DICT. DES SCIENCES NAT
attendant qu’on ait pu vérifier scs caractères sur la plante même.
DIPIIIE. acal. V. Dipdye.
DIP1IISE. Di phi sa. bot. F. Dipdyse.
DIP1IRYLLE. Diphryllum. bot. Genre de la famille des Orchidées , et de la Gynandrie Monandrie, établi par Raffinesque Smallz, et ainsi caractérisé : périgonc à six divisions, dont trois extérieures, linéaires, lancéolées, acuminées; deux intérieures latérales, dressées, bifides et sélacée»; labelle divergent, obovalc, aigu et entier; capsule filiforme. L'auteur se bornant à ce simple exposé, et omettant de décrire d'autres parties plus importantes, telles que les organes sexuels eux-rnémes, c'est-à-dire les masses polliniques, le gynoslème, etc., ce genre doit être regardé comme très-douteux. Il ne contient qu'une seule espèce, le Diphryllum bi folium, qui a deux feuilles obovales et presque opposées dans le milieu de sa lige. Cette plante a été découverte dans les Etats de New-Jersey et de Pensylvanie.
DJI’llTÉRIER. Diphterium. bot. Genre de la famille des Lycoperdacées, établi par Ehrenberg, pour un Fungus que l'on trouve assez fréquemment sur les troncs pourris de Marronnier d'Inde. Il lui donne pour caractères : un péridium membraneux et rigide, qui dégénère insensiblement en une sorte de roseau à travers lequel paraissent les sporules nues, adhérentes à la columelle. Le Diphterium flavo-fascum est encore la seule espèce connue.
DIPUl'CÉPHALE. Diphucephala. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides. établi par Dejean pour quelques insectes propres à l’Australasie. Caractères : antennes composées de neuf articles; chaperon fortement et angulairemcnt échancré; corselet presque carré; corps étroit; premiers articles des quatre tarses antérieurs, chez les mâles, et des deux, citez les femelles, courts et garnis en dessous de brosses, ces mêmes articles dilatés ou plus larges aux quatre premiers tarses des mâles ; tous les crochets bifides. Dejean place dans ce genre deux espèces : Diphucephala sericea et Diphucephala rugosa, auxquelles il faut ajouter, scion Latreille, le Hldolonlha colaspidoides de Schoonbcrr.
D1PHYE. Diphyes. acal. Genre fort singulier de la troisième classe des animaux rayonnés ou Zoophytes, établi par Cuvier. Ces Zoophytes sont composés d’une substance gélatineuse, ferme et très transparente; leur figure extérieure est une pyramide anguleuse dont la base a deux ouvertures : une petite, ronde, entourée de cinq pointes, regbrdée comme la bouche, et qui conduit dans un sac sans issue, lequel se prolonge jusque vers le sommet et sert d'intestin; l'autre, plus grande, donne dans une cavité moins prolongée, qui communique en arrière avec une seconde cavité de forme ovale. De celle-ci, sort une longue queue filamenteuse et flexible que l'on considère comme l’ovaire. Ce genre , très-remarquablc, n’est encore composé que d’une seule espèce, qui avait échappé à tous les navigateurs et que Borv de Saint-Vincent a découverte, décrite et figurée dans son Voyage aux quatre principales Mes des mers d’Afrique, sous le nom de Biphore biparti, pi. G. Les Diphyes se tiennent ordinairement deux à deux et se
Sîi
trouvent dans l'Océan, flottant dans les régions équaturiales.
La première espèce de Diphye connue a été observée par Bory de Saint-Vincent, et décrite par lui sous le nom de Biphore biparti, Salpa bipartite , Voyage aux quatre principales Iles des mers d'Afrique, pl. 0, fig. 3. II est entièrement transparent, au point qu'on ne peut le distinguer dans l’eau; quand on l’en tire il a l’air d'une lame de cristal, et ne présente aucune sorte d’organisation; son corps est ohlong et comprimé latéralement; la partie antérieure présente cinq angles saillants; le côté dorsal étant caréné, l’inférieur est au contraire sillonné; on reconnaît dans celle partie deux cavités longitudinales : de la supérieure sort un filet souvent très-long et rarement entier; il supporte, quand il existe, une foule de petits corps qui ressemblent aux glandes pédicellées de plusieurs végétaux; la partie inférieure, amincie à son extrémité, ressemble assez par sa forme à celle d’un fer de lance ; le côté supérieur est plat, de l’épaisseur d'une ligne et demie; dajis cette épaisseur se trouve une cavité interne, dans laquelle entre une sorte d’éperon qui termine la partie antérieure, et c’est là même toute l’union apparente des deux parties de l’animal. Il y a aussi une cavité inférieure dans la moitié de derrière, dont l’ouverture, écbancrée au point de jonction des deux parties, forme un cran à leur union.
La description d’une autre espèce, Dipiiye Boby, Diphyeê Boiyi, fait partie de la relation du Voyage de l'Uranie. Enfin Lesson donne en trois planches (55, 5<j et 57) de ses Centuries zoologiques, les figures très détaillées de la Diboye jumelle, Diphyes dispar , décrite successivement par Cbamisso et par Quojr et Gaymard ; sa substance est dense, rériilenle. d’un blanc hyalin; mais on ne découvre aucune trace de nucléus coloré, ni de vaisseaux. Dans l’eau, le cordon musculaire, rouge intense, apparaît seul, à la manière des renflements vasculaires des plélhosomcs, et les linéaments se dessinent vaguement, et au moindre choc, les deux pièces du zoopbyte se désarticulent ; hors de l’eau, ces deux pièces sont denses, sillonnées à leur surface, ayant à leur milieu une cavité large, séparée ail centre de chaque portion du zoopbyte, par un diaphragme vertical et mince, que personne n’a indiqué. Celte Diphye est abondante dans l’océan Atlantique ainsi que dans les mers de l’Inde.
DIPHTÈDE. Diphyes. bot. Genre de la famille des Orchidées. Gynandrie Monandrie, établi par Bluine (Bydrag. Fl. lnd. 310). Caractères . sépales extérieurs plus grands ((lie les intérieurs, légèrement cohérents à leur base ; les latéraux obliques à leur base et attachés à un onglet du gynostème qui est très-court; lahelle petit, entier, concave à sa base; anthère terminale, à une ou deux loges; une ou deux masses poil iniques, attachées au bord du stigmate. Les vingt-trois espèces décrites par Blume sont divisées en huit sections; ce sont des plantes parasites, à feuilles engainantes; les fleurs sont solitaires ou en épis, aggrégées alors à la base de la feuille ou à l’extrémité du bulbe. Elles sont toutes de Java.
D1PHYÈNE et DIPHY1TE. ross. /'. Hystérolitis.
PIPI1YLLE. bot. C’est à-dire composé dedeux feuilles. Ainsi, on dit spalhe Diphylle. etc.
DIPHYLLÊE. DiphyUcia. bot. Genre établi p3r le professeur Richard (in Michr. Ftor. Bor. Àm.y 1, p. 203, 1. 19 et 20) pour une plante originaire de l’Amérique septentrionale, et qui forme un genre distinct dans la famille des Berhéridées auprès du Leontice. La seule espèce qui le compose, Uiphylleia cymosa, Michx., toc. cit.f DC., Syst., 2, p. 30. est une plante herbacée ayant le port du Potlophyllum peltatum. Elle croit dans les ruisseaux des montagnes élevées de la Caroline septentrionale. Sa souche est horizontale, noueuse, articulée de distance en distance; sa tige est dressée, cylindrique, simple, glabre, haute d’un à deux pieds, portant constamment deux feuilles alternes, pétiolées. très-grandes, orhictilaires. presque palmées, ayant à leur sommet une échancrure profonde ; les lobes sont peu profonds, aigus et dentés en scie. Le pétiole est inséré à la face inférieure de la feuille, mais vers son bord, de manière néanmoins que celle-ci est peltée. Les fleurs forment une cytne terminale; lecalice sc compose de trois sépales ovales, concaves et décidus; la corolle de six pétales étalés, ohovales. obtus, plus longs que lecalice; les étamines, au nombre de six, sont bypogvnes. plus courtes que les pétales; les filaments sont plans, et les anthères s’ouvrent par le moyen d’une sorte de membrane qui s’enlève de la base vers le sommet; l’ovaire est libre, ovoïde, terminé par un stigmate sessile, et devient une baie globuleuse, uniloculaire, contenant dedeux à trois graines arrondies.
D1PHYI.L1DIE. Diphyllidia. moll. Genre de l’ordre des Gastéropodes, section des Inférobranches , établi par Cuvier, qui se compose de Mollusques dont les branchies sont à peu près celles des Phyllidiet; mais le manteau est plus pointu en arrière; la (été en demicercle a. de chaque côté, un tentacule pointu et un léger tubercule; l’anus est sur le côté droit. Celle description est trop incomplète pour pouvoir comparer, admettre ou rejeter ce genre.
DIPUYLLL'M. bot. Même chose que Diphrylle.
DIPHYSCIER. Diphyscium. bot. Ce genre, séparé du Buxbaumia par Mohr, ne renferme qu'une seule espèce, le Buxbaumia foliosa des autres auteurs; les tnuscologistes modernes ne sont pas encore d'accord sur la structure du péristome de cette Mousse, ainsi que sur celle du Buxbaumia. Quelques auteurs admettent dans ces deux genres un péristome double, dont l'extérieur très court et l'intérieur membraneux; iis regardent alors les cils du Buxbaumia aphylla comme une simple dépendance du péristome intérieur; d'autres, tels que Hooker, ne regardent pas comme un péristome, ce que les botanistes allemands nomment péristome extérieur et qu’ils définissent sous le nom de Peristotnum exterius subnullum. Ils n'admettent alors qu'un seul péristome membraneux dans le Diphyscium , et dans le Buxbaumia un péristome double, l'extérieur composé de cils et l’intérieur membraneux. Il est facile de voir cependant que c’est plutôt sur le nom qu’on doit appliquer à chaque partie, que sur leur existence, que la discussion existe; quelle que soit l'opinion qu’on adopte, il n’en est pas moins certain que le Diphyt -
ciutu doit former un genre distinct du Buxbaumia. La seule espèce connue est une petite Mousse qui croit sur la terre, dans les bois et les bruyères, surtout dans les montagnes. Sa lige est simple, très -courte; les feuilles inférieures sont linéaires, obtuses, entières; les feuilles périchœliales sont lancéolées, aigues, dentelées au sommet, et embrassent étroitement la capsule qui est sessile; celle-ci est oblique, renflée latéralement et vers sa base rétrécie supérieurement; son opercule est conique, la coiffe est campanulée; le périslome est simple, formé d’une membrane plissée et conique.
D1PHYSE. Diphysa. bot. Genre de la famille des Légumineuses et de la Diadelphie Décandrie, établi par Jacquiu {si mer., p. 208, t. 181, f. 51), et ainsi caractérisé : calice à cinq divisions inégales; légume uniloculaire. polyspenne, comprimé et ceint de toutes parts d’une très grande membrane longitudinale. Ce genre, adopté par Lamarck (llluslr., t. 005) et Personn, ne contient que le Diphysa Carthaginensis , arbrisseau de dix pieds de hauteur, qui a le port des Mimoses et dont les feuilles sont iinparipennées. Il habile les forêts environnantes de Carlhagène en Amérique.
DIPLACHNE. bot. Genre de la famille des Graminées, de la Triandrie Digynie. formé aux dépens du genre Festuca , par Beauvois ( Agrost., p. 80 et tab. 10, fig. 0) qui lui assigne les caractères suivants : fleurs disposées en panicules dont les divisions sont alternes et filiformes; lépicène renfermant sept à neuf fleurettes, avec la valve supérieure mucronée; valve inférieure de la glmne à deux découpures, entre lesquelles est une soie, la supérieure émarginée et comme tronquée; écailles obtuses; deux styles à stigmates plumeux; caryopse libre, non sillonnée. Ce genre, assez légèrement établi, se compose des Festuca fa scie nia ris . Lnrnk.; Festuca polystachia , Michx.; et Festuca aquatica, Bosc, Mrs.
DIPLACHE. Dfplacnnn. bot. Genre de la famille des Cypéracées et de la Monœcie Triandrie, L., formé par Brown ( P rôtiront . Flor. Aocœ-Uollamtiœ , p. 240) qui l’a caractérisé ainsi : fleurs réunies en épis fascicules androgyns; fleurs mâles latérales, avec leurs enveloppes scarieuses ; fleur femelle intermédiaire, munie d’un périanlhc bivalve, égal, marqué de nervures et persistant; un style; trois stigmates; le fruit consiste en une noix sphérique, dépourvue d’écailles à sa base, et couverte par le périanlhe comment. Le Diplacre caricin. Diplacrum caricinum , Brown, est une trèspetite plante qui croit dans les lieux humides des contrées de la Nouvelle-Uollande, situées entre les tropiques. Scs chaumes portent des feuilles à gaines entières. Les fleurs sont disposées en faisceaux agglomérés, terminaux et solitaires. Les valvules du périanthe des femelles sont acutninées et étroitement réunies en un ulricule bicuspidé; d’où est venu le nom générique.
D1PLANCIIIAS. rois. Genre établi, par Raffinesque, dans son ItthyologU i Sùiliana , et auquel il assigne pour caractères : mâchoires osseuses, entières; point de ventrales, deux pectorales, une dorsale, une caudale et une anale libres; deux ouvertures branchiales de chaque côté. La seule espèce mentionnée sous le nom de \asus, et vulgairement appelée Pesce Tainburi n, dépasse souvent quatre pieds; elle est brune en
dessus, blanchâtre en dessous; elle a de grands yeux allongés et obliques, avec un museau saillant. Celte espèce, du reste, de même que le genre, est encore trèsimparfaitement caractérisée.
D1PLANDRE. Diplaiulra. bot. Bertero a proposé la formation de ce genre dans la famille des Noyades, pour une plante dioïque qu’il a nommée Diplaiulra potamogeton, et qui se caractérise par un calice tubuleux, Irès-large; une corolle â tube très-prolongé; douze anthères insérées â l’entrée du tube de la corolle et à la base de ses divisions, et qui, après la fécondation, se dilatent en une membrane pétaloïdc. Depuis la description de cette plante, des échantillons vivants sont parvenus en Europe, et avec leur secours on a pu s'assurer de l'identité , soupçonnée d’abord, avec l’//e/eranthera zostercefolia de Martius. F. IIêtéb vxthèbb.
D1PLANT1IÈRE. Diplanlhcra. bot. Genre de la Didynainie Angiospermie, L., établi par Robert Brown, d'après un arbre de la Nouvelle-Hollande. Son calice présente trois divisions une extérieure entière, deux latérales bifides; sa corolle est bilabiée, à gorge comprimée, la lèvre supérieure en forme de cœur renversé, l’inférieure partagée en trois lobes arrondis. Quatre étamines saillantes et à peu près égales , s'insèrent au bas de cette corolle; leurs anthères ont deux loges distinctes, divergentes dans la fleifr épanouie, réfléchies sur les côtés des Blets dans la préfloraison. L'ovaire est à deux loges à chacune desquelles est adné un placenta qui porte plusieurs graines. Le fruit n'est pas connu. Les feuilles sont quaternées, péliolées. grandes, entières, munies sur leur face supérieure et vers la base d'une double glande; les fleurs, dont la couleur est jaune et la forme élégante, sont disposées en Abyrscs terminaux , dans lesquels les pédoncules sont vcrlicellés et les pédicelles triebotomes. R. Brown a placé ce genre à la suite des Soianées avec lesquels il a quelque rapport, ainsi qu'avec les Personnes; mais celle plante est encore douteuse à cause de l’ignorance où l’on est de la structure du fruit. Du Pctit-Tbouars avait donné ce même nom de Diplanthera, à une plante de Madagascar qu'il rapportait aux Nayades; plante dioïque et dont la fleur mâle, seule connue, offre un filet chargé, â son sommet, de deux anthères inégales et bilokées, soudées par le dos. C'est une petite llerbe maritime, dont les feuilles, engainantes à la base, sont semblables à celles du Zostera, mais plus petites.
DIPLARRHÈNE. Diplarrhena. bot. Dans l’expédition â la recherche de Lapeyrouse, Labillardièrc trouva sur la côte du sud de la Nouvelle-Hollande, au cap de Van- Diémen, une plante de la famille des I ridées, qui lui présenta les plus grands rapports avec le genre Morœa , mais que l'anomalie du nombre de ses étamines lui fit regarder comme génériquement distincte. Il en donna (Voyage à la recherche de Lapeyrouse, p. 257 et t. 15) une belle figure et une description assez étendue. Plusieurs fleurs renfermées dans une spathe à deux valves s’épanouissent successivement et sont très-éphémères. Elles ont un périgonc à six divisions dont trois situées intérieurement, plus petites que les extérieures; la supérieure de ces divisions internes moins longue et plus renflée vers sa base que les deux autres. Le nombre des
îîic
étamines est constamment de deux, à anthères blan- , ches; à la place de la troisième et au-dessous de la divi- i sion interne et supérieure, on trouve un rudiment de | filet sans vestige d'anthère. Le style est plus long que les étamines, terminé par un stigmate en forme de houlette. L'ovaire et la capsule sont semblables à ceux du genre Morœa. Toute la distinction du Diplarrhena ' avec ce dernier genre, consiste dans le nomhre binaire de ses étamines, nombre très-anomal chez les Iridées ainsi que dans la plupart des Dicotylédones où il est toujours de trois, ou un de ses multiples; mais si l'on fait attention à l'existence d'un rudiment de filet, précisément à la place que la troisième étamine devrait occuper, on sera porté à considérer ce filet rudimentaire comme une étamine dégénérée, dont l'avortement s'explique très-clairement par la plus grande dimension qu’a acquise la division du périgone qui lui est contiguë. Ainsi la question se réduit à savoir si l'imperfection constante d'une portion d'organe suffit pour ne pas rapporter à un genre connu une plante qui en a d'ailleurs tous les caractères. Yalil ( Enutner . Plant. 2, p. 154 ) s’est décidé pour la négative, quoiqu'il ail admis sans critique la différence absolue du nombre des étamines dans les deux plantes, et il a mentionné le Diplarrhena Morœa de Labillardière, sous le nom de Morœa diandra.
D1PLASIK. Diplasia. dot. Genre établi par Richard avec les caractères suivants : épillcls ovoïdes, très-allongés, terminés en pointe aux deux extrémités, formés d'écailles imbriquées en tout sens. A la base de chaque écaille, une fleur hermaphrodite, plus courte et surtout beaucoup plus étroite que cette écaille. Elle se compose de quatre autres écailles carénées, disposées sur deux rangs, dont les deux extérieures sont ciliées sur leur carène. Le nombre des étamines est de sept; on en compte quelquefois, mais rarement, plus ou moins. L’ovaire est comprimé, surmonté d’un style simple, que terminent deux stigmates allongés. Le fruit est ovoïde, allongé, luisant, plus long que les écailles. Ce genre a besoin d'étre de nouveau mieux étudié dans ses caractères. Chaque fleur, qui se compose de quatre écailles disposées deux par deux comme dans un épillel u m flore de Graminée, est un caractère fort singulier dans la famille des Cypéracées. Le Diplasia se compose de deux espèces vivaces, à lige triangulaire, à feuilles très-larges et à fleurs disposées en corymbc terminal. L’une est le Diplasia karatœ folia , Richard, superbe plante qui, par son port, ressemble beaucoup au liromelia Karatas , L. L’autre est nouvelle, a les feuilles moins larges, les fleurs disposées en une sorte de corymbe simple; c’est le Diplasia corymbosa. Toutes deux sont originaires de la Guiane française. La première a été, dans ces derniers temps, décrite et figurée par Rudge {Icon. Guian., t. 24), sous le nom de Scirpus bromeliœfolius.
DIPLAZ1ER. Diplasium. bot. Ce genre, établi par Swartz dans son Synopsis Filicum , avait été confondu auparavant avec les Asplénium, et fait partie comme eux des Fougères A capsules entourées complètement par un anneau élastique; elles diffèrent des Asplénium par la structure de leur tégument ; dans les Asplé-
nium t les capsules forment un groupe linéaire le long du bord interne d’une nervure, et sont recouvertes par un tégument qui riait latéralement de cette même ner; vure, et s'ouvre en dedans. Dans les Diplazinm , les capsules forment également des groupes allongés; mais au lieu d’étre insérées d’un seul côté des nervures de la fronde, elles sont placées le long des deux côtés des nervures secondaires; et elles sont recouvertes par un tégument double, qui naît également des deux côtés delà nervure, et dont l’un s’ouvre en dedans et l'autre en dehors. Ce genre est très-distinct par ce caractère des Asplénium ; il en diffère encore plus par son port. Ce sont en général des Fougères A fronde grande, simple ou une seule fois pi nuée, rarement bipinnée, dont les pinnules sont larges, lancéolées, assez semblables par leur forme à celles des Danœa et des Marallia. Leurs nervures sont deux fois pinnées et se rencontrent sous des angles aigus; leurs dernières divisions étant couvertes de capsules, forment sur la face inférieure des frondes une sorte de réseau ou de lignes en zigzag fort élégantes , surtout dans les espèces dont la fronde est peu divisée. Plusieurs espèces de ce genre sont remarquables. Le Diplazier arborescent, Diplazium arborescent , S\v., a ses frondes très -grandes, hipinnées; elles atteignent huit pieds de long sur trois de large; les pinnules ont jusqu’A trois ou quatre pouces de long; c'est, d'après le récit des voyageurs, une des plus belles Fougères arborescentes connues; elle se trouve A Mascareigne. D'autres espèces sont également assez nombreuses dans l'Amérique méridionale; aucune ne croit hors des tropiques.
D1PLKCOLOBÊES. F. Crccifères.
DIPI-ECTHRE. Diplecthrum. bot. F. SaTYRION.
D1PLECTRON. ois. Vieillot a substitué ce synonyme à celui de Polyplectron, pour désigner le genre Éperonnier.
DIPLÉR1ER. Diplerium. polyp. Genre de Polypiers fossiles de l'ordre des Milléporées dans la division des Polypiers entièrement pierreux, à petites cellules non garnies de lames, proposé par Raffinesque pour des Fossiles qui diffèrent des Millépores et des Cellépores par des fossettes et par des pores entremêlés.
D1PLOCALYMME. Diplocalymma. bot. Genre de la famille des Convolvulacées, Penlandrie Monogynie. institué par Sprengel qui lui assigne pour caractères : calice double,, l'extérieur A deux valves, l'intérieur A dix dents; corolle infundibuliforme, un peu plissée; anthères sagitlées; stigmate urcéolé, presque bilobé; capsule uniloculaire. Le DijHocalymma volubile, seule espèce connue, est une herbe grimpante, qui a l'apparence d’un Liseron; ses feuilles sont cordées, oblougues, acutninécs, velues et marquées de trois nervures; les fleurs sont blanches, solitaires et pédonculées.
DIPLOCÉE. Diplocea. bot. Le genre que Raffinesque a établi sous ce nom, dans la famille des Graminées, et qu’il a publié dans le. Ç/V/ïm. Journ. 1,252, est le même que celui nommé par Nullal, Uralepside. F. ce mot.
D1PI.OCENTRE. Diplocentrum. bot. Genre de la famille des Orchidées, et de la Gynandrie Monandrie i de Linné, établi par Lindley, avec les caractères sui-
vanta : périgone presque fermé, à folioles libres les extérieures ou sépales, lancéolées, dont les latérales obliques et l'intermédiaire beaucoup plus grande ; les intérieures ou pétales presque de la même longueur ; labelle articulé, avec le gynoslème, entier, muni de deux éperons; gynoslème petit , demi-cylindrique, à bec obtus; anthère logeant deux masses polliniques, que l'on a de la peine à distinguer; caudicule suhulée; glnndule trèsgrande et concave. On trouve ces plantes dans l'Inde; ellessont herbacées, épiphyles et caulescenles, à feuilles compliquées, épaisses; les fleurs sont petites, disposées en grappe inclinée ou en panicule.
DIPLOCHEILE. Diplocheila. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Corabiques, institué par Latreille sous le nom de Itembus, qui a dû être changé, parce que ce nom avait déjà été employé par Germar, pour un genre d'un autre ordre, appartenant à la famille des Rhynchophores. Caractères : antennes filiformes; dernier article des palpes allongé, presque ovalaire et tronqué à l'extrémité; lèvre supérieure très fortement échancrée; mandibules peu avancées, légèrement arquées et pointues; point de dent au milieu de l'échancrure du menton; tête presque triangulaire, un peu rétrécie postérieurement; corselet très-légèrement en cœur, plus étroit que les élytres qui sont assez allongées et presque parallèles; tarses antérieurs dilatés dans les tnàles. Ce genre, dit Dejean . formé sur les Carabus politus et impressus de Fabricius, s’éloigne un peu, par son faciès, de tous ceux de la tribu, et sc rapproche au contraire des Oniasiens et des Plerostichus. On n’en connaît jusqu'à présent que deux espèces, savoir : le Diplocheile poli, Diplocheila polit a , insecte d'un noir luisant en dessus et d'un brun foncé en dessous, qui a les bords de la lèvre supérieure roussâtres. Son corselet est presque aussi long que large, un peu dilaté au milieu et rétréci en arrière, muni d'un rebord latéral, marqué de rides transversales, assez légères, et d'une impression profonde, assez allongée, placée de chaque côté de la ligne du milieu; les stries de ses élytres sont assez fortes et finement ponctuées; leurs intervalles sont un peu relevés et lisses, les côtés du ventre et de la poitrine sont finement chagrinés. Taille, huit ligues. 11 est originaire de l'Inde.
Le Diplocheile is primé. Diplocheila impressa; Carabus impressus , Fait., a au delà de neuf ligues; il est entièrement noir, avec une forte impression de chaque côté du corselet, et des stries lisses sur les élytres. II a également l'Inde pour patrie. On a encore signalé quelques espèces de ce genre, mais elles ne nous sont point connues.
DIPLOCHITE. Diptochita. bot. Genre de la famille des Mélastomacées , établi par De Candollc qui lui assigne pour caractères : calice cylindrique, environné de deux petites bractées, adhérent à la base de l'ovaire, divisé en cinq ou six dents à son limbe ; cinq ou six pétales le plus souvent oblougs ; un pore à l'extrémité des anthères, deux appendices auriculés à leur base; ovaire ovale, oblong, surmonté d'un disque calleux, glabre, épais; style filiforme; stigmate pellé ; capsule sèche, indéhiscente, à cinq loges; semences ovales.
