‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 102 sur 116 · DOL · texte numérisé non relu

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les moyens de bien isoler les groupes génériques. Dans quelques-uns de ces animaux, tels que les Reinettes et les Geckos, ils sont munis de pelotes à l'aide desquelles ces Reptiles peuvent courir avec solidité et sécurité contre les surfaces les plus polies, auxquelles ils s'appliquent par un mécanisme analogue à celui de la ventouse. Dans les Caméléons, les Doigts disposés à peu près comme ceux des Perroquets ou des Pics, entre tes Oiseaux, facilitent la prébensiou circulaire sur les rameaux des arbres qu'liabitent ces singuliers Reptiles. Comme dans les Mammifères, on voit quelquefois ces Doigts, munis de membranes, devenir des ailes dans les Ptérodactyles, ou des nageoires dans les Ichthiosaures; mais la nature n'offre de tels exemples que dans les monuments d’une antique création, dont il n'existe plus que des témoins pétrifiés. Voy. Ptérodactyle et

ICBTRIOSAORE.

DOLA6ELLE. Dolabella. moll. Genre de l’ordre des Gastéropodes, établi parLaraarck.IIist. des Aniin. sans vert. T. vi, 2e partie, p. 40. Caractères : corps rampant. oblong, rétréci en avant, élargi à la partie postérieure, où il est tronqué obliquement par un plan incliné et orbiculairc, ayant les bords du manteau repliés et serrés sur le dos. Quatre tentacules demi-tubuleux, disposés par paires; opercule des branchies renfermant une coquille, recouvert par le manteau et situé vers la partie postérieure du dos; anus dorsal, placé après les branchies, au milieu de la facette orbiculairc; coquille oblongue, un peu arquée, en forme de doloirc, plus étroite, épaisse, calleuse et presque en spirale d’un côté; de l'autre, plus large, plus aplatie et plus mince. Les Dolabelles ont tant de rapports avec les Laplysies. qu’on serait porté à réunir les deux genres. Il existe cependant entre l'un et l'autre des différences assez considérables pour qu'on doive les conserver. En effet, toutes les Laplysies sont pourvues de nageoires, ou, pour mieux dire, leur manteau, s'élargissant sur les côtés, devient par cetlc modification un moyen de natation dont les Dolabelles sont dépourvues : aussi sont -elles stationnaires, rampantes, et se cachent elles le plus souvent sous une légère couche de sable ou de vase, ce qu’elles peuvent faire avec d'autant plus de facilité qu'un tube assez allongé et saillant porte l'eau nécessaire à la respiration sur les branchies. Un autre caractère distinctif, c'est la forme et la nature du rudiment de coquille ou de l’espèce de bouclier qui recouvre et qui protège les organes de la respiration; dans les Laplysies, la coquille est membraneuse ou cartilagineuse et non spirale; dans la Dolabcllc, elle est calcaire cl subspirale. Quoiqu'il n'y ait encore qu'un petit nombre d’espèces connues, il y a néanmoins sur elle de la dissidence. La Dolabella Rumphii de Cuvier et de Lamarck est pour Blainville la Dolabella Pc rouit, regardant la Doiabelle figurée par Rumph comme une espèce distincte et qui aurait été confondue par ces deux nalu- : ralistcs avec celle figurée dans les Annales du Muséum (t. v, p. 435, pi. 29, fig. 1 à 4), rapportée par Pérou et décrite par Cuvier. La coquille figurée par Rumph ( loc . cit., pl. 40, fig. 12) est calleuse au sommet et moins en I spirale que la Doiabelle de Pérou ; il est vrai que celle figurée par Cuvier n'avait point encore acquis son '

volume, ce qui rend la détermination plus difficile.

Doiabelle de Pêron. Dolabella Peronii, Blainville. Cuvier (Annales du Muséum, T. v, pl. 29, fig. 1 , 2, 3, 4) et Lamarck ont confondu celte espèce avec celle de Rumph. La Doiabelle de Péron n'a que trois ou quatre pouces de longueur; tout son corps est couvert de petits tubercules charnus. La coquille est toute calcaire , petite, et présente au moins un tour et demi de spire; son sommet n'est presque pas calleux. Cette Do!al>elle a l'habitude de s'enfoncer un peu dans la vase et de s'y tenir en repos; c’est probablement le moyen de tromper sa proie qui l'approche sans défiance, et d’éviter de devenir celte d'autres animaux par la difficulté que l'on a à l'apercevoir, même dans les eaux les plus basses.

