPP1DES. liippides. crust. Latreille (Fam. natur. du Règne Anim., vol. 1, 1825, p. 275) a établi sous ce nom, dans la famille des' Macroures anomaux, une

tribu à laquelle il donne pour caractères - les deux pieds antérieurs tantôt s'amincissant graduellement vers leur extrémité et finissant en pointe, laulôl se terminant par une main monodaclyle; les six suivants ayant, dans la plupart , le dernier article en forme de nageoire, et les deux derniers pieds très-grêles, courts et repliés; le dernier segment abdominal est allongé; le précédent porte de chaque côté un appendice foliacé. Le test est solide.

f Pieds antérieurs élargis et comprimés à leur extrémité, ou terminés par une main monodactyle dans les uns, et adactyle dans les autres.

Les genres Albunée, Hippe. y. ces mois.

Pieds antérieurs terminés en pointe^

Le genre Rémipède. y. ce mot.

HIPPIE. Uippia. bot. Genre de la famille desSynanthérées , Corymbifères de Jussieu et de la Syngénésie nécessaire, L., ainsi caractérisé : involucre hémisphérique, formé d'écailles irrégulièrement imbriquées et appliquées, les extérieures foliacées, ovales, lancéolées, les intérieures ohlongues, élargies, colorées et denliculées au sommet; réceptacle nu, petit et légèrement conique; calalhide subglobuleuse, discoïde, composée de fleurs centrales nombreuses, régulières et mâles, et de fleurs marginales femelles, sur deux rangs, ayant un tube très-élargi à la base, court, étroit et denté supérieurement ; ovaires de ces dernières fleurs, comprimés, dépourvus d'aigrettes, parsemés sur la face intérieure de poils papilliformés cl de glandes, munis d'une large bordure membraneuse, charnue, continue avec la base delà corolle, surmontés d'un style articulé; ovaires des fleurs centrales avortés, petits et oblongs.

Hippif, fhutescevte, Uippia frutescent , L. C'est un joli arbuste du cap de Boune-Espérauce, dont toutes les parties exhalent une odeur aromatique lorsqu'on les froisse; la lige se divise en rameaux cylindriques et puhescenls; ses feuilles sont nombreuses, rapprochées, alternes , ohlongues , profondément et régulièrement pinnalifides,cl ses calalhides, composées de fleurs jaunes, sont petites et disposées en corymbes nus, qui terminent les branches. On cultive cet arbuste dans les jardins de botanique, où l'on a soin de le tenir dans l'orangerie pendant l’hiver.

Linné et Willdenow ont décrit d’autres espèces d’Hjppies, sous les noms de Hippia integrifolia , minuta et stolonifera ; mais ces plantes ne paraissent pas congénères de V Uippia frutescent. Jussieu (Ann. du Miiséum) les fait entrer dans son genre Gymnosiyles> lequel, selon Robert Brown, est lui-méme congénère du Soliva de Ruiz et Pavon. y. Sou y s.

HIPPION. bot. Genre créé aux dépens du Geniiana , L., par F. W. Schmidt ( Archic . fur die Bolunik de Rcemer, 1. i, p. 0) qui l'a ainsi caractérisé : calice roonophylle persistant; corolle tubuleuse, plissée, ayant un limbe à cinq ou à quatre divisions; anthères libres; stigmates sessiles ; capsule fusiforme , atténuée supérieurement, uniloculaire et déhiscente par le sommet. Ce genre comprend la majeure partie des espèces de Gentianes décrites dans les auteurs. Schmidt les a distribuées en cinq sections que l'on pourrait aussi bien ériger en genres, si l’on se permettait de morceler un

