‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 2)Chapitre 91 sur 117 · II I R · texte numérisé non relu

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des poils couchés et cendrés. Ses feuilles sont ovales, lancéolées, acuminées, et ses fleurs rougeâtres sont disposées en grâppes au sommet des rameaux. Cet arbre croit dans les Indes Orientais, où Sonnerat dit que les habitants le nomment Madablota, et le cultivent dans les jardins, pour parer de ses .fleurs leurs divinités.

HIPTAGÉES. Hiptageœ. bot. De Candolle ( Protir . Syst. Vegel.j 1, p. 583) a donné ce nom à la seconde tribu de la famille des Malpigbiacées, tribu caractérisée par un style ou par trois soudés en un seul , par ses carpelles secs, indéhiscents, monospermes, souvent développés de diverses manières en forme d'ailes, et par ses feuilles opposées ou verlicillées. A cette tribu appartiennent les genres : Hiptagc , Gærtner; Tristeüateia , Du Pet. Th.; Thryallis, L.; Aspicarpa, Rich.; Gaudichaudia, Kunlli; Ca marea, Aug. Sl.-llil. V. ces mots.

MRCOTR1TICIM. bot. Synonyme de Polygonum Fagopyrum.

HIRCULÜS. bot. Ce nom parait désigner, dans Pline, le Faleriana Cellica. L’Ecluse l’applique à un Saxifrage auquel l.inné l’a conservé.

I1IRCUS. mam. Nom scientifique du mâle de la Chèvre commune.

111RËE. Hirœa. bot. Genre de la famille des Malpighiacées et de la Décandrie Trigynie, L., établi par Jacquin (Plant. A mer., 157), et réuni par Jussieu avec le Triopleriê de Linné. Il en a été de nouveau distingué par Kunth (Atop. Gen.etSpec. Plant, œguin., 5, p. 1G7) et par De Candolle (Prodr.Syst. Feg., j,p.585), qui l’ont caractérisé de la manière suivante : calice hémisphérique, à cinq pétales glanduleux ou dépourvus de glandes; corolle à cinq pétales onguiculés et presque arrondis; dix étamines, dont les filets subulés et alternativement plus longs sont soudés inférieurement; ovaire triloculaire, renfermant un seul ovule suspendu dans chaque loge, surmonté» de trois styles et de trois stigmates tronqués; trois ou rarement deux samares fixées à un axe, munies d'une crête sur le dos, et ceintes d’une aile membraneuse, large et mince, échancrée souvent au sommet et h la base. Les plantes de ce genre sont des arbrisseaux grimpants et volubiles. Leurs feuilles sont opposées, très entières, et leurs fleurs blanches, violacées ou jaunes, sont disposées en grappes paniculées et accompagnées de deux bractées.

Dix-neuf espèces sont décrites dans le Prodrotnu s du professeur De Candolle. Elles y sont distribuées en deux groupes principaux. Le premier, qui conserve le nom d" Hirœa, est caractérisé par ses calices dépourvus de glandes. Il renferme six espèces originaires des climats chauds de l’un et de l’autre hémisphère. On y distingue V Hirœa reclinata décrite et figurée par Jacquin l loc . rit., lab. 170, fig. Ai), qui a pour patrie les environs de Carlhagène en Amérique. Le fruit du Ftabellaria paniculaia de Cavanilles ( Dissert., 0, p. 430, tab. 204) appartient à V Hirœa odorata , Willd. Cette tribu contient en outre deux espèces de l’Inde, décrites par Roxburgh sous les noms d 'Hirœa nutum et à' Hirœa Indien.

La deuxième section a été considérée comme un genre distinct par Berlero, qui en a rapporté deux espèces de Die Sainte-Marthe, et leur a donné les noms de Mascagnia A me ricana et de Mascagnia oblongi folia . Cette section est caractérisée par ses calices glanduleux. Les cinq espèces nouvelles des environs de Cuinana et des bords de l’Orénoque, publiées par Kunth (loc. ci/.), appartiennent à celte section. Enfin les descriptions de six espèces du Mexique ont été ajoutées à la suite des Mascagnia, par De Candolle qui les a tracées d’après les figures inédites de la Flore du Mexique, dont une copie est en sa possession.

1IIRLIN. pois. y. Hccklin.

Mit. MON EURE. Hirmoncura. fis. Genre de l’ordre des Diptères, famille des Tanystomes, tribu des Bombylières, établi par Meigen (Dipl. d’Eur., t. ii, p. 132). Les insectes de ce genre ont les antennes composées de trois articles égaux, presque globuleux, avec un style terminant le dernier. Ils ont trois petits yeux lisses, et leur bec est caché. La principale espèce est VHirmoneura obscura , Meigen (/oc. cit., tab. IG, fig. 7-11).

