DRE
Cochlraria, Clypeola cl Peltaria. Brown en a détaché le Draba Pyrenaica, dont U a constitué le genre VetrocaUis. Ce changement a été adopté par De Candolle «pii, de sou cùté, a formé le genre Erophila avec le Draba cerna , L. Dans plusieurs espèces , le fruit est réellement siliqticux, ce qui est une grave objection à ta division des Crucifères établie par Linné; dans ce cas, les Braves sont très-voisines des Arabidécs. et surtout du genre Turritis. Ce sont des plantes vivaces ou annuelles, tantôt courtes et en gazons, tantôt allongées, le plus souvent couvertes de poils rnous cl veloutés. La plupart se trouvent dans les montagnes froides de l'hémisphère boréal, et principalement dans l'empire de Russie; quelques- unes seulement ont été rencontrées en Amérique. Le Pivdromus Syslemaii s l'ejetabilium renferme les descriptions abrégées de cinquantehuit espèces de Braves, dont cinquante sont distribuées en quatre sections. La première, que De Candolle a nommée Aizopsii, et qui', selon Andrzjoski, doit former un genre particulier, se compose de onze espèces qui sont des plantes vivaces dont ta hampe est nue, les feuilles roides et ciliées, les fleurs jaunes et le style filiforme, de grandeur variable. Presque toutes sont indigènes des montagnes de la Sibérie et de l'Orient. On trouve sur les rochers de plusieurs chaînes de l'Europe l’espèce la plus remarquable, Draba aizoides, L. Celte jolie plante fleurit de très-bonne heure, et forme des touffes élégantes, par ses feuilles ciliées, d'un vert sombre, et scs nombreuses fleurs d’un jaune d’or éclatant. La Draba ciliaris , L., et une autre plante décrite autrefois sous le méine nom. par De Candolle (Flore française, 4, p. 697), ne sont que des variétés de ta précédente.
La deuxième section, nommée Chrytodraba , renferme douze espèces qui croissent toutes dans le nord de l’Europe et sur les hautes montagnes de l'Asie, à l’exception des Draba Jorullensis et Draba Toluccenait, Kunlh, indigènes du Mexique. Ce sont des plantes vivaces, dont les feuilles ne sont ni roides ni carénées; leurs fleurs sont jaunes, leur style presque nul ou trèscourt; et la silicule ovale -oblongue. Les Draba incompta et Draba mollissima, Sleven, charmantes petites plantes qui appartiennent à cette section, ont été récemment figurées (Delesserl, Icônes seleclœ, vol. 2, t. 44 et 45).
Dans la troisième section, qui a reçu le nom de Leucodraba , se trouvent quinze espèces, dont plusieurs habitent les Alpes et les Pyrénées. Ce sont des plantes vivaces, caractérisées par leurs feuilles molles, leurs fleurs blanches et leurs pétales obtus ou légèrement échancrés. Les Draba nicalis , Draba stellata et Draba lœcipcs, croissent dans les Pyrénées et les Alpes, près de la limite des neiges. Ces deux dernières viennent d’élre figurées ( Delesserl, Icônes seleclœ , vol. 2, t. 46,
Les espèces de ta quatrième section ( Holarges , DC.), au nombre de huit, et qui croissent pour la plupart dans les contrées les plus septentrionales, se distinguent par leur style court, et leurs fleurs blanches ou trèsrarement jaunes.
Enfin, la cinquième section {Drabella, DC.) se com-
pose de plantes annuelles ou vivaces, dont les fleurs sont très- petites , jaunes ou blanches, et sans style. Elles sont au nombre de quatre, dont deux sont indigènes de France, c’est-à-dire les Draba nemoralis et Draba muralis ; les deux autres atqiartiennent à la Russie orientale et à l’Amérique du Nord.
DKÈCUE. bot. Résidu des graines céréales que l’on a employées soit à ta production de liqueurs alcooliques, soit à ta préparation de ta bière. La Drèche rete nant encore intactes ou peu altérées, diverses parties nutritives, forme un très-bon aliment pour engraisser les bestiaux ; c’est à ce titre qu’il en est parlé ici.
DRE1SSE.NE. Dreissena. ioli.. Genre de Mollusques Acéphales teslacés, de la famille des Mytilaeécs, formé par Van Beneden pour une Moule que Pallas observa le premier, daus différentes rivières de ta Russie, dans ta mer Caspienne, et que l’on a retrouvée depuis dans ta plupart des fleuves de l’Europe. Ce Mollusque habitant à ta fois l’eau douce et la mer, parut à La marc k une chose si extraordinaire qu’il n’hésita pas à l’attribuer à une erreur de l'allas; aussi dans les noies qu’il inséra à la suite de l’appendice du Voyage de ce savant. Lamarck révoque en doute si ces Moules de rivière et de mer sont bien du même genre, et il y ajoute que toutes les véritables Moules sont marines. Les Driessenes habitent au fond de l’eau par bancs, comme les Moules marines, agglomérées en groupes et attachées, au moyen de leur byssus, à tous les corps environnants. Le système nerveux consiste en trois paires de ganglions; mais il diffère de celui des Moules en ce que fa paire postérieure ou celle qui est placée sur le muscle transverse postérieur, est réunie en un seul ganglion placé au milieu. Ce système n’est ni supérieur ni inférieur à l’œsophage ; il conserve à peu près ta mémo hauteur; et les deux ganglions antérieurs, qui représentent le cerveau, sont placés ù la commissure de» lèvres. Le système musculaire diffère encore de celui des Moules en ce qu’il n’y a point une seconde attache sous le ligament d'une portion du muscle rélracleur. Ce qu’il présente de plus remarquable, c’est ta réunion complète du bord de son manteau dans tout le pourtour, et la présence de trois ouvertures pour l’exercice des différentes fonctions de l’animal. L’orifice qui donne entrée à l'eau de ta respiration, se prolonge en un siphon, garni dans son intérieur de nombreuses papilles. Le canal intestinal offre un cæcum qui plonge jusqu'au bout de l’ovaire, et qui offre des parois extrêmement minces. On peut l’apercevoir à l’œil ou à travers la peau qui recouvre le ventre. L’ovaire ne va pas se loger entre les feuillets du manteau. La coquille est régulière, équivalve. inéquilatérale; le crochet est terminal, garni dans son intérieur d’une cloison. Il y a trois impressions musculaires, dont celle du milieu-est unique et linéaire.
