‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 111 sur 116 · DICT. DES SCI EXCES * AT · texte numérisé non relu

DICT. DES SCI EXCES * AT

persistant, à deux loges; une ou deux semences dans chaque loge.

Ce genre a été consacré par Kunlh à Léon Dufour, médecin très-distingué, à qui les sciences naturelles doivent de brillantes découvertes, des travaux anatomiques de la plus haute importance; il a , pendant plusieurs années, parcouru l’Espagne, et y a recueilli et dessiné un grand nombre de plantes et d'insectes. Bory de Saint-Vincent lui avait déjà adressé un genre, mais qui a été depuis reconnu pour être le même que le Tristicha d’Aubert du Petit-Thouars.

Le genre Dufourée de Kunth est composé des deux espèces suivantes :

Difourëe a feuilles glabres. Dufourea glabra, Kunth in llumb. et Konpl., Nov. Gen., vol. 3, p. 114. Arbrisseau grimpant, très-rameux, garni de feuilles alternes, pétiolécs, en ovale renversé, obtuses, mucionées, en cœur à leur base, membraneuses, veinées, réticulées, glabres à leurs deux faces, parsemées de points brillants, longues de deux pouces et demi, larges d'un pouce et demi; les pétioles très-courts; les pédoncules axillaires, chargés de plusieurs fleurs pédicellées; les calices glabres, à cinq divisions, dont les deux extérieures très-grandes, droites, verdâtres, presque longues d'un pouce, et les trois intérieures oblongues, un peu obtuses, concaves, longues de deux ligues; la corolle est blanche, plus longue que le calice; le tube court ; la capsule à deux loges monospermes. Celte plante croit dans l’Amérique méridionale, proche San- Francisco-Solano. r

DufocrEe a feuilles soyeuses. Dufourea sericea , Kunlh in llumb., loc. cil., tab. 214. Arbrisseau de la Nouvelle-Grenade, grimpant, très-rameux, muni de feuilles alternes, pétiolées, ovales elliptiques , un peu rétrécies vers leur sommet, obtuses et inucronées, entières, en cœur à leur base, glabres, luisantes et ponctuées en dessus, soyeuses et jaunâtres en dessous, longues de trois ou quatre pouces, larges de deux. Les fleurs sont disposées en panicules terminales, feuillées, presque dichotomes ; les pédicelles soyeux, accompagnés de petites bractées linéaires-lancéolées ; les deux grandes folioles du calice couleur de rose ou de chair; la corolle blanche, soyeuse en dehors, plus longue que le calice; l'ovaire soyeux, à deux loges; deux ovules dans chaque loge.

DUFRESN1E. Dufresnia. bot. Genre de la famille des Valérianée8, établi par De Candolle qui le caractérise ainsi : limbe du calice divisé en trois lobes ovales, aigus, persistants, réticulés, dentelés; tube de la corolle presque conique, à cinq lobes arrondis; fruit membraneux, indéhiscent, couronné par les lobes du calice, velu extérieurement, à trois loges dont deux stériles. La Dufresxie ont ext a le est une petite plante herbacée, à tige presque simple ; à feuilles opposées, oblongues, obtuses, très-entières; les fleurs sont très -petites, rougeâtres, réunies en bouquets. Elle est originaire de la Perse.

DUGAGÈL1E. Dugayelia. bot. Gaudichaud a établi, sous ce nom, dans la famille des Pipéraeées, un genre dont les caractères paraissent encore imparfaitement tracés : ils consistent principalement dans des fleurs hermaphrodites, distinctes, ayant à leur base des écailles

DUC

décurrentes. foliacées; le stigmate est en tête globu- j le use et poilu. Les Dugagélies connues sont des arbustes à rameaux presque cylindriques, à feuilles opposées et j entières ou presque entières.

