D 0 II
longues que les folioles. Les fleurs sont très petites, blanches, rapprochées au nombre de douze h quinze, et formant des capitules au sommet des rameaux. Kurope.
Dorycnier herbacé. Do/ycnium herbaveum , UC., Fl. fr. Sa lige est tout à fait herbacée, plus droite que dans l'espèce précédente, et ses folioles sont plus larges. Europe.
DÜRYLE. Dorylus. iss. Genre d'Hyménoptères, établi par Fabricius et rangé par Latreille dans la section des Porte- Aiguillons, famille des Hélérogynes. Caractères : tète petite, avec trois yeux lisses; antennes presque sétacées, courtes, insérées près de la bouche, et de treize articles dont le premier fort long et cylindrique; deux mandibules avancées, longues, étroites, sans dentelures, pointues , crochues au bout et croisées ; palpes maxillaires très petites, beaucoup plus courtes que les labiales et composées comme elles de petits articles; abdomen long et cylindrique, avec le premier anneau transversal, arrondi en dessus, et distingué du suivant par une division profonde; pieds courts, grêles, sans épines; quatre ailes : les supérieures ayant une cellule radiale atteignant l'extrémité de l'aile, et deux cellules cubitales dont la première reçoit une nervure récurrente, la seconde est fermée par le bord postérieur de l’aile. Ces divers caractères ont été pris sur des individus mâles; les femelles et les neutres, si tant est qu'il en existe, n'onlcncore été observés de personne. Jurine (Classif. des Ilyménopt., p. 280) décrit ce genre et fait observer que les Doryles, placés successivement avec les Guêpes et les Nulilles, s'éloignent beaucoup de tous les Hyménoptères connus. La brièveté de leurs antennes est frappante; leurs yeux sont grands, et les stemmales ou yeux lisses, très-saillants; leur thorax est à peu près cylindrique; leur ventre est d’une longueur disproportionnée avec celle du reste du corps; leurs cuisses sont remarquables par leur grosseur et par la forte apophyse dans laquelle elles sont implantées; leurs jambes enfin et leurs tarses semblent, par leur petitesse, être incapables de pouvoir soutenir un insecte aussi grand. Les cellules de leurs ailes sont si semblables à celles des Fourmis, qu'il faut les voir avec attention, pour saisir les nuances qui les distinguent, et que les caractères le plus tranchés consistent dans la petitesse excessive du point de l'aile, dans la position de la cellule radiale, qui est très près du bout de l'aiic; dans la grandeur de la première cellulecubitale.et dans l'insertion de la première nervure récurrente au milieu de celle cellule , insertion qui n'est jamais autant avancée dans l'aile des Fourmis.
Le Üoryle roissatre. Dorylus helcolus , Fabr., est originaire de l'Afrique. Le Dom le noirâtre, Dorylus A iijricant, est propre à la Guinée. Latreille croit devoir rap|K>rler au genre Labide le Dorylus médiat us de Fabricius.
DURYPETRON. bot. L'un des trois noms par lesquels Pline parait désigner la plante que les botanistes modernes appellent Filago Léo ni o podium.
DORYPHORE- Dotyphora. ins. Genre de Coléoptères létramères , famille des Cycliques, établi par Illiger aux dépens des Chrysomèles, dont il se distingue, suivant Latreille, par les caractères suivants : der-
| nier article des palpes maxillaires beaucoup plus court que le précédent, transversal; arrière -sternum s'avançant en forme de corne. Leur corps est hémisphérique ou arrondi , et leur prolborax est fortement échancré en avant. Olivier donne , sur les antennes et I les parties de la bouche, quelques détails plus circonstanciés, qu'on peut ajouter aux précédents. Les an- : ternies sont filiformes, de onze articles; les derniers paraissent comprimés, la lèvre supérieure est carénée,
J avancée, arrondie. Les mandibules sont cornées, ar- I q nées, voûtées, dentelées au bord supérieur et termi- ! nées par deux ou trois dents obtuses; les mâchoires sont bifides; leur division externe est arrondie et velue j à l'extrémité ; l'autre division est comprimée et pointue;
| la lèvre inférieure est cornée, avancée, étroite et un peu échaucrée ; les palpes sont inégales : les antérieures J offrent quatre articles dont le premier petit, le suivant j allongé et conique, le Iroisième large et en entonnoir, le dernier court, cylindrique et tronqué ; les palpes postérieures, ou celles de la lèvre, sont Inarticulées; le pre- ' mier article est petit, le second gros et le dernier ovaleoblong. Les espèces propres à ce genre appartiennent i l’Amérique méridionale et sont assez nombreuses. On remarque : la Doryphore pusti lée, Dotyphora pustu (ata . Oliv. (n° 01, pl. 1, fig. a, b, c); Chrysomela pustulata, Fabr.; Chrysomela undata , Degéer (Mém. sur les Insectes. T. v, p. 550, n° 2, t. 10, fig. 0). Elle est origiuaire de Cayenne. La Doryphore pointileée, Doryphoia punctatissima ; Chrysomela punctatissima , Fabricius, figurée par Olivier (toc. ci/., n#9l, pl. 5, fig. 39). Elle a été rapportée de la Guiane française.
DORYPHORE. Dotyphora. bot. Genre de la famille des Thymélécs, établi par Endlicher qui lui assigne pour caractères : fleurs hermaphrodites; périgone campanule, à tube court, à limbe divisé eu six segments lancéolés, allongés, pointus, égaux entre eux, et formant deux rangées; six étamines insérées sur l'orifice du tube de la corolle ou du périgone, cl opposées à ses divisions; les filaments sont courts, accompagnés chacun de deux écailles à leur base, et surmontés d'une anthère à deux loges ovales, déhiscentes longitudinalement par toute leur face interne, au moyen d'une valve qui s'enlève de la base vers le sommet ; un nombre double de filaments stériles , subulés. alternant avec les étamines fertiles, et ayant à leur base chacun deux gland nies squamiuiformes; ovaires au nombre de cinq à vingt, ovales, courleiuent slipités, distincts, à une seule loge renfermant un ovule dressé, anatrope; style latéral vers la base, renflé au milieu et velu; stigmate filiforme et nu; plusieurs nucules monospermes. L'espèce qui a donné lieu à la création de ce genre, est originaire de la Nouvelle-Hollande ; c'est un arbre de grande élévation, ù rameaux opposés, tétragones; â feuilles opposées, oblongues-lancéolées , glandulosodenlées, réliculato- veinées; les pédoncules sont axillaires, solitaires et Iriflores, avec deux bractées au sommet; les fleurs latérales sont presque sessilcs el portent rarement des fruits; tandis que l'intermédiaire estpédicellée, accompagnée de deux bractées et atteignant assez souvent l'extrême période de fructification.
