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paraît devoir être réuni au Dombeya . En effet, il n'en diffère absolument que par ses étamines au nombre de quinze^ dont les filets, fertiles, sont soudés deux à deux presque jusqu'à leur sommet; ce qui a fait dire à tous les auteurs qu’il n’y avait que dix étamines , cinq fertiles et cinq privées d'anthères. Le genre Domheyc diffère du Iluizia par ses cinq étamines stériles; du genre Assonia par son calicule triphylle et caduc; du genre Pentapeie » par ses cinq stigmates, son calicule et ses graines non ailées. Parmi les espèces de Douibeyes, nous signalerons les suivantes :
Douent Amélie. Dombeya A meliœ,Guil\. \ Dombeya refiexa, Drap.; Astrapœa viscosa , Sweel. A l'époque où cette plante parut en Europe (1825). ses caractères n'avaient été tracés que d'une manière incomplète par le petit nombre de botanistes qui avaient été à même de l'étudier sur place, dans l'ile de Madagascar, sa patrie; elle avait été considérée comme une Astrapée, et introduite sous ce nom générique dans diverses collections. En 1837, la Société royale d’Itorlicullure de Bruxelles Ht l'acquisition d'un bel exemplaire de celte plante qui lui avait été offerte sous le nom d 'Attrapera alba. Quoique très-grande et très-forte, la prétendue Astrapée resta cinq ans sans montrer aucune disposition à fleurir. Ce n'est qu'en 1832, que des boutons parurent à l’extrémité de la lige, et l’inflorescence eut lieu dans le mois de février. Comme elle fut bien complète, on put s'assurer que l'on s'était trompé sur le genre auquel ce végétal devait appartenir. On s'occupa particulièrement de son analyse, et on lui reconnut tous les caractères d'une Dombeye ; on la transporta conséquemment dans ce dernier genre, en lui donnant le nom spécifique de refiexa , tiré de l'inclinaison des feuilles, inclinaison angulairement opposée à la direction du pétiole. 11 parall, d'après une note insérée dans les annales de Fromont, qu’en même temps que cette plante fleurissait pour la première fois en Belgique, pour la première fois aussi elle se montrait en France; c’était à Neuilly , dans les serres de S. M. le roi des Français. Guillemin, qui en fut informé, se transporta au château pour y observer la plante nouvelle, qu'il jugea, ainsi que nous, devoir être placée dans le genre Dombeya; et comme, dans ce genre, il ne se trouvait aucune espèce dont les caractères pussent rigoureusement être appliqués à sa plante, il la considéra comme nouvelle, et lui donna le nom d 'Atncliœ. Guillemin nous ayant prévenu dans la publication de son observation , nous avons dû réformer le nom spécifique de refiexa, et adopter celui à'Ameliœ. La tige de notre plante a maintenant de quinze à dixhuit pieds; elle est cylindrique, assez forte et marquée de cicatrices rugueuses qu’y laisse la chute successive des feuilles; celles-ci garnissent le sommet des rameaux qui sont étalés et très-ouverts; elles ont trois nervures principales, qui les divisent en quelque sorte, en trois lobes aigus; du reste, elles sont curdiforiucs, dentées en scie sur leurs bords, marquées de veines transversales. ramulcuses, d’un vert pur sur les deux faces , et inclinées de manière A décrire un angle aigu avec le pétiole qui est aussi long qu’elles, étalé, ouvert, cylindrique, d’un vert blanchâtre et un peu tomeoteux; sa
base est accompagnée de stipules caduques, verdâtres . sessiles, engainantes, cordées , avec une nervure intermédiaire. Toutes ces parties sont enduites d’une ma tière glutincuse, qui disparait à mesure que la plante vieillit. Les fleurs sont réunies en ombelle terminale et sphérique; elles sont portées sur un long pédoncule garni de petites bractées lancéolées, aigues et brunâtres; les pétales sont d'un blanc assez pur dans une grande moitié de leur étendue, et d'un rouge de carmin à leur base cl sur les bords.
Du ml mf. p Ai.BftE. Dombeya jtalmala , Cavan., Dis sert. 3, p. 122 , tab. 38, fig. 1; DC., P/atlr. Sytt. 1 , p. 498. C’est un arbre originaire de l'ile de Bourbon , ayant sa lige rameuse, ornée de feuilles alternes, pétio lécs, échancrées en cœur à leur base, palmées et divisées eu sept lobes allongés, aigus, dentés en scie, presque glabres, munies à la base de leur pétiole qui est fort long, de deux stipules lancéolées, lomenteuses et caduques. Les fleurs forment des corymhcs axillaires, portés sur des pédoncules plus longs que les feuilles.
Dombeye acctaxgi LftK. Dombeya aculangula , Cavan., loc. cil., p. 123, tab. 38, fig. 2; DC., loc. cil. Celte espèce est ligneuse et croit dans les mêmes contrées que la précédente. Ses feuilles sont alternes, péliolées, cordiforines, à cinq lobes aigus et à peine marqués ; elles sont couvertes d'un duvet court et ferrugineux , qui disparait par les progrès de l'âge. Les deux stipules sont également très-caduques. Les fleurs sont un peu moins grandes que dans l'espèce précédente. Le calice est ordinairement réfléchi.
