‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 109 sur 116 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

d'habitation?» Autant vaudrait demander comment les Anguilles d'eau douce, identiques à Maurice et à Mascarcigne, ont pu passer de l’une à l'autre de ces iles.

DROSËRACÉES. Droseraceœ. bot. Famille naturelle de plaqjes, établie par De Candolle pour le Drosera, d'abord placé dans la famille des Capparidées, et pour quelques autres genres qui ont des rapports d'affinité avec celui-ci. Caractères : calice monosépale, à cinq divisions très -profondes, qui alleiRnent quelquefois jusqu'à sa base, et forment cinq sépales distincts; il est persistant ; corolle composée de cinq pétales alternant avec tes divisions du calice ; ces cinq pétales sont plans, égaux et réguliers; les étamines, au nombre de cinq, quelquefois de dix , alternent avec les pétales ; leurs filets sont libres, leurs anthères biloculaires. Dans le genre Parnassia, on trouve en face de chaque pétale, sur le même rang que les cinq étamines, cinq appendices pédicellés, découpés en un grand nombre de filaments portant chacun une glande globuleuse à leur sommet ; ces appendices sont de véritables étamines transformées. Les pétales et les étamines sont insérés, dans le genre Drosera , à la partie inférieure du tube calicinal, manifestement au-dessus de son fond. Dans le genre Parnassia, ils semblent naître de la paroi externe de l’ovaire , un peu au-dessus de sa base , en sorte que l'insertion n'est aucunement hypogynique comme l’ont dit tous les anteurs jusqu'à ce jour, mais bien réellement périgynique. L'ovaire est ovoïde, libre, en général à une seule loge, très-rarement à deux ou trois loges : dans le premier cas il contient un nombre très-considérable d’ovules attachés à trois ou cinq trophospermes pariétaux et longitudinaux, simples ou bifides; dans le cas de pluralité de loges, les cloisons sont formées par la saillie des trophospermes, qui se rencontrent et se soudent au centre de l’ovaire. Les stigmates sont en général sessiles, simples ou profondément bipartis, au nombre de trois à cinq, tantôt courts, épais, tantôt allongés et étalés en rosace. Le fruit est une capsule à une ou à plusieurs loges, s'ouvrant en général seulement par leur moitié supérieure en trois, quatre ou cinq valves, entraînant chacune sur le milieu de leur face interne un des trophospermes ou une des cloisons. Les graines sont en général recouvertes d’un tissu aréolaire, lâche, que quelques auteurs ont considéré comme un arille, mais qui n’en est pas un. Elles contiennent un embryon dressé, presque cylindrique, tantôt renfermé dans l'intérieur d’un endosperme mince, tantôt dépourvu de cet organe.

Les Droséracées sont généralement des plantes herbacées, annuelles ou vivaces, rarement sous-frutescentes; les feuilles sont pétiolées, alternes, ordinairement garnies de poils glanduleux; elles sont souvent roulées en crosse avant leur développement, comme on l'observe dans la famille des Fougères.

Les genres qui composent celte famille sont : Drosera, L.; Aldrotanda , Monli; Romanzowia , Chamisso; Brblis , Salisburv ; Roridula, Lin.; Drosophyllum, Link ; Dionœa, Ellis; Parnassia, L. Mais parmi ces genres, deux au moins doivent évidemment en être éloignés. Le premier est le Dionœa qui , à cause de son insertion vraiment hypogynique et de ses graines.

toutes attachées au fond de la capsule, doit être reporté dans la famille des Uypéricinées. Le second est le Romanzofjla , publié par Chamisso, dans le premier volume des Horœ physicœ Ucrolinenses. Ce genre, que son port rapproche singulièrement des Saxifrages, parait devoir être rangé dans la famille des Rhinan- Ihacécs, à cause de sa corolle monopétale et de la structure de son fruit.

DROSÊRE. Drosera. bot. Genre qui sert de type à la famille des Droséracées; de la Pentaudrie Trigynie, L. Caractères : calice monosépale, tubuleux à sa base, presque campa ni forme, divisé en cinq lobes égaux; corolle rosacée, formée de cinq pétales étalés, égaux entre eux; cinq étamines alternes avec les pétales, attachées ainsi qu'eux à la partie inférieure du tube calicinal, mais manifestement au-dessus de son fond, de sorte que l'insertion est périgynique; ovaire libre, ovoïde, à une seule loge contenant un très- grand nombre d'ovules attachés à (rois ou cinq trophospermes pariétaux; les styles sont allongés, bipartis, au nombre de trois à cinq, d'abord dressés, puis étalés; leur partie supérieure est glanduleuse et sligmatique. Le fruit est une capsule ovoïde, enveloppée dans le calice qui persiste, à une seule loge, s'ouvrant par sa moitié supérieure seulement en trois ou cinq valves incomplètes, portant chacune un des trophospermes sur leur paroi interne.

Les espèees de ce genre sont de petites plantes herbacées, d'un aspect élégant, croissant dans les lieux humides, au milieu dcsSpha/jnuin; leurs feuilles, qui sont simples, alternes, quelquefois toutes radicales, sont ornées de longs poils glanduleux qui présentent différents phénomènes d'irritabilité. Leurs Heurs sont petites, blanches, et forment en général des épis simples, qui , avant leur développement , sont roulés en crosse. De Candolle { Prodrom . Syst. , 1, p. 517) mentionne trente-deux espèces de Drosères, qui croissent dans toutes les contrées du globe. Il les divise en deux sections : l'une qu'il nomme Rorçlla, comprend les espèces dont les styles sont simples ou divisés eu deux ou trois lobes entiers et presque capitulés à leur sommet; l'autre, qu'il appelle Ergalicutn t réunit le petit nombre d'espèces dont les styles sont mullifides et comme pénicilliformcs à leur sommet. Le Drosera Lusitanien de Linné forme aujourd'hui un genre distinct, auquel Link a donné le nom de Drosophyllum. y. ce mot. Les principales espèces du genre Drosère sont :

Drosère a feuilles roxdes. Drosera rotuudifolia , L., Lamk. , lllust., lal>. 220, fig. 1. Celte jolie petite plante, que l’on désigne vulgairement sous le nom de Rossoiis, se trouve en Europe et dans l'Amérique septentrionale. Ce nom vulgaire est à peu près la traduction de l'étymologie grecque de Drosera qui signifie couverte de rosée. Sa racine est annuelle ou plutôt bisannuelle; ses feuilles sont toutes radicales, arrondies, petites, très obtuses, portées sur de longs pétioles qui présentent vers leur partie inférieure une sorte de ligule ou de collerette analogue à celle des Graminées et profondément découpée en lanières étroites; le limbe de la feuille est glabre inférieurement, recouvert à sa face supérieure et surtout sur ses bords de poils glanduleux au sommet, et très-irritables. En effet, dès qu'uuc Mouche

d n il

ou un autre Insecte se repose sur la face inférieure de la feuille, les poils qui la bordent se rapprochent étroitement et forment par leur entre croisement une sorte de cage dans laquelle l'Insecte se trouve renfermé. Les Heurs sont blanches, presque sessiles, réunies au sommet d'une hampe de quatre à cinq pouces de hauteur, en un épi simple. Dans une variété qui croit dans l'Amérique septentrionale, la bampe est bifurquée ù son sommet et porte deux épis.