DOD
DOD
DORYTOME. Dorytomus. ns. Coléoptères tétramères ; genre de la famille des Ilhynchophores, institué par Schoonherr, aux dépens des genres Erirhinu* et Micronyx, dont il n’a pas paru différer d’une manière assez tranchée pour que les entomologistes l'aient adopté d’emblée.
DOS. Dorsum. ns. Ce nom a été appliqué tantôt à la partie supérieure du inésolhorax et du métathorax réunis ; tantôt à telle ou telte autre de c es deux parties, ou bien à l'abdomen; d’autres fois, enfin, à toute la partie supérieure de l'Insecte, y. Tergim.
DO$-BLEl!. ois.Syn. vulgaire de la Sittelle d'Europe.
DOS-BRULÉ. mam. Espèce du genre Bradype.
DOS-D'ANE, rf.pt. Syn. vulgaire de Tortue Tricarénée.
DOS-ROUGE, ois. Syn. vulgaire de Tangara sept*coter.
DOSIN. *oll. Synonyme de yenus conccntrica.
ÜOTEL. moll. Synonyme de Mytilus niger.
DOTHIDÉE. Dothidca. bot. Ce genre, établi par Fries , se présente sous forme de tubercules charnus, noirâtres sur les bois morts, les jeunes rameaux et même sur les feuilles vivantes. Ces tubercules offrent dans leur intérieur, une ou plusieurs cellules dépourvues de péridium propre et remplies d'une substance inucilagineuse, épaisse, formée de thèques fixées par leur base et entremêlées de quelques paraphyscs ou filaments avortés. Ces thèques se résolvent en une substance gélatineuse, qui s'échappe par l'orifice des cellules. Ce genre renferme plusieurs plantes placées jusqu’alors parmi les Sphœries, les Xylomes ou même parmi les Lichens. Tels sont les Sphœria ribesia, Pers., Sphœria Sambuci, Pers. Fries rapporte A ce genre les Polystigma de De Candolle, qui en présentent en effet l'organisation ; il y rapporte aussi avec doute et comme un sous-genre particulier, le genre Asteroma du même auteur.
DOTO. Doto. moll. Genre proposé par Ocken pour quelques espèces de Dorides dont le corps est linéaire; il a été caractérisé par son auteur de la manière suivante : deux tentacules et une pointe dans le calice des branchies qui sont placées sur le dos, et ne peuvent être cachées. Il est fort difficile déjuger de la bonté de ce genre qui semble faiblement caractérisé.
DOTTU. pois. Espèce sicilienne du genre Spare V. ce mot.
DOUBLE-AIGUILLON, pois. Espèce du genre Batiste.
DOUBLE-BÉCASSINE, ois. Espèce du genre Bécasse.
DOUBLE-BOSSE, pois. Espèce du genre Lopliie.
DOUBLF.-BOUCUF.. moi.l. Synonyme vulgaire du Monodonte labié cl du Bilome soldanéen.
DOUBLE -BULBE, dot. Synonyme «T/r/# Sisyrinchiunt, L.
DOUBLE-CIL. bot. V. Diplocomibr.
DOUBLE-CLOCHE, dot. On nomme ainsi les variétés des Primevères doublées par la culture, ainsi que le Datura fastuosa, L.
DOUBLE-DENT. bot. V. Didtmodox.
DOUBLE-ÉPI. bot. V. Diplostacuyer.
DOUBLE-ÉPINE, rois. V. Double-Aircillox.
DOUBLE-FEUILLE, bot. C’est YOphrys or ata, L.
DOUBLE-LANGUE, bot. C’est le lluscus Hypoglotsutn. F. Fragox.
DOUBLE-LIGNE, pois. Espèce du genre Achire.
DOUBLE-MACREUSE. oi£. Espèce du genre Canard.
DOUBLE MARCHEUR, rept. V. AsipiiisbExe.
DOUBLE-MOUCHE, pois. Espèce du genre Saumon.
DOUBLE-RÉFRACTION. Mix. y. Réfraction.
DOUBLE-SCIE. bot. C'est le Biserrula Pelccinut. L. y. Biskrrole.
DOUBLE-TACHE, pois. Espèce du genre Labre.
DOUBLF.-VESSIE. bot. y. Dipotscier.
DOUBLET, min. Pierre fausse, formée de deux pièces ajustées par une surface plane, et dont l’inférieure est un verre coloré, tandis que la supérieure est de Cristal de roche ou de Topaze incolore. Il est souvent difficile d'apercevoir la jointure lorsque la pierre a été montée avec soin.
DOUC. mas. Espèce du genre Guenon.
DOUCE-AMÈRE, bot. Espèce du genre Morelle.
DOl'CET. pois. Synonyme vulgaire de Callionytnus Dracunculus. y. Callioxyme.
DOUCETTE, bot. On donne ce nom, soit au Prismolocarpe , Miroir de Vénus, soit à la Valérianelle ou Mâche qu'au mange en salade, durant l'hiver.
DOUCIN. bot. Variété de Pommier que les jardiniers ne cultivent que pour servir de sujets aux greffes des autres sortes de Pommiers.
