‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 88 sur 117 · II 1 P · texte numérisé non relu

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seule espèce d'Æaculua , c'est-à-dire l 'Æaculus Hippocastanum dont il va è(re question. Trois autres espèces, indigènes de l'Amérique septentrionale, ont été publiées par Michaux et Willdenow. sous les noms à'Ætculu» glabra, Æaculus Ohioentia et Æaculus pallida.

L’Hippocastane vouüib, Æaculus Hippocastanutn, communément nommé Marronnier d'Inde. C'est un grand arbre dont le tronc droit se divise supérieurement en branches qui s'élèvent à plus de vingt mètres, et forment une tète large, touffue et pyramidale. Ses feuilles sont grandes, opposées, digitées, composées de cinq â sept folioles ovoïdes, oblongiies. acuminées, irrégulièrement dentées en scie, et sessiles à l'extrémité d'un pétiole commun , assez long et cylindrique. Les Heurs sont blanches ou jaunâtres, panachées de rouge, très-nombreuses et disposées en grappes pyramidales. Ces fleurs ressortent avec éclat sur la verdure élégante du feuillage, et donnent à l'arbre un aspect ravissant pendant leur épanouissement qui a lieu au mois de mai. L'Hippocastane est, dit -on. originaire de l'Inde boréale. C’est sans doute de là que lui est venu son nom vulgaire de Marronnier d'Inde; mais comme le nouveau monde a été abusivement nommé Indes-Occidentales, et que l’on confondait avec l’arbre en question les nouvelles espèces de l’Amérique septentrionale , plusieurs auteurs ont pensé à tort qu'il n’avait pas une origine exclusivement asiatique. Ce n'est que vers le milieu du seizième siècle qu'on l'a introduit en Europe.

Il avait d'abord gagné les parties septentrionales de l'Asie, puis on le transporta à Constantinople, à Vienne et enfin à Paris vers l’année 1015. Le premier individu fut planté dans le jardin de l'hôtel de Soubise, le second au Jardin du roi, et le troisième au Luxembourg.

Il s'est enfin tellement répandu et acclimaté dans nos climats du Nord, qu’il a pénétré jusqu'en Suède où il résiste maintenant à la rigueur des hivers , faculté qu’il doit à la nature de ses bourgeons. Ceux-ci, en effet, sont formés d'écailles nombreuses superposées, bourrées d’une laine épaisse-et enduites d'un suc résineux» ce qui abrite parfaitement les jeunes poussesdont le développement a lieu par l'action de la plus douce température. C’est en étudiant l'évolution des bourgeons de l’Ilippocastane que Du Petit-Thouars (Essais sur la Végétation, p. 13) a établi sa théorie de l’accroissement en diamètre des arbres dicolylédons, théorie dans laquelle il pose en principe que les fibres ligneuses ne sont autre chose que les racines des nouveaux bourgeons. Ce même savant a encore publié (/oc. ci/., p. 175f un Mémoire très -intéressant sur la distribution des nervures dans les feuilles d'Hippocas- Igne. L'auteur a considéré les fibres végétales comme autant d'individus formant des associations particulières pour constituer les feuilles, ou des associations générales, pour donner naissance à des bourgeons; c’est de leurs combinaisons variées et de leurs agrégations en faisceaux secondaires on ternaires que proviennent les différences qui caractérisent les espèces*, les genres et les classes. Du Petit-Thouars avait d'abord observé 1 que sept faisceaux de fibres, se détachant de la nouvelle branche d’Hippocaslane. traversaient l’écorce pour en- ^

lier dans le pétiole e( que chacun de ces faisceaux formait une foliole. Mais il a remarqué depuis que le nombre sept des faisceaux ne se présentait pas dans le pétiole en quelque partie qu’on le coupât, qu’il était angmenlé de manière à ne pas produire toujours un multiple de sept; enfin, que ce nombre s'élevait à vingtquatre; on pouvait alors se demander comment rcs vingt-quatre faisceaux partiels pouvaient se distribuer dans sept folioles. L'auteur a résolu celte question en suivant dans le pétiole les faisceaux primitifs qui se subdivisent irrégulièrement, se bifurquent ou se trifur quent à l'endroit où ils atteignent l'insertion de la feuille et constituent ainsi ses nervures principales. Dans le genre Paria , si voisin de l'Hippocastane, les nervures des cinq folioles sont également produites par sept faisceaux primitifs, qui se divisent dans le pétiole. mais d’une manière un peu différente de celle des fibres d’Hippocastane.