Drosêre a loxuces feuilles. Drosera longi folia, L. ; Laink. , lllust. , lab. 220 , fig. 2. Cette espèce croit dans les mêmes localités que la précédente ; mais ses feuilles ont leur limbe allongé, spalulé, insensiblement rétréci à la base en un pétiole glabre, plus long que le limbe; les hampes qui naissent du milieu des feuilles radicales , sont un peu plus longues que ces feuilles, mais elles sont plus courtes que dans le Drosera rotundifolia. Ses graines ne sont pas celluleuses.

Drosére d'aruleterre. Drosera Anglica , Smith, Flor. Brit. 437. Cette espèce se rapproche beaucoup de la précédente, qui n'en diffère que par ses hampes deux fois plu? longues que les feuilles et par scs graines celluleuses en dehors. Elle croit dans les mêmes localités.

Drosère a feuilles peltêes. Drosera pvttuta, Smith; Labill., Noo.-UoU.f tah. 10G, lig. 2. Charmante petite plante, d une grande élégance, dont la lige, haute de quatre à six pouces, porte des feuilles alternes, pétiolées, pellées, presque triangulaires, glanduleuses et ciliées sur les bords. Les Heurs sont éparses, pédonculées; leur calice est cilié. Elle croit à la Nouvelle- Hollande.

DrosErc a feuilles lu mi. Lus. Drosera lunata, Bucli. Tige droite et glabre; feuilles éparses, péliolées, pellées, lunalo-tnangulaircs ; épi lâche et terminal; calice glabre. On trouve celle es|»ècc dans l'Inde, aux environs de Seinhu.

Drosère üe Merzies Drosera Mensiesii , Brown. Tige assez droite, un peu Hexueuse, glabre et rainuleusc dans les aisselles; les feuilles dans leur jeunesse sont fasciculées, péliolées, pellées et arrondies; les épis sont glabres cl â deux fleurs. De la Nouvelle-Hollande.

Drosère filifurse. Drosera fil i for mis , Baffin. Ses tiges ou plutôt ses hampes, naissent au milieu de feuilles radicales filiformes, subulées, élargies ù leur luise, sortant d'un bourgeon écailleux, lanugineux et d'un brun foncé; les secondes feuilles s'échappent eu spirale; elles sont linéaires, très-étroites, glabres en dessus, munies en dessous de poils glanduleux et visqueux, d'un brun rougeâtre; leur longueur, de inéme que celle des hampes, est de neuf à dix pouces et rarement un peu plus. Les Heurs sont assez grandes, purpurines, pédicellées, disposées en épi unilatéral et contourné, au sommet des hampes. Le fruit est une capsule ovoïde, enveloppée dans le calice persistant, s'ouvrant en cinq valves par sa moitié supérieure. Celle espèce a été observée primitivement par le professeur Haflinesque, puis retrouvée dans un marais des euvirons de Tuckenton, aux États-Unis, par J. Macnab, qui en a enrichi le jardin d'Édimbourg.

DROS1UM. bot. Synonyme de Drosera. F. Drosère.

DR0S0MELI. bot. Synonyme de Manne. F. ce mol.

DUOSOPHYLLE. Drosophyllum. bot. Ljpk a proposé l'établissement de ce genre pour y placer le Drosera Lusit a nica de Linné, et lui a assigné les caractère* suivants : sépales et pétales au nombre de cinq, munis d'onglets très rapprochés; dix étamines, cinq stvles filiformes; capsule à cinq valves, uniloculaire, paraissant presque 5-loculaire, à cause des replis intérieurs des 1 valves qui atteignent presque le milieu de la capsule, j Ce genre ne sc compose que d’une seule espèce, Droso- \ phyltum Lusitanicum, l.ink, qui croit sur les collines sablonneuses du Portugal. Sa tige est frutescente, ses feuilles sont linéaires, entières et couvertes de glandes stipitées. Ses Heurs, de couleur de soufre, sont trèsgrandes et dispnséesencoryuihes paniculés. Celte plante, que l)e Candolle (Prodromus Systemat. Feget., 1, p. 320) place dans la famille des Droséracécs , appartient ù la Décandrie Pentagynic. Elle a été décrite par Brotero (Flor. Lusilan. 2, p. 215) sous le nom de Spergula D rose roules.

DROl’E. bot. Nom vulgaire de diverses Graminées dures, telles que des Bromes et certaines Fétuques.

DROULLEIl. bot. Synonyme vulgaire d’Alisier blanc ouAlouchier, Crateegun aria. F. Alisier.

DRUE. ois. Synonyme vulgaire de Bruant Proyer.

- DRIMMOND1E. Di ummondia. bot. Genre de la famille des Saxifragées, Penlandrie Digynic, institué par De Candolle. Caractères : tube du calice presque conique et adhérent à l’ovaire; limbe à cinq divisions triangulaires et réfléc h ies; cinq létales pinnalifides, alternes avec les lobes du calice; cinq étamines presque sessiles sur les onglets des pétales; deux stigmates bilobés; capsule monoloculaire, bivalve au sommet; graines rangées sur deux placentas opposés. La Druimordir aiTELLoiDE est une piaule herbacée de l'Amérique septentrionale. C'est jusqu'ici la seule espèce connue.

DRtPACÉ (fruit). Fr uct us Drupaceus. bot. Fruit qui est de la nature des drupes. F. Drupe.

DRl'PAIRE. Druparia. bot. Genre de Champignons établi par Raffinesque qui le caractérise ainsi : péridium ovale ou globuleux, cartilagineux, rempli d'une substance inucilagincusc ou gélatineuse, dans laquelle les séminulcs sont renfermées. Il parait avoir des rapports avec les Lycogula et Scie rode nna. Haflinesque en a mentionné trois espèces, originaires de la Pensylvanie : 1° Druparia ciotacca, qui a la forme d'une prune violette; 2" Druparia rosea ; ovale de couleur pourprée pâle; 3“ Druparia globosa; rougeâtre, semblable à une Cerise.

DHUPATKIDE. Drupatris. bot. Grand arbre des forêts de la Codunchine, dont les feuilles sont alternes, ovales-oblongues, acuminées , dentées, glabres et grandes, les Heurs petites, blanches, disposées en épis allongés, la plupart terminaux. Le calice, adhérent à l'ovaire, est campanule et supérieurement partagé en cinq lanières aigues ; les pétales , au nombre de quatre , sont étalés, arrondis, concaves et plus longs que le calice; les étamines, dont le nombre dépasse vingt, à filets épais, à anthères bilnbées et dressées, s’insèrent au calice, et sont plus courtes que les pétales; le style, de la même longueur qu'elles à peu près, se termine par un stigmate légèrement épaissi; l'ovaire ,

DRT

globuleux, devient un drupe lisse, presque sec, rempli par un noyau triloculaire. Ce genre, auquel Willdenow reconnaît quelque affinité avec VHopea , en a peut-être davantage avec les Myrtées.

