‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 110 sur 116 · I)RY · texte numérisé non relu

I)RY

DRY

Caractères : fleurs diol'ques, très-petilcs; tes mâles onl un calice à quatre ou cinq divisions très- profondes; quatre étamines dressées, ayant les anthères inlrorscs, globuleuses; au centre de la Heur on trouve un tubercule charnu, lobé et velu, qui est l'analogue du disque que l'on remarque au-dessous de l'ovaire dans les fleurs femelles. Celles ci onl leur calice semblable à celui des fleurs mâles. Leur ovaire est tantôt bilobé et à deux loges qui contiennent chacune deux ovules suspendus, tantôt il n'offre qu'une seule loge par suite de l'avortement de la seconde. Chaque loge se termine à son sommet par un style épais, très-court, à peine distinct de la partie supérieure de l'ovaire; le stigmate est terminal et en forme de croissant; au-dessous de l'ovaire on trouve un disque hypogyne, plus ou moins lobé, et nulle trace des organes sexuels môles. I.e fruit est légèrement charnu; il est tantôt globuleux, tantôt bilobé, suivant qu'une des deux loges a avorté ou que toutes les deux onl été fécondées; il offre une ou deux loges qui, chacune, ne contiennent qu'une seulegraine. Celle-ci offre un embryon renversé comme elle-même, ayant les cotylédons minces, la radicule conique, placée au centre d’un endosperme charnu. Ce genre nese compose que de trois espèces américaines : ce sont des arbres à feuilles alternes, à fleurs dioïques et trèspetites. Elles onl été décrites et figurées par Poitcau dans le premier volume des Mémoires du Muséum; l’une, Drypetes glautaf Vahl, Poit., loc. cii.t 1, |i. 155, t. G, croit à Porto- Ricco et h Mont-Serrat; l'autre, Drypete s alba , Poit., loc. cit., T. vu, est vulgairement appelée à Saint-Domingue Bois-Côlelelle; enfin la troisième, Drypete s crocea, Poit., loc. cil., T. vm, est le Schœfferia lateriflora, Swarlx, F/or. /ntl. occ., 1, p. 520 , grand arbrisseau originaire de Saint-Domingue.

DRYP1DE. Dtypis. bot. Genre de la famille des Caryophyllées, Pentandrie Trigynie, L., établi par Micheli. Caractères : calice tubuleux, à cinq dents; cinq pétales onguiculés, divisés profondément chacun en deux parties, et bidentés vers la gorge de la corolle; cinq étamines; cinq styles; capsule uniloculaire, divisible transversalement, ne contenant qu'une graine rénifonne, par suite d’avortement? Le Dtypis spinosa, Jacq. et Lamk., Illuslr., tab- 214, est une petite plante qui croit en Barbarie et en Italie. Ses feuilles caulinaires et florales sont munies de dents subulées; celles des rameaux sont entières et mucronées ; les fleurs sont disposées en tête.

Le nom de Drypi g, employé par Théophraste pour désigner une plante épineuse, servit aux botanistes du moyen âge pour des plantes fort diverses. Tabernæmontanus appelait ainsi le Salsola Tragus de Linné, et Daléchamp* l'appliqua au Cirsium anense des botanistes modernes. Quelques auteurs ont donné cette dénomination à YEryngium maritirnum, L.; d’autres ô une espèce d'Onoporde, etc.

DRYPTE. Dry p ta. ms. Genre de Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, établi par Latreille qui lui assigne pour caractères: cors» lot presque cylindrique; les quatre palpes extérieures terminées par uii article plus grand, presque eu

cône renversé cl comprimé; les mandibules avancées, longues et très-étroites, avec la tète triangulaire; languette linéaire. Les Dryptes ont, de même que les Zuphies, les Galérites et les Odacanthes, une tête entièrement dégagée, des palpes saillantes . un prolhorax allongé et étroit; des élylres tronquées 5 leur sommet et une échancrure au côté interne des jambes antérieures. Elles diffèrent de chacun de ces genres par la forme de la tête, du corselet, des articles de leurs palpes. Ces Insectes sont sveltes et carnassiers; ils habitent les lieux humides. On les rencontre dans le midi de l’Europe. Les espèces sont fort peu nombreuses.