groupe dont les espèces sont Iropélroitement liées entre elles pour se prêter ainsi à des idées systématiques de classification. L’Hippion de Schmidt, quoiqu'assez bien caractérisé, ne doit donc être considéré que comme une bonne coupe dans le genre Geniiana. Plusieurs espèces sont données comme nouvelles et figurées dans le travail de Schmidt; mais à la seule inspection des figures, il est facile de voir qu'elles ne peuvent être séparées de plantes déjà connues. Ainsi les Hippion œsticum et sexfidum (lab. 4, fig. 8 et 0) et Geniiana pusUlum (tab. 3, fig. 7), ne sont que des variétés du Geniiana cernaf L. On doit s'étonner que Schultes en ail fait une espèce sous le nom de Hippion œtiiva. L’ Hippion Iongepedunculaium (tab. 2, f. 5) n'est autre chose que le Geniiana glacialis. L’ Hippion obtusifolium et VIHppionGentiunella (lab. 2, f.3, et tab. 3, f. 4) doivent être réunis au Geniiana amarella, L. Enfin V Hippion axiliare (tab. 5, fig. 13) parait être la même plante que le Geniiana pratensis de Frœlich.

HIPPOBOSQUE. Hipjtobosca. ns. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Pupipares, tribu des Coriaces, établi par Mouffel. et adopté par Linné et tous les entomologistes. Latreille (Règne Anim., t. tu) a conservé ce nom aux insectes qui ont pour caractères essentiels : des ailes; une tète très-distincte, articulée avec l’extrémité antérieure du corselet; des yeux distincts, et des antennes en forme de tubercules, avec une soie sur le dos.

Les Hippobosques se distinguent du genre Ornilhomye, y. ce mot, par les antennes qui sont en forme de lames velues et avancées; et des Mélophages, V. ce mot, par l'absence des ailes et par des yeux pen distincts. Ces deux genres vivent sur les Oiseaux et sur les Moutons; l'Hippobosque vil toujours sur le Cheval. Le corps des Hippobosques est ovale, aplati, revêtu en grande partie d'un derme solide ou presque de la consistance du cuir; la tête s’unit intimement au corselet : elle porte sur les côtés antérieurs deux antennes courtes, insérées très-près de la bouche, et logées, chacune, dans une petite cavité; elles ne sont presque susceptibles d’aucun mouvement propre ; les yeux sont grands, ovales, peu proéminents, et occupent les eûtes de la tête qui ne porte pqs d'yeux lisses. Les organes de la manducation forment un bec avancé, formé de deux petites lames ou valvules coriaces, plates, en carré long, plus étroites, et arrondies au bout; elles partent d'une espèce de chaperon échaucré à son bord antérieur, se divisent parallèlement l'une à l'autre, et forment, par leur rapprochement et leur inclinaison, un demi-tube qui recouvre le suçoir; ces deux lames représentent deux palpes. Le suçoir est formé d'une pièce filiforme ou soie longue, cylindrique, avancée, arquée, naissant d'une sorte de bulbe de la cavité buccale; elle est simple en apparence, mais en réalité composée de deux soies, l'une supérieure et l'autre inférieure; la première a un canal en dessous pour emboiler la seconde; une membrane ferme la partie de la tête située au-dessus du suçoir. Le corselet est grand, arrondi; il présente quelques lignes imprimées, et porte quatre stigmates très distincts et latéraux. L'écusson est transversal, terminé par quelques petits poils roides ; les ailes

«ont grandes, horizontales, et ont, près de la côte, de fortes nervures; l’autre portion n'en a que de très- faibles; elles se croisent par leur bord interne; on distingue deux balanciers et deux ailerons. L'abdomen offre un caractère particulier, c'est de n’élre pas distinctement formé d'anneaux; il forme une sorte de sac, et c’est la seule partie de cet insecte qui soit, à l’exception de sa base supérieure, d'une consistance molle et membraneuse; on voit, à l'extrémité de celui de la femelle, deux petites languettes placées l'une sur l'autre, et deux mamelons latéraux, hérissés de poils; l'anus se prolonge en forme de petit tuyau; au-dessus de cet anus on observe, en pressant le ventre du mâle, un mamelon .ayant, de chaque côté, une lame écailleuse, et sur le corps principal et intermédiaire, deux pointes ou dents, pareillement écailleuses, qui doivent servir à retenir la femelle pendant l'accouplement; les pattes sont fortes et assez courtes, les antérieures sont insérées très- près de la tète, et très - rapprochées à leur hase; les quatre autres sont écartées entre elles, et insérées sur les côtés de la poitrine; les cuisses antérieures s'appliquent sur les côtés du corselet, dans des enfoncements destinés à recevoir leur partie supérieure; les jambes sont cylindriques , terminées par des tarses courts, portant de petites épines en dessous, et dont le cinquième et dernier article est le plus grand; sur une partie membraneuse qui le termine et dont le milieu est en pelole, sont implantés deux ongles robustes, fortement courbés en dessous, et terminés par une pointe très-aiguC; leur base est peu saillante, et ils paraissent doubles au premier aspect.

