‹ Dictionnaire classique des sciences naturelles presentant la definition, l'analyse et l'histoire de tous les etres qui composent les trois regnes (volume 3)Chapitre 33 sur 116 · COL · texte numérisé non relu

COL

Scncbiera où il forme une section particulière caractérisée par ses silicules lion émargitiées au sommet, concaves d'un coté, n'ayant leurs valves ni rugueuses, ni ornées d'une crête sur leur dos. V. SEnEbiErk.

COTYPHOS, COTTYPHOS. ois. Syn. ancien de Merle noir.

. COTZ. bot. V. Bravera.

COU. zool. et bot. Partie du corps de l'animal, qui unit la tète au tronc. 11 n’existe guère que dans les Vertébrés; encore n’y est-il pas toujours distinct, puisque les Cétacés et les Poissons n'en offrent pas d’exemple. Il est toujours sensible dans les autres Mammifères, quoique grossièrement prononcé dans quelques uns. tels que l'Éléphant, souvent indécis dans les Reptiles, et trèsremarquable chez les Oiseaux où il s'allonge ordinairement d'une manière démesurée. Chez ces derniers la couleur ou la forme de celle partie a déterminé divers noms spécifiques.

COU COUPÉ, ois. Syn. vulgaire de Gros-Bec fascié.

COU J AUNE, ors. Espèce du genre Sylvie.

COU ROUGE. Syn. vulgaire de Sylvie Rouge-Gorge.

COU TORT. ors. Synonyme vulgaire de Torcol.

COUA. Coccyzus. ors. Genre de l’ordre des Zygodaclvles. Caractères : bec robuste, épais ù sa base, comprimé dans toute sa longueur, convexe en dessus, avec unearéte distincte, courbé légèrement, fléchi â la pointe; narines placées à la base du bec et sur ses côtés, ovales, à moitié fermées par une membrane nue; pieds grêles; quatre doigts : deux devant, dont l’extérieur beaucoup moins long que le tarse, deux derrière ; ongles courts, peu courbés; ailes courtes, arrondies; les cinq premières rémiges étagées, la cinquième la plus longue; dix rcclrices.

Les Couas, dont la séparation d'avec les véritables Coucous a été indiquée par Levaillant, s'éloignent de ces derniers autant par différentes nuances de mœurs que par quelques caractères physiques ou extérieurs dont les plus saillants sont : l’absence des plumes longues et flottantes qui garnissent l'origine du tarse, chez les Coucous : la longueur graduée des rémiges, qui donne à l’aile des Couas un développement régulièrement arqué, etc., etc. Les Couas ont en général une forme plus raccourcie; ils paraissent plus robustes; leur chant, grave et plein, ne tient aucunement des sons plaintifs et langoureux qu’exprime celui des Coucous. Ils construisent eux-mêmes leurs nids et les placent soit sous l’abri touffu qu’offrent plusieurs branches entrelacées, soit dans le tronc d’un vieux arbre carié; leurs pontes consistent ordinairement en quatre ou cinq œufs d’un blanc verdâtre tiqueté de brun ; ils élèvent leurs petits . el leur tendresse pour ces fruits de leur amour, égale celle que l’on remarque dans la plupart des oiseaux. Ils se nourrissent de fruits el d’insectes. Vieillot a substitué au nom de Coua. celui de Coulicou. qui ne parait pas présenter nue idée plus exacte, et qui sans doute ne peut exprimer aussi qu’im cri de l’Oiseau.

Coca aux ailes cotrtes. U. Coca Piage.

Coca acx ailes rousses. Cuculus Atnericanus, Lath., Buff. , pl. enl. 810. Cuculus cincrosus, Tem. Parties supérieures grises, s'irisant sous certains aspects; rémiges bordées de roux extérieurement; rec-

t Iricès latérales noires terminées de blanc; parties infé- ! Heures blandiAtres ; bec noirâtre ; iris rougeâtre ; pieds | noirs. Taille . onze pouces. La femelle a les parties supérieures brunâtres, sans reflets. Antilles.

Coca Américain. V. Coca acx ailes rousses.

Coca Atingacc. V. CocaCorrc.