Donbkïk rn x ct cee. Dombeya punctata , Cav., Dissert. 3,p. 125, t. 40, fig. 1; DC., loc. Cl/., p. 499. Arbre de moyenne grandeur, ayant ses jeunes rameaux couverts d’un duvet ferrugineux, ses feuilles ovales, ohlongues, de trois ù quatre pouces de longueur sur un demi-pouce de largeur, très-entières ou un peu crénelées, arrondies à leur base, marquées â leur face supérieure de points brillants qui sont autant (t'écailles minces, sèches et étoilées, lomenteuses et d'une couleur roussâtre à leur face inférieure. Les fleurs forment de petits corymhcs portés sur des pédoncules axillaires, velus, beaucoup plus longs que les feuilles. Cette espèce croit également à l'ile de Bourbon. Toutes les Dombeys ont une écorce très - tenace et très-liante ; dans les contrées où elles croissent naturellement, ou en fabrique des cordages et des liens.
DOMINICAIN, ois. P. MoDCDEnoi-i.EGii.LiT.
DOMINO, ois. Espèce du genre Gros-Bec.
D0M1TE. us. Nom donné par De Bucli à une roche d'origine volcanique, qui forme la masse principale du Puy-de-Dôme, en Auvergne, et qui appartient aux terrains ignés les [dus anciens. Suivant Brongniard, elle est principalement composée d'Argilolile, et renferme quelquefois , mais comme principe accessoire, des cris taux de Feldspath vitreux. Sa texture est grenue, à grain fin, ou terreuse et terne; son aspect est raboteux; elle est rude au toucher, friable, et de couleur blanchâtre ou gris ceudré. Elle passe au Tracliyte dont il est souvent difficile de la distinguer. P. Tra-
CHTTE.
DOMPTE VENIN, bot. Espère du genre Cynanque.
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DON. Donus. 1*9. Coléoptère* (étrangères; famille des Rhynchophores. Megerle a formé, sous ce nom, un genre qui n’a pas élé adopté et que Schoonhe rr a réuni à son genre Phynotome.
DON ACE. Jtonax. moi.l. Ce genre, établi par Linné et adopté par les conchyliologues qui le suivirent, est un de ceux parmi les Conchifères, qui soit le plus facile à reconnaître : aussi éprouva-t-il peu de changements ou de modifications, lin seul genre en fut extrait par Lamarck, sous le 110m de Capse. Mais Poli (Test, des Deux-Siciles), ne considérant que l'animal elle trouvant analogue à celui des Tellines, réunit les deux genres sous le nom de Peronœoilcrma ; bien auparavant, Adanson (Voy. au Sénég.), conduit par les mêmes motifs, avait laissé les Donaces parmi les Tellines. Cependant, à considérer la coquille des Donaces, elle présente des caractères distinctifs, qui doivent porter à conserver ce genre, quand il ne servirait qu’à rapprocher uii certain nombre d'espèces identiques qui sont, pour ainsi dire, des termes moyens entre la nombreuse famille des Tellines et celle plus nombreuse encore des Vénus. Aussi Bruguière et Cuvier, à l'exemple de Linné, laissèrent ce genre entre l'une et l’autre famille. — Lamarck, qui transporta le genre Mactrc dans une autre famille, à côté des Crassatellcs (/'. Mactracées), par ce seul changement, rapprocha plus encore les Donaces des Tellines et des Lucines. D’après tes observations de Poli et celles relatives à la coquille, ce genre ne peut être mieux placé que dans la série ml il se trouve dans l’ordre de ses rapports.
Une singularité remarquable dans les Donaces, c’est l'apparente transposition du ligament qui parait placé dans la lunule, nu lieu de se trouver dans le corselet. Cette seule exception à une règle si générale a toujours occupé et embarrassé le conchyliologue. Itlain ville (Dict. des Sc. nal.) a cherché ù expliquer ce fait et à démontrer que ce que l'on prenait pour la lunule était réellement le corselet, de manière que ce n'est pas le ligament qui a changé dans sa position, mais plutôt l'animal luiinètne qui semblerait retourné. Ce qui a conduit Blainville à cela, c'est la direction de l'impression abdominale sur l'intérieur des valves; en effet, cette impression, par l'échancrure qu’elle offre, indique la présence des siphons qui sont toujours postérieurs; la tête et le pied sont du côté opposé; ici la tète occupe le côté le plus grand, comme cela a lieu également dans les Tellines, tandis que dans les Vénus et les Cylhérécs, c’est l’inverse; les siphons occupant le côté le plus grand, il n'y a donc de différence que dans une proportion relative des côtés. Un autre caractère aurait pu conduire au même résultat, si on ne s'était attaché à le regarder luiméme comine une anomalie. Deshayes a établi en principe que les crochets dans les Conchifères réguliers étaient généralement dirigés vers la lunule; ce principe, qui a ici sa rigoureuse application, vient confirmer les observations de Blainville, observations très-judicieuses, qui rétablissent un fait important, détruisent une apparente exception dans une règle qui de générale doit être universelle. La voici : toujours le ligament est placé dans le corselet; une autre règle qui s'étend également à l'universalité des Conchifères réguliers, c'est
que les crochets sont toujours dirigés vers la lunule.