De Candolle décrit onze espèces de Diplocbites toutes de l'Amérique méridionale et principalement du Brésil. Ce sont des arbrisseaux assez souvent fort élevés et branebus; les feuilles sont pétiolées, ovales, acuminées, obtuses ou cordées à la base, d'un velouté ferrugineux en dessous; les fleurs blanches ou roses et d'un jaune doré dans une seule espèce, sont réunies en thyrses terminaux. Don {Mèm. Soc. Wern. 4, 517) avait donné à ce genre le nom <fe Chitonia , ignorant sans doute que déjà un genre Chitonie avait été établi par De Candolle dans la famille des Zygophyllées. Aublet avait formé avec un Diplochila, son genre Fothcrgilla.
DIPLOCHLAEN'E. Diplochlæna. bot. Genre de la famille des Rutacées, Décandrie Monogynïe, établi par Brown. Caractères : un involucre double et mulliflore, l'extérieur à cinq divisions , l'intérieur décaphylle; calice à cinq écailles; dix étamines dont les filaments sont allongés, persistants et velus à la base; fruit consistant en cinq follicules monospermes. Les Diplochlæna Dampierii et grandiflora, les seules espèces connues, sont originaires de la nouvelle- Hollande.
DIPLOCOME. Diplocotna. bot. Genre de la famille des Synanthérées, et de la Syngénésie Polygamie superflue de Linné, institué par David Don, pour une plante nouvellement apportée du Mexique et que Sweet a figurée (240, Br. Fl. gard.) sous le nom de Diplocoma villosa. Sessé et Mocino, à qui l’on doit la découverte de celle plante, l'avaient d'abord placée dans le genre Dorouicum; mais Don, qui l'a examinée avec soin, a reconnu qu’elle avait encore plus de rapports avec le genre Chrysopsis de buttai, ou Diploslephium de Kunlh. Cependant il a fini par trouver indispensable d’en former un genre nouveau, qu’il a caractérisé ainsi : involucre polyphylle, imbriqué; réceptacle alvéolé, pailleté; fleurs du rayon femelles, ligulées, celles du disque hermaphrodites et tubuleuses; anthères muliques à leur base ; akènes chauves à l’extrémité de leur périphérie, aigrettes dans les fleurs hermaphrodites; aigrette double; l'externe courte et paléacée, l'interne allongée et pointue.
DIPLOCÜMIER.D/pfocomium. bot. Ce genre, séparé par Weber et Mohr des Meesia d’Hedwig , n’en diffère que par les cils de son périslome intérieur, libres et non réunis par une membrane; il a pour type le Meesia longiseta d’Hedwig, la seule espèce dans laquelle on ait reconnu celte structure. F. Meesia.
DIPLODACTYLE. Diploilaclylus. iept. Genre de la famille des Geckotiens, établi par Gray pour un Lézard nouveau , observé à la Nouvelle-Hollande. Caractères : cinq doigts à tous les pieds, simples, presque égaux , un peu cylindriques, un peu dilatés à l’extrémité, bifides en dessous, et munis de deux disques charnus , lisses, ovales et obliques; ces doigts sont armés d'ongles fort rétractiles et petits; point de pores aux cuisses; écailles presque conformes, petites et lisses; celles de l'abdomen un peu plus grandes, les caudales grandes et annelées, les labiales médiocres, mais distinctes, avec les trois antérieures, de chaque côté, beaucoup plus grandes; celles de la gorge nultes. Ce genre diffère du Phyllodactyle, également établi par Gray, en ce que la
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membrane tubereulée du dessous de* doigts semble tronquée et divisée de manière à former deux disques charnus; le* différences de la forme et de la structure des écailles qui recouvrent la majeure partie des membres et de* organes extérieurs, ne permettent pas de confondre le* deux genres. On ne connaît jusqu'ici que le Diplodactyle rayé, Diplodactylus rittatus; il est brun , avec une large bande longitudinale sur le dos; côté* d'un brun testacé, avec les articulations et la queue ornées de taches marginales , jaunes, disposées sur plusieurs rangs. Taille, deux pouces. De la Nouvelle-Hollande.
DIPLODERME. Diploderma. bot. Link a décrit, sous ce nom, un genre voisin des Scleroderma et de» liovista. 11 présente, comme ces derniers, un péridium double, mais dont l'extérieur, au lieu de se détruire 1 comme dans les Bovista. pour laisser à découvert l'intérieur qui est mince et membraneux, persiste au contraire et est dur et ligneux; il diffère du Scleroderma, dont il a la consistance dure et solide, par ses sporules libre* et non réunies en amas; il est très-voisin cependant des espèces de ce genre, qui croissent comme lui sou* la terre, tel que le Scleroderma cerrinum. On ne connalL qu'une seule espèce de Diploderma , que Link a décrite sous le nom de Diploderma tube rosit m ; elle est arrondie , grosse comme une noix , et d'une forme semblable, sans pédicule distinct; sa couleur est d'un brun jaune; elle croit dans les lieux sablonneux du midi de l’Europe, eu Italie, en Espagne et en Portugal.
D1PLOD1ER. Diplodium. bot. Genre de la famille des Orchidées, établi par Brown qui le caractérise ainsi : calice à cinq divisions égales, étalées; làhellc de forme différente, triiide. barbu sur son disque, creusé en sac à sa base; gynoslème demi-cylindrique, anthère terminale, mobile, caduque; dans chacune des deux loges est une masse pollinique à laquelle s'ajoute un lobule inférieur et qui s'attache au stigmate par des fils distincts. Ce genre renferme deux espèces originaires, l’une de la Nouvelle-Hollande, l'autre delà Nouvelle-Calédonie. Ce sont des plantes herbacées, qui croissent sur la terre, dont la racine est épaisse et rameuse, la lige dépourvue de feuilles, mais munie de graines imbriquées vers la base, distantes supérieurement, et dont les fleurs, de couleur pourpre, sont disposées en grappes.
D1PLOÜONTE. Diplodontu *. arachx. Genre de la famille des Hydrachnelles de Latreille, institué par Dugès qui lui assigne pour caractères : bouche courte, composée de lames formant un suçoir médiocrement avancé ; palpes également assez courtes , dont le quatrième article, fort long, figure avec le prolongement du cinquième, une sorte de pince; mandibules hidentées; yeux écarté»; corps déprimé; organes sexuels de la femelle, consistant en une papille en forme de lèvres, placée sous le ventre et globulifère. Les larves sont hexapodes, terrestres et bien différentes de l'animal j adulte. Dugès a décrit trois espèces qu'il a nommées : Diplodontus scapularis ; Diplodontus fit i peu ; Diplodontus mendax. Ces Arachnides vivent dans les eaux stagnantes de l'Europe.
DIPLODUS. pois. Genre proposé par Raffînesquc. dans :
son Indice d'Itthrologia Siciliana , p. 54. dont le caractère consisterait dans une seule nageoire qui commencerait prèsde la tète, et dans un appendice écailleux, situé près des pectorales. Les Sparut annularis, L., et r ariegatus. Lacép., devront faire partie de ce genre.
DIPLOGÉ3ÊE. Diplogenea. bot. Genre de la famille des Mélastomacécs. institué par Bindley qui lui assigne pour caractères : calice supère, dont le limbe est calyptriforme, conique et décidu; quatre pétales lancéolés, insérés sur le bord du disque charnu, qui entoure l'ovaire; huit étamines insérées autour du disque ; anthères ovales, hiéperonnées à leur hase, déhiscentes par un pore du sommet; ovaire à quatre loges polyspermes, couronné par un grand disque charnu; style en faux, plus épais vers l’extrémité; stigmate simple.
DifiogExée viscoÏde, Diplogenea r iscoidcs. Tiges frutescentes, très glabres, ù rameaux succulents, dichotomes et comprimés dans leur jeunesse, ayant l'aspect du gui; feuilles ohlougues, réluses, charnues, à trois côtes, mais dépourvues de veines; fleurs blanches, petites, disposées en grappes très-courtes dans les aisselles des rameaux. Toutes les parties de la plante transsudent un suc oléagineux. Elle est originaire de Madagascar.
D1PLOGNATHE. Diplognatha. ins. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Lamellicornes, tribu des Célonites, institué par Gory et Percheron dans leur Monographie de celte tribu. Caractères : chaperon ayant les angles antérieurs aigus et relevés; mâchoire terminée par un lobe onguiculé, corné, bifide, velu supérieurement; partie interne des mandibules velue; palpe de grandeur moyenne, avec le dernier article ovoïde , aussi long que les trois précédents pris ensemble; lèvre presque droite antérieurement; palpes très -court es, le dernier article presque seul apparent; antennes courtes; corselet arrondi; écusson triangulaire, oblong; pièce axillaire très-apparente; élytres légèrement dilatées , très-peu sinuées ; sternum large , court, très-peu saillant , en triangle à son extrémité; tarses au plus de la longueur des pattes. Le type de ce genre est le Cetonia gngate », Fabr. et Oliv. Cet Insecte est long de onze lignes, entièrement d’un rouge-brun foncé. On le trouve au cap de Bonne-Espérance. Il faut lui adjoindre le Cctonia car ni [ex des mêmes auteurs, le Cetonia hœbrea , Olivier; le Cetonia cinnatnotnea, Schoonh., cl quelques autres espèces nouvelles, toutes des diverses contrées de l’Afrique.
D1PLOGON. bot. V. Diplopogoy. Le genre publié par Raffinesque, sous ce même nom de Diplogon, ne diffère en rien du genre Chiysopsis de Nullal. F. Chrysopsidb.
D1PLOITE. xix. Même chose que Latrobie.
DIPLOLÈNE. Diplolœna. bot. Genre indiqué par R. Brown (Gen. ftemarls, etc.) qui en a le premier dévoilé la véritable structure, et dont on doit une connaissance parfaite aux observations du professeur Desfontaines qui en a publié une description très-exacte et très-détaillée dans le troisième volume des Mémoires du Muséum. Ce genre fait partie de la famille des Rulacées; il a ses fleurs réunies dans un involucre commun et double; l'extérieur est à cinq divisions, glanduleuses en dehors, et l'interne à dix lobes minces, pélnloïdes.
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étalés, plus longs que l'externe. Ces fleurs sont placées sur un réceptacle presque plan. Chacune d’elles offre un calice composé de cinq sépales lancéolés, aigus; les dix étamines, à filaments très-longs, sont hypogynes et à anthères biloculaires; l'ovaire a cinq eûtes très-saillantes, séparées par des enfoncements profonds, ce qui annonce qu'il se compose de cinq pistils soudés. Coupé transversalement, il offre cinq loges contenant chacune un ou deux ovules suspendus. A sa hase, l’ovaire est entouré par un disque hypogyne, qui forme une sorte de bourrelet saillant. Le style est simple et nail d'une dépression profonde que l'on remarque ail sommet de l’ovaire. Le fruit se compose de cinq capsules étalées en étoile, obtuses et plus grosses supérieurement, uniloculaires, s'ouvrant par une suture longitudinale, qui règne de leur côté interne. Ce genre se compose de deux espèces; ce sont des arbustes à feuilles alternes et ponctuées, qui croissent à la Nouvelle-Hollande. L'une. Di piolœna grandiflora, Desf. ( toc . cil. p. 451, tab. 10), est un arbrisseau de cinq ù six pieds d'élévation, dont les feuilles sont alternes, persistantes, elliptiques, obtuses et souvent émarginées,uti peu coriaces, entières, longues au plus d'un pouce, larges de cinq à six lignes, courletnent pétiolées, tomenleuses et blanchâtres des deux côtés. Les capitules des fleurs sont ordinairement solitaires au sommet des ramifications de la tige, d‘un jaune rougeâtre, larges d'environ deux pouces. Cette belle plante croit à la terre d’Emlrachl, côte occidentale de la Nouvelle Hollande, d’où elle a été rapportée par les botanistes de l'expédition du capitaine Baudin. La seconde espèce, Diplolœna Dompter*, Brown, Desf. (/oc. cit. p. 452, tab. 20), a beaucoup d’affinité avec la précédente. Elle en diffère par ses feuilles plus étroites, vertes en dessus, blanches et cotonneuses en dessous; par ses capitules une fois plus petites; par les divisions externes de l'involucrc moins larges, plus profondes et peu aigues. Elle croit dans les mêmes localités.
DIPLOLÉPAIflES. Diplolepat iæ. ixs. Famille de l’ordre des Hyménoptères, section des Porte -Tarières, fondée par Latreille (Gêner, trust, el 1ns. T. iv, p. 15, et Cûiisid. génér., p. 281) qui lui assignait pour caractères : abdomen implanté sur le niélalhorax par une portion de son diamètre transversal; ailes inférieures sans nervures distinctes; corps ne se contractant point en boule; abdomen comprimé ou déprimé, mais caréné en dessous, du moins dans les femelles; tarière filiforme; palpes très-courles; antennes filiformes, droites, de treize à seize articles. Cette famille, qui comprenait les genres Ibalie, Diplolèpe, Figile el Eucharis, forme aujourd'hui (Bègue Auim. de Cuv.) la tribu des Gallicolcs dans la famille des Pupivorcs.
D1PLOLÉPIÜE. Diplolepis. ixs. Genre d’Hyménoptères, qu’on est obligé de supprimer à cause de l’abus qu'en a fait Geoffroy. Cet entomologiste, après avoir converti le genre Cynips de Linné en celui de Diplolèpe, a fait usage du mol Cynips pour désigner un autre genre d'iiyménoplères. Fabricius. voulant sans doute rendre justice à Linné, a restitué au genre Diplolépidc le nom de Cynips, et a reporté la déiioiniuatiou de Diplolépide au genre que Geoffroy nommait Cynips. Au lieu de remédier au mal, Fabricius l’a beaucoup aug-
menlé; et pour éviter toute confusion, on est généralement tombé d'accord de restituer ail mot Cynips le sens que lui accordait Linné et d'effacer pour toujours de la nomenclature entomologique le genre Diplolépide.
DIPLOLHPIDK. Diplolepis. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, Penlamirie Digynie, de Linné, établi par Brown. Caractères : corolle urcéolée, dont le tube est court et le limbe à cinq divisions profondes; couronne slaininalc à folioles obtuses, augmentées d'une lanière intérieure, parallèle; masses polliniques arrondies et attachées un peu au-dessous du sommet; stigmate en forme de bec allongé et indivis. Ce genre ne comprend encore qu'une seule espèce, le Diplolepis Mvnziesi , plante indigène des environs de Yalparaiso au Chili, otl elle a été récoltée par Arch. Menzies. Brown, qui l'a seulement mentionnée sans en donner ni la description ni le nom, dit qu’elle ressemble, sous plusieurs rapports et surtout par les masses polliniques, à l 'Asclépios romitoria, Kœnig, Mss., mais qu'elle s’en distingue et par son port et par son stigmate obtus.
DIPLOMÉKIDE. Diplôme ris. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandrie, institué par Don qui lui assigne pour caractères : sépales étalés, ouverts; lahelle plan, à trois lobes, éperonné; colonne réfléchie vers l’extrémité ; un double cornet au bout du stigmate; point de rélinacle; deux masses polliniques. Le Diplotneris pulchclla est une plante herbacée, du NVpaul; sa tige ou sa hampe est untflorc, à feuilles linéaires lancéolées, à fleurs spathacées, d’un rouge de rose.
D1PLONICE. Diplonyx. bot. Genre de la famille des Légumineuses. Dladelphie Décandrie, institué par Kaftinesque qui lui donne pour caractères • un calice urcéolé. hilabié; lèvre supérieure ù deux divisions, l’inférieure trilobée; étendard réfléchi, avec l'onglet glanduleux; ailes éperonnées, bionguieulées de même que la carène; légume cylindrique. Ce genre ne renferme qu’une seule espèce, la Diplonice élégante; c’est une plante frutescente, volubile, iwparipennée, à six folioles de chaque côté, à fleurs violettes, ramassées en grappes. Elle est originaire de la Louisiane.
DIPLONYQUE. Diptonychus. us. Hémiptères; genre de la famille des Bélostomites, établi par Delaporte qui lui donne pour caractères : antennes très-courtes, cachées sous les yeux; ocelles distincts; corselet trapézoïdal; corps ovalaire; écusson triangulaire; pattes médiocres; abdomen terminé par deux filets; cuisses antérieures, grandes, ravisseuses, offrant en dessous un canal pour recevoir la jambe, les deux autres paires fortes; tarses antérieurs terminés par deux crochets, les postérieurs de deux articles seulement. L'Insecte qui constitue ce genre est aquatique; il avait été placé par Fabricius, parmi ses Népès, sous le nom de Nepa rustica. Cet Insecte est brun, avec les bords du corselet el ceux*anlérieurs des élylres blanchâtres. On le trouve dans l'Inde sur la côte de Coromandel.
DIPLOPAPPE. Diplopappus. bot. Genre de la famille des Synanthérées el de la Syngénésie égale, L., établi par Cassini qui lui assigne entre autres caractères : une calathide radiée, dont le disque est composé de fleurs nombreuses, régulières el hermaphrodites, et
d'une simple couronne de fleurs en languettes et femelles; involucre presque hémisphérique, de la longueur des fleurs du disque, et formé d'écailles linéaires; réceptacle nu et plan ; akènes obovales, comprimés, hispides, portant une double aigrette : l’extérieure courte, à petites écailles laminées; l'intérieure longue, rougeâtre, à petites écailles filiformes et plumeuses. Ce genre comprend des espèces que l’on avait autrefois placées à tort dans les genres Erigeron, Aster et Initia. Son auteur le place dans la tribu des Aslérées, et en décrit quatre espèces, dont deux nouvelles, sous les noms de Diplopappus intermedius et Diplopappus tillosus. Les deux autres, qu’il nomme Diplopappus louât us et Diplopappus dubius , étaient les Inula gossypina , Michx., cl Aster annuus, L., ou Erigeron annuum, Desf. Ces plantes sont originaires de l’Amérique septentrionale. l'ne autre espèce a été récemment découverte en Californie, par Douglas, et nommée Diplojtappus incanus. C’est une plante vivace, suffruliqueuse, dont les tiges sont élevées de deux pieds environ, couvertes d'un duvet blanchâtre, corymhoso-rameuses, à rameaux monocéphales, garnisde feuilles distantes, linéaires, sessiles, obtuses, un peu mucronées au sommet, étalées, d’un vert sombre, pubescentcs cl incanes. L’involucre est hémisphérique, formé d’un grand nombre d’écailles foliacées, linéaircs-lancéolées, aigues, glanduleuses, réfléchies et d'un vert glauque. La calathide est radiée, avec son disque composé de fleurs nombreuses, régulières, hermaphrodites et d’un jaune doré; les Heurs de la couronne sont disposées sur deux rangs, femelles, en languettes et d'un violet pourpré, beaucoup plus pâle en dessous. Le réceptacle est nu et plan ; les akènes sont obovales, comprimés, hispides, portant une double aigrette : l'extérieure courte, à petites écailles laminées; l’intérieure longue, rougeâtre, à petites écailles filiformes et plumeuses. Quinze autres espèces sont décrites par le professeur DeCandoIle dans lccinquième volume de sou Prodromus ; elles sont réparties en trois sections qu'il a nommées Pédonculaires, Caliméridées et Amellotdées.
DIPLOPKR1STOMËES. bot. Nom donné aux Mousses dont le péristome est double.
D1PLOPÉTALON. bot. Genre de la famille des Sapindacées, Octandrie Monogyuie, institué par Labillardière qui l'avait nommé Dimeresa. Caractères : calice composé de cinq séries persistants cl accompagnés de bractées; dix pétales disposés sur deux rangs, les extérieurs arrondis, les intérieurs divisés en deux parties; disque glanduleux tri ou quadrifidc; capsule coriace, trivalve, trisperme. Le Diplopetalon ylaucunt, seule espèce du genre, est un arbrisseau à feuilles composées de deux folioles hijuguées, lancéolées, glauques en dessous; à fleurs paniculées. Celle planleest originaire delà Nouvelle-Calédonie.
DIPLUPIIKACTE. Diplophractum. bot. Genref^ctrémement singulier, publié par Desfontaines (Mém. du Mus. 5, p. 54), adopté par Kunth et par De Candolle et qui fait partie de la famille des Tiliacées. Il se compose d’une seule espèce, Diplophractum auricula tum, arbrisseau originaire de Pile de Java, d’où il a été rapporté par Leschenault. Ses jeunes rameaux sont co-
tonneux et cylindriques, portant des feuilles alternes, simples, presque panduriformes, aigués et dentées au sommet, échancrées et inéquilatérales à leur base, cotonneuses en dessous. Deux stipules inégales, munies d'un appendice sétiforme, accompagnent chaque feuille. Les fleurs sont solitaires à l'extrémité des rameaux. Leur calice se compose de cinq sépales étalés , cotonneux extérieurement, elliptiques, obtus; la corolle a cinq pétales de la longueur du calice, spalhulés, un peu aigus, munis d’une petite écaille glanduleuse à leur base interne. Les étamines sont fort nombreuses, hypogynes; elles ont leurs filets libres et grêles, leurs anthères globuleuses et à deux loges. L'ovaire est libre, à cinq côtes, velu, surmonté d’un style simple, qui se termine par un stigmate à cinq lobes.
Le fruit offre une organisation très -singulière. C’est une capsule à dix loges, ayant ses graines attachées à l’angle formé par la jonction des cloisons et de la périphérie du péricarpe. Ces graines sont séparées les unes des autres par d’autres petites cloisons transversales qui forment autant de loges inonospermes. Celte structure de la capsule est fort différente de celle que l’on trouve dans les autres Tiliacées ; mais néanmoins on peut encore l’y ramener. Si l’on suppose, ainsi que l’ont dit Turpin et Kunth, que la capsule soit, comme dans beaucoup d'autres genres de la même famille, à cinq loges contenant les graines attachées sur deux rangées longitudinales, à l’angle interne et sur le bord des cloisons . que ce bord interne se réfléchisse en dehors, entraînant avec lui les graines et vienne se souder avec la paroi interne du péricarpe, l’on aura les dix loges du Diplophractum et le mode d'adnexion de ses graines. Quant aux petites cloisons transversales, elles existent aussi dans d’autres Tiliacées, et en particulier dans le Corchorus olitorius. Les graines sont irrégulièrement ovoïdes, arillées. L'embryon est renfermé dans l’intérieur d'un endosperinc charnu.
DIPLOPHYLLË. Diplophyllutn. bot. Genre de la famille des Personnccs, Diandric Monogvnie, L., institué par Lchmann pour uue plante du Caucase placée précédemment dans le genre Véronique, sous le nom de Deronica crista-galli . Caractères : calice fermé, à deux sépales cordiformes; corolle presque rotacée, à quatre lobes inégaux; capsule comprimée, biloculaire, à quatre valves, quadrisperrae. Le Diplophyllutn krcronic(eforme est une plante herbacée, tomeuleusc, à feuilles péliolées, cordiformes et dentelées.
DIPLOPOGON. Diplopogon. bot. Genre de la famille des Graminées, et de laTriandrie Digynic de Linné, établi par Robert Brown qui lui assigne pour caractères : épillets h une fleur slipitée et renfermée dans les glumes; celles-ci, au nombre de deux, sont presque égales, lâches, garnies de barbules velues; deux paillettes dont l’inférieure terminée par trois arêtes dissemblables, tortillées entre elles, les latérales autour de l'intermédiaire; deux squammelles entières; tiois étamines; ovaire sessilc, surmonté de deux styles, unis par leur base; stigmates plumeux. Ce genre se compose d'une petite espèce J observée dans la partie méridionale de la Nouvellej Hollande. Celte plante est le Diplopogon cetaceus ; Di- 1 poyonia setasea, Bcauv. Son chaume forme gazon; les
feuilles sont sétacées; il y a autour du véritable épi, d'autres épis verlicillés qui sont stériles , qui tiennent en quelque sorte lieu d'involucre.
Il ne faut point confondre le nom de ce Genre avec celui que Palisol de Beauvois a donné à une section de sa famille des Mousses, section qui compreud tous les Genres munis d'un double péristome.
DIPLOPRION. Viploprion. rois. Genre de l’ordre des AcanlliopléryGiens , famille des Percoïdes, établi par Kulil et Vanbasselt qui lui ont donné pour caractères : opercule osseux, terminé par deux pointes aigués ; préopercule muni d'un double rebord dentelé au bas; lan- Gue lisse; corps comprimé. Les espèces décrites par Kuhl et Vanbasselt, dont la principale est le Diploprion bifasciatum , appartiennent aux mers et aux fleuves des Indes.
DIPLOPRION. bot. Vivian a proposé uu Genre nouveau, et le nom d e Diploprion medicaginoidet, pour le Mcdicago tibyea de SprenGel. 11 pourrait être ainsi caractérisé : calice tubuleux, à cinq dents; corolle papilionacée; les dix filaments réunis; légume uniloculaire, polyspcrine et roulé en spirale.
DIPLOPTÈRE$.ZJ/y>/o/>/era. us. Famille d’IIyménoptères, établie par Latreillc dans sa section des Porte- AiGuillons. Elle a pour caractères distinctifs : ailes supérieures doublées dans leur longueur. Cette famille comprend les Genres l'vspa de Linné et Masaris de Fabricius. Ces liyménoplères ont toujours les antennes plus épaisses vers leur extrémité, et coudées au second article; les yeux écbancrés; le chaperon Grand, souvent diversement coloré dans les deux sexes : les mandibules fortes et dentées, une pièce en forme de lanGuellesous le labre; les mâchoires et la lèvre allonGées; la languette communément divisée en trois parties, dont celle du milieu plus grande, en cœur, et les latérales étroites, allant en pointe; le premier segment du thorax arqué, avec les eûtes élargis en forme d'épaulette, repliés en arrière, jusqu'à la naissance des ailes; le corps glabre, ordinairement coloré de noir et de jaune ou de fauve. Les femelles et les neutres sont armés d’un aiguillon très-fort et venimeux. Plusieurs vivent en sociétés composées de trois sortes d’individus. Les larves sont vermiformes, sans pattes, et renfermées chacune dans une cellule, où elles sc nourrissent tantôt de cadavres d’insectes dont la mère les a approvisionnés au moment de la ponte, tantôt du miel des fleurs, du suc des fruits et des matières animales élaborées dans l’estomac de la mère ou dans celui des neutres, et que ces individus leur fournissent journellement. Celte famille comprend plusieurs genres qui peuvent être distribués de la manière suivante :
t Antennes composées de douze à treize articles distincts selou les sexes, et terminées eu pointe; languette soit divisée en trois pièces dont celle du milieu plus grande, en cœur, avec deux petites taches arroudies et glanduleuses à son extrémité, et les latérales étroites, pointues, ayant aussi chacune une tache semblable, soit composée de quatre filets longs et plumeux (lr* tribu, Guépiaires.)
