‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 105 sur 116 · DUR · texte numérisé non relu

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relui qui respire dans l'eau. Cuvier fut le premier qui, dans les Annales du Muséum, éloigna, sur des caractères évidents, les Dorides et les Laptysies des Limaces. Lamarrk lui-méme, rectifiant ses idées d'après les faits exposés par Cuvier, sentit que ces animaux étaient trop différents pour rester désormais voisins. Voici les caractères que les zoologistes donnent à ce genre : corps rampant, nageant quelquefois, oblong. tantôt planulé, tantôt convexe ou suliprismatique, bordé tout autour d'une membrane qui s'étend jusqu'au dessus de la tête; bouche antérieure et en dessous, ayant la forme d'une trompe; quaire tentacules -.deux placés antérieurement sur le corps, rentrant chacun dans line fossette ou une sorte de calice; deux autres situés près de la bouche; anus vers le bas du dos, entouré par les branchies, qui sont saillantes, laciniées, frangées; ouverture pour la génération située au côté droit. Le dos des Dorides est presque toujours chargé de tubercules plus ou moins gros; à la partie antérieure on aperçoit deux cavités destinées à contenir les tentacules antérieurs. Ces tentacules, variables dans leur forme, sont quelquefois composés d’une série de petits globules que fiohadsch avait pris pour autant d'yeux, d'où le nom d’Argo qu'il avait proposé ; mais le plus souvent ce sont de petites lamelles semblables des deux côtés; les deux autres tentacules sont coniques, placés en avant, sous le rebord du manteau, sur les parties latérales de la bouclie; elle est formée d’une petite trompe contractile dans l’intérieur de laquelle se trouve une petite langue cartilagineuse, munie de petits crochets; l’œsophage est assez long, replié sur lui-méme; il entre dans l'estomac non loin du pylore ; l’estomac est membraneux . presque entièrement enveloppé par un foie très-volumineux , lobé, qui verse dans son intérieur, par plusieurs ouvertures, une quantité notable de bile; le canal intestinal est court, se dirigeant vers l’anus qui s'ouvre à la partie supérieure du corps, ati milieu du disque branchial. Les Dorides sont hermaphrodites; elles ont un double accouplement réciproque. Un ovaire contenu dans le foie, lin oviducte qui s'élargit en forme de matrice , voilà les organes générateurs femelles; un gros testicule, un canal différent, une verge fort longue, repliée sur ellemême, qui sort peu en arrière du vagin, voilà les organes générateurs mâles; une sorte de vessie qui s'adosse à la matrice, et qui y aboutit, est un organe sur l’usage duquel on n’a aucune donnée. Les organes de la respiration ou branchies, placés comme nous l'avons dit précédemment, se composent d’arbuscules de formes diverses, de nombre variable, mais toujours symétriques, quelquefois nus à l'extérieur, d’autres fois cachés dans une poche qui a une ouverture extérieure arrondie. Ces branchies, comme tous les organes destinés à la respiration . sont composées de deux ordres de vaisseaux ; les veines pulmonaires aboutissent à une oreillette qui verse le sang dans un cœur en forme de croissant, situé près de l’anus; il donne naissance ù deux aortes. Les Dorides sont marines; elles habitent à diverses profondeurs, et surtout dans les lieux où il y a beaucoup de Varecs, dont elles paraissent faire leur nourriture. Cuvier a disposé les espèces d'après la forme du corps.

I Corps tubprismatique , le vtanteau débordant à jteine le pied.

Doride a bords notas. Dori» atrotnarginata, Cuv.,

I Ann. du Mus. T. iv. p. 475. pl. 2. fig. 0; Doride caudale, Lamarck, Anim. sans vert. T. vi, I" part., p. 515.

| n° 15. Le corps est allongé, suhprismalique. le dos , élevé et marqué postérieurement d'une ligne d'un trèsbeau noir; le corps est terminé postérieurement par : une pointe aigue ou une sorte de queue, j -J-j- Corps subhémisphérique débordant le pied.

Doride verriqieise. Dorit rerrucosa , L.. p. 3105, n« 1 ; Lamarck. Anim. sans vert. T. vi,1re part., p. 311, n° 3; Cuvier, Ann. du Mus. T. iv, p. 407, pl. 1, fig. 4, 5, C. Le corps est ovale, oblong, convexe, chargé de tubercules hémisphériques, saillants, lisses, dont les ! plus gros sont à la partie la plus élevée du dos; les i tentacules supérieurs sont placés entre deux feuillets ' charnus, et non dans une cavité cyalbiforme comme dans la plupart des espèces. Longueur, un pouce. On | la trouvent l'Ile-de-France.