Dolabelle lisse. Dolabella lœcis , Blainv.; Doiabelle fragile, Dolabella fragilis , Laink., Anim. sans vert. T. vi, 2e partie, p. 42, n° 2. Celle-ci , que Blainville a observée au Muséum Britannique, se distingue facilement de la précédente d'abord par sa peau lisse, par la forme de son corps plus renflé, et surtout par sa coquille qui, au lieu d'élre calcaire, est suhmembraneuse, ce qui est un motif de plus pour tenir voisins les genres Laplysie cl Dolabelle. Cette coquille membraneuse est en forme de hache et semblable en cela à celles des Dolabclles calcaires.

Dolabelle calleuse. Dolabella Rumphii , Laink., Anim. sans vert. T. vi, 2* part., p. 41, n° 1. Rumph (Thés. imag. Pisc etc., pl. 10, n° 5) nomme ccl animal Umax marina, et donne la dénomination d 'Operculus callorutn à la Coquille, pl. 40, fig. 12 du même recueil, ne sachant pas probablement qu'elle appartenait à un Mollusque précédemment figuré par lui-même. Il serait difficile d'affirmer que la Coquille figurée par Rumph, pl. 40, appartient réellement à l'animal représenté pl. >0; pourlaui cela parait probable , puisque ces deux corps ont été recueillis dans les mêmes eaux. Elle se distingue des précédentes, et surtout de la première, par une moins grande étendue du disque postérieur, par le manteau plus ample, par un tube respiratoire plus long et enfin par la coquille en forme de doloire , d'un tour de spire au plus, dont le sommet est terminé par une callosité quelquefois fort grande. Ce rudiment de coquille est souvent revêtu à la face dorsale d’une couche cornée jaunâtre, qui s’amincit beaucoup vers les bords; le reste de la coquille est calcaire; elle a quelquefois plus de deux pouces de longueur.

DOLABRI FORME. Dolabrifonnis. bot. F.n forme de doloire. Les feuilles du Mescmbiyanthcmum dolabrifonne offrent cette figure. Elles sont épaisses, charnues, d'abord cylindriques, puis aplaties au sommet qui est recourbé en faucille.

DOLÈRE- Doteras, ins. Genre d’Dyménoplères, famille des Porte-Scies, établi par Jurinc aux dépens des Tenlhrèdcs de Latreille. Ce dernier observateur lui assigne pour caractères : antennes simples dans les deux sexes, filiformes ou sétacées, de neuf articles ; deux cellules radiales et trois cellules cubitales. Jurine divise ce genre en deux sections, de la manière suivante : Deux cellules radiales égales; trois cellules cubitale»; la première petite, arrondie; la deuxième très-

sogle

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longue, recevant les deux nervures récurrentes; la troisième atteignant le bout de l’aile; mandibules à quatre dents; antennes sélacées, composées de neuf anneaux. A cette section appartiennent Y tlylotoma tiglanteriœ de Fabricius , et les Tenthredes Gcrmattica, gonagra, opaca , trislis , nigra.

*H* Cellules radiales; de même trois cellules cubitales; la première allongée, recevant la première nervure récurrente, et la seconde cellule la seconde nervure; mandibules émarginées, légèrement bidentées; antennes de même. Ici se placent les Tenthredo rufa de Panzer, trislis de Fabricius, et plusieurs autres nouvelles.

DOLÉRINE. «lit. Nom proposé par Jurine, pour une Roche que l’on trouve eu abondance au pied du Mont- Blanc, et qui parait de nature analogue à celle de la Prologyne.

DOLËRITE. *ix. Basalte graniloïde; Roche composée essentiellement de Pyroxène et de Feldspath, à texture grenue ou porpbyrolde, à cassure raboteuse, d’une couleur noirâtre ou grisâtre, mêlée de points d'un blanc sale, et qui n’a été observée que dans les terrains ignés les plus anciens. Elle repose ordinairement sur le Basalte, auquel elle passe insensiblement, à mesure que ses principes composants deviennent indiscernables à la vue simple. Les parties accidentelles qu'on y rencontre, sont le Fer tilané, le Péridot, l'Amphibole, et plus rarement le Mica et l’Amphigène. On distingue deux variétés de Dolérile : a la Oolérile porpbyrolde, formée d'une pâle de Feldspath gris, enveloppant des Cristaux de Pyroxène; elle fait partie du Grunslein de Werner; p la Dolérile granitotde, composée de Cristaux de Feldspath et de Pyroxène, entrelacés les uns dans les autres. Celle dernière se trouve à la cime du mont Meisner, en Hesse, où elle recouvre le Basalte qui forme le plateau de cette montagne. Ménard de la Groye en a observé une qui présentait, selon lui, des indices de fusion et même de coulée , au volcan éteint de Beaulieu, près d’Aix en Provence.

