HIDES
Celte coupe peut être subdivisée de la manière suivante : 1* ceux dont le troisième article des palpes inférieures est tantôt presque nul, tanLôl très- distinct , mais aussi fourni d’écailles que le précédent; et qui ont les crochets des tarses très -apparents ou saillants. — Leurs chenilles sont allongées, presque cylindriques. Leurs chrysalides sont presque toujours anguleuses, quelquefois unies , mais renfermées dans une coque grossière. Il y en a parmi eux qui ne marchent que sur les quatre pieds de derrière, les deux premiers étant beaucoup plus courts, et repliés ou courbés sur la poitrine en manière de palatine, soit dans les deux sexes, soi! plus rarement dans les mâles seuls. Les ailes inférieures s’avancent ordinairement sous l’abdomen, l'embrassent et lui forment une gouttière ou un canal où il se loge. Leurs chrysalides sont, au moins dans la plupart, simplement attachées par l'extrémité postérieure du corps, et suspendues verticalement la tète en bas. — Tels sont les Nymphales et les sous genres suivants qui s’y rattachent : Morplio, Satyre, Libylhée, Bihlis, Mélanilc , Nyinphale propre, Yanesso, Argynne, Mélîlliée. Tels sont encore les genres Célhosie. Danaïdc, iléliconien. Papillon propre, Parnassien, Thaïs, Piéride, Coliade, etc.
2° Ceux dont les palpes inférieures ont trois articles distincts, mais dont le dernier est presque nu, ou bien moins fourni d’écailles que les précédents, et dont les crochets des tarses sont très -petits, point ou à peine saillants. Leurs chenilles sont ovales ou en forme de Cloportes. Leurs chrysalides sont courtes, contractées, unies et toujours attachées, comme celles des derniers genres précédents, par un cordon de soie qui traverse le corps. — Celle coupe comprend les genres Poliommate, Ërycine, etc.
■j-j- Jambes postérieures ayant deux épines, savoir une à leur extrémité et l’autre au-dessus; ailes inférieures ordinairement horizontales dans le repos ; extrémité des antennes terminée fort souvent en pointe très-crochue (2e section, IIesp£hii>es).
Leurs chenilles, dont on ne connaît qu’un petit nombre, plient les feuilles, s’y filent une coque de sole trèsmince et s'y métamorphosent en chrysalides dont le corps ne présente aucune éminence angulaire. Ici viennent se placer les genres Uranie, Ilespérie ( Hesperiœ urbicolœ, Fabr.). etc. è'. ces divers mots.
I>I VARIOLE. Divaricatut. zool. et bot. Adjectif qui désigne une certaine distortion d'organes, quand ils s'étalent soit chez les animaux, soit dans les plantes, brusquement et sans direction fixe.
* DIVERGENT. Divergent. C'est-à-dire qui s'écarte d*un centre commun.
D1Y ERGI-N ER? F.P.. bot. Quand toutes les nervures
parient en divergeant de la base de la feuille vers les différents points de sa circonférence.
D1VERSIFLORE. bot. Cette expression s’emploie pour les épis, les grappes ou les ombelles composées de fleurs différentes entre elles.
DIVISION MÉCANIQUE, «ir. 11 est assez rare de trouver un minéral sous sa forme primitive donnée immédiatement par la nature; il y a même un certain nombre d'espèces où cette forme n'est connue que par les résultats de la théorie et de la Division mécanique. La juste mesure d'actions susceptibles de la produire, n'est que comme un point qui échappe souvent à la cristallisation. au milieu de cette multitude de circonstances qui influent de tant de manières sur la marche de cette opération. Ainsi donc, lorsque la nature se refuse à nous montrer, dans les cristaux , le noyau ou forme primitive, lorsqu'elle a caché ce noyau sous un accroissement successif de lames parallèles à scs plans, ce qui donne des formes secondaires extrêmement diversifiées, l'art est obligé de venir au secours de l'observateur, pour opérer la Division mécanique. Celle opération consiste dans la recherche scrupuleuse des joints naturels du cristal , c'est ù -dire ceux qui forment la séparation du noyau avec les lames superposées , et dans la destruction de l'adhérence que ces lames avaient contractées avec le noyau. On obtient, par ce moyen, la vraie forme primitive, qui est le seul caractère invariable, celui qui n'est sujet à aucune altération de la part du mélange des matières hétérogènes. Les formes primitives adoptées vulgairement en minéralogie sont au nombre de six, savoir : le parallélipipède, l’octaèdre, le tétraèdre, le prisme hexaèdre régulier, le dodécaèdre A plans rhombes égaux et semblables, et le dodécaèdre à plans triangulaires, composé de deux pyramides droites réunies base A base.