I. Mandibules beaucoup plus longues que larges, rapprochées en devant en forme de bec ; languette étroite
et allongée; chaperon presque cordiformc ou ovale, avec la pointe en avant et plus ou moins truuquée.
Genres : Svnagre, Eumène, Zèllie, Discælie, Géramie, Ptérochcilc, Odynère, Rygcliie.
11. Mandibules guère plus longues que larges, ayant une troncature large et oblique à leur extrémité; languette courte ou peu allongée; chaperon presque carré.
Genre : Guêpe.
++ Antennes de huit à dix articles bien distincts , et terminées en bouton ou en massue très-obtuse et arrondie au bout; languette composée de deux filets très longs, avec la base molle, en forme de tube cylindrique, les recevant dans la contraction et retirée alors daus la gaine du menton.
Genres : Masaris, Célonite.
DIPLOSASTÈRE. Diplosastera. bot. Tausch, dans son Ilortus Canalius, fasc. 1, avait séparé du genre Corcopsis, l’espèce T incto ria, pour en former le genre dont nous rapportons ici le nom; il ignorait probablement que celte séparation avait déjà été effectuée par Reicheubach. y. Cau iopside.
D1PLOSPOUE. Diplospora. bot. Genre de la famille des Rubiacées, Tétrandrie Monogynie, établi par De Candolle qui lui assigne pour caractères : limbe du calice très-court, presque campanule, à quatre petites dents; le tube presque ovale; corolle à tube large et à gorgevelue; limbe divisé en quatre lobes étalés et épais; quatre anthères sessiles, appliquées sur la gorge de la corolle; style aussi long que le tube; stigmate bifide; ovaire à deux loges dispennes. LcDiplospobe a feuilles vertes, Diplospora tiridiflora; Canthium dubium, Lindl., est un arbrisseau originaire de la Chine; ses rameaux sont télragoncs et glabres; ses feuilles sont opposées, pétiolées, oblongues, lancéolées, acuminées, avec des stipules solitaires et persistantes. Les fleurs , d'un jaune verdâtre, sont axillaires, presque sessiles, avec quelques bractées à leur base.
D1PLOSTACIIYER. Diplostachyum. bot. (Lycopodiacèes.) Dans la division qu'il a fait subir au genre Lycopode, Palisol de Beauvois appelle ainsi l’un de ses genres nouveaux, qui se compose des Lycoi>odiuin heltelicum , lycopodium apodum et Lycopodium tenellum. F. Lycopode.
D1PLOSTÉGIER. Diplostegium. bot. Genre de la fa- | mille des Mélastomacées , Décandrie Monogynie, institué par Don qui le caractérise ainsi : limbe du calice à cinq divisions, persistant et recouvert d’une double enveloppe eu forme de capuchon; cinq pétales; anthères presque égales, doublement appendiculécs à leur base; capsule baeciforme, à cinq loges. Le Diplostegium canescens , la seule espèce connue, est un arbrisseau du Brésil, à liges cylindriques, recouvertes de poils blanchâ- | très, à feuilles pétiolées , ovales , aigues , très - entières , nerv urées, scabrcsen dessus, soyeuses en dessous; les fleurs, grandes et d’un beau rose, sout réunies trois ensemble sur des pédoncules terminaux.
D1PLOSTEMA. bot. Synonyme de Taligalée.
DIPLOSTËMONES. bot. Plantes chez lesquelles les étamines sont constamment en nombre double de celui des pétales. Haller a employé dans les mêmes circonstances, le mot Diplostome.
DIPLOSTÉPUIER. Diplostephium. bot. Genre de la famille des Synanlhérées, établi par Kunth. Il est voisin des Aster, et s’en distingue par son involucre hémisphérique, composé d’un grand nombre de folioles imbriquées. Le réceptacle est plan , nu et creusé d’alvéoles ; les fleurons du centre sont tubuleux, hermaphrodites et fertiles; ceux de la circonférence soûl liguléset femelles; les uns et les autres sont au nombre d'une vingtaine. Dans les hermaphrodites, le tube staminal est surmonté par cinq appendices lancéolés, aigus et diaphanes; l'ovaire est linéaire et cylindrique; le style glabre et capillaire; le stigmate, biparti et saillant audessus de la corolle, a ses deux divisions épaisses, velues et étalées. Le fruit est couronné par une aigrette dou ble et sessile : l'extérieure est très -courte, composée d’un grand nombre de petites paillettes suhulées; l'intérieure est formée de poils étalés, scabres, ayant la même longueur que la corolle. Ce genre ne se compose que d’une espèce : Diplostephium lacandulœfolium , Kunth, Aora Gen., t. 5-35. C'est un arbuste très-rameux, dont les feuilles sont très -rapprochées, sessi les, linéaires, coriaces, à bords rabattus, et dont les fleurs blanches terminent le sommet des rameaux. Il croit dans les lieux sablonneux au pied des montagnes volcaniques du Pérou.
D1PLOSTOME. Diplostoma. ji\*. Genre delà famille des Rongeurs, très-voisin des Gcomys, et que Kafflnesque caractérise de la manière suivante : quatre molaires en prismes comprimés, à toutes les mâchoires : la première double, les trois autres simples; les incisives supérieures creusées d'un double sillon en avant; des abajoues profondes, dout les ouvertures sont extérieures; quatre doigts suivant llaffiiicsque, et cinq selon Cuvier, à tous les pieds; les ongles mitoyens de devant trèslongs, crochus et tranchants. Les Diploslotnes sont de petits quadrupèdes encore peu connus, de l'Amérique septentrionale; ils ont en général le pelage d’un brun roussàtre, et leur taille excède rarement dix pouces.
D1PLOSTOME. Diplostoma. bot. Le genre de Champignons que Link a établi, sous ce nom, dans la famille des Gastcromy cèles, de Frics, est le même que celui précédemment nommé Tulosloma par Pcrsoon.
DIPLOTAX1DE. Diplotaxis. bot. Genre de la famille des Crucifères, Télradynamie siliqueuse, L. Ce genre, établi par De Candollc, est caractérisé par sa silique comprimée, linéaire; ses semences disposées sur deux rangs et ovales; son calice égal à sa base. Les fleurs sont jaunes ou blanches, et les calices couverts d’un duvet mou. Ce genre a été formé aux dépens des Sisymbrium et Sinapis de Linné; les espèces sont distribuées en deux tribus. La première, nommée Catocarpum par De Candolle, est caractérisée par sou style rudimentaire, son stigmate bilobé et sessile au sommet de la silique, cl ses siliques pendantes, le plus souvent pédicellées. Les quatre espèces que cette tribu renferme, habitent les contrées voisines de la Méditerranée. La deuxième tribu, désignée sous le nom d ' Anocarpum, a pour caractères un style comprimé , vide, ou contenant deux ou trois graines, terminé par un stigmate bilobé, et les siliques droites , rarement pédiccllées. Les quatorze espèces qu’elle renferme sont indigènes des pays méridionaux
de l’Europe; on y remarque les Diplotaxis tenu! folia et ciminca ; la première est extrêmement commune sur les murs et dans les endroits incultes des environs de Paris.
DIPLOTÈGE. bot. Ce mot, dérivé de double,
et de T«yo», toit , est employé par Desvaux , pour désigner des fruits Hétérocarpiens, secs et infères ou engagés dans le calice. Il distingue deux degrés particuliers de Diplolèges : ceux qui se divisent en plusieurs parties, par l’effet de l'écartement des valves du fruit, comme dans les Iridées et les Orchidées, et ceux qui ne sont déhiscents que par une ouverture qui est déterminée par la maturation, à la base du fruit, comme dans les Campanulacées.
DIPLOTÉG1E. Diplolegia. bot. Ce mol exprime une | capsule adhérente, une capsule soudée avec le calice ou le périgone, ainsi qu’on l’observe dans les Campanules. On nomme communément ces fruits capsules par suite de l’extension que les anciens Imtanisles donnaient à cette dénomination, n'ayant pas reconnu l’adhérence des organes. Dans les descriptions on a soin de dire si l’ovaire est adhérent ou libre, d’*où résulte que lorsqu'on parle ensuite du fruit en l’appelant capsule, on sait très -bien si elle est adhérente, ou si c'est une vraie capsule. Le mot Diplotégie est à cause de cela peu usité.
DIPLOTHËM1ER. Diplothemium. bot. Marlius a formé ce genre nouveau, de la famille des Palmiers, Polyandrie Trigynie de Linné, avec quatre espèces qu'il a observées au Brésil ; il en a tracé les caractères ainsi qu'il suit : fleurs de sexes différents, réunies dans le même spndice; spathe double : l’intérieure la plus longue.cylindrique, mucronée, renflée, avec une Assure au renflement et un sillon à la face opposée; l’extérieure ouverte au sommet, membraneuse et coriace. Les fleurs mêles sont coriaces, presque charnues, disposées sur la partie inférieure du spadice et en quelque sorte cachées sous des écailles verruqueuses. hémisphériques; le calice est partagé en trois sépales étroits, lancéolés, carénés, soudés à leur base; la corolle est formée de trois pétales ovales, dressés ou connivcnls; le nombre des étamines est de six h douze ou plus, avec leurs filaments subulés et d’inégale longueur; les anthères sont sagiltécs ou linéaires et dressées. Les fleurs femelles, placées immédiatement en dessous des mâles, solitaires, sessiles et entourées de bractées, sont coriaces cl striées; leur calice est triphyllc, à sépales ovales, carénés et imbriqués ; la corolle a aussi trois pétales ovales, carénés, très-entiers ou fort légèrement dentés; l’ovaire est globuleux, trigone, à une seule loge, mais avec les vestiges de deux autres; il est surmonté de trois stigmates sessiles, triangulaires, réunis en pyramide, puis étalés. Le fruit consiste en un drupe ovale ou obovale, fibreux, monosperinc , renfermant une noix osseuse, marquée de trois trous à sa base. Les espèces décrites par Martius ont été observées par lui-même, à plus de quatorze cents pieds au dessus du niveau de la mer, croissant çà et là dans des sables arides, sur les plages maritimes ou parmi les pâturages les plus riants; des 1 quatre espèces une seule est pourvue de lige, encore estelle fort médiocre, ineriuc et annclce; les frondes sont
pinnécs. munies d’un court pétiole dont la base est engainante ; les pinnules sont fort étroites . rigides et crispées , d'un vert brillant , un peu glauque en dessus , argentées en dessous. I.es drupes sont jaunâtres, d’une substance fibreuse, mais susceptibles de concourir à la nourriture de l'Homme.
D1PLOTHR1CE. Diplothrix. Genre de la famille des Synanthérées, établi par De Candolle qui le caractérise ainsi : capitule mulliflore. radié; fleurons de la circonférence au nombre de cinq, femelles, ovales, persistants et continus avec l'ovaire; fleurs du disque hermaphrodites tubuleuses, à cinq dents; involucre ovale, imbriqué; écailles ovalaires; réceptacle chargé de paillettes qui entourent les fleurs; styles ratneux; akènes du rayon comprimés ou triangulaires, nus ou couronnés de petites dents; ceux du disque comprimés, les plus extérieurs nus, les autres surmontés de deux arêtes. Les deux espèces : Diplothrix acerosa et Diplothrix juniperifolia sont des plantes mexicaines, sous-frutescentes, rameuses, ù feuilles opposées, ramassées, aigues, très-entières ou un peu pubérulcnles, à une seule nervure et à bords un peu calleux. Les fleurs sont réunies au sommet des rameaux en uu seul capitule courtcment pédonculé.
DIPLl'SODON. Diplusodon. bot. Genre de la famille des Salicariées, et de la Dodécandrie Monogynie de Linné, établi par le docteur Pohl qui en a découvert les premières et principales espèces, dans ses savantes excursions sur le sol encore si peu exploré des provinces centrales de l'immense empire du Drésil. Le Dr Pohl a nommé ce genre Diplusodon , des deux mots grecs iixXioi, double, et oocu$, dent, parce qu'il a remarqué que l'un des principaux caractères qu'otfrenl les espèces qu’il y a groupées, consiste dans les deux rangées d’écailles qui garnissent la base du calice, qui est en outre persistant’, inonophylle, campanule, avec son limbe divisé en six segments lancéolés et pointus. La corolle, beaucoup plus grande que le calice, est composée de six pétales égaux, ovales, plans, terminés à leur base en onglet court et rétréci. Les étamines, au nombre de douze à trente, en partie stériles, ont leurs filaments égaux, filiformes, dressés, plus courts que les pétales, inséréssur la base du calice et terminés par des anthères oblongues , obtuses, biloculaires, s'ouvrant latéralement, glabres cl penchées. L’ovaire est globuleux, glabre, supérieur, surmonté d’un style filiforme, que termine un stigmate simple, hémisphérique et concave en dessus. Le fruit consiste en une capsule globuleuse, couronnée par le style marcesccnl, divisée en deux loges renfermant plusieurs semences comprimées, presque trigones. Chamisso et Scblectendal, ignorant sans doute les travaux du Dr Pohl, ont établi postérieurement, et sous le nom de Eriedlundia , un genre qui présente des caractères semblables â ceux des Diplusodons et que De Candolle, dans le troisième volume de son Prodromus sy sternal i '9 naturalis regni vcgetabilis (p. 94, Lithraricis addenda ), leur a réuni. Le professeur De Candolle décrit trente-cinq espèces de Diptusodons, qu'il a vues dans les herbiers de Martius, du Musée de Vienne et du Muséum de Paris. Ce genre fait partie de la famille des Salicariées, à laquelle De Can-
dolle substitue le nom de Lilbrariées, qu'avait précédemment indiqué Jussieu. Toutes les espèces connues de ce genre appartiennent au sol Brésilien et forment des arbrisseaux de médiocre élévation. Elles sont encore fort rares dans les serres européennes, où quelques unes seulement ont paru jusqu'ici. Il leur faut beaucoup de chaleur, une lerre légère et substantielle, mais en général peu d’arrosements.
Diplcsodox a fleurs nombreuses. Diplusodon floribundus, Pohl, PL Brasil. ic. 1, 87, t. 70. — De Cand., Prodr. Syst. nat. 3, 94 e. Le docteur Pohl a observé cette espèce, en 1820, dans la capitainerie de Goyaz, aux environs de Trahiras; elle faisait partie des buissons que respectent les troupeaux sauvages, qui peuplent de vastes pâturages dont personne encore ne réclame la propriété. Elle fleurit dans le mois de mai et de juin. C’est un arbrisseau de trois à quatre pieds, dont la tige cylindrique, brunâtre, luisante cl poilue, se divise au sommet en rameaux dressés; les feuilles qui les garnissent, et qui couvrent également la tige, sont décidues, coriaces, simples, presque rigides, opposées, sessiles, ovales, aigues, cordi formes à leur base , trèsentières, planes, sillonnées par cinq nervures longitudinales partant de chaque côté de la côte intermédiaire et presque toutes de sa base; d’un vert brunâtre en dessus et jaunâtre en dessous, poilues sur les deux faces, longues de deux pouces cl demi, larges de dixhuit â vingt lignes. Les fleurs forment â l’extrémité des rameaux, des épis d’un grand luxe de végétation; elles sont d'une belle couleur pourpre foncée.
Diplusodon ponctué. Diplosodon punctatus , Pohl, liras, y I, 89, t. 72. — De Cand., Prod. Cette espèce se trouve dans les mêmes localités que la précédente. Sa tige ne s’élève guère à plus de deux pieds; elle est grêle, unie, très glabre, nue, arrondie, presque tétragone, divisée en rameaux diffus, opposés, très-peu garnis de feuilles décidues, coriaces, simples, opposées, sessiles, lancéolées, très-entières, glabres, ponctuées, bordées, marquées de trois nervures longitudinales, y compris l'intermédiaire, d'un vert brunâtre en dessus et jaunâtre en dessous. Les fleurs terminent par petits bouquets chacun des rameaux ; elles sont violettes, portées sur des pédoncules simples, persistants, cylindriques ou filiformes. Les bractées, au nombre de deux, sont opposées, décidues, lancéolées, sessiles, et plus courtes que le calice qui est rougeâtre.
Diplusodon trés-velu. Diplusodon rillosissimus , Pohl, PL Bras. I, 92, t. 75. — Diplusodon If t broutes, Par. a. De Cand., Prodr. Syst. nat.o , 94 e. C'est un sous-arbrisseau à lige ligneuse, fibreuse, d'un vert brunâtre, divisée en rameaux opposés, d'un vert blanchâtre. Les feuilles sont décidues, coriaceR, simples, opposées, ovales, presque acuminées, cordées à leur base , marquées d'une côte intermédiaire d’où s'échappent, à des distances presque égales, et de chaque côté, cinq nervures longitudinales, garnies ainsi que toute la surface des feuilles, tige et rameaux, de soies nombreuses et blanchâtres; elles sont en dessus d'un vert brunâtre, blanchâtres en dessous, longues de près de deux pouces sur quinze à seize lignes de largeur; le pétiole est court, à peine visible. Les fleurs sont d’un pourpre bleuâtre,
portées sur des pédoncules cylindriques, filiformes, solitaires ou réunies par petits bouquets, dans les aisselles des feuilles du sommet des rameaux; les deux bractées sont opposées, simples, sessiles , oblongues , uninervurées, tomenleuses, ciliées, et plus courtes que le calice.
Diplusodor rayé. Diplusodon tirgatus , Pohl, FL ffrasil. 1, 00, t. 73. — De Cand., Prodr. Syst. nat. 3, 94 b. Friedland ta albiflora , Martin*, f/erb. Sa lige, haute de trois à quatre pieds, se couronne de rameaux grêles, télragones, allongés, dressés, glabres, rougeâtres, opposés, garnis de feuilles également opposées, [ décidues , simples, presque sessiles, lancéolées, très- 1 entières, planes, marquées d’une nervure intermédiaire d'où s’échappent, à peu de distance de la base et du centre, deux veines latérales; elles ont environ quinze lignes de longueur. Les fleurs sont blanchâtres, axillaires ou terminales, le plus souvent solitaires, portées sur des pédoncules simples, accompagnées de deux bractées opposées, rayées de blanc-jaunâtre.
Diplisodor obi.org. Diplusodon oblongus , Pohl, Fl. Bras. I, 03, t. 78. — De Cand., Prodr. 3, 94 La tige, quadrangulaire cl brunâtre, se divise en rameaux nombreux et pareillement conformés, si ce n'est que les angles sont un peu moins vifs. Les feuilles sont décidues, coriaces, simples, opposées, étalées, oblongues, très-entières, planes, â quatre ou cinq nervures latérales, très -glabres, d'un vert noirâtre en dessus et jaunâtre en dessous, longues de deux pouces et demi, larges d’un peu plus d’un pouce. Le pétiole est trèscourt, demi-cylindrique et cannelé. Les fleurs sont terminales et axillaires, presque sessiles, et d’un bleu pourpré, très-pâle ; les deux bractées sont égales en longueur avec le calice.
Diplcsodor a petites peu illes. Diplusodon tttycro - 1 pbyllus, Pohl, Bras. 1, 05, t. 76.— De Cand., Prodr. 3, 04 e. Sa tige est ligneuse, divisée en nombreux rameaux opposés, garnie ainsi que ces derniers, de feuilles coriaces, simples, opposées, ovales, très-entières, veinées, ciliées, glabres, d'un vert jaunâtre luisant en dessus, d’un jaune verdâtre parsemé de quelques poils sur les veines, en dessous ; les pétioles sont très-courts, cannelés en dessus et velus. Les fleurs, d’un blanc jaunâtre, sont terminales et latérales, solitaires, verticales, portées sur des pédoncules simples, persistants et fort courts ; les bractées sont sessiles, décidues, ciliées, plus courtes que la corolle et d'un rouge pâle.
Diplusodor imbriqué. Diplusodon imbricatus , Pohl , Bras. 1 , 84, t. 67. - De Cand., Prod. 3 , 04 «. Sa lige, à rameaux opposés, est garnie de feuilles imbriquées, ovales, presque acuminécs, cordiformes à leur hase, épaisses, coriaces; très-entières, uninervurées et plus courtes que le calice dont les six apophyses qui accompagnent les six dents du limbe sont, ainsi que ccs dernières, recourbées cl même roulées extérieurement et de plus extrêmement courtes. La corolle a ses pétales d'un bleu pourpré , avec l’onglet très-court et d'une nuance plus claire.
Diplusodor margiré. Diplusodon marginatus , Pohl, Bras. 1, 83, t. OG. — De Cand., Prodr. 3, 94 c. Sa lige est ligneuse, arrondie, d'un rouge bleuâtre très
, simple, garnie de feuilles décidues, coriaces, opposées, sessiles, presque imbriquées, ovales, à peine acuminées, cordiformes â leur base, veinées, glabres, longues d’un | peu plus de deux pouces et d’un tiers moins larges, d'un vert blanchâtre en dessus, presque blanc en dessous et sur les deux faces, offrant des veines rouges de même que les bords. Les fleurs sont solitaires le long de la lige, axillaires et portées sur d'assez longs pédoncules glabres et d’un rouge blanchâtre ; les deux bractées sont simples, sessiles, glabres, bordées et nervurées de rouge, étalées à la base du calice qui est rougeâtre. La corolle est d’un violet pourpré fort vif.
DIPLYCOS1E. Diplycosia. bot. Genre de la famille des Éricées, Décandrie Monogynie. institué par Blume (Bydrag. Flor. /mf. 857). Caractères : calice infère, environné de deux bractées connées à sa base, et quinquéfidc; corolle campanuléc, avec son limbe replié et divisé en cinq lobes; dix étamines incluses, insérées sur le disque du calice; anthères bifides au sommet; style dressé; stigmate tronqué; capsule presque globuleuse, déprimée, à cinq loges irrégulièrement déhiscentes; semences nombreuses, comprimées cl cunéiformes. Les Diplycosies sont des plantes frutescentes, parasites sur les arbres élevés; les feuilles sont éparses et coriaces; les fleurs sont axillaires, d'un jaune verdâtre.
DIPOD1ER. Dipodium. xool. C'est-à-dire ayant deux pieds. Blainville propose ce nom pour l’ordre de Poissons qu'il crée en le caractérisant par la présence d'une seule paire de nageoires, soit pectorales, soit ventrales, et pour un ordre de Reptiles qui répond à ceux que Cuvier nomme Bimanes. F. ce mot et Chirote. On a quelquefois désigné sous le même nom les Scinques à deux pieds, Bipèdes de Lacépède.
D1POD1ER. Dipodium. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandric, établi par K. Brown, pour le Dendrobium punctatum de Smith; et auquel il donne pour caractères • calice dont les cinq divisions sont égales entre elles et étalées ; labelle trifide, barbu, formant un éperon extrêmement court à sa base; gynoslème semi-cylindrique ; anthère terminale, mobile et caduque; masses polliniques au nombre de deux, une dans chaque loge, offrant un lobe placé sur leur côté interne; elles sont attachées au stigmate chacune par un fil distinct. Ce genre ne se compose encore que d'une seule espèce, Dipodium punctatum , Brown; ou Dendrobium punctatum, Smith , Exot. Bot. 1 , p. 21 , 1. 13. C’est une piaule terrestre, glabre, sans feuilles, ayant la racine fibreuse; la tige couverte de gaines imbriquées; les fleurs pourpres et en grappes. Elle croit à la Nouvelle-Hollande.
Robert Brown pense que l’on doit aussi rapporter à ce genre le Cymbidium squammatum de Swartx, qui Tonne une espèce fort voisine de la précédente, et qui n'en diffère que par ses gaines radicales, oblongues, carénées, cl par les supérieures qui sont entières et non fendues longiludinaleuicut, comme dans le Dipo- | dium punctatum.
DiPODION. Dipodium. irs. Bosc a décrit sous ce l nom (Nouv. Bull, des Sc. par la Soc. Philom. T. m, 1 p. 73, mai 1813) un animal trouvé dans le corps d'une Abeille, et dont il a fait un nouveau genre de Vers
intestinaux. I.acltal et Audouin prétendent que ce Ver n’est autre chose qu'une larve de Diptère du genre Conopi.
DIPOGON1E. Dipogonia. bot. K. Diplofogox.
DIPORIDlER.Z>f>or/V/w»i. bot. BartlingetWendland ont proposé la formation d'un genre nouveau dans la famille des Ochnacées, aux dépens du genre Ochna , et l'ont caractérisé ainsi qu'il suit : cinq pétales; un grand nombre d'étamines à filaments filiformes, persistants, munis d'anthères linéaires, déhiscentes par un double pore situé au sommet; carpelles drupacés, surmontés d'un stigmate libre au sommet. Suivant les auteurs, ce genre, qui ne se compose que d'un petit nombre d'espèces: Ochna arborca , Burch.; Ochna atropurpurca , DeCand.; Ochna ciliala , Lam., devrait prendre place entre les genres Ochna et Gomphia.
D1POSIDE. Diposis. bot. Genre de la famille des Omliellifères, Pentandric Digynie, institué par De Candollc qui lui donne pour caractères : un involucrc à la base de l'ombelle; bords du calice ù cinq dents obtuses; pétales ovales, plans et entiers; styles courts; fruit orhiculaire, biscuté, formant en quelque sorte deux disques parallèles; vallécules larges et planes. Le Diposide à feuilles de Saniclecsl une plante herbacée, de Buenos- Ayres; ses feuilles sont péliolées, divisées en trois parties cunéiformes, dentées au sommet ; la hampe est plus longue que les feuilles et glabre; l'ombelle est composée de cinq à six rayons, et les ombellulcs de (rois fleurs blanches, dont l’intermédiaire fertile et les deux autres mâles; l’involucre consiste en quatre ou six folioles qui entourent les pédicelles.
DIPHQMK. Diprosia. cbcst. Genre de l’ordre des Isopodes, voisin des Bopyres. et fondé par Raffinesque (Précis des découvertes Sémiologiques, p. 25) qui lui assigne pour caractères : manteau déprimé, oblong, fendu, sans articulations postérieurement; queue inférieure plus longue et échancrée; deux yeux lisses en dessus ; bom be inférieure ; corps étroit articulé en dessous; six paires de jambes à trois articles; deux suçoirs antérieurement en dessous. L'auleur de ce nouveau genre ne décrit que la Diprosie rayée. Diprosia r illata, Raf. Elle est d'uu blanc bleuâtre, rayée longitudinalement de pourpre violet; le dos est lisse et légèrement convexe. On voit à travers son corps la circulation du sang. Cette espèce, trouvée dans les mers de Sicile, vit parasite sur le Spams erylhrinus.
