‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 90 sur 117 · II 1 P · texte numérisé non relu

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| g a le nsi b, Desmoul-, ibid. Comme on n'en connaît que le squelette, ses caractères résultent des différences ostéolugiques rapportées ci-dessus d’après la notice de Desmoulins, insérée au bulletin de la Société Philo malique, màrs 1825, et à laquelle on renvoie. Tout ce que l'on peut ajouter sur cette espèce, c'est que ses canines sont constamment plus grosses qüe celles de l'Hippopotame du Cap. On savait depuis longtemps, par le voyageur Desmarchais, que c'est du cap Mesurado, près de Sierra-Leone; endroit de la Guinée où se rendent un grand nomhre de caravanes de la Nigrilie. que viennent les plus belles dents d'Hippopotamc.

3° Gram» Hippopotame possilr. Ilippopotamui ma jor, Cuvier (Ossem. fossiles, deuxième édition, t. i, p. 310). « Le» caractères distinctifs du grand Hippopotame fossile, dit l’illustre zoologiste, page 315, ne sont pas tout à fait aussi sensibles que ceux des Éléphants et des Ilhinocéros du même temps, et tant que les morceaux que je possédais étaient en petit nombre, et que je n'ai pas eu de squelette complet de l'Hippopotame vivant à leur comparer, j’ai presque désespéré de pou: voir assigner à celte espèce des différences certaines. .Mais aujourd'hui l’incertitude est entièrement dissipée, et la règle géologique trouve sou application pour ce genre comme pour les autres. • — La canine inférieure diffère de l'analogue de l'Hippopotame du Cap, en ce que son diamètre a un plus grand rapport avec sa longueur, et parce que sa courbure en spirale est beaucoup plus marquée; la tète vue en dessus a la crête occipitale plus étroite, les arcades zygomatiques écartées en arrière; la jonction de la pommelle au museau s'y fait par une ligne oblique et lion par une subite échancrure, d'où il résulte aussi que la partie rétrécie du museau est moins longue à proportion : l'occiput s'y relève plus vile, et par conséquent la chute de la crête sagittale entre les orbites y est plus rapide, et ia hauteur verticale de l'occiput plus grande. A la mâchoire inférieure, l'intervalle des deux branches est plus étroit, leur angle de réunion moins arrondi eu avant. L'échancrure du crochet revient moins rapidement en avant, et le bord inférieur se relève aussi un peu moins en avant. — Lne vertèbre cervicale fossile, approximativement la cinquième, avec un corps d'un quart plus large et plus haut, n’est pas plus longue, et sa partie annulaire est d'un tiers plus étroite, ses apophyses articulaires et transverses étant à peu près les mêmes. Lecou devait donc être à proportion plus court; mais les autres régions de son épine doivent avoir eu des proportions semblables. — A l'omoplate le tubercule coracoïde est plus mousse et plus recourbé en dedans; la poulie articulaire de l'humérus est plus étroite et ptqs grosse, cl la crête en dessus du condyle externe y remonte plus et est plus saillante que dans le vivant. L’ensemble du cubitus et du radius soudés comme dans le Capenn's, est beaucoup plus large à proportion. Dans celui-ci, la plus grande largeur des deux os, vers le bas, est contenue deux fois dans la longueur du radius , dans le fossile une fois et demie seulement. La limite des deux os est creusée d*une large concavité dont le fond est plein sauf le trou dans la partie supérieure , l lequel est situé bien plus haut dans le fossile que dans

le vivant. Le fémur fossile diffère infiniment peu du vivant ( Capensis ), dit Cuvier. Le tibia fossile est plus gros à proportion de sa longueur, ce qui. s'accorde avec les dimensions de l'avant-bras pour faire juger que le fossile avait les jambes plus courtes et plus grosses que celui du Cap. D'après la proportion des os qu'il a examinés , Cuvier assigne treize à quatorze pieds de long à l'Hippopotame fossile.