DIX-CORS. xam. Le Cerf de sept ans. F. Cerf.
D1XE. Dixa. 1rs. Diptères; genre de la famille des Némocères, tribu des Tipulaires. établi par Meigen qui en trace les caractères de la manière suivante : antennes de moyenne longueur, avancées, sétacées, avec lç premier article court, épais et cylindrique , le second un peu plus grand, épais, presque sphérique, les suivants très grêles, finement velus et peu distincts, surtout ceux de l'extrémité; palpes avancées, cylindriques, recourbées, de quatre articles : le premier très-petit, les deux suivants d'égale longueur, le dernier un peu plus long et plus grêle; tête petite, assez aplatie en dessus, sans museau distinct ; yeux ronds; corselet allongé, arrondi à scs extrémités; prolliorax confondu avec le reste du corselet; ailes obtuses, couchées parallèlement sur le corps, dans le repos; balanciers découverts; abdomen cylindrique, de sept segments; pattes de longueur i moyenne; jambes nues, terminées par deux épines. On ! trouve ces Insectes dans les bois humides où ils ne voltigent que ver* le soir; Meigen en décrit quatre espèces, parmi lesquelles nous choisissons la Dixr, tardive. Dixa scrotina ; elle est longue d'à peu près deux lignes, avec le corselet jaune, rayé de brun; l'abdomen est également brun, avec des bandes blanchâtres; le$ ailes sont jaunâtres.
D1ZON1UM. bot. Le genre que Willdenow a établi !
sous ce nom, dans la famille des Synanlhérées , et qui n'a point été publié, est le même que le genre Geigeria de Griesselich. F. Geigerie.
DORERA, bot. Synonyme de Tomcx. F. ce mot.
DOBINÊE. Dobinœa. bot. Genre de la famille des Acérénacées, Monœcie diclinc, établi par Hamillon qui le caractérise ainsi : fleurs mâles; calice campanule, quadridenlé; corolle à quatre pétales; buil étamines inégales, en colonne. Fleurs femelles : calice et corolle nuis; un style ; capsule ailée, monosperme. La Dobirek vulgaire est un arbrisseau du Népaul, à feuille* opposées. péliolées; à fleurs très petites, réunies en paniculc portée sur un pédoncule velu.
DOBULE. pois. Espèce du genre Able.
DOCHELA. bot. Synonyme de 7'eMntHN Ira. F. GerkaxdrEe.
D0CI10N. bot. Synonyme de Millet.
DOCI.MASIE ou DOCIMAST1QUE. mir. C’est l’art de déterminer, par des essais variés, la nature et la proportion du Métal contenu dans une mine.
DOC1MIN oc DOCIMITE. mir. Nom donné par Agricola, d’après Strabon.à un Marbre calcaire, qui s’exploitait à Docimia, bourg voisin de Svnnada; c'est la Docimite de* Phrygiens, le Marbre synnadiquedes Romains.
DOCLÉE. Doclca. crcst. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Triangulaires (Règne Anirn. de Cuv.), établi par Leacb qui lui assigne pour caractères : antennes extérieures, insérées sur les côtés du rostre, leur second article étant beaucoup plus court que le premier; troisième article des pieds-mâchoires extérieurs profondément échancré vers l’extrémité de son côté intérieur ; serres de la femelle de la longueur du corps, moins épaisses que les autres pattes, ayant la main allongée, et les doigts minces et arqués, tous les deux dans le même sens; pieds cylindriques, non épineux cl terminés par un grand ongle légèrement arqué; carapace velue, un peu épineuse latéralement, de forme presque globuleuse, terminée en avant par un rostre trè-s-courl, bifide; yeux médiocrement gros, mais d’un diamètre plus grand que celui de leur pédoncule; orbites ayant en dessus et en dessous, à leur bord postérieur, une seule fissure.