D1PSACF.ES. Dipsaccœ. bot. On nomme ainsi une famille naturelle de végétaux, ayant le genre Cardère ( Dipsacus ) pour type, et qui appartient aux Dicotylédons monopé laies, inférovariés, à étamines non soudées. Dans son Généra Plantarum , Jussieu avait composé sa famille des Dipsacées des genres Morina, Dipsacus , Knaulia, Scabiosa, Allionia cl Dalcriana; ce dernier genre y formant une section à part, caractérisée par ses fleurs distinctes et non réunies en tête. De Candolie, dans la troisième édition de la Flore française, a séparé le genre Valcriana pour en former une famille distincte sous le nom de Valérianées. Cette famille a depuis été l'objet d'une Monographie publiée à Montpellier par le docteur Dufresne. D'un autre côté , il a été reconnu que le genre Allionia devait être transporté parmi les
N v et agi nées , en sorte que les seuls genres Morina, Dipsacus, Knaulia et Scabiosa forment la famille des Dipsacées. On doit au docteur Thomas Coultcr une Monographie de cette dernière famille, publiée dans les Mémoires de la Société Physique de Genève pour 1825. Ce botaniste, outre les quatre genres qui viennent d'être indiqués et dont il change un peu la circonscription , rétablit les genres Ccphalaria de Schradcr cl Pterocephalus de Lagasca, qui se composent d'espèces réunies aux genres Scubiosa et Knaulia.
Les Dipsacées sont toutes des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, ayant les feuilles opposées ou quelquefois verlicillées, simples ou plus ou moins profondément divisées. Les fleurs sont ordinairement disposées en capitules environnés d’un involucre polyphylle, et portées sur un réceptacle plus ou moins saillant et quelquefois conique, garni d'écaiiles ou de folioles souvent plus longues que les fleurs elles -mêmes. Chaque fleur se compose d’un double calice. L'extérieur, qui est un véritable involucrc, est immédiatement appliqué sur l’ovaire avec lequel il ne contracte aucune adhérence, et se termine par un bord tronqué ou mince, membraneux, évasé, diversement denté ou terminé par un nombre variable de soies. Cet involucre persiste et accompagne le fruit jusqu’à sa maturité. Le calice Intérieur ou véritable calice est adhérent avec l'ovaire infère, quoique celle soudure ait été niée par quelques auteurs; son limbe est en général évasé, ordinairement plus grand quel'involucre, tronqué ou terminé par des soies quelquefois plumeuses, dont le nombre est trèsvariable. La corolle est monopétale, tubuleuse, plus ou moins arquée; son limbe est oblique, à quatre ou ciuq divisions inégales, formant en général deux lèvres. Les étamines sont au nombre de quatre à cinq; dans le seul genre Morina, on n'en compte que deux auxquelles on a attribué à tort des anthères quadriloculaires; ces étamines sont généralement saillantes hors de la corolle; leurs filets sont libres ainsi que leurs anthères. L’ovaire est à une seule loge qui contient un seul ovule pendant du sommet delà loge. Le style est simple, subulé, terminé par un stigmate indivis, dont la forme offre d’assez grandes différences dans le petit nombre de genres qui forment la famille. Le fruit est un akène couronné par le limbe du calice qui, souvent, prend beaucoup d’accroissement; il est immédiatement enveloppé dans l’involucre particulier. Celui-ci présente un peu au-dessous de son liml>e, de petites fossettes séparées par des lignes saillantes, dont le nombre et la forme varient dans les diverses espèces, et peut servir de bon caractère pour les distinguer. La graine est pendante dans l'intérieur du péricarpe qui est mince. Elle se compose d’un tégument propre, sons lequel on trouve un endos penne charnu, assez mince, dans lequel est un embryon également renversé, c’est-à-dire dont la radicule est tournée vers le bile. Cette famille est bien facile à distinguer; elle a des rapports intimes avec les Synanthérées, les Valérianées, les Calycérées et les Rubiacées. Elle se distingue des Synantbérées par son calice double, ses étamines libres et son ovule pendant, tandis qu’il est dressé dans les Synantbérées; des Calycérées par ses étamines libres, ses feuilles opposées; des Valé-
rianécs par son ovaire uniloculaire, son calice double, ses graines munies d'un endosperme, el ses fleurs agrégées; enfin des Rubiacées par ses fleurs en tête, sa radicule supérieure el l'absence des stipules dans les espèces à feuilles opposées. Les Dipsacées forment le passage entre les Rubiacées, les Capri foliacées, les Calycérées et les Synanthérées qui ont les étamines soudées.
D1PSACON. bot. Même chose que Diacheton.
DIPSACUS. BOT. y. Carrère.
DIPSADE. Df/tsa». rept. Espèce du genre Couleuvre.
D1PSAS. moll. Leach a proposé, sous ce nom, un nouveau genre qui ne présente pas assez de différences pour qu'on puisse le séparer des Anodontes; Férussac l’a pourtant admis comme sous-genre. y. Axodoxte.
D1PSE. rept. Même chose que Dipsade.
DIPTANTHERA. bot. y. Diaxthèrf..
DIPTERA. bot. (Borckausen.) Synon. du Sekika de Médicus el Mœnch, genre formé du Saxifraga sartnenlosa , qui a deux pétales plus longs que les autres. ir. Saxifrage.
DIPTÈRE. Diplerus. pois. Synonyme de Lauricaire.
DIPTÈRES, ixs. Diplera , Linn.; Antliata, Fabr. Ordre de la classe des Insectes, ayant pour caractères : six pieds; une métamorphose complète; deux ailes veinées et étendues; deux balanciers situés en arrière d'elles; bouche consistant en un suçoir composé de deux à six pièces écailleuses, en forme de soies ou de lancettes, renfermé dans une gaine, en forme de trompe ou de siphon, coudée ou articulée au plus à sa base et vers son extrémité, souvent terminée par deux lèvres, ayant une gouttière supérieure, cl accompagnée, dans le plus grand nombre, de deux palpes maxillaires : ccs palpes tenant quelquefois lieu de gaine au suçoir.
La distinction de ce groupe d'insectes se présente si naturellement à la pensée de l'observateur, qu'on la trouve clairement établie dans les écrits des pères de l'histoire naturelle. Aux caractères tirés du nombre des ailes et de la présence d’une trompe que l'on désignait souvent sous le nom d'aiguillon, on a simplement ajouté celui que fournissent ces deux corps mobiles, situés derrière les ailes et qu’on appelle balanciers (haltères). Fabricius, en plaçant dans cet ordre des Arachnides et des Insectes parasites (petliculus, L.), en a altéré l'essence et la pureté. Il ne faut pas cependant croire que le signalement de celte coupe ne souffre aucune exception ; car dans la dernière famille, celle des l’upiparcs, les ailes, les balaocicrs et la gaine ordinaire du suçoir, finissent par disparaître. La télé même des >'yctéribies, dernier genre de ce groupe, est tellement ra* pelissée, qu'elle ne semble destinée qu’à servir de support au suçoir ; les yeux , si étendus et si apparents dans les autres Insectes du même ordre, sont ici à peine visibles. Ces caractères négatifs annoncent que l'on est sur les dernières limites de la classe. Celle des Crustacés, el la division des Insectes hexapodes aptères ne subissant point de métamorphoses, se terminent de même par des animaux suceurs et parasites.
La peau ou le derme des Diptères est membraneuse, élastique et peu capable de résistance. La téfc est plus
ou moins globuleuse ou hémisphérique, souvent concave postérieurement, afin de pouvoir mieux s'applti quer sur le devant du thorax, et susceptible de tourner sur elle-même, comme sur un pivot, de droite à gauche et vice tersâ. Ordinairement la majeure partie de sa surface, surtout dans les mâles, est occupée par les yeux qui se composent d’une quantité prodigieuse de facettes. Son vertex offre le plus souvent trois petits yeux lisses, disposés en triangle. Lorsque le nombre des pièces du suçoir est de six ou au complet, la bouche de ces Diptères présente les analogues de toutes les parties de celle i des Insectes broyeurs. Deux de ces pièces, la supérieure el l'inférieure, sont impaires; celle-là représente le labre, et celle-ci la languette proprement dite , qu'il ne faut pas assimiler à celte portion de la lèvre inférieure que, dans les Coléoptères, les Orthoptères, etc., l’on désigne ainsi. On la retrouve aussi dans les Hémiptères : mais ici elle ne coopère point, ou qu'indirectement, à la nutrition. Les quatre autres pièces du suçoir sont disposées par paires : la supérieure répondra aux mandibules, et la seconde à la portion terminale des mâchoires des autres Insectes, à partir de l'insertion des palpes, celle, par exemple, qui se replie en dessous dans les Apiaires ; celle encore qui, dans les Hémiptères, forme la soie maxillaire. L’autre portion de la mâchoire existe toujours; mais elle est très courte ou se confond avec la masse charnue, qui sert de hase à la trompe et qui précède son premier coude; car dans les Muscides, par exemple, le suçoir n’est que de deux soies, el cependant il est accompagné de deux palpes qui, d'après l'analogie, ne peuvent être que celles des mâchoires. Attendu que la pièce représentant le labre est insérée avec les autres pièces du suçoir près du coude de la trompe, cl à une distance notable du bord antérieur de la tête, cl comme dans les autres Insectes ce labre est toujours fixé au même bord, il faut nécessairement qu'une portion de l'épistome soit incorporée avec la base ou te support de la trompe. On vient de voir que la portion inférieure des pièces maxillaires était pareillement réunie avec ce support qui, dans l'inaction, se retire dans la cavité orale. Il n'en est pas ainsi des Lépidoptères et des Hémiptères; la portion analogue des mâchoires est toujours fixe et immobile, et le labre conserve toujours sa situation relative. Chez d'autres Diptères, le suçoir n'est composé que de quatre pièces; ici les soies niandihulaires manquent. Dans un grand nombre, enfin, on n'en voit que deux, et ce sont les impaires, c’est-à-dire le labre el la languette. La réduction du nombre de ccs parties est une nouvelle preuve de l'infériorité de ces animaux, relativement aux autres Insectes. Les Arachnides montrent à l'égard des animaux analogues supérieurs, un appauvrissement semblable dans les organes de la manducation. Les pièces du suçoir font l’office de lancettes, percent l'enveloppe des vaisseaux cl frayent un passage à la liqueur nutritive. Elle suit le canal intérieur de la trompe, et remonte par un effet de la pression qu’exercent sur elle les pièces du suçoir, jusqu'au pharynx, situé à sa base. Ccs lancettes ont souvent des sillons ou des rainures propres à leur emboîtement et à une action commune. La gaine ou le corps extérieur de la trompe ne sert
ni
qy'à le* maintenir, et se replie souvent sur elle même, ; sous un angle plus ou moins aigu, lorsque l'animal Fait usage de son suçoir. Ou pourra s'cn convaincre en examinant un Cousin dans l'instant où il pompe noire »ang. I L’extrémité de cette gaine forme dans le plus grand | nombre lin empâtement divisé en deux lèvres à moitié > striées, susceptibles de tuméfaction , et faisant par son ; inclinaison, un coude ou un angle avec la lige de la | trompe. On doit comparer cette partie à celle qui termine la lèvre inférieure des Insectes broyeurs. Si , comme dans les Myopes, elle s'allonge considérablement, elle semble alors former un article replié sou» la tige ou la division intermédiaire de la gaine. Tantôt la trompe peut se retirer en entier dans la cavité buccale, et dans ce cas elle sc termine par un empâtement, et tantôt elle est saillante et plus ou moins cylindrique ou conique. Cela dépend de la consistance de la gaine; lâ elle est membraneuse, ici elle est plus solide ou cornée. Fabricius a souvent employé, dans cette dernière circonstance, le terme d'haustellutn , mais qui, selon nous, ne doit s'appliquer qu'à l'ensemble des pièces du suçoir. Alors encore , ou lorsque la trompe , quoique membraneuse, est très courte, les deux palpes sont insérées sur les bords de la cavité buccale ; hors de cette circonstance, elles sont situées sur le support de la trompe, près de son premier coude. Le plus souvent elles sont courtes, relevées, presque filiformes ou terminées en massue et composées de deux articles. Quelquefois elles s’avancent en avant, et sont couchées sur la trompe. Les Némocères sont les seuls Diptères où ces organes soient divisés en cinq articulations. Dans les Syrphes et plusieurs autres genres, ils adhèrent à deux des pièces du suçoir, d'où l’on a inféré avec raison qu'ils représentaient les palpes inaxillaires des Insectes broyeurs.
Les antennes sont ordinairement insérées sur le front et rapprochées à leur base. Si on en excepte les Némocères, elles ne sont composées que de trois articles, dont le dernier ordinairement plus grand a très souvent la forme soit d’une palette lenticulaire ou prismatique, soit d’un fuseau; il porte presque toujours une soie simple ou plumeuse, ou bien un petit appendice en forme de stylet. Dans plusieurs genres, cet article est annelé transversalement. Ces organes sont le plus souvent très-courts et inclinés.
Le thorax ne semble être composé que d'un seul segment, le premier ou le prot borax étant très-court, ou ayant même presque entièrement disparu, et le troisième ou le métathorax étant aussi très-court et n'occupant que l'extrémité postérieure du tronc situé audessous de l'écusson. Le tronc parait aiusi être presque entièrement formé par le segment intermédiaire ou le mésothorax. Il a de chaque côté deux stigmates, mais dont on ne distingue bien souvent que l'antérieur.
Les ailes sont simplement veinées, étendues, et le plus souvent horizontales. Meigen en a donné des figures très-exactes, mais sans employer comme caractères génériques ou divisionnaires, à la manière de Jurine, la disposition de leurs nervures. Quoique cet emploi offre ici plus de difficultés que dans les Hyménoptères, il ne faut cependant pas le rejeter ou se borner à parler aux yeux. Fallen, naturaliste Suédois,
et quelques autres savants ont, d'après Lalrcille. fait usage de ces considérations.
Au-dessous des ailes et un peu en arrière, sont deux petits corps très-mobiles , presque membraneux ou un peu cornés, ordinairement blanchâtres ou jaunâtres, presque linéaires dans la majeure partie de leur longueur, et dont l’extrémité supérieure est renflée en manière de bouton ou de massue , et peut se gonfler ou se dilater : ce sont les balanciers. L'on voit audessus des balanciers deux pièces membraneuses ou papyracécs, ordinairement blanches ou jaunâtres, ciliées, liées ensemble par l'un de leurs côtés, et ayant la forme de deux valves de coquille, appliquées l'une sur l'autre; ce sont les ailerons ou cuillerons; leur grandeur est en raison inverse de la longueur des balanciers qu’ils recouvrent ainsi dans les mêmes rapports; l'une d'elles est attachée à la base de l’aile correspondante et participe à ses mouvements; mais alois les deux valves sont écartées ou presque sur le même plan.
Les pieds, ordinairement grêles et allongés, se terminent par uu tarse de cinq articles, avant à son extrémité deux crochets, et souvent, en outre, deux ou trois pelotes ou palettes, soit vésiculeuses, soit membraneuses. C’est à l'aide de ces dernières parties que ces Insectes se cramponnent aux corps les plus polis, des glaces, par exemple, et souvent même dans une attitude renversée et horizontale. Everard Ilome a publié à cet égard , dans les Transactions Philosophiques de 1810, un Mémoire curieux et accompagné d’excellentes figures, prises sur des sujets d'animaux vertébrés et invertébrés.
L'abdomen ne tient souvent au thorax que par une petite portion de son diamètre transversal , et se termine presque toujours en pointe dans les femelles ; les quatre ou cinq derniers anneaux étant souvent rentrés dans l'intérieur, et formant même, dans un grand nombre de femelles, un oviduclc extérieur, eu manière de tuyaux de lunette d’approche, cette partie du corps semble n’élre composée que de quatre à cinq segments. Il résulte aussi de cette conformation, que les derniers stigmates sont peu sensibles. L’organe copulateur est plus ou moins compliqué; tantôt extérieur et courbé en dessous, et tantôt intérieur ; la femelle est quelquefois obligée, pour l'accouplement, d’introduire l'extrémité postérieure de son corps dans la partie correspondante de celui du mâle.
Dans son Mémoire sur le vaisseau dorsal des Insectes, Marcel de Serres a donné un extrait de l’ensemble de scs observations anatomiques sur les Diptères. En voici la substance : le vaisseau dorsal est étroit, et ses pulsations sont fréquentes. Le système respiratoire consiste en trachées vésiculaires, communiquant les unes aux autres par des trachées tubulaires , et sans être mues par des cerceaux cartilagineux ( V . Orthoptères ). Le système nerveux est, le plus généralement, composé d'un ganglion cérébriforme, peu considérable , à lobes fort rapprochés, d'où parlent des nerfs optiques, fort gros; les deux cordons médullaires ordinaires forment de distance en distance environ neuf ganglions , dont trois thoraciques et six
abdominaux. Le tuhf intestinal offre, l°un œsophage s’étendant jusqu'à la base de l'abdomen ; 2° un estomac assez long , mais peu large , garni dès son origine de vaisseaux hépatiques assez nombreux ; 3° d'un duodénum cylindrique, accompagné de vaisseaux semblables , mais moins larges; 4° d'un rectum assez court et musculeux.
Les organes reproducteurs des mâles consistent en deux testicules ovales, s'ouvrant au moyen de canaux déférents, dans le canal spermatique commun, oii se rendent également les vésicules séminales, tantôt simples et filiformes, et tantôt bilobécs et ovales. On voit dans les femelles, deux ovaires très branchas avant la fécondation, et communiquant par leurs deux canaux avec roviduclus commun, qui a son issue dans la vulve. Les Diptères , qui fixent leurs œufs, ont de plus un organe particulier, sécrétant l’humeur visqueuse , propre à cet usage. D’après les observations de Dufour et de Dulrocbcl, l'estomac de plusieurs est accompagné d’une sorte de panse, où se dépose une partie de leurs aliments, et plusieurs offrent aussi des vaisseaux salivaires, servant sans doute à donner plus de fluidité aux sucs dont ils se nourrissent.
Divers Insectes de cet ordre, tels que les Cousins, le* Simulics, les Taons et les Stoinoxes, incommodent l'Uoinmc par leurs piqûres, et tourmentent aussi plusieurs animaux domestiques; d’autres, comme les (Astres, déposent leurs œufs sur leur corps, sur riiomme même; d'autres, pour le même motif et de la même manière, infectent les viandes, le fromage, et corrompent diverses boissons. Il en est qui, sous la forme de larves, attaquent les Plantes céréales, occasionnent souvent des dommages considérables; mais quelques autres Diptères, par une sorte de compensation, détruisent des Insectes nuisibles, et consument des matières animales et végétales eu putréfaction.
La durée de leur vie, à prendre même du moment où ils sortent de l’œuf, est généralement très-courte. Souvent elle ne s'étend pas au delà de quelques mois ou de quelques semaines. Tous les Diptères subissent une métamorphose complète et remarquable, en ce que la larve ne change qu'une fois de peau , et à l’époque où elle passe à l’état de nymphe. Ce caractère pourrait être commun aux larves des Hyménoptères, qui sont apodes, telles que celles des Ichneumons, des Spliex, des Guêpes, des Abeilles, etc. Celles des Diptères sont aussi privées de pattes; mais quelques-unes de celles de la famille des Némocères ont divers appendices qui semblent en tenir lieu. Leur tète est tantôt toujours saillante et de forme constante, tantôt elle peut rentrer dans l’intérieur du corps, changer de figure; elle ne se distingue des autres segments que par sa situation antérieure et les parties constituant leur bouche ; elle se compose le plus souvent d'un à deux crochets rétractiles, servant à entamer les matières alimentaires, et de quelques mamelons. Les orifices principaux de la respiration sont presque toujours placés à l'extrémité postérieure du corps. Plusieurs offrent en outre deux stigmates sur l’anneau qui vient après la tète. Quelques-unes de celles qui vivent dans les eaux ou dans les substances fluides et corrompues, ont le corps terminé postérieurement
en manière de queue susceptible de s’allonger ou de se raccourcir, et offrent à l'intérieur de beaux lacis de trachées.
Dans plusieurs larves de cet ordre, la peau devient, 'en se durcissant et en se contractant, une coque assez solide, ayant l’apparence d’une graine ou d’un œuf, où la nymphe subit sa dernière transformation. Le corps se détache d'abord de celle peau, en laissant sur ses parois intérieures les organes extérieurs qui lui étaient propres ; bientôt après elle se présente sous la forme d'une masse molle ou gélatineuse, sans caractères dis tinctifs, et qu’on nomme boule allongée. Au bout d’un certain temps , les parties extérieures se dessinent, et cet état est celui de nymphe proprement dit. L’Insecte en sort en faisant sauter l’extrémité antérieure et supérieure de la coque, en manière de calotte. Il la pousse avec sa tète.
Ces différences principales dans les métamorphoses, les rapports généraux de formes et d'habitudes ont été la base de la distribution méthodique des Diptères par Lalreille. Elle comprend les cinq grandes ramilles suivantes: Némocères, Tauyslomes, Notaranthes. Athéricères et Pupipares. Les personnes qui désirent faire une étude spéciale de ces Insectes auront recours à ces articles, ainsi qu'aux ouvrages de Meigen et Wicdemann. Le premier s’est borné aux espèces européennes; le second y a suppléé eif décrivant les exotiques.
D1PTEIUX. bot. (Willdenow.) y. Counakoc.
DIPTÉROCARPK. Dipterocarpus. bot. Genre établi par Gærlncr fils {Carjtofogia , p. 50) sur des fruits conservés dans les collections de J. Banks, et ainsi caractérisé : calice mouopbylle infère, cupuliforme, dont le limbe est à cinq divisions inégales, roides, marquées de veines réticulées. Deux de ces divisions calicinale* sontlrêslongucs. Iigulées et obtuses; les trois autres, dont une est placée entre les deux premières, sont beaucoup plus courtes, ovales et auriculécs; corolle et étamines inconnues; ovaire supère, surmonté d'un style simple et persistant; noix enveloppée par le calice qui s’accroil en même temps que le fruit, coriace, uniloculaire, sans valves; graine unique, dépourvue d'albumen, et munie de cotylédons chiffonnés à la façon des Chrysalides d'Inscctes (Chrysalidco-Contortuplicatœ ); radicule supérieure. Gærlner a formé deux espèces dans ce genre, savoir : le Dipterocarpus costatus et le Dipterocarpus turbinatus, tous les deux décrits et figurés ( toc. lit. p. 50 et 51, lab. 187 cl 188). Malgré l’affinité des Dipterocarpus avec les genres Shorea et Dryobalanops , leur auteur établit qu'on doit les distinguer. Jussieu a pensé, au contraire, qu'ils devaient rester réunis, et de plus être compris sous la dénomination commune de Pterigium , imposée plus tard par Correa de Serra (Ann. du Mus., vol. 8 et 10, p. 159). Mais, sans parler de la préférence qu'il est juste d’accorder au plus ancien nom, on doit observer que le Pterigium de Correa correspond plus positivement au Dryobalanops de Gærlner, qu'au Diptérocarpe, et il suffît, pour s'en convaincre, de jeter les yeux sur la figure de ce dernier, lab. 18G, fig. 2, par Gærtncr, et sur celle que Correa de Serra a insérée dans les Annales du Muséum, vol. 10, tab. 8. Il est vrai que dans le
8* vol. des Annales du Muséum, il avait figuré et décrit le Diplerocarpus contai us de Gærlner sous le nom de Plerigium costatum. Au surplus, il faut attendre que l'on connaisse mieux les plantes qui ont produit les fruits décrits par Gærtner pour être positivement assuré de leur distinction générique.
DIPTEROCOME. Dipterocome. bot. Genre de la famille des Synanthérées, établi par Fischer qui lui assigne pour caractères : calalhide sous-imbriquée, pauciflore; fleurons de la coronne femelles ; corolle infundibulairesubbilabiée ; point d'étamines; style glabre; stigmates étalés, glanduleux et glabres ; akène cylindracé, courbé, fixé par sa base, surmonté de deux cornes recourbées et rameuses, ainsi que d’une aigrette sétacée; fleurons du disque mâles : corolle filiforme, â cinq dents; filaments glabres; anthères mutiques à la base, appendiculées au sommet; style épaissi à l'extrémité, subbilobé et papilleux; ovaire souvent avorté et couronné de quelques soies peu nombreuses. Le Dipterocome puêitla est une petite plante aunuelle, presque glabre, à feuilles sessiles, linéaires et très-entières; à calai bides axillaires, sessiles, assez semblables à celles de l'armoise vulgaire. On trouve celle plante dans la Perse septentrionale.
DIPTERODON. pois. Genre établi par Lacépède (dans son Uisl. des Poiss.) et que Cuvier n’a pas même admis comme sous-genre. Les espèces qui le composent sont réparties entre les Sciènes, les Perches et les Spares.
DIPTÉRYGIENS. pois. Dixième classe de la mélhude de Schneider, dont les caractères consistent dans la présence de deux nageoires seulement. Elle ne comprend que les genres Petromyson, O vu tu et Leptocophalua.
DYPTÊRYGIER. Dipteryglum . bot. Genre de la famille des Crucifères, établi par Decaisne qui le caractérise de la manière suivante : calice égal, étalé après l’épanouissement; pétales égaux, ovales-lancéolés, courtemenl onguiculés; étamines presque égales, à filaments subulés, édenlulés; anthères oblongues; style cylindrique; stigmate capilé; ovaire à quatre angles crélés et dentés, uniloculaire, renfermant un ou deux ovules attachés inférieurement et latéralement ; silicule indéhiscente, comprimée, ailée, uniloculaire, scrobiculée; semence ascendante, solitaire par avortement, obovale. Le Diptêrygier glauque, Dipteryglum glaucumy est une plante herbacée, très-glabre, à rameaux diffus et Irès-gréles, à feuilles petites, ovales-lancéolées , trèsentières, un peu épaisses et planes ; les fleurs sont blanches, disposées en grappe lâche et accompagnées à leur base de petites bractées. Elle se trouve en Arabie, près de Djedda.
DIPTHÉRIER. Diptherium. bot. Ce genre de Champignons, de la famille des Gasléromycètes , créé par Ehrenberg, n’est autre chose que le genre Reticuiaria , de Buillard.
DIPTOTÈGE. bot. V. Fruit.
DIPTURUS. pois. Raffincsque propose sous ce nom l’établissement d’un genre pour le Raya Bâtis, L., qui a la queue dépourvue de nageoire terminale, mais qui présente deux dorsales. V. Raie.
DIPUS. sam. P. Gerboise.