Dl'GALDIE.Du^a/</ia . bot. Ce genre de la famille des ! Synanthérées. proposé par Cassini pour deux plantes j que Kunth a placées provisoirement dans le genre Ac- | tinea, en diffère par sa couronne mulliflorc; par son . péricline à peu près égal aux fleurs du disque, et formé de squainmes nombreuses, bitrisériées; par son clinanthe planiuscule; par les squammellules de son aigrette, entièrement membraneuses, c’est-à-dire qui n’offrent j point, comme dans YActinea, une forte nervure mé- i diane. prolongée supérieurement en une longue arêle filiforme, barbellulée; par les corolles du disque à tube long; par celles de la couronne à languette jaune. Cas- > sini place les DugalJia ch ryta nlhemoides et inte- j gt ifulia, dans ce genre, que De Candollc n’admet que . comme une section de son genre Cepholophora.

Dl’GANEOU. ois. Synonyme vulgaire de llibou. V. Chotette.

DUGONG. ma». Genre de Cétacés , établi par Lacé- j pède, caractérisé par des màchelières composées de j deux cônes adossés parallèlement dans les pénultièmes ^ molaires, et d'un seul cône seulement pour les autres; par deux défenses ou grandes dénis incisives dirigées en bas et saillant sous le mufle; par des lèvres hérissées de moustaches et une queue divisée en deux lobes.

Jusqu'aux laborieuses et courageuses expéditions de Diard et Duvaucel, voyageurs français chargés par leur gouvernement d'explorer l'histoire naturelle du continent Indien et de son Archipel, on n’avait eu sur le Dugong que des informations fort inexactes, et la plupart mêlées de fables. Il ne faut en excepter que la note et ( les dessins donnés par Camper, l. 2, fig. 2 et 5 de la pl. 7. où il a donné aussi le trait de la figure autrefois publiée dans la collection de planches du libraire Renard, pl. 54, n° 180. Il résulte, dit Camper, après avoir comparé avec les récits antérieurs, une description et les croquis d’un jeune Dugong envoyés de Datavia par Vandersteege, qu’il y a longtemps qu'on connaît sous ^ le nom de Dou-Joung, Vache marine, un certain Poisson qui respire par les poumons, a des mamelles pla- j cées devant la poitrine entre les nageoires, avec une barbe autour des lèvres. Cuvier (Oss. foss.. I. v) ayant donné la description du squelette du Dugong, et Frédéric Cuvier (Main. Iilb.,5* douzaine) celle de l'animal entier et vivant, d'après les notes sur lesquelles Diard et Duvaucel avaient composé un Mémoire inédit, adressé par eux à Banks; enfin, Slamford Rallies ayant, d'après leurs observations, écrit le petit Mémoire inséré dans les Transactions Phil. de 1820; et Everard Home, d'après les pièces également recueillies par nos compatriotes, ayant rédigé un supplément à ce Mémoire (ibid., p. 515), où il décrit et représente l'animal, son squelette et diverses parties de sa sphcnchnologie; on a au j jourd'hui sur le Dugong plus d'informations exactes ■ que sur la plupart des autres Cétacés.

D'après la diversité des récits plus ou moins fabuleux des voyageurs sur le Dugong, et surtout d’après le défaut absolu de figure de cet animal (car celle de Renard,