DOLIC. Dotichos. bot. Genre de la famille des Légumineuses, Diadelphie Décandrie, confondu avec les Phaseolus par Tournefort, et distingué par Linné qui lui assigna les caractères suivants : calice court, à quatre dents, dont la supérieure est bifide ; étendard de la corolle muni à sa base, de deux callosités qui compriment les ailes par-dessous; carène non contournée en spirale comme dans les Haricots; légume oblong, polysperme, de formes variées; semences rénifonnes ou presque arrondies, ayant un bile latéral très étendu. Dans la germination les lobes de l'euibryon sont distincts des feuilles séminales. Les nombreuses espèces que renferme ce genre sont herbacées et ressemblent beaucoup aux Phaseolus ou Haricots. La plupart sont vol ulules, et portent des feuilles lernées, péliolées, à stipules distinctes du pétiole, à folioles articulées et munies de barbes slipulaires. Les légumes du Dolic affectant des formes diverses, quelques auteurs se sont servis de cette diversité pour établir de nouveaux genres. Ainsi, Adanson a constitué le genre Botor avec le Dolichos tctragonolobus de Linné. Mœncb a également formé deux genres particuliers avec les Poli- i

cho» Lablab et Dolichos Soja, Lin., en employant comme génériques les noms de ces espèces. Du Petit- Tbouars a fait connaître un genre Canacali, dont une espèce était le Dolichos gladiatus de Jacquin. Enfin le genre Stizolobium de Brownc et Persoon. renferme les Dolichos uren s , Dolichos pruriens, Dolichos altissimus de Linné, et se trouve être le môme que le M lieu na d' Adanson , ou le Meg relia de Ruiz et l'a von. Quelques-uns de ces genres nouveaux, et principalement le dernier, paraissent devoir être adoptés; mais si l’on retranche des Dolics ceux dont Mœncb a fait ses genres Ixiblab et Soja , il ne sera plus guère possible de dire quels sont les vrais types du genre. La plupart des Dolics sont indigènes des pays les plus chauds du globe. On eu rencontre principalement dans les contrées orientales où quelques espèces sont cultivées pour des usages alimentaires.

Dolic d'Égypte. Dolichos Lablab, Linné. Tiges cylindriques, sarmcnleuscs et s’entortillant autour des supports qu'elles rencontrent; ses feuilles sont composées de trois folioles ovales - obrondes , acuminées, péliolées, glabres sur leur milieu, et puhescenles vers les bords. Au sommet du pétiole commun se trouvent deux filets slipulaires, plus longs quedaus aucune autre espèce. Les fleurs sont disposées en grappes terminales et panachées de pourpre et de violet, quelquefois entièrement blanches; les légumes sont glabres, en forme de sabre recourbé, et contiennent un petit nombre de graines noires ou rougeâtres, et remarquables par leur ombilic allongé. Cette plante croit naturellement eu Égypte, où les habitants mangent scs graines.

Dolic du Japon. Dolichos Soja, Lin., figuré dans Kœmpfer (Amcen. exot., t. 838). Tige droite, non volubile, haute de dix-huit à vingt pouces, striée supérieurement et chargée de poils roussâtres; ses feuilles sont composées de trois folioles ovales, obtuses et molles; les fleurs, petites et purpurines, sont disposées en grappes courtes, droites et axillaires; les légumes sont pendants, comprimés, pointus, contenant un petit nombre de graines, et recouverts de poils roussâtres, fort nombreux. Celle espèce croit au Japon et dans l'Inde. Les Japonais préparent avec les semences de cette plante une sorte de bouillie qui leur tient lieu de beurre de vache, et qu'ils nomment Miso; elle leur sert aussi à faire une sauce célèbre dans la cuisine de ces peuples, et à laquelle ils donnent le nom de Sooju.