DRUPE. Drapa. bot. On appelle ainsi tous les fruits charnus, qui contiennent un seul noyau osseux; tels sont les Pèches, les Prunes, les Abricots, etc. Ce noyau a longtemps été regardé comme le tégument propre de la graine ossifiée. Mais il n’en est point ainsi , car il est formé par la membrane interne du péricarpe, et par la portion voisine du sarcocarpe. qui s'est graduellement solidifiée. Quelques auteurs ont voulu établir une distinction entre le Drupe et la Noix; mais celle-ci n’en diffère que par sa chair moins succulente , et ne mérite pas d'en être distinguée ; tel est le fruit du Noyer, de l'Amandier, etc.

Dftl'PÉOLE. Drupeola. dot. Diminutif de Drupe, que Mirbel emploie pour désigner des fruits dont le volume n’excède pas celui d'un pois ordinaire.

DRUPÊOLÉ. bot. Même chose que Drupacé.

DRUSA. bot. Une plante rapportée de Ténériffe par Lcdru, avait excité vivement l’attention des botanistes qui étaient loin de s'accorder sur la place qu’elle devait occuper dans l’ordre naturel. S’en rapportant trop à des apparences extérieures très-légères, Poiret (Encyclopéd. mélhod., vol. 7, p. 153) en avait fait une espèce du genre Siçyos, de la famille des Cucurbitacécs. D’autres indiquaient ses relations avec les Saxifragécs; enfin, quelques personnes la rapprochaient, avec plus de raison, de la famille des Ombellifères. Celte plante fut examinée avec soin par De Caudolle, qui en fil le sujet d'un Mémoire inséré dans les Annales du Muséum, vol. 10, p. 400. Ce fut lui qui la nomma Drusa , en l'honneur du botaniste auquel on en doit la découverte, qui confirma sa position parmi les Ombellifères, et fixa ses caractères génériques de la manière suivante : limbe du calice non apparent; pétales entiers, ovales; deux styles épaissis \crs leur base; fruit comprimé , composé de deux akènes plans, munis de rebords siuués et dentés, chacun des angles bordé de petites pointes à quatre crochets étoilés; Heurs axillaires; in\olucre nul.

L'auteur du Drusa le rapproche, d'après la structure de sou fruit, des genres liera cle um , Artedia , Hasselquinlia , J'onljiium et S panant /te. On a dit depuis qu'il lie différait pas du Botclesia de Ruiz et Pl von , et que l’idenlilé de ces deux genres avait été reconnue par De Caudolle lui même. Néanmoins, l’extrême diversité de leur ongiuc ( puisque les Botclesia sont iudigèiics du Pérou) et quelques différences dans les formes du fruit, semblent militer en faveur de leur séparation. On ne voit, en effet, dans les figures des Bowtesia pa! imita et Botclesia loba ta , données par Ruiz et Ha von {Ftor. Peruc. et Chil.f vol. 5, lab. 231 ), et dans celle publiée par Achille Richard ( Monographie du genre Uydrocolyle), ni la forme générale arrondie du fruit, ni lesangles saillants, longitudinaux du Drusa. Des poils étoilés et recourbés en crochets uncinés,couvrent de toutes parts la surface de leurs akènes.

Le Drusa oppositifulia , DC. ( loc . CÜ.t t. 38), est une petite plante herbacée, à tige couverte de poils

glanduleux, à feuilles opposées et trilobées, dont les lobes sont multifides,ct à pédoncules axillaires et multiflores. Elle croit dans les fissures des rochers humides de l’ile de Ténériffe.

DRUSE. ntl. On entend par ce nom, dérivé de l’allemand, certaines cavités hérissées de cristaux prismatiques. qu’on rencontre dans plusieurs roches.

DilYADE. Dryas. bot. Genre de la famille des Rosacées, lcosand rie Pcdyginie, caractérisé par un calice simple, dont le tube est légèrement concave et le limbe profondément découpé en huit ou neuf parties, cuire lesquelles s’insèrent autant de pétales; des étamines en grand nombre ; des ovaires groupés en léie, portant chacun un style qui part de leur sumuiet, et devenant autant d'akènes que surmonte une barbe plumeuse , reste du style, et que remplit une graiue ascendante.

Aux trois espèces connues de ce genre, dont l'une, le Dryas oclojtclala , L., est commune dans les montagnes Alpines de l'Europe, l'autre originaire de Norvège, la troisième de l'Amérique septentrionale, Hooker vient d'en ajouter une quatrième, qui est le Dryas Drumtnotidii , belle espèce à feuilles elliptiques, un peu atténuées à leur base, inciso-crénelées, couvertes en dessous d’un duvet blanc, qui revêt également la lige, à segment du calice ovale, à pétales jaunes , etc.; elle a été découverte par le docteur Richardson, lors du premier voyage de Franklin, dans les contrées boisées de l'Amérique septentrionale. Le fruit seul en ayant été conservé d'abord, elle fut considérée comme le Dryas octopetala , et c’est ainsi qu'elle est mentionnée dans l'appendice botanique du journal de Franklin. De nouveaux exemplaires en Heur, ont prouvé qu'elle est distincte des Dryas octopetola et integn folia, par la couleur des Heurs, la forme du feuillage et des divisions du calice, ainsi que par la blancheur remarquable de ses petites barbes plumeuses. En général les Dryades sont de petites plantes vivaces, un peu ligneuses vers leur base; à feuilles alternes, portées sur des pétioles auxquels sont adnées des stipules latérales cl doul les Heurs sont solitaires à l'extrémité de pédoncules terminaux assez allongés.

DRYADEA. bot. Synonyme de Dryas. V. Dryade.

DRYa.NDRE. Dryandra. bot. Thunberg, le premier, honora le nom de son compatriote Dryander, en le donnant à uii genre de la famille des Euphorbiacées; mais cegeure ayant été reconnu comme l'analogue deV A leurites de F orsler, la dénomination de Dryandra est passée à un genre de plantes notasienues, institué par Robert Broun. Le docteur Dryander était disciple de Linné; il publia, en Suède, plusieurs dissertations sur l'histoire naturelle , et particulièrement sur la Botanique, qui étendirent tellement sa réputation, que sir J. Bank, après l'avoir engagé à venir se fixer en Angleterre, lui confia le soin de mettre en ordre son immense herbier, et de rédiger le catalogue de sa bibliothèque. Le genre Diyandia de Brown, nommé José p/iia dans une Dissertation spéciale, d'abord par l’auteur lui -même, puis par Kiiigbl et Salisbury, est un genre de la famille des Proléacées, voisin du banksia. Ses fleurs, comme celles de celui-ci, présentent un calice à quatre divisions plus ou moins profondes, creu-