citée plus haut, était restée ignorée, et ne fut découverte par Camper qu’à l’occasion des notes et des dessins qu’il reçut de Batavia), les zoologistes, même ceux qui écrivirent postérieurement à la publication de la figure et de la description que Dauhenton donna d’un crâne entier très-bien conservé, placèrent le Dugong avec le Morse, en y réunissant le Lamantin. Il existait bien, comme l’observe Cuviçr, une figure et une description, antérieures encore, du Dugong dans le Voyage de Léguât (l. 1 , p. 95), mais c'était sous le nom de Lamantin. Et à celle époque, la grande distance des patries des animaux n'était pas susceptible de faire même soupçonner de différence spécifique entre des animaux présumés identiques. Aussi, même après Camper et jusqu'à Cuvier, tous les naturalistes, en parlanldu Lamantin, lui assignaient pour patrie, outre les rivages intertropicaux de l'Atlantique, tous les rivages de l'océan Indien, où, sous ce même nom, il était question du Dugong. Buffon (T. xm, p. 570) avait pour tant reconnu l'existence du Dugong, comme espèce différente du Lamantin , d'après la description du crâne faite par Daubenton; et d'après une citation du Voyage de Barchcwilz (en allemand, Erfurt, 1751 ), il avait su que le Dugong se trouvait aux Philippines. Mais nonobstant la figure du crâne dans Buffun, laquelle montre les défenses du Dugong implantées dans les intcrmaxillaires, comme on connaissait aussi des défenses au Morse, on ne fil pas attention à la différence de leur situation, et l'on fit toujours un Morse du Dugong. Ce qui ne doit pas étonner, puisqu'on rattachait aussi au inéme genre le Lamantin qui n'a pas du tout de défenses. Ainsi, Shaw (Gen. Zool., 1. 1, part. I), même après que Camper eut indiqué ces différences et donné la figure entière de l'animal, fit-il encore un Morse du Dugong.

Le rapprochement des Lamantins et des Dugongs était beaucoup plus naturel, d'après leur physionomie, que celui de ces deux genres avec les Morses qui sont tout autant quadrupèdes que les Phoques, tandis que les Dugongs et les Lamantins n’ont pas plus de membres postérieurs que les autres Cétacés.

Si même dans les (êtes osseuses, on fait abstraction des dents et du renflement arqué des inlermaxillaires, on est frappé de la ressemblance de la construction de ces (êtes, et même de la proportion de leurs parties.

« Les connexions des os, dit Cuvier (foc. ci/.), leur coupe générale, etc., sont à peu près les mêmes, et l'on ^ voit que pour changer une tête de Lamantin en une téle de Dugong , il suffirait de renfler et d'allonger ses os intcrmaxillaires, pour y placer les défenses, et de i courber vers le bas la sympliise de la mâchoire inférieure, pour la conformer à l’inflexion de la supérieure; le museau alors prendrait la forme qu'il a dans le Dugong, et les narines se relèveraient comme elles le sont dans cel animal; en un mol , on dirait que Jr Lamantin n'est qu'un Dugong dont les défenses ne son 1 pas développées. » Les dents sont en forme de cône» dont les sommets sont d'abord irrégulièrement divisa en petits mamelons; mais en s’usant, elles ne raontreu: qu'une couronne plate et lisse; et la plus grande, qui 1 est la quatrième dans le jeune, est seule formée de deuj

cônes adossés. (Cm'., /oc. ci/., pl. 20, f. 3.) Les molaires du Lamantin ressemblent au contraire à celles du Tapir. Il y a dans le Dugong dix-huit côtes, vingt-sept vertèbres caudales et peut-être plus, sept vertèbres cervicales, et des vestiges de bassin, analogues à ceux des autres Cétacés, et qui ont quelque rapport pour la forme avec les clavicules de l'Homme ; dans le Lamantin, il n'y a que seize côtes, vingt-quatre vertèbres caudales, six vertèbres cervicales, et aucun vestige de bassin, d'après les dissections de Cuvier, Daubenton et Everard Home.