Van Beneden a établi son genre Dreissena sur le Mytilus polymorphut , auquel il ajouta une espèce nouvelle, decouverte par Quoy, au Sénégal, et qu'il nomma Dreissena Af ricana. Depuis une troisième espèce s’est offerte à ses investigations, et il lui a donné le nom de Dreissena cyanea. Celle-ci a la Coquille oblongue, plus haute qu’épaisse; finement striée à l’ex-
térieur ; son intérieur est d’un bleu foncé. On présume que cette Coquille, obtenue primitivement par D’Orbigny. appartient aussi au Sénégal.
DH K LIGNE oc DREL1GNY. rois. Synonyme de Perça Labrax, espèce du sous-genre Cenlropome. y. Perche.
DRENNE. ois. tr. Druxe. espèce du genre Merle.
DREI’AN. Drepanus. ms. Coléoptères pentamères ; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Troncatipennes. établi par liliger qui lui assigne pour caractères distinctifs : dernier article des palpes labiales, sécuri- , forme ; une dent au milieu de l'échancrure du menton ; corselet presque transversal, un peu rétréci antérieurement. Nous ignorons si ce genre figure dans les méthodes adoptées. Kirby et Dejean en ont publié trois espèces qu'ils ont nommées Drepanus ercrurians , Kirby; Drepanus Lcconiei, Dej.; Drepanus Lacortlairei, Dej.; toutes trois appartiennent à l’Amérique du Nord.
DREPANANDRUM. bot. Synonyme du Topobea d’Aublet.
DREPANE. Drepana. ms. Lépidoptères nocturnes; genre de la familledcs Dombyriles. institué par Sclirank pour un Insecte récemment apporté du Brésil. le Drepana apiculata, qui se fait remarquer par ses ailes découpées en faux, dont les supérieures sont d'un testacé pâle, avec une strie plus foncée, qui prend du bord in- ’ terne et se dirige obliquement vers le bout; deux autres | stries plus courtes, mais bien visibles, parlent de la côte; les ailes postérieures sont un peu plus pâles, et ont vers la moitié du bord interne, une strie suhlransverse. plus obscure ; le dessous de ces ailes est d‘un jaune assez agréable, et l’on y distingue assez facilement les stries qui sont colorées d'une teinte plusobscure. Les antennes du mâle sont Irès-pectinées, simples seulement à l'extrémité; la tète est jaune; les palpes et la langue qui est assez longue, sont teslacées ; le corps est fauve clair, avec l'extrémité de l'abdomen et les pieds jaunâtres; sa taille est. les ailes étendues, de quinze à seize lignes.
DRÉPANIE. Drepania. bot. Ce genre, de la famille des Synanthérées. Chicoracées de Jussieu, et de la Syugénésie égale, L., fut d’abord confondu avec les liieradu m par Tournefort et Vaillant, puis avec les Crépis par Linné et Lamarck. Adanson en lit le premier la distinction. mais caractérisa son Tolpis (nom sous lequel il fitconnailre le genre en question) d’une manière trop imparfaite pour qu'on l'adoptât généralement. Néanmoins. Gsrtner, Willdenow, Persoon, etc., sc sont servis de la dénomination proposée primitivement par Adanson. Dans son Généra Planlarum , Jussieu exposa les caractères de ce genre, sous le nom de Drepania, qui fut adopté par Desfontaines et De Candolle. Ces caractères ont été admis, à quelques rectifications près, dans la Flore française, et tracés de la manière suivante : invol ucre composé de plusieurs séries de folioles, dont les intérieures sont droites et serrées, et les extérieures étalées en forme d'alènes, courtes en faux à leur maturité; réceptacle alvéolaire; akènes du disque couronnés par un bord membraneux, d’où sortent deux à quatre longues arêtes ; celles du bord ont une aigrette •essile, très-courte, composée de petites écailles membraneuses. L’espèce qui a servi â fonder ce genre, est
3 BICT. DES SCI EXCES X4T.
une plante des contrées méridionales de l'Enrope. que l’on rencontre principalement dans les endroits sablonneux des environs de Nice, de Montpellier, etc. Ses tiges, fort rameuses, ne s'élèvent pas beaucoup au delà de trois décimètres; elles portent des feuilles étroites et peu nombreuses; les radicales sont lancéolées, presque glabres et dentées; les fleurs sont d'un jaune de soufre, et d'un noir purpurin dans le centre. Desfontaines et De Candolle l’ont nommée Drepania barbota. Allioni {Ftor. Petit- mont., n® 757) a changé le nom générique en celui de Swertia, oubliant qu'il existe sous celte dénomination un genre de la famille des Gcnlianées, établi par Linné.
Persoon { Enchirid . 2. p. 377, sub Totpide) a réuni à l’espèce précédente deux plantes, dont l’une, Drepania umbellata, Bortoloni . n’en parait être qu'une simple variété ; la seconde est le Crépis atnbigua de Balbis et de De Candolle. Ccs deux plantes sont indigènes du Piémont et de la Ligurie.
DREPAMS. OIS. y. IIÈOROTAIRI.