I Deshayes ne connaît aucune exception à cesdenx règles.
Il était nécessaire, après les observations précédentes I qui rétablissent des faits mal fondés, de rappeler les principes généraux qui en découlent et de les perfectionner.
Parmi les Donaces de Linné et de Lamarck , on en observe un certain nombre qui n’ont pas, comme les autres, une forme en coin. Elles sont plus équilatérales, subovales, et se rapprochent beaucoup de certaines Cylhérécs; elles n'ont pas d'ailleurs tous les caractères des Donaces; celles-ci doivent avoir deux dents latérales; celles-là n’en ont souvent qu’une, encore est-elle, comme dans les Cylhérécs. placée sous la lunule; c'est d’après ces considérations que Megerlc proposa son genre Cuneus . Trompé par la manière dont les caractères du genre sont exprimés , Deshayes avait d'abord pensé qu’il devait sc rapporter aux Cylhérées ( C. Cc- XEt’s); mais depuis, ayant examiné avec plus d'attention les indications de Megerle. il a reconnu son erreur et a rapporté le genre Cuneus à sa véritable place : deux motifs doivent empêcher d’admettre ce genre. Cependant le premier est le passage insensible que l’on remarque entre les Donaces les plus inéquilalérales et celles qui le sont le moins, ainsi que la disparition de la dent extérieure à mesure que l'on passe par des formes intermédiaires; le second. c’est que si les caractères tirés des animaux portent à penser que les Donaces devront peut-être se réunir aux Tellines, à plus forte raison un démembrement du genre, quelle que soit ensuite l’opinion que l’on se formera sur sa conservation ou sur sa réunion avec celles-ci. En voici les caractères distinctifs : animal semblable à celui des Tellines, conséquemment lamellipèdc et à siphons; coquille traitsverse, équivalve, inéquilatérale, à côté postérieur le plus souvent très-court et très-obtus. Deux dents cardinales, soit sur chaque valve, soit sur une seule; une I ou deux dents latérales plus ou moins écartées; ligament extérieur court. Blainville (Dict des Sc. nat.), à j l'occasion des Donaces. parle de deux ligaments dont le postérieur serait le plus fort et un autre antérieur plus faible. Puisque cette question se reproduit ici. c’est une occasion de la discuter et de faire voir ce que l'on doit entendre par ce ligament. Dans tous les Conchifères très -bâillants, dont les valves ne se touchent que par deux points de leur circonférence, la charnière et une parliedes bords inférieurs, comme cela se remarque dans quelques Solens, la plupart des Myes,des Luirai res et des (îlycimères . on remarque que la lunule, alors très- largement ouverte, est close pendant la vie de l'animal par une membrane décurrentc sur le bord et qui s’épaissit avec l’Age; cette membrane, desséchée, devient friable et ne se voit à cause de cela que très rai renient dans les individus des collections. A mesure que les bords se rapprochent et tendent à se loucher dans les genres voisins, la lunule devient aussi moins hàil- 1 lanle et la membrane moins nécessaire pour la fermer; j elle doit donc alors diminuer en proportion. C’est ainsi que dans les (ilyeiinères et les Lutraires on la voit dans son plus grand développement; elle diminue dans les I Solens et les Myes; elle est encore très -sensible dans
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1rs Tellines el quelques Maclres, el n’est plus que rudimentaire dans les Donaces, d'où l'apparence de deux ligaments, et finit par ne plus exister dans les genres «le la famille des Conques, dont les Donaces forment le terme intermédiaire. Ce serait donc à tort que Ton donnerait le nom de ligament à ce rudiment membraneux, puisqu'il n'a aucune des fonctions du ligament véritable, qu'il n'a aucune élasticité; il est seulement destiné à clore la lunule; cela est si vrai qu'il arrive souvent que celle membrane est naturellement partagée en deux pour laisser aux valves la faculté de s’ouvrir davantage. On peut diviser les Donaces en deux coupes naturelles; celles qui sont cunéiformes et celles qui sont vénériformes. Les Coquilles de cette seconde section comprendront le genre Cuneus de Mergerle.
j Coquilles cunéiformes.
Doxace fcbescexte. Donax pubcscent, L., p. 32G2, nu 2 ; Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 546. n® 2. La citation de la fig. r de la pl. 43 de Kumpli a été faite à tort, même avec le point de doute; il ifcti est point ainsi delà figure de Cliemnitz, Concbyl. T. vi, p. 251, t. 25, fig. 248, et de l'Encyclop. , pl. 200, fig. 1, a, b. Dans cette espèce le corselet est armé, comme dans la Cy- Uiérée épineuse, d'une rangée d'épines assez longues qui le bordent; la coquille est triangulaire, striée longitudinalement el Iame11eu8e, suivant la direction des bords, mais seulement vers la moitié antérieure. Celte Coquille rare, qui habite l'océan Indien, est violette en , dedans , surtout vers les crochets, grise ou d'un blanc cendré en dehors. Longueur, un pouce; largeur, un pouce el demi y compris les épines.