L'énorme développement des inlermaxillaires du Dugong reporte l’ouverture de ses narines presque au milieu du vertex, comme dans les Baleines. La fosse de l’ethraoïde est divisée en deux enfoncements simples, très-écartés l'un de l’autre, et terminés en avant par deux ou trois petits trous; l'odorat doit donc être fort obtus. Le trou optique est un long canal étroit, et la petitesse relative du globe de l'œil , qui est sphérique, n’annonce qu'assez peu d’énergie dans le sens de la vue. La mâchoire inférieure prend une hauteur correspondante à la courbure et â la longueur des os inlermaxillaires. Celle partie, ainsi tronquée cl décisive, montre de chaque côté, dans l’adulte, les restes de trois ou quatre alvéoles, et Everard Home a découvert dans un individu deux petites dents pointues dans deux de ces alvéoles. D'après une jeune mâchoire rapportée de la baie des Chiens- Marins par Quoy et Gaymard, Cuvier juge que le nombre régulier des mâchelières du Dugong est de cinq partout. L'humérus, dit toujours Cuvier, est beaucoup plus gros et plus court qu'au Lamantin, sa crête deltoïdale est plus saillante. Les os de l'avantbras sont un peu plus gros â proportion qu'au Lamantin ; mais leur forme est la même, et ils sont également soudés à leurs deux extrémités. Il n'y a , disposés sur deux rangs , que quatre os au carpe; celui du Lamantin en a six. Le pouce, comme dans le Lamantin, est réduit à un métacarpien pointu. Les autres doigts ont le nombre ordinaire de phalanges, dont les dernières sont comprimées et obtuses.

•Quoique les Malais, d'après Diard et Duvaucel, distinguent deux Dugongs, l’un qu'ils nomment Dunban, et l’autre Buntal qui serait plus épais et plus court, comme c’est dans les mêmes parages que vivent ces animaux qui ne différeraient que par ces légers caractères , il est peu présumable que ces différences soient spécifiques. Ce genre ne parait donc composé que d'une seule espèce qui, en Orient, a reçu les mêmes noms comparatifs dans toutes les langues, que le Lamantin sur les rivages africains ou américains de l’Atlantique. Le mot malais Dugong ( Dou-Joung) signifie Vache marine ; .c'est aussi le nom que lui donnent en leur langue les Hollandais de l'archipel Asiatique (Zee-Koe). Quelques voyageurs l'ont aussi appelé Sirène, Poisson Femme, Pcsce Dona , Fiscs Mugcr en espagnol et en portugais, noms que ces mêmes peuples ont attribué en Amérique au Lamantin.

Dcgoxg. J'richechus Dugong , Gmel., Mam. lith. 3* douzaine, et Trans. Phil. (loc. cit.) Squelette et crânes, Cuvier, Oss. foss. T. v, pl. 19 et 20. Cette espèce. qui est unique jusqu'aujourd'hui, dit Cuvier {loc.

MiS

ci/.), a les plus grands rapports extérieurs avec le Lamantin dont elle ne diffère guère que par la nageoire en forme de croissant, par l’absence d'ongles aux nageoires pectorales, et par la lèvre supérieure prolongée et pendante, semblable au premier coup d'œil â une trompe d'Éléphanl qui aurait été tronquée un peu audessous de la bouche. Recouvert en entier d'un cuir épais, bleuâtre avec des taches plus foncées sur les flancs, et blanchâtres sous le ventre, le Dugong a le mufle hérissé de poils ou plutôt d'épines cornées, qui, sur les lèvres, où elles sont les plus longues, n'ont guère qu'un pouce. Les parties de ses mâchoires qui saisissent les herbes sont hérissées de verrues cornées. La face buccale des joues est toute couverte de poils. La langue est courte, étroite, en grande partie adhérente et garnie de chaque côté de la base d'une glande â calice. Les yeux, petits et très-cou\er(8, ont une troisième paupière. Le trou de l'oreille est fort petit. Ce trou, l’œil et la narine se trouvent presque sur une même ligne à peu près parallèle à l'axe du corps. Les bords des nageoires sont calleux. II y a une mamelle de chaque côté de la poitrine. La verge, longue et grosse, se termine par un gland bilohé du milieu duquel sort une pointe où est percé l’urètre. Le larynx ne ressemble point â celui des Cétacés; il ne forme point un tube donnant derrière les narines. L'œsophage donne dans le milieu d'une partie ovale, terminée à gauche par un court cul-de-sac conique, et séparé, par un léger étranglement, d’une partie oblongue terminée au pylore. Sur l’étranglement sont deux sortes de cæcums cylindriques, plus longs et plus minces que ceux du Lamantin ; à l'intérieur, on voit d'ans la partie ovale deux groupes de glandes. Le duodénum est réticulé à l'intérieur par des plis dans les deux sens. Tout l’intestin a quatorze fois la longueur de l'animal. Les deux ventricules du cœur sont détachés l'un de l'autre, ce qui fait paraître le cœur profondément bilohé par sa pointe. La chair des Dugongs passe chez les Malais pour un manger délicieux, et on la réserve pour les princes; elle ressemble à celle du Bœuf. On harponne ces animaux durant la nuit. On n'en prend guère qui aient neuf ou dix pieds : ceux de cette (aille échappent presque toujours. Ils sont plus nombreux à Singapour dans la mousson du nord que pendant l'autre mousson.

