‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 31 sur 116 · TOT · texte numérisé non relu

TOT

en ce que les folioles qui forment le calictile se brisent Colon, en détruisant le parallélisme de ses fils? Mais Pcx en fragments très-petits, se mêlent au Colon dont il péritnee a déjà répondu à cette question, et comme les est difficile, et surtout fort long de les séparer. Quel négociants et les fabricants ne s’en plaignent pas, il est que soit le procédé que l’on mette en usage, celle opé- très probable qu’ils ne portent aucun préjudice à ceux ration doit être faite le matin, avant que le soleil, en en- qui en font usage. Cependant dans la plus grande partr’ouvrant trop les capsules, n’en ait détaché les graines lie de l’Inde, l’usage des machines est inconnu, et tout qui. en tombant à terre, se salissent et se détériorent. le Colon se nettoie à la main. Plusieurs personnes atlrl- On doit continuer la récollc tous les quatre à cinq huent A celle coutume la supériorité des fils et des lisjours. et lant que la plante donne de nouvelles capsules. ! sus de Coton des Indes. Ce point aurait besoin d’être En général, lorsque la saison a été favorable, on peut j éclairci; mais néanmoins on ne fera jamais renoncer le récoller le Colon sept A huit mois après qu’il a été semé. ] planteur à l'immense économie qu'il relire de l'emploi En arpent de Cotonniers peut, dans un bon terrain et des machines A cylindres. Le Colon, bien épluelié et dans une année Favorable, donner de Irois A quaire bien sec. esl mis en balles et enveloppé dans des toiles cents livres de Coton net et épluché. On ne doit pas s’oc- de chanvre très-fortes, pour être livré au commerce et A cuper de récolter le Coton immédiatement après la j l’exportation. Celui qui vient d’Orienl est contenu dans pluie; il faut attendre que le soleil l’ail séché de nou- I des toiles faites avec des poils de Chèvre. Le poids de ces veau. j balles varie de trois cents à trois cent cinquante livres. On

C’est principalement aux Antilles, A la Guiane et dans I a inventé, en certains endroits, des machines propres A les vastes contrées du Brésil, qu’on cultive la plus grande J fouler le Colon, afin de lui faire occuper le moinsd’espaee quantité de Cotonniers. Les variétés y sont très-mulli- | possible. Cette pratique est surtout avantageuse pour pliées, ainsi qu’on a pu le voir par l'énumération que ! le Coton que l’on importe en Europe, afin d’en pouvoir nous en avons donnée d'après Rôtir. En général ils n’y placer une plus grande quantité sur les navires, durent guère que de quatre A six ans, après quoi il faut I Les graines dépouillées du Coton servent A plusieurs les renouveler. Quand les sujets sont parvenus A une | usages : une partie est réservée pour servir A la seliauteur de quatre à cinq pieds, on les éléle afin d’en mence. En général on peut conserver les graines de faciliter la récolte. Lorsque celle-ci est faite, on recèpe ^ Cotonniers pendant un ou deux ans; cependant quelles jeunes pieds de la hase afin de renouveler les jeunes i ques variétés doivent être plantées presque immédiatebranches. Dans quelques contrées, cette opération ne se ment après avoir été récoltées. Le surplus de celles qui pratique que tous les deux ou même tous les (rois ans. j sont employées à la semence, sert à la nourriture des A mesure que la récolte du Coton a lieu, l'on doit 1 Bestiaux. On en extrait aussi de l'huile qui est employée s'occuper de le faire sécher. Pour cela on l'étend sur A plusieurs usages économiques, des claies ou dps nattes que l’on expose au soleil ou que j Cotoxmer i*f. fléau ou Cotoxxier Stot. V. Bomba* l’on place dans une étuve» Celle opération est indispen- Gossypixum.

sable. En effet, si l’on emmagasinait le Colon encore Cotoxxier Mapoc. Bomba x Ceiba. V. Fromager. humide, ou bien il pourrait se moisir, ou bien il entre- ; COTONNIÈRE, bot. On a donné ce nom A des Filages rail en fermentation, et l’on a vu dans ce cas d’énor- ! et A des Gnapltaliers. /*. ces mots, mes quantités de Coton s’enflammer. Tantôt on épluche COTORRA. ois. Espèce du genre Perroquet, le Coton et on le prive de ses graines immédiatement I COTRELCS, COTRIOUX. ois. Syn. vulg. d’Alouctlc après la récolte, tantôt on attend qu’il soit sec. Cette I Cujelier.

dernière opération est la plus dispendieuse et la plus j COTTA. ois. Synonyme de Foulque, longue; car les fils dp Colon adhèrent fortement A la graine, et si l'on réfléchit A la légèreté de celte denrée, on verra combien il faut de temps pour le bien nettoyer.

