BI
les Mémoires du Muséum, a proposé une nouvelle section dans la famille des Rutacées. composée de ces fleures anomaux, dont R. Brown a, le premier, indiqué les véritables rapports, tels que Cusparia, Galipea, Monniera , Ticorea, etc. Dans son beau Mémoire sur le Gynohase. considéré dans les familles polypélales, Auguste Saint-llilaire, examinant avec un soin extrême la famille des Rutacées, en a proposé une nouvelle distribution. 1° II y réunit comme une simple section la famille des Simarubacèe» du professeur Richard, adopte la séparation des Zygophyllées, et distingue aussi comme une simple section les r.uspariées de De Candolle, dont il fait connaître l'organisation dans ses détails les plus minutieux; mais, à l'exemple de De Candolle, il rétablit pour celte famille le nom de Rutacées.
Les Diosmécs comprennent les genres Ruta , L.; Peganuiii, L.; Dictamnus , L.; Caloilendron , Thunb-; Diosma , L.;Empfeerum, Soland.; Diptolœna , Brown, Desf.; Correa , Smith; Phebalium, Yenten.; Cruwea , Smith; Eriostemon, Smith; Philolheca, Rudgc; Uorottia , Smith; Çyininosma , Gartner; Zieria , Smith; Mc lie ope , Forsler; Elaphrium , Jarquin; Choisya , Kunlb; Eroilia , Forster; Zantorylum , Kunlh; Pilocorpus , Vahl ; Spiranthcra, Saint-Hilaire; Almcidea, Saint-Hilaire.
DIOSPOGON. bot. Ce mot, cher les anciens, désignait le Chrysocoma Lfnosyris des modernes, ou le Gnaphalium orientale.
DIOSPONGOLITHE. rois. ross. Ce nom, dans Aldrovnnde, parait désigner des vertèbres fossiles de Poissons.
DIOSPORON. bot. r. Lithüspebmüh.
DIOSPYRKES. bot. V, Ébêxacées.
DIOSPYROS. bot. F. Plaoiiemixier. Les anciens paraissent avoir désigné par ce nom, un tout autre végétal; leur Diospyros, Blé des Dieux , pouvait être le Phalarit Canariensis ou la Larme de Job. K. Pmalaris et Cotx.
DIOT1DE. Di o lit. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie égale, L., établi par Desfontaines {Fl. Allant, n, p. ICI ), avec les caractères suivants : calathide sans rayons, composée de fleurons nombreux, tubuleux, hermaphrodites, resserrés dans le milieu de leur longueur, évasés à leur base , de manière à cmhoiler le sommet de l'ovaire, et se prolongeant des deux côtés, jusque vers la moitié de sa hauteur; involucrc hémisphérique, formé de folioles ohlongues et serrée* ; réceptacle convexe , garni de paillettes ohlongues et concaves ; akènes ohlongs et dépourvus d’aigrettes. Ce genre a été confondu par Gartner avec les Gnaphalium, et en cela il a suivi la nomenclature de C. Rauhin et de Tournefort. Linné, dans son Spedes Plantai uni, n, p. 1182, en faisait un Allianasia, et dans le même ouvrage , il reproduisait cette plante dans le genre Filago ; enfin, pour Jussieu, Lamarck, Pcrsoon, etc., ce genre était le même que le Santolina de Linné. Cassini le place dans la section des Anthémidées, dont plusieurs genres, selon cet auteur, offrent aussi un prolongement inférieur de la corolle sur l'ovaire, ce qui tend à infirmer le caractère générique le plus saillant du Diotis.
Diotide cotoxsecse. Diotis candiditfima , Desf. et DC.; Gnaphalium legilimum, Gærl. , de Fr uct. u, p. 501, t. IG. Plante herbacée dont toutes les parties sont couvertes d'un duvet cotonneux très-dense et d'une blancheur éclatante. Ses liges, longues de deux à trois décimètres, cylindriques, se divisent à leur sommet en cinq rameaux courts, uniflores et disposés en corymbes terminés par des fleurs jaunes. Elle croit abondamment sur les côtes de la Méditerranée et de l'Océan , à des latitudes assez septentrionales, puisqu'on la retrouve jusqu'en Angleterre.
Le nom de Diotis a été appliqué par Schreber, Willdennw et d’autres botanistes allemands , à un genre formé aux dépens des Axyris et des Alriplcx de Linné. Ce même genre avait été primitivement nommé Eurotia par Adanson, Kraschenninikoda par Guldenstedt, Guldenstedia par Necker, et Ceratospermum par Persoon. Dans un tel conflit de dénominations, les unes déjà employées pour désigner des genres connus, les autres par trop difficiles à prononcer, il convient de s’en tenir à l'usage reçu, c’est-à-dire d'adopter la plus ancienne ou Y Eurotia d'Adanson. F. ce mot.
DIOTOSTEPHE. Diolostcphus. bot. Le genre que Cassini a formé sous ce nom, dans la famille des Synanthérées, n’a point paru différer suffisamment du genre Chrysoganum de hinné pour en être distinct.
DIOTOTHÈQUB. Diototheca. bot. Syn. de Morine.