H1RNELLIE. Hirncllia. bot. Genre de la famille des Synanlhérées et de la Syngénésie séparée, L. , établi par Cassini (Bulletin de la Société Philom., avril 1820) qui l’a placé dans la tribu des Inulécs Gnaphaliées, près des genres Siloxcrus et Gncphosis, et l’a ainsi caractérisé : involucre cylindrique, formé d’environ huit folioles sur deux rangs, appliquées, surmontées d’un appendice étalé, scarieux et coloré, les extérieures coriaces, les intérieures membraneuses; réceptacle nu et poncliforme; calai bide ohlongue, composée de deux fleurons égaux, réguliers et hermaphrodites; ovaires obovoides, très lisses, surmontés d’une série d’aigrette caduque, en forme de coupe, scarieuse, blanche et légèrement crénelée sur ses bords. Les calathides en Irèçgrand nombre forment, par leur réunion, des capitules subglobuleux, et entourés d’un involucre de bractées squam mi formes. L 'Hirnellia cotuloides, H. Cass., est une plante herbacée, à tiges courtes, grêles, rameuses, garnies de feuilles cotonneuses, sessiles et linéaires. Elle a été observée sur des échantillons secs qui se trouvaient mêlés avec ceux du Gnephosis tenuissima, plante originaire du port Jackson. Cette circonstance donne lieu de croire qu’elle provient de la même localité.

HIRONDE. ois. Synonyme d’Uirondelle. y. ce mot.

HIRONDE. moll. Synonyme d'Avicule. F. ce mot.

HIRONDELLE. Hirundo. ois. Genre de l’ordre des Chélidons. Caractères : bec court, triangulaire, large à sa base, déprimé, fendu jusque près des yeux; mandibule supérieure faiblement crochue vers la pointe; narines placées près de la base du bec, oblongues, en partie recouvertes par une membrane et cachées par les plumes du front; pieds courts; quatre doigts grêles: trois devant , l’exlerpe uni à l’intermédiaire jusqu’à la première articulation, un derrière; queue composé* de douze reclrices; ailes longues, la première rémige la plus longue.'

Il est difficile de s’arrêter un instant devant l'immense tableau des phénomènes de la vie, sans y découvrir quelque fait nouveau susceptible d’exercer la saga-

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cité de l'ubservaleur curieux de pénétrer les causes de i la création. Ici les accents mélodieux du Rossignol, qui contrastent d’une manière si frappante avec la voix rauque et effrayante du Butor, lui fournissent matière à de longues réflexions sur les effets si différents d'un organe dont le mécanisme parait cependant être le même chez tous les Oiseaux. Là c’est la parure tnagni- . fique du Promerops. qui fait opposition avec la robe ’ modeste de la Tourterelle; plus loin, la taille gigantesque de l’Autruche lui permet à peine de croire à l'existence de l'Oiseau-Mouchc; enfin la stupide inertie du Manchot redouble son admiration à la vue des grâces que déploie, dans son vol inégal, l'agile et infatigable Hirondelle. Il semble réellement qu'elle ne puisse exister que dans les nues : aussi cette habitude particulière qui lient ces Oiseaux dans une agitation continuelle, en a t elle fait la tribu la plus amie des voyages, et la plus universellement répandue. Les Hirondelles passent, chaque année, des pays chauds aux climats tempérés, et s'avancent même jusqu'aux régions polaires, qnand le soleil, après une longue absence, s’y remontre avec assez de force pour réchauffer ces terres disgraciées. Elles séjournent partout aussi longtemps qu'elles ne sont point contrariées par une température trop froide ou par le manque d’insectes; cependant on prétend qu'à ces deux causes vient aussi se réunir un besoin de revoir d'autres lieux, et l’on fonde celte opinion sur ce qu'à la Guiane. par exemple, où les variations de température ne sont guère seusibles, les Hirondelles effectuent également leurs migrations à des époques invariables, et sont même alors remplacées par d'autres espèces qui, plus tard, restituent la place aux premières. Dans les climats tempérés, le retour des Hirondelles présage ordinairement celui des beaux jours; elles arrivent d'abord par troupes peu nombreuses, mais bientôt la masse dont elles étaient les devancières, se répand dans les villes, dans les campagnes; chacune cherche et retrouve l'habitation qu’elle a quittée au départ.

