DR A
DBA
ment lente. On en voit un pied près de la ville de l'Oratava, à la base du pic de Ténériffe, dont la tige a seize pieds de diamètre, mesurée un peu au dessus de la racine. Voici à ce sujet ce que, dans ses Tableaux de la nature, le célèbre voyageur de Humboldt rapporte de ce Dracœna. • Cet arbre gigantesque est aujourd'hui dans le jardin de M. Franchi, l'un des citoyens les plus recommandables de la petite ville d'Oratava , appelée jadis TaorOy et que l'on citait comme le point le plus délicieux du monde cultivé. En juin 1799, lorsque nous gravîmes le pie de Téflérifft, dit toujours de Humboldt. nous trouvâmes que ce végétal énorme avait quarantecinq pieds de circonférence. G. Slaunton prétend qu'à dix pieds de hauteur, il a encore douze pieds de diamètre. La tradition rapporte que ce Dragonier a été révéré parles Guanches. comme l’orme d'Fphèse le fut par les Grecs... Le Dragonier gigantesque que j’ai vu dans les Iles Canaries, jouissant d'une jeunesse éternelle, porte encore des fleurs et des fruits. Lorsque Dethencourt, aventurier français, fit, vers 1402, la conquête des îles Fortunées, le Dragonier d'Oratava, aussi sacré pour les naturels de ces Iles, que l’Olivier de la citadelle d'Athènes, était d'une dimension colossale, tel qu'on le voit encore... En se rappelant que le Dragonier a partout une croissance très-lente, on peut conclure que celui d'Oratava est extrêmement âgé. C’est sans contredit , avec le Baobab, un des plus anciens habitants de notre planète. » Quelquefois le tronc du Dragonier se divise vers son sommet en plusieurs ramifications; ses courtes feuilles sont réunies en touffe au sommet de la lige ou de scs ramifications. Elles sont planes, ensiformes, longues d’un à deux pieds, aigues, entières, rougeâtres inférieurement, oh elles se terminent par une sorte de gaine ; les fleurs sont blanchâtres, très -petites, formant une paiiicule dressée, rameuse, pyramidale; le fruit est une baie d’un jaune rougeâtre, de la grosseur d'une petite Cerise.
Dragoxilr terminal. Dracœna terminais », L., Red. Lil., il, l. 90. Cette espèce, que Linné fils avait réunie au genre Asperge et Lamarck au genre 4 tetris, sous le nom iVAlctris Chinensis, est un arbrisseau qui, dans la Chine sa patrie, s'élève à dix ou douze pieds, tandis que. dans nos serres, il dépasse rarement trois à quatre pieds; sou feuillage est d’abord d’un vert assez foncé, mais il prend une teinte pourpre peu de temps après son développement; les feuilles sont comme distiques, c'està-dire déjelées des deux côtés de la tige; elles sont pétiolécs, dilatées et embrassantes à leur base, lancéolées, aigues, entières; les fleurs sont purpurines et forment une panicule dressée, rameuse, plus courte que les feuilles, du milieu desquelles elle s'élève. Cette espèce de Dragonier est originaire des Moluques, des Indes et de la Chine. On la cultive à Amhoine, sur les bords des jardins et des propriétés. De là vient le nom de terminal is qui lui a été donné, et qui indique qu'il sert de terme nu de limite.
DR à COMTE ou DRACON1TE. min. L’un des synonymes du Quartz.
DRAGONNEAU, rois. Espèce du genre Callionyme.
DRAGONNEAU, mole. Syn. vulgaire de Cyprta $to liila. r. Porcelaine.
DRAGONNEAU. Gordiuê. annél.? Petits animaux filiformes qui abondent dans les eaux douces, dans la vase et dans les terres inondées, qu'ils percent en tout sens. Linné et Bruguière les ont rangés, ainsi que le Ver de Médine, dans le genre Filaire, et la majorité des zoologistes ont suivi cet exemple.
DRAINE, ois. Espèce du genre Merle.
DRaKENSTENIA. bot. Synonyme d’Acouroa.
DRAKHENA. bot. Syn. de Dorstène Contrayerva.
DR AP. moll. Ce mol. avec une épithète spécifique, s’emploie pour désigner quelques Coquilles, particulièrement du genre Cône, qui offrent dans leurs ligne* colorées une contexture ou un entre -croisement qui rappelle plus ou moins l'arrangement des fils dont se compose une étoffe. Ainsi l'on a nommé Drap d'argent. le Conus Stercus-Muscarum , L.; Drap flambé. le Conus auricomus , Latnk.; Drap d'or, le Conus textilis , L.; Drap d’or a dentelles, le Conus Abbas. Brug.; Drap d'or violet, le Conus A rchiepiscopu», Brug. ; Drap orange, le Conus auratus, Brug. ; Drap piqceté, le Conus .\ussatellaf Brug., et petit Drap, le Conus PanniculuSy Lamk. On a encore donné le nom de Drap mortuaire, à une espèce d'OIive, OU ta lugubris, Lamk.