Les Doclées ont le second article des pieds mâchoires extérieurs, presque carré, et se rapprochent par là des genres Parlhenope. Maja, Etirynome. Pi*a et Ifyas; elle* s’en distinguent cependant par la longueur de plusieurs de leurs pieds, et surtout celle de la seconde paire. Ce développement excessif des pattes fait ressembler ces Crustacés à des Araignées; de là le nom d'araignées de mer, appliqué à un groupe composé d'espèces analogues smis ce rapport. Latreille réunit aux Doclées le genre Égérie de Leacb , qui n’en diffère essentiellement que parce que les serres sont aussi épaisses ou plus grosses que les deux pieds suivants, tandis qu'elles sont plus grêles dans les Doclées. Ces dernières ont une carapace arrondie et a voisinent sous ce rapport les Leucosies; mais cette carapace se rétrécit en avant, et ce caractère, qui les range dans la section des Triangulaires, suffit pour les distinguer. Les Doclées paraissent habiter les mers de l’Inde. Leacb [Zool. Mise., T. il, lab.74) n’en décrit et n'en représente qu'une espèce.
DOD
DOD
Doclée de Risso, Doclea Rissonii de Leach , Mise, i Zool., t. 74. Elle a une pointe derrière chaque orbite, deux autres, à distances égales de celle-ci, sur les côtés antérieurs de la caparace, une pointe peu élevée sur cha- f que région branchiale; les pattes cylindriques, avec le cinquième article de celles de la seconde et de la troisième paire un peu renflé au bout ; carapace et pieds bruns , couverts d'un duvet très-fin ; une petite pointe tout à fait en arrière du lèt. Longueur, un pouce trois lignes : celle des serres de la femelle , un pouce deux lignes; et celle des pattes de la seconde paire, quatre pouces. — Latreille rapporte au genre Doclée VEgeria Tndica de Leach, ainsi que les Inachus longipcs, spinifer et Lar de Fabricius.
DODARTIE. Dodartia. bot. Gelfce de la famille des Scrophularinées et de la Didynamic Angiospermie, L., constitué parTourneforl. Caractères : calice canipanulé, court, anguleux et à cinq dents; corolle tubuleuse, à limbe bilabié; lèvre supérieure échancrée, l’inférieure trifide, plus large et plus longue que celle-ci; stigmate bifide; capsule globuleuse, couverte par le calice persistant. Dodartie orientale, Dodartia 01 ïentalisj Lamarck, Illust., tab. 550; plante qui croit sur le mont Araral et en Tartarie. Sa racine est longue et rampante; sa tige, ligneuse à la base, porte des feuilles rares, petites, linéaires, glabres, très-entières, distantes, les inférieures opposées, les supérieures alternes; elle a quelques petits rameaux axillaires; ses fleurs sont terminales. d'un pourpre foncé , disposées en grappes ou en épis lâches, et accompagnées de bractées. Une autre espèce, que Linné a nommée Dodartia Indica , parce qu'elle est indigène de l’Inde, complète ce genre ; ses feuilles sont ovales, dentées en scie et velues ainsi que les tiges; elle se distingue en outre de la précédente, par ses fleurs jaunes et autrement disposées.
DODÉCADE. Dodecas. bot. Ce genre , constitué par Linné fils, et placé dans la Dodécandrie Monogynie , a été rapporté aux Myrlinées par Jussieu, qui indique aussi ses rapports avec les Salicariées. Caractères : calice turbiné à quatre divisions profondes, muni de deux bractées à sa base ; quatre pétales ; douze étamines courtes; capsule semi-infère, uniloculaire, polysperme, recouverte par le calice entre les découpures persistantes duquel elle fait saillie et offre quatre valves s'ouvrant par le sommet ; démences extrêmement petites. L'unique espèce dont ce genre se compose, est un arbrisseau dont les feuilles sont opposées et obovalesoblongues, les pédoncules uniflores et axillaires. Linné fils lui a donné le nom de Dodecas Surinamcnsis, parce qu'il est indigène de Surinam.
DODÉCAD1E. Dodecadia. bot. Dans sa Flore de la Cochinchine, Lourci ro donne ce nom à un genre de l'Icosandrie Monogynie, Linné, dont on n'a pas encore déterminé les rapports naturels. Il offre les caractères suivants : calice infère, étalé, à douze divisions obtuses et très -courtes; corolle campanulée, dont le tube est court et le limbe à douze divisions aigues ; trente étamines insérées sur le tube de la corolle et saillantes; style plus long que les étamines ; stigmate simple; baie ovée, petite et polysperme. Ce genre, qui lire son nom du nombre des parties de la corolle et du
calice, ne renferme qu'une seule espèce : Dodecadia agrestis, grand arbre indigène des forêts de la Cochinchine, où on le nomme Cay -Choit Dung ; ses feuilles sont lancéolées, très-entières et alternes ; ses fleurs sont petites, blanchâtres, disposées en grappes simples et axillaires.