Dl'GORTIA. bot. Le Parinarium d’Aublet a reçu de Scopoll ce nouveau nom. C’est la troisième dénomination donnée au même genre, car Schreber lui avait déjà appliqué celle de Pelrocarya. F. Parixari-

DUHALDËE. Duhaldea. bot. Genre delà famille des Synanthérécs, tribu des Astéroidées, établi par De Candolle pour une plante apportée de la Chine. Caractères : capitule multiflore, discoïde , hétérogame ; vingt fleurs environ au disque et moins au rayon ; les premières hermaphrodites, à cinq dents, à gorge longue et tubuleuse; les autres femelles. Involucre ovale, formé de trois rangées d’écailles imbriquées, linéaires, extérieurement lomenteuses et glabres à l’intérieur; réceptacle nu et plan; anthères sans queue; styles rameux,exser(es, linéaires , glabriuscules ; akènes velus , linéaires ou arrondis; aigrette unisériale, à soies un peu roides, scahrcs et aigues. La Dca ai dée dï la Citas, Duhaldea Chi-

bug

tiensi s. est un sous-arbrisseau milieux, glabre, à feuilles alternes, presque sessiles, elliptiques, avec quelques poils épars en dessus et faiblement soyeuses en dessous; les capitules, ou terminaux ou axillaires, sont réunis en panicule et composés de fleurs jaunes.

DUHAMELLIA.bot. V. Hamei.ua.

DDK ER -BOCK. iam. C’est-à-dire Chèvre- Plongeante. Espèce du genre Antilope.

DLLAC1A. bot. Synonyme d'.Acioa. P. Covépi.

DULCA.MARA. bot. Synonyme latin de Morelle Douce- Amère.

DLLCARINE. bot. Nom donné par Desfosses à un Alcaloïde qu'il a obtenu du traitement chimique des tiges du Solanum dulcamara.

ÜLLCICHINLM. bot. Synonyme de Cyjterus æscutentus, L. Sur en f.t.

DLLCIFIDA ou DULCISIDA. bot. Syn. de Pivoine.

DULCIN. ÉCHin. Synonyme vulgaire d'Oursin.

DULES. rois. Synonyme de Doulès.

Üt'Ll A. rot. Synonyme de Ledum.

DULICHIEH. Dulichium. bot. Genre fondé par Richard (in Pers. Syn. PI.), et qui fait partie de la famille des Cypéracées. Caractères : épillets formés d’écailles imbriquées et distiques, dont les inférieures sont vides. Chacune d'elles contient une fleur hermaphrodite, à trois étamines, dont l’ovaire, surmonté de deux stigmates, est environné par huit soies coriaces, denticulées , presque de la hauteur des styles et des stigmates. Le fruit est un akène nu , c’est-à-dire non couronné par les styles.

Le type de ce genre est le Schœnus spathaceus de Linné, ou Dulichium spathaccum de Richard, Cypéracéc originaire de l’Amérique septentrionale. Ses tiges sont rameuses et feuillécs; ses fleurs disposées en grappes axillaires pédonculées; ses épillets distiques et mulliflores.