Doxace Hec-de flgte. Donax scortum , L., toc. cil., n° I; Lamk., toc. cit., n® 1; Cliemnitz, Concbyl. T. vi, lab. 25, fig. 242 à 247; Encycl., pl. 2G0, fig. 2, a, b, c. Elle se trouve comprise parmi les Tellines de Lister (Concbyl., lab. 377, n® 220). Celle-ci se reconnaît facilement, quoiqu'elle ait bien des rapports avec la précédente; mais elle est toujours plus grande, constamment dépourvue d'épine6 au corselet, l'angle postérieur plus allongé, plus en bec; comine dans l’espèce précédente, le bord postérieur est tronqué, mais plus obliquement; elle est striée longitudinalement el transversalement; les stries transversales sc relèvent en lames obtuses, qui s'atténuent postérieurement et diminuent en nombre antérieurement. La surface intérieure est violette, l'extérieure est d'un blanc grisâtre passant au violâtre vers les crochets. Longueur, un pouce el demi; sa largeur est de deux pouces et demi.
Doxace ridée. Donax rugosa , L., toc. cit., n® 3; Lamk., toc. cit., p. 540, n® 17; Chemnitz, Concbyl. T. vi, lab. 25, fig. 250; Encyclop., pl. 262, fig. 5, a. b. La synonymie de cette espèce, donnée par Gmelin dans la treizième édition du Systema Satura , parait tout à fait mal faite; c'est ainsi qu'il y rapporte le Pamet d'Adanson, qui est certainement une espèce distincte; qu’il cite la planche 375, fig. 210 de Lister, qui ne représente pas non plus le Donax rugosa; qu'il y rapporte encore les fig. 37 cl 38 de Bonnani (Récr., 2), qui paraîtraient plutôt avoir des rapports avec la Donace des Canards. Quant à la fig. l de la pl. 22 de d’Argenville, il est douteux qu'elle appartienne à l'espèce
qui nous occupe, mais au moins s’en rapproche-t-elle plus que les trois précédentes. Pourtant celte Donace ridée se reconnaît facilement. Elle est triangulaire, bombée, tronquée postérieurement; troncature cordiforme, striée longitudinalement; le reste de la surface est couvert de stries multipliées. Celte Coquille est blanche en dehors, d'un violet peu foncé en dedans; son bord est crénelé. On la trouve dans l'océan d’Amérique où elle est assez commune. Elle présente quelques variétés qui viennent des mers de la Nouvelle- Ilollande. Sa longueur est d’un pouce, et sa largeur d’un pouce el demi.
Doxace allongée. Donax etongnta , Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 550, n® 19; Lister, Concbyl. t. 375, fig. 216. C’est le Pamet d’Adanson (Voy. au Sénégal, tab. 18, fig. 1 ). Le Pamet, comme l’espèce précédente, est strié longitudinalement, mais les stries sont moins sensibles, son côté postérieur est tronqué, ce qui la rend triangulaire. Elle présente à l'extérieur deux larges bandes violettes ou d'un brun violâtre qui partent des crochets. Ce qui la distingue le mieux, c'est un espace du corselet au-dessous du ligament dont les stries sont chagrinées; elle présente les mêmes dimensions que la précédente. On la trouve surtout sur les côtes d’Afrique et dans l'océan Atlantique.
Doxace rinussÉE. Donax refusa, Lamk., Ann. du Mus. T. xii, pl. 41, fig. 1. Celte Coquille est cunéiforme, aplatie; sa section postérieure est presque perpendiculaire au bord supérieur; la surface extérieure est légèrement striée et présente un enfoncement sinueux, qui se voit depuis le crochet jusqu'au bord où il est marqué d’une manière très-sensible. Ses bords sont lisses; il y a deux dents cardinales; les dents latérales sont obsolètes. Lamarck l'indique de Parnes; on l'a recuellie à Valmondois, près l'IIe-Adam. Il y a des individus qui ont environ un pouce de largeur.
•J-J- Coquilles vénériformes.
Doxace a réseau. Donax Mcroe, Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 531, n° 22; t'enus Meroe, L., p. 3274, n° 22. C’est une des Tellines de Lister, Conchyl., t. 378, fig. 221; Encycl., pl. 261, fig. 1, a, b. Cette jolie Donace, qui est le Cuneus costatus de Megerle, se reconnaît à son aplatissement, à scs stries (ransverses, à son corselet très - enfoncé , nu fond duquel on aperçoit la suture qui est bâillante, à sa forme ovale, trigone, el enfin au joli réseau de couleur pourprée ou fauve sur son fond blanc; le bord inférieur est crénelé, son intérieur est violâtre; la dent latérale postérieure est rudimentaire dans les grands individus. Elle ne présente plus aucune trace du second ligament dont nous avons parlé précédemment. Cette Coquille, qui vient de la mer des Indes, a un pouce trois lignes de long sur un pouce neuf lignes de large.