DODÉCAÈDRE. «iis. Solide à douze faces polygones, parallèles deux à deux par le nombre de leurs côtés. V. Cristallographie.
DODÉCAF1DE. bot. Organe, feuille, calice, corolle , etc., dont le limbe est divisé en douze segments plus ou moins profonds.
DODÉCAGYNE. bot. Fleur pourvue de douze pistils.
DODÉCANDRIE. Dodecandria. bot. Onzième classe du système sexuel de Linné, contenant tous les végétaux qui ont de onze à vingt étamines libres. Cette classe se partage en six ordres , d’après le nombre des styles ou des stigmates. Ces six ordres sont : Dodécandrie Monogynie; Dodécandrie Digynie; Dodécandrie Trigynie; Dodécandrie Télragynie; Dodécandrie Penlagynle ; Dodécandrie Polygynie.
DODÉCATHÈE. Dodecatheon. bot. Selon Gesner, Pline appelait ainsi la Grasselle. Anguillaria donnait le même nom à la Primevère ordinaire. Mais aujourd'hui ce nom s'applique à un genre de la famille des Primulacées, établi par Linné. Son calice. est canipanulé, à cinq divisions aigues et réfléchies ; la corolle est monopétalc. rolacée, à cinq lobes très-profonds, fort longs, obtus et comme spalhulés, d'abord étalés, puis brusquement rabattus vers le pédoncule , comme dans un autre genre de la même famille : le Cyclamen ; les étamines sont au nombre de cinq, insérées à la gorge de la corolle; les filets sont très-courts et monadelphes par leur base, les anthères sagittées, étroites, aigues, dressées et rapprochées les unes contre les autres, de manière à former une sorte de cône ; l'ovaire est libre, ovoïde, à une seule loge contenant un trophosperme central , globuleux, recouvert dans toute sa surface, d'une très -grande quantité d'ovules, et communiquant avec la base du style par un prolongement filiforme, qui se détruit peu de temps après la fécondation ; le style est grêle, capillaire, de la même longueur que les étamines, et se termine par un stigmate simple et fort petit; la capsule est ovoïde, allongée, terminée en pointe et comme mamelonnée à son sommet, enveloppée par le calice qui est persistant ; elle offre une seule loge, et s'ouvre seulement par son sommet au moyen de l’écartement des cinq petites dents qui forment son mamelon terminal, comme cela s'observe dans l'CEillet et un grand nombre de Caryophyllées. Ce genre ne se compose que de deux espèces, qui l'une et l'autre sont originaires de l'Amérique septentrionale. Ce sont deux petites plantes herbacées. ayant leurs feuilles toutes radicales, étalées en rosette; leur tige nue ou hampe, est terminée par un serlule ou ombellcsimplc,àfleursélégantes et bleuâtres, accompagné ù sa base d'un involucre formé de plusieurs folioles. La plus commune et la seule que l'on cultive dans nos jardins, est la DodEcatbEe de Virginie, Dodecatheon Meadia , L., Lamk., III., t. 99. Celte plante est aussi connue sous le nom de Gyroselle. Elle est originaire de l'Amérique septentrionale. Sa racine est
jogle
vivace; se* feuilles radicales sont étalées, obtuses, irrégulièrement dentées, rétrécies à leur base en une sorte de pétiole; la hampe est dressée, cylindrique, haute d'environ un pied, sc terminant par un sertule ou ombelle simple, à fleurs longuement pédonculécs, réfléchies au sommet de leur pédoncule, ayant la corolle d’un bleu pâle, avec une tache verte à la base de chaque division; les anttiércs sont linéaires, rapprochées en cône et d'un jaune doré. Celle jolie plante, assez répandue dans les jardins dont elle fait l'ornement, se multiplie soit de graines que l'on sème aussitôt qu'elles sont mûres , soit par la séparation des racines. La sccondcespèce-. Dodecatheon integri folium, L.. Pluckn., Alm., t. 70, f. fl, croit sur le bord des ruisseaux, dans les monts Allegany. Hile se distingue de la précédente par ses feuilles plus obtuses, entières, par ses omMIcs composées d'un |>elil nombre de fleurs , et par son Involucrc dont les folioles sont linéaires.