Le Marronnier d'Inde est principalement cultivé dans les promenades publiques des grandes villes. Il n'exige presque aucuns soins; toutes les expositions et tous les terrains paraissent lui convenir, à l'exception de ceux qui sont trop secs et trop peu profonds. Mais il ne devient jamais plus beau que lorsqu'on le plante à l'écart, comme, par exemple, dans les vides d'un parc. Son rapide accroissement, la précocité de son feuillage, la beauté de sa tige, l’élégance de ses pyramides de fleurs, l'ombrage impénétrable qu’il procure, tant de qualités, en un mot, auraient dû préserver cet arbre des caprices de la mode. Cependant il fut un temps où l'on s’en est ennuyé et où on lui faisait le reproche de salir les allées par la chute de ses fleurs et par celle de ses fruits. Mais on commence à revenir aujourd'hui d’une prévention si puérile, et on étend la propagation* de l'Hippocastane en beaucoup de lieux qui naguère étaient uniquement plantés d’Ormes et de Tilleuls. — Quoiqu’on ait proposé beaucoup de moyens pour utiliser les diverses parties de cet arbre, il ne parait pas qu’on ait réussi à en tirer un parti très-avantageux. Le bois brûle mal, et sa texture, tendre, mollasse, filandreuse, ne permet de l’employer qu’à des usages grossiers; son écorce a été placée parmi les nombreux succédanés du quinquina, mais elle n’y occupe pas le premier rang. Enfin les fruits de l'Hippocastane ont beaucoup occupé les économistes qui voyaient avec une grande douleur que tant de matière reste inutile ou au moins sans applications immédiates. En Turquie, on mêle la faripe de ses fruits avec du son ou de l'avoine, et on donne ce mélange aux Chevaux attaqués de colique et de toux ; c’est, dit-on, de cef usage que sont dérivés les mots Hippocastanum et Castanea equina sous lesquels on a originairement désigné ces fruits. La substance amylacée dont ils sont composés est souillée par un principe gommo- résineux très -amer, et dont il' est trèsdtfficile de la débarrasser d’une manière peu coûteuse, malgré les nombreux procédés chimiques que l’on a proposés à cet égard.

HIPPOCASTANÉES. Hippacaatanet ». bot. Famille de plantes dicotylédones polypélales hypogynes, indiquée par I)e Candolledans la deuxième édition de sa Théorie élémentaire, et que cet auteur a ainsi caracté-

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risée dans son Prodromua Sygi. natur. Peget., vol. i, p. 5*. >7 : calice campanule, à cinq lobes; corolle à cinq ou à quatre pétales inégaux, hypogynes; sept ou huit étamines insérées sur un disque hypogyne, libres et inégales, à anthères incombantes; ovaire presque arrondi, trigone, surmonté d’un style filiforme conique et aigu; capsule triloculaire , et Irivalve dans sa jeunesse , chaque loge renfermant deux ovules fixés aux cloisons qui sont pqrtées sur le milieu des valves; capsule adulte, coriace, presque globuleuse, à deux ou trois valves, à une, deux ou trois loges, et à une, deux ou trois graines, le nombre des parties étant airyii diminué par suite d'avorteinenl; graines semblables à des Châtaignes, grosses, presque globuleuses, enveloppées d'un tégument très-glabre, brillant et de couleur de rouille î marqué par un hile basilaire brun -cendré et très-large; elles sont dépourvues d'albumen; leur embryon est courbé , renversé , formé de cotylédons charnus, très -épais, cachés sous la terre pendant la germination, d'une pluinule très-grande, d'une radicule conique courbée, dirigée vers le bile, mais, à cause des avortements, dans une situation variable relativement au fruit. Celte famille renferme des arbres ou des arbrisseaux à feuilles opposées . composées de cinq à sept folioles palmées- et penninerves. Leurs fleurs sont disposées en grappes terminales, et portées sur des pé- <1 icelle s articulés. Le genre Æsculus de Linné compose seul celte famille; mais en établissant celle-ci. De Candollca adopté I e Paria de Boerhaave,qui est un démembrement du premier genre. V. Hippocastahk et Pavia.

