‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 16 sur 116 · SS · texte numérisé non relu

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le* lèvre* el l’écusson du corselet, il ne restera rien ou presque rien de ce dernier dans le plus grand nombre des Coquilles. Nous dirons en conséquence que le corselet est toute la partie antérieure des crochets, dans laquelle s'insère le ligament lorsqu'il est extérieur. Nous ajouterons qu'il est nécessairement séparé en deux parties, la moitié se trouvant sur chaque valve. Il varie dans la forme; tantôt il est allongé , quelquefois raccourci, d'autres fois lancéolé, ccussonnc. Il présente aussi des accidents qui lui sont communs avec ceux qui se remarquent à la surface des valves. Il est épineux , lame lieux , caréné, nu. Il n’est pas nécessaire d'expliquer ce que c'est qu'un corselet allongé, raccourci, épineux, iamelleux. caréné, nu. Ce que nous avons dit précédemment, suffira pour faire apprécier ces mots à leur valeur. Il nous reste à ajouter seulement qu'il est lancéolé, lorsque présentant la figure d'un ovale allongé, cet ovale se termine inférieurement par une pointe plus ou moins aigue ; écusson né , lorsqu'il est séparé en deux parties par une ligne, ou par des stries ou par un changement de couleur. Cet écusson peut être canaliculé, c’est-à-dire creusé en gouttière dans toute sa longueur, comme daus la Donace Mc roc ; litturé, lorsqu'il présente des ligues colorées , semblables à des lettres mal écrites; et replié, quand le bord des lèvres est recourbé vers l'intérieur des valves.

On est convenu de nommer livres les bords de la Coquille qui sont compris dans le corselet; ces lèvres ne devraient pas être distinguées du reste des bords. Elles en font une partie essentielle, et elles en présentent toutes les modifications et tous les accidents, Un seul pourtant leur est particulier, c'est lorsque la lèvre d’une des deux valves étant plus avancée, elle recouvre l'autre dans toute sa longueur; elle est alors appuyée.

La lunule est d’ordinaire uu enfoncement circonscrit par une ligne déprimée, qui se trouve au-dessous de la courbure des crochets. Ceux-ci se dirigeant presque toujours vers la lunule, chaque valve en présente la moitié. La lunule peut être lancéolée, ovale-oblongue, ovale, en forme de croissant. Tous ces termes n'ont plus besoin d'explication. Elle est aussi bordée, c'est-à-dire limitée par un bourrelet saillant; dentée, lorsqu'elle est circonscrite par des dents ou des crénelures; cordée, quand clic a la forme d'un cœur, et ouverte lorsque scs bords écartés présentent une ouverture ou uu bâillement plus ou moins considérable, qui pénétre à l'intérieur des valves.

4° Les moyens d'union des talces sont de deux sortes : la charnière et le ligament.

La charnière est celte partie du bord supérieur qui est modifiée de plusieurs manières, pour assurer plus de solidité à l’articulation des valves. Les modifications de la charnière ont présenté des caractères faciles à saisir, pour établir des distinctions génériques. On s'est fondé ou sur l'absence de dents, ou sur leur présence en plus ou moins grand nombre, pour dire qu'une charnière est édentée ou dentée; on a donné le nom de cardinales aux dents principales, qui la forment. Eu la considérant sous le rapport de sa forme générale, on reconuail qu'elle a le plus ordinairement celle du bord supérieur lui même; ainsi elle peut être ou droite,