Corps comprimé f le manteau dépassant beaucoup le pied.

Doride A rocs. Doris Argus , Latnk., Anim. sans vert. T. vi, 1» part., p. 310, n° 2; Doris Argo , L., Gmel., p. 5107, n° 1; Argo , Bohadsch, Anim. mar.f p. G5, lab. R, fig. 4, 5; Encycl., pl. 82, fig. 18. 19. C’est une des espèces le plus anciennement connues, i cl que distinguent suffisamment la forme et la dispo- J silion de ses tentacules. En effet, ils présentent ce caj ractèrc singulier d'ètre formés d'une série de petits ; globules posés sur un pédicule ; son corps est ovale, oblong, déprimé, lisse, écarlate en dessus, bleuâtre en dessous; les branchies sont découpées au nombre de | six ou huilarbusctilcs. dans deux troncs latéraux; elles peuvent rentrer dans la cavité branchiale à la volonté de l'animal. Longueur, trois pouces et demi; largeur, deux pouces; épaisseur, six lignes. Elle vient des mers ; de Naples.

DOKIliIKR. Doridium. molî.. Ce genre, établi par Meckel pour les Acérés proprement dites de Cuvier, ne comprend du genre Acère ou des Bulléens de Lamarck I que les seuls animaux dépourvus de coquille, quoique leur manteau en ail la forme. F. Bcllêexs et Acère.

DOHIE. Doria. rot. Adanson avait adopté ce mot, d'après Gesner, pour désigner le genre noininé Soti- | dago par Linné et par d'autres Ixilanistes modernes. D'un autre côté. Dillen, dans son Hortus EIthatnensisf avait formé un genre Doria avec les Séneçons, dont le nombre des fleurons n'était que de cinq ou six, caractère qui n'a pas paru suffisant à Linné; et en conséquence ce genre a été réuni à celui des Séneçons. Or, la dénomination Doria étant devenue libre, Lesson l'a I appliquée à un démembrement dn genre OUionna de Linné, qui lui a offert les caractères suivants : cala- Ihidc radiée; disque nrultiflore, réguiariflorc . raasculiflore; couronne unisériée. liguliflore, féminiflore;

! péricline cylindracé, inférieur, égal, ou supérieur aux fleurs du disque, formé de squammes unisériées. égales,

| appliquées, contiguës; clinanllie planiuscule, convexe, pointillé, â réseau papillé. presque fimbrillé; fleurs de * la couronne tubuleuses, tronquées, plus courtes que

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l’involucre, non prolongées en languettes, ce «fui conséquemment prive le capitule de rayons; ovaires courts, épais et cylindracés ; aigrette longue, droite, composée de plusieurs rangées d*écailles striées et d'inégale longueur. Ce genre se compose d'une trentaine d'espèces que De Candolle, au fl*” volume de son Prodomus, page4G9, répartit en deux groupes suivant qu'elles ont la lige frutescente ou herbacée.

DORINE. Chrysosplenium. bot. Vulgairement Saxifrage dorée. Genre de la famille des Saxifragécs et de la Décandrie Digynie, établi par Tourneforl. Caractères : calice adhérent à l'ovaire, un peu coloré et à quatre ou cinq divisions inégales et persistantes; corolle nulle; huit ou dix étamines courtes; deux styles et deux stigmates; capsule uniloculaire, bivalve et surmontée de deux pointes, contenant un grand nombre de graines insérées au fond de cette capsule. Ces caractères sont aussi ceux du genre Saxifraga , à l'exception de la corolle absente ici, et toujours présente dans les Saxifrages; un port assez particulier nécessite en outre leur séparation. On ne connaît , dans ce genre, que deux espèces : elles croissent dans les lieux humides et couverts de l'Europe tempérée.

Dorme a feuilles opposées. Chrysosplenium oppositi folium, L. Tiges grêles, hautes de quatre à cinq pouces, un peu rameuses et portant des feuilles opposées, pétiolées. arrondies et un peu crénelées sur leurs bords. Ses (leurs sont jaunâtres, munies de bractées à leur base cl portées sur de très-courts pédoncules. Europe. Il ne faut pas le confondre avec le Chrysosplenium oppositifolium de Waller, qui est V Kriogonum tomenlosum de Michaux, ou plutôt de Richard.