Avant l’emploi des machines A cylindres, un homme ne I coïdes , établi par Artedi. Les espèces sont assez nompouvait guère faire au delA d’une livre de Colon net dans j breuses et d’un aspect généralement hideux , soit par l'espace de vingt-quatre heures, ce qui devait augmen- • la grosseur de leur tête, soit par la forme de leur corps, ter considérablement le prix de cette denrée; mais au- soit par les teintes sombres de leur peau que recouvre jnurd'hui. par l'emploi de machines fort simples et qui un enduit muqueux, auquel ces Poissons doivent ta fase composent surtout de deux cylindres tournant en culte de s'échapper facilement en glissant entre lesdoigls sens inverse cl entre lesquels on fait passer les graines du pécheur qui les voudrait saisir. La plupart habitent chargées de Colon , un seul homme peut nettoyer de les eaux douces, vivent de proie, sont agiles, voraces, trente A cinquante livres de Colon, suivant la construc- : et sc cachent sous les pierres dans l'obscurité; plution de la machine. On en trouve la description détaillée : sieurs même passent pour sc creuser de petits terriers, et la figure dans le Traité de la culture du Cotonnier A l’orifice desquels on les voit épier l’approche des autres par Lasteyrie. Le même auteur dit qu'en ccs derniers J petits poissons ou des vers et des larves aquatiques sur temps on a inventé sur le continent de l’Amérique du j lesquels ils se jettent ; mais leur hardiesse et leur glounord des moulins qui expédient de huit A neuf cents ; tonnerie causent souvent leur perte : les Brochets et livres de Coton par jour, et qui n’exigent, pour être autres gros Poissons qui sont friands de leur chair les servis, qu’un petit nombre d’ouvriers. Ici l’on pourrait dévorent. Malgré la chasse que leur font ces tyrans des se demander si. par ces procédés économiques, on , fleuves cl des ruisseaux , la race des Cottes ne diminue n’altère pas la qualité et par conséquent la valeur du i guère, et leur fécondité fait qu’ils sont des Poissons

COTTA M. bot. Syn. d 'Ocymumpetiolaro. A'. Basilic. COTTAN’A. bot. Variété de Figue de Syrie.

COTTE. Cottui. rois. Genre de la famille des Per-

généralement fort communs, aux lieux qu’ils habitent. Les Cottes ont de grands rapports, surtout par l'étrange aspect de leur tête, avec les Scorpènes; ils s’en rapprochent par leurs grandes pectorales, leurs ventrales, leurs thorachiques, et par toute leur structure interne; ils se rapprochent encore des t ranoscopcs par l’aplatisseuient horizontal de leur télé, et en ce que leur dorsale antérieure ou épineuse est entièrement distincte de la molle ou postérieure. Leurs mœurs sont à peu près les mêmes. Quand on les irrite, ils renflent encore leur tète en remplissant leurs ouies d’air; ils peuvent , par ce moyen , vivre assez longtemps hors de l’eau ; plusieurs font entendre un grognement distinct , mais qu’on aurait tort de prendre pour une voix , parce qu’il n’est dû qu’à l’émission violeulc de cet air, provoquée par l’irritation lorsqu’on tourmente l’animal. Les caractères du genre sont : tête un peu conique, plus large que le corps; des aiguillons ou des tulx'rculcs sur la tète ou sur ces opercules; deux ou trois dorsales dont une adipeuse; plus de trois rayons aux pectorales; six rayons aux hranchiostêges. Veux situés verticalement, et munis d’une membrane clignotante. On peut diviser le genre Cotte en cinq sousgenres r

■j* Chabots. Tête presque lisse; une ou deux épines seulement au préopercule, deux dorsales; écailles fort petites, à peine visibles ; corps arrondi.