DOUGLASIE. Douglasia. bot. Genre de la famille des Pritnulacées, et de la Penlandrie Monogynic de Linné. Ce genre nouveau est un hommage au dévouement et au savoir de l'un des botanistes-voyageurs (es plus célèbres de l’Angleterre. Dans toutes les contrées qu'a parcourues Douglas et particulièrement dans l'aventureuse Californie, peu de plantes nouvelles ont échappé à ses ardentes investigations; aussi de combien de conquêtes brillantes n'a-L-il pas enrichi le catalogue jusqu'à lui trop négligé de nos végétaux de pleine terre? En inscrivant ce nom dans le» fastes de la botanique, le professeur Lindley s’est porté l’organe des nombreux amis de l'horticulture. Douglas a trouvé la plante nouvelle dans le nord-ouest de l'Amérique, au sommet d'une chaîne de montagnes dont il a estimé l'élévation de douze mille pieds au-dessus du niveau de la mer et sous la neige, ce qui a fait donner à ce végétal le nom de Dovulasie des glaciers, Douglasia niralis, Lindl., Bot. regist. 1886. C’est un petit arbuste qui, par ses nombreux rameaux, forme des touffes épaisses et persistantes. Se» tiges sont arrondies, ligneuses et d’un brun pourpré; les branches sont opposées et d'un vert brunâtre à leur base. Les feuilles sont rassemblées en rosace A la naissance des rameaux; elles sont amplexicaules, linéaires, obtuses, réfléchies, longues de trois à quatre lignes, larges de deux au plus, d’un vert tirant sur le glauque et pubescenles en dessous. Le calice est presque conique, anguleux, arec son limbe divisé en cinq parties. La corolle est d’un rouge pourpré, pâle, infundibuliforme : son tube est renflé et son limbe plan, étalé, divisé en cinq lobes profonds et arrondis; on observe A l’origine de la gorge, une callosité qui répond au sinus de l’onglet des lobes, etqui jouit d'une teinte pourprée plus vive. Les anthères
sont oblongues, linéaires, *essiles, Incluses et opposées aux lobes de la corolle. L'ovaire est supère , obovale, uniloculaire, avec un placenta central, libre, pédicellé, fungiliforme, bordé de cinq dents opposées à un pareil nombre d'ovules; il est surmonté d'un style filiforme, aussi long que le tube de la corolle, terminé par un stigmate court et déprimé. La capsule est enveloppée d'une membrane cartilagineuse, due au calice persistant; elle n'a qu'une loge et cinq valves; elle renferme deux graines peltées, oblongues, convexes d’un côté et concaves de l'autre.
DOUGLASSIE. Douglassia. bot. Adanson nomma ainsi, d'après Houston, le genre IFolkameria de Linné. D'un autre côté, Scbreber appliqua ensuite la même dénomination à l 'Aiouca d'Aublel ou Laurus hexandra de Swarlz. F. \ olkamêrie et Laurier.
DOULÈS. Dûtes, pois. Cuvier a placé parmi ses Acantboplérygiens, et à la suite de la famille des Percoïdes, plusieurs genres qui ont plus ou moins d'analogie avec celte famille et qui par là en deviennent même inséparables : de ce nombre est le genre Doulès qui se rapproche beaucoup du genre des Centropristcs, et offre comme lui un opercule terminé par des épines, un préopercule dentelé et des dents en velours; mais la membrane branchiale n'a que six rayons. Cuvier et Valenciennes, dans le troisième volume de leur Histoire des Poissons, décrivent les Dûtes auriga et iœniurus, ainsi que plusieurs autres espèces ; nous y ajouterons la suivante, observée par Lcsson dans la rivière de Malavai, à O-Taïli.
Doi lés Mato. Dûtes Mato, Zoo), de la Coq. 2, p.223. Corps elliptique; diamètre des yeux égal à plus du tiers de la longueur de la tête; couleur du corps argentée, rembrunie sur le dos; nageoire dorsale épaisse, assez courte, parsemée de taches bnincs , séparées par des linéaments blanchâtres, de même que sur les ventrales et l'anale; iris noir, bordé d'un cercle doré bruni. Longueur, sept pouces six lignes.
DOUM on DOC, ME. bot. F. Cvci et CucirfeRi.
1)01 H AH , DORAH oc DORA. bot. On appelle ainsi en Égypte YUolcus Dura de Forskahl , variété de Y Holcus Sorghum , plante qui y est abondamment cultivée comme Céréale. F. Sorgho. Le Zea May s se nomme Docrah-Kyzan dans te même pays.
DOUROU. bot. La plante ainsi nommée, dont on emploie à Madagascar les feuilles pour couvrir les maisons et dont les graines mangeables produisent de l'huile, parait être un Balisier ou du moins appartenir à la famille des Cannées.
D0UR0UC0U1.1. ma», y. Sapajou.
DOUSSIN. échin. L’un des noms vulgaires de l’Oursin mangeable.
DOUVE. Fasciolu. intest. Nom vulgaire du Distome hépatique et de quelques autres Vers intestinaux. F. Distome. Cuvier réunit sous le nom général de Douves tous les Trématodes de Rudolphi; il pense que l’on pourrait en former un seul genre sous-divisé en Feslucaircs, Strigées, Girofles, Douves proprement dites, Folystomes, Tristomes. et duquel on rapprocherait même les Planaires. Si ce genre était admis, il faudrait le diviser en plusieurs à cause du nombre considérable d’eiqfèces qu’il renfermerait, quelque naturel qu'il fût.
DOUVES ( grande et petite), bot. Noms vulgaires des fianunculus Lingua et Flammula. F. Renoncule.
DOUVILLE. bot. Variété de Poires.
DOUZE-FILETS, ois. Paradisea alba, Blumenb.. espèce du genre Épimaqoe. F. ce mot.
DOYENNE, bot. Variété de Poires.
DRABA. bot. F. Dr a ve.
DRACÆNA. bot. F. Dragonier.
DRACANOS. bot. Synonyme ancien de Garance.
DRACKKNA. bot. Syn. de Dorstenia Contrayerca.
DRACKENSTENIA. bot. Syn. de Geoffrcea tiolacca.