sées, vers leur sommet, d'une cavité dans laquelle l'étamine est enfoncée ; quatre squammules hypogynes; un ovaire à deux loges monospermes , qui devient un follicule de consistance ligneuse, partagé par une cloison libre et bifide. Mais elles en diffèrent par leur inflorescence, qui rappelle celle des Composées. Elles sont en effet placées sans ordre sur un réceptacle plan , garni de paillettes nombreuses et étroites, qui manquent rarement, et ceint d'un involucre à folioles imbriquées. Brown en a décrit treize espèces, recueillies toutes dans cette partie de la Nouvelle-Hollande connue sous le nom doTcrre-de-Lewis; et parmi elles on remarque le Dryandra formosa , belle plante qu'il a fait figurer ( Linn . Trans.t 10, lab. 5) avec les détails de sa fructification. Ce sont en général des arbrisseaux peu élevés . dont les rameaux , lorsqu'il s'en trouve, sont épars ou en ombelles, les feuilles éparses, pinnalifides ou incisées, semblables dans les divers âges de la plante; les involucrcs sont hémisphériques, solitaires, terminaux ou beaucoup plus rarement scssiles à l'aisselle des feuilles, l.es bractées sont , dans quelques espèces , appendiculées à leur sommet, et dans la plupart, leur nombre semble augmenté par les feuilles voisines, qui se serrent contre elles, et dont les inférieures ainsi comprimées changent en partie de grandeur et d’aspect.

Dryandre arme»:. Dry-andra ar/nata , Br. , Prodrotn. Fl. Notœ- Holland. 1, 297. Celte plante a été observée par Robert Brown sur la côte méridionale dite Terre -de -Lewis, et des graines en ont été envoyées en 1803 , par Fraser, au jardin botanique de Glascow. L'une des plantes provenues de ces graines forme maintenant un arbuste de quatre pieds de hauteur, qui se couronne de branches serrées, garnies de feuilles éparses, pinnalifides. rapprochées en ombelle ou en touffe, au sommet des rameaux, et comme articulées aux nœuds, péliolées, glabres, d'un vert foncé en dessus, plus pôles et cotonneuses en dessous. La corolle se compose de cinq pétales jaunâtres, ovales-oblongs, onguiculés, étalés, en partie réfléchis. L'ovaire a deux loges monospermes, et se transforme en follicule ligneux, cloisonné.

Dryandre a feiiu.es de FoicfcRE. Dryandra pteridi folia , R. Brown, Prodr. FL Aov.-Holf. 1, 399; Rœm. cl Sch., Syst. 3, 447; Lindl., Dotan. Mag. 3509. C'est un arbrisseau de la hauteur de cinq à six pieds, se divisant en plusieurs rameaux flexibles; ses feuilles sont excessivement rigides, serrées, éparses, pinnatifides ou très- profondément incisées, à découpures linéaires, trinervurées, formant de chaque côté des angles droits avec l'axe de la feuille, à bords roulés en dessous, longues de quinze à seize ligues, d'un vert agréable en dessus, d'un fauve brillant en dessous, jaunâtres à l'extrémité qui est pointue. Les pétioles sont plus épais à leur base et garnis de poils assez roides. Les fleurs sont terminales , placées sans ordre et en nombre considérable sur un réceptacle plan, garni de paillettes et ceint d’un involucre à écailles épaisses, imbriquées et d'un fauve brunâtre; chacune d'elles est composée d’un périanlhe à quatre divisions égales , fort étroites, très-allongées, aigues et brunâtres; il y a

un semblable nombre d’étamines logées ou implantées dans une cavité de chacune des divisions du périanlhe, et en outre quatre squammules hypogynes. L'ovaire a deux loges renfermant une graine chacune.

Dry andre a veuilles menues. Dry andra lenui folia , R. Brown, tu Lin. Trans. 10, p. 215; Id. Prodr. 1, 398; Rœm. cl Scliult., Syst. regel. 3, 447. Brown a observé cette Dryandre sur les rives du canal du roi George, à la Nouvelle -Galles du Sud ; elle a ses tiges élevées de quatre à cinq pieds, se divisant en une multitude de rameaux lisses, inclinés, pendants cl chargés d'un grand nombre de feuilles linéaires, pinnalifides, tronquées au sommet, longues de six à huit pouces, larges de deux à trois lignes, d'un vert agréable en dessus, d'un blanc lomcnleux ou soyeux en dessous et d'un jaune brunâtre â l'extrémité; les lobes sont alternes, triangulaires et décurrenls. L'involucrc est terminal, solitaire, ovale, formé d'un nombre considérable d'écailtcs imbriquées: les extérieures ovales et aigues, les intérieures ohlongues, obtuses, ciliées et recouvertes d'un duvet épais. Le réceptacle est pailleté. Les fleurs sont nombreuses, d'uu brun luisant, et rcsscrréesparles écailles de l’involucre; chacune d'elles est composée du calice ou périanlhe, de quatre squammulcs hypogynes, d'un ovaire à deux loges monospermes, devenant un follicule ligneux, partagé par une cloison libre cl bifide. Le réceptacle est plan, garni de paillettes nombreuses et étroites.

DRYAS. bot. F. Dryade.

DRYAX. ois. Synonyme d’Ilirondelle de rivage.

DRY1N. pois. Synonyme d’Équille. F. ce mot.

DRYINAS. rept. Espèce du genre Crotale.

DRY1.NE. Dryinus. ins. Genre d' Hyménoptères, famille des Pupivores, tribu des Oxyures ou Proctotrupiens, fondé par Lalrcille. Caractères : pieds antérieurs : longs, terminés par deux crochets fort allongés et dont j l’un, en se repliant contre le tarse, fait avec lui l’office de pince. Les Üryines sont de petits Insectes qui ressemblent, sous plusieurs rapports, aux Bélylesetaux Omales. Leur corps est allongé, cl la tète, éminente sur les côtés, est décidément plus large que le corselet; les antennes sont insérées près de la bouche, de même que j celles des Omales; mais elles ne sont point brisées et I se composent, dans les deux sexes, de dix articles, dont les derniers sont un peu plus gros ; les mandibules présentent quatre dents; les mâchoires sont pourvues de palpes filiformes, très-longues, et de cinq articles; les palpes labiales, beaucoup plus courtes, n'ont que deux ou trois pièces, dont la dernière, plus grosse, est presque ovoïde; la languette est entière. Les individus femelles paraissent être aptères, et leur thorax est comme divisé par des nœuds successifs ; les mâles ont des ailes qui ont la composition suivante : on voit deux cellules opposées à leur base et une cellule radiale ovale, atteignant presque le bout de l’aile où elle se rétrécit et finit par s’oblitérer; les nervures présentent aussi quelques ' accidents remarquables; enfin le point de l'aile est fort | grand. Le thorax de ces individus ailés est rétréci an- I térieurernent; les pieds sont très allongés et les cuisses ' épaisses; l'abdomen ovoïde est dépourvu de tarière sail- 1 lante à l’extérieur. Lalrcille ne elle que trois espèces

DRY

propres à ce genre, encore paraissent -elles être fort rares : Dryixe formulaire, Dryinus formicarius , Latr. (Gêner. Crust. et Ins. T. i, tab. 12, flg. 6); la Ditisi xoire . Dry inus nier, Latr.; elle a été trouvée aux environs de Lyon; la Dryixe a corselet roc eux, Dry inus nodicollis , Latr., ou le genre Gonalopus de Klug. Elle a été recueillie aux environs de Paris. Fabricius avait établi, sous le nom de Dryine, un genre d'Hyménoplères de la famille des Fouisseurs. F. ProrEe.