IllPPOCEMTACREA. bot. Schultes (OEtlerr. P'ior., i, p. 389) avait constitué sous ce nom un genre avec le Chironia uliginosa de Waldslein et Kitaihel; mais celte plante appartient au genre Eiythrœa de Richard, qui a été généralement adopté. Il ne faut pas la confondre avec le Chironia uliginoaa de La Peyrouse, dont Schultes a fait son Erythraa elodea. Ce nom spécifique résultait des ressemblances que la description offrait avec celle de V Ifypericun* elodes, L.; mais l’éloignement de ces deux plantes ne permettait pas de supposer une telle erreur. Cependant nous pouvons assurer, d’après une personne digne de foi, qui a vu la plante dans l’herbier de La Peyrouse, que le Chironia uliginoaa de ce botaniste et Y Hypericum elodea de I inné ne sont qu'une seule et unique espèce.

HIPPOCÉPHALOIDE. «ou. ron. Ce nom a été appliqué à des Cardites.

HIPPOCRATÊACÉES. Hippocratcaceœ. bot. Cette famille de plantes dicotylédones polypétales hypogynes? a été constituée sous le nom d'Hippocraticées par Jussieu (Ann. du Muséum, t. vi, p. 486) qui l’a séparée des Acérinées avec lesquelles ü l’avait précédemment confondue. Adoptée par Kunlh (Aror. Gêner. elSpec. Plant, œquinoct. , t. v, p. 135) cl par De Candolle ( Protlrom . Syat. regel., p. 567), elle présente les caractères suivants : calice à cinq sépales (rarement quatre ou six) (rés-petits, soudés jusque vers leur- milieu et persistants ; corolle à cinq pétales ( rarement quatre ou six) égaux, hypogynes? imbriqués pendant lYslivalinn; trois étamines, (rarement quatre ou cinq, ayant leurs filets libres seulement au sommet, et réuni*

par la base en un tube épais, urcéolé, simulant un disque hypogyne; anthères uniloculaires (selon Kunlh), déhiscentes supérieurement et en travers, ou bien à deux et même à quatre loges; ovaire trigone, libre, enfoncé dans le tube, urcéolé. surmonté d'un style sim pie et d'un à trois stigmates; fruit composé tantôt de trois carpelles (samares). tantôt formant une baie uni ou triloculaire; graines au nombre de quatre dans chaque loge, fixées à l'axe, quelquefois réduites à moins par avortement, dressées, dépourvues d'albumen, munies d’un embryon droit, (k radicule inférieure et à cotylédons plans, elliptiques, oblongs, presque charnus. Dans Yliippocratea acuta, ainsi que dans le Calypso de Du Pelil-Thouars, la substance de ces cotylédons et celle du sperinoderme sont remplies de vaisseaux nombreux, en forme de trachées. Les plantes de cette famille sont des arbrisseaux à tiges quelquefois grimpantes, le plus souvent glabres, garnies de feuilles opposées, simples, entières ou dentées, et presque coriaces. Leurs fleurs sont très -petites et disposées en grappes ou en coryinbes fascicules et axillaires. Selon Jussieu, cette famille est voisine des Acérinées et des Malpighiacées. R. Brown lui trouve plus d'affinités avec les Célaslrinées par les genres Elteodendron et Ptelidiuni dans lesquels l'albumen est à peine visible ou réduit à une membrane très -mince. De Candolle pense que les genres à fruits bacciformes ont besoin d'élre mieux examinés. Cet auteur a ainsi composé les Hippocratéacées : 1° Hippocratea, L.; 2® Anthodon, Ruiz et Pav.; 3° Raddisia, Leand., in Schult. Mantiss.;4°Saluciu , L., qui comprend le Tonlelea d'Aublet et le Calypso de Du Petit-Thouars; et .Y* John ta, Roxb. Sous le litre d' Hippocratcaceœ spuriœ, il a établi une section caractérisée par cinq étamines ou un plus grand nombre, et dans laquelle il a rangé le Trigonia d'Aublet et le Lacepedea de Kurith. C . tous ces mots.