DODO. ois. P'. Droite.
DODONÉACÉES. Dodonœaccœ. bot. Troisième section établie par Kunth (in Iiumb. Nor. Gen. 5, p. 150) dans la famille des Sapindacées, et qui peut-être forme une famille distincte. Voici ses caractères : les pétales sont presque dépourvus d'écaillcs à leur hase ou manquent entièrement; l’ovaire est à trois, plus rarement à deux loges, contenant chacune deux ovules; le fruit est vésiculcux ou dilaté en forme d’ailes; l’embryon est contourné en spirale, les cotylédons sont incombants. Cette section se compose d'arbustes non grimpants, dont les feuilles sont simples ou composées. Les genres qui y ont été réunis sont les suivants ;
Kœlhreuteria , Lamk.; Lluguna, R. et P. { Amirola, Persoon); Dodonœa , Lin.; Alcctryon , Ga*rln. y. Sapixdacées.
DODO.NÉK. Dodonœa. bot. Genre de la famille des Sapindacées, à l'une des sections de laquelle il peut servir de type et donne son nom. Il est ainsi caractérisé : calice composé de trois, quatre, ou plus rarement cinq sépales à peu près égaux entre eux; corolle nulle; étamines à insertion hypogynique , au nombre de cinq à huit, dont les filets sont extrêmement courts, les anthères fixées au sommet de ces filets, allongées, légèrement arquées, à deux loges qui s'ouvrent dans le sens de la longueur; style dressé, partagé à son sommet eu deux ou trois lobes; ovaire qui n'est supporté par aucun disque, (riquèlrc, à trois loges dont chacune contient deux ovules attachés vers le milieu d'un axe central; capsule de consistance membraneuse, relevée de deux ou trois ailes qui sont portées sur le dos d'autant de valves naviculaires,et partagée en deux ou trois loges par autant de cloisons qui alternent avec les ailes et restent fixées à l’axe; graincB dures, dont la forme est celle d'un sphéroïde comprimé, et dont l'embryon . contourné en spirale, a sa radicule située en dehors cl dirigée vers le hile. Ce genre se compose d'arbrisseaux ordinairement visqueux, à feuilles alternes , simples, entières ou seulement marquées de quelques dents vers le sommet; à fleurs disposées en grappes terminales et axillaires, accompagnées de bractées, souvent polygames ou même dioïques par avortement. De Candollc (dans son Prodr. Sy$t. Ilcgn. regvt.) en ciledix-sepl
espèces , dont cinq moins connues et quelques-unes même rapprochées de ce genre avec doute; cinq sont originaires d'Amérique, les autres de la Nouvelle Hollande, des iles Sandwich, des Indes-Orientales. de l'ilc de Mascareigne, etc.; la plus généralement conuuc est le Dodonœa r iscosa. rencontré aussi dans le royaume d'Oware, et cultivé en orangerie dans quelques jardins. Il présente trois variétés complètement décrites par Kunth (Aora Gen. 5, pag. 153), qui en a fait connaître et figuré ( loc . eit.f lal». 442) une seconde esj>èce originaire de Cumana. On peut aussi consulter, pour les figures des diverses autres espèces de ce genre, les ouvrages suivants : Cavanilles, le. 327. — Lamk., llluslr., tal». 30-1. — Andrews, Rcpoiit., tab. 230. — Rudge, ï« Tram. Lin. Soc. i*. lab. 19-20, de.
Dft-XLIN'GEKIE. Dœllingeria. bot. Genre de la famille des Synanlhérécs , tribu des Astéroldées, établi par De Candolle qui lui donne pour caractères : capitule radié, à fleurs du rayon femelles, ligulêes et disposées sur un seul rang; celles du disque sont hermaphrodites et à cinq dents; réceptacle alvéolé ; involucre imbriqué; stigmates des fleurs centrales courts, obtus au sommet et suhhispides extérieurement; akènes anguleux, presque arrondis; aigrette bisériale , pileuse, garnie de soies âpres : les unes filiformes, les autres terminées en mnssup. Les deux espèces bien déterminées. Dœllingeria senbra , Ai ter scabcr, Thunb.. et Dœllingenu trichocarpa, sont des plantes rhizocarpiques, à feuilles alternes, entières ou dentées, et dont l'inflorescence ressemble en tout à celle des Astères. Elles sont originaires du Japon et de la Chine.