Doxace oxdée. Donax scripta , Lamk., Anim. sans vert. T. v, p. 551, n® 25; Lister, Conchyl., lab. 379, fig. 222, et tab. 380, fig. 223; Chcran., Concbyl., 6, tab. 26, fig. 2GI à 265; Encycl., pl. 261, fig. 2,4. Quoi que celle-ci ait beaucoup de rapports avec la précédente, elle s'en distingue pourtant avec facilité; d'abord elle est constamment plus petite; elle n'a point de stries. Son bord est plus finement dentelé ; le corselet
jogle
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est moins enfoncé, la suture n'est point bâillante. La dent latérale postérieure n'existe pas; elle est d'un violet rosâtre en dedans , en dehors toute sa surface est couverte d'ondes ou de réticulations onduleuses d'un violet pourpré sur un fond blanc-grisâtre. On la trouve dans l'océan Indien où elle acquiert un pouce de long et un pouce quatre lignes de large.
DONACE. Donax. bot. Genre de Graminées , fondé par Palisot de Beauvois (Agrostographie, p. 77, tab. 15, 1 G et 19) aux dépens des genres Arundo , Poa et Featuca. Caractères : fleurs disposées en paniculcs composées; lépicène membraneuse, renfermant de trois à sept fleurs ; glume inférieure â trois soies donl l'intermédiaire est la plus longue; glume supérieure tronquée, échancréc ou bidenlée; écailles lancéolées, entières ou tronquées et frangées; ovaire velu au sommet ou glabre; style à deux branches; stigmates plumeux cl aspergilliformes; caryopse entière ou bicorne. Doxace roseau, Donax arundinaceua, Beauv.; Arundo Donax, L.; cette belle plante est cultivée dans les jardins, et elle y atteint jusqu'à dix pieds de hauteur. Elle est très commune en Provence où on en forme des clôtures naturelles.
DONACIALE. iot.l. Espèce du genre Cyrène.
DONAC1E. Donacia. ixs. Genre de Coléoptères létramères, établi par Fabricius aux dépens des Leptures de Linné, et rangé par Latreille dans la famille des Eupodes. Caractères : antennes filiformes, composées d’articles allongés et presque cylindriques; yeux sans échancrure bien sensible ; mandibules bifides; languette entière un peu échancréc; cuisses postérieures trèsgrandes. Les Donacics sont encore remarquables par leur télé nuancée, peu inclinée, supportant des yeux distincts, arrondis, et des antennes de onze articles, guère plus longues que le corps; la bouche offre des mâchoires bifides et quatre palpes: deux maxillaires et deux labiales, filiformes; le prolhorax est presque cylindrique; les élytres sont coriaces et recouvrent des ailes membraneuses; les tarses ont quatre articles dont les deux premiers triangulaires et le troisième très-sensibleinent bilobé. Les larves des Üonacies vivent particulièrement dans la racine des Glayeuls. L'Insecte parfait, dont le corps offre un éclat métallique, se trouve sur cette plante, et très -communément aussi sur le Roseau, l'Iris, la Sagittaire, le Nymphéa, et d’autres plantes aquatiques. Le genre est assez nombreux en espèces.
Doxacie crassipède. Donacia craasipea , Fabr., ou le Sleucorc doré de Geoffroy, et la Lepture aquatique de Degéer. Elle est très-commune sur les plantes aquatiques. Linné observe que la nymphe, enveloppée par une sorte de coque brune, se trouve sur la racine de la Pheltandrie.
Doxacie de la Sagittaire. Donacia Sagitlariœ, Fabr.; Oliv., Coléoptères, T. iv, n° 75, pl. 1, fig. 4. Elle est commune sur l'Iris aquatique et sur la Sagittaire. La Donacia collaria de Panzer ne parait en être qu'une variété.
DONACIER. moll. Animal des Donaces.
DONAC1LLE. Donacitla. moll. Nom donné par Lainarck à un genre de Coquille bivalve, qu’il a depuis
(Hist. natur. des Animaux sans vert.) nommé Amphidestne. y. ce mol.
DONACODF.. Dotwcodes, bot. Genre de la famille des Amomées, Monandrie Monogynie, institué par Blume ( Enum . Pl. Javœ , 54). Caractères : calice double, l’extérieur mince et trifide au sommet, l'intérieur coloré, pétaloïde, profondément divisé en quatre parties dont l'inférieure plus grande; filet de l'étamine très-court, arrondi, très-entier et se prolongeant au-dessus de l'anthère. Les cinq espèces de Donacodes , décrites par Blume, sont originaires des forêts de Java ; ce sont des plantes herbacées et vivaces, à racines charnues et épaisses. Les feuilles sont lancéolées, glabres, acuminées; les fleurs forment des épis ou des panicules, au sommet de la tige.
DONATIE. Donalia. bot. Genre delà Triandrie Trigynie, établi par Portier { Char ad. Gener. 5, lab. 5 ) et que Jussieu a placé, avec doute, parmi les Caryopbyllées. Ce genre, qui est éloigné maintenant de celte famille, puisque dans le Prodromus du professeur De Candolle il n'en est pas fait mention, était ainsi caractérisé : calice à trois divisions profondes ; neuf pétales entiers et quelquefois moins; trois styles.
Doxatie fasciciilaire, Donalia fascicularia. C’est une plante herbacée, à feuilles imbriquées, que Linné fils a rapportée au genre Polycarpon ; il en a fait son Polycarpua Magellanicum ; mais, selon Jussieu, elle diffère des Polycarpons par son port et le nombre de ses pétales. Elle croit à la Terre de Feu, où elle a été trouvée, formant d'épais gazons.