On a aussi appelé Drap marin la croûte épidermoide qui revêt le plus grand nombre des Coquilles. lorsqu'on les relire de la mer. On avait pensé autrefois que c’était un véritable épiderme ou périoste, lorsque l'on admettait que la Coquille prenait de l'accroissement comme les os des Vertébrés; mais il est prouvé que les Coquilles ne s'augmentent que par superposition de couches, ce qui rend inadmissible l’hypothèse de IVpiderme ou du périoste des Mollusques. V. Mot lisqces. Ce Drap Marin tel qu'on l'observe le plus ordinairement, ressemble à une sorte de pluche ou de laine feutrée, d'un gris verdâtre; il recouvre la plupart des Coquilles et dérobe ainsi à la vue les brillantes couleurs dont elles sont ornées. On enlève assez aisément cet épiderme velouté, en laissant les Coquilles macérer dans l’eau tiède, pui* en les frottant avec une brosse plus ou moins rude suivant l'adhérence de l'enveloppe; quelquefois on est obligé de recourir à quelques mordants ou aux grattoirs pour enlever quelques restes de croûtes; mai* alors il faut procéder avec beaucoup de prudence pour ne point entamer la Coquille.
DRAP-MORTUAIRE. ins. (Geoffroy. ) Syn. de Cétoine sliclique.
DRAPARNALDIE. Draparnaldia. Genre de la famille des Cliaodinées, institué par Bory, en mémoire de Draparnaud, savant botaniste de Montpellier, ravi aux sciences à la fleur de son âge. Scs caractères consistent dans les articulations Iransvcrses de ses rameaux et de scs ramules que terminent des prolongements cilifortnr» et qu'accompagne une mucosité qui donne aux Draparnaldies la souplesse et le brillant d'où résulte leur extrême élégance. Toutes celles connues habitent les eaux douces. La Draparnaldia taxa, B., est du plus beau vert, et remarquable par son aspect soyeux et sa grande mucosité; elle s'allonge au point que ses ramules disparaissent sur l’étendue des filaments principaux. Ces filaments rappellent ceux de certaines Con-
ferres, ce qui a déterminé l'opinion d'Agardh sur les I métamorphoses des Algues ; il a cru voir des Draparnaldies devenir des Conferves, et celles-ci devenir des ' Draparnaldies. — Drapai naldia mutabilis , D. , Ann. Mus. T. xii, pl. 35, f. 1 ; Con ferra mutabiivt, Roth; Batrachosperme à houpe. De Catidolle, l'une des plus communes et des plus élégantes de nos marais. — Drapar naldia hypnosa , B., Annal. Mus. T. xii, p. 35, fig. 2; Batrachosperme en plume, Vauch., pl. U, f. 2, dont l'aspect est celui d’une jolie Mousse pinnée, Rottant mollement dans l'eau pure et tranquille. — DraparnaUlia dendroidea , B., Annal. Mus. T. xu, pl. 35, ! fig. 3, des rivières de nie Mascareigne. — Draparnaldia pygmœa , B , Ann. Mus. T. xu, pl. 35, fig. 4, ; très petite espèce presque microscopique, parasite sur les autres Conferves d'eau douce des îles de France et de Mascareigne.
DRAPAKNALDINES. bot. V. Bati*achosper«es. ,
DRAPÈTE. Drupeles. bot. Genre de la famille des Thymélées et de la Tétrandrie Monogynie, h., établi par Lamarck ( Jouin. d'Hisl. natur. 1. p. 1HG, t. 10, fig. I) pour une petite plante, Drapetes muscoidea , rapportée par Commerson du détroit de Magellan. Elle a le port d'une Passerine et l'inflorescence des Dais; ses tiges forment des touffes serrées de trois à quatre pouces de hauteur; ses feuilles sont sessiles. opposées en croix, ovales, obtuses, entières , poilues, longues , seulement d'une à deux lignes; les Heurs sont très- i petites. et forment au sommet des liges, un petit hou- ! quel sessile autour duquel les feuilles supérieures constituent une sorte d'involucre; le calice est coloré, infundihuliforme, à quatre loties; les étamines sont au nombre de quatre; le fruit est une baie sèche contenant une seule graine enveloppée par le calice qui persiste.