DULICHLAS1EK. Dolichlasium. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie égale, Lin., établi par Lagasca. Caractères: involucre ohovoïde-ohlong et formé de folioles nombreuses, lancéolées, imbriquées et étalées; capitule sans rayons, composé de plusieurs fleurs hermaphrodites, et dont les corolles sont labiées, avec la lèvre inférieure bipartite et roulée; anthères munies d'appendices basilaires, sétacés, extrêmement longs; réceptacle plan et sans appendices; akènes amincis supérieurement en un col que surmonte une aigrette formée de soies plumeuses. Ce genre a été rapporté par De Candolle (Ann. du Muséum, vol. 17) au groupe des Labiali flores, et doit être placé entre le Chaptalia et le Perdicium. Selon Cassini, il fait partie de la tribu des Mutisiées. et doit aller près du Leria. Lagasca u’en a

fait connaître qu'une seule espèce, qu'il a nommée Dolichlasium ylanduli feront , mais il n'en a pas indiqué la patrie. C'est une plante herbacée, couverte de glandes, et qui ressemble par son port au Mutisia ; ses feuilles sont alternes, pinnées ou profondément pinnalifides; ses fleurs sont très-grandes, solitaires et terminales.

DOLICHOCÉPHALE Dolichocephala. ms. Genre de Diptères, établi par J. Macquarl dans la famille des Empides, avec les caractères suivants : tète allongée, inclinée; trompe courte; palpes couchées; les deux premiers articles des antennes courts, cylindriques et paraissant n'en faire qu'un; le troisième conique, terminé par une soie assez longue; corps fort étroit; pieds grêles et allongés; ailes étroites : cellule médiostène, très-peu distincte, et atteignant à peine le tiers de la longeurdcs ailes; la sligmalique nulle; nervure cubitale onduleuse; cellule marginale longue, bordant le côté extérieur des ailes dans presque toute leur longueur; trois autres cellules sont marginales, dont la première longue et parfaite. les autres petites et terminales ; trois cellules discnïdales. (rois du bord postérieur et une anale; point de nervure axillaire. Le type de ce genre nouveau se trouve fréquemment dans nos bois; Macquarl l'a nommé Dolichocéphale tachetée, Dolichocephala maculala. Cet Insecte a la tète insérée au thorax par son bord supérieur légèrement convexe en avant et plan à sa partie postérieure, ce qui, joint au premier caractère, l'éloigne tout à fait des Empis ; sa trompe est épaisse et conique, se distinguant peu de la tète et paraissant en être la continuité; ses ailes sont noires et tachetées.

Le genre Dolichocéphale de Macquarl est confondu par Meigen parmi ses Hémérodroinyies; nous pensons avec le premier de ces entomologistes que l'espèce qu’il a décrite doit former un genre bien distinct.

DOLICHONEMIE. Dolichoncmia. bot.

DOLICHONYX. ois. Swainson donne ce nom à un groupe d'Oiscaux, qui correspond au sous-genre des Oryzivores de Lesson, lequel a pour type le Fringilla pecoris , Gm.; Etnberisa pecoris , Wilson. F. Oryzivore.

DOLICHOPE. Dolichopus. ms. Genre de Diptères, famille des Tanyslomcs, établi par Latreille, et dont les caractères sont : trompe courte, bilabiée et charnue; suçoir de plusieurs soies; palpes souvent plates, saillantes cl couchées sur la trompe; antennes de trois pièces , dont la seconde et la troisième ordinairement réunies et paraissant n'en former qu'une; la dernière, la plus grande, globuleuse, ovale ou en fuseau, comprimée; une soie latérale ou apicale. Ces Insectes ont été rangés par Linné et Fabricitts dans le genre Mouche. Degécr et Harris, les premiers, les en ont distingués. Degéer a placé la seule espèce qu’il a décrite dans ses Kéinotèles, et Harris en a fait une division dans le genre Mouche; il en a décrit et figuré sept espèces, tab. 47, fllusca Ord.j 5, sect. 3, p. 157. Les Dolicbopes ont le corps orné de couleurs assez brillantes; il est allongé et comprimé latéralement; leur tète est verticale, de la largeur du corselet, avec les yeux grands; leur corselet est élevé; les ailes sont grandes, horizontales, couchées l'une sur l'autre; leur abdomen est conique, al-

longé, courbé eu dessous dans les mâles dont les organes générateurs sont souvent extérieurs; leurs pattes sont longues, menues cl ciliées; les tarses ont trois petites pelotes.