DRACO. rept. F. Dragon.
DltACO. rot. F. Dragonier. Quelques botanistes, et entre autres Dodoens, ont nommé l’Estragon Draco- Herba. F. Armoise.
DRACOCÉPHALE. Dracocephalum. bot. C’est-à-dire 7 e/e de Dragon. Genre de la famille des Labiées, el de la Didvnamie Angiospermie, L. Caractères : calice à cinq divisions peu profondes et presque égales ; corolle dont le tube, allongé, présente un renflement vers la gorge, et dont le limbe est partagé en deux lèvres, la supérieure courbée en voûte, entière ou légèrement échancrée ; l'inférieure à trois lobes, dont deux latéraux courts et redressés, un moyen plus grand, entier ou bifide; quatre étamines didynames. Linné avait fondu dans ce genre plusieurs autres antérieurement établis. Mœnch a essayé d’en rétablir quelques-uns, d'en créer quelques autres; tels sont le Zornia qu'il caractérise par un calice quinquéfidc, et qui a pour synonyme le huyschiana de Boerbaave; le Cedronellay dont le calice est à cinq dents, et dont les graines sont arrondies; le Motdacica, dans lequel le calice est légèrement bilabié. Comme ces genres n'ont pas été adoptés, il suffit de les indiquer ainsi. Les espèces du genre Dracocephalum sont originaires de pays assez variés , et plusieurs sont cultivées dans les jardins. Ce sont des plantes herbacées, plus rarement ligneuses, à feuilles opposées, tantôt entières, tantôt trifides ou pinnalifides; à fleurs ordinairement bleues ou violacées, dont les pédoncules axillaires, verticillés, accompagnés de bractées, sont uniflores ou ramifiés en épis. Parmi les espèces on distingue le Dracocephalum Firginianum, nommé vulgairement Cataleptique, parce que ses fleurs dérangées dans certaines limites de leur position naturelle, conservent la position nouvelle qu’on leur a donnée , el offrent ainsi une sorte d’imitation du phénomène de la catalepsie; le Dracocephalum Mo!daticumy vulgairement la Moldaviquc,donl les infusionssont employées en médecine, ainsi que celles du Dracocephalum Ca nanense, et dont les propriétés se rattachent à celles de la famille; le Dracocephalum Mexicanum , décrit et figuré dans le Voyage de Humboldl (Kunth, Aoc. Gen , lab. 100); le Dracocephalum cariegatum , qui est un Prasium de Waller, etc., etc.
DRACONCULE. bois. F. Callionyme.
DRACONITE. rebt. et min. F. Dragon.
DRACOMTES. Polypiers fossiles de l’ordre des Astrairées.
DRACONTIER. Dracontium. bot. Genre de la famille des Aroldées, Heplandrie Monogynie. Caractères:
fleurs hermaphrodites, portées sur un spadice cylindrique, qui en est entièrement couvert; spathe naviculaire; calice composé de cinq à sept écailles dressées ; nombre des étamines semblable ù celui des écailles, et celles-ci leur sont opposées; ovaire libre, globuleux, à trois angles obtus et à trois loges contenant chacune un seul ovule suspendu; stigmate sessile. Le fruit est une baie globuleuse, contenant d'une à trois graines qui sont dépourvues d'endosperme. Le genre Dracontium, qui est très voisin des Puthn s, se compose d'un petit nombre d'espèces, dont quelques-unes sont dépourvues de tiges, et ont toutes leurs feuilles radicales, et dont les autres sont inunies d'une tige quelquefois grimpante et parasite. Les feuilles sont péliolées. dilatées à leur base, simples ou plus ou moins profondément divisées. Ces espèces sont presque toutes originaires d'Amérique.
Draco.xtieb polyfhylle. Dracontium polyphyllum, L.; Arum polyphyllum , Pluk. Sa racine consiste en un tubercule arrondi, un peu déprimé, qui produit line feuille portée sur un pétiole d'un pied à un pied et demi de hauteur, cylindrique, tacheté et rayé de blanc, de vert et de pourpre , ayant son épiderme déchiré et comme écailleux. Celte feuille se divise le plus souvent, vers le sommet, en trois parties , elles-mêmes partagées en deux ou trois autres ramifications, dont les folioles sont lancéolées, pinnatifides et décurrentes. Les fleurs, qui ne paraissent qu'après que la feuille dont on vient de parler esL fanée , sont disposées, un grand nombre ensemble, sur uri chaton cylindrique, porté sur une hampe très-courte, enveloppé à sa base par une spathe monophylle, coriace , en capuchon , d'uu violet foncé, terminé supérieurement par une pointe aigue. Ces fleurs ont une odeur fétide et comme cadavéreuse.
Selon Robert Brown (Prodr. 1, p. 337), le Dracontium fœtidum parait former un genre particulier à cause de ses fleurs constamment à quatre étamines, ses baies soudées entre elles, contenant une seule graine très-grosse. Kunth (in Humb. Not. Gen., 1 ) a fait du Dracontium periutum, L., une espèce du genre ('alla, à cause de l'absence du calice. Jacquin avait déjà fait la même remarque.