DRÉPANOCARPE. Drepanocarpus. bot. Dans sa Flore d’Eséquebo, Meyer a proposé ce genre nouveau pour le Plerocarpus lunatus, Willd., ou Plerocarpus optera , Gærln., de Fr., t. 150. fig. 3. Voici les caractères qu’il lui assigne : son calice est inonosépale, campanulé, accompagné de deux bractées; il offre cinq dents dont l'inférieure est plus grande et divergente; Ja corolle est papilionacée; les filets des étamines sont soudés en un tube cylindrique, fendu longitudinalement dans sa partie supérieure, et caché dans la carène ; l’ovaire est linéaire, oblong, comprimé, recourbé, pédicellé à sa base; le style est ascendant, de la longueur des étamines, terminé par un stigmate obtus; le fruit est une gousse orbiculaire, roulée sur elle-méine en forme de fer de faux, comprimée, rugueuse, uniloculaire, indéhiscente, contenant une seule graine semilunaire. attachée vers le milieu de la loge. Ce genre est très-voisin du Plerocarpus , auquel il avait été réuni jusqu'ici, et dont il formait une espèce. Il s'en distingue surtout par sa gousse falciforme et contournée sur ellemême en forme de spirale, dépourvue d'aile, non variqueuse, et par sa graine non attachée au fond de la loge du péricarpe.
Une seule espèce compose ce genre, c’est le Drepanocarpus lunatus, Meyer (Flor. Esséqueb., 238); arbre dont les rameaux portent des épines géminées, formées par les stipules persistantes; les feuilles sont imparipinnées, composées en général de sept folioles; les fleurs forment des grappes terminales. Ellessonl variées de blanc et de bleu.
DRÉPANOCÈRE. Drepanocerus. us. Coléoptères pentamères; genre de la faitiille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides. formé par Kirby qui lui a donné pour caractères distinctifs : lobe de la mâchoire supérieure concave et grand , avec le dernier ai^|le des palpes maxillaires elliptique et plus long que IrïWïtres : ceux des palpes labiales cylindriques, avec le dernier très-court, â peine visible; une corne sur la tète du mâle et deux autres sur le corselet; écusson couvert ; élytres largement sillonnées. Ce genre, qui ne renferme qu'une seule espèce ( Drepanocerus Kirbyi ), propre au
cap de Bon ne -Espérance, doit prendre place entre les j genres Onilis et OniliceUu$.
DRËPANOPIIYLLE. Drepanophyllutn. bot. Genre de Mousses, établi par Richard dans la famille des Bryacécs, avec les caractères suivants : sporange latéral et demème grosseur à sa base; opercule conique, déprimé en dessus, strié, nu ; une petite membrane très-courte, mais découpée, à l'orifice interne. Les espèces de ce genre, originaires de Mascareigne, ont la tige très-simple, frondiforme, les feuilles en faux, égales et distiques.
Un autre genre du même nom avait été constitué par Hoffmann (Umbel. Gêner., 2, p. 109), dans la famille des Oinl»ellifère8; il avait pour caractères : involucre polypliylle; pétales obovéa; akènes oblongs, couronnés par les bords du calice et du stylopode à cinq côtes; les fossettes ( talleculœ ) marquées d’une seule bandelette. O genre n’a pas été admis par d'autre botaniste que son propre auteur.
DRF.PANOSTOME. Drepanostoma. moll. Genre de Gastéropodes pulmonés, de la famille des Hélices ou , Limaces, établi par Porro qui lui assigne pour carac- | tères : corps roulé dans un plan parfaitement horizontal; coquille discoïde, concave, ombiliquée à sa surface inférieure, bossue, perforée à la supérieure; ouverture en forme de faux par la convexité de l'avantdernier tour, suhdépriinée au bord latéral, renllée au bord columellairc; insertion du bçrd latéral avec l’avant- . dernier tour, formant un angle obtus.
DRtrAisosTouE HACTIL1VOMK. Drepanostoma fiau- , tiliformi s, Por. Se trouve fréquemment dans l’Europe méridionale, versl’automne, parmi les feuilles pourries; | son animal est cendré, chagriné par des vésicules disposées longitudinalement ; les tentacules sont plus foncés à cause d'une ligne noire, qui les traverse au milieu; ces lignes, en se prolongeant, forment dans le corps de l’animal, deux lignes parallèles l'une 60us l'autre qui se réunissent [très du collier; le pied est étroit, court, pointu en arrière et blanchâtre. La coquille est d’un brun rougeâtre , transparente , munie de poils clairsemés, fauves et caducs; elle est marquée, vue à la loupe, de stries fines ; la spire est renforcée, formant un cône rentrant, composé de cinq tours ; la suture est bien distincte ; le péristome est rebordé, d’un rouge de rose. Taille, deux lignes.
DRESSÉ, b'teclus. bot. Une lige est Dressée lorsque son axe est perpendiculaire à l'horizon. Il ne faut pas confondre celle expression avec celle de Droite, Bectus. Une lige droite est celle qui n'offre aucune courbure; une tige Dressée peut être plus ou moins sinueuse; une tige droite n’est pas toujours Dressée, elle peut être oblique ou couchée.
DKIADE. y. Dryade.
DKIANDRE. V. Dkyaxdrk.
DHILE. Drilus. ns. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Serricornes, tribu des Melyrides, établi par Olivier, aux dépens des Plylins de Geoffroy. Caractères . antennes plus longues que la tète cl le prothorax, peclinées au côté interne; palpes maxillaires avancées; prolhorax transversal. Les Driles ont le corps déprimé j et un peu allongé; leur tète se termine brusquement ;
leurs antennes sont composées de onze articles dont le second petit et arrondi; les mandibules sont unidentées, minces et cornées; les mâchoires sont simples, c'està-dire qu'elles manquent d’appendice intérieur; elles supportent deux palpes qui vontcu grossissant; la lèvre inférieure est arrondie ; le prolhorax, un peu plus large que la tête et plus étroit que les élylres, offre un rebord sensible. 11 existe des ailes membraneuses, repliées; les tarses ont cinq articles, et le pénultième est cordiforrne. Ces Insectes volent avec assez de facilité. On les trouve sur diverses fleurs et sur certains arbres, particulièrement sur le Chêne, à l'époque de sa floraison.
Le Drile jauxatrr. Drilus flacescens, Oliv.; la Panache jaune, Geoffroy (Hist. des Ins., 1. 1. pl. 1, fig. 2). Cette espèce peut être considérée comme le type du genre; elle est très-commune en France. Dejean (Cat. des Coléopt., p. 39) en mentionne deux autres espèces qui sont nouvelles. La première, Drilus fulvicornis , Dej.,e$t originaire de la Dalmalie, et la seconde, Drilus ater, Dej., a été trouvée en Allemagne,
DRILL. mai. y. Sixce.