Ces Insectes sont répandus partout : les uns se tiennent prés des lieux humides, courant à terre et quelquefois sur la surface des eaux; les autres fréquentent les murs et les liges des arbres; ils marchent avec vitesse pour chercher les petits Insectes dont ils font leur nourriture. Latreille a vu le Dolichope Muse lier dilater singulièrement les lèvres de sa trompe pour avaler un Acarus vivant. Degéer a fait connaître la larve du Dolichope ù crochets. 11 l'a trouvée eu mai dans la terre; elle est cylindrique, blanche, longue d'environ huit lignes, divisée en douze anneaux, cl pointue ou conique en devant; sa télé est de figure variable, ordinairement enfoncée dans le premier anneau du corps; elle présente, lorsqu'elle est allongée, deux tubercules bruns et raboteux, se fermant et s'ouvrant comme des mâchoires, et communiquant à deux tiges internes; ces tiges s'étendent jusqu'au troisième anneau où elles s'élargissent et suivent le mouvement des mâchoires. On remarque unepelile pièce triangulaire, noire, au premier anneau, et une petite pointe entre les mâchoires. L'extrémité postérieure du corps est garnie de quelques plis, comme un peu renflée; elle se termine par deux grandes pointes en forme de crochets courbés en dessous. A quelque distance des crochets sont deux éminences charnues, coniques, ayant au côté interne un point roux, que Degéer présume être les stigmates, puisqu'ils ont communication avec deux vaisseaux d'un blanc argenté, qui s’étendent le long du dos , sous la peau, et que tout dénote être des trachées. Les anneaux ont en dessous des éminences charnues, qui remplacent peut-être les pattes. Lc4juin,unedeces larves se transforma en une nymphe d'un blanc un peu jaunâtre, longue de trois lignes, beaucoup plus courte et plus grosse que la larve. On lui distinguait la tête, le corselet, le ventre, les fourreaux des ailes et les pattes qui s'étendent sous le ventre. Cette nymphe paraissait être d’un naturel inquiet, ayant toujours l’abdomen en mouvement et se roulant sans cesse. L'Insecte parfait quitta sa dépouille le 27 du même mois.

Les organes sexuels des mâles sont très-compliqués et varient pour la forme autant qu’il y a d’espèces. Les figures de Degéer pourront donner à cet égard une idée plus nette que ne le ferait une description. La forme des antennes varie aussi suivant les espèces et surtout suivant les sexes. Les mâles les ont communément plus longues. Ces considérations donnent le moyen de faciliter l'élude de ce genre, en y faisant les sections suivantes :

+ Antennes de la longueur de la tète au moins; le dernier article fort allongé, avec une soie au sommet. — Les l'Iatvpèzes et les Callomyes de Meigen.

ü* Antennes plus courtes que la tête : le premier article très-apparent, assez allongé; le troisième trigooc avec une soie vers sa hase.

f+t Antennes sensiblement plus courtes que la tète ; le premier article très-petit, peu distinct; le dernier trigoue, avec une soie apicale.

L’espèce que nous allons décrire appartient à la troi> sième division, c'est le Dolichope a crochet, Dolicho pus ungulatus; Musca ungulata , L., o. 130; la Némolèle bronzée, Degéer. Soie des antennes latérale; corps vert ou d’un vert bronzé; ailes sans taches; pattes en partie d'un rouge livide. Taille, trois à quatre lignes.

DOLICIIOPODES. Dolichopoila. ns. Tribu de l’ordre des Diptères, famille des Tanystomes, établie par Latreille. Elle comprend les genres Dolichope, Platypèze, Callomye et Orthochile.

DOL1CHOS. bot. Doue.

DOUCHOSOME. Dolichosoma. ns. Genre de Coléoptères pentamères, de la famille des Serricornes , tribu des Dasy tes. Stéphens, qui a établi ce genre, lui assigne pour caractères distinctifs des autres genres de la même tribu : des palpes terminées par un article presque triangulaire; antennes légèrement dentées; crochets des tarses presque simples. Le type de ce genre est le Dolirhosome linéaire, Etossi, Faim, elrusc. Alant. 2, 03. C'est un petit Insecte long et étroit, d'un vert un peu obscur, criblé de points nombreux, d'où sortent autant de petits poils qui le font paraître gris ou cendré. Ces poils sont moins nombreux sur les pattes et le ventre qu'à la partie supérieure du corps; ses antennes sont brunes. Cet Insecte se fait remarquer par sa structure extrêmement rétrécie ; en effet, il n'a guère qu’un quart de ligne de largeur sur à peu près trois lignes de longueur. On le trouve dans toute l'Europe et particulièrement sur les fleurs des Ombellifères.