1,'hisloire du genre Hippobosque a été complétée par Léon Dufour, qui a donné une anatomie détaillée de tous les organes digestifs, des organes générateurs, de la respiration, etc., de ces insectes. Ce Mémoire, accompagné de très belles figures, fait partie des Annales des Sciences naturelles.

On doit à Réaumur presque tout ce que l'on sait sur la génération dfs Uippobosques que cet illustre atlleur a appelés Mouches- Araignée» , et qu’on désigne en Normandie parle nom de Mouches bretonnes, et souvent ailleurs par celui de Mouches tl’Espayne. La larve éclot et se nourrit dans le ventre de sa mère; elle y reste jusqu'à l'époque de sa transformation en nymphe, et en sort alors sous la forme d'une coque longue, presque aussi grosse que le ventre de la mère; celte coque est d'un blanc de lait; à l'un de ses bouts est une grande plaque noire, luisante comme do l'ébène; elle est de forme ronde, plate comme une lentille, échancrée au bout où se trouve la plaque, et forme, dans cette partie , comme deux cornes ou deux éminences arrondies. Quelque temps après sa sortie du ventre, elle devient entièrement noire; la peau, qui est luisante, résiste à une forte pression des doigts; elle est d'une épaisseur sensible, de consistance cartilagineuse et écailleuse, et difficile à couper, même avec de bons ciseaux. Le diamètre de la plus grande largeur de ces coques a plus d'une ligne et demie, et celui de leur plus grande épaisseur a une ligne un quart. Les dimensions du corps de la femelle qui a fait sa ponte ou qui n’est pas prête à la faire , égalent à peine celle d’une de ces

coques.de sorte que la plupart des observateurs ont considéré comme un fait très-remarquable, leur grandeur qui surpasse de beaucoup celle du ventre d'où elles sont sorties; l’observation a démontré que le volume de ces coques n’est pas réellement plus considérable. que la capacité du corps de la femelle , mais qu'aussitôt après la ponte, elles croissent si instantanément qu'on a cru qu’elles sortaient toutes faites. La dureté et la solidité de la peau de ces larves la rendent bien propre à garantir l’animal qu'elle renferme, mais on pourrait croire que l'insecte parfait ne pourra pas la percer quand il faudra qu'il en sorte. La nature a prévu cet inconvénient et lui a ménagé une porte qu’il n’a qu’à ouvrir quand il en .est temps. Si l'on examine à la loupe une coque entière, on verra, à son gros bout, un faible trait qui montre l'endroit où se trouve une calotte que l'on peut parvenir aisément à faire sauter avec la pointe du canif; cette calotte étant pressée se divise en deux parties égales. La peau ou l'enveloppe dont nous venons de parler n'est nullement analogue à celle des œufs ordinaires, et la nature, en produisant les Uippobosques, semble s'écarter des voies qu'elle prend pour conduire les autres à leur perfection. Renfermé sous cette coque, le Diptère subit toutes ses métamorphoses, et y prend sa croissance entière; aussi celte enveloppe n'est nullement analogue à celle des œufs ordinaires; elle a été la peau même de l'insecte avanL son changement en nymphe, et Réaumur s’en est assuré en ouvrant , avec un canif, un œuf que l’insecte parfait venait de quitter; il a trouvé, dans son intérieur, la dépouille de la nymphe, comme cela arrive dans les coques de Mouches. On voit, d'après tous ces faits, que les œufs des Uippobosques éclosent dans le ventre de leur mère; les larves y restent, s’y nourrissent, et n’en sont expulsées qu'à l'époque où elles passent à l'état de nymphe. On ignore combien la femelle de l’Hippobosque produit d'œufs, le temps qui s'écoule entre l'accouplement et la ponte, et l'intervalle qui se passe entre la ponte de chaque œuf.

