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mâle voltige sans cesse alentour du nid, apportant la plus grande partie de sa chasse à la couveuse; la nuit, tapi en sentinelle sur l'ouverture de ce même nid, il en rend la surprise tout à fait impossible. C’est principalement lorsque les petits sont en état d’essayer leurs ailes que redoublent les affections des parents; on les voit tournoyer d'un vol inquiet près de leurs nourrissons, cherchant, par l'exemple, à leur inspirer de la hardiesse; longtemps la crainte retient ceux-ci accrochés aux bords du nid , leurs faibles ailes se déploient avec effort, mais sans résultat; enfin le moins timide s'élance, les autres le suivent et toute la famille ne rentre daus le nid que pour y passer la nuit.
Quand l'équinoxe d’automne vient présager le terme d’une température douce et agréable, les Hirondelles se disposent à aller passer sur les rives du Sénégal un hiver équivalent à nos étés; elles se rassemblent d’a- !>ord plusieurs familles pour former un groupe; chaque groupe se rend ensuite sur les bords de la Méditerranée où une tour élevée forme un point de réunion générale; elles y demeurent ordinairement plusieurs jours dans l'attente d’un vent favorable; il arrive enfin, et h un signal que l'on présume être la naissance du jour, toute la troupe, prenant un essor élevé, traverse d’un vol rapide 1a vaste étendue de la mer. Il arrive souvent que, dans celte longue traversée, les Hirondelles, surprises par des vents contraires, éprouvent des fatigues étonnantes; la plupart d'entre elles alors sont englouties par les vagues, si un hasard salutaire ne leur fait rencontrer un vaisseau dont, en un instant, elles garnissent les mâts, les voiles et les cordages. Les espèces de ce genre, qui toutes paraissent avoir les mêmes mœurs, sont fort nombreuses.
Hirondelle acuti penne. Hirundo pelasgia , Cm., Buff. , pl. enl. 544, 1. Parties supérieures noires, les inférieures rougeâtres; reclrices terminées chacune par une pointe. Des Antilles.
Hirondelle ambrEe. Hirundo ambrotiaca, Lath. Entièrement d'un gris-brun, plus foncé sur la tête; pieds nus; queue fourchue. Taille, cinq pouces six lignes. Du Sénégal. Cette espèce exhale une forte odeur d'Amhre.
Hirondelle d’Antigfe, a gorge couleur de rouille. Hirundo Panayana , Lath. Parties supérieures d'un noir velouté, irisé de violet sur les ailes; rémiges et rectrices d'un noir mat; front et gorge d'un jaune ferrugineux ; devant du cou, poitrine et ventre blancs ; un collier noir, fort étroit; queue fourchue; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. Des Philippines.
Hirondelle bicolore. Hirundo bicoiorf Vieill. Parties supérieures noires, irisées de bleu et de vert doré; les inférieures blanches; rémiges, rectrices et bec noirs; queue fourchue; pieds bruns. Taille, six pouces. De l'Amérique septentrionale.
Hirondelle des blés. P'. Grande Hirondelle brune A VENTRE TACHETE.
Hirondelle bleue et blanche. Hirundo cyano leuca , Vieill. Parties supérieures d’un bleu cendré, les inférieures blanches; un demi -collier brun sur le devant du cou; rémiges et rectrices brunes; lectrices caudales inférieures noires. Taille, cinq pouces. De l'Amérique méridionale.
Hirondelle bleue de la Louisiane. Hirundo tersicotor'y Vieill.; Hirundo pur purea , Lath.; Hirundo subi* , L.; Hirundo violacea , L., Buff. , pl. enl. 722. Tout le plumage noir irisé; rémiges, reclrices et bec d’un noir mat; queue fourchue. Taille, sept pouces. La femelle a la télé , le dos , le croupion , la gorge et le cou bruns, tachetés de gris avec quelques reflets sur la tête et les ailes; l'abdomen d'un blanc grisâtre.
Hirondelle bleue et rousse. Hirundo cyanopyrra, Vieill. Parties supérieures bleues, irisées de violet, avec la base des plumes d'un gris jaunâtre; front, joues, gorge et dessous du cou d’un roux vif; parties inférieures roussâtres; un demi-collier bleu ; rectrices grises en dessous avec une bande blanche, arquée; queue très - fourchue. Taille, six pouces six lignes. De l'Amérique méridionale.
Hirondelle brune. Hirundo fuaeç , Vieill. Parties supérieures brunes, les inférieures blanches, â l’exception d'un demi-collier et des flancs qui sont bruns; une tache marbrée de bleu et de blanc au milieu de la poitrine; extrémité des tectrices alaires blanche; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces. De l'Amérique méridionale.
Hirondelle brune et blanche a ceinture brune. Hirundo lorquatOf Lath., Buff., pl. enl. 23. Parties supérieures brunes, les inférieures blanches, ainsi qu’un espace entre le liée et l’œil; une bande transversale brune sur la poitrine ; queue carrée. Taille, six pouces. Du Cap de Bonne Espérance.
Hirondelle brune de la Nouvelle -Hollande. Hirundo pacifica , Lath. Plumage d’un brun noirâtre, à l’exception de la gorge et du croupion qui sont d’un blanc bleuâtre; queue très -fourchue. Taille, quatre pouces sept lignes.
Hirondelle du Caf, Hirondelle a capuchon roux. Hirundo Capensis , Lath., Buff., pl. enl. 723, fig. 2; Hirundo rufuia , Levaill- Parties supérieures d’un noir irisé de bleu; sommet de la télé noir; parties inferieures et croupion d'un roux clair; pieds jaunâtres ; queue fourchue. La femelle a le sommet de la tête et la nuque d’un roux foncé, mélangé de noir; les rémiges et les rectrices frangées de roux ; toutes les rectrices latérales marquées iulérieurement d’une tache blanche; la gorge variée de blanchâtre et de brun, les parties inférieures jaunâtres, tachetées de noir. Taille, sept pouces.
Hirondelle de Catenne. Hirundo chalibeat Lath., Buff., pl. enl. 545, fig. ^ Parties supérieures noires , irisées de violet; rémiges et rectrices bordées de noirâtre; parties inférieures roussâtres, nuancées de brun; bec et pieds bruns; queu* fourchue. Taille, six pouces.