DRIMIE. Drimia. bot. Genre de la famille des Asphodélées, llexandrie Monogynie, L., fondé par Jacquin (Icon. Bar., 2, lab. 575, et Collect. Suppl., p. 41) sur quelques plantes du cap de Bonne-Espérance que Tliunberg avait réunies aux Jacinthes. Un léger caractère le différencie de ce dernier genre; il est fondé sur l'insertion des étamines qui, ici. sont fixées près de la hase de la corolle, et non sur son milieu; mais dans les diverses espèces de Jacinthes, l'insertion des étamines est très-variable. Néanmoins Persoon et Willdenow ont admis le Drimia de Jacquin, et en ont décrit les cinq espèces dans leurs ouvrages. Ce sont des plantes dont le périgone est verdâtre, excepté dans le Drimia ciliaris, Jacq., qui a ses fleurs blanches.
Drixie oxdii.ée. Drimia undulata , Jacq., Botan. Cabio. 1898; Spreng.. Syst. Végét. 2,75. Son bulbe a deux pouces de diamètre, et la hampe qui s’en élève est accompagnée de deux ou trois feuilles linéaires, lan céolées, ondulées, aussi longues que la hampe, c'est-àdire d’environ un pied; celle-ci supporte une belle panicule droite , composée d'un assez grand nombre de fleurs pédonculées. d’un vert jaunâtre; les pédoncules sont horizontaux et grêles, avec une bractée linéaire à leur base, et qui les égale en longueur; le tube de la corolle est court ; le limbe a six découpures oblongues, aiguës, réfléchies et un peu roulées en dehors; les filaments sont de la longueur de la corolle, jaunes, filiformes, surmontés d'anthères oblongues ; le stigmate est capité, à trois lobes, dépassant un peu les étamines; le fruit est une capsule arrondie, à trois côtes, à trois loges contenant plusieurs graines; la tige florifère se montre tout au commencement du printemps.
Les autres espèces connues sont les Drimia elata , la nceie folia , media, purpuras cens et pusilla. Le Drimia aliissima de CurJis appartient positivement au genreOrnithogale; c'est VOrnühogallumaltiasimuni, ainsi décrit par Thunherg.
DRIMIS. bot. y. Drymis.
IMUMMIA. bot. y. Drixie.
DRIMOPIIYLLE. bot. y. üeyxopbilk.
DRIMOSTOÎUF. Frimoatoma. ix». Coléoptères pentamères; genre de lu famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, institué par Dejean qui lui donne pour caractères : dernier article des palpes extérieures cylindrique, allongé; celui des maxillaires terminé en pointe; celui des labiales tronqué à l’extrémité; antennes assez m courtes, presque monoliformes; lèvre supérieure presque carrée, légèrement écbancrée antérieurement; mandibules arquées et très -aiguës; menton trilobé; tète triangulaire; corselet presque carré; élvtres en ovale allongé et assez convexes; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés dans les mâles, aussi longs que larges, triangulaires ou cordiformes. Ce genre a été formé sur l’inspection de (rois espèces envoyées des parties équinoxiales de l'Afrique. Le Drixostome striatocolle, Drimostoma striatocollis , en est le type; il est d'un brun luisant, avec le corselet transverse, strié de chaque côté postérieurement, avec les angles obtus; élytres profondément striées par des points; antennes et pieds testacés. Taille, deux lignes.
DRINGl’F. ois. Synon. vulgaire de Fauvette Orphée.
DROC. bot. L’un des noms vulgaires de l'Ivraie.
DROGON. non.. Syn. vulgaire de Triton Lotorium.
DROGL'K. bot. L’un des noms vulgaires de l’Ajonc.
DROIT, bot. F. Dressé.
DROMADAIRE, xax. Espèce du genre Chameau.
DROMAllS. ois. F. Éxoij.
DROME. I)roma$. ois. Genre de l'ordre des Grades qui ont un doigt en arrière; ce genre, proposé par Paykull, a été adopté par Temmtnck, avec les caractères suivants : bec un peu plus long que la tête, droit, cunéiforme, très robuste, comprimé sur les côtés, à base arrondie, un peu renflé, à pointe mousse; mandibule supérieure un peu convexe en dessus; l'inférieure renflée en dessous, et munie d'un ressaut au talon; fosses nasales latérales, amples, triangulaires, recouvertes par une membrane sur le devant de laquelle sont percées de part en part, des narines ovalaires; ailes aussi longues que la queue, pointues, à première et deuxième rémiges les plus longues; jambes nues dans le bas; tarses très-longs, réticulés, garnis de sculelles en devant; doigts antérieurs médiocres, unis par une palmure écbancrée entre chaque doigt; pouce allongé, assez bas; tous .les ongles petits et grêles. Ce genre ne se compose que d'une seule espèce, et tout ce que l'on sait de ses mœurs et de ses habitudes se trouve exprimé dans le passage suivant que nous allons extraire du Voyage de Sait en Abyssinie (1,232). - Les bas-fonds et les lies du littoral de la mer Rouge sont fréquentés par de nombreuses volées d’Oiseaux de mer. Je tirai sur la côte un Oiseau d’une très belle espèce, qu'à la première vue le docteur Latliam supposa appartenir à la famille de VA rtiea pondicei iana y mais que depuis on a jugé être un genre nouveau et distinct, en ce qu'il a le bec d'un Ardea, tandis que les pieds sont garnis d'une membrane fort longue et se rapprochant plus de ceux de PAvocelte, etc. »
Droxb ardéole. Dromua ardeola, Payk. Act. acad. Suec. 1805, p. 188; Temm.,PI. col., 302. Plumage blanc, teinté légèrement de rose; une grande plaque noire, allongée et arrondie, vers le bas; cette plaque
prend entre les deux épaules et se prolonge en cône, jusque sur le croupion; rémiges d’un noir brunâtre, avec l’origine et la lige blanches; bec et pieds noirs. Taille, quatorze à quinze pouces.