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DlPYRE. kir. Leucolilbe, Mauléon; Sc/imelsstciu, Werner. Ce minéral se rencontre en prismes octogones, blanchâtres ou rougeâtres, libres ou réunis en faisceaux, et divisibles en parnllélipipèdes rectangles. Sa pesanteur spécifique est de 2,(î. 11 raye le verre; sa cassure estconchoïdc; sa poussière, jetée sur un charbon ardent, répand une lueur phosphorique dans Pobsctirité; chauffé dans un malras, il donne de l’eau sans rien perdre de sa transparence; au chalumeau et sous un feu très-vif, il fond avec bouillonnement. Il esl composé, suivant Vauquelin, de Silice, GO; Alumine, 24; Chaux, 10; Eau, 2; perte, 4. Le Dipyre présente la plus grande analogie avec le Parantliine ou Wernérite. La ressemblance des formes, ou du moins de la structure cristalline, l’identité des principes composants, celle des caractères py rognostiques, qui semble indiquer entre ces principes la même proportion , enfin l’aspect de la surface qui est quelquefois comme micacée, et sa disposition à s'altérer en devenant blanchâtre, tout annonce que ces deux minéraux ne constituent véritablement qu'une seule espèce. Aussi presque tous les minéralogistes s’accordent à les réunir; et Haüy, porté à ce rapprochement par les considérations précédentes, ne les a séparées que provisoirement et pour sc conformer au résultat d’analyse, que nous avons cité et qui aurait besoin de confirmation. Le Dipyre a été découvert en 1780 par Gillet-Laumonl et Lelièvre sur la rive droile du Gave de Mauléon, département des Hautes- Pyrénées, dans une Stéalite argileuse, blanche ou grise. Charpentier l’a retrouvé depuis dans la vallée de Castillon, près de Saint-Girons, et près d’Angoumer, dans le département de l'Arriègc.
DIRACODE. Diracodes. bot. Genre de la famille des Amomées, Monandrie Monogynie, établi par Blumc (Ettum. Pt. Jacœ., 55) qui lui assigne pour caractères limbe intérieur de la corolle unilabié; label le rétréci, entier; filament pétaloïde, terminé par deux lobes entre lesquels est portée l’anllière; capsule triloculaire, polysperme; semence arillée. Le Diracode de Java, la seule espèce connue, est une plante herbacée, à feuilles lancéolées, glabres et acuminées. Les fleurs sont réunies en épi terminal et dense, environnées de bradées linéaires, lancéolées.
DIRCE. Dirca. bot. Une seule espèce constitue ce genre qui fait partie de la famille des Thymélées et de l'Octandrie Monogynie, L. La Dirce des marais, Dirca palustris, L., Lamk., III., t. 293, est un petit arbuste de quatre à cinq pieds de hauteur, dont les feuilles sont alternes, glabres, ovales, entières, blanchâtres inférieurement, à peine pétiolécs. Les fleurs naissent avant que les feuilles commencent à se développer. Elles sont d’abord enveloppées dans une sorte d’involucre composé de quatre folioles sessiles cl étalées; chaque involucre renferme ordinairement trois fleurs pendantes et pédonculées, d’un jaune pâle. Le calice esl uionosépale, coloré et presque pétaloïde; il est tubuleux, un peu évasé et recourbé dans ses deux tiers supérieurs, obliquement tronqué et sinueux dans son bord. Les étamines au nombre de huit, saillantes hors du calice, sont insérées au point du rétrécissement circulaire, c’est-àdire vers la réunion du tiers inférieur du calice avec
1rs deux tiers supérieurs. L'ovaire est libre au fond de la Heur, ovoide-allongé, un peu comprimé, à une seule loge qui contient un ovule remplissant exactement sa cavité, et attaché, par toute l'étendue d'un de ses côtés, à la paroi interne et latérale de l'ovaire. Le style est prêle, cylindrique, plus long que les étamines, terminé par un stigmate simple et capitulé. Le fruit est une pclite baie ovoïde, renfermant une seule graine. La Dirce croit dans les marécages ombragés de l’Amérique septentrionale.
DIUC.EA oc DIRCAIA. bot. Synonyme de Circée.
DIRCÉE. Dircœa. iss. Genre de Coléoptères liéléromèrcs, famille des Sténélylres, établi par Fabricius ( Syst. Eteuth.), et comprenant onze espèces qui toutes ont été dispersées dans les genres Mélandrye , lialloinêne et Orchêsie. L’espèce qui lui sert de type {£>ircæa barbota ) appartient elle-même au genre Serropalpe. Il est donc clair que le genre Dircée, devenu inutile par le fait, doit être rayé de la nomenclature.
DIRCGECM. bot. Même chose que le Daucusde Crète des anciens.
D1RHAGUE. Dirhaguê. iss. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Serricornes, tribu des Eucnémides, institué par Eschscholtz. pour deux insectes des forêts de la Finlande. Caractères : antennes très-rapprochéeaà leur naissance; troisième article et suivants jusqu'au dixième inclusivement de celles des mâles, jetant près de leur extrémité interne, un rameau velu, rétréci et linéaire inférieurement, élargi ensuite et arrondi au bout; celles des femelles sont simplement en scie; corps allongé, étroit et déprimé; pattes menues, à jambes presque cylindriques, à tarses allongés. Deux espèces constituent ce genre : Dirhagus minutus et Dirhagus pygmœus ; celle-ci est noire, profondément ponctuée et rugueuse, avec les jambes et les tarses pâles; les élytres sont faiblement striées.
DIR1NE. Dirina. bot. Genre de Lichens, de la famille des Hyinénothalames, établi par Frics qui le caractérise ainsi : thalle crustacé, cartilagineux; apothécies tuberculiformes, se recouvrant d'écailles, immergées dans le lhallus, marginées par le rebord de la lame proligère , lequel est recouvert par une petite membrane très-mince, coloriée, à parenchyme sous-gélatineux et similaire. On trouve ces Cryptogames sur les écorces des arbres dans les régions ardentes du globe.
DIRKION. bot. Synonyme d 'Atropa Bclladona , L. lr . Belladone.
DIRRHINE. Dirrhinus. ins. Dalman a fondé ce genre d’IIyménoptères dans une famille qu’il appelle des Ptéromalins, et qui doit être fort voisine des Chalcidcs. Il lui assigne pour caractères : bouche droite; mandibules avancées, acuminées, bi ou tridentées à l'extrémité; antennes coudées, de dix ou onze articles, insérées au milieu du front, sous les yeux, dans un sillon profond, qui s'étend sur le vertex de la tète qui. par cela même, est horizontale et bifide; corps allongé; abdomen péliolé; cuisses postérieures très-grandes et épaisses. La seule espèce citée par Dalman est le Dirbbine excavé, Dirrhinus excaralus , dont le corps est noir, trèspnnetué, les pieds postérieurs de la même couleur, les antennes et les pieds antérieurs ferrugiueux. Il se trouve
dans l'Inde et à Sierra-Leone en Afrique. C'est du reste un insecte dont la taille atteint à peine trois lignes. Dirrhine de l'Ile Maurice. Dirrhinus Mauritianus , Westw. ; d’un noir bronzé, avec la tête et le corselet ponctués , plus deux petites cornes obtuses ou protubérances sur le dernier ; antennes noires, avec le premier et le dernier article bruns; l'extrémité des quatre jambes antérieures et tous les tarses leslacés; écusson lisse au milieu; quatre côtes longitudinales sur le mêlathorax et un angle aigu de chaque côté. Taille, deux lignes.
DISE. Disa. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, L. Caractères : les trois divisions extérieures ou sépales inégales, l’intermédiaire. qui est la plus grande, se prolonge à sa partie postérieure et inférieure en une 6orle d'éperon creux et conique plus ou moins allongé selon les espèces; les deux divisions latérales sont dressées et égales entre elles; les trois divisions intérieures ou pétales, sont plus petites que les externes; les deux latérales sont dressées, appliquées contre le gynostème, et soudées avec lui dans leur partie inférieure; le labclle, dont la figure varie beaucoup suivant les espèces, est assez généralement entier et toujours dépourvu d'éperon. Le gynostème est court; l'anthère est continue, à deux loges qui contiennent chacune une masse pollinique. ovoïde, terminée inférieurement par une petite caudicule qui aboutit i un rétinacle glanduleux, absolument comme dans le genre Orchis, dont le Disa ne diffère que par l'absence de l'éperon, et par la division supérieure du calice concave et creusé en forme de capuchon. Il sc distingue du Saiyrium , de Swarlx, par le capuchon ou éperon unique du sépale supérieur, tandis que dans ce dernier genre il y a deux éperons.
Toutes les espèces de ce genre croissent au cap de Bonne-Espérance, l.a plupart d’entre elles avaient été décrites par Tbunberg sous le nom de Saiyrium. Leur racine se compose d'un ou de deux tubercules ovoïdes et entiers. Les fleurs sont quelquefois très-grandes, solitaires ou réunies en épis. On distingue ces espèces en deux sections, suivant que leur éperon est très-long ou suivant qu'il est court.
f Éperon très-long.
Dise a long éperon. Disa por recta , Swartz. Cette belle espèce a sa racine formée d'un gros tubercule ovoïde; toutes ses feuilles sont radicales, étroites, lancéolées, aigues, carénées, trois fois plus courtes que la tige. Celle-ci est grêle, cylindrique, haute d’environ deux pieds, portant, de distance en distance, des écailles aigues et embrassantes, et terminée par un épi de fleurs grandes et d'un rouge de feu. Chacune de ces fleurs est pédonculée, accompagnée à sa base d'une bractée plus courte que le pédoncule et colorée en rouge. La division supérieure du calice se prolonge à sa partie postérieure en un éperon conique et recourbé, de près d’un pouce de longueur.
Dise a grandes fleurs. Disa grandiflora, Swartx, Lamk., Illust., lab. 727, fig. 1. Sa tige est dressée, cylindrique; ses feuilles sont toutes radicales, linéaires et lancéolées. Au sommet de la lige, qui a environ lin pied de hauteur, on trouve une seule fleur, très-grande, d’un
rouge vif, dont l'éperon a prés d'un demi-pouce de longueur.
•j-j- Éperon court.
Dise spatbulée. Dis a spathutata , Swartz. La lige est cylindrique, simple, droite, terminée par un petit nombre de fleurs; les feuilles sont linéaires, lancéolées; le casque, ou division supérieure du calice, est dressé et terminé en pointe ; le lahelle est longuement onguiculé, spathulé et trilobé à son sommet.
Disk tachette. Di sa tnaculala , L., Suppl. Ainsi nommée parce que sa lige, qui est dressée et cylindrique, est marquée de taches rouges, irrégulières. Les feuilles sont radicales, allongées. Lue seule fleur violacée termine la tige ; son casque est renversé, conique, obtus; les deux divisions latérales internes sont linéaires; le labellc est lancéolé, obtus. Ces quatre espèces, qui croissent au Cap, fleurissent quelquefois dans les serres.
DISANDRE. Disa tuira. bot. Famille des Scropliularinées de Brown, lieptandrie Monogynie. Ce genre, établi par Linné, a été ainsi caractérisé : calice à cinq ou huit divisions profondes; corolle rotacée, régulière, dont le tube est court et le limbe à cinq ou huit découpures; cinq ou huit étamines ; un seul stigmate; capsule ovale, hiloculairccl polysperme. La Disandbecoi ciifce, Disandra prostrata , L., Suppl. 214, placée d'abord par Linné lui-même, parmi I esSibthorpia, sous le nom spécifique de peregrina. Celte plante est indigène de rOrienl. Ses tiges sont couchées, grêles et pubescentcs ; ses feuilles alternes, péliolées. réniformes et crénelées. Elle a des Heurs qui naissent par deux ou par trois, dans les aisselles des feuilles. Une variété qu’on l'on a désignée sous la dénomination d'Àfricana , et qui a été élevée au rang d’espèce par quelques botanistes, croit dans File de Madère ; elle est remarquable par scs feuilles orbiculaires, très entières , et par ses pédoncules uniflorrs.
DISARRHÈNE. Disarrhenum. bot. Genre de la famille des Graminées et de la Polygamie Monœcie, établi par Labillardière (Xov.- Holland., 2, p. 82) qui le caractérise ainsi : lépicène bivalve, Iriflore; la fleur centrale hermaphrodite, les deux latérales mâles. Dans la fleur hermaphrodite, la glume est bivalve et mulique; il y a trois étamines, deux styles et une caryopse. Dans les fleurs mâles, la glume est aussi bivalve, et il y a trois étamines; mais la valve extérieure est aristée. Les caractères de ce genre ont été exposés par Brown ( Prodr . l'ior. Sov.-Holt., p. 208), sous le nom générique & Hierochloc, antérieurement employéparGmelin dans sa Flore de Sibérie, pour désigner un genre que le savant Anglais croit identique avec le Disarrhenum. D'un autre cédé, Palisot de Bi*auvois ( Agrostographie, p. 03) rapporte ce genre au Torezia de Ruiz et Pavon, et fait un genre distinct de Yllierochloc de Gmelin.
DisabrhExk antarctique. Disarrhenum antarc * ticum , Lahilt. (toc. cit., t. 253); Hierochloe antarc tien, Brown, espèce du cap Van Diémen à la Nouvelle- Hollande, caractérisée par sa panicule lâche et penchée, ses enveloppes florales glumacées, lisses et uninervées; ses fleurs mâles aristées, pubescenles, velues sur le dos des valves, et ciliées sur leurs bords; sa fleur fertile,
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terminée par une petite pointe; enfin par ses feuilles planes, linéaires, aigues, scabres des deux cùlés, et striées.
Vêtira antarctica de Forster (Prodr., n° 41), que Labillardière a proposé, avec doute, de réunir â sa plante, en est très-différente, selon R. Brown qui a vu les échantillons de Fonder, et qui en a fait une espèce d' Avoine. Ce même auteur indique la grande affinité du Disarrhène avec Yl/olcus redotens de Forster (Prodr., n° 5G3), qu’il ne faut pas confondre avec la Graminée nommée ainsi par Yahl (Symbol., 2, p. I02j. Endlicher n'admet pas le genre Disarrhène de Labillardière ; il le regarde comme l'analogue de celui publié par Gmelin sous le nom de I/ierocldoa.
DISAULACE. Disaular. ixs. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes. tribu des Céramhycins, institué par Audincl-Serville qui le caractérise ainsi : palpes maxillaires plus courtes que les autres; dernier article cylindrico conique; celui des palpes labiales très-dilaté, presque sécuri forme ; mandibules courtes, presque triangulaires; antennes muliques, de la longueur du corps au moins, composées de onze articles dont les premiers sont plus ou moins garnis de poils hérissés; corselet mulique, allongé, cylindrique, lisse, ayant deux sillons transversaux : l'un près du bord postérieur, l'autre près de l'antérieur; écusson petit, triangulaire ; élylres linéaires, presque parallèles, arrondies et muliques à leur extrémité; corps assez étroit et allongé; pattes de longueur moyenne ; cuisses brusquement en massue vers leur extrémité; articles des tarses presque égaux. La Disailace hirscticorxk, Disaulax hirsuticornis , Serv.; Saperda hirsuticornis , Kirby; Cattichroma plnmicornis , Dej., est le type de ce genre nouveau. On la trouve .au Brésil.
DISCARIE. Discaria, bot. Genre de la famille des Rbamnées, et de la Peutandrie Monogynie, L., établi par le l)r liooker, aux dépens du genre Colletie. Caractères : calice coloré, court, campanule, à quatre ou cinq divisions ; quatre ou cinq pétales plus petits que les étamines; celles-ci au nombre de cinq, terminées par des anthères hiloculaires, déhiscentes longitudinalement ; ovaire presque supère, entouré à sa hase par un disque patériforme, charnu, avec son bord rétréci, élevé, libre, presque entier; style court, trilobé. Les deux espèces dont Hooker compost* son genre, sont la Discarie américaine, Discaria americana, dont le calice est ordinairement partagé en cinq segments réfléchis, et la Discarie australe. Discaria australis, qui n'a jamais que quatre segments dressés au calice.
DISCEL1ER. Discetium. bot. Bridel a formé sous ce nom un genre particulier, avec le If’eisia nuda d'Hcdwigg, et il le place dans la famille des Bryacées, avec les caractères suivants : coiffe divisée jusqu'à près de la moitié de sa longueur; sporange terminal, renflé â sa base; opercule oblusémenl conique; dents du péristome au nombre de seize, simples, placées à égale distance, subconnivenles, et bifides jusqu’au milieu. Le type de ce genre est une jolie petite mousse à tige trèscourte, à feuilles ovales, dressées, lisses et presque entières; elle habile toutes les parties septentrionales de l'ancien continent.
DISCRJD1E. Dischulia. but. Ce genre, élahli par il. Brown, appartient à sa famille des Asclépiadées , Penlandrie Monogvnie. L. Caractères : calice à cinq divisions; corolle u reculée , quinquéfide; le tube staminifère présente extérieurement cinq appendices découpés chacun à leur sommet, en deux dents subulées, étalées, recourbées. Les anthères sont terminées par une membrane; les masses polliniques sont dressées et fixées par leur base. Le stigmate est mutique. Les follicules du fruit sont lisses, et les graines aigrettées. Brown en décrit une espèce originaire de la Nouvelle-Hollande, et qui croit aussi dans les Indes-Orientales où Kumph l’a observée et figurée ( /ferb. Amb. 5, lab. 175, fig. 2, et l. 170, fig. 1) sous le nom de Nummularia lactca minor. C'est une plante herbacée, vivant en parasite sur les arbres auxquels elle se fixe par des racines naissant des coudures inférieures de sa lige. Ses feuilles sont opposées, arrondies, épaisses, charnues; ses fleurs sont petites et disposées en ombelles. Toute la plante est lactescente et couverte d'une farine blanchâtre.
DlSCHlDlt’M. bot. V. Violette.
DISCUIRIE. Dischirius. ixs. Genre de Coléoptères pentamères, fondé par Bonelli, dans la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques. Il a beaucoup d'analogie avec les Clivines dont il diffère essentiellement parles deux premières jambes, terminées par deux pointes très-fortes et longues, dont l'intérieure est articulée à sa hase, ou en forme d'épine. On doit rapporter à ce genre :
Le Scarites thoracicu» , Fabr., figuré par Panzer (Fann. lus. Germ. fasc. 85, fig. 1 ).
Le Scarites gibbus, Fabr., représenté par Panzer ( foc . cil., fasc . 5, fig. 1 ), et le Scarites bipustulalus, Fabricius.
DISCUISME. Dischisma. bot. Genre de la famille des Sélaginées, et de la Didynamie Angiospermie de Linné, établi par Choisi, aux dépens du genre Débenstreilie de Jussieu. Caractères : calice formé de deux pièces linéaires, placées de chaque côté de la corolle; celle-ci tubuleuse, allongée, terminée par un limbe en forme de lèvre â quatre lobes; quatre étamines didynames; un ovaire supérieur; un style surmonté d'un stigmate simple. Le fruit consiste en une petite capsule à deux loges monospermes. Toutes les espèces habitent le cap de Bonne-Espérance. On trouve assez fréquemment dans les collections de piaules vivantes, le Dischisma s pi eu la, dont la lige est herbacée, les feuilles linéaires, dentées â l'extrémité; l'inflorescence forme une sorte d'épi dont les fleurs sont séparées par des bractées ovales et velues. Le Dischisma capitata est une autre espèce également herbacée, à feuilles linéaires, avec le sommet denté, mais glabres; les épis sont ovales, et les bractées ciliées.
D1SCH1TE ou ÜISCITE. moll. foss. On a quelquefois donné ce nom aux valves à surfaces lisses des Peignes fossiles.
DISC1FÈRE. Disciferus. bot. On qualifie ainsi les organes végétaux pourvus d'un disque; telles sont les apolhécicsdes Lichens gymnocarpes.
DISCIFORME. Organe arrondi, presque circulaire.
PISCINE. Discina. moll. F. Okbiculc.
| DISCIPLINE DE RELIGIEUSES, bot. Nom vulgaire donné par les jardiniers, aux Euphorbes Tirucalli et Tête de Méduse, et à l'Amaranthe à fleurs en queue.
DISCOBOLES, rois. Troisième famille établie par Cuvier (Règne Anim. T. u, p. 22-1) dans l'ordre des Malacoptérygiens subbrachicns, qui répond à celle des Plécoptères de Duméril, et dont les caractères consistent dans le disque que forment les ventrales. Elle ne renferme que les deux genres Lépadogastre et Cycloptères. %
DISCOCAPNOS. bot. Genre de la Diadelpbie Ucxandrie, institué par Schlechtend , pour une seule espèce qui a été réunie au genre Fumaria , sous le nom de Fuma ria Mundtii.
DISCOCÉPHALE. Discocephala. ms. Hémiptères; genre de la famille des Penlatomitcs, établi par Delaporte qui lui assigne pour caractères : antennes fili formes, longues, insérées sur le bord de la tête, formées de quatre articles dont le deuxième le plus long; télé transversale, arrondie en avant; yeux très-saillants, placés â l'angle postérieur de la télé ; ocelles très-apparents; rostre grêle, logé dans un sillon pectoral; gaine du suçoir composée de quatre articles distincts; labre long, offrant des stries en dessus; corselet trans versai, presque carré; écusson très-grand, allant presque jusqu'à l’extrémité de l'abdomen ; celui-ci large, avec tousses anneaux érhancrés au milieu; pattes médiocres; troisième article des tarses le plus long.
DiscoctrBALE ma kbk Le. Discocephala tuarmorca , Delap. Sa longueur est de cinq à six lignes; tout le corps est d'un jaune sale, marbré de noirâtre; des taches noires, disposées en lignes sur le corselet; antennes et côtés de l'abdomen annelés de noir; abdomen et pâlies ponctués de noir. Du Brésil.
DISCŒL1E. Discœlius. ns. Genre d’Hyménoplèrcs. établi par Lalreille qui le place dans la famille des Di ploplères. Caractères : chaperon court, et s'étendant autant ou plus en largeur qu’en longueur; mandibules fortement sillonnées en dessus et ne formant, par leur réunion, qu’un angle très-ouvert; corps étroit et allongé, avec le premier anneau de l'alidoinen étranglé. Lolie terminal des mâchoires court et presque demicirculaire; palpes une fois plus longues que te lobe. Ce genre a pour type la Discoklte a xotes. Discœlius zona lis, ou la Vespa sotialis de Panzer (/’aun. ins. Germ. fasc. 81, fig. 18). Elle vit solitairement, cl paraît faire son nid dans les vieux bois et dans le tronc des arbres.
DISCOÏDE. Discoideus. bot. Ayant la forme d’un disque. Celle épithète s'applique â tous les organes ©rbiculaires très-déprimés, relevés d'un bord légèrement saillant. C’est ainsi qu'on dit des graines, un fruit, etc.. Discordes. Suivant H. Cassini , le capitule des Synan- Ihérécs est Discoïde, quand les fleurs de la couronne ne sont pas plus longues que celles du disque et qu'elles suivent la uiéinc direction. L' Artemisia, le Sphœranthus en offrent des exemples.
DISCOÏDES, moll. ross. Ou entend parce mot toutes les Coquilles dont la spire s'enroule sur un plan horizontal, au lieu de s'enrouler sur un plan vertical. Les Ammonites, les Nautiles, etc., sont des Coquilles Discoïdes.
DJSC.0L1TE. Discolites, «oll. Depuis longtemps Mertali { Metallotheca caticana, p. 240) avait figuré un corps discoïde que l’on doit rapporter à ce genre. Guettard (Mém. sur les Sc. et les Arts, T. lit, pl. 13, fig. 31, 32) en avait aussi fait mention, le rapportant aux Camérines sous le nom d'Hélicile. Burlin (Oryctograpliie des environs de Bruxelles) en a figuré une qui parait semblable à celle de Grignon (pl. 20, fig. 1, a). Fortis (Journ. de Phys. T. lvii, p. 100, Lettre à Hermann), qui avait recueilli sur les Discolites et les Nummulites un grand nombre d’observations et qui les regardait comme des corps intérieurs, observations qu’il reproduisit dans ses Mémoires sur l'Italie, T. u, fit mention d’une manière toute particulière de l’espèce que l’on trouve à Grignon. Faujas ( Histoire de la montagne de Saint-Pierre de Maastricht, p. 180, pl. 34, fig. 1-4), après avoir émis l’opiuion des écrivains qui le précédèrent et après avoir observé que Lamarck avait séparé des Camérines de Deluc , de Fortis , de Guettard, etc., le corps aplati, qu’on y avait rais, pour en faire un Polypier, pense que le Fossile trouvé ù Maestricht, ayant la même structure, devrait faire partie du nouveau genre de Polypiers de Lamarck. Celui ci (Système des Anim. sans vert., 1801, p. 357 et 370) établit dans le tableau des Polypiers un genre, n° 10, sous le nom d’Orbulite, et (p. 370) dans l'exposition des caractères du genre, il lui donne le nom d’Orbitolite, dont le type est l’Orbitolite qui se trouve ü Grignon* Lamarck sentit donc l’inconvénient de laisser avec les Nummulites, des corps qui s’en distinguent éminemment; on ne peut qu’approuver sa détermination, et la place que ce savant leur assigna. Les Discolites étant de véritables Polypiers auxquels Lamarck a donné le nom d’Orbulitc et d’Orbitolite tout ù la fois, ce sera à Orbitolitc, dénomination la plus généralement admise, qu’il en sera question.
DISCOLORE. Discolor. bot. C’est- à-dire de deux couleurs. Se dit particulièrement d’une feuille ou de tout autre organe foliacé, dont les deux faces offrent une couleur différente.
D1SCOMÈKE. Discomerus. ms. Hémiptères; gctire de la famille des Phymatites, créé par Delaporte, et qu'il a caractérisé ainsi qu’il suit : antennes courtes, reçues dans un sillon, avec le quatrième article moins long que tous les autres réunis, ovale et un peu renflé; ocelles visibles; gaine du suçoir composée de trois articles; corps ovalaire, aplati et membraneux; pattes antérieures ravisseuses, avec leurs cuisses très-dilalées; tarses composés de trois articles et armés de crochets sans membrane. Ce genre a pour type le Sjrrtis erosa de Fabricius, Discomère éraillé. Il est noirâtre, avec l'abdomen Jaune; il a les bords du corselet sinués et les jambes antérieures plus épaisses. Il habile Surinam, ainsi que plusieurs autres espèces du même genre.
DISCOPLEURE. Discopleura. bot. Genre de la famille des Ombellifères , Pentandrie Digynie, institué par De Candolle. Caractères : les cinq dents du calice subulécs, persistantes; pétales ovales, entiers, avec le sommet roulé; fruit ovale, presque didyme; vallécules marquées d’une seule raie; carpophore bifide; semence presque cylindrique. Les deux espèces de ce genre
appartiennent à l’Amérique septentrionale ; ce sont des plantes herbacées, à tiges cylindriques; à feuilles trèsdécoupées, à fleurs blanches.