C'est en Italie, au val d'Arno en Toscane, que l’on a trouvé la plus grande quantité des restes de cette espèce. Ils y sont dans le val d'Arno supérieur presque aussi nombreux que ceux d'Élépbanl, et plus que ceux de Rhinocéros. Du reste ils se trouvent ensemble et péle-méle dans les mêmes couches, et dans les collines sablonneuses qui forment les premiers échelo/is des montagnes. Voici lej autres lieux où l’on en a encore trouvé des ossements isolés, d'après Cuvier : les environs de Montpellier, d'où provenaient les dents décrites par Ant. de Jussieu (Acad, des Sc., 1724) ; les environs de Paris et la plaine de Grenelle; le comté de Middlesex près de Brenlford en Angleterre , dans le même dépôt où se trouvaient aussi des os d'Élépliant, de Rhinocéros et de Cerf; enfin la caverne de Kirkdale dans le Yorksbire.

4° Petit Hippopotame fossile. Hippopotamus mr nutus, Cuvier (toc. cil., p. 322 et suiv.). C’est d’un bloc d’origine inconnue, mais qu'on a su depuis provenir des environs de Dax et deTartas. dans le département des Landes, et déposé depuis longtemps dans les magasins du Muséum , tout lardé de fragments d’os et de dents, et assez semblable aux brèches osseuses de Gibraltar, de Cette et de Dalmalie, si ce n’est que la pâle, au lieu d'être calcaire et stalactique, était une sorte de Grès à base calcaire, que cette espèce a été extraite par Cuvier. Ce savant avait retrouvé en 1803, un bloc pareil dans le cabinet de Journu-Aubert à Bordeaux, et dont celui-ci fit ultérieurement présent au Muséum de Paris. Journu • Aubert ignorait aussi l’origine de son bloc qu’on a su depuis provenir du même canton que le précédent. Sur les molaires de celte espèce la délrilion, au lieu d’être horizontale comme à celles des Hippopotames vivants, se faisait obliquement. Les collines ne sont usées que sur leur face antérieure, ce qui montre que celles de la dent opposée pénétraient , lors de la mastication, dans les intervalles de celle-ci. fil comme l'usure des faces antérieures des collines y trace des sillons, il est clair que si la détnlion avait été horizontale elle eût produit des figures de trèfle. Le germe d’une deuxième molaire n'ayant point encore de racines, et dont les sommets sont entièrement intacts, montre comment les deux collines transversales sont chacune rendues fourchues à leur sommet par deux plans, faisant ensemble un angle d’environ soixante degrés. CeUe dent est moitié plus petite que l’analogue du grand Hippopotame, ainsi que les deux suivantes usées obliquement comme il a été dit plus haut. Les trois dernières molaires du Cochon sont saillaules et à peu près aussi grandes que celles ci, mais les collines y sont accompagnées de luliercules accessoires . de mauière que la dent parait toute mamelonnée. Les trois molaires antérieures, de même forme que celles de l'Hippopotame,

n'ont rien de commun avec celles du Cochon , qui sont tranchantes et comprimées. Les incisives et les canines du petit Hippopotame sont la miniature de celles du grand. Seûlement les canines du petit, striées )>ien plus finement à proportion sur leur surface, ont de plus à leur face externe un canal large et très- peu profond, régnant sur toute leur longueur. Enfin un germe de molaire ayant deux collines, dont la seconde seulement est fourchue, par conséquent ayant trois pointes, différé de l'analogue dans les Hippopotames vivants. — Tous les os du squelette, en vertu de cette corrélation qui unit les formes des dents à l'ensemble de l'organisation , n'offrent pas de moindres différences spécifiques : par exemple, le crochet de la mâchoire inférieure se portail plus en arriére, à proportion , que dans les tlippopolames vivants; et, au lieu de représenter environ un quart de cercle, il devait former une sorte de lunule.