Hirondelle deCayenne, a bande blanche sur levertre. Hirundo fa*ciataf\^\h. Tout le plumage noir, à l’exception d’une bande blanche transversale sur le ventre et d’une tache de même nuance sur les jambes; bec et pieds noirs; queue fourchue. Taille, six pouces.
Hirondelle chaltbEe. r. Hirondelle de Cayenne.
Hirondelle dechemixée. Hirundo rustica, L.. Buff., pl. enl. 543, fig. 1. Parties supérieures, côtés du cqu et large bande sur la poitrine d’un noir irisé; front et gorge d’un brun marron; parties inférieures d’un blanc
roussâlrc; reclrices latérales très-longues, marquées ainsi que les autres, à l'exception des intermédiaires, d'une grande tache blanche sur les barbes internes. Taille , six pouces et demi. D'Europe. De toutes les espèces qui fréquentent nos régions tempérées, l'Hirondelle de cheminée est celle qui montre le plus d’empressement à s'y rendre, et il arrive souvent que, séduite par un retour prématuré des beaux jours, elle a encore à endurer les tourments de la famine et des froids violents qui font périr un assez grand nombre d'entr'elles. Son nom lui vient de l'habitude qu'elle a de construire son nid de préférence dans l’intérieur des cheminées; différant en cela de la plupart des autres espèces, elle en construit un nouveau chaque année : aussi s'en occupet-elle immédiatement après son arrivée. De toutes ses congénères c’est aussi celle qui fait entendre le chant le plus agréable; elle se plait surtout à le répéter aux deux extrémités du jour, et ce chant est également exprimé par la femelle comme parle mâle.
Hirondelle a collier blanc, f'. Hirondelle de Cayenne a bande, etc.
Uirondblle a cioi pion blanc du Paraguay. Hirutulo leucorrhoa, Vieill. Parties supérieures d’un bleu irisé; rémiges, tectrices et rectrices noires; parties inférieures et sourcils blancs. Taille, cinq pouces quatre lignes.
Hirondelle a croupion roux. Hirundo A me ricana, Val-., Lath.; Hirundo pyrrhonola , Vieill. Parties supérieures bleues, avec le bord des plumes roussâlre; front d’un brun roussâtre; sommet de la tête et tache du devant du cou bleuâtres; cotés de la télé et gorge d'un roux vineux; occiput et lectrices alaires inférieures d'un brun clair, varié de roussâtre; croupion roux; tectrices caudales supérieures brunes,. liserées de blanchâtre; rémiges et rectrices d'un brun rougeâtre; poitrine cl ventre blanchâtres; abdomen noir; queue fourchue. Taille, cinq pouces quatre lignes. De l’Amérique méridionale.
Hirondelle a croupion roux et queue carrée. Hirundo Americana , Lath. Parties supérieures d'un brun noirâtre et irisé; croupion roux, avec le bord des plumes blanchâtre; parties inférieures d’un blanc sale; tectrices caudales inférieures roussâtres. Taille, six pouces. De l'Amérique méridionale.
Hirondelle domestique dü Paraguay. Hirundo dometlica, Vieill. Parliessupérieuresd’un bleu noir, irisé; rémiges, tectrices et reclrices noires; joues d'un noir velouté; côtés de la télé noirâtres ; gorge, devant du cou et flancs blanchâtres, .variés de brun; poitrine et ventre blancs ; bec noir; pieds d'un noir violet en devant, rougeâtres derrière; queue fourchue. Taille, sept pouces neuf lignes.
Hirondelle fardée. Hirundo fucala , Terntn., pl. j color. ICI , fig. 1. Parties supérieures brunes, avec le bord des plumes brunâtre; sommet de la tète d’un roux pourpré; gorge et poitrine d’un roux orangé; parties inférieures blanches; queue médiocrement fourchue; bec et pieds noirs. Taille, quatre pouces. Du Brésil.
Hirondelle fauve. Hirundo fuira , Vieill. Parties supérieures noires, irisées de bleu; front et croupion rougeâtres; dessus du cou, rémiges et reclrices d'un
brun foncé, avec le bord des plumes gris; poitrine bru nâtre; flancs roux; milieu du ventre et tectrices caudales inférieures d’un blanc sale; bec et pieds noirs. Taille, cinq pouces. Des Antilles.
Hirondelle db fenêtre. Hirundo urbica , L., Buff., pl. enl. 542, fig. 2. Parties supérieures noires, irisées de violet ; rémiges, rectrices et tectrices d'un noir mat; parties inférieures et croupion blancs; queue fourchue; bec noir; pieds emplumés. Taille, cinq pouces. D'Europe.
Hirondelle a front roux d’Afrique. Hirundo rufifront + Vieill. Parties supérieures d'un noir irisé; un bandeau roux sur le front; parties inférieures blanches; bec et pieds noirs; queue fourchue. Taille, sept pouces.
Hirondelle a gorge rayée. Hirundo nigricans, Vieill. Parties supérieures d'un brun noirâtre; les inférieures blanchâtres , rayées de bruit sur la gorge et le devant du cou; bec et pieds noirs; queue médiocrement fourchue. Taille , cinq pouces. De la Nouvelle- Hollande.
Hirondelle a gorge rousse. Hirundo ruftcoUi»f Vieill. Parties supérieures d’un brun noirâtre; gorge rousse; devant du cou gris; poitrine et flancs d'un gris brun; milieu du ventre d’un blanc jaunâtre; bec et pieds noirs; queue carrée. Taille, cinq pouces. Du Brésil.
Grande Hirondelle brune a ventre tacheté. Hirundo borbonica , Lath. Parties supérieures d’un brun noirâtre, les inférieures grises, avec de longues taches brunes; queue carrée; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces et demi. De l'Ile-de-France.
Grande Hirondelle a ventre rou* du Sénégal. Hirundo Senegulensis, Lath., Buff., pl. enl. 310. Parties supérieures d’un noir brillant, irisé; rémiges et reclrices d'un noir mal; croupion et lectrices caudales supérieures d'un roux assez vif; gorge roussâtre; parties inférieures rousses; bec et pieds noirs; queue très-fourchue. Taille, huit pouces six lignes.