Coca des b arrières. Coccyzus septorum , Vieill. Parties supérieures grises; rcclrices terminées de blanc; parties inférieures blanchâtres, avec la gorge cendrée; bec noirâtre ; pieds cendrés. Taille , onze pouces. De la Guiane.

Coca a bec noir. Cuculus mclanorhynchus , Cuv. Parties supérieures d'un gris cendré, plus clair sur la tète ; un trait noir derrière l’œil ; parties inférieures d’un jaune roussâtre; gorge blanche; bec noir. Taille, finit pouces. Brésil.

Coca a bec rocge. Coccyzus crylhrorhy ncus, Cuv. Coccyzus rubriroalris, Drap. Parties supérieures d’un gris cendré, passant au noirâtre, irisé de vert et de bleu sur les ailes el la queue; rcclrices longues, étagées et terminées de blanc; joues, gorge el devant du cou d’un roux vif; poitrine et ventre cendrés; le reste des parties inférieures d’un roux fauve; bec d’un rouge vif; pieds gris. Taille, seize pouces. Java. Un individu à peu près semblable et que uous soupçonnons être une femelle, nous a été envoyé de Bornéo ; il n’en diffère que par le plastron qui est d'un brun terne.

Coca de Botta. Coccyzus Uoltæ. Sanrotera Bollœ. Blaiiiv.; S. Culiforniuna , Less. Parties supérieures roussâlrcs, variées de vert et de blanc; télé, cou et poitrine roux , tachetés de brun et de blanc; tectrices caudales vertes, bordées de blanc; huppe d'un bleu d'acier foncé, bordée de roux ; rectrices blcues-noirâlres, terminées de blanc; parties inférieures d'un blanc grisâtre; bec el pieds gris. Taille , quatorze pouces. Californie.

Coca brun, varié de rocs. Cuculus Nœvius, L., pl. enl. 812. Parties supérieures brunes, variées de cendré et de roussâtre ; plumes du sommet de la tète assez longues et terminées par une laehc roussâtre qui est aussi la couleur qui borde les scapulaires; gorge el devant du cou roussâtres, avec quelques petits traits bruns; parties inférieures blanchâtres; rémiges et rectrices brunes, bordées de roux; bec noir, roussâtre en dessous; pieds noirâtres. Taille, dix pouces. Guiane.

Cola a calotte noire. Coccyzus tnelaco typhus , Vieill. Parties supérieures brunes, avec le sommet de la tète el un trait de chaque côté, au-dessus de l'œil , noirâtres ; rcclrices intermédiaires brunes , les autres noires , toutes sont terminées de blanc; parties inférieures blanches . tiquetées de roux ; bec noir ; iris brun ; pieds d'un cendré bleuâtre. Taille, dix pouces six lignes. Guiane.

Coua cendré. Coccyzus cinereus, Vieil! . Parties su- |>éricuresd*un brun cendré, avec les rectriceslerminées de blanc que précède une ligne noire; gorge et devant du cou d'un cendré pâle; parties inférieures blanches, avec les flancs roussâtres; bec noir; iris brun; pieds verdâtres. Taille, huit pouces six lignes. Amérique méridionale.

Coca Cerdrillard. Coca acx ailes rocsses, femelle.

cou

Coua Cuiriri. Ooccysu i Chiriri , Vieill. Partie* supérieures noirâtres, avec les plumes de la nuque assez longues et étroites, noires, terminées de roux; le bas du dos et le croupion roux, rayés de noirâtre; quatre traits blancs eu dessus et en dessous de l'œil ; gorge et devant du cou fauves, rayés de noir; parties inférieures blanchâtres, nuancées de brun; bec noir, blanchâtre en dessous, à sa base; pieds blanchâtres. Taille, neuf pouces. Le mâle, dans la saison des amours, a les tectrices et les rémiges terminées de brun vif, et une bande blanche sur le milieu de l'aile. Guiane.