ou courbée, ou repliée , ou tronquée. Lorsqu'elle est anguleuse , c'est qu'elle est en partie sur le bord supéricur et en partie sur le bord antérieur ou postérieur. La charnière est terminale lorsqu'elle est en dehors des crochets, comme dans les Limes, les Peignes, etc. Elle est calleuse lorsqu'à la place des dents on remarque un bourrelet arrondi et calleux, les Gtycimères, par exemple. Les dents de la charnière sont ces parties saillantes, séparées par des intervalles ou fossettes. Les dents sont cardinales, lorsqu'elles sont placées vis-àvis le sommet des crochets. Une dent peut être unique sur chaque valve , comme dans les Solens ; il peut y en avoir deux, cl on nomme /mstérieure celle qui est du côté de la lunule ; et antérieure, celle du côté du corselet; s'il y en a trois, celle du milieu se nomme médiane ; s'il y en a un plus grand nombre, on les nomme sériales. Lorsqu'elles sont placées le long de la lunule ou du corselet, en suivant la direction du bord, on dit qu’elles sont latérales. Ces dents latérales peuvent être au nombre de deux : une de chaque côté des dents cardinales, comme dans les Cyrènes, les Cyclades et le* Tellines, ou bien il n’y en a qu'une, comme dans les Cyprinés. Si nous dirigeons notre attention vers les formes, nous verrons des dents comprimées , comme si, étant molles, on les avait serrées entre les doigts : celle de la Mye en est un exemple ; nous en trouverons de bifides, c'est-à-dire creusées à leur sommet par une petite gouttière; d'auriculées ou en cuilleron , lorsqu'elles présentent un aplatissement considérable et une cavité plus ou moins arrondie pour recevoir le ligament, comme dans les Lutraires et quelques Anatines ; en forme de V, lorsqu’une dent mince et presque lamellaire est pliée sous uu angle aigu, comme dans les Mactres; lamelle use , lorsque deux surfaces opposées sont plus étendues que toutes les autres dimensions; irrégulière, lorsque sa saillie présente des enfoncements ou des élévations qui n'ont rien de constant dans leur position ; divisée , lorsqu'une seule dent est divisée en plusieurs parties, comme celle de l'Qyrie.

Si l’on place une valve sur son côté convexe, sur un plan horizontal, et que les dents de la charnière y soient implantées perpendiculairement, on dira qu'elles sont droites; elles seront obliques si elles forment un angle avec l'horizon, et horizontales lorsqu’elles seront parallèles au plan de l'horizon. Les dents sont divergentes quand, partant du sommet des crochets, elles se dirigent eu rayonnant; elles sont parallèles lorsqu’elles sont placées sur des ligues dont tous les points sont également distants; quelquefois les dents, au lieu d'élre lisses, comme dans la plupart des Coquilles, sont slrièes ou sillonnées, comme dans quelques Mulcltcs, les Trigonies, les Plicalules; quelquefois elles sont courbéee supérieurement, comme dans les Corbules; ou en forme de crochets , comme dans les Spondyles. Elles sont fixées lorsqu'elles retiennent en place les deux valves que l'on ne peut séparer sans les briser, comme dans les Térébralules. La lame perpendiculaire el saillante , qui coupc la cavité de la Coquille en deux parties inégales, qui sépare la cavité des crochets du reste, et sur laquelle se trouve la charnière, se nomme lame cardinale. Celte lame quelquefois n'existe pas, et la char-

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nière repose sur le bord supérieur, comme dans la Glycimère.

Les fossettes s onl les intervalles creux, qui séparent les dents de la charnière; elles sont destinées à recevoir les dents de la valve opposée. On consacre la même expression ou celle de gouttière, à la fossette présentant plus particulièrement celte forme, lorsque la charnière est sans dents, cl que les deux valves ne sont retenues que par un ligament inséré dans la fossette; lorsque celte fossette est unique, elle se nomme cardinale , comme dans le Marteau; s'il y en a plusieurs sur une même ligne, comme les Crénatules et les Pernes en donnent un exemple, on dit alors qu’elles soûl sériales.