Hirondelle grise.ues rochers. Hirundo rupettris , L. Parties supérieures d'un brun clair; rémiges brunes; rectrices. â l'exception des deux inlermédiaires,qui sont marquées d'une grande tache Manche ovale à l'extrémité des barbes internes ; parties inférieures d’un blanc roussâtre; bec et pieds bruns; tarses garnis en dedans d'un duvet grisâtre. Taille, cinq pouces deux lignes. Les jeunes ont les plumes du manteau et des ailes bordées de roussâlrc; la gorge blanchâtre, ponctuée de cendré; les parties inférieures d'un roux cendré. Des parties méridionales de l’Europe et du nord de l’Afrique; on la retrouve aussi dans l’Amérique méridionale.
Hirondelle a hausse-col. Hirundo tnclanoleuca , Prince Maxim., Temm., pl. color. 200, fig. 2. Parties supérieures, joues, large ceinturon couvrant la poitrine et tectrices caudales d'un noir brillant; rémiges et rectrices d’un noir mat; gorge et parties inférieures blanches; bec et pieds bruns; queue très-fourchue. Taille, cinq pouces. Du Brésil.
Hirondelle huppée. Hirundo criatataf Vieill., Levaill., Ois. d’Afr., pl. 247, flg. 1. Parties supérieures, gorge et cou d’un gris clair, argenté; rémiges et rec-
trices d'un (fris cendré ; sommet de la tête orné d'une huppe composée de cinq à six plumes étroites, redressées; parties inférieures d'un blanc grisâtre; bec et pieds d’un gris plombé; queue fourchue. Taille, cinq pouces. Du cap de Bonne-Espérance.
Hirondelle des j ardus. Hirundo jugula ris , P. Maxim., Temm., pl. color. , fig. 2. Partie» supérieures d’un brun fauve; rémiges et reclrices d'un brun noirâtre; première rémige ciliée et très- rude intérieurement dans toute sa longueur; gorge rousse; poitrine et flancs d'un fauve cendré; milieu de l'abdomen blanchâtre; bec et pieds noirâtres; queue médiocrement fourchue. Taille, quatre pouces six lignes. Brésil.
Hirondelle dk Java. Hirundo Javanica, Lalh. Parties supérieures d'un noir bleuâtre , brillant; lectrices alaires, croupion, |u>itrine et abdomen d'un cendré clair; front, gorge et devant du cou d’un roux ferrugineux; reclrices, les deux intermédiaires exceptées, tachées de blanc vers l’extrémité; bec et pieds noirs; queue presque carrée. Taille, cinq pouces six lignes.
Hirondelle leccoftêre. y. Hirondelle a ventre
RLANC.
Hirondelle de marais. Hirundo paludicola, Vieill., I.ev.. Ois. d’Af., pl. 246, fig. 2. Plumage d’un gris-brun cendré ; rémiges et lectrices alaires bordées de roussâtre; bec et pieds brun»; queue médiocrement fourchue. Taille, cinq pouces. C'est peut-être la même espèce que l’Hirondelle de rivage.
Hirondelle marron. Hirundo castanea , Savigny. Eg. Ois., pl. 4, fig. 4. Brune; collier d'un brun foncé; gorge et ventre marron. Égypte.
Hirondelle noire d'Afrique. Hirundo atra, Vieill., I.evaill., Ois. d’Afr., pl. 244, fig. 1. Tout le plumage noir, à l'exception des côtés du croupion et des barbes internes des rémiges, qui sont d’un blanc assez pur; bec et pieds noirs; queue fourchue. Taille, sept pouces et demi.
Hirondelle noire et blanche a ceinture crise. Hirttndo Peruviana , Lalh. Parties supérieures noires; télé, gorge, cou, tectrices alaires, ceinture ou bas de la poitrine d'un cendré clair; rémiges et reclrices cendrées, frangées de jaunâtre; parties inférieures blanches; bec et pieds bruns; queue fourchue. Taille, sept pouces. Du Pérou.
Hirondelle noire a croupion gris. Hirundo Fran~ cicoy Lalh.' Parties supérieures noirâtres, avec le croupion d’un grisxendré; parties inférieures blanchâtres; hec et pieds noirs; queue carrée. Taille, quatre pouces deux lignes. De l'Ile-de-France.
Hirondelle orientale. Hirundo Jaranica,ltmm.y pl. color. 65. Parties supérieures d'un bleu d'acier poli; front, gorge et poitrine antérieure d'un roux orangé; parties inférieures brunes avec le bord des plumes cendré; rémiges et reclrices d’un vert noirâtre; une tache blanche sur chaque rectrice; bec et pieds noirâtres. Taille, quatre pouces six lignes.
Hirondelle b'O-Taïti. Hirumlo' Tahiiica , Lath. ; Hirundo 7'aitensis, Less., Voy. de la Coq. Parties supérieures d’un noir bleuâtre ; rémiges et reclrices d'un noir terne; front d'un roux ferrugineux; devant du
cou, poitrine et abdomen d'un brun roussâtre; tectrices sous caudales cendrées,* avec le bord des plumes brun. Taille, quatre pouces six lignes.
Uiroxdeli.e d'Ooxalaska. Hirundo doonalasken sis, Lalh. Parties supérieures d'un noir mal , les inférieures ainsi que les côtés de la tête d'un cendré noirâtre; croupion blanchâtre; bec et pieds noirâtres; queue fourchue. Taille, quatre pouces six lignes. Des Iles de l’Océan boréal.
Petite Hirondelle brune a ventre tacheté. Hirundo virescens, Vieil., Buff., pl. enl. 544, fig. 2. Parties supérieures d’un brun verdâtre; sommet de la tête, rémiges et reclrices d’un brun noirâtre; les trois dernières rémiges bordées de verdâtre et terminées de blanc; parties inférieures grises, striées de brun; bec et pieds noirs; queue carrée. Taille, quatre pouces et demi. De l'ile Bourbon.