Merrhem a donné le nom de Dryinus à un genre d'Ophidiens que Gray a nommé Pusserita. En adoptant de préférence ce dernier nom on évite la confusion qui doit nécessairement résulter de deux genres de la zoologie semblablement dénommés.

DtlYlTE. rot. ross. On a donné ce nom à du bois pétrifié où l'on a cru reconnaitre du Chêne.

DRYMAIRE. Drymaria. bot. Genre de la famille des Caryopliyllées et de la Penlandrie Trigynie, établi dans le Syslema de Rœmer et Schultes, d'après des noies laissées par Willdenow. Caractères : calice à cinq divisions profondes; cinq pétales bifides; cinq étamines; trois styles; capsule divisée jusqu’à la base en trois valves, contenant cinq ou un plus grand nombre de graines; embryon périphérique et annulaire. Les plantes de ce genre sont des herbes couchées et rameuses, dont les petites tiges portent deux ou plusieurs stipules pétiolaires. Elles sont toutes indigènes de l'Amérique. Kunth a décrit quatre nouvelles espèces de Üryuiaires, rapportées du Pérou et du Mexique par Uuinholdl elRonpland, et a figuré les Drymaria Frankenioides et Diymaria A teliarioides (loc. cil., t. 515 et 510). L'IIolosteum cordatum, L., plante des Antilles, a été réunie à ce genre, sous le nom de Drymaria cordala. Blume, dans son Bydragen , en a décrit une autre espèce, Drymaria diandra , qu'il a observée dans les vallées marécageuses de File de Java; ses rameaux sont un peu duveteux; scs feuilles ovalaires et mucronées, alternes pétiolées et glabres à leur base; , pédoncules bifides; Heurs à deux étamines; calice plus grand que les pétales et couvert d'une pubescence glanduleuse; capsules mouospermes par avortement.

DRY.MEIE. Drymeia. ins. Dyplères; genre de la famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par Meigen qui lui assigne pour caractères ; tête hémisphérique, garnie de poils en devant; yeux réunis postérieurement ; antennes insérées près du front, presque aussi longues que la tète, terminées par une palette linéaire, plus longue que l'article précédent, avec la soie le plus souvent plumeuse ; trompe terminée par un angle brusque et très- ouvert; ailes couchées, non vibratiles; abdomen se rétrécissant en pointe; pieds médiocres.

DRYMIDE. Dry mis. Genre de la famille des Magnoliacées, établi par Forster, et qui offre un calice entier caduc ou persistant, ou divisé en deux ou trois parties ; corolle composée de six à vingt quatre pétales formant une ou deux séries; étamines fort nombreuses, ayant leurs filaments courts et épaissis vers le sommet, où ils portent deux loges écartées l'une de l’autre et placées de chaque côté du filet ; les pistils sont au nombre de quatre à huit, très -rapprochés les uns contre les 1

autres au centre de la fleur; chacun d'eux se compose I d’un ovaire à une seule loge polysperme, surmonté par un stigmate très- petit et punctiforme. Gcs pistils deviennent autant de baies uniloculaires polyspermes , ayant leurs graines disposées sur deux rangées. On compte cinq espèces de ce genre auquel Murray avait donné le nom de IF i niera. Ce sont en général des arbres et rarement des arbrisseaux, toujours ornés d’un feuillage vert. Leur écorce est àcce, aromatique ; leurs feuilles pétiolées, ovales , oblongues , glabres et trèsentières; leurs fleurs sont portées sur des pédoncules latéraux ou axillaires; les stipules aigues» roulées, trèscaduques. De ces cinq espèces, l'une croît à la Nouvelle- Zélande, c’est le Dry mis oxiliaris, Forsl., Gen., I. 42. Les quatre autres habitent l’Amérique et s'étendent du Mexique au détroit de Magellan.

Drymide de Wister. Drymis IFinteri, Total. ,Gen., p. 84, tab.* 42; DC., Syst. Mut. 1, p. 443; IFiniera aromalica, Murr. Cet arbre croit sur les coteaux escarpés du détroit de Magellan; il varie beaucoup dans ses dimensions et n’est quelquefois qu'un arbrisseau rabougri , de quatre à cinq pieds d'élévation, tandis qu’on en voit quelquefois des individus qui ont jusqu'à quarante pieds de hauteur. Ses feuilles sont alternes, pétiolécs, ovales, allongées, obtuses, un peu coriaces, glabres, vertes en dessus, glauques à leur face inférieure. Les fleurs sont assez petites, tantôt solitaires, tantôt réunies au nombre de trois à quatre au sommet d'un pédoncule commun, simple ou divisé en autant de pédicelles qu’il y « de fleurs. Les fruits sont de petites baies globuleuses, glabres, de la grosseur d’un pois. C’est de cet arbre que l’on relire l’écorce connue en pharmacie sous le nom d'écorce de IFinter , qu’il ne faut pas confondre avec la Cannelle blanche que l’on retire d’un arbre de la famille des Méliacées connu sous le nom de Ifinterana Caimella. Cette écorce est en plaques roulées , d’environ un pied de longueur, de deux à trois lignes d’épaisseur, d’un gris rougeâtre ou couleur de chair, quelquefois d'un brun foncé; sa cassure est compacte et rougeâtre; sa saveur âcre , aromatique et poivrée. Elle a été découverte, en 1577, par AVinter. Elle est tonique et stimulante. Cet auteur l'a d'abord employée, pendant son long voyage, pour combattre, dans les gens de son équipage, les symptômes du scorbut; il en obtint de grands succès, qu'il fit connaître à son arrivée en Angleterre.

DRYMIRRH1ZÊES. bot. F. Amomêes.

DRYMIS. bot. F. Drymide.

DRYMONAX. ois. Synonyme de Tyran.