Drypte écbaxcrée. Dry p ta cmarginata, Fabricius; Cicindcla cmarginata , Olivier; Carabus denlatus , Rossi ( Fauna E trusta , p. 322, n# 551, T. il, fig. 11). Les palpes labiales de celle espèce se terminent en manière d’alène. Elle est commune en Espagne et en Italie; on la trouve, mais rarement, aux environs de Paris. Drypte cor-CYLmoRiQCE, Drypta cylindricolli », Fab., Carabus distinclus, Rossi. Drjean possède une espèce ( Drypta lincola ), originaire de l’Inde. Schoonhcrr rapporte à ce genre les Carabus Coycnnensis et tridentatus d'Olivier.

DRYPTÉLYTRE. Dryple/ylra. ms. Coléoptères pentamères; genre de la famille desSerricornes, tribu des Lampyrides, établi par Delaporte pour un Insecte nouveau de Cayenne. Caractères : antennes de onze articles; le premier assez grand, le deuxième court, les suivants munis d’un rameau long et comprimé ; télé cachée sous le corselet; yeux assez petits; corselet transversal, plus large que les élylres, arrondi et largement rebordé sur les côtés, un peu anguleux en avant; écusson triangulaire ; ély très presque de la longueur de l'abdomen, se rétrécissant en pointe , bâillantes et comme échancrécs du côté de la suture; pattes moyennes; jambes comprimées; premier article des tarses presque aussi long que les trois suivants réunis; crochets assez forts. Le Dryptêlytre de Cayenxe, Dryptdytra Cayennen sis , est long d'un peu plus de cinq lignes, jaune avec l'extrémité desantenuesetledisquedesélytres noirâtres; ces dernières sont bordées de jaune à la base, sur la suture et à l’extrémité; la partie inférieure des jambes et les tarses sont bruns.

DRYPTOCÉPUALE. Dryplocephala. ms. Hémiptères. Ce genre, de la famille des Pentatomites, a été institué par Delaporte qui lui a reconnu pour caractères distinctifs : antennes filiformes, droites, insérées sous la tête qui est transversale et découpée en avant ; yeux petits, globuleux, placés latéralement et en arrière; ocelles très-apparents; gaine du suçoir offrant quatre articles distincts; rostre inséré sous la tète, dans un sillon pectoral; labre long, offrant des stries en dessous; corselet grand, arrondi latéralement, beaucoup plus large que la télé, même en avant; écusson triangulaire; partie membraneuse des héinélylres offrant des nervures â peine visibles; corps ovoïde et plan; pattes moyennes; cuisses postérieures assez longues.

DRYnoctmAi E de UrglU. Dryplocephala Brullei, Del. 11 est long de quatre lignes; d'uu jaune sale, avec des points vagues et noirâtres sur la partie postérieure transverse et élevée du corselet, cl sur la base anguleuse

Digiti.

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dos hémélytres dont la partie membraneuse est blanche; les antennes sont noires. Du Brésil.

DRYPTODON. bot. Le genre de Mousses produit sous ce nom par Bridel, a été reconnu pour devoir Taire partie du genre Grimhie d'Elirhart. fi'. ce mol.

DRYS. bot. Ce nom , cpii chez les Grecs désignait le Chêne, est la source d’une multitude d'étymologies de plantes, telles que Chautœdrys. petit Chêne, Dryopteris, Fougère croissant sur le Chéue, etc.

DLBaUTIE. Dubaulia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par Gaudichaud dans la botanique du Voyage de Freycinet. Caractères : capitule mullitlorc. homogame; involucre campanulé. composé d’environ huit écailles libres, sur un seul rang; corolles tubuleuses, régulières, à cinq dents; anthères dépourvues de queue, mais courtement appendiculées; filaments un peu plus épais au sommet, stigmates dilatés, aigus cl ciliés; akène velu, oblong ou obpyrainidé; aréole terminale; aigrette unisériale, paléacée, à paillettes étroites, ciliato - plumeuse. Les Dubaulia plantagineacl Dubaulia taxa, sont des plantes sous ligneuses, à rameaux strigilloso-pileux , cylindriques et feuillés a i> sommet; on aperçoit dans la partie inférieure des liges les vestiges des feuilles qui sont tombées l’année précédente. Ces feuilles sont opposées, sessiles, roules, veinées et dentées; les capitules sont réunis en paniculcs rameuses. Ces plantes se trouvent aux Iles Sandwich.

DUBKRRIA. rept. Espèce du genre Vipère.