On trouve les Uippobosques, pendant l'été, sur les Chevaux, les Bœufs et les Chiens. C’est aux parties de ces animaux les moins défendues par le poil, qu'ils s’attachent de préférence. D'après une expérience de Réaumur, l'fiippobosque aimeautahl le sang de l'Homme que celui des animaux sur lesquels il se trouve ordinairement, et sa piqûre n'est pas plus sensible que celle d’une Puce.

La seule espèce de ce genre que l'on connaisse, est l'UlPFOBOSQCE DES CüEVACX. IlippoboSCQ Ci/UitUl) L., Geoff.. Fabr., Latr., Degéer, Méiu. sur les Ins., t. vi, p. 975, pl. 10, fig. 1. Elle se trouve dans toute l'Europe.

H1PP0BLS oc HIPPOTALRCS. mai. Synonyme de Jumar. F. ce mot.

HIPPOCAMPE. Hyppocantpus. rois.- Ce nom, tiré du grec litjiof, cheval, et xâ/**» j, chenille , et qui présente par conséquent un grand contraste dans les deux images qu'il rappelle à l'esprit, a été adopté très-anciennement |>our désigner un Poisson rangé d'abord dans le grand genre des Syngnathes, mais qui, depuis peu, avec quelques autres espèces, en a été retiré pour com-

Il I P

poser un sous genre isolé , qui appartient à la famille des Ostéodcrmes, dans l'ordre des Poissons carlilagi- , neux-téléobranches, et qui est reconnaissable aux caractères suivants : tronc comprimé latéralement et notablement plus élevé que la queue; jointures des écailles i relevées en arêtes, avec leurs angles saillants en épines; queue sans nageoire; point de catopes; museau luhulé, terminé par une bouche ordinaire, mais fendue presque verticalement sur son extrémité et dépourvue de dents; deux petits évents sur la nuque. A l'aide de ces notes, et surtout en ayant égard à la forme que prennent, en se courbant après la mort, le tronc et la tète, forme qui a quelque ressemblance avec celle de l'encolure d'un cheval en miniature, on distinguera facilement les véritables Hippocampes des Syngnathes, dont le corps est très-allongé, très-mince et peu différent en diamètre sur toute sa longueur. On les aura bientôt aussi séparés des autres genres de la famille des Osléoderines, dont la bouche est garnie d'un plus ou moins grand nombre de dents. V . Ostéouermes cl Sykgxathr. L'espèce la plus connue parmi les Hippocampes, est :

Hippocampe vulgaire ou Cheval mari*. Hippocampus vulgaris; Syngnathus hippocampus , Lin. Bloch, 109, tig. 3. Museau court; cinq excroissances barbues et cartilagineuses au-dessus des yeux, qui sont gros, argentés et brillants; queue armée, de chaque côté, de trois aiguillons, deux en haut et un en bas; corps enveloppé par treize anneaux à sept pans; queue renfermée dans un étui de trente cinq à trentehuit anneaux à quatre pans; chacun de ces pans ordinairement indiqué par un tubercule garni le plus souvent d'une petite houppe de filaments déliés. Ce Poisson, dont la taille s'élève de six pouces à un pied environ, présente des couleurs très-sujettes à varier suivant les pays qu'il habile et même suivant les individus. Il est ou d'un livide plombé , ou brun , ou noirâtre ou verdâtre; mais toujours il est orné de petites raies ou de petits points blancs ou noirs. La vésicule aérienne de l'Hippocampe est assez grande; son canal intestinal presque sans sinuosités; son estomac ample; son foie allongé, étroit et d'un jaune pâle. Oii trouve ce Poisson dans presque toutes les mers, dans l’Océan, dans la mer Méditerranée et dans celle des Indes. 11 vil de petits vers marins, de larves d'insectes aquatiques, d’œufs de Poissons peu volumineux. On le conserve fréquemment dans les cabinets des amateurs, à raison de la forme bizarre qu'il prend en se desséchant. Sa tête un peu grosse, la partie antérieure de son corps étranglée, sa queue recourbée, sa nageoire dorsale â laquelle on a cru trouver quelque ressemblance ayec une selle, les petits filaments qui semblent former une crinière sur sa tête, tell sont les rapports éloignés qui l'ont fait comparer au Cheval, tandis que ces mêmes filaments et les anneaux qui revêtent son corps l'ont fait rapprocher des Chenilles hérissées de bouquets de poils.