5" Motei Hippopotame fossile. Hippopotamus médius, Cuvier (toc. cit pag. 332). Cette espèce a été trouvée daps un Tuf calcaire, qui a toute l'apparence d'un produit d'eau douce, â Saint-Michel de Chaisme, département de Maine-et-Loire. Le morceau unique sur lequel Cuvier établit sa détermination est une portion fracturée du côté gauche de la mâchoire inférieure, contenant la dernière et la pénultième molaires, les racines de l'antépénultième et quelques restes d'alvéole de la précédente. Voici la différence spécifique de ces deuls : 1® elles manquent de collet autour de leur base; 2° les disques de leur couronne ne représentent pas des trèfles aussi distincts que ceux de l'Hippopotame; la dernière n'a pas un talon aussi longitudinal et aussi simple, mais seulement trois tubercules formant un talon transverse comme dans la pénultième; comme elles ne ressemblent pas plus aux dents du petit qu'à celles du grand Hippopotame, il n’est pas douteux qu'elles ne constituent une espèce particulière, et leurs rapports avec les Hippopotames sont assez grands pour faire rattacher leur espèce à ce genre. Une détermination plus certaine résulterait évidemment de la comparaison des canines, des incisives et dû crochet axillaire.

Enfin quelques dents indiquant une espèce voisine de l'Hippopotame et plus petite que le Cochon, ont. été trouvées avec des dents de Crocodiles dans un banc calcaire, près de Blaye, département de la Charente. Ces dents représentées pl. 7, fig. 12 à 17 (toc. cit.), offrent d'un côté un trèfle assez marqué bien qu'usé profondé* ment, mais le côté opposé n'offre encore qu'un petit cercle; une 3« fig., 18 à 20, usée encore davantage, présente deux figures à quatre lobes. Quoique leur forme ressemble beaucoup à celle de ('Hippopotame, néanmoins, vu qu'outre des dents de Crocodiles il s'est trouvé dans la même fouille des incisives tranchantes, qui. si elles venaient des mêmes mâchoires, en rapprocheraient beaucoup l'animal de l'un des genres trouvés à Montmartre, Cuvier pense qu’il faut attendre d'autres os pour en pôrter un jugement definitir.

HIPPOPS1DE. Hippopsis. ms. Coléoptères létramères ; genre de la famille des Longicornes, tribu des La imaires, fondé par Germa r qui lui assigne les caractères suivants : antennes très-longues, sélacées, insérées très-

haut, sur la ligne qui sépare le Iront du vertex, dans une échancrure des yeux; (rés - rapprochées Tune de l'autre à leur base, composées de onze articles velus à leur partie extérieure; palpes maxillaires de quatre articles, dont le second et le troisième presque coniques, le quatrième assez long, ovalo-cvlindriqtie, un peu pointu à son extrémité; lète plus que verticale, fortement rabattue en dessous, sa partie antérieure étant la ligne qui porte les antennes; corps très-allongé, presque linéaire; corselet plus long que large, presque cylindrique; pattes courtes; cuisses épaisses. Les Hippopsides connues jusqu'à ce jour, dont le nombre est encore assez petit, sont toutes originaires du Brésil; on peut citer l’espèce suivante comme type du genre.

IlipropsiDE Lixtoi.lt. Uippopsi» liueolatut, G. Antennes plus longues de deux fois que tout le corps; face antérieure de la tète d'un jaune verdâtre; ses côtés, ceux du corselet et trois lignes sur chaque élytre de cette couleur; ces derniers organes terminés en pointe; côtés de l'abdomen jaunes; pattes jaunâtres. Les couleurs, dans ces insectes, sont dues à de très- lins poils couchés. Taille : cinq lignes.

HIPPORCHIDE. Uipporchi». bot. Ce nom a été donné par Du Petit-Thouars (Histoire des Orchidées des iles australes d'Afrique ) à un genre qui correspond au Satyrium de Swartz ou Diplectrum de Persoon. T. ces mots. L’espèce sur laquelle ce genre est constitué, a été nommée Antcenorchi» et Diplectrum amœnum, par Du Pelil-TImuars qui l'a Hguréc avec quelques détails ( toc . cil -y lah. 91 ).