Petite Hirondelle noire. Hirundo nigra, Buff., pl. enl. 725, fig. 1, Lalb. Entièrement noire; ailes trèslongues, dépassant de beaucoup la queue <fui est fourchue. Taille, cinq pouces huit lignes. Des Antilles.
Petite Hirondelle noire a ventre cendré. Hirundo ctvrutea . Lath. Parties supérieures d'un noir brillant; rémiges et reclrices d’un brun cendré, bordées de jaHnàtre; parties inférieures cendrées; bec noir; yeux entourés d'une aréole brune; pieds noirs. Taille, cinq pouces. Du Pérou.
Hirondelle a plastron blanc. Hirundo albicoliis, Vieill. Plumage noir, à l'exception d'un demi-collier et d'une sorte de plastron blancs en dessous du collier; queue carrée. Taille, huit pouces. Du Brésil.
Hirondelle de rivage. Hirundo riparia, L., Buff., pl. enl. 052, fig. 2. Parties supérieures, joues et bande pectorale d’un brun cendré; rémiges et reclrices d’un brun noirâlre; gorge, devant du cou, ventre et tectrices caudales inférieures blanches; bec et pieds bruns; tarse garni de quelques petites plumes à l’articulation du pouce; queue fourchue. Taille, cinq pouces. Les jeunes ont la majeure partie des plumes bordée de roussâtre. Cette espèce et la suivante s’éloignent beaucoup de leurs congénères dans la plupart de leurs habitudes et surtout dans la construction de leurs nids; on n’y retrouve plus cette intelligence surprenante qui faisait de faibles Oiseaux des architectes expérimentés; ici ce sont des mineurs qui se creusent des galeries souterraines de plusieurs pieds de longueur et à l’extrémité desquelles ils déposent quelques brins de paille, un peu de duvet, et où la femelle, à l’abri de tous les regards, se livre aux douceurs de l’incubation. C’est aussi dans cette demeure ténébreuse qu’ils passent tous les instants qui ne sont point employés à la recherche de la nourriture; on prétendait même qu'ils y séjournaient pendant toute la froide saison , partie du temps engourdis, et partie à l'affût des insectes que le froid forçait à chercher un refuge dans ces abris obscurs. Nous avons bien des fois cherché à nous assurer du fait en culbutant, pendant l'hiver, nombre de ces trous creusés dans le sable ou l’argile, mais toujours nos recherches ont été infructueuses : constamment nous avons trouvé les loges désertes, sans autre indice d’ha- ■ lutation que le nid abandonné.
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il i rosii kl le he Robin. Hirundo Robini, Leu. D’un brun noir, avec la gorge, le devant du cou cl la poitrine d'un roux marron. De Pile de la Trinité.
Hirondelle rousse. Hirutulo rufa , Lath. Partie* supérieures noires, irisées de bleu; rémiges et rectrices d'un noir mat , avec des taches blanches à l'extrémité de ces dernières; front brun ; gorge et devant du cou roux ; un demi-collier noir sur le haut de la poitrine ; parties inférieures d'un blanc lavé de roux ; bec et pieds noirs; queue fourchue. Taille, six pouces. La femelle a le front blanchâtre et le roux des parties inférieures moins pur. De l'Amérique septentrionale.
Hirondelle rousse et noirâtre. Hirutulo rutila, Vieill. Parties supérieures noirâtres; sommet de la tête brun, varié de grisâtre; front, joues, gorge, cou et haut de la poitrine d'un roux vif; bec et pieds noirs; queue carrée. Patrie inconnue.
Hirondelle rousseline. V. Hirondelle du Cap.
Hirondelle Salangane. Hirundo csculenla , Lath. Parties supérieures d'un brun noirâtre; rémiges et rectrices noires; parties inférieures brunes; gorge blanchâtre; bec noir; pieds bruns; queue fourchue. Taille, trois pouces et demi. Cette espèce, commune dans les lies de la Sonde, est remarquable à cause de la construction de son nid, des matériaux qu'elle y emploie et de l’iisage que l'on en fait; on ne saurait mieux comparer ce nid, pour la forme et l'épaisseur, qu'à l'une des valves de celte Coquille nommée par Linné Mytilu* Hirundo y Aromie Oiseau (Lamk.). La Salangane le construit avec le mucilage qui constitue ou enveloppe le frai de Poisson; selon quelques voyageurs, ou plutôt d'après l'opinion commune, avec des Fucus du genre Gelidium ; les couches de mucilage provenant de ces matières sont superposées , et il en résulte sur la surface du nid des rides concentriques , imbriquées, semblables à celles que l'on observe sur les coquilles d'Huilres; ces nids soûl très-adhérents au rocher, cl l'on dirait, en les voyant, que ce sont autant de petits bénitiers. Ils sont demi-transparents, Jeur cassure est vitreuse comme celle de la colle forte; leur couleur est jaunâtre, leur consistance assez ferme et tenace; ils sont susceptibles de se ramollir par l’humidité, et de se dissoudre dansTeau bouillante à la manière de la gélatine; aussi, les naturels les recherchent-ils pour en faire des potages dont l’usage n'est même réservé qu'aux plus riches, vu le haut prix que l'on y attache. Ou fait chaque année trois récoltes de ces nids, et l'on assure que leur construction coûte deux mois à chaque couple qui s'en occupe.
Hirondelle satines. Hirundo minuta , P. Max., Tcmm., Ois.color., pl. 309, f. U Parties supérieures, joues, côtés du cou et lectrices caudales inférieures d'un noir lustré, irisé en bleu ; rémiges et rectrices noires; parties inférieures d'un blanc satiné; bec et pieds bruns; queue médiocrement fourchue. Taille, quatre pouces et demi. Du Brésil.
• Hirondelle de Sibérie. Hirundo Daourica, Lath. Parties supérieures d'un bleu cendré, irisé; sourcils et croupion d’un roux pourpré.; parties inférieures blanchâtres, rayées de noir; rémiges noires; rectrices d’un noir luisant, les latérales très longues, avec une grande
tache blanche, oblongue au bord interne*; bec et pieds noirs. Taille, sept pouces.