Coda Cbocbi. Coccysus Ckochi , Vieill. Parties supérieures d’un brun noirâtre, avec les plumes bordées de cendré et de roussâtre , celles de la nuque longues, noires et bordées largement de roux foncé; sourcils blancs; lectrices alaires brunes, bordées de cendré et de roussâtre, ce qui forme sur l'aile trois sortes de bandes brunes, cendrées et roussâtre* ; tectrices caudalcft longues ; rémiges frangées de blanchâtre ; rectrices étagées, plus ou moins terminées de blanc : les latérales presque entièrement noires en dessous; celte couleur est aussi celle du poignet; parties inférieures cendrées, roussâtre* sur la gorge et vers l'anus, blanchâtres sur les flancs; bec roussâtre , noir sur l'arétc; pieds cendrés. Taille, onze pouces. Guiane.

Coca cor vu. Cuculus cornutus et Coccysus cornutus, Vieill. Parties supérieures d'un bnm foncé, avec la nuque garnie de longues plumes formant une double huppe; rectrices noirâtres, terminées de blanc; parties inférieures cendrées; bec verdâtre; iris rouge; pieds cendrés. Taille, douze pouces. Brésil.

Coca Delalande. Coccysus Delalandi , Temm. , Ois. col., pl. 440. Parties supérieures d'un bleu azuré; les inférieures blanches, avec l'abdomen, les cuisses, les lectrices caudales inférieures d'un roux brunâtre; rectrices étagées, d'un bleu métallique, terminé de blanc; bec bleuâtre; pieds noirs. Taille, vingt et un pouces. Madagascar.

Coca Geoffroy. Coccysus Gcoffroyi , Temm., pl. color. 7. Parties supérieures vertes, avec le bord des tectrices roussâtre; des plumes écaillées de fauve et de noir sur le front ; une huppe bleue d'acier sur le sommet de la télé; bord des moyennes rémiges bleu; grandes rémiges et tectrices d’un brun violet ; reclrices latérales bordées de vert; gorge et devant du cou maillés de brun et de fauve; un demi-collier noir sur le haut de la poitrine ; ventre fauve ; abdomen d'un roux brunâtre. Taille, vingt pouces. Brésil.

Coca grand vieillard. Y. Coca aux ailes rocsses.

Coua acreE de Madagascar. Cuculus cristatus , Lath. ; (ou licou Coua , Vieill., Buff., pl. enl. 580. Parties supérieures d’un cendré verdâtre, avec la nuque ornée de longues plumes susceptibles de se redresser; rémiges et reclrices d'un verdâtre Irisé extérieurement, les dernières étagées et terminées de blanc ; parties inférieures blanchâtres, avec la poitrine rougeâtre; bec et pieds noirs; iris orangé. Taille, quatorze pouces.

Coca de Lescbenaclt. Coua Ceschcnaultii , Tac cocua Letchenaullii , Lcsson. Parties supérieures et devant du cou d'un gris cendré; reclrices longues, étagées, d'un bleu d’acier, terminées de blanc; parties

inférieures d'un jaune ferrugineux; bec corné; pieds verdâtres. Taille, seize pouces. Inde.

Coca Oiseau de pluie. Cuculus plucialis , Laih. V . Cou a Tacco.

Coua des Palétuviers. Cuculus seniculus , Lath. , Buff., pl. enl. 815; Cuculus Minor , Gmel. Parties supérieures cendrées; une bande grise à l'angle postérieur . de l'œil; rectrices bleuâtres, terminées de blanc, les deux intermédiaires totalement grises; parties inférieures jaunes; bec et pieds noirâtres. Taille, douze pouces. La femelle a la gorge et le haut de la poitrine blanchâtres. Guiane.

Coca petit Coclicou. Coccysus mi nul us, Vieill. ; Cuculus Cayenensts, Var., Lath. Parties supérieures d’un marron pourpré; rémigrs bordées et terminées de brun; rectrices bordées de blanc; gorge et poitrine d'une teinte plus pâle que le dos; parties inférieures d'un marron foncé; bec et pieds bruns. Taille, dix pouces. La femelle a les couleurs moins foncées. Guiane.

Coca Petit vieillard, y. Coua des Palétuviers.

Coca Piaye. Cuculus Caianus , Lath., Buff., pl. . enl. 21 1 . Parties supérieures d’un marron pourpré, avec les rémiges terminées de brun et les rectrices blanches à l'extrémité qui a aussi une raie noire; gorge et poitrine d’un marron clair; parties inférieures cendrées; bec cl pieds bruns. Taille, seize pouces. Guiane.