DROMI. Dromius. îxs. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, établi par Bonelli. Caractères : palpes extérieures finissant par un article dont la forme se rapproche de celle d’un cône renversé ou d'un cylindre, et qui est tantôt un peu plus grand que le précédent, tantôt de la même épaisseur; télé moins large que le corselet; languette cornée; antennes filiformes; corselet presque aussi long que large; pénultième article des tarses divisé en deux lobes. Ces Insectes diffèrent des Cymindes de Latreille en ce que le dernier article des palpes labiales est terminé en hache dans ces derniers ; on les distingue des Lebies et des Lainpires par la forme du corselet qui est plus large que long dans ces deux genres, et des Demelrias, parce qu’ils ont la tète plus large que le corselet, allongée et rétrécie en arrière. On trouve ces Insectes au commencement de l'année, sous les écorces des arbres, où ils se tiennent cachés. Aussitôt qu’ils voient le jour, ils contrefont les morts et se laissent tomber à terre; passé le mois de juin , on n'en rencontre plus que très rarement. Les principales espèces sont : le Prori agile, Dromius agilis, Fabricius; le Droxi a quatre T ACRES, Dromius quadrimaculatus, Fab., Panz., Clairv. Elles sont l'une et l’autre très communes en France.
DROM1CE. Dromica. ns. Coléoptères pentamères; genre de la famille des Carnassiers, tribu des Cicindelètes, établi par Dejean, aux dépens de ses propres Cicindèles. et d'après une espèce nouvelle, qu'il a reçue du Cap. Caractères : palpes labiales ne dépassant pas les maxillaires; le premier article atteignant au plus l'extrémité du menton et d'égale longueur avec le second; le troisième, assez grand, renflé et presque ovalaire; le dernier beaucoup plus mince, court et grossissant très-légèrement vers l'extrémité ; une dent à peine sensible au milieu de l'échancrure du menton; élvtres ovales-allongées, très rétrécies antérieurement et postérieurement ; point d'ailes sous les élytres. Tout en reconnaissant que sa Cicinde/a c-oa relata devait être le type d’un genre nouveau, Dejean a hésité de le créer, jusqu'à ce qu'il ait pu examiner les deux sexes, et en même temps que Schupel lui en procurait les moyeu*, une seconde espèce venait lever toute hésitation.
Droxice rétrécie, Dromica coarc ta ta , D. Elle est longue de cinq à six lignes , d’un vert-bronzé obscur eu dessus avec de légers reflets cuivreux sur la tète cl le corselet; ses élytres sont chargées d’une multitude de très petits points, avec une bande latérale, raccourcie, d’un blanc jaunâtre, qui part de l’angle de la base et s'étend jusqu'aux deux tiers, où elle se termine par un petit crochet arrondi vers la suture; elles ont en outre, à l'extrémité, près du bord extérieur, une petite ligne longitudinale de la même couleur; les pattes sont longues, déliées cl d'un vert cuivreux; la lèvre supérieure est jaunâtre. Du cap de Bonne-Espérance.
DKOMIE. Dromia. crcst. Genre de l’ordre des Décapodes, famille des Brachyures, section des Notopodes, établi par Fabricius, et ayant pour caractères: pieds pro-
duo
près à la courte ou à la préhension; longueur des six premiers diminuant graduellement, à commencer des serres; les quatre derniers insérés sur le dos et beaucoup plus petits ; test ovoïde, court ou presque globuleux, bombé ; yeux petits et rapprochés à leur extrémité antérieure. Les Dromies ressemblent aux Crabes proprement dits par la forme des antennes, des parties de la bouche, et par la composition des pieds; toutefois la position de ceux-ci sur le dos. est un caractère bien suffisant pour les distinguer de tous les genres connus, à l'exception des Dorippes et des Hnmoles qui leur ressemblent sous ce rapport ; mais dans le premier de ces genres, les quatre pieds relevés se terminent par un crochet simple, et le second n'a qu'une paire de pattes dorsales. Les Dromies se font encore remarquer par un certain nombre de particularités. La carapace est ovale, arrondie, très -bombée, velue ou couverte d'un duvet brun ou jaunâtre, qui s'étend sur les pattes et sur les serres; sa partie antérieure est un peu rétrécie et prolongée ert manière de museau; les antennes extérieures, très-petites, sont insérées au-dessous des pédoncules oculaires, les intermédiaires naissent en dessous et un fieu en dedans des yeux; les pieds-mâchoires extérieurs ont leur troisième article presque carré, légèrement échancré à son extrémité et en dedans; les serres sont égales, grandes et fortes; les doigts en sont robustes, creusés en gouttière dans leur milieu, avec des dents sur les bords, qui s'engrènent mutuellement; la seconde et la troisième paire de pattes se terminent par uu article simple, en forme de crochet fort aigu; les deux paires suivantes sont plus courtes, insérées sur le dos de l'animal et terminées par un article pointu et arqué; une autre épine, plus petite et de même forme, existe sur l'article qui précède le tarse, et la réunion de ces deux épines constitue une sorte de pince qui parait avoir pour usage de saisir divers corps étrangers pour les fixer sur leur dos. Telles sont en effet les mœurs curieuses de ces Crustacés, qu'ils s'emparent d'une espèce d'Alcyon, ordinairement VAlcyonutn Donioncula, ou bien des valves de certaines Coquilles, et qu’ils s'en font une sorte de bouclier pour se soustraire à la recherche de leurs ennemis et pour tromper leur proie. Au reste ils sont très-indolents, et ce n'est qu'à l'époque de la ponte que les femelles deviennent un peu actives et se rendent sur les bas -fonds pour y déposer un grand nombre d'oeufs. On connaît plusieurs espèces de Dromies, parmi lesquelles la Drovie de IIlmpu. Drotnia Rumphii , Pabr. Celle espèce, la plus grosse de toutes, et dont le dos est quelquefois recouvert d'un Alcyon; habite les mers des Indes, et se rencontre aussi dans la Méditerranée. La femelle pond, vers le mois de juillet, des œufs d’un rouge carmin. La Dromie tête de sort, Drotnia clypeata , Lalr.; Cancer capul tnorluum, L. (Ad. t/afn., 1803), fixe sur sa carapace l'Alcyon Domoncule; celui-ci continue à vivre et à-se développer de manière à la cacher entièrement. On la rencontre dans la Méditerranée. Il ne faut pas la confondre avec la Dromie SABCLtcsE, Drotnia $abulosaf ou la Dromie téte-de-morl de Bosc, qui se trouve en Amérique, et ne diffère pas du Cancer sabulosu» d'Uerbst (lab. 48, fig. 3 et S). Latreille pense qu’elle est aussi la même
I espèce que le Cancer pinnophylaï de Linné, figuré par Nicolson (Hist. nat. de Saint-Domingue, p. 338. pl.G. fig. 3 cl 4). Elle recouvre son corps avec des valves de coquilles.