DRACUPI1Y1.LL. Dracophyllum. eût. Genre de la famille des Êpacridées, établi par Labillardière. Caractères : bractées milles, ou deux seulement à la base du calice; corolle tubuleuse, dont le limbe e6l partagé en cinq parties étalées, et dépourvues de barbes; cinq étamines hypogynes, insérées le plus souvent sur la corolle; cinq écailles à la base de l'ovaire; une capsule à cinq loges polyspennes, et des placentas libres, suspendus au sommet d'une colonne centrale. C'est parce dernier caractère et par le petit nombre ou l'absence des bractées que ce genre diffère des Ëpacrides, dont deux espèces décrites par Forster, et originaires de la Nouvelle - Zélande, doivent, suivant l'indication de Brown, prendre place parmi les Dracophyllum. 11 en décrit de plus quatre autres espèces observées à la Nouvelle Hollande : ce 3onl des arbrisseaux ou des arbustes dont les feuilles imbriquées, à demi engainantes à leur base, laissent par leur chute de nombreux anneaux marqués sur les branches nues; les fleurs sont disposées en épis simples ou en grappes quelquefois rameu- I
i scs. Celle dernière inflorescence se remarque dans le Dracophyllum secundum. La lige est glabre, rude et ! raboteuse, ce qui est dû aux aspérités qu'elle conserve I après la chute des feuilles; elle est rameuse et garnie de feuilles sessiles, imbriquées, à demi engainantes et ’ dilatées à leur base. Les fleurs, d'un blanc un peu sale, sont disposées en une grappe unilatérale, ramiflée à ses pédicelles inférieurs ; les bractées qui accompagnent ces pédicelles sont caduques; il n'y en a pas au calice; celui-ci est profondément divisé en cinq segments lancéolés; sa nuance est variée de vert et de rose. La corolle, en forme d'entonnoir, a son tube renflé, un peu resserré vers l'orifice : le limbe est étalé, partagé en cinq découpures un peu aiguës. Les cinq étamines ont leurs filaments blanchâtres, leurs anthères d'un jaune brunâtre; elles sont hypogynes, insérées sur le réceptacle, alternant avec les cinq écailles qui entourent la base de l'ovaire. La capsule est globuleuse, à cinq eûtes arrondies, qui indiquent autant de loges polyspermes.
L’inflorescence des trois autres espèces qui diffèrent d'ailleurs de la précédente par leur calice muni de deux bractées, et leur corolle à laquelle s'insèrent 1rs étamines bypocralériformes. à Jubé grêle, à limbe obtus, à gorge rétrécie, consiste dans un épi simple ; ces espèces forment une section distincte dans le genre, et pourraient peut-être même servir à fonder un genre nouveau qu’ Adrien De Jussieu propose de nommer Sphenotoma.
DRACOPIDE. Dracopis. bot. Genre de la famille des Synanthérées. tribu des Sénécionidcs, établi par 11. Cassini qui le caractérise de la manière suivante . calathide radiée; disque multiflore, androgyniflore; couronne unisériée, ligtiliflore, neulriflore; périclita* orbiculairc, supérieur aux fleurs du disque, formé de squammes bisériées : les extérieures étalées, à peu près égales, longues, lancéolées ou liuéaires-aiguës, foliacées; les intérieures appliquées, petites, absolument semblables aux squammelles du clinanthe, qui sont inférieures aux fleurs, demi -embrassantes, oblongues, naviculaires, élargies de bas en haut, voûtées el arrondies supérieurement, uninervéeset terminées par un cil; ovaires du disque oblongs, un peu comprimés, sublélragones-arrondis, glabres, lisses : les intérieurs privés d'aigrette,
; les extérieurs munis d'uu faible rebord , qui est un ruj dimcnl d’aigrette stépbanoldc ; faux ovaires de la cou- ! ronne velus, privés d'ovule, de style et de stigmate, mais pourvus d'un rudiment d'aigrette stépbatioïde;
! corolles du disque ayant un tube assez long et bien , distinct du limbe; corolles de la couronne à tube trèscourt, à languette grande, large. elliptique, bi-tridentée au sommet. La Dracofide evurassante, Dracopis am- 1 plexicaulis , est une plante herbacée, annuelle, glabre, rameuse, à lige sillonnée; les feuilles sont alternes, cordées, lisses, entières et aiguës; les capitules sont solitaires au sorftmel des liges, à fleurs centrales brunes; celles de la couronne sont jaunes. La plante se trouve dans la Louisiane et au Mexique.
DRACl’NCULUS. bot. V . Godet.
DRAGANTE. bot. Nom vulgaire de l'Astragale qui produit la Gomme Adragante.
DRAGEONS. Stolones. bot. On désigne sous ce nom
el sous ceux de Rejets et de Gourmands, de petites branches qui, dans certaines plantes herbacées, partent de la touffe commune, s'étalent sur la terre où elles s’enracinent de distance en distance , et poussent de chacun des points où elles se sont fixées une nouvelle touffe de feuilles. Le Fraisier en offre un exemple. Les Drageons sont un des moyens de multiplication les plus faciles pour certains végétaux.
DRAGON, ois. Espèce du genre Troupiale.
DRAGON. Draco. nn*r. Aucun mot peut être ne se rattache à des idées plus extraordinaires el plus anciennes que celui de Dragon. Dans tous les temps, dans tous les pays, l'imagination effrayée de certains hommes timides, les idées bizarres émanées de quelques cerveaux malades, ou les efforts intéressés du charlatanisme, ont fait croire à l'existence d'étres fabuleux, d'une figure fantastique, d'une méchanceté redoutable, d'une force el d'une adresse surnaturelles, qui désolaient des provinces entières et y portaient le trouble et la dévastation, qui défendaient l'entrée de certains lieux consacrés, ou qui veillaient à la sûreté de trésors cachés dont la garde leur était confiée. Si nous ouvrons les livres où sont conservées les traditions des premiers Ages du monde, si nous parcourons l'histoire héroïque de la Grèce ou les fastes de Rome , si nous consultons celle des peuples qui jusqu'au moyen âge couvraient le sol de la Germanie et des Gaules, si nous écoutons les récits des voyageurs, voilà ce que nous rencontrons à chaque page, pour ainsi dire, ce que nous entendons répéter à chaque instant.
Nous y voyons le Dragon, consacré par la religion des premiers peuples, devenir l'objet de leur mythologie. Rendu célèbre par les chants des polies grecs et latins, et, dit Lacépède, « principal ornement des fables
• pieuses imaginées dans des temps plus récents, dompté » par les héros el même par les jeunes héroïnes qui » combattaient pour une loi divine, adopté par une se-
• condc mythologie qui plaça les fées sur le troue des *> anciennes enchanteresses, devenu l'emblème des ac- » lions éclatantes de vaillants chevaliers, il a vivifié la » poésie moderne , ainsi qu'il avait animé l'ancienne.