DULONGIE. Dulongia . bot. Geure de la famille des Rhamnées, Pcnlandrie Digynie, institué par Kunlh pour un arbuste de la Colombie, que Willdeno w, dans ses notes manuscrites, avait précédemment et à l'insu de Kunlh, désigné pour former le type de son genre Phyllonoma. Caractères : calice à cinq dents; cinq pétales; disque orhiculaire cachant l’ovaire; cinq étamines alternes avec les pétales, et de même qu'eux, insérées sur le contour du disque; anthères biloculaires; point de style; deux stigmates; une baiebiloculaire, couronnée par le calice, les pétales elles étamines; chacune des loges renferme deux ou trois graines. La Dcloxgie acumikéb a les feuilles membraneuses, oblongues, aigutts et dentelées vers l'extrémité; de la nervure médiane de la page supérieure de c es feuilles naissent de petites grappes de fleurs pédiccllées; ces grappes sont courtes, sessiles, bifides , et quelquefois chaque division dichotomc est divergente.

DllLVS. ois. Synonyme de Tangara Esclave.

DUMAS1E. Dumasia . bot. Genre de la famille des Légumineuses, Décandrie Diadelphie, institué par De Candolle qui l’a dédié au chimiste Dumas. Caractères : calice cylindrique, obliquement tronqué, kracléolé à sa base; corolle papilionacée, avec les onglets des pétales de la longueur du calice; caréné obtuse; étamines dia-

delphes, persistantes; style d ilaté dans sa partie médiane; stigmate terminal. Légume bivalve, atténué à sa base, comprimé, oligosperme; semences orbiculaires , aplaties. Les Dumasia r illosa et pubescens sont des herbes grimpantes et même un peu suffrulcscenles près du collet, à feuilles unijugées avec impaire; les folioles sont ovales; les rameaux sont axillaires, souvent plus courts que les feuilles. Le Népaul est leur patrie.

DLMÉIULIE. Dumerilia . bot. Genre de la famille des Synanlhérées et de la Syngénésie égale, L. , établi par Lagasca. Caractères : involucre court, campanule, formé d'écailles disposées en une seule série , et appliquées contre les fleurons extérieurs; calalhide composée de fleurons peu nombreux, tous hermaphrodites et bilabiés; lèvre extérieure plane, oblonguc, tridenléo, l’interne à deux divisions profondes et linéaires; anthères appendiculées à la base; aigrette plumeuse; paillettes du réceptacle en petit nombre, et semblables aux écailles de l'involucre. Les Dumérities sont des plantes herbacées, dont les feuilles sont sinnées, incisées, comme palmées, et munies d'oreillettes à leur base.

Dumêmlie axillaire. Dumerilia axillaris, Lag. et DC. . Ann. du Mus., vol. 10, p. 72, pl. G. Plante qui croil dans le Chili, le Pérou, et près de Panama. Ses fleurs sont axillaires, pédicellées, formant des grappes courtes, au sommet des branches; les lobes de ses feuilles sont iuégaux.

Duxerilie paihculEk. Dumerilia paniculata , DC., loc. cit.f p. 72, pl. 7. Elle a ses fleurs disposées en paniculeau sommet des rameaux, et ses feuilles découpées en plusieurs lobes peu profonds, dont celui du milieu est le plus grand. Cette espèce habite le Pérou, d’où elle a été rapportée par J. Jussieu.

DCMICOLE. Dumicolus. C'est-à-dire qui habite les buissons. Nom par lequel on désigne quelques espèces d'Oiseaux.