Cotte Chabot. Cottus Gobio , L., Grael., Syst. Nat. xiii, t. i. p. 1211; Bloch, pl. 38. fig. 1-2; Kncycl. Pois. , p. G8, pl. 37, Hg. 149; Lacép. , Poiss. T. iii, p. 232. Cette espèce, commune dans les ruisseaux de l'Europe, delà Sibérie eide l’Amérique septentrionale, n’alteint guère que cinq pouces de longueur. Le dos est d'un brun noirâtre, parsemé de taches plus foncées dans le mâle, et jaunâtres dans la femelle. Le ventre est gris dans l'un, et blanc dans l’autre. Les nageoires sont également jaunâtres ou tachetées, b. 4 , d. 7-17 , p. 14, v. 4 , a. 12-13, c. 8-10. Sa chair est saine et savoureuse.

Cotte hoir. Cottus nigricans , Lacép., Pois. T. lu,

•j-f Scorpions. Ils ne diffèrent des Chahols que par les épines dont leur télé est hérissée.

Cotte Scorpion ou Crafvid de mer. Cottus Scorpius, L., Gmel., Bloch, pl. 37; Encycl. pl. 37, fig. 148; Lacép. La figure de ce Poisson est effrayante sans être positivement horrible; modèle d'agilité, il est armé de piquants redoutables qui menacent la main qui le voudrait saisir; il parcourt les parages septentrionaux, et à l’abri de toute attaque par ses armes, il fait une guerre cruelle aux Chipées et autres animaux jetés sans défense au milieu des mers. Sa chair est médiocre : aussi n 'est elle pas recherchée, mais les Groeulandais emploient sou foie pour faire del’liuile. Il est extrêmement vorace. Son corps est varié de couleurs qui. pour être sombres, ne sont pas sans beauté, et ajoutent ù la singularité de sa figure, ainsi que les raies noires, blanches ou rouges, qui, selon les sexes, décorent les nageoires. ». 7-10, 14-17, p. 10, 17, v. 5, 4, a. 10, 13,

с. 81,8. Sa taille est d’un pied environ.

Cotte Qr adhicorne. Cottus Quadricornis, L.;Gmel.,

le Quatrc-Cornes, Enc. pl. 37. fig. 140. Non moins vorace que le Scorpion et nun moins bien armé , le Quadricorne, â l’aide de ses pectorales encore plus développées, nage avec une plus grande rapidité. Il acquiert une (aille moins considérable. Sa chair est meilleure.

11 habite les mêmes mers. d. 0-14, p. 17, v. 4, a. 14, c. 12.

Le Cottus Hubatis, Euphras.;!e Cottus Diceraus, Pal!., et le Cottus H emitepidotus , Til., apparlien- * uent encore à ce sous-genre.

•j-f-j- Criptêkes a trois nageoires dors vles, Ce sousgenre. fort remarquable par une disposition de nageoires qui pourrait presque suffire pour motiver une séparation plus tranchée, ne se compose jusqu’ici que de deux espèces, le Cottus hispidus de Schneider, et le Cottus acadianus de Pennant. Ces deux Poissons, qui sont d'une petite taille, habitent les côtes de l’Amérique septentrionale.

■tti-i Aspidociiores. Ils sont enveloppés de plaques écailleuses serrées comme des pavés, et qui rendent leur corps anguleux ou prismatique.

Cotte armé. Cottus cataphractus , L., Gmel., Bloch, pl. 38, f. 3-4; Encycl. Pois., p. GO, pl. 37, f. 113; l’Aspidophorearmé, Lac.. Pois. T. iii. p. 222. La forme singulière de ce Poisson, et la manière dont il est vêtu, le rapprochent des Syngnathes et des Pégases. Il acquiert un peu plus d’un pied de long, a sa mâchoire inférieure munie de baniiillons, vit dans les mers du Nord , non loin des rivages sablonneux et semés de rochers. Il se nourrit de petits laissons et de Crustacés. Moins constitué pour l’attaque que pour la défense . ce Cotte est aussi moins agile et moins audacieux que ne le sont les espèces du second sous-genre, u. 5-7. r. la.

IG, v. 2, 3, a. G, 7, c. 10, 11. Lacépède pense que le Cottus B roda me , reproduit par Bonnatcrre (Encycl. Pois., p. 07) d'après Olaffen et Muller, n’est tout au plus qu’une variété du Colle Armé.