Coua pointillé. Coccysus pu nctulatus , Vieill.; Cuculus punctutalus, Lath. Parties supérieures brunes, légèrement irisées, avec chaque plume terminée de roux; rémiges et reclrices d'un brun foncé, tachetées de roux à l’extrémité; parties inférieures blanchâtres; bec noir. Taille, neuf pouces. Guiane.

Coua Qcapactol. Cuculus ridibundus, Lalb. Parties supérieures d'un brun fauve ; gorge, devant du cou et poitrine cendrés; ventre et lectrices caudales inférieures noirs; bec noirâtre; iris blanc; pieds noirs. Taille, seize pouces. Mexique.

Coca roux. Coccysus rutilus, Vieill. Parties supérieures d'un roux ardent ; nuque garnie de longues plumes susceptibles de se relever en huppe ;,gorge cl poitrine roussâtres ; parties inférieures cendrées ; bec jaunâtre; pieds bruns; queue très étagée. Taille, dix pouces. Brésil.

COU ADRSAINT-DOHINGri.F. COUA AUX AILES ROCSSES.

Coua Tacco. Cuculus cetula, L., Cuculus ptucialis , L.; Saurathera cetula , Vieill., Buff., pl. enl. 772. Parties supérieures d'un cendré olivâtre; reclrices étagées : les latérales terminées par deux taches, l'une noire cl l’autre blanche; gorge et poitrine cendrées; parties inférieures rousses; bec brunâtre; iris brun; peau nue qui entoure les yeux rouge; pieds cendrés. Taille, seize pouces. La femelle est plus petite; elle a les couleurs plus claires, la gorge et la poitrine blanchâtres. Guiane.

Coca tacheté de Cayenni. y. Coca brun, varie de roux. *

Coca tachetE de la Cbine. Cuculus maculatus , Lath., Buff., pl. enl. 7G4. Parties supérieures d'un gris verdâtre, variées de blanc et de brun, â reflets dorés ; tète et cou noirs, avec quelques taches blanches au dessus des yeux; rectrices rayées de blanc et de brun; gorge

cou

cou

cl poitrine variées de blanc cl de bruu ; les parties inférieures rayées de ces mêmes couleurs -, bec noirâtre, jaune en dessous; pieds jaunâtres, couverts par les plumes tombantes de la jambe. Taille, quatorze pouces.

Coca Tait-Soc. Cuculu» cæruleu» , Buff., pl. enl. 205, fij;. 2. Tout le plumage d'un bleu foncé, irisé sur les ailes et principalement sur la queue où les reflets verts et violets sont très-éclatants; bec et pieds noirs; yeux entourés d'une membrane rouge. Taille, dix-sept pouces. Les jeunes sont d'un bleu vert, sans reflets. Madagascar.

Coca a tEte rousse. Coccyzu» ruficapillus, Vieil!. Parties supérieures variées de blanc et de brun; sommet de la télé garni de longues plumes rousses; une tache rousse de chaque côté de la tète; nuque et parties inférieures blanches; bec et pieds rougeâtres. Taille, huit pouces. Australasie.

Coua Tingazd. Coccyzu» Tihgazu. Parties supérieures d’un brun jaunâtre; rémiges et reclrioes brunes; gorge et devant du cou brunâtres; parties inférieures cendrées, teintées de roux; bec verdâtre; iris et paupières rouges ; pieds noirâtres. Taille, dix-neuf pouces. Amérique méridionale.

Coca a vebtreharro*. Coccyzu» chry»oga»ter, Cuv. Parties supérieures d'un gris ardoisé; front et devant du cou d'un roux jaunâtre; rectrices très-longues, trèsétagées, d'un bleu d'acier, terminées de blanc; poitrine bleuâtre; parties inférieures d'un roux brun ; bec roux; pieds noirâtres. Taille, quinze pouces. Guiane.

Coua verdâtre. Cuculu» Maitagascan'cnsi» , Lalh., Buff., pl. enl. 815. Pallies supérieures brunes, variées d'olivâtre; rectrices latérales terminées de blanc; gorge olivâtre, nuancée de jaune; poitrine fauve; parties inférieures brunes; bec noir; iris orangé; pieds d'un brun jaunâtre. Taille, vingt et un pouces. Afrique.