• Proclamé par la loi sévère de l'histoire , partout dé- » cril, partout célébré, partout redouté; inoulré sous «* toutes les formes, toujours revêtu de la plus grande » puissance, immolant ses victimes parson seul regard;
• se transportant au milieu des nues avec la rapidité de
• l'éclair, frappant comme la foudre, dissipant l'obscu- » rité «les nuits par l'éclat de ses yeux étincelants; ré- » unissant l'agilité de l'aigle, la force du lion, la gran-
• deur du serpent géant; présentant même quelquefois
• une figure humaine, doué d'une intelligence presque » divine, et adoré de nos jours dans les grands empires » de l'Orient, le Dragon a été tout et s'csl trouvé par- » tout, hors dans la nature. »
Voilà donc ces Dragons, dont les uns sont ailés et vomissent la flamme, dont les autres sont même dépourvus de pieds ; que Pline dit exister en Ethiopie et dans les environs de l'Atlas; que Strabon indique en Espagne; qu'Hérodole fait s'accoupler par la tête; qu’Élicn donne comme les ennemis jurés de l'aigle; qu'Arislote assure empoisonner Pair par leur haleine, et
sur lesquels Gesner , Nicandre, Aldrovande, Nleremberg, Jonston, Charles Owen, et une foule d'autres ont débité tant de fables mensongères. Nous sommes obligés de nier la réalité de leur existence, el de les abandonner à l'embellissement des images d’une poésie enchanteresse, puisque de nos jours nous ne voyons rien de semblable, sans autre raison apparente que les progrès des lumières, qui, en écartant les fantômes, en dissipant les nuages qui tourmentent l'imagination, en détruisant sans ressource les innombrables erreurs «pii se trouvent liées à des absurdités physiques, ont fait fuir les Dragons cl les ont relégués dans les contrées non encore civilisées.
Si nous voulions débrouiller le chaos qui enveloppe tout ce qui concerne les Dragons, nous aurions trop à faire, el rien n'en serait encore éclairci. Rappelons néanmoins que. jusqu'à ces derniers temps, les cabinets des curieux, les officines des pharmaciens, les laboratoires des alchimistes, cl les tréteaux ambulants des charlatans, ont offert des animaux de ce genre, parfaitement bien conservés en apparence, el des formes les plus singulières et les plus hideuses. N'ous-méines en avons vu plusieurs fois, el nous avouons que l'illusion est complète. Mais ces représentations sont un pur effet de Part : tous ces Dragons sont fabriqués avec des Raies, dont on enlève certaines parties; dont on façonne la tête, dont on fend la bouche; dont on met bien en évidence les lèvres couvertes d'un pavé en mosaïque; dont on étend les appendices génitaux, chez les mâles, en forme de pattes ; dont on relève les vastes nageoires pectorales en manière d’ailes, el qu'on fait dessécher. C'est ainsi encore qu'on peut expliquer, jusqu'à un certain point, les figures d'Hydres à sept tètes, de Basilics couronnés, etc., qu'on trouve dans les auteurs des siècles précédents. Conrad Gesner, par exemple, a représenté un de ces animaux monstrueux, apporté de la Turquie à Venise en 15«>0, et envoyé de là au roi de France. Aldrovande et Jonston ont aussi publié des gravures analogues. Seba (T. 1, tab. CM, fig. I) a donné celle d'une Uydre lieptacépbale, qui a longtemps été à Hambourg , el qu'il a regardée comme n'étant pas un produit de Part, ce qui a cependant été reconnu depuis d'une manière évidente, ainsi que le dit Linnæusdans son Système de la nature, Hydre.)
N'oublions point non plus que chez les Grecs le mol o£axrov désignait en général un grand Serpent ; que quelques anciens ont fait mention de Dragons qui portaient une crête el une barbe, ce qui, suivant Cuvier, ne peut guère s'appliquer qu'à l'Iguane; que Lucain a parlé le premier de Dragons volants, faisant sans doute allusion aux prétendus Serpents volants dont Hérodote raconte l'histoire ; que saint Augustin et d'autres auteurs postérieurs ont ensuite attribué constamment des ailes aux Dragons. (f/. Serpent.)
C'est, au reste, d'après les idées qu'on se forme généralement de ces êtres fabuleux , que les naturalistes modernes ont donné le nom de Dragon, Draco, à un genre de reptiles Sauriens, de la famille des Eumérodes de Duméril, et de celle des Iguanicns de Cuvier. Les animaux qui le composent se distinguent en effet au premier coup d'œil de tous les autres Sauriens, parce
que leurs six premières côtes, au lieu de se contourner autour de l'abdomen, s'étendent en ligne droite, et soutiennent une production de la peau qui forme une sorte d'aile, comparable à celle des Chauves-Souris, mais indépendante des quatre pieds.
Les caractères de ce genre de Reptiles peuvent être exprimés ainsi : deux ailes membraneuses, soutenues par les côtes étendues; corps couvert de petites écailles imbriquées ; celles de la queue et des membres carénées; langue charnue, peu extensible et légèrement échancrée; sous la gorge un long fanon pointu, soutenu par la queue de l'os hyoïde; sur les côtés de celuici, deux autres plus petits, soutenus par les cornes du même os; queue longue; cuisses dépourvues de grains poreux; une petite dentelure sur la nuque; à chaque mâchoire quatre petites incisives, et de chaque côté une canine longue et pointue, et une douzaine de mâchelières grandes et trilobées; doigts libres et inégaux, au nombre de cinq.
Les ailes sont plicaliles et sc développent comme un éventail, au gré de l'animal ; dans le moment du repos, elles sont horizontales. Elles le soutiennent, comme un parachute, lorsqu'il saute de branche en branche; mais elles n'ont pas assez de force pour frapper l’air au point de faire élever le Dragon comme un Oiseau. Le goitre, placé sous la gorge, est une sorte de sac dilatable, étroit, qui peut se replier en rides circulaires et concentriques.