Dorme a feu lies altebxks. Chrysosplenium allerni folium , b. Elle ressemble beaucoup à la précédenle, mais en diffère surtout, comme son nom spécifique l'indique, par ses feuilles alternes. Il est à remarquer que cette plante préfère les endroits montiieux, tandis que l'autre espèce s'accommode des lieux bas et boisés; celle-ci se trouve par exemple sur le penchant des côteaux dans toute la France centrale et occidentale, et n'a pas été rencontrée dans les Alpes où. par opposition, le Chrysosplenium allernifolium est fort commun. Dans l’une et l'autre espèce, la plupart des fleurs ont toutes leurs parties eu nombre quaternaire ou multiple de quatre; la Heur centrale seulement a cinq divisions, tant à la corolle qu’au calice, et dix étamines; ce qui a fait placerjc genre dans la Décandrie du système sexuel.

DORIPIIORI S. pois. F. Olece-ride.

DORIPPE. Dorippe. crise. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Bracbyures, section des Notnpodes, établi par Fabricius et adopté par Latreille qui lui donne pour caractères : lest en forme de cœur renversé, aplati, largement tronqué en devant; yeux insérés à son extrémité antérieure et latérale, et |>ortés chacun sur un pédicule presque cylindrique, courbe, et qui s'étend obliquement jusqu'à l’angle antérieur; second article des pieds-mâchoires extérieurs, étroit, allongé, allant en pointe; les deux serres courbes, les quatre pieds suivants longs, étendus, comprimés, terminés par un tarse allongé et pointu; ceux de la troisième paire les plus longs de tous; les quatre derniers insérés sur le dos, i

t petits, rejetés sur les côtés , et terminés par deux articles plus courts que les précédents , et dont le dernier crochet forme avec l'autre une sorte de griffe ou de pince; les antennes latérales ou extérieures, assez ton- : gués, sélacées, insérées au-dessus des intermédiaires;

I celles-ci pliées, mais ne se logeant pas entièrement j dans les cavités propres à les recevoir. Les Dorippes, de même que tous les Nolopodes, offrent une particularité très remarquable : leur carapace, étant tronquée postérieurement, ne recouvre plus les dernières pattes, ce qui permet à celles-ci de se recourber à la partie supérieure, comme si elles étaient insérées sur le dos. Ce genre se distingue des Ranines par les pieds terminés tous en pointe; il diffère aussi des Dromics par un lest déprimé, offrant des impressions et des bosselures correspondant exactement, suivant l'observation curieuse de Dcsmaresl, aux parties molles qu’il recouvre. Les accidents de la carapace représentent quelquefois, d'une manière grossière, une sorte de masque ou de figure humaine. Enfin les Dorippes s'éloignent des Iloinoles par les quatre pieds postérieurs relevés sur le dos. Ce dernier caractère et plusieurs autres ayant échappé à Risso, cel observateur semble avoir confondu les llomoles avec les Dorippes. Celles-ci sont encore caractérisées, suivant l'observation de Uesmaresl, par deux grandes ouvertures obliques, ciliées sur leurs bords, communiquant avec les cavités branchiales, et situées en dessous du test, l'une à droite, l’autre à gauche de la bouche.

Les mœurs de ces Crustacés sont peu connues : ils se tiennent à de grandes profondeurs dans les mers; la disposition de leurs pieds donne à penser qu'ils s'emparent de divers corps étrangers, et qu’ils les placent sur leur dos eu manière de bouclier, pour se soustraire à la vue de leurs ennemis et tromper leur proie. On connaît plusieurs espèces propres à ce genre, entre lesquelles : Dorippe lamelle, Dorippe lanala , Latr. ; Cancer loua ht s, L.. connue vulgairement sous le nom de Facchino. On la Irouve dans la mer Adriatique et dans la Méditerranée. Dorippe \oisixi, Dorippe affinis Desmar. Cette espèce, figurée par Herhst (pl. Il, f. 67)* se rencontre dans la mer Adriatique. Dorippe aqcatre dexts, Dorippe quadrillais , Fabr., Cancer Fascone d'Iierbsl (pl. 11, fig. 70). Elle habite tes Indes-Orientales.