DONAX. moll. V. Doxace.
DONAX. bot. F. Doxace.
DON DIE. Dondia. bot. Genre de la famille des Ombcllifères et de la Pentandrie Digynie, L., formé par Sprengel aux dépens de V Astrantia de Linné, et ainsi caractérisé : ombelle ramassée en tête; involucre'à six folioles plus longues que l'ombelle; pétales entiers; fruits ovales, solides, à quatre côtes et à fossettes (valleculœ) convexes. Le Dondia Epipactis, Spreng.,ou Astranlia Epipactis , L., est l’unique espèce de ce genre. Cette plante, dont les feuilles radicales sont longuement pétiolées et palmées, les fleurs jaunes, portées par une hampe anguleuse, croit dans les Alpes de la Carniole et du Tyrol.
DONDISIA. bot. Necker appelait ainsi le genre Raphanislrunt de Tournefort. y. Rapbaxistrox.
DONIA. bot. Brown sous ce nom, et Cassini sous celui à" Aurélia, avaient établi un genre nouveau de la famille des Synantbérées. Le premier a cru depuis devoir le réunir au Grindelia; le second pense qu’il doit être conservé, quelque nom qu’on lui donne, y. Aurélia.
DONZELLE. rois. Espèce du genre Ophidie dont quelques auteurs ont voulu étendre le nom à tout le genre. C’est aussi une espèce de Labre de Rafiinesque. y. Labre et Ofbidie.
DOODIE. Doodia. bot. Genre de Fougères, établi par Brown ( Prodrotn . Flor. Nov.-Holl., p. 151), et ainsi caractérisé : capsules disposées en séries, ou quelquefois en doubles séries linéaires ou en forme de croissant, parallèles à la côte; involucre ou tégument plan,
intérieurement libre, naissant «l'une anastomose «le la , veine. Ce genre, dont son auteur indique l'affinité avec le tFooifumrdia, se compose d'espèces dont les frondes sont nombreuses, pinnées, à segments dentés , cl réunies par leur base. Brown en a décrit trois sous les noms de Doodia aspera, media et caudata. Celte dernière avait déjà été décrite par Cavanilles ( Demonst . 1808, n° C33) et par Swartz {Filic., 1 10} qui en avaient fait une Woodwardie. Elles habitent la Nouvelle Hollande, et principalement les environs du port Jackson.
DOItA. bot. F. Dm r mi.
DORADE, rois. Ce nom se donne à peu près indifféremment par les marins, aux Corvphœncs Hippurc et Doradon, mais plus particulièrement à ce dernier. F. Cor yphoen k. On a appelé Dorade Chinoise ou de la Chine le Cyprinu» au rata s , Dorade de Bauama le Labrus chrysops , L. , et Dorade de Plumier le Pomacanthe doré. F. Cyprin, CrRnilabre et Poxacanthe.
DOUA DI CLE. bot. Nom vulgaire des Fougères du | genre Asplénie. F. ce mot.
DORADON. pois. Espèce du genre Coryphœne.
DORÆNA. bot. F. Dorène.
DORAS, pois. Genre formé par Lacépède et conservé par Cuvier comme un sous-genre parmi les Silures. F. ce mot.
DORAT DE LA MER DU SUD. pots. Synonyme de Coryphœne Clirvsure.
DORATIUM. bot. Synonyme de Curlisic.
DOUCACÈRE. Dorcaccru». ixs. Coléoptères télramères; Dejean a formé ce genre dans la famille des Longicornes,et lui a donné pour caractères principaux : une tête verticale, grande, presque aussi large que le corselet mesuré dans son plus grand diamètre transversal, plane, et très-velue en devant ; antennes trèsécarlées, sélacées. un peu épineuses à l'extrémité des articles ; corselet tubcrculé , muni de deux courtes épines de chaque côté. Le type de ce genre est le DorcacIri barbu, Dorcaceru» barbatus, Ce ram bis barbatu» , Oliv. Le corps a plus d'un pouce et les antennes près du double; elles sont rougeâtres, avec ('extrémité des articles d'un noir bleuâtre; la tète est noire et le duvet d'un fauve pâle; le corselet et les élylres sont d'un noir bleuâtre, luisant, avec le bord postérieur du premier, et partie de la suture des autres d‘un jaune fauve de même que les tarses; le reste des pattes est noir. On le trouve au Brésil.
DORCADION. bot. Synonyme de Diclamneet deGouet Serpentaire. F. ces mots. Le genre nommé Dorcadion j par Adansnn, est le Potytrichum urnigerum des au- I leurs modernes. F. Polttric.