Tous les Dragons sont des animaux innocents, d’une petite taille, vivant au sein des forêts qui recouvrent quelques contrées brûlantes de l’Afrique et une partie des grandes iles de l'océan Indien, surtout à Java et à Sumatra. C'est dans ces lieux déserts qu'ils poursuivent les Insectes avec adresse et, pour ainsi dire, au vol. Ils descendent rarement à terre, parce qu'ils rampent avec peine; ils s'accouplent toujours sur les branches, et les femelles déposent leurs œufs dans des creux d'arbres exposés au midi. Voilà au moins ce que Van Ernest, naturaliste hollandais, qui a pendant longtemps habité ! les Indes-Orientales, a rapporté à Daudin.
11 semblerait, d'après une observation de Palisol de Beatnrois, que les Dragons sont des Reptiles amphibies. Ce savant en a observé, dans le royaume de Bénin, un entre autres, qu’il n’a pu se procurer, parce que l’animal nageait dans une rivière.
Ces Reptiles appartiennent exclusivement à l’Asie et à l'Afrique : Seba a induit les naturalistes en erreur, en disant qu’on eu trouve dans l'Amérique méridionale. Le contraire est maintenant prouvé.
En 1811, Tiedemann a publié à Nuremberg une dissertation allemande, in-4°, sur l'anatomie et l'histoire naturelle du Dragon.
Dragox rayé. Draco Uneatus , Daudin. Tête grosse, arrondie; yeux petits; orbites saillantes en dessus; écailles des ailes, du dessous de la gorge et des côtés | du cou, très -petites; celles du ventre et des mein- ! bres rhomboïdales, carénées et disposées en réseau. Dessus de la tôle, du cou et du corps, varié de gris et de brunâtre, avec plusieurs marbrures transversales d'un bleu d'azur, découpées en festons arrondis; plusieurs points blancs ocellés sur les côtés du cou; ailes !
brunâtres, avec neuf ou dix lignes longitudinales blanches, dont plusieurs sont doubles à leur extrémité; des bandes alternativement brunâtres et blanchâtres sur les membres et sur la queue; celle-ci très-déliée, et deux fois et demie aussi longue que le corps; partie inférieure de la tête et du cou d’une couleur bleuâtre pâle, qui se prolonge sous le ventre et les membres en une teinte blanchâtre. Les deux doigts extérieurs des pieds de devant plus courts; pouce des pieds de derrière écarté des autres doigts, qui sont réunis entre eux à leur hase.
Daudin le premier a décrit ce Reptile fort rare, qui vit dans les grands boi9 de l'ile de Java.
Dragox vert. Draco viridis, Daudin; Draco volons, Liun.; Draco major, Laurenti; Seba, Thcs. Il, tab. 80, fig. 3, et tab. 102, fig. 2. Ailes membraneuses, adhérentes à la base des cuisses, très-larges et remarquables chacune par six grandes échancrures; écailles de dessous le corps, de la face inférieure des membres et de la queue, carénées; teinte verdâtre uniforme; ailes seulement d'un brun très-pâle, et marquées chacune de quatre bandes transversales, brunes et garnies en dessus à leur base, ou frangées à leur bord, de petits points blancs.
Celle espèce est un peu plus petite et plus mince que la précédente, mais ses ailes sont plus larges. Seba l'a d'abord décrite sous le nom de Dragon ailé d'Amérique, et l'a ensuite figurée en l'appelant Dragon volant d'Afrique. Bon tins en a publié une esquisse assez exacte, et cet ancien voyageur nous apprend que ce joli Reptile, assez commun dans l'ile de Java, eufle ses goitres jaunâtres lorsqu'il vole, afin d’ètre plus léger dans l’air, sans cependant pouvoir parcourir de grands espaces; car il ne s'élance que d’un arbre à l’autre, à trente pas environ de distance, et en produisant, par l’agitation de ses ailes, un léger bruissement. Mais, ajoute-t-il, il n'est ni venimeux, ni méchant; les habitants de Java le manient sans crainte comine sans danger, et il devient souvent la proie des Serpents.
Sliaw, dans scs Mélanges d Histoire naturelle, n° III, pl. VIII, a donné la figure d'un Dragon volant qui parait être le même que le Dragon vert que nous venons de décrire, si ce n'est qu'il porte plusieurs piquants sur le cou. Il dit qu'il habile en Afrique, et qu'il se promène d'arbre en arbre, en sautant ou plutôt en volant de la même manière que les Polatouches. Il croit aussi que cet animal remplit son goitre d’insectes, pour les y conserver pendant quelques heures, afin de s'en nourrir plus tard.
Dragox Bue*. Draco fuscus, Daudin. Teinte générale d'an brun presque uniforme, excepté sur les | côtés du cou, qui sont grisâtres; ailes marquées çà et lù de quelques taches plus foncées, appareutes surtout vers les bords; peau presque entièrement lisse, et à peine recouverte de très-petites écailles rhomboïdales, carénées sur le dos et la queue; ailes adhérentes â la base des cuisses.
Le Dragon brun est un peu plus long et plus gros que le vert; ses ailes sont plus larges, et sa queue est moins allongée, puisqu'elle égale à peine le reste de l'aminal en longueur.