Quant à la Dorippe Cuvier et à la Dorippe épineuse de Risso, elles appartiennent, suivant Latreille, au genre llomolc. On ne connaît qu’une seule espèce fossile, la Dorippe de Risso, Dorippe Rissoana de Des. marest (Histoire desCrust. foss., p. 119). Ce Crustacé parait très -voisin d’une espèce du même genre, Dorippe nodosa , rapportée de la Nouvelle- Hollande par I Péron. Desinarcsl semble même croire qu’elle pourrait J bien ne pas être fossile.

DORIS. rot. Syn. de Lconiice Chrysogonum , L. Dodoens donnait ce nom à YOnosma echioidcs.

DORITIDE. Doritis. ms. Fabricius a établi, sous ce nom, un genre de Lépidoptères diurnes, qui est entré dans le genre Parnassien de la famille des Papilionides de Latreille. F. Parxassiexs.

DORITIDE. Dorilis . bot. Lindley a établi, sous ce

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nom. dniis la famille des Orchidées, et dans la Gynan- . drie Monandric de Linné, un genre nouveau, qu’il a [ ainsi caraclérisé : périgone étalé, avec les sépales latéraux un peu obliques à la hase qui est soudée au gynoslème par un long prolongement en forme de pied; le sépale intermédiaire est un peu plus large, obtus et en tout conforme aux pétales ; le lahelle est articulé au gynoslème par un appendice onguiculé, à bords recourbés ; son limbe est divisé en trois lobes ayant chacun une ligne médiane, plus élevée; le gynoslème est ailé sur ses bords, avec une sorte de bec élancé; l’anthère est ovale, acuminée, renfermant deux masses polliniques bilobécs postérieurement; la caudicule est stibnite, allongée, et la glandulc petite cl ovale. Les plantes de ce genre appartiennent à l'Inde; elles sont épiphytex. herbacées, munies d'une lige qui s’élève du rhizome; cette tige est entourée de quelques feuilles distiques, et couronnée d’épis axillaires, composés d'un grand nombre de fleurs agglomérées et serrées.

DORKADION. bot. E. Dorcaoiox.

DORM.VN. pois. Synonyme vulgaire de Torpille.

DORMEUR, rois. Espèce du genre Éléotris.

DORMEUSE, eor. Synonyme vulgaire d’Uyoseride.

DOKMILLE. pois. Synonyme de Cobitite.

DQROBÉE. Dorobtea. bot. Genre de lafamille des Synanlhérécs, tribu des Sénécionides, proposé par Cassini pour le Scnecio pimpinellæfolius , Kunlh, et les autres espèces analogues. Ce genre se distingue de l 'Aspelina par ses ovaires glabres et sa couronne mulliflnre; des Eriolrix et Culcitium , par sa calathide radiée; des Grammarlhron et Doronicum, par son péricline, qui, d'après la figure et les descriptions, semble être formé de squaminespaucisériécs, irrégulièrement imbriquées, très inégales, les extérieures étant beaucoup plus courtes que les intérieures.

DORONIC. Doronicum. bot. Genre de la famille des Synanlhérées et de la Syngénésie superflue, Linné. Caractères : involucre composé de folioles égales, appliquées, lancéolées et disposées sur deux rangs; capitule radié, formé de fleurons nombreux et hermaphrodites, cl d'une couronne de fleurs en languettes et femelle; réceptacle conique, hérissé d’appendices filiformes, si courts qu’on ne les avait pas remarqués avant Cassini; akènes des Relirons du disque surmontés d'aigrettes formées de soies plumeuses; akènes des demi-fleurons sans aigrettes. Ce genre, fondé par Tournefort, fut adopté par Linné,. Jussieu, Lamarck, et généralement par tous les botanistes modernes, mais on ne fut pas bien d’accord sur l'association des plantes qui devaient le constituer. Les uns, et entre autres Lamarck et Desfontaines, réunissent les genres Doronicum et Arnica de Linné; d'autres, tout en signalant la grande affinité de ces deux genres, continuèrent néanmoins de les distinguer. Le genre Doronicum, selon les premiers, doit renfermer plusieurs espèces d' Arnica qui, d'après Cassiui, formeront de nouveaux genres. Cet auteur, après avoir reconnu que legenre /fm/ca était composéde plantes hétérogènes, a proposé pour type VA mica montana et ne lui a trouvé aucune analogie avec les Doronics, tandis qu’il a reconnu celle de V Arnica scorpioides, dont il a fait le type du nouveau genre Grammarlhron.