DOL1CHURE. Oolichurus. us. Genre d'Hyménoptères, famille des Fouisseurs, établi par Spinola et adopté par Latreille. Caractères : mandibules très-dentées ; mâchoires et lèvres ne formant pas de fausse trompe; palpes maxillaires sétacées, beaucoup plus longues que les labiales et presque en forme de soie; antennes insérées près de la bouche , à la base d'un chaperon très-court et fort large; abdomen ovoïdo-conique, court et tenant au tronc par un pédicule brusque, mais très-petit. Les Dolichures ressemblent aux Pompiles par la forme des mâchoires, de la lèvre et des palpes ; mais ils s’eu éloignent par leurs mandibules et parleur abdomen pédicule; sous ce rapport ils avoisinent les Sphex et les Ammophiles.

Spinola a le premier signalé l'espèce unique; c'est le Dolichire TRfcs-aoiR, Dolichurus aier. On le trouve en Italie et sur quelques points de la Frauce.

DOL1CHUS. ms. Synonyme de Dolique.

D0LIC01.1TE. zool. ross. berlrand, dans son Histoire des Fossiles, dit que ce nom a été donné tantôt à des vertèbres de Poissons fossiles, tantôt à des articulations d'Eucrines ou Crinoldes également à l'étal fossile.

DOLIOCARPE. Doliocarpus. bot. Genre de la famille des Dilléniacées, et de la Polyandrie Aiouogynie. Caractères : calice formé de cinq sépales persistants, concaves et inégaux; corolle composée de trois à cinq pétales arrondis; étamines nombreuses; filets dilatés au sommet; ovaire globuleux, terminé par un style le plus souvent recourbé. Le fruit est une baie charnue, indéhiscente, à uue seule loge qui contient deux graines arillécs. Ce genre se compose de quatre espèces originaires de l’Amérique méridionale. Ce sont des arbustes

ordinairement sarmenleux, ayant le port des 'retracera, genre auquel Willdenow les avait réunis. Ces quatre espèces sont : 1° Doliocarpus Sotandri, DC. . Syst. 1, p. 405; il croit â Surinam et se distingue par sa tige grimpante, par ses feuilles oblongues, acuminées. dentées vers le sommet, par ses fleurs dont la corolle est tripétalc et qui sont portées sur des pédoncules latéraux et uniflorcs; 2° Doliocarpus st rictus , DC. ( loc . Ci/.); sa tige est dressée, roide, les feuilles ovales, lancéolées, dentées, réfléchies; les fleurs terminales et également à trois pétales. Elle croit aussi à Surinam; 3 ° Doliocarpus Ctilinea, DC. (loc.cit.)-, Calinea scande ns , Aubl., Guian. 1, p. 55G, tab. 221. Sa tige est grimpante, ses feuilles oblongues, acuminées, très-entières, ses fleurs tripélales, portées sur des pédoncules latéraux et inulliflores. Elle est originaire des forêts de la Guianc; 4U Doliocarpus Soramia, DC.; Soramia Guianensis, Aubl., Guian. 1, p. 552, tab. 310. F. So-

RAMIE.

DOLIOLUM. fcciux. Ce nom a été quelquefois donné par des oryclographes, à des articulations cylindriques, de Crinoides ou Encrines fossiles.

DOLIQUE. Dolichus. ms. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des ('.arabiques, établi par Bonelli. Leur corselet est plus étroit que les élylres; leurs palpes sont filiformes, et le troisième article des antennes est évidemment plus court que les précédents pris ensemble. Ce genre a pour type le t’arabus flavicornis de Fabricius. On doit y rapporter aussi son Carabus angusticollis , figuré par Panzer, Fauna Ins. Germ. fasc. 83, tab. 9.

DOLIQUE. bot. F. Dolic.

DOL1L M. moll. A'. Toxüe.