C’est un fait bien étonnant que ic souvenir gardé par ces Oiseaux, des lieux de leur naissance, et presque toujours dans le voisinage du nid qui les vit éclore, ils placent à leur tour celui qui doit recevoir le fruit de leurs amours; chaque année le même berceau sert au couple fidèle, et si le temps ou une circonstance quelconque en avait causé la destruction, les deux époux s'occupent immédiatement à réédifier ce temple de l'hymen, à l’endroit même où le précédent avait existé. On refuserait une croyance absolue à de semblables traits de mémoire, s'ils n'étaient constatés parles preuves les plus authentiques.

Dès leur arrivée, les Hirondelles se montrent au-dessus des eaux; celle apparition subite a vraisemblablement donné lieu à l'opinion émise par les anciens, et qui trouve encore des partisans parmi les modernes , que ces Oiseaux passent l'biver dans nos climats, mais engourdis au fond des marais; peut -on, dans l'état actuel des connaissances physiologiques, admettre la possibilité d'une aussi longue immersion ? Cependant elle nous a été affirmée par un témoin oculaire, lequel faisant approfondir, dans les environs de Bruxel- J

les, l’un des étangs qui servent de réservoir pour les eaux qu'une machine hydraulique verse dans la ville, vil amener avec la vase de cet étang des paquets de plumes qu’il prit d'abord pour des dépouilles pelotonnées de la canardière; mais hientôt s’apercevant que ces paquets, après un certain temps d’exposition au so leil, commençaient à remuer, il les examina de plus près, en détacha des Oiseaux d’une couleur brune cendrée, dont la forme ressemblait à celle des Hirondelles. Ces Oiseaux ne purent résister à la brusque impression de l’air, ils moururent au bout de quelques heures. Nous rapportons ce fait tel qu'il nous a été donné, en renvoyant aux écrits de G. de Montbéliard, où tout ce qui peut y être analogue se trouve rapporté. Du reste pendant tout leur séjour dans nos climats, les Hirondelles continuent à fréquenter les rivières et les marais; elles se plaisent à voltiger à leur surface qu'elles effleurent d’un vol rapide, en y plongeant même une partie des ailes ou du corps , comme pour les rafraîchir; là plus que partout ailleurs, elles trouvent abondamment réunis les petits insectes ailés dont elles font leur nourriture et qu'elles chassent en volant; ces insectes viennent s'engouffrer dans leur large bec qu’à dessein elles tiennent constamment ouvert. Elles n'ont point de chant bien caractérisé; leur voix se borne, dans quelques espèces, à des accents de plaisir et d'amour, à certain gazouillement assez agréable, qu'elles répètent précipitamment et qui ressemble presque à un langage. Elles ont des mœurs douces : toutes possèdent par un instinct des plus aimables le charme touchant des affections sociales; elles se prêtent de mutuels secours dans les moments de danger, dans la construction des nids ; elles ont pour leur jeune fa Aille un attachement inexprimable et font preuve d'un courage bien au-dessus de leurs forces, lorsqu'il s'agit de la défendre : si quelque ravisseur fait mine de vouloir s'en emparer, le père et la mère, saisis d'une fureur extrême, se hérissent, tournoient constamment autour de l'ennemi, en cherchant à l'intimider par des cris désespérés. Dans ces besoins pressants , toutes les Hirondelles qui se trouvent dans le voisinage viennent au secours de celles qui sont menacées, et il est bien rare qu'elles ne les sauvent.

Le nid de l’Hirondelle est une véritable bâtisse; il est construit d'un ciment formé de terre gâchée avec la matière gluante, sécrétée par le bec, et-de débris de matières végétales ou animales; l'Oiseau, se servant du bec comme d'une truelle, façonne très -arlistemenl ce nid, en superposant les couches de ciment et donnant à la construction la forme sphérique; il l'attache ordinairement aux encoignures des fenêtres, aux poutres des vestibules, des remises, des granges ou des écuries, quelquefois, et suivant les espèces, dans la partie interne la plus élevée des cheminées, dans des fentes de rocher ou dans des trous qu’elles se creusent en terre et sur les rives escarpées des ruisseaux ou des rivières; l'intérieur est tapissé et garni de duvet; l’ouveriure, très -peu spacieuse, est ménagée dans la partie supérieure. La ponte consiste en quatre ou cinq œufs blancs ou faiblement tachetés; l'incubation dure quatorze jours; pendant tout ce temps que la femelle passe avec une constance admirable, sur sa couvée, le

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