DISCOPORE. Discopora. poltp. Genre de l’ordre des Escharées, dans la division des Polypiers entièrement pierreux, à petites cellules non garnies de lames, établi par Lamarck et offrant pour caractères : un polypier subcnistacé, aplati, étendu en lame discoïde, ondée, lapidescente; à surface supérieure cellulifère, avec des cellules nombreuses, petites, courtes, contiguës, presque campanulées ou favéolaires. régulièrement disposées par rangées subquinconciales. Il est difficile de se faire une idée exacte du genre Discopore qui semble lier les Polypiers pierreux aux Cellulifères, d’un côté par les Cellépores, de l’autre par les Réléporcsel les Eschares ; il diffère constamment des Flustrcs toujours celluleuses sur les deux surfaces, lorsqu'elles ne sont point encroûtantes, tandis que les Discopores n'ont de cellules que sur une seule face. C'est avec les Cellépores que ces Polypiers ont le plus de rapports; les caractères que présentent les uns et les autres sont nombreux, et les différences peu tranchées. D’après Lamarck, ce geure est composé de neuf espèces; parmi les principales l'on remarque le Discopore verruqueux, décrit par les auteurs sous le nom de Cellcpora verrttcosa, Gmel. , <Syst. Nat., p. 3701, n° 4. Il habite les mers d’Europe.— -Le Discopore Crible, des mers Australes, que l’on rapporte h tort au Flustra arenosa de Solander et d’Ellis. — Le Discopore petit rel. des mers d’Europe, Millepora réticulum, Esper, lab. 11.
DISCORDE et DISCOH DITE. Discorbis. moll. Ce genre avait d'abord été constitué par Lamarck sous le nom de Planulile, dans le Système des Animaux sans vertèbres, p. 101 ; depuis, le nom de Planulile ayant été donné à d'autres corps, il imposa celui de Discorbe (Ann. du Mus. T. v, p. 183, ir* 1, et T. vin, pl. 02, fig. 7) à ce genre même, qui a été conservé ainsi caractérisé : coquille discoïde, en spirale multiloculaire, à parois simples; tous les tours apparents, nus et contigus les uns aux autres; cloisons traus verses, fréquentes, non perforées. Les Discorbes ne peuvent se placer que dans la famille des ftaulilacées dont ils offrent les caractères; ils se distinguent pourtant des vrais Nautiles, par l'absence du siphon, ainsi que par l'apparence des tours qui se voient tous au dehors; les loges sont multipliées et marquées au dehors par des rétrécissements et des gonflements alternatifs.
Deux espèces composent ce genre ; l’une des environs de Paris, l'autre du Piémont. L'espèce fossile, Discorbe vésiculaire , Discorbis cesicularis, Lamk., Animaux sans vert., T. vu, p. 623; Discorbitis cesicularis (Ann. du Mus., T. v, p. 183, n° 1; et T, vin, pl. 62, fig. 7 ; Encycl., pl. 460, fig. 7, a , b, r.) , est une trèspetite Coquille discoïde, orbiculaire, dont toutes les loges sont marquées par autant de reuflements subvésiculeux; la dernière loge est fermée le plus souvent ; cl Lamarck pense, à cet égard, que l’animal a péri avant que cette loge ne soit faite. Celte espèce, qui n’a qu’une ligne de diamètre, sc trouve à Grignon.
D1SCOSOME. Discosoma. acal. Genre de Zoophyles de la classe des Acalèphes de Cuvier, et qui appartient à
la division des Kadiaires écliinodertnes, section desFistulides de Lamarck. Il a été institué par Ruppel pour une seule espèce, Discosoma tiummi forme , qu’il a trouvée abondamment près de Tor, dans le golfe de Suez. Du reste, le genre Discosome ne diffère de celui des Actinies que par le défaut de tentacules.
DISCOV1ER. Dfêcotium.wt. Ce genre de Crucifères, établi par Raffinesque ( Jour n. de Physique, ann. 1819, p. 90) , a été placé comme trop peu déterminé, à la fin de la famille par De Candolle ( Prodr . Sytl. regel. 1 , pag. 236). Son auteur le regarde comme très-voisin des genres Thlapei, Alyssum et Lepidium, et lui assigne pour caractères : un calice fermé, une silicule lenticulaire, à cloison entière, à valves en carène et à loges polyspermes. Le style est persistant et le stigmate obtus. Le Discorium Ohiotense est l'unique espèce de ce genre. Celte plante, qui croit sur les bords de l'Ohio, est pubescenle, grêle et dressée; scs feuilles sont écartées, sessiles, linéaires, obtuses et entières; ses fleurs ont des pétales jaunes, entiers, cunéiformes et guère plus longs que les sépales du calice.
DISCRASE. *15. Même chose que Argent autimonial. V. Arc eut.
DISDÈRE. Disdera. V. DtsdLhe.
D1SEMME. Disemma. bot. Labillardière a établi, sous ce nom , un genre nouveau (Sert. Caled., t. 79) dans la famille des Passiflorées, auquel il a donné les caractères suivants : calice court et sillonné inférieurement; son limbe est profondément divisé en cinq segments qui alternent avec les cinq pétales; sur l'orifice sont deux rangées circulaires d'organes filamenteux : l’une extérieure, composée de filaments distincts, l’autre intérieure oïl ces filaments sont soudés entre eux de manière qu'il en résulte une membrane entière ou dentée ; cinq étamines entourant le pistil et attachées à un axe central ou slipe grêle et cylindrique; anthères allongées, introrses, attachées par un connectif dorsal , hiloculaircs et déhiscentes par un sillon longitudinal; ovaire libre, porté sur une columellc centrale; une seule loge contenant beaucoup d'ovules. Les plantes composant ce genre, sont jusqu'ici au nombre de trois et faisaient antérieurement partie du genre Passiflore ou Grenadille. Toutes trois, Disemma autan lia; Disemma Herbert iana et Disemma coccinea , Banks, sont originaires de la Nouvelle -Hollande et forment des arbrisseaux grimpants.
DISÉPALE. bot. Le calice est Disépale quand il se compose de deux sépales distincts, par exemple dans les Fumelerros.
DISETTE, bot. Nom vulgaire d'une variété de Betterave, dont la racine, qui acquiert un volume considérable, devient, par cette raison, un fourrage sain et précieux en temps de disette, y. Bette.
DISODÉE. Disodea. bot. On a ainsi abrégé le nom de Lygodisodea, donné par Ruiz et Pavon à un genre de la famille des Rubiacées. Il a pour caractères : un calice quinquéfide; une corolle beaucoup plus longue, en forme d'entonnoir, dont la gorge est couverte de poils et le limbe divisé en cinq parties; cinq étamines à anthères oblongues et presque sessiles; une capsule couronnée par le calice, ovoïde, de substance ténue cl fra-
gile, «'ouvrant vers la base, et contenant deux graines comprimées, environnées d’un rebord membraneux et insérées à un placenta filiforme, central. Ce genre ne renferme qu'une espèce. Disodea fœtida. C’est un arbrisseau du Pérou, â tige grimpante, à pédoncules axillaires, chargés de plusieurs fleurs, exhalant une odeur fétide, d’où l'on a tiré son nom spécifique.
DISOMÊNE. bot. Banks et Solander ont ainsi nommé une plante du détroit de Magellan, que Commcrson avait, d'un autre côté, désignée sous le nom générique de Misatulra ; mais ces deux dénominations doivent être regardées comme non avenues, puisque la plante en question paraît rentrer dans le genre Gunnère.
DISOMOSE. six. Nom donné à une variété de Nickel arsénical.
DISOPE. Disaput. bas. Genre de la famille des Chéiroptères insectivores, y. Dysope.
DISOPHYLLE. bot. Même chose que Dysophylle.
DISPARAGO. bot. y. Disperge.
DISPERGE. Disparago. bot. Ce genre, de la famille des Synanlhérées, Syngénésie séparée, a été établi par Grerlner et adopté par De Candolle et Cassini. 11 présente pour caractères principaux : des calathides nombreuses réunies en un capitule non involucré sur un support globuleux. Chacune de ces calathides est entourée de bractées spalliulées et cotonneuses extérieurement. Elles ont dans leur centre une fleur régulière hermaphrodite, et à leur bord, un demi fleuron stérile et ligulé; réceptacle nu; akène oblong. surmonté d'une aigrette persistante, composée de cinq petites écailles en un seul rang, filiformes et barbées supérieurement. Cassini place ce genre dans la tribu des Inulées près des genres.1 Seriphium et Stœbe.ll ne lui parait pas naturel de classer, comme l’a fait De Candolle (Ann. du Mus. vol. 19). le Disperge parmi les LabiatiAores douteuses, entre le Denekia et le Potyachuru», parce que. selon Cassini, les corolles du genre en question ne sont pas labiées, mais seulement biligulées. Cette distinction, quoique appuyée sur d'autres considérations de structure dans les diverses parties de la fleur, pourra sembler à plusieurs botanistes, subtile et peu applicable peut-être à la classification. L'unique espèce du genre Disperge a été décrite par Rergius et l.inné sous le nom de Stœbc ericoides. C'est une plante du Cap de Bonne- Espérance, ligneuse, rameuse, dont les branches rapprochées et subdivisées en rameaux filiformes, portent des feuilles éparses, sessiles, obtuses, mucronées et blanchâtres. Les capitules sont solitaires et composés de calathides à corolles bleues.
DISPÉRIDE. Dispen's. bot. Genre de la famille des Orchidées et de la Gynandrie Monandrie, L., établi par SwarU. Caractères : des trois divisions externes du calice, les deux latérales sont étalées en forme d'ailes, concaves et semblables entre elles; la supérieure est dressée, très concave, et forme avec les deux divisions latérales internes,' qui sont également concaves, une sorte de voûte «u de casque; le lobelle est fort petit, il naît de la hase du gynostème, est étroit inférieurement. dilaté dans sa partie supérieure, redressé et appliqué sur le gynostème et surl'antbère qui le termine, et caché sous le casque. L'anthère est adnéeau sommet
du gynostème qui est court; elle est tantôt dressée, | tantôt inclinée en arriére ; elle offre deux loges portant un appendice linéaire, cartilagineux, tordu en spirale; chaque loge contient une masse de pollen , qui , selon Swartz et Salisbury, offre la même organisation que dans le genre Orchidc. Ce genre se compose d'un petit nombre d'espèces originaires du cap de Bonne-Espérance ou des îles australes d'Afrique. La plupart de ces espèces étaient auparavant placées dans le genre Arethusa dont elles diffèrent par des caractères fort tranchés, tels que la petitesse et la position du lahelle, le casque formé par les deux divisions latérales internes eL la division supérieure externe; les deux appendices starainaux roulés en spirale, etc.
Dispêride dl- Cap. Disperis Cupensis, Swarlz; Arethusa Capensis, L., Sup., Thunb. Sa racine se compose d'un ou de deux tubercules arrondis; sa tige est haute d'environ un pied, cylindrique, un peu velue, portant deux feuilles embrassantes, alternes, éloignées, lancéolées, aigues et terminées par une seule fleur grande et purpurine, d'abord renfermée dans une bractée spa- Ihifortne, embrassante, à peu près de la même longueur que la fleur. Les deux divisions externes et latérales sont obliques, concaves, très-allongées, terminées par une longue pointe; leur face interne est verte, tandis que l’externe est d'un rouge violacé, très-intense, marquée de lignes longitudinales. La division externe et supérieure est brusquement terminée par un long appendice filiforme. Les deux divisions latérales internes sont contiguès et forment, avec la précédente, un casque qui recouvre les organes sexuels et le lahelle.
Dispérioe ciulatérale. Disperis secundo, Swarlz; Arc thusa secundo, Thunb. ; Ophrys circuwflexa, L. Sa racine se compose de deux tubercules arrondis, pisiformes, pédicellés. Sa tige, haute de cinq à six pouces, est cylindrique, glabre, rougeâtre, portant deux feuilles engainantes, linéaires, lancéolées, aiguës. Les fleurs, au nombre de six à huit, sont d'un jaune pâle et forment un épi unilatéral. Chacune d'elles est accompagnée d'une bractée foliacée, à peu près de la même longueur que les fleurs. Les deux divisions latérales externes sont comme tronquées et émarginées au sommet.
Le Disperis cordata, Swarlz, figuré par Du Petit- Thouars (Orchidées des lies Auslr. d’Afr., pl, 1), est originaire des Iles de France et de Mascareigne. Sa lige, haute d'environ six pouces, porte, vers sa partie supérieure, deux feuilles cordifonues , sessiles, très rapprochées. Ses fleurs sont nombreuses et pédicellées, formant une sorte de sertule terminal.
DISCERNA, bot. Une plante que AValter {Flor. Carol. p. 100) avait désignée sous le nom provisoire à'Anotiymos , a été constituée en un genre particulier par Gmelin (Syst. Aat. 2, p. 802) qui l’a nommé Disperma et a répété les caractères suivants donnés par Waller : calice disépale, enveloppant une corolle tubuleuse, à quatre découpures; quatre étamines didynames; deux akènes bordés, entourés par le calice, appliqués l’un contre l'autre, et convexes d’un côté. On a rapproché ce genre très-douteux et dont l'unique espèce croit en j Caroline, du Diodia de la famille des Rubiacéçs.
DISPEAME. Dispcrmus. bot. Un ovaire, un fruit ou une loge d'un fruit sont Di sperme s quand ils ne contiennent que deux graines.
DISPORE. Disporum. bot. Genre de la famille des Mélanthacées, établi par Salisbury qui lui assigne pour caractères : périgone ou périanlhe à six divisions colorées, carénées à leur base, un peu concaves, réunies inférieurement en tube anguleux et en cloche au sommet; six étamines insérées à la base des folioles du périanlhe, avec leurs anthères extrorses; ovaire presque globuleux , renfermant deux ovules dans chacune des trois loges; style central et simple; trois stigmates roulés. Le fruit consiste en une capsule à trois loges, â trois valves septifères par le milieu. Les Diaspores sont des plantes herbacées, originaires de l’Inde, à feuilles munies d'un très-court pétiole; les fleurs, peu nombreuses, sont portées sur des pédoncules axillaires. On a proposé de réunir les deux espèces connues : Disporum parriflorum et Disporum pilsutum , au genre U ru la ria.
DISPORIER. Disporium. bot. Le genre de Champignons ainsi nommé par Léman est le même que V Amphisporium de Link.
DISPORUS. ois. Itliger a donné ce nom â un genre dans lequel il a placé plusieurs espèces du genre Fou.
DISQUE. Discus. bot. Dans un très grand nombre de végétaux, il existe soit au-dessous de l’ovaire, soit sur les parois du calice, soit même sur le sommet de l’ovaire, un corps de nature glandulaire, ordinairement jaune ou verdâtre, distinct de tous les autres organes de la fleur, et auquel on donne avec Adanson , qui le premier l'a bien observé, le nom de Disque. Quelques exemples éclairciront celte définition. L'ovaire de la Rue {/iuta graccolens) est porté sur un corps verdâtre, épais, qui s’élève au-dessus du fond de la fleur; dans les Labiées, les Scrophulariées, on trouve autour ou sur un des côtés de l'ovaire, une sorte d'anneau ou de bourrelet plus ou moins saillant; dans le Cerisier, la Filipendule et un grand nombre d’autres Rosacées, la paroi interne du calice est tapissée par une substance glanduleuse, plus ou moins épaisse, et formant à la gorge du calice un bourrelet diversement lobé. Enfin . sur le sommet de l’ovaire des Ombellifères et d'un grand nombre d'autres végétaux , on trouve un corps plus ou moins saillant ; c'est à cet organe si variable dans sa forme et sa position, que l’on a donné le nom de Disque. Cet organe, quoique fort petit, Joue cependant un rôle très-important dans la coordination des plantes en familles naturelles. En etfet, quand le Disque existe dans une fleur, il détermine toujours l’insertion des étamines.
Le Disque peut offrir trois positions principales, rela tivcmenl à l'ovaire : il peut être placé, 1° sous l'ovaire; 2° sur la paroi interne du calice, et par conséquent autour de l'ovaire; 5» enfin, sur le sommet même de l’ovaire, ce qui n’a lieu que quand celui-ci est infère . c’est-à-dire soudé par tous les points de sa surface externe, avec la paroi intérieure du tube calicinal. De là les noms d 'Hypogyne, Périgynec t Épigyne, donnés | au Disque suivant sa position.
1 § I. Le Disque hypogyne est celui qui est placé sous
l’ovaire; il offre quaire modifications ou formes principales, auxquelles on a donné les noms de Podogyne, Pleurogyne , Épipode ei de Périphore.
1° On ap|>clle Podogyne une saillie charnue et solide qui, distincte de la substance du pédoncule et du calice, sert de support à l’ovaire ; cet organe offre deux variétés : le Podogyne continu et le Podogyne distinct. Le premier est celui qui, ayant la même largeur que la base de l'ovaire, ne s’en distingue que difficilement, et seulement par une certaine diversité de couleur ou de tissu. Les Familles des Convolvulacées, desSolanées, un grand nombre de Scropbulariées, en offrent des exemples. Le Podogyne distinct est en général fort tranché dans sa forme et sa couleur, et se distingue facilement de la base de l’ovaire; tel est celui du Cobœa, des Bruyères, des Rutacées, des Labiées, etc.
*•> Le Pleurogyne consiste en un ou plusieurs tubercules, qui, s’élevant du même lieu que l’ovaire, ou naissant au dessous de lui, le pressent latéralement, comme par exemple dans la Pervenche.
5° L’Épipodc est formé d’un ou de plusieurs tubercules distincts, n’ayant aucune connexion immédiate, soit avec l’ovaire, soit avec le calice, et naissant en dedans de celui-ci, sur le réceptacle. Les Crucifères et les Capparidées cil fournissent des exemples.
4° Enfin, la quatrième modification du Disque hypogy ne a reçu le nom de Périphore. C’est un corps charnu, très-distinct de l’ovaire par sa nature, s’élevant audessus du fond du calice, et portant les pétales et les étamines attachés longitudinalement par leur hase, à sa surface externe. Les véritables Caryophyllécs en offrent des exemples dans les genres Œillet, Silène, etc.
§ II. Le Disque périgyne est généralement formé par une substance jaunâtre , tapissant la paroi interne du tube du calice dont elle augmente très-notablement l’épaisseur. Quand la partie inférieure du calice est étalée, plane ou seulement un peu coifcave, le Disque s’y étend orbiculairement et se termine par un contour légèrement protubérant, qui le distingue du reste de la paroi interne. Un grand nombre de Rosacées et de Rhamnées offrent cette modification du Disque. Lorsque le calice est lubulé, le Disque en revêt en général tout le tube et se termine comme ci-dcssus, plus ou moins près des incisions qui partagent le limbe. Les deux familles citées précédemment , l’ilerniaire cl plusieurs autres Paronychiées, sont dans ce cas.
$ III. Le Disque épigyne ne se rencontre jamais que dans le cas où l’ovaire est infère, soit en totalité , soit partiellement. Dans le cas d’inférité partielle, le Disque forme une sorte de bourrelet ou une saillie quelconque, située, soit au point de jonction de l’ovaire et du calice, comme dans quelques Rubiacées, certaines Saxifragécs; soit au-dessus, plus ou moins près des incisions du limbe du calice, comme dans plusieurs Mélaslomées, etc. Quand l'ovaire est complètement infère, le disque en occupe le sommet , aiusi qu'on l’observe dans les Ombellifères, un grand nombre de Rubiacées et d’Onagraires.
Tellcssont les trois sortes de Disque, considéré quant à sa position relative avec l’ovaire; position qui détermine en général celle des étamines; ainsi, dans une
fleur pourvue d’un Disque bypogyne ou périgyne, l’insertion offre le même caractère, y. Ixsebtiox.
DISSACANTHE. Digsacanthus. ns. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Leplurètes, institué par Hopequi lui assigne pour caractères : antennes plus ou moins pubescentes, mais jamais épineuses, composées de onze articles implantés dans une échancrure des yeux; tête inclinée, séparée du corselet par un léger étranglement; palpes petites : les labiales plus courtes que les maxillaires, et toutes ayant le dernier article sensiblement plus gros; corselet armé de deux épines ; deux autres épines à l’extrémité des élytres; corps allongé; pattes égales et de médiocre longueur. Toutes les espèces conuues de ce genre appartiennent à l’Amérique méridionale.
DISSÉMINATION DES GRAINES, bot. Lorsqu’un fruit est parvenu à son dernier degré de maturité, en général il s’ouvre, les différentes parties qui le composent se désunissent, et les graines qu’il renferme rompent bientôt les liens qui les retenaient encore dans la cavité où elles sc sont accrues, et se répandent au dehors. On donne le nom de Dissémination à cette action par laquelle les graines sont naturellement dispersées à la surface de la terre, à l’époque de leur maturité. La Dissémination naturelle des graines est, dans l’état sauvage des végétaux, l’agent le plus puissant de leur reproduction. En effet, si les graines contenues dans un fruit n’en sortaient point, pour être dispersées sur la terre et s’y développer, on verrait bientôt des espèces ne plus se reproduire, des races entières disparaître; et, comme tous les végétaux ont une durée déterminée, il devrait nécessairement arriver une époque où tous auraient cessé de vivre et où la végétation aurait pour jamais disparu de la surface du globe.
Le moment de la Dissémination marque le terme de la vie des plantes annuelles. En effet, pour qu’elle ait lieu , il est nécessaire que le fruit soit parvenu à sa maturité, et qu’il soit plus ou moins desséché. Or, ce phénomène n’arrive, dans les herbes annuelles, qu’à l’époque où la végétation s'est entièrement arrêtée chez elles. Dans les plantes ligneuses, la Dissémination a toujours lieu pendant la période du repos que ces végétaux éprouvent lorsque leur liber s'csl épuisé à donner naissance aux feuilles et aux organes de la fructification.
La fécondité des plantes, c’est-à-dire le nombre immense de germes ou de graines qu’elles produisent, n’est point une des causes les moins puissantes de leur facile reproduction et de leur étonnante multiplication. Rai a compté trente-deux mille graines sur un pied de Pavot, et jusqu'à trois cent soixante mille sur un pied de Tabac. Or , qu'on se figure la progression toujours croissante de ce nombre, seulement à la dixième génération de ces végétaux, et l’on concevra avec peine que toute la surface de la terre n'en soit point recouverte. Mais plusieurs causes tendent à neutraliser en partie les effets de celte surprenante fécondité qui bientôt nuirait, par son excès même, à la reproduction des plantes. En effet , il s'en faut que toutes les graines soient mises par la nature dans des circonstances favorables pour sc développer et croître. D’ailleurs un grand
nombre d'animaux, et l'ilomme lui -même, trouvant leur principale nourriture dans les Fruits et les graines, cil détruisent une innombrable quantité.
Plusieurs circonstances favorisent la Dissémination naturelle des graines. Les unes sont inhérentes au péricarpe, les autres dépendent des graines elles-mêmes. Ainsi, il y a des péricarpes qui s’ouvrent naturellement avec une sorte d’élasticité, au moyen de laquelle les graines qu’ils renferment sont lancées à des distances plus ou moins considérables. Par exemple, les fruits du Sablier ( Hura crépitant ), de la Fraxinelle, de la Balsamine, disjoignent leurs valves rapidement, et, par une sorte de ressort , en projetant leurs graines à quelque distance. Le fruit de V Ecballium Elaterium, à l'époque de sa maturité, se détache du pédoncule qui le supportait, et, par la cicatrice de son point d’attache, lance ses graines avec une rapidité étonnante.
Il y a un grand nombre de graines qui sont minces, légères et qui peuvent être facilement entraînées par les vents. D'autres sont pourvues d'appendices particuliers en forme d'ailes ou de couronnes, qui les rendent plus légères en augmentant parce moyen leur surface. Ainsi, les Érables, les Ormes, un grand nombre de Conifères ont leurs fruits garnis d'ailes membraneuses, qui servent à les faire transporter par les vents, à des distances considérables. La plupart des fruits de la vaste famille des Synanlhérées, sont couronnés d'aigrettes, dont les soies fines et délicates , venant à s'écarter par la dessiccation, leur servent en quelque sorte de parachute pour les soutenir dans les airs. Il en est de même des Valérianes. Les vents transportent quelquefois à des . distances qui paraissent inconcevables les graines de ' certaines plantes. L 'Erigeron Canatlense couvre et désole tous les champs de l’Europe. Linné pensait que celte plante avait été transportée d’Amérique par les vents. Les fleuves et les eaux de la mer servent aussi à l'émigration lointaine de certains végétaux. Ainsi, l’on trouve quelquefois sur les côtes de la Norvège et de la Finlande des fruits du nouveau monde apportés par les eaux. L'Hoinme et les différents animaux sont encore des moyens de Dissémination pour les graines; les unes s’attachent à leurs vêtements ou à leurs toisons au moyeu des crochets dont elles sont armées, telles que celles des Graterons, des Aigrémoines; les autres, leur servant de nourriture, sonL transportées dans les lieux qu’ils habitent et s’y développent lorsqu'elles se trouvent dans des circonstances favorables.
D1SSÉQUEUR. ns. Syn. vulgaire de Dermestc.
DISSIVALVE. moll. Monlfort a proposé ce nom pour les Mollusques munis de plusieurs valves, mais non réunies et dissidentes entre elles.
DISSOLÉNE. Diasolena. bot. Lourciro, sous le nom de Diasolena rcrticillala , décrit un petit arbre de la Chine, qui parait devoir prendre place dans la famille des Apocinées; scs feuilles, lancéolées, très-entières et | glabres, sont opposées inférieurement, lcrnéesou verlicillées vers l’extrémité des rameaux; ses fleurs, blanches, disposées en grappes rameuses et terminales, offrent un calice tubuleux, quinquéflde. et une corolle I dont le limbe est à cinq divisions étalées, le tube allongé et composé de deux parties de forme différente, l’une I
supérieure, cylindrique, l'autre inférieure, plus épaisse et pentagone; c’est à celle dernière que s’insèrent les étamines au nombre de cinq ; le style filiforme est plus court qu'elles, et terminé par un stigmate renflé; le fruit est un petit drupe ovoïde, à noyau monosperme.
DISTAC11YË. Diatachyus. bot. On donne ce nom aux plantes qui portent habituellement deux épis bien distincts.
DISTANDRE. bot. V. Disaxdrk.