DOLOMÈDE. Dolomeiles. abachx. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides ou Pileuses, établi par Latreille qui lui assigne pour caractères : yeux représentant, par leur ensemble , un quadrilatère un peu plus large que long, disposés sur trois lignes transverses, dont l'antérieure formée de quatre , et les deux autres de deux chacune; les deux postérieurs situés chacun sur une petite élévation ; la seconde paire de pieds aussi longue ou plus longue que la première. Walckenaer (Tabl. des Aranéides, p. 15) place ce genre dans la division des Araignées coureuses, et le caractérise de la manière suivante : huit yeux inégaux entre eux, sur trois lignes occupant le devant et les côtés du corselet; lèvre courte, carrée, aussi large que haute; mâchoires droites, écartées, plus hautes que larges : pattes longues et fortes; la quatrième paire est la plus longue; la seconde l'est un peu plus que la première; la troisième est la plus courte.

Les Dolomèdes, rangés parmi les Araignées-Loups, s'en éloignent sous plusieurs rapports; ils courent et chassent de même qu’elles leur proie. A l’époque de la ponte seulement, ils construisent alentour des plantes une toile, dans l'intérieur de laquelle ils déposent leur cocon et le gardent assidûment ainsi que leurs petits, longtemps après qu’ils sont éclos. Lorsqu’on les menace, ils emportent leur cocon fixé sous le corselet. Latreille partage ce genre en deux sections, que Walckenaer convertit en famille.

iogIe

f Le* Rivebines, Ripariœ : corselet allongé; ab- j domen ovale, arrondi à son extrémité ; yeux de la ligne antérieure égaux ; mâchoire* à côté interne convexe, j A celle division appartiennent des espèces habitant le bord des eaux cl courant à leur surface avec beaucoup de vitesse et sans sc mouiller. Les femelles fabriquent, pour leurs œufs, une toile irrégulière qu’elles placent entre le* branches des végétaux situés près du lieu qu'elles habiLent; elle* y placent leur cocon et le gardent avec constance jusqu'à ce que les petits soient éclos ; tels sont : Dolomède bord?., Dolomedes marginatus; Aranea worfl/nafa de Degéer(Mém. Ins. T. vil, ; p. 281, pl. IC, fig. 13-14) qui a figuré les yeux posté- j rieurs beaucoup plus gros que les autres; mais c'est uue erreur qui tient à ce que ces yeux sont effectivement posés sur une éminence noire, que le dessinateur aura prise pour les yeux mêmes. Celte espèce est la même que Y Aranea nuilata, Clerck (pl. 5, tab. 1). DolobEdk xnTODRfc, Dolomedes (imbriatus ; Aranea fimbriata , Linné; Aranea paludosa, Clerck (p. 100, pl. 5, tab. 9), décrit et représenté par Degéer (Mém. T. vu, p. 278, pl. 10, fig. 9 et 10). DolomEde roux, Dolomedes rufu s ; Aranea rufa , Degéer ( Mém. T. vu, p. 319, n° 4, pl. 39, fig. 0, 7). Celle grande es- J pèce est originaire de l'Amérique septentrionale.

Les Sylvuies, Syltariœ : corselet court, en cœur; ! abdomen ovale, allongé et terminé en pointe à son | extrémité; yeux latéraux de la ligne antérieure plus ’ gros que le* autres; mâchoires à côté externe presque droit. Cette division nocomprend encore qu'une espèce, * DolomEde a durable, Dolomedes mirabilis , Walck.; 1 Aranea obscura, Fabr.; Aranea rufo-fasciata, Deg.

( ioc . cit. T. vu, p. 269, nu 21, pl. 10, fig. 1-8), représentée par Scbæffer (7/i*. Ratisb pl. 187, fig. 5-0, et pl. 172, fig. 0), par Lister (p. 82, tab. 28, fig. 28), et par Clerck (p. 108, pl. 5, tab. 10). On trouve celte espèce dans les premiers beaux jours du priulemps. La ; femelle établit, dans les buissons, un nid soyeux, en forme d'entonnoir; elle dépose dans son intéricnr son ! cocon , et le transporte avec elle lorsqu'elle craint le danger.