Hirondelle Tapêre. Hirundo Tapera, Lath. Parties supérieures brunes ; rémiges et rectrices noirâtres ; gorge, devant du cou et poitrine d’un gris cendré ; parties inférieures blanches; liée noir ; pieds bruns ; queue fourchue. Taille, cinq pouces neuf lignes. Amérique méridionale..
Hirondelle tacheter deCatenne. Hirundo leucoptera, Yar., L.. Buff., pl. enl. 540, fig. 1. Parties supérieures brunes, les inférieures blanches, parsemées de taches brunes, ovales; bec et pieds noirs; queue fourchue. Taille, quatre pouces et demi.
Hirondelle a tête rouge. Hirundo erythrocephula, Lath. Parties supérieures noirâtres, avec le bord des plumes blanc; tête rouge; parties inférieures blanches; lectrices caudales inférieures brunâtres; bec et pieds bruns; queue médiocrement fourchue. Taille, trois pouces. De l'Inde.
Hirondelle a tête rousse. Hirundo Imlica, Lath. Parties supérieures brunes; sommet de la télé d'un roux brunâtre; tectrices alaires bordées de blanchâtre qui est la couleur des parties inférieures; bec et pieds bruns; queue fourchue. Taille, quatre pouces. De l'inde.
Hirondelle de Vanieoro. Hirundo Tanikorentis, Quoy et Gaym., Voy. de l'Astrolabe, pi. 12, fig. 3. Tout le plumage est noir, à l'exception de la gorge et du dessous du ventre qui sont d’un brun grisâtre; bec petit cl fort, noir ainsi que les pieds. Taille, cinq pouces.
Hirondelle vélocifere. Hirundo velox, Vieill., Le?., Ois., d'Afr., pl. 24, f. 3. Parties supérieures d'un noir foncé, irisé; les inférieures, le bec et les pieds d'un noir pur; croupion blanc; queue fourchue. Taille, cinq pouces. *
Hirondelle a ventre blanc. Hirundo albicentri s, Vieill.; Hirundo dominicenaia, Lath., pl. 28 à- 29 des Ois. de l'Amérique septentrionale. Plumage d'un noir lustré, irisé en bleu, à l'exception de la poitrine et du ventre qui sont blancs; lectrices inférieures grises; bec noir; pieds bruns; queue fourchue. Taille, sept pouces. La femelle a le front, la gorge et les flancs roux.
Hirondelle a ventre blanc. Hirundo teucoptera , Lath., Buff., pl. enl. 546, f. 3. Parties supérieures cendrées, irisées; croupion et parties inférieures d'un blanc brillant; bec et pieds noirs; queue fourchue. Taille, cinq pouces. Amérique méridionale.
Hirondelle a ventre jaunâtre. Hirundo flarigaatra, Vieill. Parties supérieures brunes; gorge roussàtre; parties inférieures d’un blanc jaunâtre; bec et pieds bruns; queue fourchue. Taille, cinq pouces. De l'Amérique méridionale.
HIRONDELLE, moll. Nom marchand devenu scientifique d'une espèce du genre Avicule. T. ce mot.
HIRONDELLE DE MER. ois. P. Sterne.
HIRONDELLE D'E MER. rois. Les matelots donnent généralement ce nom à YExocelua salions et à un Trigle.
HIRONDELLE DE TF.RNATE. ois. Synonyme vulgaire d’Oiseau de Paradis, y. Paradis.
H1RP1C1ER. Hirpicium. bot. Genre de la famille des Synautliérées, Coryrabifêres de Jussieu, et de la Syngé-
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nésie frustrante, L., établi par Cassini (Bullet. de la j Soc. Philomat., février 1820) qui l'a ainsi caractérisé: involucre carapanulé. formé d'écailles imbriquées, soudées par leur base, et libres dans leur partie supérieure, qui est arquée en dehors, linéaire, coriace, spinescente et hérissée; réceptacle petit, conique, marqué de profondes alvéoles à cloisons membraneuses ; calathide radiée, dont le centre est composé de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et la circonférence d'un seul rang de demi-fleurons stériles; ovaires hérissés de poils très-longs, fourchus et fascicules ; aigrette cachée par les poils, formée d'écailles paléiformes, laminées, lancéolées et scarieuses. Ce genre a été placé dans la tribu des Arclotidées Gortériées, près des genres Gorteria et Melanchryaum; il diffère du premier par son aigrette, et du second par son involucre. Cassini a également indiqué ses affinités avec le Berckheya. VHirpicium echinulatum , H. Cassini, est une plante à tige ligneuse et rameuse, à feuilles alternes, souvent fasciculées, oblongues, lancéolées, lomenteuses en dessous, glabres et vertes en dessus, et à calalhides solitaires, jaunes dans leur disque, et orangées dans leurs rayons. Cette plante, originaire du cap de Bonne- Espérance , est VOEdera alienata de Thunberg ( Prodrom. Plant. Cap.), qu'il ne faut pasennfondre avec VOEdera aliéna de Jacquin, Linné (ils et Willdenow, type du genre Heterolepix. F. ce mot.
HIRSCUFIELD1A. bot. Mcench ( Method . Plant., 264) avait formé sous ce nom un genre aux dépens du Sinapis de Linné. De Candolle (Syst. k'eget. Natur I. n, p. 618) n'en a fait qu'une section de celui-ci , dans laquelle il a placé le Sinapis iticana, L., ou Hirschfieldia adpreata, Mœnch, et le Sinapis helerophylla, Lagasca. y. Moctabde.
HlRSl'TÉ. Hirsutus. bot. zool. Cette épithète s'applique aux surfaces garnies de poils longs et nombreux.
HIRTEA. ms. Synonyme de Bibion. y. ce mot.