Quoi qu'il en soit de ces traits de similitude, on a attribué à l'Hippocampe un grand nombre de propriétés médicinales et autres, utiles ou funestes, combinées d’une manière plus ou moins absurde. Dioscoride, Galien. Pline ft Elieu ont fait une longue énumération

de toutes ces vertus. Aujourd'hui encore ce Poisson passe en Dalmatie comme un remède efficace contre l'engorgement des mamelles chez les femmes , tandis que les Norwégiens, au contraire, le regardent comme un poison.

Il s’en trouve dans nos mers une espèce à museau court ( Hippocampns brevirostris , Cuv.), Will. , pl. J. 95. fig. 5, et une autre à museau plus long (Hippocampus guttulatus, Cuv.), Will., J. 25, fig. 5, qui n'ont toutes deux que quelques filaments sur le museau et sur le corps.

L'Hippocampe deux-piqbaüts. Hippocampus tetragonu s ; Syngnathus tetragonus , Lin.; Syngnathus biaculeatus , Bon DR terre. Deux piquants sur la tète; corps varié de jaune et de brun; anneaux qui enveloppent le corps à quatre pans seulement.

Cet Hippocampe vient de la mer des Indes : Tbunberg l’a décrit et figuré dans les Act. Soc. physiogr. Lond. 1,4, p. 501, n° 30, tab. 4, fig. 1 et 2.

La Nouvelle- Hollande produit un Hippocampe plus grand que les précédents, et très-singulier par les appendices. en forme de feuilles, qui ornent diverses parties de son corps : c'est VHippocampus foliatus. Lacépède l'a décrit dans le tome IV des Annales du Musée d'histoire naturelle, et Shaw en a parlé sous le nom de Syngnathus foliatus.

H1PPOCÀRCINUS. crcst. Ce genre n'a point été adopté; il correspond à celui des Homoles de Latreille et Leach. f". ce mot.

HIPPOCASTAN'E. Æsculus. bot.. Ce genre, auquel Tournefort et les anciens auteurs avaient imposé la dénomination scientifique d 'Hippocastanum, est devenu le type de la nouvelle famille des Hippocastanées de De Candolle. Linné le plaça dans l'Heptandrie Monogynie et changea son nom en celui d' Æscutus ; il y comprenait les espèces qui forment le genre Paria , anciennement constitué par Bocrhaavc. Mais ce dernier genre a été de nouveau exclu de YÆsculus par les auteurs modernes qui ont ainsi fixé les caractères génériques de celui-ci : calice campauulé, petit et â cinq dents; corolle composée de quatre â cinq pétales nuancés de couleurs variées, irrégulièrement étalés, â limite arrondi, légèrement ondulé; sept â huit étamines dont les filets sont recourbés eu dedans; capsule globuleuse, coriace, â trois valves, trilbculaire, hérissée de pointes; graines ordinairement au nombre d'une à trois (par suite d'avortement), ressemblant beaucoup à celles du Châtaignier, glabres, luisantes, arrondies au côté extérieur, diversement anguleuses el aplaties dans les autres parties de leur surface, marquées à la base d'un hile qui a l'apparence d'une empreinte ou d’bne large tache cendrée , quelquefois blanchâtre et â peu près circulaire. Si l'on suit avec allentiôn le développement de ce fruit, on y voit un exemple incontestable de ces avortements prédisposés dont le professeur De Candolle a expliqué si' ingénieusement la possibilité dans sa Théorie élémentaire de la Botanique, deuxième édition, p. 90. V. le mol Avortemext de ce Dictionnaire, où l'auteur a lui-même exposé les phénomènes qui s'observent sur les ovaires de l’Hippocastan».

Abstraction faite du Paria, Linné ne décrivit qu'une

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