DLMONTIE. Dumontia. bot. Genre établi dans la classe des Floridées, aux dépens des Fucus et des Cives de Linné, et dédié par Lamouroux à Charles Dumont , l’un des auteurs du Dictionnaire des Sciences naturelles. Ce genre offre les caractères suivants : substance presque gélatineuse; fructifications isolées, éparses, innées, ou ne formant jamais de saillie sur la surface de la plante. Le genre Dumoulic est un des plus difficiles à bien caractériser, et cependant les plantes qui le composent. diffèrent essentiellement de toutes les autres Floridées; Roth en avait classé plusieurs espèces parmi ses Rivulaires, Agardh parmi les Llves tubuleuses et les Chœlophores, et Lyngbyc parmi ses Gastridies. Les Duinonlics diffèrent de tous ces genres, principalement des Llves, d’abord par les couleurs brillantes qui les ornent , et surtout par les changements rapides que les fluides atmosphériques leur font éprouver; ensuite, par leur organisation tellement délicate et gélatineuse, que ces végétaux, une fois comprimés par le dessiccateur, ne reprennent presque jamais leur première forme; enfin, par leur fructification entièrement la même que celle des Floridées, sous le rapport des caractères généraux. Ces Hydrophyles n'ont jamais de feuilles proprement dites, leur fronde se divise tantôt en dichotomies I régulières , tantôt en rameaux épars ayant l'apparence

D ü If

feuille* cylindriques et charnues de quelques Lilincées, à cause de l'étranglement ou plutôt du rétrécissement que l’on voit à l’origine des rameaux et de leurs divisions. Souvent ces frondes sont fisliileuses. ou bien elles le deviennent avec l’âge; leur substance est éminemment gélatineuse, et n'offre jamais la consistance des autres Floridées; enfin, il y en a de cylindriques et très-régulières, et de très irrégulières largement Iwsselées; beaucoup sont plus ou moins anguleuses à trois, quatre ou cinq côtes, en général avec les angles arrondis et variant souvent en nombre dans le même individu. L’organisation, dans ces frondes, est la plus simple de toutes celles des Floridées; il semble que ces plantes ne soient composées que d'un tissu cellulaire homogène se décomposant et s'altérant avec facilité, adhérant fortement au papier, et ne reprenant que très-difficilement ou jamais leur première forme, lorsqu’on remet ces plantes dans l’eau. La fructification des Dumontics est la même que celle des Floridées; elle est double dans plusieurs espèces; dans d'autres, elle est seulement capsulaire et répandue dans toute la subslance’de la plante. Il en est de même de plusieurs Floridées. Ces fructifications, peu importe leur nature, sont toujours innées dans la substance même de la plante; jamais elles ne sont saillantes; et c’est là un des caractères essentiels de ce genre.

Les Dumonlies connues paraissent avoir une courte existence; la même saison les voit naître, croître, fructifier et périr. Cependant elles acquièrent quelquefois jusqu’à trois pieds de hauteur et même davantage, tandis que d’autres s’élèvent à peine à un pouce; la localité influe quelquefois beaucoup sur les dimensions de ces plantes. Elles sont ornées de couleurs brillantes et très-fugaces; la plus petite cause les altère, tant leur tissu est délicat. Elles viennent presque toutes des mers d'Europe eL de la Méditerranée; les principales sont les Dumontia fasluosa , Calradosii , incrassala, t entricota, interrupta , etc.

DUMOHTIÈHE. Dumortiera. dot. Nées a présenté, sous ce nom qui est celui d'un de nos compatriotes , un genre de la famille des Ilépathiques, dont les caractères sont tracés de la manière suivante : fleurs mâles diseiformes, sessiles, marginées, faiblement et irrégulièrement renflées; axe du capitule femelle, dilaté, comexc, à quatre lobes qui surmontent les fleurs; involucre nul ; involucellcs distincts, bivalves , adhérents à l'axe; coiffe fugace; sporange irrégulièrement déhiscent au sommet , avec son pédicelle très-court et immergé. Ce genre a été formé aux dépens du Marchanda , et a pour type le Marchanlia hirsuta de SwarLt. C'est une petite plante de Java, à fronde simple, à réceptacles fructifères hémisphériques , à quatre ou huit loges, sessiles et pubcscents. (Quelques autres Dinuorlièrcx, moins rigoureusement déterminées, appartiennent au climat des tropiques, et sont disséminées sur les deux hémisphères.