UlPPOCRATÉfc. Hippocratea. iot. Vulgairement Béjuque.Ce genre, de la Triandrie Monogynie, L.,a donné son nom à la nouvelle famille des llippocraléacées. P. ce mot. Plumier ( Gener ., p. 8, t. 35) l'avait désigné autrefois sous le nom de Coa. Voici ses caractères principaux : calice à cinq lobes, persistant; corolle à cinq pétales, larges à la hase, égaux, très-ouverts; trois étamines dont les anthères sont uniloculaires, déhiscentes par le sommet et transversalement; (rois carpelles réduits quelquefois à un ou deux par avortement, s^maroïdes, à deux valves très-comprimées et en carène ; graines ailées d’un côté par un très-grand cordon ombilical. En donnant les caractères de ce genre, Kunlh (A'op. Gêner, et Spec. Plant, œquin., t. v, p. 56) admet l’existence d’un disque hypogyne, indépendant des étamines, sur lequel ou entre lequel et le calice celles-ci sont insérées. D'après le même auteur, les filets des étamines sont libres à la base. Les Hippocratées sont des arbres ou des arbrisseaux grimpants, à feuilles opposées, entières, légèrement dentées en scie, accompagnéesde deux stipules péliolaires. Leurs fleurs, le plus souvent très-exigues et verdâtres, sont portées surdespédoncules axillaires ou terminaux, dicholomes, multi flores et munis de bractées. Vingt-trois espèces sont énumérées dans le Prodromua du professeur De

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Candolle. Elles habitent pour la plupart les contrées chaudes de l'Amérique et principalement celles de la Guiane, du Pérou et du Mexique. Quelques-unes, décrites par Roxburgh, croissent dans l’Inde ou dans son archipel. Enfin, Vahl et Afzelius en ont publié (rois espèces de la côte occidentale d’Afrique. Quelques auteurs ont mal à propos réuni aux Uippocratées le genre Anthodon de Kuiz et Pavon.

H1PPOCRATICÉES. bot. Pour Uippocraléacées. F. ce mot.

HIPPOCRÈNE. Hippocrene s. moll. C’est sous celte dénomination que Montfort proposa , dans sa Conchyliologiesyslémalique, un démembrement pour plusieurs espèces du genre Rosletlaire, dont le Rostellaria mac copiera devait servir de type; mais comme cette Coquille ne diffère des autres Rostcllaires que par le développement énorme de son bord droit, développement qui est variable dans les espèces de ce genre, ce caractère est insuffisant pour qu'on puisse conserver le démembrement de Montfort. F. Rostbli.aibr.

HIPPOCRÈPE. bot. Pour llippocrépide. F . ce mot.

H1PPOCRÉP1DE. Hippocrepis. bot. Ce genre, de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, L., était nommé Ferrum cquinum par Tournefort, désignation qui, de même que celle d 'Hippocrepis, rappelle la forme singulière de ses fruits. Il offre pour caractères principaux : calice à cinq dents inégales; corolle dont l'étendard est porté sur un onglet plus long que le calice; légume oblong, comprimé, membraneux, plus ou moins courbé, composé de plusieurs articles monos|H?rmes et découpés sur l'un des côtés, en échancrures profondes et arrondies qui simulent un fer à cheval. Les espèces de ce genre, au nombre de quatre ou cinq, sont des herbes à feuilles imparipinnées, munies de petites stipules, à fleurs jaunes et disposées pn ombelles sur des pédoncules axillaires. Elles habitent les contrées méridionale^ de l’Europe, à l'exception de VHippocrepis barbota de Loureiro qui croit à la Cochinchine et qui, en raison de sa tige ligneuse, de ses fleurs pourpres et d'autres notes distinctives, n’est pas cqnvenablement placé parmi les Hippocrepis. On rencontre communément dans les bois et les prairies de toute la France Y Hippocrepis comosa, L., dont les tiges sont diffuses, un* peu couchées, les feuilles composées de six â sept paires-de folioles légèrement échangées. et les fleurs jaunes disposées en ombelles. Dans les Hippocrepis unisiliquosa et multisiliquosa , les légumes sont plus courbés que dans l’espèce précédente; ils sont même contournés en cercle complet dans V Hippocrepis multisiliquosa , et leur bord intérieur présente des échancrures très-resserrées à leur entrée, et qui s’élargissent ensuite en formant des ouvertures arrondies. Ces deux dernières espèces croissent dans les départements méridionaux de la France.