DI STASI DK. Diataaia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Asléroldées, établi par DeCandolle qui lui applique les caractères suivants : capitule mulliflore, hélérogame; fleurs du rayon ligulées, femelles, et disposées sur un seul rang; celles du disque hermaphrodites, tubuleuses et à cinq dents; réceptacle étroit et alvéolé; écailles de l’involucre presque égales, linéaires, aiguds, disposées sur deux ou trois rangs; anthères privées de queue; akènes un peu comprimés et légèrement velus; aigrette double : l’externe entourée de paillettes ovales et courtes , l’interne de soies assez allongées etscabres. La Distaside modeste, Distaais modesta, est une plante herbacée, annuelle, trèstouffue, à feuilles caulinaires alternes, sessiles, linéaires, obtuses, très-entières, atténuées à leur base ; les capitules sont solitaires à l'extrémité des rameaux , composés de fleurs centrales jaunes et de rayons blancs. La plante est originaire du Mexique.
DISTE1RE. Diateira. »e?t. Genre établi par Lacépède (Ann. du Mus., lab. 4, pl. 57) et que Cuvier, qui ne l'a point adopté, place parmi les Uydres du sous-genre Hydrophis.
D1STÉN1E. Diatenia. ms. Coléoptères tétramères; genre de la famille des Longicornes, tribu des Lepturèdes. institué par Lepelletier et Serville, ayant pour caractères : antennes sélacées, velues, rapprochées à leur base, beaucoup plus longues que le corps, insérées hors des yeux, composées de onze articles : le premier fort long, en massue allongée, le second très-court, cupulaire, les autres cylindriques, garnis en dessous d’une rangée de longs poils soyeux, à l’exception du dernier ; labre transversal ; mandibules courtes, fortes, obtuses à l’extrémité; palpes grandes et inégales : les maxillaires trois fois plus longues que les labiales, composées de quatre articles, dont le premier court et menu, les deux suivants allongés, égaux et coniques, le dernier presque triangulaire; palpes labiales de trois articles, grossissant du premier au dernier; tête rétrécie en manière de cou inférieurement et après les yeux, avec une ligne enfoncée au front ; yeux réniformes ; corps rétréci en devant et à sa partie postérieure; corselet muni d'un tubercule latéral , épineux , inégal en dessus, plus étroit que les élylres qui vont en se rétrécissant vers l’extrémité armée d’une épine; écusson arrondi postérieurement. Ce genre a été formé sur une seule espèce : Distêxie changeante, Diatenia columbina, Lcp.; elle est longue de huit à douze lignes; d'un brun testacé; les soies des antennes sont noires; les élylres ont des stries pointillées, elles sont crénelées , brunes, mêlées de vert, à reflets bronzés, avec une ligne de celte couleur près du bord; pattes leslacées.
DISTÉ l’U ANE. Diatephanus. bot. Genre de la famille
I) I ft
îles Synanthérées cl de la Syngénésie égale , L. , établi par Cassini aux dépens du Conysa de Lamarck, et caractérisé de la manière suivante : involucre hémisphérique formé d’écailles imbriquées, appliquées, coriaces, oblongues et appendiculées ; calalhides sans rayons, composées de fleurs nombreuses, régulières et hermaphrodites ; corolles dont les lobes sont longs et linéaires,* réceptacle plan, large, hérissé de papilles charnues et coniques; akènes cylindracés, cannelés, hispides, à bourrelet basilaire, surmontés d'une aigrette double : l'extérieure plus courte, formée de dix petites écailles inégales, laminées, coriaces et denticulécs; l'intérieure plus grande que la précédente, composée de dix écailles laminées, égales, flexueuses, linéaires et ciliées sur les deux bords seulement. Ce genre, que son auteur place dans sa section des Vcrnonicés-Protolypes, est très-voisin du Vernonia dont il ne diffère que par la nature de l'aigrette. Le Distephanus populifolius , Cassini, Conysa poputifolia, Lamk. , arbrisseau de l'Ile-de-France, est le type du genre.
DISTERPTÜS. bot. y. Elephaxtopus.
DISTHÈNE. miü. Cyanit, W. ; Sapparc de Saussure. Substance en cristaux lamelliformes, allongés, bleus ou blanchâtres, divisibles par des coupes très-nettes dans un seul sens parallèle à l'axe. Pesanteur spécifique, 3,5; dureté comparable à celle du Quartz; électricité résineuse par le frottement dans certains morceaux, et vitrée dans d'autres. Quelquefois même les deux électricités se montrent sur les pans opposés d'un même cristal. Le Dislhèneest infusible; il ne s'altère point à la ehaleur rouge; mais, soumis â un feu très-ardent, il blanchit. Traité arec le Borax, il se dissout lentement en un verre transparent et sans couleur. Suivant Berzélius. c'est un Silicate simple, bialumineux. Analyse du Disthène du Saint-Golhard par Laugier (Ann. du Mus., t. v, p. 17) : Alumine, 55,30; Silice, 38.50; Chaux, 0,50 ; Oxide de Fer, 9,75; Eau et perte, 9,75 : total, 100. La forme primitive de ce minéral est, d'après HaUy, un prisme oblique irrégulier dont la base repose sur une arête horizontale , et s’incline sur le pan adjacent de 100° 55'; l'angle de deux des pans est de 100° 0'. Les prismes des cristaux secondaires sont presque toujours octogones; souvent ils sont accolés deux à deux, et forment ainsi la variété à laquelle Hatty a donné le nom de Disthène double. Le plus ordinairement il se présente à l'état bacillaire, lamelliforme ou fibreux. Il offre quelquefois des teintes de jaunâtre, de verdâtre et de rougeâtre. Il estfasciolé, lorsqu'on voit sur sa surface une bande bleue entre deux bords blancs. Le Disthène appartient aux terrains d'ancienne formation; il entre comme principe accidentel, dans plusieurs roches primitives. telles que le Micaschiste, le Schiste talqueux, le Gneiss, le Leptynite, l’Éclogite, et plus rarement le Granité. Au Saint-Gothard, il a pour gangue un Schiste talqueux. qui renferme en même temps des Slaurotides. Les principaux endroits où on le trouve sont leZillerthal, dans le Tyrol, d’où provient la variété en longues aiguilles blanchâtres, qui a porté le nom de Rhætizile; les environs de Philadelphie et la Norwège. — Le Dislhène a été regardé anciennement comme un Schorl, puis comme une variété de Mica, à laquelle on a donné
le nom de Talc bleu. Il a été étudié avec soin, par Saus sure qui, ayant remarqué la propriété qu'il a d'être réfractaire à un haut degré, employait un filet détaché d'un de ses cristaux pour servir de support aux fragments d’un minéral qu'il voulait essayer au chalumeau. Il le nommait Sappare, nom qu’IlaUy a remplacé par celui de Disthène, qui fait allusion à la double vertu électrique que ce minéral est susceptible d’acquérir à l’aide du frottement.
DISTICHIE. Distichia. bot. Ce genre de Mousses, de Bridcl, a été fondu dans le genre Xeckera de fledwich ; il en forme l'une des principales divisions.
DIST1CUIS. bot. Du Petit-Thouars (Histoire des Orchidées des tics Auslr. d’Afrique, pl. 88) désigne sous ce nom une espèce qui rentre dans le genre Malaxis de Swarlz. Celle plante, de la section des Êpidendres et du genre Stichorchis , Du Pet. -Th., a des fleurs d’une couleur pourpre jaunâtre, disposées sur deux rangs, d'où le nom de Disiichis , cl s'épanouissant une à une par année. Elle croit aux îles Maurice et de Mascareigne où elle fleurit en mars.
DISTICUOCÈRE. Distichocera. ix§. Coléoptères tétramères; famille des Longicornes. Ce genre paraît joindre celui des Cérambyx avec les Molorques, les Nécydales et les Rliagions; il a été institué par Macleay qui lui assigne pour caractères : antennes graduellement plus épaisses, de la longueur du corps, composées de douze articles : les deux premiers très-courts, les suivants fourchus au bout, c'est-â-dire, jetant chacun deux rameaux opposés, comprimés, arrondis au sommet, le gauche un peu plus long, le dernier simple et en massue; tête presque en cœur, velue, canaliculée, carénée de chaque côté, en avant des antennes; palpes filiformes; labre transversal, télragone; lèvre membraneuse, à deux lobes divergents; mandibules trigones, incrmes, aiguës, recou rbées à l'extrémité; mâchoires ouvertes à la base; menton transversal, trapéziforme ; corselet mulique latéralement , un peu dilaté sur les côtés, très-lisse; écusson triangulaire et petit; élylres s'amincissant vers l’extrémité, tronquées en haut; corps presque cunéiforme. La DistichocLbe a cou tacheté, Distichocera tnaculicollis, Kirby, Linn., Trans. xii, pl. 93, fig. 10, est longue de huit lignes; elle a le dessous du corps garni de*poils argentés et brillants; le dessus est noir et terne; les yeux bruns; les antennes noires; le corselet orné de quatre taches dorsales, disposées en carré ; les élytres marquées chacune de trois lignes longitudinales, élevées, cl de deux stries, une près de l’écusson et une autre plus grande vers le milieu de la suture ; elles ont en outre des poils argentés ; les cuisses sont brunes. De la Nouvelle-Hollande. La DisticnocfcRE ferri gixf.ise, Distichocera ferraginea, est noire, avec une tache frontale brune; les côtés du corselet et les élylres sont couverts d'un duvet fauve.
D1STICHOPORE. Dislichopora. PotYP. Genre de Milléporées, établi par Lamarck, et appartenant â la division des Polypiers entièrement pierreux et foraminés. Caractères : Polypier pierreux, solide, rameux. un peu comprimé ; cellules poriformes, inégales, disposées sur deux lignes latérales, opposées entre elles, longitudinales et en forme de suture; verrucosités stelliformes.
aglel
ramassées par place à la surface des rameaux. Ce l*olypier ne diffère des Millépores que par la situation des pores qui offrent un caractère tellement particulier, que Lamarrk a cru devoir en faire un genre à part . quoiqu’on ne connaisse qu’une seule espèce de ce Zooptiyte aussi élégant que singulier. Il ressemble à un Millépore par la forme ; et si les pores n’existaient point, on le prendrait pour une des mille variétés du MiUepora MiUipora. L’irrégularité de ces pores sont des lacunes sériales, comme l’on en observe quelquefois dans d'autres Polypiers. Ces lacunes sont bordées souvent d’une lignede trous irréguliers, de la même nature que les lacunes, mais trois ou quatre fois plus petits et communiquant souvent entre elles , de manière à en paraître un prolongement. La lame pierreuse qui sépare les lacunes, n’ofFre aucun des caractères des parois des cellules; elle varie beaucoup, tant dans son épaisseur que dans ses directions-, toute la surface du Polypier est couverte de pores invisibles à l’œil nu, épars, à ouverture très-petite, souvent même oblitérée. Ce genre, tel que Lainarck l'a établi, n'est encore composé que d’une seule espèce, le Dislichopore violet, très-bien figuré par Solander dans Kllis, tab. 2G, fig. 3, 4, et décrit p. 140, sous le nom de MiUepora t iolacea; il est originaire des Indes, et n'est pas rare sur les cotes de l’île de Timor.
DISTIGMATIE. Disligmatia. bot. Deuxième ordre établi par le professeur Richard, dans la famille des Synanthérées. Il comprend tous les genres qui sont munis de deux stigmates distincts ou d’un stigmate à deux branches très-profondes.
DISTINCT. Distinctus. bot. Un organe est Distinct quand il n'a aucune connexion ou adhérence avec les organes voisins, semblables à lui ou de uature différente; ainsi, les étamines sont Distinctes, quand elles ne sont réunies entre elles par aucune de leurs parties ; les anthères sont également Distinctes quand elles n’ont entre elles aucune adhérence.
DISTIQUE. C’est-à-dire rangé en deux séries opposées.
DISTOME. Disloma. ixtest. Genre de l’ordre des Parenchymateux de Cuvier, proposé pour la première fois par ReLzius, adopté parCuvier, Rudolphi, etc. Goéze l’avait nommé Planaria. Gmclin, Rose, Lainarck, etc., lui ont conservé le nom de Fasciola que Linné lui avait donné. La forme cylindrique de plusieurs Disloines nous a fait préférer la dénomination proposée par Relzius. Les caractères de ces animaux sont : corps mou, aplati ou presque cylindrique; pores solitaires : l’un antérieur et l’autre ventral. Le genre Distome, très-nombreux en espèces, puisqu'on en connaît déjà près de deux cents et qu'il en reste beaucoup à découvrir, est néanmoins très-naturel, cl les coupes dont il pourrait être susceptible. ne sont basées que sur des caractères trop peu essentiels pour servir à établir d’autres genres. La position des pores ou suçoirs des Dislomes les fait aisément distinguer des autres Trématodes. Leurs caractères spécifiques sont en général assez tranchés pour que l'étude des espèces soit moins difficile que ne sembleraient le faire croire leur très grand nombre et leur grande affinité générique. Les Dislomes sont de petits animaux (le plus grand atteint à peine un pouce de
long) d'une consistance molle, d'une forme plus ou moins allongée, aplatie ou presque cylindrique, de couleurs variées ; susceptibles de s’étendre et de se raccourcir, soit en totalité, soit partiellement, à peu près comme les Sangsues. Leur organisation est assez simple : c'est un corps parenchymateux, d'une consistance médiocre, contractile dans tous ses points, sans fibres musculaires apparentes, sans cavité viscérale, parcouru dans tous ses points par des vaisseaux ovifèrcsel séminifères; recouvert d'une peau fine, intimement unie au tissu parenchymateux; présentant à l’extérieur deux ouvertures principales, appelées pores, dont un, placé à l’extrémité antérieure, sert d'orifice aux vaisseaux nourriciers, et l'autre, placé à la face inférieure, semblable à une ventouse. sert à l’animal à se fixer à la surface des organes dans lesquels il habite; de plus une sorte de mamelou nommé cirre, rétractile, d’une forme variable, presque toujours placé au-devant du pore ventral, parait être un des principaux organes de la génération. On donne le nom de col à la portion de l'animal placée entre les deux pores, quelles que soient sa forme et sa longueur; le reste prend le nom de corps. Dans quelques espèces la partie du col qui supporte le pore antérieur est distinguée par une rainure ou toute autre marque; on ldi donne alors le nom de tête, et, dans ce cas, elle est toujours garnie d'une couronne d’aiguillons. L'extrémité postérieure du corps étant quelquefois plus rétrécie que celui-ci , prend le nom de queue. La surface de quelques Dislomes est couverte partiellement ou en totalité de (rois petits aiguillons dont la pointe se dirige en arrière; d'autres sont marqués de stries circulaires. Le pore antérieur est quelquefois tout à fait terminal ; souvent il est plus ou moius rapproché de la surface inférieure; on dit alors qu'il est infère. Il est formé par une sorte d’entonnoir musculeux, dont la petite extrémité s'abouche avec l’origine des vaisseaux nourriciers; l'extrémité la plus large, à ouverture tantôt circulaire, tantôt triangulaire, fait en dehors une saillie plut ou moins considérable.
Dans la plupart des espèces de Distomes, les vaisseaux nourriciers, remplis de liquides transparents, sont peu ou point visibles ; mais dans celles qui se nourrissent de sucs colorés, et notamment le Dislome hépatique, on les observe assez souvent, et on peut assez bien en suivre la distribution. Il est néanmoins bien plus avantageux de les injecter avec des liquides fortement colorés ; plusieurs grandes espèces pourraient être soumises à cette préparation. Le vaisseau nourricier, né du pore antérieur, se divise bientôt en deux branches qui circonscrivent le réceptacle du cirre et la portion des ovaires placée derrière le pore ventral. Ces deux branches se rapprochent l’une de l'autre, communiquent entre elles ail moyen d'un rameau transversal, puis continuent de marcher voisines l'une de l'autre et à peu près parallèlement jusqu'à l'extrémité postérieure; depuis son origine jusqu'à sa terminaison, chaque branche donne en dehors un grand nombre de rameaux qui se divisent plusieurs fois et se terminent très près des bords de l'animal. Il est nécessaire de faire observer que ccs vaisseaux sont placés à égale distance des surfaces inférieure et supérieure, et que les dernières divi-
!5iO
&ions ont uu calibre presque égal à celui des premières. L'ensemble de tout cet appareil pourrait être appelé avec plus de justesse intestin raraeux ou ramifié. Quoi qu'il en soit, il naît, tant des branches que des subdivisions, une infinité de ramuscules très-fins, qui viennent se rendre presque tous à la surface supérieure où ils s’anastomosent de mille façons, et forment un réseau ù mailles très-serrées. Ces petits rameaux se réunissent à la manière des veines, et forment plusieurs branches dirigées transversalement et s'ouvrant dans un vaisseau longitudinal, situé sur la ligne médiane. Celui-ci, plus grand que les autres, prend naissance au niveau du porc ventral; il rampe sous la peau, et chemine, en augmentant de volume, jusqu'à l’extrémité postérieure du corps, où il se termine par un orifice béant, qui laisse passer l'injection lorsqu'on continue de la pousser.
La surface inférieure ne présente que quelques petits vaisseaux épars, qui semblent se perdre dans les ovaires. Deux plus considérables que les autres et placés sur les cotés du pore ventral paraissent se distribuer aux parties environnantes.
Lorsqu'on observe une certaine quantité de Dislomes hépatiques, on en voit quelques-uns dont les vaisseaux nourriciers, tout à fait vides, ne sont nullement perceptibles, et d'autres dont les vaisseaux remplis par la bile (nourriture de celte espèce) le sont de la manière la plus évidente, à l’exception toutefois des rameaux formant un réseau sous la peau, qui sont très-rarement apparents et qui ne deviennent visibles que par l'injection artificielle. Dans ce cas ces animaux rejettent par leur pore antérieur la matière bilieuse renfermée dans leurs vaisseaux, et ceux-ci cessent peu ù peu d’étre apparents à mesure que la matière nourricière est rejetée au dehors.
Maintenant, si l'on se rappelle la distribution anatomique établie plus haut , la digestion et la nutrition des Distomes s'expliquent facilement. Les sucs animaux au milieu desquels ils sont plongés, absorbés parle pore antérieur, sont portés dans les vaisseaux dont le calibre est à peu près égal dans toutes leurs divisions; que ces sucs y éprouvent une élaboration ou non, leurs parties les plus ténues sont absorbées par les vaisseaux secondaires qui naissent de tous les points des premiers, et le résidu qui n'a pu être absorbé, est ensuite rejeté au dehors en parcourant à rebours les voies par lesquelles il était entré. Les sucs absorbés par les vaisseaux secondaires parcourent leurs nombreuses ramifications , et fournissent dans ce trajet des molécules aux différents organes du Distome. Ce qui n’a pu être assimilé parvient bientôt aux branches réunies à la manière des veines ou des vaisseaux excréteurs, et sort enfin par Couverture béante du vaisseau longitudinal. Le pore ventral a une organisation qui ressemble à celle du pore antérieur, mais son fond n’est point percé, au inouïs on ne ]>cul y faire passer aucune injection. Sa grandeur et sa forme varient suivant les espèces. Presque toujours son ouverture est circulaire , quelquefois elle est triangulaire ou ovale; dans un petit nombre d’espèces le pore est supporté par un pédicule, et sert à ranimai à se fixer en faisant le vide à la manière des ventouses de Sèches ; quelques espèces de Disloiues
; adhèrent avec une telle force qu’on arracherait plutôt i le pore lui même ou le corps sur lequel il est fixé, que de leur faire lâcher prise. — L’appareil génital est trèsconsidérable; chaque Dislome est pourvu des deux sexes. Les ovaires varient de forme et de position suivant les diverses espèces; néanmoins dans toutes celles que l’on a étudiées avec quelque soin, on a toujours pu observer des œufs à peine ébauchés, et d’autres tout à fait développés; les premiers sont presque toujours blancs, et les autres diversement colorés. Dans le Distonie hépatique, on voit de chaque côté, depuis le col jusqu'à la queue et dans une largeur d'une à deux lignes, un nombre prodigieux de petits grains blancs, réunis par grappes allongées transversalement, et placées les unes au-dessus des autres; quelquefois toutes les grappes sont mêlées et confondues ensemble; un vaisseau blanc qui parait communiquer avec tous ces petits grains par des ramifications vasculaires, mais peu distinctes, règne de chaque côté le long de l’extrémité interne des petites grappes ; vers le tiers antérieur de l’animal ces deux vaisseaux envoient chacun une branche transversalement et en dedans; elles s’anastomosent entre elles, et du point de leur réunion naît un vaisseau d'un calibre plus considérable ; déjà celui-ci renferme des œufs bien formés, mais ils sont encore blancs. 11 forme plusieurs replis en se dirigeant vers le pore ventral; il augmente encore de volume ; les œufs qu'il renferme dans le point prennent une teinte jaune-rougeâtre; bientôt il forme derrière le pore ventral et le cirre, plusieurs circonvolutions très- difficiles à développer; elles sont également remplies d’œufs colorés.
L'organe mâle est moins connu ; Rudolphi n'en parle que d'une manière très-superficielle. On a vu que les ovaires aboutissent au cirre ou à ce mamelon allongé, placé presque toujours au-dessus du pore ventral ; par sa base il communique avec une vésicule assez considérable placée derrière lui et le pore ventral. Cette vésicule est remplie d’une matière blanche demi-fluide qui probablement est de la matière spermatique destinée â féconder les œufs. Le cirre est susceptible de se rétracter complètement, de manière à ne laisser voir qu'une petite ouverture dans le lieu qu'il occupait. Rudolphi pense qu'il se rétracte dans la vésicule qu'il nomme réceptacle du cirre. Goéze ayant observé deux Distomes hépatiques accolés de manière que le cirre de l'un était introduit dans le pore ventral de l’autre, et réciproquement, avait cru que les Distomes étaient androgynes, et qu’ils avaient besoin d’un accouplement réciproque pour se reproduire. La plupart des bclmin- [ thologisles ont adopté l'opinion de Goêze. Cependant il 1 est beaucoup plus probable que les Dislomes sont seulement hermaphrodites, l.a disposition anatomique du cirre cl le défaut de communication du pore ventral avec les ovaires rendent cette opinion moins hypothétique que l'autre. L'observation de Goeze peut s’expliquer très-naturellement d'une autre manière. On sait que les Dislomes s'accolent par leur pore ventral à tous les corps qui se trouvent à leur portée, il est bien possible que deux Dislomes se soient accolés ainsi l'un à l'autre, sans que pour cela ils fussent véritablement accouplés.
su
On ne sait rien de positif sur l'accroissement des Dislomes ; on le croit assez rapide. Le plus grand nombre des Distomes habile l’intérieur des voies digestives, mais il s'en trouve aussi dans les voies aériennes , les cavités thoraebiques, abdominales, dans l’intérieur du foie, de la vessie, des kystes accidentels, et même sous la conjective.
Rudolphi a groupé ainsi qu'il suit les nombreuses espèces qui composent ce genre : 1° espèces incrines; 3" espèces armées ; 3° espèces douteuses. Le premier groupe est partagé en deux divisions : 1re Dislomes à corps aplati ; 2e Distomes ù corps cylindroldc. Chacune de ces deux divisions est subdivisée de celte manière : a espèces dont le pore ventral est le plus grand; £ espèces dont le porc antérieur est le plus grand ; y espèces dont les pores sont égaux. Ces divisions, surtout les tertiaires. ne sont pas toujours bien marquées, mais on doit se rappeler que ce sont des coupes tout à fait artificielles, faites pour rendre moins embarrassante l'étude pratique de ces singuliers animaux.
Parmi les cent soixante-douze espèces de Distomes mentionnées dans l’ouvrage de itudolpbi, et dont trentesix sont douteuses, on remarque parmi les mieux constatées: le Distomz hépatiqce, Encycl. mélhod., pl.79, fig. 1-11, qui se trouve dansl'iiomme et dans plusieurs Mammifères; si connu sous le nom de Douve. — Le Distoie a pores gi.odolel'x, Encycl. mélli., pl. 7U, f. 19. Il vil dans le tube intestinal de plusieurs Poissons. — Le Distome simple, Encycl. méth., pl.79, f. 15. Habile les intestins de l’Æglefin. — Le Distome divergent, Encycl. inélh., pl. 79, f. 16-18. Habite les intestins de plusieurs Poissons. — Le Distome aile, commun dans lesinsteslins du Loup et du Renard. — Le Di9tome Lime, Encycl. inéth., pl. 80. f. 9-11. Habite les intestins de plusieurs espèces de Chauves-Souris. — Le Distome rude, Encycl. méth. , pl. 70, f. 28-32. Se trouve dans l'estomac de la petite Morue fraîche.
A ces espèces qui sont figurées dans l'Encyclopédie, Deslongchainps. auteur du présent article, a ajouté deux espèces nouvelles : le Distoma Priatia, à col Irès-aplali, armé sur les côtés d'un rang d'aiguillons dont la pointe est dirigée en arrière; il se trouve dans les iuteslins du Marsouin; et le Distoma clathratum, ù ovaires mnplis d'œufs noirs, disposés en lignes qui forment en se croissant une sorte de réseau. Il a été observé dans la vésicule du fiel du Martinet noir.