DUBOISIE. Dnboisia. bot. Brown a établi ce genre dans la famille des Solanées, et l’a ainsi caractérisé : calice court, hilahié; corolle dont la forme lient le milieu entre l’entonnoir et la cloche, et dont le limbe se divise en cinq parties à peu prèségales; quatre étamines didynames, avec le rudiment d’une cinquième, insérées au bas de la corolle et plus courtes qu’elle; stigmate en tète, échancré; baie hiloculairc, polysperme; graines presque réniformes. Il en décrit une seule espèce observée à la Nouvelle-Hollande et à laquelle il donne le nom de Myoporoides, à cause de sa ressemblance avec un Myoporum. C’est un arbuste glabre, dont les feuilles alternes et entières sont articulées sur le rameau qui les porte, et dont les fleurs sont blanches, disposées en particules axillaires, dans lesquelles des bractées caduques accompagnent les pédoncules à leurs points de division.

DUBRUEU.IE. Dubreitia. bot. Genre de la famille desUrlicées, établi par Gaudichaud dans la botanique du Voyage de l’Uranie, pour une espèce qu’il a observée aux Iles Sandwich. Caractères : fleurs sessiles, dioïques, les mâles et les femelles réunies dans une même paniculc, et accompagnées de bractées. Les fleurs mâles ont le calice partagé en quatre segments; quatre étamines et un pistil rudimentaire en massue. Les fleurs femelles n’ont que trois lobes au calice, dont un plus grand, épais et en capuchon; trois étamines stériles, en forme d’écailles et recourbées. La Dubrceilie péploIde, DubrueiUa pcploides , a les feuilles opposées, suborbiculées , longuement pétiolées; les fleurs sont agglomérées au sommet des tiges.

DUBYÉE. Dubyœa. bot. fi'. Diplusodo*.

DUC. ois. fi'. Chouette.

DUC. pois. Espèce d’Holacanlhe, le même que Boddaert a confondu avec les Acanthopodes. C’est aussi un Chœtodon. fi', tous ces mots.

Dl'CDE-THOL. bot. Synonyme vulgaire de Tulipe odorante.

DFCilFSNÉE. Ducliesnea. bot. Genre de la famille, des Rosacées, et de Plcosandrie Polygynie, L., constitué par Smith (Transart. Linn. Societ y R, 10, p. 371) et dédié à Duchesne. auteur d'une excellente Dissertation sur les Fraisiers. Il est ainsi caractérisé : calice â dix divisions profondes dont cinq extérieures, alternes et plus grandes: cinq pétales nbovéset de la longueur du calice; environ vingt étamines beaucoup plus petites que les pétales; fruit agrégé, formé de plusieurs petites baies {A Ci ni) mono, spermes et portées sur un réceptacle charnu. Ce genre ressemble beaucoup, par son port, aux Fraisiers; d'un autre côlé. il a des fleurs jaunes et un calice à dix segments comme dans les Polcntilles, et son fruit est le même que celui des Ilubus.

Dccbesxée FRiGiroBRE. Duchesnca fragiformis , Smith. Elle a élé figurée par Andrews ( Neposil. t. 479 ) sous le nom de Fragaria Indiva. C’est une plante dont la racine est fibreuse; les liges sont nombreuses, rampantes, filiformes, velues et ne portant qu’un petit nombre de fleurs. Elle a beaucoup de feuilles radicales; celles de la lige sont solilaires à chaque articulation de la tige, longuement pétiolées et lernêes. Elle croit dans les mnnlagnes élevées de l’Indc-Orienlale, principalement sur les bords des torrents du Népaul oit elle fleurit en mars et avril.

DUCUESMF.. Duchesnia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie superflue, établi par H. Cassini. Caractères ; calalhide radiée, dont le disque est formé de fleurons nombreux, réguliers, hermaphrodites, et la circonférence de demi-fleurons peu nombreux et femelles; involucre composé de folioles imbriquées et linéaires; réceptacle nu et plan; ovaires munis d’uu bourrelet apicilaire, saillant; aigrette formée d’un simple rang de soies soudées par leur hase et plumeuses; anthères pourvues de longs appendices séti formes. Ce genre est placé, par son auteur, dans la section des )nutées;el en effet, la plante qui le constitue a tant de rapports avec les Inula, que Venlenat et Des fontaines l’avaient décrite sous ce noin générique.