DRONGEAR. ois. Espèce du genre Drongo.
DRONGO. Etlolius. ois. Genre* de l'ordre des Insectivores. Caractères : bec assez robuste, déprimé à la base, un peu comprimé latéralement et à la pointe qui est échancréc; mandibule supérieure convexe, presque carénée, courbée et crochue, l'inférieure droite, retroussée à la pointe ; base du bec garnie de soies longues et fortes, dirigées en avant; narines placées latéralement et près de la base du bec, à moitié fermées par une membrane et recouvertes à claire-voie par les soies; pieds assez faibles et courts; quatre doigts : trois devant, dont l'externe est uni à l'intermédiaire jusqu'à la première articulation, un derrière plus fort, mais un peu moins allongé que l'intermédiaire; ailes médiocres; la première rémige courte, les deux suivantes étagées; Ta quatrième et quelquefois la cinquième ou la sixième la plus longue; queue ordinairement fourchue, rarement égale.
Les espèces comprises dans ce genre appartiennent toutes, jusqu'à présent, à l'ancien continent. Leur place, longtemps incertaine dans les méthodes où e'.le était indiquée sur plusieurs points à la fois, et souvent opposés entre eux, a été enfin fixée d'une manière plus invariable par l'auteur du Règne Animal. Ces Oiseaux sont de véritables dévastateurs d’insectes, et surtout d'Abeilles, dont la chasse les occupe toute la journée; ils vivent d'ordinaire en société, et se réunissent en plus grand nombre le malin et le soir, sur la lisière des forêts dont on ne les voit guère sortir en d'autres temps; leurs réunions sont tellement bruyantes qu'elles se décèlent à une fort grande distance ; on assure que plusieurs espèces font entendre, lorsqu'elles sont isolées, un chant agréable, et souvent mélodieux. Toutes choisissent, pour y établir leur nid, la cime des arbres les plus élevés ; les œufs, presque toujours au nombre de quatre, sont assez gros, arrondis et d’un blanc mat, marquetés de noirâtre. La couleur de leur plumage, qui est en général d'un noir irisé, jointe à leur turbulence naturelle et au peu de ressource qu'offre leur chair, ordinairement d'assez mauvais goût, leur ont valu le surnom d'Oiseaux du Diable, qui leur est donné en différents pays parles naturels et les coloris. Vieillot avait appliqué à ce genre le nom latin Dicrnrus, qui signifie queue fourchue. Celte dénomination, se trouvant contradictoire avec la plupart des espèces nouvelles, a été remplacée par celle à'Etlolius, assez insignifiante il est vrai, mais qui du moins n'induit pas en erreur.
Drovgo azirê. Eitolius puellus, Reinvvardl; Irena puella , Horsfield ; Curucias puella, Lalh., Temrn. , Ois. color., pl. 70. Sommet de la tête, nuque, scapulaires. dos, tectrices caudales supérieures et inférieures d'un bleu d'azur des plus brillants; le reste du plumage d'un beau noir velouté, avec la base de chaque plume brune; queue légèrement arrondie; bec et pieds noirs. La femelle a le fond du plumage d'un brun noirâtre, avec l'extrémité de chaque plume d’un bleu ardoisé plus ou moins brillant, suivant l'âge, ce qui formr
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aur l.i nuque et diverses autres parties, des mailles de cette couleur; le dos, le croupion et l'abdomen paraissent entièrement bleus. Taille, huit pouces. De Java.
Drorgo Bamcasse.Co/tij* lialicassius , Lath., Buff., pi. enl. 003. Plumage entièrement noir, avec des reflets verdâtres, beaucoup plus vifs sur les parties supérieures; queue fourchue; bec et pieds noirs. La femelle a le .noir moins décidé et les reflets moins vifs. Taille, dix pouces. De Java.
Drorgo brorzê. Dicrurus (Pneus, Vieill. ; Ois. de Levaill., pl. 170. Tout le plumage noir, à reflets brillants et chatoyants bleus et d'un vert bronzé; abdomen, bec et pieds d'un noir mat. Du Bengale.
Drorgo Crisbra. Edolius Crishna, Vigors. D’un noir velouté, reflétant un vert métallique foncé ; plumes de la gorge lancéolées, d'un vert brillant; quelques poils très-longs et très -noirs sur la télé ; les deux rectrices externes, dont la tige est nue dans la longueur médiane, dépassent de beaucoup les autres, et se terminent par une palette allongée et torse. Bec et pieds noirs. Taille, non compris les rectrices extérieures, douze pouces. Du Népaul.
Drorgo Drûrgear. Dicrurus tnusicus , Vieill., Levaill., Ois. d'Afr., pl. 107 et 1GB. Tout le plumage noir, faiblement irisé, avec les barbes internes des rémiges grises et leur extrémité brune; queue très - légèrement fourchue ; bec et pieds noirs. Taille, huit à neuf pouces. Des côtes méridionales d'Afrique.
Drorgo Drorgolor. Dicrurus macrocercut-, Vieill., Levaill., Ois. d'Af.. pl. 174. Tout le plumage noir, avec des reflets bleuâtres, très-vifs; queue fort longue et très-fourchue; bec allongé, moins fort que dans les espèces précédentes, d’uu gris plombé ainsi que les pieds. Espèce douteuse.