DOLOMIE ou DOLOMITE, un. Bitlcrspaih, Werncr; Calcaire magnésien, Brongniarl; Chaux carbonatée ! inagnésifére, llauy; formé d'un atome de bicarbonate de Chaux et d'un atome de bicarbonate de Magnésie, ou en poids de 47,20 d'Acide carbonique; 30,56 de Chaux, et de 22,18 de Magnésie. Ce minéral cristallise très-nettement en rhomboïdes transparents, analogues à ceux du Spath d'Islande avec lesquels on les a confondus pendant longtemps, et dont ils diffèrent par la mesure de leurs angles ; observés à l'aide du goniomètre | à réfleclion, ils ont constamment donné 100° 15', au lieu de 103° 5' pour les angles obtus de deux faces j situées vers un même sommet. La pesanteur spécifique j de la Dolomie est égale à 3; sa dureté est un peu plus ; grande que celle du Carbonate simple de Chaux. Son : éclat est très-vif et approche du nacré dans les cristaux | transparents; ceux-ci doublent les images à travers deux faces parallèles, comme le fait le Spath d'Islande. Se* caractères pyrognostiques sont absolument les mêmes que ceux de celle dernière substance. Scs va-

riétés lamellaires et granulaires sont souvent phosphorescentes dans l'obscurité par le frottement d’un corps dur, ou par l'injection de leur poussière sur «les Charbons ardents. La Dolomie est soluble lentement et avec une légère effervescence dans l'Acide nitrique. Scs formes cristallines les plus ordinaires sont le rhomboïde primitif, ou simple, ou légèrement modifié sur ses angles latéraux et sur ses sommets. Ses variétés massives sont la lamellaire y la granulaire qui est grise ou blanche, et quia porté plus particulièrement le nom de Dolomie ; la globuliforme , et la concrclionnèe pseudoèdrique qui est un assemblage de corps terminés par des faces à peu près planes, et serrés étroitement les uns contre les autres. Ces faces planes paraissent être l’effet de la compression que ces corps ont exercée les uns sur les autres pendant leur formation dans le même espace. Cette variété curieuse, de couleur verdâtre, et qui provient du pays de Szakowacz en Syrtnie, peut être rapportée à une autre variété cristallisée, d'un vert jaunâtre, qui sc trouve près de Miemo en Toscaue, et dont on a fait une espèce particulière, sous le nom de Micmilc. D'autres cristaux d'un jaune brunâtre, que l'on a trouvés à Tharand près de Dresde en Saxe, ont été pareillement décrits sous un nom spécial , celui de Tharandile. Quelques variétés de Dolomie à texture grenue, deviennent flexibles lorsqu'on les réduit en lames minces, ce qui vient de ce que leur (issu est assez lâche pour permettre à leurs particules de jouer jusqu'à un certain point sans perdre leur adhérence. L'Angleterre et les États-Unis ont offert ces variétés remarquables, qui constituent ce qu'on nomme vulgairement le Grès flexible.

La Dolomie existe en grandes masses dans la nature, et forme des couches étendues dans les terrains primitifs et secondaires. I ne partie des marbres lamellaires blancs, surtout ceux du Levant, peuvent être rapportés à celte espèce. La Dolomie granulaire est disposée par grandes masses au St-Golbard et dans plusieurs autres lieux. Ces masses renferment ordinairement des cristaux de Grammatite, et quelquefois des lames de Mica, de Corindon rose et des petits cristaux de Fer sulfuré, de Cuivre gris et de Réalgar. Les cristaux rhomhotdaux sont engagés dans un Schiste talqueux, verdâtre, au Tyrol; mais les plus parfaits que l'on connaisse viennent des filons du Mexique.

DOLOMIÉE. Dofomiœa. bot. Genre de la famille des Synanlhérécs, tribu des Cynarées, fondé par De Candolle pour une plante du Népaul, observée par Wallick qui l'avait d'abord placée dans le genre Carduus , sous le nom spécifique de rnacrocephalut. Ce genre a été dédié à la mémoire de Déodat Dolomieii , l'un des géologues les plus distingués du siècle dernier. Caractères : capitule homogamc, mulliflorc; involucre ovale, formé de plusieurs rangées d'éeailles lancéolées, acuminées, droites et sans épines; réceptacle plan, chargé de fimbrilles implantées dans les alvéoles; tube de la corolle grêle , un peu dilaté à la base, avec les lobes du limbe linéaires cl égaux; anthères appendiculécs au sommet et munies d'une queue ciliée à leur base; filaments glabres ; style velu, un peu épais au sommet ; stigmates libres et presque cylindriques à l'extrémité;

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