D II A
On est redevable au docteur A. Sébastian, d'Utrecht, d’excellentes observations sur l’anatomie du Dracof intrus (Bydragen lot de Natuur welensk., T. v. Impart., p. 105). L’établissement de cette espèce de Lézard volant. ayant donné lieu à des contestations, parce que ses caractères n’ont pas été présentés partout identiquement, l'auteur a cru devoir décrire l’individu sur lequel il opéra et qui provenait de Java. Le devant de l’animal est d’un brun clair, le derrière plus foncé ; au |iourtour externedes ailes sont de grandes taches d’un brun foncé; à l’interne, et sur le dos de petites taches de la même couleur; sur la tête une grande tache ronde, foncée; sur ses côtés, une ligne bnine, qui s'étend transversalement presque au-dessus des yeux ; les plus grandes écailles sont sur le devant de la létc , sur les côtés du cou, sur le milieu du dos et sur les côtés de la queue et des membres; les plus petites sur la surface antérieure des ailes et sur la partie étendue entre leurs nervures; sur la face postérieure des mêmes organes, ces écailles semblent même manquer tout à fait, du moins à l’œil nu ; la poche gutturale a un peu plus d’un pouce et demi d’étendue; les ailes sont attachées ù la face antérieure des parties supérieures, qui se lie à la jambe par un repli de la peau, lequel s'étend plus bas que ne l’avait figuré Tiedemann sur le Dragon vert; la queue est sillonnée par neuf rangées d'écailles, qui la rendent anguleuse : tels sont les caractères qui complètent la description de l'individu qui avait six pouces de longueur totale. Pour son anatomie, nous ne ferons mention que des différences trouvées entre l'observation et ce que disent les auteurs. Les ailes sont formées par les six premières fausses côtes qui se prolongent latéralement et ■ se couvrent de la peau; les côtes deviennent donc des | organes locomoteurs : déjà dans les Serpents on voit qu'elles passent ù celte fonction; ce changement d'usage est d'autant moins étrange que, rice-rersâf les pièces des membres peuvent remplacer les côtes en tant que celles ci servent à protéger les organes pectoraux comme chez les Poissons et les Grenouilles. Malgré que ce mode de locomotion rapproche ainsi les Dragons des Oiseaux, il ne faut pas les placer plus près de ceux-ci que certains autres Reptiles, de même que les Mammifères volants n'ont pas plus de droit que d’autres à ce rapprochement. Les côtes alaires des Dragons vont en diminuant d’avant en arrière, hormis la seconde qui est un peu plus longue que la première, etc. Leur moitié vertébrale est osseuse, l’autre cartilagineuse, celle-ci ne s'étend pas, comme dans le Dragon vert, jusqu’au bord externe des ailes, mais s’épaissit et se courbe contre la côte immédiatement postérieure; cette partie peut être considérée comme représentant les cartilages costaux ordinaires, etc.; outre les muscles qui vont des vertèbres aux fausses côtes, il y en a d’autres plus petits dans l’intervalle de deux côtes alaires. L’auteur passe à leur j description et entre dans beaucoup de détails. Il examine le mécanisme du vol dans ce singulier animal ; les i muscles du ventre sont fort simples, il y en a deux : un ' superficiel, longitudinal; un profond, transverse. Quant à l'appareil de la nutrition, on remarque d’abord la poche gutturale qui se perd dans l’œsophage, et dont la membrane muqueuse forme beaucoup de plis qui ne
i se terminent que dan» l’estomac. Cette poche a été trou vée remplie de Mouches et de Fourmis; elle offre ainsi j les plus grands rapports avec les sacs buccaux des Singes, comme l’avait déjà dit Tiedemann, cl n’est ! point destinée, comme le croit Carus, à recevoir siin- ! plernenl de l'air. Sébastian la compare plus particulièrement au gosier des Oiseaux de proie diurnes ou ait 1 sac guttural de YOtiê tarda. Ce qu’il y a surtout de ! remarquable à cette poche, c’est le pigmentant noir 1 qui revêt la surface externe de son enveloppe mus- J culeusc, et dont l’analogue a été trouvée par Tem- ' minok et Rudolphi sur la Poule nègre, et par Yrolik sur le Caméléon. Il faut remarquer, dit l'auteur, que le Dragon disséqué renfermait trois œufs dans chaque oviducte, circonstance qui peut avoir des rapports avec l’existenccdu pigmentum particulier dont nous parlons. Il parait qu’il y a une différence entre le I)raco fus eus et le viridis pour la terminaison du canal intestinal, et surtout pour les particularités d'un cœcuin qui se trouve un peu avant d’arriver à l’anus. Ces considérations mènent l’auteur à mieux limiter les divisions en i intestins gros et grêles. Enfin .Sébastian termine eu ' signalant la découverte d'un prolongement libre, qui existe dans l’articulation du coude, et celle d’un anneau formé de plaques cartilagineuses dans l’appareil ocu lairc.
DRAGON DE MER. pois. Synonyme vulgaire de la Vive. F. ce mot.
DltAGONE. bot. Synonyme vulgaire d’une espèce d'Armnise, Àrtemisia dracunculus.
DRAGONE. rept. Espèce du genre Monitor.
DR AGONI ER. Dracœna. bot. Genre de la famille des A spara ginées, Hcxandrie Monogynie, caractérisé par des fleurs disposées en une vaste panicule rameuse. Leur calice est tubuleux, composé de six sépales adhérents entre eux par leur base ; les étamines, au nombre de six, ont leurs filets placés en face de chaque sépale; ils sont quelquefois soudés ensemble par leur partie inférieure, et un peu renflés dans leur partie moyenne; l'ovaire est libre, à trois angles obtus, à trois loges contenant chacune un seul ovule; le style et le stigmate sont simples. Le fruit est une baie globuleuse, ordinairement ù trois loges et à trois graines dont une ou deux avortent quelquefois.
On compte environ vingt à vingt-cinq espèces de ce genre. Quelques-unes sont originaires de l’Inde; la plupart croissent aux Iles australes d’Afrique et au cap de Ronnc - Espérance; quelques autres dans les lies de l’océan Pacifique. Presque tous les Dragoniers ont le | port des Palmiers; leur tige est simple, et acquiert quelquefois d'énormes dimensions. Elle est couronnée par une touffe de feuilles simples, engainantes à leur base, du milieu desquelles naissent les panicules de fleurs. Cette lige est semblable à celle des Palmiers et pour le port et pour l’organisation intérieure.
Dracoxier a fecili.es d’Ygcca, ou Dracoxier propresett dit, Dracœna Draco, L., Laink., lit., t. 249, f. 1. 11 est originaire des Iles Canaries où il acquiert parfois des dimensions énormes, tandis que dans nos I jardins, c’est un arbrisseau qui s'élève au plus à une l douzaine de pieds, et dont la croissance est exlrême-