DORCADION. Dorcadium. ns. Genre de Coléoptères ! titra im-res, établi par Dalinan, dans la famille des Lon- j girornes, aux dépens des Lamies de Fabricius et adopté par Dejean, ainsi que par la plupart des entomologistes. Caractères : tête verticale; palpes filiformes, avec le dernier article ovalaire; lobe extérieur des mâchoires un peu rétréci au bout, et se courbant sur la division interne; antennes plus courtes que le corps, composées d’articles en cône renversé, ce qui les fait paraître noduleuses; corselet ordinairement épineux; corps ovalaire ou presque triangulaire, l.cs Dorcadions sont assez
communs en Europe, sur les végétaux qui croissent dans les terrains calcaires ou analogue»; Dejean en a reconnu une trentaine d'espèces, parmi lesquelles nous uou» bornerons à décrire la suivante :
Dorcadion cendre. Dorcadium fuliginator ; Ccrambix fnliginator, L., Fab., Oliv., x, 21. Il est noir ou brun, avec les élytres cendrées, rayées par trois rangées longitudinales d 'écailles blanches : l'une le long de la suture, une seconde le long du bord extérieur et la troisième intermédiaire, mais ne s'étendant pas jusqu'à la pointe, ce qui la rend moins longue que les deux autres. Taille, six lignes. On le trouve dans toute l'Europe. Les Dorcadium tnorio, fultum , atrum , bili nealuin , rufi/tes, decipien s, lineatum, etc., sont par liculièrcmeul propres au centre de T Allemagne, tandis que dans les régions méridionales de l'Europe habitent de préférence les Dorcadium neapolitanum , sutcatum , murinum, nigrum, albican» , hispanicum , etc.
DORCAS. ■ am. Synonyme de Chevreuil. F. Cerf. On croit qu'Elien a voulu désigner le Kével sous ce nom. F. Antilope.
DORCASOME. Dorcasomus. ins. Coléoptères lélramères; genre de la famille des Longicornes. établi par Dejean qui lui assigne pour caractères : antennes glabres, atteignant tout au plus la moitié de la longueur du corps, composées de onze articles dont le premier gros, en cône renversé, le second très-petit, cyathiforme, les troisième et quatrième égaux, assez courts, en cône renversé, les suivants dilatés en dents de scie au côté interne : dans les mâles, le onzième article est plus long que le précédent, linéaire, muni d'une petite dent vers son extrémité, simulant un douzième article; tète sillonnée entre les antennes; les quatre palpes égales, avec leur article terminal court et cylindrique ; mandibules courtes, arrondies extérieurement, sans dent interne, pointues au bout ; corselet cylindrique, uniépineux latéralement, inégal en dessus, ayant deux sillons transversaux, profonds : l'un près du bord postérieur, l’autre vers l'antérieur; écusson presque ovale, arrondi postérieurement, avec un léger enfoncement dans son milieu ; élylres linéaires, parallèles, arrondies et mutiques à leur extrémité; corps glabre; abdomen soyeux en dissous; pattes égales et de moyenne Ion gueur. La seule espèce qu’offre ce genre, Dorcasomus ebutinus, Dej., Ceratnbyx ebulinus . Fab., appartient au cap de Bonne-Espérance ; elle a les antennes noires ; la télé d'un unir bleuâtre, limant ainsi que le corselet qui a de chaque côté une épine; les élylres sont lestacées. Taille, onze lignes.
DORc ATOME. Dorcatoma. ins. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Serricornes. tribu des Ptiniorcs, fondé par Herhst. et ayant pour caractères : antennes composées de neuf articles, dont les trois derniers, beaucoup plus grands, semblent former une massue en scie ou même peclinée. Ces Insectes ressemblent sous plusieurs rapports aux V rillettes, mais outre que leur corps est plus arrondi . ils s'en distinguent par les caractères <|ui viennent d'étre mentionnés. On peut considérer comme servant de type au genre La Dorcatoxe de Dresde, Dorcatoma Ürcsdcnsts ,
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Ilerbsl ( Coléop., t. iv. p. 50, fig. 8); Panzcr ( Faun. Ins. Germ. fasc. 20, pl. 10 ). On la trouve en Suède, Rejean (p. 40) en mentionne quatre antres désignées par les noms de Docistœ , Schoonh.. Hubens. Seh., Zusmchausense , Sirum; Museorum , Dejcan. Les trois premières sont originaires de l'Allemagne ; la quatrième a été rapportée de Cayenne.
DORÉ. pois. V. Zfc*.
Ce nom a été donné aussi par Bloch, à un Cyprin du sous-genre Tanche.
DORÉ-LE-COQ. pois. Nom vulgaire du Zeus y orner.
y. zti.
DORÉE. Doreus. rois. Cuvier a établi ce genre d’Acanlhoplérygiens , de la famille des Scombéroides à dorsale unique et à dents en velours , aux dépens du genre Zeus de Linné. Caractères : corps très-comprimé de même que la queue; partie épineuse de la dorsale, séparée de la portion molle par une forte échancrure; la même disposition se fait remarquer à l'anale; des écailles saillantes ou épineuses garnissent les hases des nageoires verticales et le dessous de l’abdomen, entre les ventrales et l'anus où les écailles sont fort petites; point d’aiguillon au-devant des nageoires anale et dorsale. On connaît une espèce de ce genre , dans la Méditerranée, d'où elle passe quelquefois dans l'Océan. C’est le Dores roRGSROR , Doreus faber ; Zeus faber, L. ; connu vulgairement sous le nom de Poisson St.- Pierre; ce Poisson offre des reflets métalliques, sur un fond grisâtre et jaunâtre; de chaque côté, vers la partie antérieure du dos, est une tache noire, arrondie; sa longueur est de quinze à dix-huit pouces; les huit premiers rayons de la dorsale se terminent en de très-longs filets nus. courbés élégamment en arrière, a. 7, d. 10-12, p. 12, v. 0, a. 5-21, c. 15. Ce Poisson est un bon comestible.