1 II serait superflu d'exposer ici l’ordre qu'il a établi dans I les deux groupes de plantes connues jusqu'à ce jour sous les noms de Doronicum et d% Arnica, ni d’examiner s’il était absolument nécessaire de former des genres distincts avec des plantes dont les rapports de structure et de faciès sont si frappants et si généraux ; il suffira de dire que les Doronics, dans la classification de Cassini, occupent une place parmi les Altérées, près des genres Bellis cl Bellidiastrum , tandis que les Arnica appartiennent aux Hélianthées-Tagétinées. Cassini, ayant fait rentrer le Doronicum nudicaule de Michaux dans son genre Grammarlhron, ne compte parmi les Doronics que cinq espèces qui sont des plantes herbacées indigènes des montagnes de l'Europe. La France eh nourrit quatre, savoir : trois dans les Alpes et les Pyrénées, et la quatrième dans les bois montueux de l'intérieur. Cette dernière est commune dans quelques lieux des environs de Paris, et notamment à Saint- Germain.

Doroxic a veuilles dePlaxtain. Doronicum plantagineum, L. Il est glabre dans toutes scs parties; il a une tige simple, terminée par un seul capitule de fleurs d’un jaune pâle. Ses feuilles radicales sont ovales oblongues, dentées et anguleuses; les caulinaires sont sessiles. ovales, et les supérieures quelquefois lancéolées.

Doroxic sort-acx-Paxtbêrks. Doronicum parda- Hanches , L. Il est tout hérissé de poils; sa racine est rampante et fibreuse; sa lige droite, simple, excepté vers le sommet où elle se divise en trois ou quatre rameaux terminés chacun par un capitule assez grand et de couleur jaune; les feuilles sont dentées, et les radicales embrassent la lige par un appendice foliacé. Pyrénées.

DOROS. Doros. ixs. Genre de Diptères, établi par Meigen, dans la famille des Syrphées. Caractères : tète obtiisémcnl conique; trompe épaisse; soies maxillaires et palpes atteignant à peine le sixième de la longueur de la lèvre supérieure; épistome convexe, à proéminence au milieu; bord postérieur de la bouche peu ou point saillant; front proéminent dans les mâles, large en avant et fort étroit postérieurement, dans les femelles; antennes insérées sur la saillie du front, assez écartées l'une de l'autre à la base; troisième article orbiculairc; style inséré près de la base, pubescent; yeux nus; thorax bordé latéralement; abdomen plus ou moins rétréci à sa base; pieds grêles; ailerons petits et doubles; balanciers découverts; cellule sous marginale des ailes droite; première postérieure émettant, ainsi que la troisième discoïdale, une nervure terminale. Le genre Doros, fondé pour le Milcsia conopsea de Fabricius, ou le Musca conopsoides de Linné, a été l'objet de bien des incertitudes de la part des entomologistes qui. pour la plupart, ne jugeaient point nécessaire de le raaiu- ^ tenir, eL voulaient le réunir aux Syrphes de son auteur. Latreillecl Macquart en oui jugé autrement, et ce dernier a même trouvé à enrichir le genre de deux espèces. Ces Insectes sont ornés de couleurs plus vives que celles des Syrphes; ils ont, à cause de cela, une certaine ressemblance avec les Guêpes; aussi éprouve t on d’abord une sorte de répugnance à les saisir.

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Doros cosorsuÏDE. Doro» conopseus, Meig. ; Syrphu» coneopsus, Fab., Mant.2,538; Lalr.,Gen. 4, 325 j Syrphus coarc tains, Panz., Faun. G. 45, 22; Mitesia conupsea, Fab., Syst. Antl. 195,20; Mulioconeopsvs , Fab., Ent. Syst. Suppl. 559, 6; Buccha coneopsn , St.-Farg., Encyc. 10, 521. Noir; abdomen à deuxième segment long et étroit ; quatre bandes jaunes : la première arquée, interrompue; ailes â bord extérieur testacé. Taille, sept lignes. Europe.

Doros agréable. Doros festicus; Syrphus festicus, Fab. Noir; abdomen à quatre bandes jaunes, égales, interrompues; ailes sans taches; bord extérieur brunâtre. Taille, six lignes. Europe.