Drorco Drurgri. Dicrurus leucophœu s, Vieill. Tout le plumage d’un gris plombé, avec l'extrémité des rémiges d'un brun noirâtre; barbes extérieures des rectrices noires; queue longue et fourchue; bec et pieds plombés. Taille, neuf pouces. De Cey|an et de Java.
Drorgo Dhurcip. Dicrurus lophorinus, Vieill. Plumage entièrement noir, irisé; front surmonté d’une petite huppe composée de quelques plumes libres et relevées. On présume que celle espèce est la même que le Drongo Balicasse.
Drorgo Firghah. Edolius cœrulescens ; La ni us cœrulcscens , L., Ois. de Levaill., pl. 172. Parties supérieures d'un noir brillant, à reflets bleus cl cuivrés, les inférieures noirâtres, presque blanches vers l'abdomen; réuiigcs d'un noir Brunâtre; les deux rectrices latérales terminées par une tache blanche; bec et pieds bruns. Taille, sept pouces. Du Bengale.
Drorgo (urard). Edolius grandis , Gould. D’un noir verdâtre, à reflets métalliques; lèle garnie d'une huppe; les deux rectrices extérieures très-longues, nues à l'exception de l'extrémité où reparaissent les barbes formant une sorte de palette ou spatule large. Taille, non compris les rectrices latérales, quatorze pouces. Celle espèce, originaire du Népaul, ne parait poiut différer assez du Drongo à raquettes, deTemminck, pour maintenir les deux espèces.
Drorgo gris. E. Dhorgo Drorgri.
Drorgo gus a tertre blarc. Dicrurus leucogasler, Vieill., Ois. de Levaill., pl. 171. Parties supérieures grises, les inférieures blanches; bec et pieds plombés. De Java. 11 parait y avoir ici double emploi avec le Drongo Drongri.
Drorgo a gros bec. Edolius megarhynchus , Quoy et Gaym.,Zool. de l'Astr.,pl.C. Bec fort, triangulaire, arqué, un peu obtus à la pointe, et garni à la base de soies assez longues, dirigées en avant; plumage d'un noir assez intense, à reflets métalliques, d'un vert foncé; ventre d'un noir mat, avec les extrémités des ailes d’un noir tirant sur le brun ; queue longue et fourchue , composée de dix rectrices dont les externes, qui dépassent les autres, se contournent toujours en dedans, vers leur extrémité; dans toute leur étendue elles ont des barbes qui sont très-courtes sur le bord externe. Bec et pieds noirs; le pouce et son ongle sont très-allongés. Taille, dix-huit pouces, dont ouze pour les rectrices externes. De la Nouvelle-Guinée.
Drorgo huppé- Lnnius forficalus , Lath., Levaill., Ois. d’Afrique, pl. 160. Plumage noir, vivement irisé en vert; une huppe, formée de longues plumes étroites, s’élève immédiatement sur le front , et se recourbe en avant sur le bec qui est, ainsi que les pieds, d'un noir plombé. Taille, dix pouces. Du cap de Bonne -Espérance.
Drorgo a lorgs brirs. V. Drorgo a rames et a raquettes.
Drorgo a lorgceqcede. /'. Drorgo Drorgolor.
Drorgo moustache. Dicrurus mystaceus , Vieill., Levaill., Ois. d'Af-, pl. 100. Tout le plumage noir, irisé en vert, à l'exception des ailes et de la queue dont la nuance tire sur le brun ; des faisceaux de plumes roides ou de poils s'élèvent et s'abaissent de chaque côté de la mandibule su|>érieure; bec et pieds noirs; queue médiocrement fourchue ; la femelle a quelques taches blanches sur l'abdomen. Taille, dix pouces. Du cap de Bonne-Espérance.
Drorgo a rames. Edolius remifer, Temm., Ois. col., pl. 178. Plumage noir, à reflets vifs d'acier bruni; abdomen d'un noir mat; plumes de la base du bec veloutées, épaisses et dirigées en avant; queue coupée presque carrément ; les deux rectrices latérales trèslongues, interrompues dans leur milieu, par un filel formé de la lige, et garni de rudiments de barbules seulement dans une partie de sa longueur; l’extrémité de celle reclrice semblable â une racine; bec et pieds noirs. Taille, neuf pouces. De Java. La femelle est un peu plus petite, et les rectrices latérale* sont semblables aux autres.
Drorgo de Rargoor. Edolius Bangoonensis , Vigors. Noir, iriséen vert brillant; tige des rectrices extérieures Irès-longue , dépourvue de barbules visibles et terminées par une palette dont les barbes extérieures sont beaucoup plus étroites que les intérieures. T^P" non compris les deux rectrices externes, douze p De Rangoon, dans l'empire des Birmans. Vieill.
Drorgo a raquettes. Dicrurus plaints*, Briss..
La ni u. s Malabaricus,L.\ Cuculus page noir, irisé Ois. d’Afriq. de Levaill., pl. 175. Pbins brillante»; eu vert, avec les parties inférieir
plumes de la base du bec assez longues, et relevées sur le front; queue fourchue : les deux reclrices latérales beaucoup plus allongées que les autres, et divisées dans leur milieu par un espace où les barhules de chaque côté sont extrêmement courtes ; la racine ou raquette que forme l'extrémité de la rectrice est contournée en un commencement de spire, ce qui contribue à distinguer celte espèce de la précédente ; bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. De Java.
Drovoo verdâtre. K (loi i un v ireacena, Vigors. Tout le plumage est d'un noir irisé, brillant, mais [dus éclatant sur les parties supérieures; bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. l>e Manille.
DRONGOLON. ois. Espèce du genre Drongo.
DHONGR1. ois. Espèce du genre Drougo.
DRONGÜP. ois. Espèce du genre Drongo.