Le ligament est celle substance cornée , destinée à réunir solidement les deux valves de la Coquille, et à les ouvrir pendant la vie de l’auimal; quelle que soit sa position , il tend toujours à les ouvrir, parce qu’il est comprimé toutes les fois que les valves sont rapprochées; et , comme il est formé d’une substance très-élastique, il tend constamment à reprendre le volume que la compression lui a fait perdre; il agit indépendamment de l’auimal qui est dépourvu de muscles destinés à ouvrir la Coquille; il suffit qu’il ne contracte plus ceux qui la ferment pour que le ligament agisse par son élasticité, pour qu'il l’entre bâille autant qu’il est nécessaire aux fonctions de l’animal. Lorsque le ligament est extérieur, il est inséré à la partie supérieure ou moyenne du corselet; et alors on le voit dans toute sa longueur; il est extérieur enfoncé , lorsque les saillies, sur lesquelles il est ordinairement fixé, et que l'on nomme nymphes, sont enfoncées profondément sous les bords du corselet ; il semblerait alors qu’il est interne. quoique réellement il soit externe ; cela se remarque dans la Vénus Zigzag. Il est intérieur lorsqu'il ne se voit pas du tout à l'extérieur; il est placé alors sur une partie de charnière, dans une fossette particulière destinée à son insertion, comine dans les Crassatelles, les Maclres, etc.; il est interno-exteme lorsque le même ligament s'aperçoit à l'extérieur et à l'intérieur des valves, comme dans les Uullres, les Limes, etc.; il est double lorsqu’il y en a deux : l’un externe et l'autre interne, comme dans les Amphidesmes; il est multiple ou interrompu quand une série de cavités ou de fossettes, destinées à le recevoir, se montrent sur une inéme charnière, comme dans les Pernes, les Crénatules. Dans l'endroit où se teruiiuenl les nymphes inférieurement, on remarque uu petit espace, une petite fente qui pénètre dans l'intérieur des valves : celte fente se nomme suture; cl l'on dit que le ligament est trongué lorsqu'il ne couvre pas la suture ; il est entier, au contraire, lorsqu'il la recouvre entièrement; il est bâillant lorsque sou extrémité inférieure est divisée en deux lames écartées; il est saillant toutes les fois qu'il se montre au-dessus des bords du corselet ; il est bombé quand il est fortement saillant et recourbé sur luiniéme, dans la Calalhée, par exemple; il est fourchu lorsqu’il se bifurque pour se prolonger sous la courlnire des crochets, comme dans les Isocardes ; il est long lorsqu'il se prolonge sur tout le bord du corselet ; il est court quand il n'en occupe qu'une petite étendue; il est plut ou étalé toutes les fois qu'il est disposé

comme une toile collée derrière la charnière; comme dans les Cucullées, les Arches ; il est marginal lorsqu'il est situé le long du bord supérieur. Lorsque le ligament est interne , il a la forme de la fossette elle-même sur laquelle il est implanté; il est ocale lorsque la fossette est ovale ; il est trigone lorsqu’elle est triangulaire, et c'est la forme la plus ordinaire; elle se remarque dans les Peignes, la plupart des Huit res, les Plagiostomes , les Gryphées, etc.

Avant de terminer ce qui a rapport aux Coquilles bivalves, nous ferons observer que dans les Coquilles qui ont une valve plus grande que l'autre (celles surtout qui sont fixées), on est convenu de nommer opercutaire la plus petite des deux , comme cela a lieu dans les Uuilres, les Crypliées. les Cames, etc. On est également convenu qu'en mettant la préposition sub devant la plupart des mots dont nous avons donné l’explication, cela remplacerait presque, ou uue périphrase équivalente; ainsi, on dit d’une Coquille qu'elle est subocale , subcylindrique , etc., lorsqu'elle est plus allongée ou plus raccourcie qu'un ovale ordinaire , ou lorsqu'elle approche de la forme cylindrique; on dit, dans le même sens, que la surface extérieure est subl a met leu se , substriée , etc. Toutes les expressions analogues à celles-ci n’ont au reste nullement besoin d'explication; on doit les entendre au premier mot.

Des Coquilles unitaires.