HIPPOGIXÏSSE. Hippoglossus. pois. Ce root, qui signifie proprement langue de Cheval, est devenu le nom scientifique d'une espèce du genre Pleuronecte. F. ce mot.

UIPPOGLOSSUM. bot. De l’Écluse désigne sous ce nom. le Wobularia Alyputn . Ce même nom était appliqué par les anciens à l’espèce de Rusrus à laquelle

l'ont conservé les botanistes modernes. On croyait que des couronnes faites avec cette plante guérissaient les maux de têtes.

HIPPOLAIS..OI». Nom spécifique de la Sylvie à poitrine jaune. F. Sylvie.

H1PPOLAPATHUM. bot. Même chose qu’Hydrolapathum. F. ce mot.

HIPPOLYTE. Hippolylt. crcst. Genre établi par Leacb.et que Latreille a réuni au genre Alphée de Fabricius. F. ce mot.

niPPOMAN’E. Hippontanes. bot. Ce nom, imposé par Linné au Manccnillier (F. ce mol), était appliqué par les anciens à des plantes vénéneuses et narcotiques. C. Bauhina cru reconnaître dans l'Hippomane de Dioscoride la Solanée que Linné nomma depuis Dat lira fustuosa. Quoique ce mot emportât avec lui l'idée d’une plante narcotique, Ruellius le donna cependant au Câprier qui n'a aucune mauvaise qualité.

H1PPOMAMCA. bot. Molina [Chil., édit, franç., p.97 et 332) a donné la description d'une plante indigène des vallées du Chili, et qu'il a nommée HippomaniCa insana. (.'est une herbe dont les racines fibreuses, annuelles, émettent des tiges droites, quadrangulaires , rameuses, garnies de feuilles sessiles, opposées, lancéolées, entières et charnues. Les fleurs sont pédonculées, solitaires et terminales; elles ont un calice à cinq divisions ohovalcs ; une corolle d'un jaune rougeâtre , à cinq pétales ovales; dix étamines dont les filets sont subulés et les anthères oblongues; ovaire supère, oblong, surmonté d’un style filiforme et d’un stigmate obtus; capsule à quatre valves, à quatre loges renfermant plusieurs graines noires et réniformes. Cette plante est nommée par les habitants du Chili Erba loca ( Herbe folle ), à cause de ses mauvaises qualités. Les Chevaux qui en mangent par accident deviennent comme enragés et périraient infailliblement, si, par des courses forcées. on ne leur procurait des sueurs abondantes.

H1PPOMANLCODIATA. ois. Synonyme d’Oiseau de Paradis. F. ce mot.

HlPPOMARATHRl’M. bot. Genre de la famille des Ombellifères et de la Pentandrie Digynie. L., établi aux dépens du genre Cachrys , L., par Link {Eau mer. Hort. Berot. . t, p. 271 ) et adopté récemment par Koch (*» A et. Nov. Acad. Cœsar. lionn. , p. 136) qui l’a ainsi caractérisé : calice dont le bord est à cinq dents; pétales presque arrondis, entiers, avec une large laciniure ; crémocarpe (diakène. Rich.) renflé, ovale ou arrondi; chaque carpelle marqué de cinq côtes épaisses, granulées ou légèrement muriquées, égales; semence dure, libre, couverte de bandelettes nombreuses; les involucres varient; le carpophore est bipartite , et le péricarpe est épais et subéreux. Link a constitué ce genre sur le Cachrys sicula, L. Une seconde espèce lui a été ajoutée par Koch ( loc . cil.) sous le nom A'Hippo • marathrum crispum ; c’était le Cachrys crispa de Sieber et de Schultes ( Syst . Feget., vi , p. 444). Ces deux plantes sont indigènes des contrées orientales du bassin méditerranéen.

Le nom d'Hippomarathrutn était appliqué par les anciens à plusieurs Ombellifères, telles que le Fenouil , le Peucedanum Silaus. les Selinum Hippomara-

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thrum Pt carrifolia. Enfin C. Bauhin l'employait pour désigner le Cachry s sicula , lyjie du genre décrit cidessus.

HIPPOMELIS et HYPPOMÉMDES.BOT.Synonymesde Cratœgus Terminons. P. Alisier.

HIPPOMOR.ATHRUM. bot. Pour Hippotnaralhrum. F, ce mot.