Cotte Japon vis. Cottus J u punie us, Gmel., le Lisiza. Encycl. Pois., p. G7, pl. 38, f. 130; Aspidopltore Lisiza, I.ac.; Pois. T. ni, p. 225. C’est le plus allongé des Cottes; il habile les mers du Japon et des Kuriles, oii il atteint un peu plus 4,’un pied de longueur, b. G, d. G 7, p. 12, v. 2, a. 8, c. 12.

Le Cottus Stcllcri de Schneider avec Vjgonus deçà gonus du même auteur, et l 'Jgonus stagophtalmus de Tilésius , complètent ce sous-genre.

Platyc.Epiiai.es. Ils ont la tête plus aplatie; ses larges sous orbi la ires la font ressembler ft une sorte de bouclier ou de disque. Celte tète est inoius tuberculeuse. mais seulement armée de quelques épines. Les ventrales, quoique portées sur mi appareil suspendu aux épaules, sont cependant situées manifestement en arrière des pectorales, et très-écartées.

Cotte Racoteix. Cottus scabcr. L., Gmel. , Bloch, pl. 180; Encycl. Pois., p. G7 (sans figure); Cotte raboteux, Lac., Pois. T. tu, p. 2i5. Ce Poisson a ses écailles petites, mais fortement attachées, dures et dentées;

| quatre piquants se voient sur sa téte'qui est allongée , et dont, la mâchoire inférieure est plus longue que la 1 supérieure. Sa bouche est très-grande. Il habile les mers 1 de l'Inde, t. 6, 7, b. 0-13, r. 18. v.0,*< Il, IJ, 1. 13, 10.

cor

Cotte Ltsidiateir. Lac.. Pois., m, p. *47 ; Cûttus Jntiiliator, Forsk., 6g. Arab. p. 25, n*> 8; Gmel.; Platycephalus Spatula, Bloch, pi. 424; le Uaked, Encycl. Pois., p. 08 (sans figure). Celle espèce, qui habite la mer Rouge et dont les teintes sombres n'onl rien de remarquable, vit dans le sable, et s'y cache pour saisir sa proie. Cuvier soupçonne que ce Poisson est le Callionymus indiens, et le Calliomore indien, de Lacépède. b. 8, d. 8-13, r. 19, v.0, a. 14, c. 15.

Cotte Madecasse. Lac., Pois, ni, p. 249, pl. Il, f. 1-2 (en dessus et en dessous); Cotlus Madagascar riensis , Cotntners. , Mass. Cette espèce, observée à Madagascar, aux environs du fort Dauphin, acquiert jusqu'à deux pieds de longueur. Sa tête est armée, de chaque côté, de deux aiguillons recourbés; elle est profondément sillonnée entre les deux yeux. Son corps est couvert d’écailles assez grandes, et la mâchoire inférieure est plus avancée que la supérieure. La caudale parait échancrée en trois lobes, o. 8 13. p.12, v.5. G, a?c?

COTTÉE. Cottœa. bot. Genre de la famille des Graminées, institué par Uumboldt etüonpland qui lui donnent pour caractères : spécules composés de six à neuf fleurs distantes, distiques, celle du sommet constamment desséchée; deux glumes membraneuses, concaves, à plusieurs nervures, couronnées par trois loltes mucronés; la supérieure est un peu plus petite et a quelquefois son sommet simplement aigu et entier; deux paillettes membraneuses : la supérieure à deux carènes, avec l'extrémité bifide; l'inférieure à cinq divisions, concave, garnie de onze soies dressées, continues, scarieuses, inégales, trois étant plus grandes; deux écailles entières et glabres; trois étamines. L'ovaire est glabre, surmonté de deux styles que terminent un nombre semblable de stigmates plumeux; cariopseoblong, cylindrofdc, lisse, glabre, non sillonné, libre, chargé de paillettes; péricarpe mince et membraneux; embryon deux ou trois fois plus petit que le fruit. Ce genre, comme on le voit, est voisin du Pappophorum dont il diffère par le nombre des fleurs, par la paillette inférieure quinquéfidc , et par la panicule diffuse. On n'en connaît encore qu'une seule espèce; elle est du Pérou.