Les Coquilles univalves ou formées d'une seule partie, le plus souvent tournée en spirale, sont distinguées, d’après l'habitation, en terrestres, fluciatiles et marittes. Les terrestres, dont les animaux vivent à l'air libre à la surface de la terre, ne se distinguent pas facilement des Coquilles fluvialiles et de certaines Coquilles marines. Elles sont pourtant généralement plus minces, ne présentent jamais d'épines, et très rarement des tubercules; elles ont d'ailleurs la bouche arrondie, jamais canaiiculée, seulement quelquefois anguleuse. Les Coquilles univalves fluvialiles, c’est-ù-dire dont les animaux vivent dans les eaux douces, tiennent, pour la forme, des Coquilles terrestres et des Coquilles marines. On les distingue néanmoins par leur épiderme qui est vert ou brun. Quelques-unes sont tuberculeuses; il en est parfois qui sont épineuses, et, à l'exception des Mélanopsides, aucune n’est échancrée à la base. Les Coquilles marines sont généralement épaisses; elles présentent souvent des bourrelets , des épines ou d'autres traces d'une organisation particulière ; le plus grand nombre est canaliculé à la base. Au reste, ces différences ressortiront mieux lorsque nous aurons considéré toutes les parties constituantes des Coquilles; mais avant de passer outre, et pour qu’il n’y ail point d'équivoque relativement â la position des parties, nous indiquerons quelle |>osition nous donnons à la Coquille pour l'examiner. Nous la supposerons toujours, avec Bruguière et Blainville, placée sur l'animal qui marche devant l’observateur, et nous nous figurerons qu’elle est placée cotre six plans : un inférieur et un supérieur horizontaux; un antérieur, un postérieur et deux latéraux; l'un de ceux-ci droit et l’autre gauche. Alors toutes les parties, dirigées dans l’un de ces plans, seront antérieures, INjslcricures, latérales, supérieures, inférieures. Si main-

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tenant, nous plaçons la Coquille sur l’animal entre ces plans, nous verrons que la partie antérieure est toute cette face où se montre l'ombilic , et que l’on nomme également la base ; la partie postérieure correspondra au sommet de la spire; la face inférieure renfermera la bouche de la Coquille et cette portion de spire qui est au-dessus; la partie supérieure comprendra le dos de la Coquille et la partie de spire qui le surmonte; enfin, des deux faces latérales, la droite correspondra à la lèvre droite , et la gauche à la lèvre gauche de la Coquille.

Parmi les Coquilles univalves, on en trouve, et c’est le plus grand nombre, qui ont une cavité simple, continue , non interrompue par des cloisons ; on dit alors qu'elles sont monothalames ou uniloculaires ; elles sont au contraire polythalames ou multiloculaires lorsque celle cavité est divisée par un nombre variable de cloisons : les Nautiles, les Ammonites, etc. Lorsque les Coquilles multiloculaires présentent à l'extérieur des traces de leurs cloisons, et que ces traces sont plus ou moins ressemblantes aux sutures qui unissent les os des Mammifères, on dit qu’elles sont articulées. Une Coquille est canaliculèe ou canalifire lorsque de la base ou face antérieure part un canal plus ou moins long , ordinairement droit ou légèrement flexueux, comme dans les Fuseaux ; elle est èchancrèc lorsque sa base, au lieu d’un canal, n'offre qu'une simple échancrure, comme dans les Pourpres, les Volutes, etc. Elle est rostrée lorsque le canal de la base se termine en un bec pointu, comme dans les Rostellaires. On nomme globuleuse une Coquille arrondie sur presque tous ses points, comme la plupart des Hélices , l'Hélice des jardins , les Natices, les Turbot, etc. On donne plus particulièrement le nom de connexes aux Coquilles dont l’ouverture est très-ample et très-évasée, comme dans quelques Patelles, des Calyptrées, etc. Si la surface extérieure de ces Coquilles est convexe, leur surface interne est concave; elle est orbiculaire lorsque la circonférence décrit un cercle, et qu'elle est d'ailleurs aplatie -, les Nummulitcs. par exemple. Discoule a la même signification qu'orbiculaire; orale se dit d'une Coquille dont l'ensemble ou la coupe présente cette forme; oblongue, lorsque l'ovale est allongé; otoUle, quand elle présente à peu près la forme d'un œuf; conique, lorsque sa forme est celle d'un cône plus ou moins aigu, comme les Troques, les Conililes, la plupart des Patelles; conoïde, lorsque sa forme approche de celle d'un cône ; en cône oblique, quand la Coquille est conique, et que, placée sur sa base horizontale, elle se dirige obliquement en se courbant , comme les Cabochons et quelques Patelles. Une Coquille est uncinée ou pointue lorsqu'ayanl une large base, son sommet est aigu, comme dans les Cabochons, quelques Ëmarginules; elle est perforée quand le sommet est tronqué et remplacé par un trou , comme toutes les Fissurelles en donnent un exemple. Enroulée se dit des Coquilles dont le dernier tour enveloppe tous les autres, en faisant disparaître l'ombilic et souvent la spire, comme dans les Bulles, les Ovules, les Porcelaines, les Cônes ; partiellement enroulée , lorsque la Coquille est formée d'une simple lame courbée sur elle même seulement d'un côté, comme duus la