DRAPETITE. Drajtetia. ms. Diptères; genre de la famille des Tanistomes . tribu des Empide9, qui a été créé par Meigen pour ceux de ces Insectes qui offrent les caractères suivants : dernier article des antennes presque globuleux ; trompe à peine saillante, avec les palpes couchées sur elle; tète arrondie, presque globuleuse; yeux grands; corps oblong; thorax rétréci en avant ; ailes couchées sur le corps. Le petit nombre d'espèces qui composent ce genre, est en général d'une taille courte; elles vivent de proie et font aussi leur nourriture du suc des plantes. On les trouve dans toute l’Europe.
DRAPIER oc GARE-BOUTIQUE, ois. Syn. vulgaire de Martin-Pêcheur d'Europe.
DRAP1EZIE. Drapiesia. bot. Genre de la famille des Colchicacées, lfexandrie Monogynie. institué par Blume (Enum. Pl. Jarœ, 8) qui lui assigne pour caractères : périànlhe campanule, composé de six sépales pétaloldes. éperonnés à leur base; six étamines insé- 1 rées à la base des sépales; ovaire à trois loges renfer- , mant chacune deux ovules; style couronné par trois stigmates recourbés; baie à trois loges monospermes. j
Drapileie xi LT i flore , Drapiesia multiflurn , B. C'est une plante vivace, herbacée, à racines fibreuses, à tiges garnies de rameaux dicholomes. Les feuilles sont , alternes, oblongues, nervurées et pointues. Les fleurs
sont grandes, d’un rouge pourpré, portées chacune sur un pédicelle, dont la réunion forme une sorte d'ombelle partant d’un pédoncule opposé aux feuilles. Cette plante est originaire des forêts inontueuses de Pile de Java.
DRASSE. Drassux. arachn. Genre de l'ordre des Pulmonaires, famille des Aranéides, section des Tubilèles ou des Tapissières, établi par Walckenaer, et adopté par Latreillc qui lui assigne pour caractères : les quatre filières extérieures presque égales; mâchoires arquées au côté extérieur, formant un ccinlre autour de la lèvre qui est allongée et presque ovale ; huit yeux placés très- près du bord antérieur du corselet, disséminés quatre par quatre, sur deux lignes transverses; la quatrième paire de pieds, ensuite la première, plus longues. Les Drasses sont des Araignées qui se tiennent à l'affût des Insectes, et les entraînent dans leur demeure aussitôt qu'ils les ont saisis. Ces demeures consistent en des cellules de soie très-blanches, placées dans l'intérieur des feuilles, sous les pierres et dans les cavités des murs. Walckenaer distribue dans deux sections ou familles les Arachnides propres à ce genre.
Les Lithopbiles, Lithophilœ.
-J* Yeux sur deux lignes courbes, opposées par leur côté convexe ; mâchoires très dilatées dans leur milieu ; Arachnides se tenant derrière les pierres et les cavités des murs. Drasse LccircGE, Drasxuxlucifugux, Walck. A en juger par la figure de Schœffer (feon. lus., pl. 101 , fig. 7). citée par Walckenaer. celle espèce est la même que le Drasse ventre-noir, Viasxua melanogaxter de Latreillc. On le trouve en France et en Espagne.
tf Yeux sur deux lignes courbes, parallèles; mâchoires peu dilatées dans leur milieu; Arachnides se renfermant dans les feuilles des plantes qu'elles plient et rapprochent. — Drasse xoctcrke, Drasxux noctur nua, L. Il parait différer d'une espèce voisine, trèscommune aux environs de Paris, et décrite par Latreillc sous le nom de Drasse très-noir, Drasxua aler. La femelle de celui-ci construit un cocon rougeâtre, orbiculairc, très aplati, se divisant en deux valves papyracées pour la sortie des petits. On le trouve très communément aux environs de Paris.
fti Yeux sur deux lignes courbes, parallèles; les latéraux rapprochés entre eux; mâchoires peu dilatées dans leur milieu; Arachnides construisant sur la surface des feuilles une toile fine et blanche, transparente, à tissu serré, sous laquelle elles se ticnneut. Drasse vert, Draasua riridissimus , Walck. ( Fan n. Paris. T. n, p. 312). On le trouve aux environs de Paris.
DRAVE. Draba. bot. Genre de la famille des Crucifères et de la Télradvnatnie siliculeuse, établi par Linné et adopté par De Candolle {Syal. f'eget. 2, p. 331 ). qui en a séparé quelques espèces pour foi mer de nouveaux genres, et a fixé ainsi scs caractères : calice dont la base n’est pas gibheuse; pétales entiers, obtus ou à peine échancrés; étamines libres et non denticulées ; silicule ovale ou ohlongue. entière, à valves planiiiscu* les, contenant plusieurs semences non bordées et disposées sur deux rangs; cotylédons accomhants. Ce genre fait partie de la tribu des Alyssinécs ou Plcurorblzées latiseplécs, et se place près des genres Àlyaaum,
I) II A