HIRTELLE. Hirtella. bot. Genre de la nouvelle famille des Chrysobalanées de R. Brown, et de la Pentandric Monogynic, établi par Linné, et dont les caractères ont été de nouveau examinés et rectifiés de la manière suivante par Kunth ( Aor . Gener. et S/tecies Plant, œquinoct., t. vi, p. 244) : calice persistant, à cinq divisions colorées , plus ou moins inégales et réfléchies, ayant un éperon adné au pédicelle; corolle à cinq pétales insérés sur le calice, sessiles et égaux ; étamines au nombre de trois, cinq, sept, ou rarement vingt, unilatérales et insérées sur le calice; deux à cinq existant à l’étal rudimentaire sur le côté de l'éperon; leurs filets sont libres: leurs anthères, hiloculaires, s’ouvrent à l'intérieur par une fente longitudinale; ovaire supère, sessHe, hérissé, uniloculaire, renfermant deux ovules fixés au fond de l’ovaire, collatéraux et dressés; style ayant son origine à la base de l'ovaire ; baie sèche, obovée, anguleuse et monosper'me. Le genre Cosmibuena de Ruiz et Pavon ( Prodrom . Flor. Peruv., 10, tab. 2) est le même que l 'Hirtella de Linné. Les plantes de ce genre sont des arbres ou des arbrisseaux grimpants; elles ont des feuilles alternes, entières, accompagnées de stipules pétiolaireset géminées; leurs fleurs sont disposées en grappes terminales et axillaires, sim-
pies ou rameuses et soutenues par des bractées. On en connaît sept espèces indigènes des Antilles et de l’Amérique méridionale. L* Hirtella Americana de Jacquin est devenu V Hirtella paniculata de Lamarck qui a donné le nom spécifique de racetnosa à VHirtella Americana d’Aublet. Celte dernière plante croit dans l’ile de Cayenne, où les créoles la confondent, sous le nom de Boi» de Gaulette , avec tous les arbres dont les branches fendues servent à faire des claies ou des cloisons. L' Hirtella polyandra, une des deux espèces nouvelles publiées par Kunth, est représentée avec tous les détails de la fructification dans les A'ora Généra Plant, œquin., t. vi, p. 246, tab. 565.
HIRUDINARIA. bot. Synonyme ancien de ly tinta-, chia nutnmularia, L.
HIRUDINÉES. Hirudineœ. abbél. Ordre quatrième de la classe des Annélides, établi par Savigny (Syst. des Annél., p. 6 et 105) qui lui assigne pour caractères distinctifs : point de soies pour la locomotion ; une cavité préhensile à chacune des extréjnités; des yeux. L’absence de soies locomotrices éloignerait suffisamment les Hirudinées des autres ordres d'Annélides, si elles ne s’en distinguaient encore par un grand nombre d'autres caractères qui n’ont point échappé à l'observation attentive du savant Savigny. Leur corps est composé d’un grand nombre d’anneaux très -serrés vers la partie antérieure et difficiles à compter. La ventouse orale ou antérieure ( capula ) est formée du premier segment et de quelques-uns des suivants séparés les uns des autres ou confondus en une seule pièce; elle est plus ou moins profonde, et le nombre des anneaux qui la constituent ne parait s’augmenter qu'aux dépens de celui des anneaux du corps. La bouche, placée au fond de cette sorte de godet, est armée de parties qui font l’office de mâchoires, mais elle n'offre ni trompe musculeuse ni tentacules. La ventouse anale ( cotyla ) n'est, suivant le même auteur, qu’une expansion du dernier anneau du corps; l’anus est ouvert non au milieu, mais en avant de cette même ventouse, vers sa base supérieure. Les yeux sont tous placés sur la veutouse orale, ou bien ils sont dispersés sur celte ventouse et sur les segments qui viennent après; ce qui a lieu suivant que celte même ventouse est composée d'une seule pièce ou de plusieurs anneaux distincts. Ces organes ne font aucune saillie à l'extérieur. Quant aux orifices extérieurs de la génération, Savigny en parle en ces termes : « Je dois dire quelques mots des deux pores situés l’un derrière l’autre, sous la partie antérieure du corps. Ces pores servent à la génération; lis ne sont jamais séparés que par un petit nombre d'anneaux; mais leur position, relativement au nombre total des segments, est assez variable, puisque le premier de ces orifices parait s’ouvrir tantôt sous le dixseptième, tantôt sous le vingt-septième ou plus loin encore ; différence qui dépend évidemment en partie du nombre des segments qui sont restés divisés entre eux ou qui se sont intimement unis pour former la ventouse orale , quand celle-ci est d’une senle pièce. » La locomotion s'opère, chez les Hirudinées, au moyen de la ventouse qui termine l’une et l’autre extrémité du corps, et par les contractions vives et faciles de celui ci.
5 IUCT. DES «CIEBrRS X AT.
II I s
Cet ordre comprend une seule famille que Savigny désigne sous le nom de Sangsues, Hirudincs , tandis que la plupart des naturalistes lui donnent celui d'Ilirudinées. y. Sangsue.
HIRl'DINELLA. MT. Garsin a donné ce nom au Distoma ClavatUM de Rudolphi. V. Distome.
HIKIDO. annêl. y. Sangsue.
HIIUNDINARIA. rot. C'est-à-dire Herbe à l'Hirondelle. La Cliélidoine a été le plus communément désignée sous ce nom, qui a aussi été appliqué à la Ficaire et à l’Aselépiade Dompte-venin.
HIRl NDO. ois. y. Hirondelle.
HISINGÊUE. ilisingcra. bot. Hcllénius (Act. lioltn. 17Uü. p. 33. (ali. 3) a établi sous ce nom un genre de la Diœcic Polyandrie, L., et rapporté par Adrien de Jussieu (Dissert. île Euphorb., p. 54) à la famille des Fuphorbiacécs. Voici les caractères de ce geure trèsimparfaitement connu : Heurs mâles ayant un périant lie unique, à quatre folioles; douze à vingt étamines; Heurs femelles pourvues d'un périanllie à six folioles; ovaire à deux styles; baie didyme, à deux loges, chacune renfermant une seule graine. VHisingen niliila est un arbrisseau des montagnes de Saint-Domingue et de la Jamaïque. Ses tiges sont rameuses, vcrruqueiises ou parsemées de points blanchâtres, garnies de feuilles alternes, ohlougues, étroites à la base, un peu obtuses ail sommet , luisantes, coriaces et dentées en scie. Les pédoncules sont agrégés et uniflores.