Bullée, la Dolabelle. Toutes les fois qu’une Coquille est enroulée de manière à laisser voir en saillie, au dehors, les différents tours de cet enroulement, on dit qu’elle est spirale ou à spire; elle est sans spire lorsque cet enroulement ne parait point au dehors, comme dans la plupart des Bulles ; elle est partie en spirale quand elle a commencé à faire plusieurs tours de spire qui se terminent ensuite par une portion droite, comme dans la Lituole.

Tubuleuse se AM d’une Coquille qui, ayant commencé sa spire régulièrement, se disjoint pour se terminer en tube plus ou moins régulier; le Vermet en est le seul exemple pour les Mollusques; quelques Annélides présentent à peu près la même disposition; déprimée, aplatie, lorsque, ayant une large base, la spire de la Coquille se trouve très-courte, comme dans le Troque Éperon ou dans les Maerostomes, le Sigaret, l'Haliolhide. etc. Elle est droite lorsqu'étant placée sur sa base horizontale, elle s’élève perpendiculairement, comme la Bélemnitc; elle est arquée lorsque, placée de la même manière , elle s’élève en décrivant un arc de cercle , comme les ilippurilcs, les Orlhocères, etc. Elle est anguleuse lorsque, sa base étant aplatie, elle forme avec la spire un angle aigu, comme dans les genres Imperator et Calcar de Montfort. Elle est carénée lorsque, sur le milieu de la spire, s'élève une côte saillante et aigue. Souvent on a comparé la forme générale des Coquilles à des objets déjà connus. Aussi il y en a de clypéiformes, A'ombrellifomtes, A' au ri formes, de lylind racées, de cylindriques, de fusiformes, de pyriformes, de réni formes, de lenticulaires , de sphériques , de nariculaires, A' infundibuli formes. Ces expressions, qui s’appliquent à des comparaisons assez exactes, n'ont pas besoin d'explications; il nous suffira de donner un excmplede chacune d’elles : clypéiformes, les Parmophores; ombrellifoffnes, les Ombrelles elles -mêmes que l'on nomme vulgairement Parasols chinois; auriformes, les Oreilles de mer des anciens ou llaliothides; cylindracées. la plupart des Maillots; fusiformes, les Fuseaux; pyrifonnes, les Pyrules; réniformes, les Kénulines; lenticulaires, les Nummulitcs, les Placenlules, etc. ; sphériques . les Mélonies; naviculaires , les Argonautes; infundibuliformes, le Troque concave, vulgairement l’Entonnoir, et d’autres dont l'ombilic est largement ouvert, comme dans les Cadrans. Enfin on dit qu'une Coquille est turriculèe quand la spire, formée d’un grand nombre de tours, s’élance en un cône allongé, comme les Cériles, les Turri telles, les Vis, etc. Turbinèe se dit au contraire des Coquilles dont la spire est peu saillante et dont le dernier tour est presque enveloppant : les Cônes, les Olives, les Turbinelles. sont des Coquilles turbinées; on dit qu'elles sont à diaphragme lorsqu’une lame horizontale ou inclinée ferme une partie de l'ouverture de la Coquille, comme dans les Navicelles, les Crépidules et quelques Calyptrées.