DRONTE. Didua. ois. Genre de l’ordre des Inertes. Caractères : bec long , fort, large, comprimé; mandibule supérieure courbée à la pointe, transversalement sillonnée; l’inférieure étroite , renflée et courbée vers l’extrémité supérieure; narines percées obliquement dans un sillon vers le milieu du bec; tarse court; quatre doigts, trois devant divisés, cl un postérieur plus court; ongles courts et courbés; ailes impropres au vol. Les navigateurs hollandais qui, en 1508, découvrirent l'Ilede-France, y découvrirent la seule espèce sur l'existence et la disparition de laquelle il ne reste véritablement plus de doute; ils furent frappés de la taille et de la forme extraordinaires de cet Oiseau ; ils lui donnèrent les noms de Dronle et de Dodara qui se rapportaient à sa pesanteur. De Dodara , d'autres naturalistes ont fait Dodo , et Linné a formé le nom Didua qu’il a appliqué à un genre composé de trois espèces : le Didua ineptua, le Didua aolitariua et le Didua nazareua; Il a établi ces trois espèces sur de mauvaises descriptions d'un même animal, et tout porte à croire que les lies Mascareignes n’ont jamais eu qu'une seule espèce, celle que, le premier, Clusius a décrite. En 1050, Herbert parle encore des broutes; mais il parait que ces animaux, qui étaient trop peu agiles pour se dérober par la fuite, cl trop grands pour pouvoir se cacher aisément, furent détruits complètement, peu de temps après l'établissement des Européens aux îles Mascareignes. On avait pu concevoir d’abord de grandes espércnces sous le rapport du ravitaillement des vaisseaux, dans ces Oiseaux gigantesques, mais une chair dégoûtante et fétide Ht bientôt renoncer à un aliment dont l'cxtrémc besoin eût pu seul faire surmonter le dégoût. C'est sans doute la répugnance qu'inspirait la chair de tes Oiseaux à tous ceux qui habitèrent les premiers les lies de France et de Mascarcigne, qui paralysa les moyens de conserver une race jugée inutile et incommode. La stupidité et la pesanteur de ces Oiseaux aux- . quels la nature avait en outre refusé les organes du vol nde la natation, ne leur permettant pas de se soustraire aux poursuites des hommes et de se répandre sur le continent où de vastes forêts leur eussent offert des retraites *ùrcs, g n'est pas étonnant qu’ils aient entièrement disparu du sol.
Quelques descriptions à la fidélité desquelles il n’est pas permis d’accorder une aveugle confiance, un dessin
, assez grossier, pourraient faire regarder comme fabu- ; leusc l’existence du Dronle, si le bec et le pied de cet [ Oiseau que l'on conserve précieusement dans les Musées d'Angleterre, n’étaient point des indices suffisants pour : rassurer les naturalistes dont la croyance d’ailleurs a été | plus d'une fois abusée par les récits hasardés des navi- ! gateurs, et si l'on ne connaissait l'assertion de Willughby | (O mit h., I. 5, pag. 107} qui dit avoir vu les dépouilles j de l'animal conservées chez John Tradescant. La figure ; que l’on trouve dans Edwards (Glati., n° 204) et d’après | laquelle ont été copiées toutes les autres, passe pour avoir été faite à Maurice même, d'après un individu vivant, et le dessin donné par Shaw (Md., p. 143) d'une jambe et de la partie de la tète du Dronle conservées à Londres, suffiraient pour lever tous les doutes sur l'existence de cet animal, quand même de nouvelles preuves ne viendraient point chaque jour la confirmer. Nous nous contenterons de rapporter celle qu'a fournie Cuvier lui-même : il avait reçu de Desjardins, habitant File de-France, des ossements qui se trouvent sous des coulées de lave, et qui appartiennent principalement à cette grande Tortue terrestre, qu'on désigne mal à propos sous le nom de Tealudo Indica ; Cuvier y distingua d’abord plusieurs os d’Oiseati, cl ne tarda pas â reconnaître qu’ils devaient avoir appartenus à l'espèce dont nous nous occupons. Ces parties sont un crâne, un sternum et quelques os de l'aile et de la , jambe. Le sternum offre une carène saillante, qui le | distingue de celui des Casoars et des Autruches, où l'on i voit ù peine une saillie médiane; son angle antérieur [ est très-obtus, et ce caractère rapproche l'Oiseau des Gallinacés; la forme du crâne l’en rapproche également; le tarse offre lcssailliescorrespoudanlesauxtrois | doigts et au pouce, telles qu’on les voit dans les figures I de Clusius et d'F.dwards, et mieux encore dans celles ! du tome iv des nouvelles Annales du .Muséum (1835),
| auxquelles nous renvoyons pour l’excellent mémoire de , Rlainvillc sur le Dodo. L'humérus et le cubitus sont j courts et indiquent que l'animal ne fait point usage de | ses ailes. Cuvier a établi, d'après des considérations | tirées de la structure de ces parties, que le Dronle devait être rangé dans l'ordre des Gallinacés.
Droxie, Didua ineplus, Lin. Voici comment Clusius ou L’Ecluse ( Erolic ., p. 100) a décrit cet Oiseau auquel il a donné le nom de Gallua gallinaceua peregrinua , en lui conservant en même temps celui de Cygnua cucullatua , Cygne encapuchonné , qui lui avait été précédemment appliqué. Corps noirâtre, revêtu de quelques plumes seulement; tête couverte d’une membrane épaisse, plissée, formant une sorte de capuchon ; quatre ou cinq rémiges noires, tenant lieu d'ailes; auj tant de plumes frisées et grises au lieu de queue; bec J bleuâtre, jaunâtre à la hase et noir â l’extrémité ; jam- | bes d’une circonférence égale à la hauteur qui est de I quatre pouces, couvertes d’écailles brunâtres; doigts , extrêmement courts et privés d'ongles. On dit que le J Dronte pesait au moins cinquante livres. Ceux qui ont nié son ancienne existence ont demandé : « Comment un Oiseau si pesant, dépourvu d'ailes pour voler et des j moyens de nager, aurait-il pu franchir l'espace qui sé- ' parc les lieux désignés comme lui servant également