DRYMOPUILE. Drymophila. bot. Genre établi par R. Brown (Prodr. Flor. Noc.-lloll. , p. 202) qui l’a placé dans sa famille des Smilacées. Ce genre, qui appartient d’ailleurs à l'Hexandrie Monogynie, L. , est ainsi caractérisé : périanthe à six divisions pétaloïdes, étalées, égales cl caduques; six étamines hypogynes; ovaire à trois loges polyspermes; style triparlile; stigmates recourbés ; baie subglobulcuse, à trois loges polyspermes. Le Diymophila est voisin des genres Conraliaria et Streplopus. 11 ne renferme qu’une seule espèce, Dry mophila cyanocarpa , plante herbacée, qui

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croît à la terre de Van-Diémen. Sa racine est rampante et noueuse; sa line, inférieurement simple, droite et sans feuilles ou munie de stipules demi-engainantes et éloignées, est divisée au sommet cl porte des feuilles distiques, sessiles et renversées par suite de la torsion de leur partie inférieure. Les fleurs de cette plante sont blanches, pédonculées. solitaires, axillaires ou terminales. Il leur succède des baies azurées et pendantes. Le tégument des graines est membraneux, l'albumen épais et charnu, l’embryon longitudinal et la radicule dirigée vers le centre.

DHYMOPH1LE. Drymophila. ois. Genre de l'ordre des Insectivores, formé par Teinminck, aux dépens des Gobes- .Mouches et des Moucherolles. pour quelques espèces nouvelles des contrées les plus chaudes des deux continents. Caractères : bec fort, robuste; mandibule supérieure presque triangulaire , à crête proéminente dans toute sa longueur, un peu voûtée latéralement, fléchie à la pointe qui est échancrée ; mandibule inférieure angulaire; narines basales, latérales, ovoïdes, couvertes en entier par les plumes veloutées du front ; pieds courts, grêles; doigts latéraux, égaux : l'externe réuni jusqu'à la première articulation à l'intermédiaire; ongle postérieur très-arqué; ailes médiocres : la première rémige très-courte, la deuxième moins longue que la troisième et la quatrième qui sont les plus longues. Le genre Drymophileest intermédiaire des genres Gobe-Mouches et Drongo, et les espèces qui le composent habitent ou les îles de la Sonde, ou celles des Aloluques ou bien la Nouvelle-Hollande. Ce que l'on a pu connaître de leurs mœurs et de leurs habitudes, les fait différer bien peu des deux genres que nous venons de citer.

Drymopuile vont. Drymophila vêlai», Temm., PI. color. 334. Le plumage est en général d’un bleu cendré; une bande noire, en forme de voile, couvre le front, la face et les joues; à ce noir profond et lustré succède, sur le devant du cou et de la poitrine, une grande, plaque couvrant ces parties d'un roux-marron mordoré; les barbes internes des rémiges et des reclrices sont d'un noir mat; les plumes du ventre cl de l'abdomen offrent une nuance blanchâtre; bec et pieds noirs. La femelle ressemble au mâle pour la couleur dominante du plumage; mais une teinte cendrée remplace le noir du voile et le roux-marron du cou et de la poitrine. Taille, sept pouces. De Java.

Drymoprile 9ii.it vire. Drymophila carinata, T., PI. color. 418, fig. 2. Frônt, gorge et bord du pli de l’aile d'un noir velouté; sommet de la tête, nuque et parties supérieures d'un cendré bleuâtre; cette teinte est plus pâle ou légèrement blanchâtre à la poitrine et sur les tempes; parties inférieures d'un roux vif; bec bleu; pieds noirs. Taille, six pouces six lignes. De la Nouvelle-Hollande.

Dryxophile tri barde. Drymophila tricirgata, Tem. PI. color. 418, fig. 1. Front, sommet de la tète et base des deux mandibules, couverts de plumes d’un noir velouté : celle nuance s'étend sur le lorum et sur la gorge où elle forme une bande qui tranche sur le roux vif des côtés du cou, de la poitrine et des flancs; parties supérieures d'un gris ardoisé fauve, les inférieures blan-

ches; queue noire : une tache blanche sur l'extrémité des rectrices; bec d'un bleu foncé; pieds noirs. Taille, cinq pouces. La femelle a le noir du front et de la gorge remplacé par une teinte brunâtre. De l'ile de Timor.

DRYaOPflILECERDRILLARD. / f > Y m opll il» ci/icra SCC « I,

Temm., PI. color. 430. fig. 2. Parties supérieures d’un cendré bleuâtre; la même teinte, mais un peu plus claire, règne sur la tête, le cou, la gorge et la poitrine; parties inférieures et lectrices subcaudales d’un roux marron; bord extérieur des rémiges et reclrices d’un noir assez pur; bec bleuâtre, avec le bord des mandibules jaunes. Taille, cinq pouces deux lignes. De l'ile de Timor.

Dryxopiui.e alecto. Drymophila alecto, Temm.. PI. color. 450. fig. 1. Plumage d'un noir violâtre; un bandeau noir velouté couvrant tout le front; des reflets irisés sur la tète; rémiges brunes; lectrices caudales inférieures d’un noir mal; bec et pieds noirâtres. Taille, six pouces. Des îles Célèbes.

Drymopuile aziror. Drymophila au rca ; Mutcicapa aurea, Lev., Ois. d'Af. pl. 158, f. 1 et 2. Parties supérieures d'un bleu d'azur, les inférieures d‘un roux vif; abdomen, jambes et tectrices caudales inférieures d'un blanc pur; bec et pieds brunâtres. Taille, cinq pouces. La femelle a la gorge et une partie de la poitrine blanches. D’Afrique.

, Drymopuile Etoilé. Drymophila si e Hat a ; Muscicapa stcllat a, Levait.. Ois. d’Afr., pl. 157, fig. 1 et 2. Parties supérieures d'un vert olive, varié de jaune; une tache blanche, étoilée, entre le bec et l'œil ; tête et gorge d’un cendré bleuâtre; un demi-collier blanc; rémiges d'un gris brun, frangées de grisâtre; reclrices verdâtres, frangées de jaune; parties inférieures jaunes, nuancées d'olivâtre sur la poitrine et les flancs; liée et pieds noirs. Taille, cinq pouces. La femelle a les parties supérieures olivâtres, les joues et la gor ge d'une teinte plus claire, les parties inférieures jaunes, variées d'olivâtre. D'Afrique.

Drymopuile a gorge BLEUE. Drymophila hyacinthiua; Muscicapa hyacinthina, Temm., PL color. 30, fig. 1 et 2. Parties supérieures, tête, cou, gorge et poitrine d'un bleu azuré brillant; tour du bec et lorum d'un noir bleuâtre; un large sourcil d'un bleu très-vif; rémiges et reclrices brunes, bordées de bleu azuré; parties inférieures rousses; bec et pieds noirs. Taille, six pouces. La femelle a les parties supérieures bleues, variées de cendré cl de verdâtre; les rémiges et les rectrices d'un brun verdâtre, tardées de bleu; la gorge, la poilriue et toutes les parties inférieures rousses. Des Noluques.

Drymopuile a tête grise. Drymophila griscicapilla; Muscicapa gristicapilla , Yieill. Parties supérieures d'un vert olive, lavé de gris sur la tète, le cou, les ailes et la queue; rémige externe bordée de blanc ; menton blanchâtre; parties inférieures jaunes, nuancées de verdâtre sur la poitrine et les flancs; bec noir, pieds bruns. Taille, cinq pouces. Des Moluques.