Si nous considérons les Coquilles sous le rapport de leur consistance, nous en trouverons de solides, et c'est le plus grand nombre. Quelques-unes sont osseuses, c'est-à-dire qu’elles ont presque la structure et la fonction d'un os. comme celle des Sèches ; quelques autres sont cartilagineuses quand elles ont la consistance des

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cartilages qui revêtent les surfaces articulaires desos des Mammifères, comme celle des Clios, des Limaciens, des Laplysies. Si on fait attention à la position qu'occupe la Coquille dans ses rapports avec l'animal, on ne peut en trouver que de trois sortes : d 'externes, lorsqu'elles sont entièrement extérieures : celles-ci sont en très-grand nombre; d'interno-externes , qui sont en partie internes et en partie externes , comme des Bulles, la Spirule ; enfin, elles sont internes lorsqu'elles sont entièrement cachées par les parties molles de l'anima), comme les Dolabelles, les Sigarels.

Toutes les dénominations dont nous venons de donner la signification, s'appliquent, comme on a dû le remarquer, d'abord à la forme générale ou d'ensemble de la Coquille univalve; ensuite à la consistance considérée également en général ; enfin à sa position relative avec l’animal. Il nous reste maintenant à donner celles qui sont relatives aux accidents indépendants de la forme, de la consistance et de la position, c'est-àdire celles qui ont rapport à ce que l'on remarque à la surface. On voit, par exemple, des Coquilles dont on n'aperçoit pas toujours les couleurs, parce qu'elles sont cachées sous une enveloppe extérieure que l’on nomme épiderme , ou mieux drap matin, car ce n’est pas un véritable épiderme, comme on le verra à l'article Mollusque. Il y en a, au contraire, qui sont constamment dépourvues de cette croûte extérieure et qui se montrent avec tout leur coloris : celles-là sont nues, comme les Porcelaines, les Olives, etc. On en voit également qui sont pourvues d’une partie accessoire que l’on nomme opercule , lequel a la forme de l'ouverture de la Coquille : il est destiné à la clore. Lorsque la Coquille présente cette partie, on la dit à opercule ou operculée, et sons opercule lorsqu’elle eu est dépourvue. y. Opebclle. Ensuite, elles peuvent être noduleuses } lorsqu'elles présentent des aspérités arrondies sur une large base ; à côtes, lorsque des élévations ou protubérances, convexes ou aigues, descendent en suivant l'axe de la Coquille ou dans le sens de l’axe : telles sont les Harpes; cerclées , quand les côtes parlent de l’ombilic ou du bord gauche de la Coquille pour se rendre en forme de ceinture vers la lèvre droite où elles se terminent, comme dans les Tonnes, les Monoceros ou Licornes, etc. Lorsqu'une Coquille est épineuse, et que ces épines sont creuses, on la dit tubifère, comme le Rocher tubifère en donne un exemple. Elle est ailée lorsque son bord droit se dilate largement, comme dans la plupart des Slrombes et des Rostellaires. Elle est digitèe quand ce même bord droit préseule de longs appendices convexes, quelquefois noueux, en nombre variable, creusés en dessous en gouttière dans toute leur longueur, comme dans tous les Plérocères. Ou dit qu’uue Coquille est variqueuse lorsque sa spire offre des bourrelets plus ou moins réguliers dans leur position, et qui ne sont autre chose que les traces des accroissements successifs de la Coquille. Les varices sont régulières lorsqu'elles se montrent à des espaces toujours les mêmes, comme dans les Rochers; elles sont opposées quand il n'y en a que deux sur chaque tour , mais toujours éloignées de l’espace d'un demi-tour, comme dans les Rancîtes : ou dit alors que la Coquille