Doros orné. Doros ornatus ; Syrphus ornât us, Meig. Noir; abdomen à quatre bandes jaunes, inégales, interrompues; ailes à tache marginale obscure. Taille, cinq à six lignes. Europe.

DOKOTHËE. ms. Espèce du genre Agrion.

DORQUE. ia». Synonyme d'Orque. y. Dauphin.

DORSAL. Dorsatis. zool. et bot. Adjectif qui s'applique spécialement à l'insertion d'un organe quelconque sur le dos de l'animal, ou sur le revers des parties de la plante. Dans les fleurs de l'Avoine, on dit que l'aréte de la spathelle est Dorsale; les Fougères sont quelquefois nommées dorsifères à cause de la position de leurs sporules. Divers Sauriens portent des crêtes Dorsales; les Poissons sont souvent munis d'une à trois nageoires que leur insertion fait simplement nommer Dorsales.

DORSCH. pois. Syn. vulgaire de Gadus Callarias.

y. G A DE.

DORS1 1> R A N C 11 ES. Du rsibra nchia . arrél. Deuxième ordre de la classe des Annélides , établi par Cuvier ( Règn. Anim. T. u, p. 523), et comprenant des espèces qui ont leurs organes et surtout leurs branchies, distribués à peu près également le long de tout le corps ou au moins de sa partie moyenne. Cuvier divise ce genre en deux groupes ou familles : ceux dont la bouche est armée de mâchoires, tel est le genre Néréide de Linné, et ceux dont la bouche en est privée, tel est le genre Aphrodite du même auteur,

DORSIFÈRES. bot. y. Dorsal.

DORSTÉNIE. Dorslenia. bot. Genre de plantes de la famille naturelle des Urlicées, voisin des Figuiers, et que l'on reconnaît aux caractères suivants . ses Heurs sont monoïques, portées sur un réceptacle plan, ouvert, dilaté, légèrement concave; chaque fleur est enfoncée dans un alvéole, très-creux pour les fleurs femelles, presque superficiel pour les fleurs mâles; les l>ords de ces alvéoles sont irrégulièrement découpés et paraissent formés de folioles sondées entre elles ; les fleurs mâles se composent en général de deux étamines, quelquefois d'un nombre moindre ou plus considérable; les filets sont grêles, les anthères globuleuses, presque didymes, â deux loges; dans les fleurs femelles, l’ovaire est pédicellé, ovoïde, comprimé, à une seule loge qui contient un seul ovule ; le style est latéral et se termine par un stigmate bifide; le fruit est renfermé dans l'intérieur de l’alvéole : c'est une sorte de capsule comprimée. arrondie, épaissie dans son tiers inférieur et sur ses côtés, mince dans le reste de son étendue, s'ou-

vrant par sa partie supérieure qui est membraneuse, de sorte que quand la graine est tombée, la capsule se termine par deux cornes latérales, formées par les deux côtés épaissis; la graine est attachée transversalement sur le côté de la capsule d’où nail le style; son tégument est épais et crustacé; son embryon est recourbé et placé dans un endosperme blanc et presque charnu.

Les Dorsténies sont en général des plantes herbacées et vivaces, dont les feuilles sont radicales; dans deux ou trois espèces seulement, les feuilles, ainsi que les pédoncules, naissent d'une lige. A l’exception d'une espèce qui croit dans l'Arabie heureuse, et que Forskahl a décrite sous le nom de Kosaria radiata, toutes les autres Dorsténies sont originaires de l'Amérique méridionale. Une de ces espèces a joui autrefois d'une assez grande réputation, â cause des propriétés médicales attribuées â sa racine, c'est la Dorstérie Cortrayerva, Dorslenia Contrayerca , L. , Rich. , Bot. méd. I, p. 195. Sa racine est allongée, rougeâtre, fusiforme, un peu rameuse, de la grosseur du doigt; elle donne naissance à un grand nombre de fibrilles radicellaires; ses feuilles sont toutes radicales, pétiolées, pînnatifldcs et presque palmées, un peu rudes au loucher, à lobes lancéolés, irrégulièrement dentés; du milieu de ces feuilles, s'élèvent deux ou trois pédoncules de cinq à six pouces de hauteur, cylindriques, légèrement pubescents, s'évasant à leur partie supérieure en un réceptacle plan , irrégulièrement quadrangulaire , à angles très -saillants, ayant son bord inégalement sinueux; la face supérieure de ce réceptacle, qui est légèrcmeht concave , est creusée d’un grand nombre d’alvéoles qui contiennent chacun une Heur femelle ou une fleur mâle. Celle plante croit dans différentes contrées de l’Amérique méridionale. Pendant fort longtemps, on n*a pas connu en Europe l'origine de la racine connue sous le nom de Contrayerva. Hernandez la croyait celle d'une espèce de Passiflore. Bernard de Jussieu la rapportait au Psoralea pentaphylla de Linné. Mais bientôt, d'après les renseignements fournis par Plumier et d'autres voyageurs, on a reconnu que cette racine était celle d’une Dorslenia, que l’on a pour cette raison nommée Dorslenia Contrayerva. Cette racine a une odeur aromatique, une saveur un peu Acre. En Amérique, elle jouit d’une très- grande réputation dans le traitement de la morsure des Serpents venimeux; et pendant longtemps, en Europe, on en a fait un fréquent usage; mais aujourd'hui elle est biçn déchue de sa haute réputation , et elle n'est plus guère qu'un objet de curiosité dans les recueils de matière médicale.