H1PPORHI.N. Hipporhinus. IBS. Coléoptères lélramères; genre de la famille des Rhynchophores, établi par Schoonherr, aux dépens du grand genre Charanson des anciens entomologistes; caractères : antennes assez longues, coudées, composées de douze articles : deux premiers plus longs que les autres et tous obeoniques, les quatre derniers forment la massue qui est oblongue-ovalc; trompe allongée, plus épaisse au bout; yeux ovales, déprimés; corselet arrondi sur les côtés, assez souvent épineux el lobé en arrière des yeux; écusson très-petit ou nul ; élylres ovalaires, soudées, roides et scabres; pieds allongés; jambes denlees; dernier article des tarses biunguiculé. Le type de ce genre est le Curculio pilulariu», Fabr.; Oliv., Entom., v, p. 5U1, pl. 0, fig. 90. Scliôonhcrr y réunit les Curculio apcctrum, ytobifer, recuroun , rubifer, g la ntl i fer, aexvittatus, tribulus, nodulosus, crhputua, rerrucosus, cajfcnsiH, albipes, capistratu », quadrille h», quadrisjnnosus, cia eus, du même auteur, et une vingtaine d’autres plus ou moins nouveaux et même non décrits. Tous, à l'exception d'un ou deux, qui se trouvent à la Nouvelle-Hollande, ont pour patrie la pointe méridionale de l’Afrique.

UIPPORYNCHOS. ois. V. Toucab.

HIPPOSEL1NUM. bot. Synonyme de Stuymium 01 u ëutrum , L., selon les uns, et de Ligusticum Levisticum selon d’autres.

UIPPOSÉR1DE. Ifippoicris. bot. Ce genre, créé dans la famille des Synanthérées par Lesson, a été réuni, par De Candolle, au genre Obo$£bide. F. ce mot.

U1PPOSETA. bot. C’est à -dire Soie de Checal. Syno nyme de Prêle. V. ce mot.

HIPPOTAURUS. sus. Synon. de Jumar. V. ce mol.

UIPPOTHOE. Hippothoa. polyp. Genre de l’ordre des Cellariées, dans la division des Polypiers flexibles et non entièrement pierreux, à polypes situés dans des cellules non irritables. Ses caractères sont : Polypier encroûtant, capillacé, rameux; rameaux divergents, articulés; chaque articulation composée d'une seule cellule en forme de fuseau ou de navette; ouverture polypeuse, ronde, très-petite, située sur la surface supérieure et près du sommet de la cellule. V . Lamx.. Gen. Polyp., p. 89, lah. 80, fig. 15-10.

Une seule espèce com|>o6e ce joli genre que sa petitesse ayait soustrait aux recherches des naturalistes. Elle diffère de tous les genres connus par les nombreux caractères qu'elle présente; mais elle se rapproche des Lafœes par sa composition (une seule cellule à chaque article), et des Aétées par la situation de l'ouverture de la cellule. Sa manière de se ramifier est des plus singulières : c'est de la partie la plus large de la cellule que sortent deux cellules presque toujours opposées entre elles, et formant un angle presque droit avec la première; elles sont à peine visibles à l'œil nu, quoiqu'elles aient la couleur et l'éclai de la Nacre de perle. L’Hippolhoé divergente n’est pas rare sur les Hydrophytes de la Méditerranée, principalement sur le Delesseria palmata.