DLNAL1E. Dunatia. bot. Ce genre, qui fait partie de la famille des Solauées et de la Penlandrie Monogynie, L., a été dédié par Runth (in lluinboldl Mop. Gen. lit, p. 55) à Félix Dunal, auteur des Monographies du genre Solanum et de la famille des Anonacées. Voici les ca-

ractères qui le distinguent : son calice est urcéolé. vésiculeux, à cinq dents égales; sa corolle est inftindibuliforme, à tube plus long que le calice, à limite plissé, à cinq divisions ovales, aigues, égales entre elles ; les étamines, au nombre de cinq, attachées au tuhe de la corolle, sont incluses; leurs filets ont trois lanières étroites, linéaires, dont celle du milieu est seule anthérifère; les anthères sont oblongues, dressées, à deux loges , s'ouvrant par un sillon longitudinal ; l'ovaire est ovoïde, appliqué sur un disque annulaire; le style est filiforme, saillant, terminé par un stigmate capitulé et émarginé; le fruit est une baie globuleuse, enveloppée par le calice, à deux loges contenant chacune un grand nombre de graines lenticulaires, attachées à deux trophosprrmes appliqués sur le milieu de la cloison. Par son port, ce genre se rapproche du fVitheringia , et du Cestreau parla structure de ses fleurs; son caractère distinctif consiste surtout dans ses filaments tripartis. Il sc compose d’une seule espèce, Dunalia sotanacea , Kunth, loc. cit., pag. SU, tab. 194. C'est un arbuste à feuilles alternes, entières, couvertes inférieurement de poils étoilés; ses fleurs sont blanches et forment des sertules ou ombelles simples, extraaxillaires, sessiles. U croit dans les lieux ombragés de la Nouvelle -Grenade.

ÜUNANTIE. Dunanlia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, tribu des Sénécionides, institué par De Candolle qui lui assigne pour caractères : capitule mulliflore, homogène, dont tous les fleurons sont hermaphrodites , tubuleux cl à cinq dents ; involucre formé d'écailles unisériales , serrées , oblongues ou lancéolées; réceptacle allongé, garni d'écailles dont les extérieures sont semblables à celles de l'involucre et les internes sensiblement plus minces, presque membraneuses; styles raineux, exsertes, prolongés en appendice filiforme, hispidc; akènes lélragones, grêles, sans bec, glabres et chauves. Les deux espèces connues sont nouvelles et originaires du Mexique : Dunaniia achiranthes et tnicroce/ihala ; plantes herbacées, à tige droite, cylindrique et puhescenle ; les rameaux sont ordinairement opposés, un peu divariqtiésel nus au somj met ; les feuilles sont également opposées, courlement péliolécs, lancéolées, rétrécies à leur base, marquées d'une triple nervure, puhesccntes et très-entières; les capitules sont ovales, solitaires à l'extrémité des rameaux, rarement latéraux et alors sessiles.

DUNAR, moi l. Synonyme de Acrila Scnegatensis.

DUNES, géol. Collines de sable mobile, disposées parallèlement à certaines parties des rivages de la mer, ou qui marquent l'ancienne trace de ces rivage» lorsqu’elles se trouvent éloignées des côtes actuelles. Les Dunes, amas de l’arène rejetée par les flots, sont toujours accompagnées d'une plage longue et unie, indi- | cation certaine du peu de profondeur des eaux jusqu’à ( une grande distance et de parages dangereux pour les navigateurs. Elles obéissent aux vents qui les déplacent cl les façonnent en chaînes, où se représentent, avec une singulière fidélité et comme en miniature , les acci dents qui caractérisent les plus hautes cl les plus solides montagnes. Ces vents y creusent des vallées ordinairement humides, et dans lesquelles le sol délayé s’en-

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