IIISINGEIUTE. miî». Substance dont la classification est encore incertaine, et qui se présente en masses latneileuses de couleur noire. Sa cassure est terreuse; sa dureté médiocre. File pèse spécifiquement 3,04. Klle*esl fusible au chalumeau, avec addition de Borax, en une masse vitreuse vert -jaunâtre. Elle est composée, d'après l'analyse de llisinger, de Silice 27,50; Alumine 5,50; protoxyde de Fer 47,80; Oxyde de Manganèse 0,77; Eau 11,75. On la trouve disséminée au milieu de la Chaux carbonaléc laminaire, dans la mine de Gillinge, paroisse de Svarta, en Sudermauie.
I1ISOPE. bot. Pour Hysopc. y. ce mol.
HISPANACU. bot. Suivant Daléchamp, ce nom désignerait l'Épinard chez les Arabes parce qu'ils l'auraient tiré de l’Espagne. Les Arabes n'appelaient point l’Espagne i/ispania, et d'ailleurs, l’Épinard, qui ne croit pas naturellement dans la Péninsule, y fut évidemment apporté au temps de l'invasion des peuples du Nord. L'Épinard est originaire des régions de la mer Caspienne, et son nom, ainsi que Spinachia ou Spinace des Italiens, vient de ce que les graines de celle plante sont comme épineuses.
HISPK. Iiispa. ins. Genre de l’ordre des Coléoptères, section des Tétramères, famille des Cycliques, tribu des Cassidaires, établi par Linné qui forma ce genre avec le Crioeère Châtaigne noire de Geoffroy et trois autres insectes. Trois espèces seulement lui appartiennent, la quatrième forme le genre Orthocire. ( y oyez ce mol.) Fabricius a. comme à sou ordinaire, réuni à ce genre des espèces très-disparates sous leurs rapports génériques. Olivier l’a épuré dans l’Encyclopédie méthodique, et Fabricius, profitant de ses observations, a fait disparaître une partie de la confusion qui
I régnait dans son groupe des llispcs; il en a séparé, j sous le nom générique d'Alurncs, des insectes que La- ! treille y réunit (Règne Anim. de Cuv.), et qu’il en a séparés aussi, dans ces derniers temps ( Fam. nal. du Règne Anim.), en adoptant le nom donné par Fabric ius. Olivier avait nommé Alurnes des insectes formant aujourd'hui le genre Sagre. Les caractères de cesdeux genres sont : lobe extérieur et terminal des mâchoires plus étroit que l’interne, hi- articulé, ce qui l’a fait prendre pour une palpe; labre arrondi et échancré en devant; palpes très-courtes, filiformes cl presque de la même longueur; lèvre longitudinale, entière, légèrement bidentée à son extrémité; antennes insérées sur le front, à une distance notable de la bouche, Irès-rapprochéesà leur base, courtes cl filiformes ou cylindriques cl avancées. Les Alurnes se distinguent des llispcs par leur menton qui est plus solide et leur languette un peu échancrée au bout. Leurs mandibules ont aussi une échancrure qui se termine par une dent très-forte, en forme de crochet, tandis que celles des Hispes sont plus courtes et à peine rétrécies vers leur extrémité qui offre deux dents presque égales. L’on ne peut tirer aucun caractère distinctif de la forme du corps des Alurnes et de l'absence des épines ; car plusieurs Hispos exotiques en manquent totalement aussi; seulement les Alurnes n'en ont jamais et sont généralement d’assez gros insectes, au lieu que les Hispes sont toujours de taille moyenne et même petite. Les Hispes cl les Alurnes font le passage des Criocères aux Cassides et aux Imalidies; leur corps est oblong; leur léte, quoique verticale, n'csl pas cachée par le corselet qui a la figure d’un carré rétréci en avant; la bouche n’est pas reçue dans un enfoncement de l’avant-slernum. comme dans les Cassides. Leurs pattes sont assez fortes; dans quelques Hispes, les antérieures sont armées au côté interne d'un crochet recourbé en dedans. Les tarses ont le pénultième article divisé en deux lobes qui embrassent le dernier. Les Alurnes et la plus grande partie des Hispes sont propres aux contrées les plus méridionales de l’Amérique; on ne trouve que deux es|>èces de ces derniers en France. Leurs métamorphoses n’ont pas encore été observées. Ils sc nourrissent de différents végétaux, sur lesquels on les trouve fixés eld’eii ils se laissent tomber en contractant leurs pattes dès qu’on veut les saisir. Lefebvre de Cerisy. ingénieur de la marine à Toulon, a observé que l'Uispe tcslacé, qui est commun aux environs de celle ville sur le Ciste, ne se rencontrait en abondance que le soir, au crépuscule; dans le jour, on n’en voit aucun sur ces plantes. Il est probable qu'ils se tiennent cachés à terre ou contre leurs tiges.
La principale espèce du genre est . H fars bordée , Iiispa marginata, Oliv., Lalr. ; Alurnus inuri/inatus, Lalr., Fabr. Elle a à peu près un pouce de long; elle est jaunâtre en dessous, d'un noir bleuâtre eu dessus , avec la léte , les côtés du corselet , le bord extérieur des élylres et leur suture rougeâtres, quelques individus ont une ligne Iransverse de la même couleur au milieu des élylres. Elle est du Brésil.
Les His|>cs proprement dits pourraient se diviser en deux sections fondées sur l’absence ou la présence
d'épines sur le corps ; dans la première, on placerait un grand nombre d'espèces exotiques qui ne sont point épineuses, et dans la seconde viendraient se ranger les espèces couvertes d’épines, comme l'Ilispe noire, Hispa atra, L.,Oliv., Col., I. v, n°U5. pi. 1, f. 0; la Châtaigne noire, Geoffr. . 1ns. de Paris. Cette espèce vit sur les Graminées; on la trouve dans toute l'Europe.
D1SPIDE. bot. zool. C’est-à-dire velu, garni de poils longs.