DISTOME. Distoma. polyp. Genre fondé par Gærtner dans scs Lettres à l’allas {Spicil. Zool. fasc. x, p. 40) aux dépens du grand genre Alcyon de Linné, et comprenant plus spécialement les Alcyons ascidioïdes qui se présentent sous forme de croûte tapissant divers corps sous-marins. Lamarck (llist. des Anira. sans vert. T. ni, p. 100) adopte ce genre et lui assigne pour caractères : animaux biforés, séparés, vivant dans une masse subcnriace, étendue encroûte et chargée de verrues éparses; deux oscules sur chaque verrue, bordés de six dents. Personne avant Savigny ne connaissait d'une manière exacte l'organisation de ces animaux. Ce savant observateur adopte ou plutôt crée un genre Distoma qui répond à celui de Gærtner, mais dont les caractères, fondés sur une élude attentive, ont toute la
j précision désirable. Ces caractères sont corps comj mun , sessile , demi - cartilagineux , polymorphe, composé de plusieurs systèmes généralement circulaires; animaux disposés sur un ou sur deux rangs, à distances ! inégales de leur centre commun; orifice branchial s’oul vrant en six rayons réguliers et égaux ; l’anal de même ;
1 thorax petit, cylindrique; mailles du tissu respiratoire pourvues de papilles? abdomen inférieur, longuement pédiculé, plus grand que le thorax; foie nul ; ovaire uuique, sessile, latéral , occupant tout un côté de l’abdomen. Savigny ( Mém. sur les Anim. sans vert., 2** partie, 1er fasc., 3* Mém.. p. 176) range les Dislomes parmi les Ascidies et dans la famille des Téthyes. Ce genre, étudié dans une des espèces qui le composent, Distoma rubrum , présente plusieurs particularités dignes de remarque; il diffère beaucoup d'un genre voisin, les Diazoncs, pour l'aspect général, quoique la conformation, la disposition même de ses petits animaux semblent l'en rapprocher infiniment. Les Distoines, dit Sa vigny, offrent des masses demi-cartilagineuses, irrégulières, aplaties, d'un rouge vineux, garnies sur les deux faces de cellules un peu proéminentes, que les animaux qu'elles contiennent colorent en jaune. Ces cellules se présentent à l’extérieur sous la forme de mamelons ovales, pourvus à chaque bout d'un osculc pourpré, fendu en six rayons. Elles sont tantôt très -pressées, tantôt moins; et l’on voit alors qu'elles se disposent par groupes circulaires, plus ou moins complets, mais dont la circonférence est toujours occupée par le gros bout et le grand oscule de chaque mamelon. — Les animaux sont grêles, composés d'un peliL thorax auquel un abdomen , un peu plus grand et en massue , tient par un long pédicule qui se recourbe communément en arrière; le thorax est cylindrique, oblique à sa base, surmonté d’un cou pyramidal, dont l'ouverture est ronde et découpée en six tentacules courts et obtus; la tunique a. de chaque côté, quelques nervures musculaires, longitudinales, fines et régulièrement espacées. Les vaisseaux du dos sont très ondulés , et le tubercule posté rieur parait plus gros que l'antérieur. La mollesse et les sinuosités des parois de la cavité branchiale n'en laissent pas distinguer le tissu. C’est de sa base antérieure que descend l'œsophage; il est fort mince, et parvient à un estomac charnu, simplement ovoïde. Audessous du pylore, l'intestin, d’abord un peu renflé, se dirige bientôt en arrière, en formant une autre poche oblongue, qui occupe le fond de l’abdomen; il se relève ensuite, monte sur le côté droit de l’estomac, suit le pédicule ou l'œsophage, et va s'ouvrir un peu plus haut, sous un tube cylindrique, dont l’ouverture et les tentacules imitent parfaitement ceux de l’orifice thoracique. L'ovaire est latéral comme dans le genre Diazone, mais il est placé à droite, et au lieu d'être compris dans l'anse intestinale, il la recouvre entièrement. Les œufs sont grands, au nombre de quinze à vingt, et disposés par lignes régulières. On en voit souvent de plus gros que les autres, qui sont déjà engagés dans la base de l'oviductus. Celui-ci moule avec le rectum, et le dépasse; son bout supérieur est presque toujours occupé par un de ces gros germes, qui fait saillie sur le devant du thorax au-dessus de l’anus. Savigny mentionne les
deux espèces suivantes : Distome rouge. Disloma rubruin, Sav. , toc. cil., pi. 3, fig. 1 , et pl. 13; Alcyonitim rubrum , pulposum , conivum plerumque , Plane., Conch.j Min. Sut., éd. 2, p. 1 13, cap. 28, 1. 10, fig. b, d. Cette espèce peut être considérée comme le type du genre; elle est décrite par Savigny de la manière suivante : corps élevé en masse comprimée, d'un rouge violet, à sommités particulières, peu proéminentes, ovales , jaunâtres, éparses sur les deux faces, et groupées au nombre de trois à douze pour rhaque système; orifices un peu écartés, tous deux à rayons obtus, teints de pourpre. La grandeur totale est de quatre à cinq pouces ; l'épaisseur d'un demi pouce , et la grandeur individuelle de deux lignes. Celle espèce habile les mers d’Kurope. Son enveloppe très colorée est parcourue par des vaisseaux peu apparents; sa tunique, d’un jaune vif ainsi que tous les viscères, est prolongée audessous de l'abdomen en un appendice tubuleux et recourbé. On n’a pu apercevoir de filets tentaculaires. L'estoinac est comme tronqué aux deux bouts, lisse et sans feuillets visibles à l'intérieur; l'intestin est peu glanduleux; l'ovaire se trouve situé à droite, et vraisemblablement du côté opposé à celui du cour; les oeufs, au nombre de vingt, trente, et même cinquante, sont orbiculaires, à bords transparents.
Le Distome variolé, Distoma variolosum, Sav.; Dislomus rariolosus, papillis s parais, osculis subitcntatis, Gœrtner; Atcyonium ascidioides , l’allas; toc. cit. fasc. 10, pag. 40, l. 4, f. a, a; Alcyonium distomum de Bruguière , Encycl. méthod.; il habile les côtes de l'Angleterre. Gœrtner dit qu’il est commun, mais qu'il ne l'a jamais trouvé que sur le Fucus palrnatus dont il enveloppe les liges en entier.
DISTOMÉE. Dislomœa. bot. Dans sa Flore des environs de Fribourg, le docteur Spenner forme, sous le nom de Dislomœa , un genre nouveau dans la famille des Orchidées, pour les Ophris nidus-acis , orata et cordata, que précédemment Richard, d'accord avec la grande majorité des botanistes, avait réunis aux Nêotties. ce mot.
DISTRACTILE. Distractilis. bot. Epithète donnée au connectif, quand il tient les loges de l'anthère sensiblement écartées, comme dans quelques Labiées, les Sauges, par exemple.
D1STREPTE. Distreptus. bot. Genre de la famille des Synanlhérécs et de la Syngénésie séparée, L., établi par Cassini. Caractères : involucre cylindrique, formé de huit écailles lancéolées, acuminées, appliquées, inégales et disposées sur quatre rangs ; calathide sans rayons, composée de quatre fleurs hermaphrodites, dont les corolles ont une forme particulière, que l’auteur nomme palmée ; réceptacle très -petit, nu et convexe; akènes allongés, comprimés, cannelés, hispides et glanduleux ; aigrette plus courte que la corolle, composée de six petites écailles filiformes, cornées et disposées sur un seul rang : les deux latérales plus longues, plus épaisses, élargies et triquélres dans leur partie inférieure; lesdeux antérieures dont la partie inférieure est aussi élargie, mais laminée, paléiforme; les deux postérieures demiavorlées ou plus souvent complètement avortées. Les calai bides sont réunies en capitules disposés en épis, et
chacun de ceux-ci est sessile dans l’aisselle d’une grande bractée squammiforme. Ce genre, de l’aveu même de son auteur, pourrait n'élre considéré que comme un sous genre de V Eléphant hop us de Linné; néanmoins, la singulière structure de son aigrette minutieusement décrite par Cassini, lui a paru une considération assez importante pour le distinguer. D'un autre côté. Kunth (Synopsis Plant, orb . tiori, 2, p. 306) ne fait aucune difficulté de les réunir. Quoi qu'il en soit, U. Cassini indique comme type du genre, Y Elcphanthopus spica tus, Gærtn. et Lamk., plante des Antilles à laquelle il associe les Elcphanthopus nudifiorus et angustifolitts, L.
D1STR1GE. Dislrigus. ixs. Coléoptères pentamères. Ce genre a été institué par Dejean dans la famille des Carnassiers, tribu des Carabiques. pour trois espèces nouvelles apportées de l'Inde. Caractères : dernier article des palpes allongé , presque cylindrique et tronqué à l’extrémité; lèvre supérieure plane, en carré moins long que large; mandibules peu avancées, légèrement arquées et assez aigués; menton faiblement échancré; antennes filiformes; tète presque triangulaire, un peu rétrécie postérieurement; yeux arrondis et saillants; corselet presque carré, un peu convexe, arrondi sur les côtés, et presque coupé carrément en arrière, avec une strie longitudinale, profondément marquée, de chaque côté; élytres en ovale allongé, et assez convexes; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, plus longs que larges et légèrement triangulaires ou cordifortncs. Le Distrige impressicolle, Dislrigus impressicollis, Dej., peut être considéré comme le type du geure; il a quatre ou cinq lignes de longueur; il est noir; son corselet est presque carré; ses élytres sont brillantes, oblongues-ovales, profondément striées, avec des points dan» les stries et un point plus gros et plus profond sur chacune.
DISTYLE. Di stylns. bot. Se dit d’une fleur ou d'un ovaire muni de deux styles.
D1STYLIDE. Distylis. bot. Genre de la famille des Goodeuoviées, de la Pentandric Monogynie, Lin., établi par Gaiidicliaud , pour une plante de la Nouvelle- Hollande que l'on avait considérée d'abord comme devant faire partie du genre Goodenia. Caractères : calice uni â l'ovaire, persistant, avec son limbe libre, divisé en cinq segments; corolle décidue; son tube est divisé postérieurement; et son limbe, étalé, subhilabié,se partage en cinq segments plus minces vers le bord; cinq étamines distinctes; style bipartite; stigmate ceint d’une membrane ciliée, cupuliforme; capsule couronnée par le calice persistant, et semi-biloculaire; cloison courte, parallèle aux valves; semences imbriquées, comprimées, orbiculées, enveloppées d’une membrane. La seule espèce connue jusqu'ici est la Distyliok de Bêrarp. Distylis Herardiana, Garni.. Bol. de l'Uranie, pl. 80. C'est une plante annuelle, pourvue de plusieurs liges sim pies, garnies de feuilles alternes, dentées; les fleurs sont axillaires, soliLaires, longuement pédonculécs, disposées en grappe, et jaunes.
DiSYN’ANTHE. Disynanthus. bot. Ce genre, établi par Raffincsque, dans la famille des Synanthérées, a été considéré comme identique du genre An/cnnaria de
.OOQie
Gærlner el apprécié «le même, y oyez Antenxaire.
1)1 TA. but. Grand arbre des Philippines, mentionné par Catnelli; ses feuilles, longues de dix pouces, sont qualcrnées ou verticillées à chaque nœud. Il rend un suc laiteux, dont les qualités vénéneuses sont fort actives.
D1TASSE. Ditassa. bot. Genre de la famille des Asclépiadées, PenlandrieDigynie, fondé par Brown. Caractères : corolle presque rolacée ; couronne slaminale intérieure, pentaphylle, plus courte que l'extérieure et opposée aux anthères; masses polliniques ventrues, fixées près du sommet et pendantes ; stigmate ayant une petite tête obtuse. L'unique espèce de ce genre, à laquelle Schultes a donné le nom de Ditassa Banksii, est une plante suffrutescenle, volubile et glabre, à feuilles planes et à fleurs disposées en ombellule naissant entre les pétioles. Elle a été recueillie par Banks dans le Brésil, près de Hio-Janeiro.
D1TAXIDE. Diiaxis. bot. Genre de la famille des Euphorbiacées , qui présente pour caractères : des fleurs monoïques; un calice à cinq divisions profondes, avec lesquelles alternent cinq pétales; dans les mâles, dix étamines dont les filets sont inférieurement soudés en une courte colonne soutenant un rudiment de pistil, et supérieurement libres , verlicillés sur deux rangs et chargés d'anthères tournées vers l'intérieur; dans les fleurs femelles, cinq petites glandes opposées aux divisions du calice; un style d'abord simple, puis divisé en trois parties qui se subdivisent elles- mêmes en deux, terminées chacune par un stigmate légèrement dilaté, aplati el crénelé sur son contour; un ovaire velu, à trois loges, contenant un seul ovule; une capsule environnée à sa base par le calice persistant, à trois coques globuleuses, qui s'ouvrent en deux valves et renferment chacune une graine lisse. La lige ligueuse est recouverte d’une écorce cendrée. Les feuilles alternes, solitaires ou fasciculées, surtout dans les jeunes rameaux, entières ou légèrement dentées, sont, ainsi que les fleurs, pénétrées d'une matière colorante, d'un rouge violacé. Les pédoncules axillaires portent un petit nombre de fleurs, savoir : à leur sommet une femelle, unique, plus grande, au-dessous deux mâles ou rarement davantage, qui tombent de bonne heure, mais sont accompagnées de bractées persistantes. Les espèces connues de ce genre appartiennent aux régions équatoriales de l'Amérique.
DITIOLA. bot. Fries a établi ce genre pour quelques Champignons rapportés, tantôt aux Pezizes ou aux flelvelles, tantôt aux Tremelles, aux Leotia ou aux Helatium. C'est du premier de ces genres qu'il se rapproche le plus, el surtout du genre Bulgaria de Fries, dont il a la consistance gélatineuse. Ses caractères essentiels sont de présenter un corps charnu, semblable à une Pczize cupuliforme, mais qui est enveloppée d’un tégument membraneux, floconneux el très-fugace; du reste la structure de la membrane fructifère, qui couvre la face supérieure de la cupule , est absolument la même que dans les vraies Pezizes; les espèces sont peu nombreuses : elles croissent par groupes sur les bois morts pendant l'hiver; elles font beaucoup de tort aux bois coupés, en introduisant entre leurs fibres des filaments
i radicaux, très -fins, qui finissent par les séparer par | morceaux. Le type de ce genre , Ditiola radicata, de Fries, a d'abord été décrit comme une Pezize ou une I Tuherculaire par les auteurs anciens. Schweinilz en a ! fait son I/efatium radicatum ; elle a été figurée dans ! le Flora Danica , sous le nom de Leotia tuberculata;
' enfin elle est décrite par Persoon, dans son Mycoloyia 1 Europœa, sous le nom de Peziza Turbo ; les trois autres espèces de ce genre ne sont counues que plus nouvellement.
DIT1QDE. ns. F. Dytiqce.
DIT MA RI A. bot. Sprengel a donné ce nom au genre Debrœu de Rœmer et Schultes, qui lui-même n’est I qu’un double emploi «le VErisma de Kudge. F. Erisme.
I D1TOMA. ms. Lalreille (Considér. génér.)a substitué | celle dénomination à celte de Bitome, que Uerbst avait 1 donnée à un insecte Coléoptère de la section des Tétra j mères. F. Bitome.
D1TO.ME. Ditomus. ms. Coléoptères pentamères;
| famille des Carnassiers, genre de la tribu des Carabiques , institué par Bonelli et adopté par Dejean, avec les ; caractères suivants : menton articulé, concave el tri- I lobé; lèvre supérieure légèrement échancrée; palpes | labiales peu allongées , avec le dernier article presque I cylindrique; antennes filiformes , â articles allongés et presque cylindriques; corselet cordiforme ou en crois- * saut; jambes antérieures non palmées. Ce genre a été J établi par Bonelli sur le Seau t us suicatus el quelques espèces du genre Carabus de Fabricius, que Rossi el Olivier avaient placées parmi les Scariles. Les bilomes | sont des insectes de moyenne grandeur, qui paraissent j habiter les parties méridionales de l'Europe, le nord de l’Afrique et les contrées occidentales de l’Asie. On les trouve sous les pierres, rarement sur les végétaux el toujours fuyant la vive lumière. On distingue parmi les quinze ou vingt espèces qui constituent ce genre le Ditome calydoxiex, Carabus calydonius , Fab.; Scarites calydonius, Rossi ; il est d’un noir de poix et trèsponclué en dessus; son corselet est un peu cordé, les élylres striées, avec des rangées de points entre les stries; les antennes et les pieds sont d'un roux brunâtre. La tète du mâle offre une corne avancée, échancrée; celle de la femelle une simple corne aiguë, trèspetite.
D1TOQÜE. Ditoca. bot. Gærlner {de Fruct., 2,
! p. 100) appela ainsi, d’après Banks , le genre auquel ! Forsler el Linné avaient déjà douné le nom de AI niarum. Ce changement n’a pasété admis, quelque grande ! que fût l’autorité de Gærlner, el son Ditoca tnuscosa l n’est cité que comme synonyme du Mniarum biflo I rum, Forst. F. Mniabe.
D1TOX1E. Ditoxiu. bot. Les Ce l sia Cretica, L., el betonici folia, Desf., ont été réunis sous ce nom générique par Raffinesque (Journ. Botan., 4. p. 270) qui les caractérise par un calice à cinq divisions inégales, dentées jen scie; quatre étamines, les deux supérieures plus courtes, el une capsule à double cloison.
D1TRACUYCÈRE. Ditrachyceros. ixtest. Genre de l’ordre des Parenchymateux de Cuvier, établi par Suitzer, adopté par Bosc, Lacnncc el Lamarck; nommé Diceras par Rudnlphi, et placé parmi les Cysticerques par
:iîl
Zéder. Il offre pour caractère* : corp* ovale, enveloppé dans une (unique lâche, à tète surmontée de deux prolongements en forme de cornes, recouverte de filaments. L’animal sur lequel ce genre a été établi, est encore un objet de discussion parmi les naturalistes. | La description et les figures qu'en a données Sultzer ont ) paru suffisantes à quelques uns d’entre eux qui n’ont 1 point hésité à l’adopter et à le faire entrer dans la série ! des êtres naturels connus : d’autres, plus difficiles, considérant, 1® sa très-grande rareté (il n'avait été vu | qu’une seule fois) ; 2‘* que l'auteur n'avait point fait sa description sur l'animal à l’état frais, mais conservédans l'esprit de vin; 5° que son organisation différait beaucoup de celle de tous les Enlozoaires connus; 4° enfin que la description laissait plusieurs choses à désirer : ces auteurs, disons-nous, ont regardé l’existence du Ditrachycère comme douteuse, et ont pensé qu’avant de l’admettre ou de la rejeter entièrement, de nouveaux faits devaient éclairer son histoire. Tel est en particulier le sentiment de Rudolphi et Breinser, dont l'autorité est d'un si grand poids. L’observation de Sultzer était encore la seule connue, lorsque le hasard a offert de nouveau le Dilrachycère à Le Sauvage, professeur h l'École de Médecine à Caen. 11 y a quelques années, une malade confiée à ses soins rendit par les selles une très grande quantité de ces animaux. La garde, maladroite, les jeta tous, excepté quatre que l’on conserva dans un peu d’eau, pour les faire voir à Le Sauvage qui reconnut bientôt le Ditrachycèrc de Sultzer. Les Vers furent envoyés à la Société de la Faculté de Médecine de Paris, qui en a fait mention dans le Bulletin de ses séances, t. vi, p. 115. L'observation de Le Sauvage ajoute peu de chose à ce que l’on savait sur le Ditrachycère, mais c'est un fait de plus, et s'il n’éclaire pas l'organisation de cet animal regardé comme douteux, il constate d'une manière positive son existence, et prouve que Sultzer ne s’élail point mépris. L'observation de Le Sauvage détruit la supposition de Rudolphi; il pensait qu’on avait pu prendre pour un animal particulier les ovaires d’un Tamia folium, détachés des articulations du Ver, et rendus par les selles. Le genre Dilrachycère n’est encore composé que d’une seule espèce que Sultzer a très-bien figurée et décrite, sous le nom de Ditrachycère rude, dans sa Dissertation sur un Ver intestinal nouvellement découvert, etc. Strasbourg, 1801.
DITRIG. Ditrichum. bot. Genre de la famille des Synanlhérées et de la Syngénésie égale, L. , établi par H. Cassini qui l’a ainsi caractérisé : involucre cylindracé, composé de folioles peu nombreuses, disposées sur deux rangs : les extérieures très-courtes, inégales et étalées, les intérieures très-longues, inégales, appliquées, foliacées ù leur sommet et a eu minées; calalhide sans rayons, composée de plusieurs fleurs régulières et hermaphrodites ; réceptacle plan , garni de paillettes terminées par un appendice subulé et membraneux; akènes comprimés, surmontés d’une aigrette fondée de deux petites écailles opposées: l'une antérieure et l’autre postérieure, filiformes et munies de barbes presque imperceptibles. L’auteur de ce genre le place entre le Spilanthus et le Tcrbeaina , dans la section des Uélianl lues -Prototypes. Quoique très-voisin du Saltnea de De
Candolie et du Petrobium de Brown, il diffère assez du premier par son réceptacle plan , et du second par ses calalhidcs hermaphrodites, pour qu’on admette leur distinction-
D1THICHIE. Ditrichia. bot. T. DiuvMonoa.
DITRIÜACTYLES. ois. Qualification d’une tribu dans la méthode de Vieillot ; cette tribu renferme les Oiseaux pourvus de deux ou trois doigts devant et qui en sont dépourvus en arrière.
DITYLE. Ditylus. iws. Genre de Coléoptères héléromères, établi par Fischer (Mém. des Natur. de Moscou, T. v, pag. 400, tab. 15, a). Caractères : antennes I filiformes avec les deux premiers articles obeoniques.
les suivants cylindriques , le dernier filiforme et deux i fois plus long que le pénultième; labre presque carré.
I subconique antérieurement, nu et incliné; palpes inéga ! les : les antérieures deux fois plus longues que les posté Heures, obeoniques et obliquement tronquées; inandibu 1 les triangulaires, pointues, extérieurement sillonnées; mâchoires subuli formes; lèvre inférieure et menton for niant uue bosse. Ce genre offre pour caractère principal d’avoir deux bosses sur les deux côtés du corselet, et c’est de cette particularité qu’est tiré son nom. Fischer a présenté de nouveau les caractères des Ditylcs et en a donné de très-bonnes figures dans son Knlomogra pbie de la Russie. Ce genre comprend les (fùiemères de Latreille, à élytres parallèles. Fischer eu décrit deux espèces : Dityle hélopioïde, Ditylus Itelopioides, Fis cher (Coléopt. T. v, 6g. 1, a, li, et frontispice de l’ou vrage), qui est presque de la grandeur de YUpi* Ceramboides de Fabricius, mais dont toutes les parties sont plus délicates. Il a été trouvé sur des fleurs, mais rarement, auprès de Barnaoul en Sibérie. Le Ditvlf. rouge, Ditylus rufus, Fisch. (Coléopt., tab. 5, fig. 2, a, b). On pourrait le confondre au premier coup d’œil avec une Leplure; mais les deux bosses du prolhorax et le nombre des articles des tarses suffisent pour le distinguer. II se trouve en Sibérie, dans le gouvernement de Tcbernigof. près de Polchep. Fischer observe, dans les Additions de la p. 20!) du 1" volume de son Entomographie, que le nom spécifique de rufu $ doit être converti en celui de niclanurwt, parce que celle espèce n’est autre chose que le Kecydalis mclanura de Fabricius et YOEdemera welanura d'Olivier.
DIUCA. ois. T. Gros-Bec bled ou Chili.
DIURELLE. Diurella. inr. Genre de Microscopiques de la famille des Trichodiées, formé aux dépens du genre Triehoda de Muller pour placer les espèces dont le corps, plus ou moins cylindrique et toujours simple, est terminé par deux appendices caudiformes et inarti culés. Les Diurellcs seraient de véritables Furcocerques si des cirres ne garnissaient leur partie antérieure et □’y indiquaient une sorte d’organe buccal. Elles diffè renl des Ilalules de Lamarck en ce que celles-ci n’ont qu’une seule queue à l’extrémité d’un corps cylindri que. On ne peut les confondre avec les Furculines et les Tricbocerques qui sont aussi des animaux munis de queues terminées par des appendices bifides, mais où tout appendice caudal indique, par des articulations, un ordre d’organisation beaucoup plus avancé. On ne connaît encore que deux espèces de Diureües qui l’une
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et l'autre sont assez rares et liahilenl les eaux pures îles marais oit croit la Lenticule; 1" üiurelle Lunuline, Diurella Lunulina, Bory; 7 ’richotla Lunulina , Mllli., !nf. p. 204; — 2*» Diu relie Tigre . Diurella T i y rit , Bory; Trichoda Tigris, Mttll., Inf. p. 29, f. 8, Encyc. Vers. III. pl. 15, f. 18.
DIURETICA. bot. Synonyme d’Arnlque.
D1UKIDE. Diuris. bot. Genre de la famille des OrchMécs et de la Gynandrie Monaridrie, L., établi par Swartz. adopté par Smith et par R. Brown qui en ont chacun décrit plusieurs espèces nouvelles. Ses caractères consistent en un périanthe à six divisions étalées, dont deux, antérieures et externes, sont linéaires, étroites, appliquées sur le labelle qui est trifide et dépourvu d'éperon ; les deux divisions internes et latérales sont étalées, rétrécies en onglet à leur base; l'anthère est à deux loges , placée parallèlement au stigmate; le gynoslème est membraneux, mince, dilaté et pétalotde sur les deux côtés. Ce caractère générique, tel que nous venons de l’exposer d’après 1t. Brown ( P rôtir . Nov.- Holl. 1, p. 315), diffère de celui qui a été donné par Smith et par Swartz. En effet, ces deux botanistes ont pris les lobes latéraux du labelle pour deux segments distincts du calice. Il en est de même des bords membraneux et pélaloïdes du gynostème, que Smith a également décrits comme deux lobes du calice. Toutes les espèces de ce genre, au nombre d’environ une dizaine, sont originaires des côtes de la Nouvelle- Hollande; leurs fleurs sont généralement jaunes, quelquefois pourpres ou blanches. Sur ce nombre, Brown en a mentionné sept nouvelles, dans son Prodrome de la Nouvelle-Hollande.
DIURNES- zool. et rot. Ce mot signifie proprement de jour. On l’a particulièrement appliqué aux fleurs qui, s’ouvrant à heure fixe, s’épanouissent pendant que le soleil est sur l’horizon ; ce sont les plus nombreuses. Chez les Oiseaux , on l’a donné ù l’une des grandes divisions des Rapaces qui livrent la guerre aux autres animaux durant la journée. Rapaces. Chez les Insectes, on désigne sous ce nom une famille de Lépidoptères établie par Latrcillc (Règn. Anim. de Cuv.) qui lui assigne pour caractères : ailes toujours libres ; point de frein ou de crin écailleux, roide et pointu, â la base du bord extérieur des inférieures, pour retenir dans le repos les supérieures ; les quatre ou celles ci au moins élevées perpendiculairement , lorsqu’elles sont dans cet état; antennes grossissant insensiblement de la base à la pointe, ou terminées en boulon dans les uns, plus grêles ou crochues au bout dans les autres. Celte famille correspond au grand genre Papillon de Linné, et les individus qu’elle comprend, sont désignés vulgairement sous le nom de Papillons de jour. Les chenilles des Lépidoptères de la famille des Diurnes ont toujours seize pieds et vivent à découvert sur des feuilles. Les chrysalides, le plus souvent anguleuses, sont presque toujours nues, attachées par la queue et même soutenues par un fil soyeux, qui croise le milieu du corps m travers. L'Insecte parfait ne vole que pendant le jour. Les ailes présentent à leur surface inférieure des couleurs vives quelquefois éclatantes. La bouche se compose toujours d’une trompe munie de palpes maxillaires 3 DICT. DLS SCIENCES NAT.
fort petites. I.atreille [loc. cil.) partage celte famille de la manière suivante :
•f l’ne paire d’ergots ou d’épines à leurs jambes, savoir celle de leur extrémité postérieure; quatre ailes s’élevant perpendiculairement dans le repos; antennes tantôt renflées à leur extrémité, en manière de toutou ou de petite massue, tronquée ou arrondie à son sommet. tantôt presque filiformes (1» section, Papilio-