H IP POT IDE. Uippoti s. Genre de la famille des Rubiacées et de la Pcnlandric Nonogynie, L., établi par Ruiz et Pavon ( Flor . Peruv., 9, p. 55, tab. 901), et caractérisé ainsi : calice en forme de spathe, fendu au sommet d'un côté, et de l'autre se développant en oreillette; corolle infundibuliforine, un peu plus longue que le calice, à cinq lobes presque égaux; cinq étamines insérées sur le milieu du tube, à anthères ovées, non saillantes; disque (nectaire, R. et Pav.) urcéolé, court, à cinq crénelures, placé sur l'ovaire; stigmate à deux lobes appliqués; haie ovée, couronnée par le calice, à deux loges renfermant plusieurs graines très- petites. Jussieu, dans son mémoire sur les Rubiacées (Mém. du Muséum, année 1890), a fait observer que l’organe décrit ici comme un nectaire, devrait être plutôt considéré comme le limbe calicinal , et le calice spalbiforine comme une bradée*. C’est «ce calice dont la forme imite l’oreille d'un Cheval qui a déterminé le nom générique. VHipifotis triflora, R. et Pav., est un arbrisseau indigène des grandes fpréls du Pérou, velu sur toute» ses parties, dont les tiges sont rameuses, entourées à chaque articulation de poils rouges, et dont les feuilles sont ovales oblongues , acnmiuévs et accompagnées du stipules caduques. Les fleurs sont portées , au nombre de trois, sur des pédoncules axillaires et accompagnées de bracléoles. Un auteur a altéré le nom spécifique de celte plante en la nommant Uippoti s trifolia. Celle erreur typographique pourrait donnér lieu à quelque double emploi de la part des copistes.

H1PPUUE. rois. Espèce du genre Coryphœne. J', ce mol.

HIPPURIDK. Uippuris. bot. Ce genre, de la Mouaudrie Monogyuie, L., était autrefois désigné par Vaillant sous le uoiii de Limnopeuce . Jussieu le plaça d’abord

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parmi les Nayades, famille supposée intermédiaire entre les AcotyJédones et les Monocolylédoncs. et dont quelques genres ont été distribués dans les autres ordres naturels du règne végétal. V Hippuria a été plus tard rapproché des Onagraires par Jussieu lui-même (Ann. du Muséum d'Uisloire naturelle, t. lu, p. 353) qui, d'après les dessins fort exacts de Richard père, en a ainsi tracé les caractères : fleurs placées aux aisselles des feuilles, hermaphrodites ou femelles; calice adhérent A l'ovaire, formant au-dessus un petit rebord presque entier, à la face intérieure duquel est insérée une seule étamine; un style simple, papillaire, surmonte Povaire qui devient un fruit monosperme, couronné par le limbe persistant du calice; graine attachée au sommet de la loge , composée d'un embryon cylindrique, èntouré lion d'un périsperme mais d'une membrane un peu charnue; cet embryon a sa base divisée en deux et sa radicule dirigée supérieurement. Dans la description de cette graine, Gærtner (de Fruct., 5, p. 54, t. 84) lui avait, au contraire, attribué un périsperme (albumen) charnu, la radicule dirigée inférieurement, et n'avait fait aucune mention de ses lobes ou cotylédons. Jussieu a de plus indiqué des. rapports éloignés entre le genre Hippuria et les Élæagnées qu'il considérait comme ayant l’ovaire adhérent; mais cette famille, qui a été en ces derniers temps l'objet d'une Monographie publiée par Ach. Richard (Mém. de la Soc. d’Hisl. nat., t. i , 2« partie, p. 375) , ne renferme que des genres à ovaire libre, et dès lors exclut le genre dont il est ici question, et que Link a récemment fait le Jype d'un petit groupe distinct qu'il a nommé Uippuridées.

L’Hipporidk conxuxe, Hippuria tulgaria , L., vulgairement l’esse, est une plante que l'on trouve dans les fossés aquatiques et sur les bords des étangs. Elle a des liges droites, simples, qui s'élèvent de deux à trois décimètres à la surface de l'eau; elles sont garnies de feuilles verticillées, linéaires et qui diminuent de longueur A mesure que les verlicilles sont plus rapprochés du sommet de la tige; les fleurs sont très petites, rougeâtres, axillaires et sessiles. Cette plante change d'aspect d'après la quantité d'eau au-dessus de laquelle elle s’élève. Si elle est progressivement immergée, toutes ses feuilles deviennent plus longues et plus minces, et ses fleurs avortent; entin elle a un port si différent qu'on la prendrait pour une espèce distincte. En cet état, c'est V Hippuria flutiatilia des auteurs allemands.

