‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 32 sur 116 · DTCT. DES SC 1ER CU VAT · texte numérisé non relu

DTCT. DES SC 1ER CU VAT

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COTYLÉDON. noT. y. Cottlet.

COTYLÉDON MARIN, folyf. Syn. ancien d'Acélabulaire de la Méditerranée.

COTYLÉDOXA1RE. bot. y. Cotylédons.

COTYLÉDONS. Cotyledo. bot. Dans tout embryon végétal, on distingue trois parties principales, savoir : 1A l'extrémité inférieure ou corps radiculaire qui doit former la racine; 2° la gemmule ou premier bourgeon de la plante; 3° enfin le corps cotvlédonaire ou extrémité supérieure de l'embryon. Dans le Haricot, la Bellede-Nuil, etc., le corps colylédonaire est séparé en deux parties distinctes, qui portent le nom de Cotylédon*. Dans le Blé, l'Orge, l’Asperge, le Lis, etc., le corps cotylédonaire est simple, indivis et formé d’un seul Cotylédon. De là les noms de plantes inonocolylédonées ou dicotylédonées. suivant qu’elles offrent un ou bien deux Cotylédons. Tous les végétaux phanérogames présentent l'une de ces deux modifications, c’est-à-dire que leur embryon est à un seul ou à deux Cotylédons; et il en résulte la division de ces végétaux en deux groupes principaux : les Moxocotylèroxs et les Dicotylédoxs. y. ces mots. Cependant il y a certaines plantes dont le nombre des Cotylédons excède constamment deux; ainsi on en compte trois dans le Cupressus pend nia, quatre dans le Pinus Inops et dans le Ceralophyllum derner- *um; cinq dans le Pinus Laricio ; six dans le Cyprès chauve; huit dans le Pinus Strobus ; enfin, dix ou douze dans le Pin-Pignon.

Dans certains végétaux Dicotylédones, les deux Cotylédons, que l'ou nomme aussi quelquefois Lotos séminaux, sont plus ou moins soudés ensemble, de manière qu’au premier abord le corps colylédonaire parait simple; c’est ce que l'on observe dans le Marronnier d'Inde, certaines espèces de Chênes, et probablement dans la Cuscute que l'on considère généralement comme privée de Cotylédons.

Les Cotylédons sont d'autant plus épais et plus charnus que l'embryon est privé d'eudospenne, c’est à-dire qu'il est immédiatement recouvert par le tégument propre de la graine. Ainsi dans le Pois, le Haricot, le Marronnier, les deux Cotylédons sont charnus cl très-épais; ils sont au contraire minces et foliacé , dans les graines munies d'un endosperme, comme le montrent les Euphorbiacées par exemple. Les Cotylédons, surtout quand il n’y a pas d'endosperme, paraissent destinés à fournir au jeune embryon, au moment où il commence à germer , les premiers matériaux de son accroissement. Aussi les voit-on se faner, diminuer de volume à mesure que la jeune plante se développe. Tantôt les deux Cotylédons restent cachés sous la terre , après l'évolution du germe, tantôt ils sont élevés au-dessus du sol par l'accroissement de la ligelle. Dans le premier cas, on dit qu’ils sont hypogès; on les nomme epigès dans le second cas , où ils forment les feuilles séminales , comme dans le Haricot. Dans les plantes munies d'un endosperme, les Cotylédons sont en général minces et comme foliacés ; c'est alors l’endosperme qui fournit aux premiers développements du jeune embryon. P.Ei- BBYOH et Gbb ni nation

COTYLÉPHOBE. pois. Espèce du genre Asprède. y. ce mol.

i COTYLES. Cofylœ. ac al. Péron et Lesucur ont donné ce nom à des organes particuliers situés sur les bras de quelques Méduses, appelés par Pallas bras cotylifêrcs à cause de ces appendices ou feuilles séminales semblables à certains cotylédons végétaux. Ils n’appartiennent qu’à un très-petit nombre d'espèces, et semblent constituer les organes de la génération suivant Péron et Lesucur.

COTYLET. Cotylédon, bot. Genre de la famille des Crassulacées et de la Déeandrie Pentagrnie, fondé par Tournefort. adopté et caractérisé par Linné de la manière suivante : calice court , à cinq divisions profondes; corolle monopétale, campanulée ou tubuleuse, à cinq découpures; dix étamines insérées sur la corolle, à anthères arrondies; cinq ovaires supérieurs, coniques, chacun muni à sa base externe d’une écaille concave, nectarifère, et se terminant aussi chacun en un style de la longueur des étamines, à stigmates simples,

! courbés en dehors. A ces ovaires succèdent autant de capsules oblongues, ventrues, pointues, uniloculaires et s'ouvrant longitudinalement par le côté intérieur; semences petites et nombreuses. Adanson a séparé de ce genre toutes les espèces dont le système floral est quaternaire, et en a constitué le genre Kalanchoè, qui a été adopté par De Candolle et Hawortli. Nous avons suivi leur exemple, et dans la précédente description générique, nous n'avons eu égard qu'aux Cotylcls décandriques et à corolles quinquéfides. Si nous admettions également le genre Umbilicus formé par De Candolle ( Plantes grasses, t. 156) avec les deux variétés du Cotylédon Umbilicus de Linné , que l’on rencontre fréquemment dans la France méridionale, et auxquels on joindrait les espèces d’Orienl et de Sibérie, il s’ensuivrait que tous les vrais Cotylets seraient étrangers à l'Europe, et se réduiraient à environ une trentaine. y. d’ailleurs les mots Kalanchoè et L'aBiLicis.Les Cotylels sont en général des plantes grasses, herbacées ou frutescentes, à feuilles opposées, quelquefois alternes, à fleurs terminales, en corymhcs ou en épis, indigènes du cap de Bonne Espérance et de l'Afrique méridionale. On les cultive avec la plus grande facilité dans les jardinsd'Europe. où la siugulariléde leurs tiges et de leurs feuiilesatlire l’attention. Quelques espèces ont, en outre, des fleurs assez agréables à l'œil; tels sont les Cotylédon orbiculatu, L., Cotylédon fascicularis, H. Kew, et Cotylédon spuria. Comme ces plantes sont d'une nature succulente et aqueuse, elles exigent, en été, une exposition méridienne, abritée des grands vents et de la grêle, et en hiver une serre sèche, aérée, jamais imprégnée d’une humidité stagnante. Ce soûl néanmoins des végétaux dont la vie est, si l’on peut s'exprimer ainsi, excessivement tenace; nous avons laissé un individu de Cotylédon orbiculata , L. , exposé à toute la rigueur de l’hiver de 1822 à 1823, et l’été suivant, la plante n'en a pas moins continué à végéter avec la plus grande vigueur.

COTYLIER. bot. Même chose que Colylct. V. ce mol.

COTYLISQUE. Cotyliscus. bot. Genre nouveau, proposé par Desvaux, dans la famille des Crucifères, pour le Cochlcario nilotica de Delile ( Descript. de l’Égypte, p. 101, t. 34, fig. 2). De Candolle, dans le second vo- I lume de son Systema Naturelle , le réunit au genre

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