Coca Vieillard, y. Coua Tacco.

Coca aix yeux rouges Coccyzu» erythrophtalmu », Bonap., Cuculu» erythrophtalmu», Wils. pl. 98, f. 2. Parties supérieures d'un gris cendré; les inférieures blanches; tour des yeux rouge; bec et pieds noirs. Taille, neuf pouces. Amérique septentrionale.

COl'ACHO. ois. L'un des noms vulgaires de la Bergeronnette.

COÜAGGA. mai. Espèce du genre Cheval.

COCALE. ois. L'un des uoms vulgaires de la Corneille mantelée. V. Corbeau.

COCAMELLE et COUANELLE. bot. f'. Colmelle.

COCA N A. bot. Nom que l'on donne au bourgeon comestible d'un Palmier du genre Avoira.

COCANDOC. bai. Même chose que Coendou.

COIARCII. BOT. V. Co ARH.

COU ATA. bai. y. Sapajou Coaïta.

CODAT!, mai. F. Coati.

COUBLANülE. Coublatulia. bot. Dans sa Flore de la Guiane, Aublel avait formé ce genre, cl lui avait attribué le feuillage d'une Mimeuse et le fruit du Mullera. Le professeur Richard, qui a visité pendant huit années les mêmes contrées qtf Aublet, a reconnu que ce prétendu genre n'existe pas, et que cette erreur avait été causée par l'entrelacement du Mullera moniliformi» et d'une espèce de Mimosa.

COUCA1. ois. Syn. vulgaire de Sterne Épouvantai).

COUCAL. Centropu». ois. Genre de l'ordre des Zygodactyles. Caractères : bec robuste , dur, plus haut que large, courbé surtout à la pointe, et comprimé ; arête élevée en carène ; narines placées à la base du bec et sur les côtés, étroites, diagonalement fendues, à demi fermées par une membrane nue ; quatre doigts : deux devant soudés à la base , deux derrière dont l'extérieur versatile; ongle du pouce allongé, presque droit, subulé; ailes courtes : les trois premières rémiges également étagées; la quatrième presque égale â la cinquième qui est la plus longue. C'est encore du démembrement indiqué dans le genre Coucou, par Levaillant, qu'est résultée la création du genre Coucal dont les espèces, il est vrai , tiennent de près aux véritables Coucous tant par leurs formes générales que par quelques - unes de leurs habitudes, mais qui cependant s'en éloignent suffisamment par divers caractères bien prononcés, et surtout par celui qu’offrent l'extrême longueur et l'amaigrissement de l'ongle du pouce. La longueur de cet ongle qui rappelle la conformation du pied de l'Alouette, n'est probablement pas un attribut inutile, accordé à ces Oiseaux; mais jusqu'ici l'observation n'a pu faire deviner l’intention de la nature dans une modification que l’on serait tenté de regarder comme un écart, si elle ne se faisait remarquer dans tous les congénères.

Coucal affiiiis. Centropu s afllnis. Plumage varié de noir, de brun et de gris; ailes rousses; rectrices d’un bleu noirâtre; bec cl pieds noirs. Taille, quatorze pouces. Afrique.

Coucal atralbi*. Centropu» ateralbut, Less. Zool. de la Coquille, pl. 34. Parties supérieures et abdomen d’un bleu noir pourpré; front noir; cou, poitrine et miroir sur les ailes d'un blanc pur; bec et pieds noirâtres. Taille, seize pouces. Nouvelle-Irlande.

Coucal bicolore. Centropu» bicotor, Cuv. Parties supérieures d'un gris cendré, les inférieures presque blanchâtres; abdomen teinté de rouge obscur; rectrices longues, étagées et rousses ; bec et pieds noirs. Taille, treize pouces. Moluques.

Coccai. calobate. Centropu» calobatu». Parties supérieures d’un vert bronzé ; sommet de la tète d’un bleu d'acier; cou ardoisé; rémiges bleues, terminées de verdâtre et de cuivreux; recUiccs d'un bleu noirâ reflets verts et cuivreux ; tour des yeux d’un rouge vif; oreilles grises, point illées de noirâtre; menton et haut de la gorge noirs; parties inférieures cendrées, traversées de lignes brunes; bec et pieds verts. Taille, viugl et un pouces. Moluques.