11ISP1DELLE. Hispitlella. bot. Genre de la famille des Synanthérées et de la Syngénésie égale, L. , établi primitivement par Lamarck (Encyclop. méthod.) sous la dénomination que nous adoptons avec la plupart des botanistes, et publié postérieurement par Lagasca et Persoon sous celle de SolüeviUa. Ses caractères ont été ainsi tracés par Cassini : involucre formé d’écailles à peu près sur un seul rang, égales, appliquées, linéaires, lancéolées, soudées par leur base; réceptacle alvéolé, à cloisons membraneuses, qui se divisent en lanières frangées; calathide composée de demi -fleurons fendus, nombreux et hermaphrodites; ovaires petits, oblongs. striés longitudinalement, dépourvus d'aigrettes; styles ayant deux sligmatophores excessivement courts. L'échantillon sur lequel ces caractères ont été étudiés, existait dans l'herbier de Jussieu sous le nom d'^rclotis Hispiüella ; mais Cassini s'est assuré qu’il ne pouvait appartenir aux Corymbifèrcs et qu'il offrait la structure essentiellement caractéristique des Lactucées ou Chicoracées. Déjà Lamarck avait indiqué la ressemblance du port de son Hispiüella hispanica avec YHjroseris ntinima et avec les Seriola. Celte plante, dont Cassini a remplacé le nom spécifique par celui de Jlarnatlesii , pour rappeler le nom de la personne qui l’a découverte, croit en Espagne dans les lieux sablonneux et arides des deux Castilles. Elle est petite, herbacée, annuelle et hérissée de poils sur toutes ses parties. Ses liges sont garnies inférieurement de feuilles oblongues ou linéaires lancéolées, très entières, et portent seulement quelques bractées dans leur partie supérieure; leurs calathides sont jaunes, terminales et solitaires. Les poils dont elle est couverte sont de deux sortes : les uns. très-courts et étoilés, forment un duvet continu; les autres, au contraire, sont très-longs, crini formes et espacés.
HISP1DULE. bot. Synonyme de Gnaphale dioïque.
HISTER. ixs. y. Escabbot.
HISTERAPETRA oo HISTER0L1TH0S. foltp. Bertrand donne ces noms aux Polypiers du genre Cyclolites. V. ce mot.
HISTRICES oo HISTRIX. écbin. ross. Quelques Oursins fossiles à mamelons saillants entourés d'un anneau relevé, composé de très-petits mamelons, ont été ainsi nommés par Impérati.
HISTRION, ois. Syn. de Canard à collier. f'. Canard.
HISTRIONELLE. Histrionella. inf. Genre établi par Bory dans la famille des Cercariées, où il se distingue déjà par une certaine complication d’organes, puisque outre la queue qui termine le corps des animaux qui le composent, on distingue dans l’étendue de ce corps un globule translucide permanent, fort distinct de la molécule organique. Les Histrionelles, du moins
la plupart, ont absolument la forme desCercaires proprement dites et des Zoospermes; mais outre que leur corps est plus allongé, cylindrique au lieu d'être globuleux ou comprimé, ce corps semble, sous le microscope, prendre des formes diverses, attendu qu’il est contractile. Bory en signale quatre espèces : 1° Ilistrionclle fourchue, Histrionella fissa, R., ovale-oblongue, atténuée postérieurement où elle se termine en queue sétiforme, par laquelle elle se fixe et se contracte à la manière de certaines Vorticellaires, avec lesquelles elle présenterait des rapports, si elle n'était dépourvue d’organes ciliaires; elle est flsséc antérieurement où elle porte un globule tellement transparent, qu'on dirait un trou. Cet animal se trouve parmi les Conferves; il nage souvent en décrivant un mouvement spiral par la longueur de son axe. 2° llislrionelle Poupée, Enchelis Pupula, Mull., Inf., tab. v, f. 21 24. Encycl. Inf., pl. 2, f. 30 ; elle se trouve dans l’eau des fumiers aux premiers dégels; sa queue est obtuse et fort courte, et en avant quand elle nage avec un mouvement circulaire sur l’axe de sa longueur. 3n llislrionelle inquiète, Cercaria inquiéta , Mull., Inf., tab. 28, fig. 3-7; Enc. Inf., pl. 8, f. 3-7. Se trouve dans l’eau de mer, assez rarement et toujours solitaire ; sans cesse en mouvement, elle passe, sous l’œil de l’observateur, et avec une surprenante rapidité, de la forme globuleuse à une forme allongée et amincie antérieurement. Le globule transparent est situé à la partie postérieure, vers l'insertion de la queue. 4n llislrionelle annulicaude, Histrionella annulicauda , B.; Cercaria Lemna, Mull., tab. 18, fig. 8-12; Encycl. Inf., pl. 8, fig. 8-12. Assez commune dans l'eau des marais, cette espèce qui ressemble à la précédente, offre déjà une queue comme articulée, ou du moins comme formée d'anneaux quand elle la contracte; également polymorphe, le globule transparent y est situé beaucoup plus loin que la queue. Ces deux dernières espèces, si elles n'avaient pas de queue , seraient des Planaires. Les Histrionelles sont les plus grandes des Cercariées, quoique toujours microscopiques.
HISUTSUA. Hisutsua. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, établi par De Candolle pour une plante de la Chine, que Loureiro avait placée dans le genre Matricaria. Caractères : capitule multiflore, hétérogame; fleurs de la couronne ligulées. femelles, glanduleuses en dessous et disposées sur un seul rang; fleurs du disque hermaphrodites, à cinq dents et légèrement pubescenles ; réceptacle convexe , nu; involucre composé de deux ou trois rangées d'écailles imbriquées, presque égales, subfoliacées, à peine aigues; akènes entièrement chauves; ceux de la couroune triangulaires, ceux du disque ovales, un peu comprimés. L'Hisctsva de Canton, Hisutsua Cantoniensis, est une petite plante herbacée, gazonneuse . dressée, pubescenle, à feuilles lancéolées ; les inférieures dentées, les supérieures très-entières; les fleurs de la couronne sont bleues, et celles du disque jaunes.
1I1TIQUK. bot. Le végétal du Chili , que Feuillée dit porter ce nom, et qui croit parasite sur d'autres arbres, ne parait pas devoir être un Myrte, mais un Lorantlie.