Drymopuile a sourcils blaxcs. Drymophyla superciliosa; Muscicapa superciliosa , Lath. Parties supérieures d'un brun foncé; sourcils blancs; reclrices latérales d'un brun ferrugineux, bordées et termiuées de

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brun-noirâtre ; bec et pieds noirs. Taille, six pouces. De Timor.

Drymophile a socrcils jathvks. Drymophila icterop h ris; Muscicapa icterophris, Vieil. Parties supérieures d'un vert foncé; sourcils jaunes; un trait parallèle verdâtre sur les joues; rémiges et tectrices alaires brunes, bordées de jaune et de cendré; reclrices d'un brun noirâtre : les latérales tachetées de blanc ; parties inférieures jaunes; bec et pieds noirâtres. Taille, six pouces trois lignes. De l'Amérique méridionale.

DRYMOPOGON'. bot. Synnn. de Spirœa Jruncus.

DftYNAlRK. Drynaria. bot. Genre de la famille des Fougères, établi par Bory de St.-Vincent aux dépens du genre Polypode, pour quelques espèces dont les frondes stériles, toujours sessiles, semblent être une sorte de bractées, dont la consistance a quelque chose de sec et de scarieux, avec une demi-transparence et une couleur plus ou moins brunâtre, qui en altère singulièrement la verdure; les tiges, appliquées sur le tronc des vieux arbres, sont couvertes d’écailles brillantes, longues et serrées en duvet qui ne le cède pas en quantité aux jets du Polypode doré, si remarquable sous ce rapport. Les Drynaires ont à la base de leurs feuilles, un appendice foliacé, plus ou moins profondément divisé et ressemblant à une feuille de Chêne; on retrouve celle même structure dans l'Acrostic alcicorne et quelques autres espèces; elles ont aussi ce caractère, singulier dans la famille des Polypodes, que les feuilles sont quelquefois réellement pinnées, à pinnules caduques.

Dryxaire de Luxé. Drynaria Linnœi, Bory; Polypodium querci folium, Lin. Bractées ovales, profondément sinuées, subpinnalifides, à bords entiers; frondes pinnatitîdes, décurrenles-coiinées, dilatées, acuminalomucronées; sores fort petits, très- nombreux, dissé- ! minés sur toute la surface inférieure de la fronde. De la Chine et de l'Inde.

Dryraire de Scbkcrü. Drynaria Schkurhii , Bory. Bractées ovales-oblongues. sinuées, colorées inférieurement, avec les bords très-enliers; frondes pinnatitîdes, à pinnules décurrenles-connées. lancéolato acuminées; sores dis|K>sés en lignes parallèles. Nouvelle-Hollande.

Dryxaire de Willdexow. Drynaria ft'illdenotcii , Bory. Bractées ovales ou oblongues, oblusément sinuées, un peu dentées sur les bords; frondes allongées; à pinnules inférieures connées, obtuses ; les supérieures distinctes, linéari- lancéolées, suberéuelées, acuminées; sores très-amples, sur deux lignes parallèles.

Dryxaire m GkVOicnMü. Diynaria Gaudichaudii , Bory. Bractées ovato-oblongues, profondément sinuées, subpinnalifides, un peu dentées sur les bords; frondes pinnées, à pinnules alternes, pétiolées, acuminées, dentées en scie. Océanie.

DRYOBALANOPS. bot. Gærlner fils ( Carpologia , p. 40) a constitué sous ce nom un nouveau genre qu'il n’a pu caractériser que d'après le fruit et le calice, et dont la place n’est, par conséquent, fixée d'une manière certaine dans aucune classification méthodique. Voici ses caractères : calice monophylle, infère, cupulé. arrondi et ventru; lirohe divisé en cinq ailes foliacées, ligulées, dressées, roides, marquées de nervures, dilatées au sommet et très -obtuses; corolle et étamines

inconnues; ovaire supère ; capsule orée, embrassée par le calice cupuliforme. uniloculaire et à trois valves ; graine unique dont les cotylédons sont chiffonnés à la façon des chrysalides d'insectes et dont la radicule est supérieure. Ce genre est très-voisin du Diptvrocarpus du même auteur et du Shorca de Roxburg; mais en attendant de plus amples informations, nous pensons qu'il doit en demeurer distinct, ainsi que Gærtner fils l'a proposé. Corréa de Serra ( Annales du Muséum, T. viii et x) les a néanmoins réunis sous la nouvelle dénomination de Pterigyum. Ainsi le Dryobalanops aromatica , Gærtner fils, t. 186, f. 2, est \e Pterigyum teres, Corréa.

DRYOCTÈNE. Dryoctenes. ixs. Coléoptères létramères. Audinel-Serville a établi ce genre dans la famille des Longicorncs, tribu des Lamiaires, pour un Insecte du Brésil que Dejean avait placé parmi ses Acanlhocins, et il lui a donné pour caractères : antennes glabres, sëtacées, de la longueur du corps chez les femelles, plus longues chez les mâles, de onze articles, dont le premier renflé eu massue^ le second court et cylindrique, le troisième le plus long, quelquefois épineux ainsi que les suivants; palpes maxillaires allongées, dépassant l'extrémité des mandibules qui sont grandes, allongées et aigues; face antérieure de la lète allongée, avec le front aplati et vertical; corselet transversal , uniépineux latéralement, avec son disque inégal ou tuberculé; écusson demi -circulaire ; élytres déprimées, peu rétrécies vers le bout, tronquées à l'extrémité, avec les angles huméraux saillants et mousses; corps déprimé; pattes fortes, égales; cuisses en massue; jambes comprimées, avec trois épines au bout, les intermédiaires tuberculécs; tarses antérieurs houppeux dans les mâles.

Drtoctèxe CAltfilfticx. Dryoctenes calirjinosus ; jlcanthocinus caliginosus, Dej. Il est long de treize ;è quatorze lignes, brun, couvert d'un duvet court et gris; disque du corselet brun; des petits tubercules épars sur les élytres qui ont en outre trois bandes transversales en chevron et très- inégales, et deux carènes longitudinales, élevées; écusson brun, avec une tache grise au milieu ; antennes annelées de noir; houppes noires.

DRYONYZE. Drj'Otnyza. ixs. Diptères; genre de la famille des Athéricères, tribu des Muscides, établi par Fallen, avec les caractères suivants : face concave audessous des antennes, se terminant inférieurement à la cavité buccale, par un museau court, tronqué, de même que dans les Scalophages; premier article des antennes plus grêle que les suivants, cylindrique, lin peu épaissi au bout ; les deux suivants formant une pe- ! tile massue arrondie en forme de tête, terminée par une soie velue et plumeuse. On trouve en Europe quelques espèces de Drvomvzes.

