‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 103 sur 116 · DOM · texte numérisé non relu

DOM

ovaire glabre, sublétragone ; aigrette longue, séparée de l'akène par un anneau de soies dures. Ce genre est très-voisin du Saussurea dont il ne diffère que par son aigrette garnie de soies. La Dolomiée à grosse tête, Dolomiœa macrocephala , est une petite plante herbacée et inerme, à feuilles radicales, découpées et pennées, dont les lobes oblongs, incisés, dentés et sinués, sont en dessous couverts d'une pubescence blanchâtre; les capitules sont portés sur des pédoncules courts, terminant une lige également courte; ils sont aussi groupés dans les aisselles des ramifications. La plante est originaire du Képaul.

DOLOPURAGME. Dolophragma. bot. Genre établi par Meyer, dans la famille des Caryophyllées de Jussieu, Décandric Trigynie de Linné, pour une plante du Népaul que Don avait proposé , dans son Prodromua Flor. Aep., de joindre au Cherleria sedoides de Linné. Le caractère essentiel du genre de Meyer consiste dans un calice divisé en cinq segments; une corolle à cinq pétales entiers; dix étamines subhypogynes ; un ovaire oligosperme, à trois loges peu apparentes, couronné par une sorte de colonne formée de trois styles opposés aux sépales externes; capsule trigone, subglobuleuse, imparfaitement triloculairc, déhiscente au sommet par trois valves. On pourrait ajouter à ce genre une seconde espèce, Arenariadenaissima, de Wallich, qui, comme la précédente, a pour patrie le Népaul.

bOMAMTE. Min. Même chose qu'Ampélite.

DOMBEYACÉES. Dombeyaceœ. bot. Kunth, dans sa Dissertation sur les familles des Malvacées et des Bytlnériacées, et dans le cinquième volume des Aoca Généra et Species de Humboldt, a divisé celte dernière famille en cinq sections , savoir : 1° les Sterculiacécs; 2° les Bytlnériacées vraies; 3° les Lasiopétalées; 4U les Hermanniacées ; 5° les Dombeyacécs. Chacune de ces cinq sections, dont quelques-unes étaient considérées auparavant comme des familles distinctes, offre des caractères assez tranchés pour pouvoir former autant de groupes bien distincts. .Nous allons exposer ceux des Dombeyacées, tels qu'ils ont été donnés par Kuntb : leur calice est persistant, souvent accompagné de bractées ou d'un calicule extérieur. La corolle se compose de cinq pétales non soudés entre eux, plus grands que le calice, inéquilalères et persistants. Le nombre des étamines varie de viugl à* quarante, dont cinq, ordinairement stériles, alternent avec les pétales. Les filets sont le plus souvent monadelphes, quelquefois tous sont libres. Les anthères sont biloculaires , sagiltées et allongées, s’ouvrant par un sillon longitudinal. L’ovaire est libre, sessile, à cinq ou à dix loges contenant chacune tantôt deux ovules superposés ou un grand nombre disposés sur deux rangées longitudinales, â l'angle interne. Du sommet de l'ovaire naissent cinq styles qui, quelquefois, se réunissent et se soudent plus ou moins étroitement. Le fruit est une capsule globuleuse, déprimée, à cinq côtes saillantes et arrondies, à cinq loges qui, tantôt, s'ouvre en cinq valves, par la séparation des deux lames qui composent chaque cloison, tantôt, se sépare en cinq coques contenant une ou plusieurs graines réniformes et quelquefois ailées. Ces graines renferment un era-

bryon recourbé au centre d’un endosperme charnu ; la radicule est inférieure, les cotylédons sont condoublé». Les Dombeyacées sont des arbres, des arbustes ou trèsrarement des plantes herbacées, à feuilles alternes, simples, entières ou lobées, munies de deux stipules placées à la base du pétiole. Les fleurs sont axillaires, souvent disposées en corymbc.

Les genres qui appartiennent à celte section sont les suivants : Dombeya, Cavan.; Trochetia, DC. ; Aasonia, Cav.; Hui zi a, ('.avau.; Astrapœa , Limlley; Pentapetea , L.; Ptcrospcrmum , Schreb., DC.; MelhoniOj Forsk. Kunlh rapporte encore à celte section, mais avec quelque doute, les genres Kydia, Roxburgh ; Uugonia, L.; Broiera , Cavan. Il en rapproche aussi le genre Kleinhotia.

De Candolle y Synops. Syat. Aat. 1, p. 501) rapproche aussi des Dombeyacées le genre Gtuta de Linné.

DOMBEYE. Douibeya. bot. Ce nom de plantes qui rappelle celui de Domhey, botaniste français qui a visité et exploré avec beaucoup de zèle le Chili, le Pérou et le Mexique, a été successivement donné â plusieurs genres de végétaux. Le premier qui l’ait employé est Lamarck qui a nommé Dombeya un arbre de la famille des Conifères, rapporté du Chili par Dombey et que Jussieu a appelé Araucaria , nom qui a été préféré. L’Héritier avait substitué le nom de Dombeya à celui de Tourretia déjà employé depuis longtemps, mais ce changement n'a pas été adopté. Enfin Cavanilles (Dissert. 3, p. 121 ), trouvant ce nom sansemploi, l'a appliqué à un genre qu'il a rangé dans la famille des Malvacées et dans la Monadelphie Dodécandrie. C’est ce genre de Cavanilles qui est devenu le type du groupe des Dombeyacées.

Les Dombeyes, auxquelles il faut probablement réunir les espèces dont Forskahl a fait des Atclhania, sont en général des arbres ou des arbrisseaux élégants, à feuilles alternes, péliolées, entières, ou diversement lobées , munies à leur base de deux stipules. Les fleurs, qui dans quelques espèces sont assez grandes, forment ordinairement des corymbes axillaires et pédonculés. Leur calice est à cinq divisions profondes et persistantes, accompagné d’un calicule triphylle et unilatéral , caduc. La corolle est formée de cinq pétales hypogynes, étalés, inéquilalères; les étamines sont au nombre de quinze à vingt, soudées cl monadclphes par la l>asc de leurs filets; cinq de ces filets sont stériles , plus longs et plus dilatés que les autres qui portent chacun une anthère à deux loges. L’ovaire est libre, à cinq côtes arrondies, saillantes, à cinq loges, contenant chacune deux ovules attachés à l'angle interne. Le style est simple et se termine par cinq stigma tes linéaires. Le fruit est une capsule globuleuse, déprimée, à cinq côtes et à cinq loges , se séparant à l'époque de la maturité en cinq coques dispermes, s'ouvrant en deux valves. Les graines sont ovoïdes ou réniformes, terminées en pointe à leur sommet. Les cotylédons sont condoublés et bifides. L’embryon est droit dans un albumen charnu.

Ce genre se compose d’un assez grand nombre d’espèces, qui croissent aux iles de France, de Bourbon, de Madagascar, et dans l’Inde. Le genre Melhania

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