DOFAU. xoll. La Coquille décrite sous ce nom par Adanson serait une espèce de Serpule, si l’on ne faisait attention qu’au test , tandis que par l’animal qu'elle renferme c’est une espèce de Yeruiet. ce niof.
DOFIA. bot. Synonyme de Dirca. V. Dibce.
DOGLING ou DOGLINGE. mai. Le Cétacé désigné sous ce nom est trop peu connu pour qu'on puisse savoir si l'ofi a voulu désigner une Ralcinc ou le Nord- Caper. On assure que sa chair et son lard sont d'une exécrable rancidilé, et que son huile est si pénétrante qu'elle passe à travers les tonneaux où on La renferme, et se communique â la peau des matelots qu'elle colore et rend infecte. Ces rapports paraissent exagérés.
DOGUE et DOGUIN. ma*. I*. Cm ex.
DOGUE, bot. L’un des noms vulgaires de la Patience. Rumex Patieniia. T. Rexoiêe.
DOGLETS. rois. Les pécheurs désignent sous ce nom la jeune et petite Morue.
DOIGTIF.R. bot. Synonyme vulgaire de la Digitale pourprée.
DOIGT-MARIN, moll. Synonyme vulgaire de Soleil.
DOIGTS, zuol. Organes composés de phalanges qui terminent les membres des animaux des trois premières classes, c'est-à-dire des Mammifères, des Oiseaux et des Reptiles. Dans tes Mammifères, ils ne sont jamais audessus de cinq, et u'ont jamais plus de trois articulations; mais quelquefois ils n’en ont que deux, et le nombre des Doigts n’est pas toujours le même dans les membres antérieurs et dans les postérieurs. Les Doigts ont fourni d'excellents caractères quand on ne les a pas
pris pour base unique de classification. Klein, en fondant sa méthode exclusivement sur leur nombre, a rompu tant de rapports et formé des rapprochements si peu naturels, qu'il n'a pas vu adopter ses idées, tandis que Linné, qui ne vit dans les Doigts que des caractères génériques, subordonnés au reste de l'organisation, a mieux réussi. Le naturaliste de Kœnigsherg divisait les Mammifères en Ongulés, Ungulata , dont les Doigts sont environnés par l'ongle; et en Digilés, Digitata , dont l'ongle n'environne pas les Doigts. Chacun de ces ordres contient des sections établies d'après le nombre des Doigts; ainsi, parmi les Ongulés, sont les Monochelons (Solipèdes) et les Dichelons (les Ruminants, moins les Chameaux et les Cochons). Parmi les Digités, l'on trouve les Didaclylcs (Chameaux), les Tridactyles (les Fourmiliers et les Paresseux), les Tétradactyles (les Tatous et les Cabiais) et les Pentadactyles (les Chiens, les Chats, la plupart des Rongeurs, etc.).
On a quelquefois appelé Munodaclyles les animaux qui répondent aux Monochelones de Klein, et Fissipèdcs ceux qui sont scs Digilés. Ces dénominations ne sont plus d'usage. Dans ceux des Mammifères où les Doigts sont munis d'ongles aigus et tranchants, ces Doigts deviennent de puissantes armes. Dans les Bimanes et dans plusieurs Quadrumanes, ils sont les parties du corps dans lesquelles le tact se développe au plus haut degré, et s'il n'est pas exact d'établir qu'alors ils contribuent entièrement à la perfection intellectuelle, il serait mal à propos de qualifier d’absurdes, les idées de ce philosophe qui vit. dans l'organisation de la main, la cause de la Supériorité humaine. Il y a indubitablement du vrai dans les idées d'Helvétius à cet égard, et conclure des assertions de ce grand homme qu'il a prétendu dire qu'un manchot de naissance ne serait qu’un animal , c'est prouver qu'on ne l'a pas compris. Quoi qu'il en soit, sans donner aux Doigts plus d’importance qu’ils u'en ont dans l'organisation animale, nous répéterons qu'ils fournissent d'excellents caractères génériques. Souvent ils s'oblitèrent de manière à former l’aile nonseulement dans les Oiseaux, mais encore dans les Mammifères, ainsi qu'on le voit dans les Vespertilionnécs; d'autres fois, unis par une membrane solide et moins développée que celle qui les liedans la main de la Chauve- Souris, ils passent insensiblement à l'état de nageoires, comme dans les Phoques et les Cétacés.