est bordée. Elles sont irrégulières lorsqu'elles sont disposées sans ordre, comme dans les Tritons, quelques Cérites, etc. Enfin, elles sont opposées lorsqu'il y en a une du côté opposé à l'ouverture de la Coquille, comme dans quelques Triions et quelques Cérites, dans la Cérite Obélisque, par exemple. Les Coquilles univalves présentent souvent des accidents extérieurs semblahles à ceux que l’on remarque à la surface des Coquilles bivalves. Ainsi on en trouve de lisses, tuberculeuses, épineuses, écailleuses, tuilées, lameUeuses , striées , sillonnées, rayonnées, etc. Comme ces expressions ne changent point de valeur en s’appliquant à des Coquilles d'une autre classe, nous renvoyons à ce que nous avons dit en parlant des Bivalves au commencement de cet article.

Avant de parler et de définir les parties constituantes de la Coquille , nous dirons ce que l'on doit entendre par les dimensions ou diamètres. En général, les dimensions d’uu corps dont limitées par l'espace qu'il occupe, et peuvent être prises dans la longueur, la largeur et l’épaisseur : ainsi l'on devra entendre par longueur de la Coquille, l'étendue de son axe, pris depuis le sommet de la spire jusqu'à la base. La largeur sera prise à la partie la plus saillante du dernier tour, et l’épaisseur se mesurera à l'endroit le plus élevé du dernier tour, en supposant une ligne perpendiculaire qui traverse l’axe de la Coquille. On distingue dans une Coquille plusieurs portions, mais il y en a deux principales et plus essentielles à bien connaître : ce sont la base et la spire. Si l’on examine tout ce qui se remarque de particulier dans chacune d'elles, on aura une idée complète, en y ajoutant ce que nous avons déjà dit plus haut, de la terminologie des Coquilles. Nous diviserons donc la Coquille en base et en spire. Examinons d'abord la première de ces parties.

La base est la partie la plus saillante, opposée au sommet. Elle peut être tronquée, c'est-à-dire coupée et aplatie, comme dans les Troques. Elle est simple ou entière lorsqu'elle ne présente ni échancrure ni canal, comme dans les Natices. La base comprend : 1° l'ouverture ou la bouche qui répond quelquefois à la face inférieure de la Coquille ; 2° l'échancrure ; 3° le canal ; 4° l’ombilic.

1° L'ouverture ou la bouche de la Coquille est cette partie ouverte, variable dans sa forme et ses dimensions, par laquelle l'animal entre et sort de sa Coquille. L’ouverture prise dans sa forme en général est longitudinale, lorsqu'elle a plus de longueur que de largeur , et qu’elle est d'ailleurs parallèle à l'axe de la Coquille; transversale , au contraire, lorsqu'elle est plus large que longue, et dirigée parallèlement au sens de la largeur, comme dans les Hélices. Elle est triangulaire, quadrangulaire , en croissant ou lunulie , demi-ronde, arrondie, circulaire, anguleuse, lorsqu'elle a ou trois angles, la Jantbine; ou quatre angles, le Cadran; ou qu’elle a la forme de croissant, le Planorbe, le N'autile; en demi-cercle, les Nérites; presque circulaire, les Turbos; tout à fait circulaire, les Cyclostomes; ou avec des angles variables, les Troques, etc. L’ouverture est détachée quand elle est tout à fait libre, comme celle du Vennet, de quelques Scalaires. Elle est

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