COTTENDORF1E. Coltendorfia. bot. Genre de la famille des Broméliacées , institué par Schult, qui lui assigne pour caractères : périgone libre, divisé en six parties dont les extérieures, remplaçant le calice, sont dressées et un peu plus courtes que Ie6 intérieures qui tiennent lieu de pétales; celles-ci sont étalées et nues à la base interne; six étamines hypogynes, à filaments subulés et glabres, à anthères un peu couchées, ovales et échancrécs en fer de flèche; ovaire libre, pyramidatotrilobé et triloculaire; chaque loge renfermant de trois à six ovules attachés à un angle central, près de la base; style presque nul; trots stigmates filiformes, un peu étalés et tordus en spirale. Le Cotlendorfia Drasi lien sis, seule espèce du genre, est une plante herbacée, qui croit sur les rochers arides; ses feuilles sont linéaires, subulées, acuminées; de leur centre s'élève une hampe assez haute que termine une panicule ample et lâche de jolies fleurs.

COTTERET-GARU. ois. Syn. vulgaire de Bécasseau Combattant.

COTTONF.RZ. mx. Nom donné au minerai de Tellure contenant du plomb et de l'argent, que l'on trouve à Nagyag en Transylvanie.

COTTUS. fois, y. Cotte.

COTULE. Col nia. bot. Genre de la famille des Synanthérées, Syngénésie superflue, proposé par Vaillant, sous le nom d ' Ananthocyclus; Linné, en lui imposant cette dénomination, définitivement adoptée, le caractérisa de la manière suivante : involucrc court, hémisphérique, polyphylle; fleurons du centre hermaphrodites, tubuleux, à corolle quadrifide, et à quatre étamines; fleurons de la circonférence femelles, ayant le plus souvent la même apparence que ceux du centre; réceptacle ordinairement dé|K)urvu de paillettes ; akènes munis d'un rebord au sommet. Depuis l'établissement de ce genre, et même parmi les espèces décrites par Linné, les auteurs y ont introduit plusieurs changements. Ainsi , le Colula turbinata, L., est devenu le type du genre Cenia de Commerson et Jussieu. Desfontaines rapporte à son genre Balsa mi ta , le Colula grandis , L. Bergius a établi , et Jussieu ainsi que Willdenow ont adopté le genre Lidbeckia , aux dépens des Colula quinqueloba et Colula stricto, L. ; mais Lamarck (11lustr. t. 701) a changé le nom générique en celui de Lancisia. Persoon , qui a admis ce changement, ne s’est servi du mot Lidbeckia que pour désigner une section de ce genre. D'un autre côté, le Grangea d'Adanson, que Linné confondait avec ses Arlemisia , et dont plusieurs auteurs n’ont fait qu’une sous-division du Colula, en a été séparé par Jussieu, Lamarck et Desfontaines. Les Cotules sont des plantes herbacées, qui, par le port, se rapprochent des Anacycles et des Tanaisies; elles sont indigènes des contrées chaudes de l'Europe méridionale et du cap de Bonne Espérance. On u'en a décrit qu'une douzaine d'espèces, déduction faite de celles qui constituent maintenant de nouveaux genres. Persoon en mentionne vingt-deux , mais outre qu'il agglomère plusieurs genres distincts, il adopte aussi la réunion du Colula pyrethraria , L., unique espèce américaine, qui, à cause de son réceptacle paléacé, pourrait, par la suite , être aussi séparée et constituer un genre nouveau. Aucune espèce n’est cultivée comme plante d'agrément ou pour des usages économiques.

C0TUNN1A. mit. y. Pi. omc icriatê.

COTPRNIX. ois. Synonyme de Caille. F. Perdrix.

COTYLANTHÈRE. Cotylanthera. bot. Genre dont la place est encore incertaine, mais qui parait ne pas devoir s’éloigner beaucoup de la famille des Solanées. Il a été institué par Blume, (tour une petite plante qui se trouve assez abondamrueut dans les forêts ombragées de l'ile de Java. Caractères : calice campanulé, quadrifide, persistant; corolle bypocratériforme, quadripartite, marcescenle, à divisions égales, ouvertes : quatre étamines égales, à filets courts et lisses, à anthères conniventes, déhiscentes au sommet par un seul pore; style à deux sillons ; stigmate en tête, déprimé ; capsule ova laire, biloculaire, polysperme. L e Coly la ni fiera tenais, Bl., a les feuilles petites, presque succulentes ; les fleurs sont bleuâtres, portées sur des pédicelles solitaires ou géminés, garnis, vers le milieu, de deux petites bractées.

Page 1