* Dans les Oiseaux, ils ne sont visibles qu'aux extrémités inférieures; aux supérieures, ils sont cachés sous la peau et servent d'attache aux principales rémiges. Les Doigts varient tellement dans le nombre, la longueur et la forme, qu'ils fournissent, comme chez les Mammifères, les meilleurs caractères pour les distinctions génériques; ils sont composés de deux, trois, quatre ou cinq phalanges, presque toujours terminées par un ongle dont la dimension et la courbure sont susceptibles aussi de grandes modifications; ils sont les organes de la station, et la puissance musculaire y est si grande que la plupart des espèces restent inébranlablement perchées pendant la durée du sommeil, sur une très-faible branche autour de laquelle les Doigts s'enroulent; ils sont au nombre de quatre dans beaucoup : d'Oiseaux, et alors leur position est susceptible de va- I
rler, c'est-à-dire qu'il peut s’én trouver trois devant et un derrière, ou deux devant et deux derrière : dans le premier cas, on distingue les antérieurs en interne, en intermédiaire et en externe ; le postérieur, que Ton nomme aussi pouce, surpasse quelquefois en longueur l'intermédiaire, quelquefois aussi il est presque nul ; dans le second cas, il ne peut y avoir que des internes ePdes externes, toujours respectivement à la position du corps; maison observe que dans la plupart des espèces, l’un des deux Doigts postérieurs est versatile , c'est-à-dire qu'il peut nu besoin se porter en avant; cette même faculté est aussi accordée au pouce dans quelques espèces qui ont trois Doigts en devant. Enfin d’autres espèces ont naturellement les quatre Doigts en devant. 11 est des Oiseaux chez lesquels le pouce est totalement oblitéré, où on n’en trouve pas le moindre vestige. Ceux-là n'ont que trois Doigts; il en est d’autres (mais les cas sont extrêmement rares et pourraient même tolérer l'idée d'un oubli de la part de la nature, où l'oblitération porte sur l'un des Doigts de devant; ceux-là ont deux Doigts devant et un derrière; line seule espèce, l'Autruche, n'a que deux Doigts et tous deux en devant. Le Doigt intermédiaire s'articule sur la portion moyenne de l'exlréinité du tarse, il est généralement composé de trois phalanges; le Doigt externe s'articule sur le bord extérieur de l’extrémité du tarse, souvent il n'a que deux phalanges, de même que le Doigt interne dont la position est semblable, mais à l'intérieur; l'articulation du pouce où le nombre des phalanges ne surpasse point deux, se trouve à une élévation plus ou moins grande, sur la partie postérieure du bord interne du tarse. Lorsque cet organe prend son attache sur le côté du tarse, il devient versatile et sc porte facilement en devant. Les Doigts sont ou libres ou réunis par une membrane qui souvent les lie entre eux depuis l'articulation jusqu'aux ongles ; cette membrane présente une forte rame dont l'Oiseau sc sert admirablement à la surface comme au sein des eaux ; quelquefois les Doigtssont simplement garnis de chaque côté ainsi qu'au point d'articulation d’un prolongement membraneux plus ou moins large, souvent découpé régulièrement ou finement dentelé; enfin la plupart des Oiseaux, quoiqu’ils ne soient point destinés à nager, ont àl'origine des Doigts une petite memhranequi les soude entre eux à des articulations différentes ou à des hauteurs différentes de la même articulation. Les Doigts sont nus ou garnis totalement ou en partie de duvet et quelquefois de plumes sous lesquelles ils sont entièrement cachés; les Doigts nus ont assez souvent la peau lisse ; souvent aussi elle est écailleuse et même verruqueuse. Peu d'Oiseaux emploient les Doigts à la préhension; néanmoins les Accipitres et les Perroquets principalement prouvent qu'ils peuvent en faire usage avec beaucoup d'adresse, et surtout les faire utilement tourner à leur défense à l'aide des ongles qui les terminent.
Dans les Reptiles, les Doigts, considérés isolément, ne peuvent , comme dans les doux classes précédentes, fournir des caractères de genres de première valeur; mais ils n'en méritent pas moins une sérieuse attention, parce qu'associés à d'autres caractères , ils complètent