ÜRYOPÉl. Dryopeia. bot. Genre de la famille des Orchidées, Gynandrie Monandric. que Du Pelil-Thouars caractérise ainsi : sépales supérieurs repliés en voûte; laheile plan, articulé, lobé et privé d'éperon ; masses polliuiques granuleuses, portées sur des appendices qui s'élèvent du milieu de la colonne qui est couronnée par l’anthère. Les caractères de ce genre qui sc compose de trois espèces originaires de Madagascar et de Plie

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Bourbon, n’ont pu être établis que sur des individus secs de l'herbier, et demandent conséquemment à être vérifiés avec soin.

DRYOPHANON. bot. Syn. de Mirica Gale, selon les uns, etd 'Iberi* utnbellala, selon d’autres. On a même rapporté celte plante au Conaria myrli folia et à l’Osinondc royale, ce qui prouve l'incertitude de la synonymie des anciens qui décrivirent si mal les objets dont ils ont parlé.

DRYOPHIOE. Dryophii. rept. Fitzinger a formé ce genre d’Ophidiens pour le Coluber fulgidus, dans lequel il admeL pour caractères distinctifs : corps Ioi£, grêle et mince, en forme de fil ou de cordon ; museau petit et pointu ; plaques du dessous de la queue égales, rangées par paires. Le Dryophide a deux baies a cinq pieds de longueur; sa couleur est d’un beau bleu éclatant, un peu plus pâle en dessous, rehaussé par une bande longitudinale d’un blanc jaunâtre, qui s'étend de chaque côté du corps, d'une extrémité à l'autre. Elle se trouve en Afrique.

DRYOPHILE. Dryopbilus. iss. Genre de Coléoptères pentamères, établi par Chevrotât, dans la famille des Serricornes, pour un petit Insecte découvert par lui aux environs de Sauinur, et qui a beaucoup de rapports avec les rtines et les Vrillettes. Caractères : tête petite; antennes de la longueur du corps, insérées au-devant des yeux , composées de onze articles velus , dont le premier plus gros que les suivants qui sont mouoliformes,et les trois derniers très-allongés; palpes maxillaires très-petites et composées de quatre articles; mandibules à peine visibles; yeux latéraux saillants, globuleux, réticulés; corselet plus long que large, presque cylindrique; écusson arrondi; pieds mutiques et grêles. Le Dryopuile axubioÏde, Dryophilus üuobioidt’s (Mag. de Zool. Cl. ix, pl. 3), a la forme et la taille d'un petit inâle d 'Anobium pertinas. Sa tête est noirâtre et rugueuse, avec les antennes rougeâtres; le corselet a deux faibles impressions obliques à son sommet; il est arrondi sur les côtés , un peu rebordé en arrière et noirâtre; l'écusson est presque blanc; les élylres fauves, trois fois aussi longues que larges, arrondies à l’extrémité, marquées de dix stries légères, plus le commencement «l'une onzième près de l'écusson. Premier article des tarses le plus long.

DRYOPS. ois. V. Dryocolaptes.

DRYOPS. Dryops. ns. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Clavicorncs, tribu des Maerodaclyles, établi par Olivier, et qu'on a subdivisé ensuite dans les trois genres Dryops, Hydère, Hélérocère. Les Dryops proprement dits ont pour caractères, suivant Latreille : antennes semblables à celles des Gyrins et se logeant dans une cavité au-dessous des yeux, plus courtes que la tête, composées de neuf à dix articles, dont les six A sept premiers forment une petite massue presque cylindrique, un peu dentelée en scié eL un peu courbe; le second article grand, presque en forme de demi-entonnoir et faisant une saillie qui présente l'aspect d’une oreillette, laquelle cache par un côté la massue, et recouvre même entièrement en façon d'opercule le surplus de l'anlcnue, lorsqu'elle est logée dans sa fossette; labre extérieur et arrondi ; mandibules assez fortes et

dentelées au bout ; palpes presque égales et terminées par un article un peu plus gros, presque ovalaire; mâchoires divisées au bout en deux lottes dont l'intérieur plus petit, en forme de crochet; languette presque carrée et sans échancrure sensible; avant-sternum dilaté et s’avançant jusqu’à la bouche. Ce genre, curieux et bien caractérisé, se distingue essentiellement des llydères par l'avancement du sternum et la structure des antennes; sous ce dernier rapport, il se distingue aussi des Uétérocères. Au reste le corps des Dryops est presque cylindrique* convexe, bordé, ordinairement soyeux ou pubesccnl. La tête est reçue très-avant dans le prolhorax qui, un peu plus étroit eu avant et rebordé, présente des angles postérieurs aigus; les élylres sont consistantes; les cuisses offrent en dessous un sillon assez profond pour recevoir la jambe lorsqu'elle se contracte; les tarses, au nombre de cinq, sont filiformes et entiers; le dernier, qui est beaucoup plus long, se termine par deux crochets. On ne connaît rien sur la larve et la nymphe de ces petits êtres; mais on sait que l'Inscclc parfait marche difficilement, et qu'il sc trouve au printemps sur le bord des eaux.

On peut considérer comme type du genre le Darors AiRiciiLÊ, Dryops auriculatus, OIiv.,ou le Parnus prolifericornis , Fabr., qui est la même espèce que le Dermesle à oreilles de Geoffroy. Il se trouve fréquemment en France. Duméril a trouvé en Espagne le Dryops Duméril , Dryops Dumerili, Lalr. Quant au Parnus acuminatus de Fahricius et au Dryops pi cipes d’Olivier, on doit les rapporter au genre Hydère.

DRYOPTËR1S. bot. Espèce européenne du genre Polypode. Adnnson , empruntant ce nom aux anciens, l'avait donné à un genre de Fougères, qui répondait â l'Aspidium des modernes. Rumpli appelait Dryoptéris un Cbeilanthe.

DRYOPT1IORE. Dtyopthorus.vss. Coléoptères létramèros ; genre de la famille des Rhynchophnres, institué par Schoonherr et qui répond au genre Bulbifer de Dejcan. Caractères : antennes à peine plus longues que le museau trompe et la léte, composé de six articles, dont les cinq premiers granuliformcs et le dernier eu massue; elles sont épaisses, insérées vers le milieu de la trompe. Latreille assure que les tarses ont cinq articles simples, dont aucun bilobé, ce qui rend ce genre extrêmement douteux.

DRYORCHIS. bot. Dans la nomenclature de DuPelil- Thouars (Histoire des Orchidées des îles australes d'Afrique), c'est le nom d’un groupe de la section des Salerions, et qui est caractérisé par ses sépales bipartites et scs feuilles opposées. Ce groupe renferme deux espèces nouvelles, nommées parleurs auteurs Anlitiris et Erylhrodris. La première est indigène des Iles de Madagascar et de Mascareiguc. Ses feuilles sont opposées et ses fleurs très- grandes, purpurescenles. Elle esl figurée ( loc . cil., T. i) avec quelques détails d’organisation florale. Quant à la seconde, P. Erytbrodris.

DRYPÈTES. Drypelcs. bot. Genre établi par Yabl cl dont Poilcau a mieux fait connaître la structure (Mém. Mus. T. i, p. 157). Adrien de Jussieu le place avec juste raison dans la famille des Enphorhiacécs.

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