HIPPOMYRMEX. iss. Ce nom désigne, dans Aristote, une très-grande Fourmi que, du temps de ce naturaliste, on ne trouvait pas en Sicile.

HIPPOMCE oc H1PPONYCE. Hipponix. ioli. Defrance avait observé depuis longtemps que certaines espèces fossiles de Cabochons étaient pourvues d'une base solide et fixée, d'un support semblable en quelque sorte à celui des Cranies. Celle considération Ta engagé à faire du sujet de ses observations une note particulière qu’il communiqua à l'Académie et qui fut insérée dans le Journal de Physique, 1819. Defrance propose, sous le nom d'Hipponice, rétablissement d'un nouveau genre dans lequel il range tous les Cabochons connus, qui sont pourvus de support. Lamarck n'a admis ce genre que comme une division secondaire dans les Cabochons; Blainville, au contraire, les maintient séparés, et, appuyé de la connaissance de l'animal d'un Hipponice que Quoy et Gaymard ont rapporté de leur voyage autour du monde, il fait voir que ce genre sert de passage des Univalves aux Bivalves. Antérieurement à la publication de l'article Molllsqge de Blainville, Deshayes avait cherché, dans son ouvrage sur les Coquilles fossiles des environs de Paris, par de nouveaux faits et par des raisonnements appuyés sur des analogies, à confirmer l’opinion de Lamarck. Il faisait remarquer que plusieurs espèces d'Hipponices vivants, au lieu de se développer sur un support, s'incrustent, pour ainsi dire, sur les corps où ils vivent, s'y enfoncent et y laissent cette impression en fer à cheval, qui se remarque sur la surface supérieure des supports. Deshayes avait également fait observer que les espèce# qui paraissent être plus libres et qui, à cet égard, sont présumées avoir une manière de vivre analogue à celle des Patelles, avaient pourlanl un bord irrégulier, taillé évidemment pour s'adapter aux sinuosités des corps sur lesquels l'animal a pu vivre, irrégularités qui se remarquent souvent à l’aide des stries d'accroissement, depuis le jeune âge jusqu'à l'instant de la mort, et qui tendent à prouver que ces animaux ont vécu à la même place, comme le font ceux qui sont pourvus de supports. Si de ces observations il ne s'ensuivait pas nécessairement la réunion des deux genres, cela donnait au moins de fortes présompl ions pour les considérer comme trè«-voisins, surtout avant la connaissance de l'animal. Voici de quelle manière Blainville a caractérisé le genre qui nous occupe : animal ovale ou suborhiculaire, conique ou déprimé; le pied fort mince, un peu épaissi vers ses bords qui s'amincissent et s'élargissent à la manière de ceux du manteau, auxquels ils ressemblent complètement; tête globuleuse, portée à l’extrémité d'une sorte de cou, de chaque côté duquel est un tentacule renflé à la base et terminé par une petite pointe conique ; yeux sur les renflements tentaculaires ; bouche avec deux petits tentacules labiaux; anus au côté droit

de la cavtlé cervicale; oviducle terminé dans un gros tubercule à la racine du tentacule droit; le muscle d'attache en fer à cheval , est aussi marqué en dessus qu'en dessous. Coquille conoldeou déprimée, à sommet conique ou peu marqué; ouverture â bords irréguliers; une empreinte musculaire en fer à cheval à la coquille; une empreinte de même forme sur le corps qui lui sert de support, et quelquefois à la surface d'un support lamellcux, distinct du corps sur lequel il est fixé. On peut déjà citer plusieurs espèces vivantes appartenant à ce genre et un plus grand nombre d'espèces fossiles. Le Patella mit rata de Linné est une de celles que Defrance a observées en place.

HiProxicc badiE, Hipponix radiata , Quoy et Gaymard (Voy. de Cl rame, atlas zool., pl. 59, fig. 1-5). C'est une seconde espèce, à laquelle ou peut ajouter parmi les espèces fossiles :

UirroxicE corxi d'aboxdaxck. Hipponix cornu copia>, Lamk.. Ann. du Mus., t. i, p. 551, n° 5, et t. vi. pl. 45, fig. 4, a, b, c; ibid. , Nob.. Descripl. des Coq. foss. des environs de Paris, t. Il, p. 25, n° 1, pl. 2, fig.

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