DORSUA1RE. rois. Une phrase descriptive, trouvée dans les manuscrits de Commerson, a déterminé Lacépède (Pois. T. v, p. 483) â établir daus la famille des Cyprins un genre que Cuvier n'a pas sans doute trouvé assez exactement caractérisé pour en faire mention. Le Dorsuaire de Commerson, péché dans les mers de .Madagascar, atteint jusqu'à dix-huit pouces de long; aucune tache ne se distingue sur son corps, son dos est d’un bleu noirâtre, relevé en bosse très -comprimée, terminée par une carène tranchante et munie d’une seule dorsale.

DORTÜÉSIE. Dorlhesia. ma. Genre d'Hyménoptères, famille des Gallinsectes, établi par Boic (Journal de Physique, février 1784. T. xxiv, p. 171 ) sous le nom d'Urthesia , en l'honneur de l'abbé d’Orlhez, qui parait avoir trouvé le premier l'animal qui en fait le type. Ce petit genre parait lier les Aleyrodes aux Cochenilles, et il diffère cssenticllinicnl de celles-ci par leurs antennes qui ont huit articles chez les femelles, et parce que ces dernières ne prennent point la forme d'une galle et continuent de vivre et de se mouvoir après la ponte, l.es mâles sont pourvus d'ailes grandes, demi -transparentes, d'un gris de plomb et couchées sur le corps dans le repos; on n'aperçoit pas de trompe; les antennes sont plus longues que le corps et sétacécs; l'extrémité postérieure de l'abdomen est garnie d'une houppe de filets blancs. La longueur de l’animal est d’une ligne et demie environ. La femelle est aptère, ses antennes sont courtes, filiformes, d'un brun roussâtre; son corps a deux ou trois lignes de longueur et offre une particularité trèsremarquable : une substance blanche, farineuse, ayant assez de consistance pour former des petits cylindres réguliers deux à deux et constituant par leur réunion une masse également régulière , le recouvre en entier; un frottement assez léger fait-il disparaître ce singulier arrangement? l'Insecte, ainsi dépouillé. se trouve réduit d’un tiers, et laisse voir neuf sillons disposés transversalement sur son dos; il continue cependant à courir et à manger comme à l'ordinaire, et au bout de quelques jours, il se recouvre d’uue poussière blanche, qui augmente petit à petit, et prend le mèrne arrangement qu'a il para vaut. Cette inème femelle présente une trompe courte, qui occupe l'intervalle des deux pattes antérieures. A l'époque de la ponte, il se forme alentour de l'extrémité postérieure du corps, une sorte de sac cotonneux, rempli de duvet, et dans lequel sont pondus successivement les œufs. Ceux-ci ne tardent pas à éclore, et comme le sac est fixé à l'abdomen, on croirait qu'ils sortent directement de celle cavité, et que l'animal est vivipare. Les larves, dont le corps est farineux comme celui de la femelle, se nourrissent des feuilles de YEuphorbia Cha varias ou de YEuphorbia pi/osa; fixées à la face inférieure de ces feuilles, elles y subissent leurs métamorphoses. A cet effet, la peau qui les recouvre, se fend sur le dos, elles en sorlenL toutes nues et sont bientôt revêtues des lamelles blanches dont il a été parlé. Les mâles, qui sont très-rares, se retirent, après la fécondation, au pied de l'Euphorbe, deviennent immobiles, se recouvrent de toute part d'une matière cotonneuse et périssent. Tous ces faits, dont on ne connaît aucun exemple dans la vie des autres insectes, sont vraiment remarquables. Il en est un non moins curieux : on sait que les femelles des Cochenilles se dessèchent aussitôt après la ponte, celles des Dorlhésies survivent à cet acte important, éprouvent de nouvelles mues, passeul l’hiver sous les Mousses ou sous quelques pierres, et peuvent être fécondées de nouveau â la belle saison. Ces Insectes rendent aussi par l'extrémité de l'abdomen une liqueur visqueuse et sucrée- On ne connaît encore qu'une espèce propre à ce genre, Doruu.mk Cbaracus, Dorthesia Chut arias , Dose [toc. cil., pl. 1, fig. 1, 2, 5). Elle se trouve très-