Vabl (F nu tu., i, p. 13) a décrit une autre espèce, sous le nom A' Hippuria maritima, qui croit près d'Abo en Finlande, sur les bords de la mer. Cette plante est figurée dans les Observ. botan. de Retz (fasc. 3, tab. 1) sous le nom A' Hippuria ianceolaia. Elle est caractérisée par ses feuilles inférieures au nombre de quatre, et les supérieures à cinq ou six dans chaque verticille. Wahlenberg (Flora Suecica , p. 5, l'psal, 1824) ne la regarde que comme une variété de la précédente espèce.

HIPPUKIDÉES. Hippurideœ. bot. Dans l'incertitude que témoignaient les botanistes , touchant la place à accorder au genre Hippuria , Link a propose de l'isoler dans une famille nouvelle qui aurait pour caractère

| distinctif, un périgone marginiforme, monandre. Cette ; famille nouvelle a été accueillie par la plupart des mé- J thodistes.

HlPPl'RINE. Hippurina. bot. (Hydrophytea.) Genre de plantes marines proposé par Stackhouse, dans la deuxième édition de sa Néréide Britannique, pour le Fucua aculealua de Linné , que Lamouroux a placé dans son genre besmareslie. Agardh l’inlercalle dans ses Sporochnes, et Lyngbye parmi ses Desmies : ainsi le genre Hippurine n'a été adopté par aucuù naturaliste; peut être à-tort, car les caractères qui séparent les Bip purines des Desmarcsties sont assez essentiels pour servir à constituer deux genres particuliers.

HIPPUR1S. rois. V. Kafirat à l’article Clufe.

H1PPUR1S. foi. yf. Espèce du genre liide. F. ce mot.

HIPPUKITE. Hippuria. moll. ross. Les Uippuriles que Picot de la Peyrouse découvrit dans les Pyrénées, sont des Coquilles d'une structure fort singulière, et qui présentent des caractères qui rendent leur place difficile à assigner dans les méthodes de classification. Comprises par J>icot de la Peyrouse, dans son genre Ortbocéralite , elles en ont été retirées par Lamarck qui a proposé le genre qui nous occupe, dans le Système des Animaux sans vertèbres. Il l'a conservé depuis en le laissant à la même place dans le Système; ce : genre a été adopté par le plus grand nombre des au- ! leurs et mis à peu près dans les mêmes rapports que | Lamarck, c'est à-dire près des Itélemnites et des Orthocères, dans les Multiloculaires sans spirale; ce genEe, quoique bon, pourrait appartenir à une classe bien dif- : fé rente de celle où on le met actuellement, et si l'opercule n'est point une dernière cloison, comme cela est peu probable, pourquoi ne serait -ce pas une Coquille bivalve? El en effet il n'y a point de motifs bien raisonnables de les éloigner beaucoup des Sphérulites, par I exemple, et des Radiolites. Sur quoi a-l-on basé l’éloi- ! gnement de ces genres que la Peyrouse avait réunis par analogie? sur des cloisons intérieures dans l'un, non observées dans l'autre; et ces cloisons sur lesquelles on s'est appuyé sont-elles bien des loges analogues à celles des autres Polythalames ? Elles n'eu ont ni la structure ni la régularité ; semblables à ces cloisons formées par certains Lithophages dans le fond de la cavité qu'ils occupent, à mesure qu'ils ont besoin de s'approcher de la surface du corps où ils sont enfermés, ou mieux encore, selon l'observation de Defrance, semblables aux cloisons qui se voient dans le talon de certaines Huitres. ces concamérations qui en ont tous les caractères sont le résultat des accroissements de l'animal; et la nécessité où il se trouve d'augmenter d’un côté l'espace où il est compris, de laisser derrière lui l’espace qui lui est devenu inutile , et de trouver néanmoins dans la formation d'une uouvelle loge un point d’appui qui lui est nécessaire," explique parfaitement, et par analogie, la formation des cloisons irrégulières dans les Ilippurites. Ce qui doit en outre détruire presque complètement tout motif de rapprocher les Uippuriles des Polythalames, sont les (rois choses suivantes: 1« le syphon ; • on sait que dans les Polythalames, l'usage du syphon i est comme dans le Nautile, par exemple, ou dans la | Spirule, destiné au passage d'un cordon tendineux