DIOXYDE. Dioxys. iîis. Hyménoptères; genre de la famille des Mellifères, tribu des Apiaires, établi par Lepelletier, pour un Insecte du midi de l'Europe, dont les mœurs n’ont encore pu être parfaitement étudiées. Il lui assigne pour caractères: antennes filiformes, brisées, de douze articles dans les femelles, et treize dans les mâles; mandibules étroites; palpes maxillaires trèscourtes, de deux articles; palpes labiales de quatre, les deux premiers venant bout à bout dans une direction longitudinale, le troisième inséré obliquement sur le côté extérieur du second , près de son sommet ; trois petits yeux lisses, disposés en triangle très-obtus, sur le vertex; corps allongé; corselet court; écusson portant une dent de chaque côté ; ailes supérieures ayant une cellule radiale, qui se rétrécit depuis son milieu jusqu’à son extrémité; celle-ci presque aiguë, écartée de la côte, et trois cellules cubitales, la première plus grande que la seconde qui est rétrécie vers la radiale, recevant les deux nervures récurrentes, la troisième incomplète n’alleignanl pas le bout de l’aile ; abdomen assez allongé, convexe en dessus et en dessous, composé de cinq segments; pattes médiocres uniépineuses; crochets bifides.
. Dioxyde ceixte. Dioxys cincta ; Trachusa cincla, Jur. Elle est noire, avec quelques poils blanchâtres; premier segment de l’abdomen ferrugineux, bordé inférieurement de poils couchés et blancs; les trois segments qui suivent ont aussi les bords velus et blancs; il eu est de même du cinquième, mais dans les mâles seulement, les femelles n'ont de poils blancs que sur les côtés; ailes enfoncées. Taille, cinq ligues environ. Du midi de la France.
DIP. moll. C'est sous ce nom qu’Adanson (Voyage au Sénégal, p. 151, pl. 10, fig. 7) décrit un petit Buccin
ÎS1Ô
blanc, couvert de granulations rangées par lignes transversales ; il n'a que cinq lignes de long. Quoiqu'il soit fort commun à l'ile de Gorée. il n'a été mentionné par personne depuis l'auteur qui Ta fait connaître.
I)l PC A DI. bot. Le Hyacinthu s Se rat inus de Linné a été séparé par Mœnch, sous ce nouveau nom générique, autrefois employé pour désigner quelques espèces de Mutcari, autre genre formé aux dépens des Jacinthes. 11 offre pour caractères : un périgonc à trois divisions intérieures, courtes, et trois extérieures profondes; mais ces différences sont bien faibles, selon Jussieu , pour autoriser sa séparation en tant que genre distinct.
DIPERA. BOT. V. DtSPÊRE.
DIPERIANTHÉS (végétale). bot. Les plantes Dicotylédones sont tantôt munies d’une seule enveloppe florale, tantôt elles en ont deux, c'est-à-dire qu'elles offrent un calice et une corolle; dans le premier cas, elles sont Monopérianlbées, tandis qu’elles sont Dipérianthées dans le second. Les végétaux Dipérianlbés se divisent en deux grandes classes, savoir : les Dipérianthés monopélales et les Dipérianthés polypétales. F . Méthode.
D1PÉTALE. bot. On donne celte épithète à la corolle quand elle n'est composée que de deux pétales, comme dans la Circée.
DIPHADNE. Diphadnus . ns. Hyménoptères. L’une des divisions du genre Mematus de T. Uarlig, qui ne comprend qu'une seule espèce , le Nemalus fuscicornis.
D1PHAQLE. Diphaca. bot. Loureiro ( Fl. Cochinch., vol. 2, p.554) est l’auteur de ce genre qui appartient à la famille des Légumineuses et à la Diadelphie Décandrie, L. Il lui a assigné les caractères suivants : calice à cinq divisions persistantes, aigues, l’inférieure plus longue ; corolle papilionacée dont l’étendard est émarginé et ascendant; les ailes plus courtes et ovales; la carène en forme de croissant, composée de deux pièces, égales à l’étendard et munies d’ongles très longs; dix étamines dont les filets sont soudés en deux lames planes; deux ovaires oblongs, comprimés, terminés par des styles subulés plus longs que les étamines, et par des stigmates assez gros. A ces ovaires succèdent deux légumes comprimés, droits, acuminés et composés d’articles ovales, striés, glabres et inégaux; semences ovales et comprimées. Si celle description est exacte, elle offre l'exemple assez rare d'un genre de Légumineuses dont le nombre des carpelles ne soit pas constamment réduit à l'unité, et on peut la regarder comme un des plus confirmatifs de la théorie établie par le professeur De Candollesur les fruits irréguliers où les cordons pistillaires sont unilatéraux, mais qui n'offrent cette structure que par suite d'avortements prédisposés. F. Avortement. Malgré celle anomalie, Willdenow et Persoon ont désigné le Diphaca Cochinchinensis , Loureiro, comme congénère du Dalbergia, et sans égard pour les différences que présentent ses légumes articulés . ainsi que l’éloignement de leurs patries respectives, on a même indiqué comme identiques cette plante et VEcastaphj'llum lirownei , Rich. Il semble plus convenable de regarder le genre de Loureiro comme distinct , en