DORELLA. bot. Synonyme de Caméline.
DOIt ELLE. bot. L’un des noms vulgaires du Chrysocoma Linosyris. V. Chrysocoie.
DORÊME. Dorema. bot. Genre de la famille des Orabellifères, établi par Don qui lui assigne pour caractères : disque épigyne, cyathiforme; akènes comprimés et marginés, avec trois côtes intermédiaires, distinctes et filiformes; vallécules à une bande; commissure à quatre bandes. Le Dorèsk ammoniaque, Dorema am- Moniacum, est une plante herbacée, robuste, ayant l'aspect du Panais opopanax; ses feuilles sont amples, subbipiniiées; l'ombelle est prolifère, un peu rameuse, composée d'ombcl lu les globuleuses, légèrement pédonculées; les fleurs sous sessiles et laineuses. La découverte de celte plante a fixé les incertitudes sur l'origine de la substance médicamenteuse connue de temps immémorial sous le nom de Gomme ammoniaque; la plante a été trouvée dans un district de la Perse, par le colonel Wright qui l'offrit à la Société Linnécunede Londres. L'échantillon était couvert de larmes résineuses, possédant tous les caractères de la Gomme ammoniaque, et celle circonstance suffirait pour lever tous les doutes, si, en outre. Don n'avait soigneusement comparé la plante qu’on lui a remise , avec les fruits 1 et les fragments de fleurs que l'on trouve mêlés à la Gomme ammoniaque du commerce, et qu'il a reconnus
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parfaitement identiques. Dioscoride fait dériver le nont d'Ammoniacum , d’Ammon, province de la Lihie où était situé un temple dédié à Jupiter et près duquel croissait, dit on, la plante qui produisait la Gomme en question. Mais il est certain aujourd'hui que celle Gomme vient de la Perse et non de l'Afrique. Il se pourrait encore que le nom d ' A mmoniacum ou Armoniacutn fût dérivé d'Armeniacum , tout aussi bien que d'Amtnon ou Ifainmon qui est la véritable étymologie Jovicnne. Fischer a découvert, dans les plaines désertes de l’Arménie, une autre espèce de Doremay qu'il a appelée glabra , parce qu'en effet toute la plante est très -glabre, avec la lige très -rameuse, écailleuse, â feuilles subtripinnées, dont les segments sont trifides ou pinnatifides, oblongs et très-entiers; les autres caractères spécifiques diffèrent peu de ceux du Dorema ammontacum.
DOKÉNE. Dorœna. bot. Genre encore peu connu, établi par Thunberg pour un arbrisseau originaire du Japon, et appartenant à la Pentandrie Monogynie. Le Dorèrk dv Japon , Dorana Japonica , Thunberg, Flor. Japon. 84, a cinq ou six pieds de hauteur; ses feuilles sont alternes, pétiolées, petites, oblongues. aigues, glabres. Ses fleurs sont petites, blanchâtres, et constituent des grappes axillaires et courtes. Elles se composent d’un calice à cinq divisions concaves; d'une corolle monopélale, rotacée, à cinq lobes obtus; de cinq étamines, dont les anthères sont presque sessiles. L'ovaire est libre, surmonté d'un style sim pie, que termine un stigmate échancré. Le fruit est une capsule ovoïde, de la grosseur d'un grain de Poivre, à une seule loge, contenant un grand nombre de graines.
DORIDE. Doris. moi l. Ce genre, dont on doit la connaissance à Bohadscb (Anim. mar.t t. 5, fig. 5), sous le nom d'Argo, fut adopté par Linné, sous celui de Doris, et ce législateur y réunit tous les Mollusques marins, nus, qui rampent au moyen d'un disque ou d'un pied charnu placé sous le ventre. Il sentit cependant que le genre Doridc ne pouvait les admettre tous, puis qu'ils présentaient des caractères variables, ce qui lui fit créer les genres Scyl/èe, Tritonie et Thctis. Bruguière, conduit comme Linné par la considération de la place qu'occupe l’organe de la respiration, en sépara encore quelques espèces, pour former le genre Caroline ; et enfin Cuvier, se fondant sur les mêmes caractères que scs prédécesseurs, proposa encore les genres Eolidc et Tergipes. Linné plaça le genre Doridc parmi les Mollusca pterolrachea7 dont le corps est percé d'une ouverture latérale. Les Limaces et les Doris sc trouvèrent dans la même famille. Bruguière suivit â peu près l'ordre de Linné ; il changea les familles en les fondant sur l'absence ou la présence de deux tentacules; c'est ainsi que les Laplysies, les Dorides et les Limaces furent encore en contact. Lamarck, dans le Système des Animaux sans vertèbres, 1801. après avoir séparé les Mollusques céphalés nus en deux ordres, plaça les Dorides encore avec les Limaces, parmi ceux qui rampent sur le ventre. Il est étonnant que jusqu'alors on n’ait pas senti qu'un animal qui vit dans l’air, et qui le respire, devait essentiellement différer de