capable de donner un point d'atlaclie solide à ranimai; pour que celle allache remplisse entièrement le but que se propose la nature pour ces genres . il a fallu qu'elle se continuât dans un sypbon non interrompu ; c’est ainsi qu'on l'observe dans tous les véritables Polylhalaines; ici, au contraire, il est cloisonné comme le reste de la partie postérieure de la coquille, ce qui fait voir jusqu'à l’évidence qu’il n’est pas destiné aux mêmes fonctions. On verra bientôt qu'il est même impossible qu'il ail été formé pour les mêmes usages; d’ailleurs ce que l'on nomme syphon dans les llippu* rites, en est-il véritablement un, lorsqu'on le voit affecté à un très -petit nombre d’espèces, les autres ne présentant qu'une gouttière latérale, formée par deux arêtes convergentes de la base au*sommet. 2° L'opercule : des coquilles cloisonnées et en même temps fermées par un opercule mobile, par une valve fort analogue à celle des Spbéruliles et des autres Rudistes, ont dû embarrasser beaucoup ceux des naturalistes qui ont voulu les placer parmi les Cloisonnées. Pour se tirer d'affaire, il a fallu établir des hypothèses; c’est alors que l'on a supposé que l'opercule, dont il est question, n'était autre chose qu'une dernière cloison extérieure, bombée, analogue à celle des Discorbes et d'autres Pulythalames dont la dernière cloison est extérieure et bombée en dehors; mais il faut observer qu'ici il n’y a pas la moindre analogie entre ces cloisons et l'opercule des Hippurites : ici elle est fixe, là elle est mobile, et comme on sait que celle dernière cloison sert de point d'appui à l'animal, elle ne peut lui être véritablement nécessaire que par sa fixité. L’n autre motif qui détruit encore l'analogie, est celui-ci : dans les Polylhalames, toutes les cloisons, depuis la première jusqu'à la dernière, sont semblables pour la forme, la convexité cl les accidents ou caractères qui peuvent s'y rencontrer, dissemblables en cela seulement qu'elles sont de dimensions différentes, étant placées dans un espace conique; ici celle dernière cloison ou cet opercule est fort différent des autres cloisons, criblé de pores; il est tantôt concave, tantôt convexe selon les espèces, taillé en biseau sur son bord pour s'adapter dans la coquille qu'il recouvre, et la clore aussi parfaitement qu'il est possible. Cet opercule peut donc être considéré comme une valve, puisqu’il en remplit les usages, cl si l'on a placé les lladioliles dans les Bivalves, lorsque leur valve operculaireesl si semblable à celle des Hippurites, pourquoi celles-ci ne viendraient-elles pas s'y ranger aussi ? 5° L'adhérence : les Hippurites , comme les Kadioles, étant adhérentes par leurs parois ou par leur sommet, il s'ensuit évidemment qu'elles ne peuvent être considérées,ainsi qu'on fait pour lesBélcmnites, comme étant des corps intérieurs solides de Céphalopodes; tout annonce dans leur forme, leur irrégularité, leur non symétrie, qu'elles ne peuvent appartenir à celle classe d'êtres si voisins des Vertébrés par leur organisation compliquée. Celte adhérence des Hippurites, constatée cependant dès le principe par les observations de Picot de la Pcyrouse, détruit toutes les idées que l'on s'était faites de ces corps, idées qui ne sont dues qu’à la manière dont l’esprit le plus juste et le plus judicieux peut quelquefois se laisser entraîner par la considération exclusive

d'un seul caractère, abstraction faite de tous les autres moyens d'induction.