abondamment aux environs de Nimes, sur Y Euphorbia Characias. La progéniture de celte espèce est quelquefois détruite, à l’état d’œuf, par une larve de Coccinelle qui s'introduit dans le sac ovifère de la femelle, sans occasionner aucun mal à celte dernière. Degéer (Mém. Ins. T. vu, pl. 44, fig. 20) a représenté une espèce de Cochenille qui, suivant la remarque judicieuse de Lalreille, ressemble beaucoup à la Dort hésie Characias. Le nom générique de Dorlhésie avait été aussi donné à un Orthoplère : le Ripiphore subdiptère de Fabricius.

DORTMANtNE. Dortmanna. bot. Ce nom, employé autrefois par Rudbeck , pour désigner un genre que Linné réunit aux Lohélies, ne sert plus qu'à distinguer une espèce de ces dernières. Adanson sépara de nouveau le genre Lobelia de Linné en deux groupes, au second desquels il donna le nom de Dortmanna. y. Loueur.

DORWALLIE. Dorwatlia. bot. F. Fuschie.

DORYANTIIE. Dormant lie s. bot. Genre de la famille des Amaryllidées de Brown et de l llexandrie Monogynie, L-, établi par Corréa de Serra ( Z'ransact. of Linn. Socict. vol. G, p. 211. t. 23 et 24), et adopté par Brown qui l'a caractérisé ainsi : périanthe supère, coloré. à six divisions profondes, infundibuliforme et ! caduc; six étamines, dont les filets sont subulés et adués par la base aux divisions du périanthe, et les anthères dressées, létragones, en forme d'éleignoir i lorsque le pollen est sorti; style à trois sillons; stigmate trigone; capsule trifoculairc, à trois valves qui portent les cloisons sur leur milieu; graines dépri- J niées, réniformei , disposées sur deux rangs, ayant un petit osselet latéral, qui en occupe à peu près la moitié. L’unique espèce dont ce genre soit composé, a été uoin- ; inée Doryanthes excelsa par Corréa; Brown a trouvé | cette plante au port Jackson. Scs racines sont fascicu- ; lées; sa tige, élevée de seize à dix-huit pieds, est garnie de feuilles petites, en comparaison des radicales qui sont un peu larges et eusiformes; les Oeurs. peu nombreuses et disposées en un capitule formé d'épis presque opposés, sont de couleur pourpre-foncé; elles ont de courts pédoncules , et elles sont comme enveloppées ! dans des bractées colorées.

DORYCMER. Dorycnium, bot. Genre de la famille | des Légumineuses, Üiadclphie Bécandrie, L., établi par Touruefort, réuni par Linné aux Loliers, mais distingué de nouveau par la plupart des auteurs modernes. Voici ses caractères : calice tubuleux à cinq dents inégales, disposées en deux lèvres; corolle papilionacée, dont les deux ailes sont plus courtes que la carène; stigmate capitulé; gousse renflée, à peine plus longue que le calice, contenant une ou deux graines. Ce genre se compose de trois espèces dont deux croissent en France. Ce sont de petits arbustes ou des plantes herbacéesà feuilles alternes , trifoliées, ù fleurs blanches, petites, réunies et formant des sortes de petits capitules.

Durycxier sot* s -frutescent. Dorycnium suffruti- ! cosum, DC., Fl. fr.; Lotus Dorycnium , L. C’est un petit arbuste à peine ligneux dans sa partie inférieure, liant d'un à deux pieds, portant de petites feuilles scssilcs, trifoliées, munies de deux stipules presque aussi

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