Dccbesxie crépue. Duchesnia crispa, Cass. ; Aster crispas, Forsk. Elle croit en Égypte dans les fentes des murailles. C’est une plante herbacée et annuelle, dont les tiges sont nombreuses, diffuses, rameuses et couvertes, ainsi que ses feuilles, d’un duvet blanc. Les fleurs sont jaunes, accompagnées de bractées, et solilaires au sommet des rameaux.

DlCll ESSE. pois. Synonyme vulgaire fle Chœtodon Duc.

DUCHOLA- bot. Synonyme d'Omphalée.

DtiCHON. «oit. Nom qu’Adansou (Voy. au Sénégal, pl. 61, p. 4) a donné à une petite Coquille qu’il a rapportée au genre Porcelaine, et que les auteurs u’ont pas placée dans leur liste d’espèces; pourtant 11 était facile de s’apercevoir, d’après b description et la figure, que celle Coquille n'appartenait pas au genre où on

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Pavait placée. Comme le Dobi, le Duchon doit rentrer dans le genre Marginellc.

DL’CQliET. ois. Synonyme vulgaire de Hibou commun, Strix Otus. L. F. Chouette.

DUCTILITÉ, mi*. Propriété dont jouissent certains corps de s'étendre et de s'allonger par une pression quelconque, soit que l’on emploie la puissance du marteau, soit qu'on y fasse concourir la filière, le laminoir; leurs particules alors glissent les unes sur les autres avec plus ou moins de facilité, et s'arrangent d'une manière permanente, dans de nouvelles positions respectives. La Ductilité ne peut guère être employée, comme caractère distinctif, que pour les métaux, dont les uns sont malléables et les autres fragiles. Elle dépend aussi de la température : il y a des métaux plus ductiles à chaud, comme le fer, et d'autres plus ductiles A froid, comme l'argent, etc.

DUDRESN-AYE. Dudresnaya. bot. y. Batracbosferme.

DUFOURÉE. Dufourea. bot. Genre de la famille des Lichens, établi par Acharius, et qui a pour type le Lichen flammeus , L. Caractères : Lichen raineux, membraneux; ramifications presque cylindriques, libres, fistuleuscs et cotonneuses à l'intérieur, terminées chacune par un conceptacle orbiculaire, gonflé, vide en dessous, et dont la membrane proligère ou séminifère, qui forme le disque, est un peu épaisse, pianoconvexe, colorée, adhérente par le bord à la substance des rameaux ; celle ci recouvre en partie le bas du conceptacle, sous la forme d'une pellicule mince. Cinq espèces composent ce genre :

Difockee couleur de fi.axve. Dufourea flammea, Ach., Lie h. unir., p. 524; Lichenoidcs flammeum , lloffm., Lich., tab. 3, fig. 1; Lich. flammeus, L., Jet. med . Suec., 1, tab. 15, fig. 3. Flavcscent, ramifications marquées de creux lacuniformcs ; conceptacle d'un jaune orange. Se trouve sur l’écorce des arbres, au cap de Bonne-Espérance.

Dcfourée madrépori forme. Dufourea madré poriformi», Ach., Lich . unie., p. 525; Lich. madréporiformis, Wulf., apud Jacq., Coll. 3, tab. 3, fig. 2. D'un blanc légèrement jaunâtre; rameaux courts, renflés, fasciculés, à peine fistuleux. Se rencontre sur les rochers, en Autriche , en Suisse et, dit-on, en Dauphiné.

Ces deux espèces ont au plus deux à cinq lignes de hauteur ; elles forment des plaques assez étendues , dures et fragiles dans la sécheresse. Les autres espèces sont : le Dufourea mollusca, qui se trouve sur les pierres à Saldanha-bay en Afrique; le Dufourea ryssolea, qui habite la Sibérie; et le Dufourea obtusata, espèce douteuse, des rochers maritimes de la Norvège.

Il y a dans la Phauérogamie, un autre genre qui a reçu le nom de Dufourea ; il appartient ù la famille des Convolvulacées, de la Pentandrie Monogyniede Linné, et offre pour caractère essentiel : un calice à cinq divisions, les deux extérieures plus grandes, membraneuses, en forme de rein, quelquefois colorées, enveloppant les trois autres; une corolle en entonnoir; le limbe plissé; cinq étamines; les anthères à deux lobes, l'ovaire supérieur; un style profondément bifide; les stigmates globuleux. Le fruit est une capsule enveloppée par le calice

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