Il suit de ces observations que le genre Hippurite de Lamarck a élé à tort placé parmi les Polythalames; il doit se ranger dans les Rudistes, à côté des Radiolites et des Spbéruliles. Voici les caractères que Lamarek a assignés à ce genre : coquille cylindracée-conique. droite ou arquée, multiloculaire, à cloisons transverses et subrégulières; une gouttière intérieure, latérale, formée par deux arêtes longitudinales parallèles, obtuses et convergentes ; la dernière loge fermée par un opercule. On ne connaît encore de Coquilles apparle- 1 nant à ce genre, que des espèces qui sont à l'étal de I pétrification , et il est fort difficile par cela même de juger de leur organisation intérieure; le plus grand nombre de celles qui sont connues, viennent des Pyrénées, ont élé découvertes par Picot de la Peyrouse, et décrites par lui dans sa Description de- plusieurs nouvelles espèces d'Ortbocéralites et d’Oslraciles; quelques autres espèces sont d'Italie et de Sainl-Paul-Trois-Châleaux.

Hippurite striée. Hippvritet striata, Def., Dict. des Sc. nat., t. xxi, p. 96; Orthoceratites , Picot de la Peyrouse, Description de plusieurs nouvelles espèces, pl.C, ftg. 1,2,3.

Hippi rite siLLOXNÉB. Hippurites sulcata , Def., loc. cit .; Orthoceratites , Picot de la Peyrouse , loc. cit., pl. 5.

HIPPURITE. polyp. Guetlard et quelques oryctologislcs ont employé le nom d'Uippurite pour désigner divers Polypiers fossiles.

HIPPURITE. llippurita. bot. poss. Le théologien naturaliste Schcuchzer appelait ainsi les empreintes végétales, qu'on soupçonne être celles de Casuarine, et qu’il croyait venir d’une Prèle.

U1PPLRIS. pois. V. Hippuri.

H1PREAU. bot. V. Ypréau.

HIPTAGE. 7 iiptage. bot. Ce genre, de la famille des Malpighiacées et de la Décandrie Monogynie, L., a élé établi par Gærlner sur une plante dont la synonymie est très-compliquée. En effet, Rhécde ( Hort . Malab., 6, tab. 59) l'a figurée sous le nom de Sidaftou; c'est le CalopUftlum Akara de Burinant) (Flor. Ind., 121). Lamarck. dans l'Encyclopédie* méthodique, en fit une espèce de Bunisteria, et, dans ses Illustrations, adopta le nom de Molina, proposé par Cavanilles, mais qui n'a pas élé adopté à cause de l'existence d'un autre genre Molina , établi par Ruix et Pavon. Enfin Schrcber et Roxhurgh ont nommé ce genre Gœrtnera, quoiqu'il y eût déjà deux genres dédiés à l'illustre auteur de la Carpologic. Dans son Protlrotnus S/st. Feg., t. i, p. 583, Te professeur De Candolle a ainsi tracé les caractères du genre Hiptage : calice à cinq divisions profondes, muni de cinq glandes à sa base; cinq pétales frangés; dix étamines dont une plus longue que les autres; trois car(»elles (ou deux seulement par suite d'avorteinenl ) à quatre ailes inégales. L'J/iptage Ma dublota, Gærln. (de Fr uct. , 2, p. 169, tab. 116), Gœrtnera racemosa, Roxb. ( Coromand T, i, p. 19, tab. 18), est un arbre de médiocre grandeur, dont toutes les parties sont couvertes d’un léger duvet formé par

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