Coucal des cki èbes. Centropu s celebetisis, Quoy et Gaym. Zool. de l'Astrolabe, pl. 20. Parties supérieures d’un marron clair; gorge et poitrine fauves; lige des plumes blanchâtres; bcc et pieds noirs. Taille, dix-huit pouces.

Coucal a face boire. Centropu» melanop», Cuv. Parties supérieures d'un roux brun, plus foncé sur les ailes ; front, joues, tour des yeux et parties inférieures noirs; rectrices très-étagées, d'un bleu noirâtre; gorge blanche; cou et poitrine d’un roux ferrugineux. Bec et pieds noirs. Taille, quinze pouces. Java.

COU

Coucal Faisan. Cuculus Phasianus , Lath. Parties supérieures variées de jaune, de noir et de roux, formant sur la queue des raies transversales; parties inférieures noires, ainsi que la tète et le cou; bec et pieds noirâtres. Taille, dix-sepl pouces. Australasie.

Coucal ferrugineux. Cuculus Bengalensis , Lath. Parties supérieures variées de brunâtre, striées de blanc et de noir; les premières rémiges brunes, rougeâtres; les autres rayées de noir et de brun; parties inférieures brunes; hcc et pieds noirâtres. Taille, huit pouces. Bengale.

Coucal Géant. Corydonix gigantcus, Vieill., Levaill. , Ois. d’Afrique, pl. 223. Parties supérieures d’un roux verdâtre , avec un trait blanc sur le milieu des tectrices alaires, qui sont aussi traversées par des bandes noirâtres; rectrices d’un brun noir, terminées de blanchâtre ; gorge, devant du cou et poitrine variés de fauve et de brun ; parties inférieures fauves, rayées de brun; rf>ec et pieds noirâtres. Taille, vingt-trois pouces. Australasie.

Coucal Hoühou. Cuculus œgyptius, Cuculus Senegalensis, Lath., BufF., pl. enl. 542. Parties supérieures d’un vert obscur, irisé; tectrices alaires d’un roux verdâtre; rémiges rousses, terminées de vert; croupion brun; rectrices vertes, avec des reflets brillants; parties inférieures d’un blanc roussâtre; bec noir; iris rouge; pieds noirâtres. Taille, quinze pouces. Sénégal.

Coucal Menebiki. Centropus Mencbiki , Carnot, Zool. de la Coquille, pl. 55. Plumage d’un vert trèsfoncé et irisé en bleu; nuque garnie de plumes longues et effilées; bec et pieds gris. Taille, vingt-cinq pouces. Nouvelle-Guinée.

Coucal Moue. Centropus Monachus, Ruppell.Faun. Abyssin., page 57, pl. 21. fig. 2. Front, sommet de la tête, dessus du cou et rectrices d’un noir bleuâtre , les dernières frangées de blanc, peu étagées à l’extrémité, ce qui rend la queue arrondie; parties supérieures d'un brun marron, les inférieures d’un blanc lavé de roussâlre; bec et pieds bruns. Taille, seize pouces. Trouvé dans la province de Kulla.

Coucal nain. Centropus pumilus, Cuv. Plumage d’un brun noir, teinté de roux; rémiges d’un roux clair; •rectrices étagées, brunes; bec noir, avec une tache blanche; pieds bruns. La femelle a le plumage d’un brun roussâtre, rayé de brun. Taille, neuf pouces. Inde.

Coucal Nègre. Corydonix Niger ri mus, Vieill., Levaill., Ois. d’Afrique, pl. 222; Cuculus Æthiops, Cuv. Parties supérieures noires; les inférieures d’un noir tirant sur le brun, chez la femelle; bec et pieds noirs. Taille, onze pouces. Afrique méridionale.

Coucal Noirou. Cuculus nigrorufus , Cuv., Levait]., Ois. d'Afrique, pl. 220. Le plumage noir, à l’exception des ailes qui soûl rousses; rectrices à barbes fort larges; bec et pieds noirs et robustes; iris brun. Taille, dix-huit pouces. La femelle est un quart plus petite. Afrique et Inde.

Coucal des Philippines. Corydonix pyroplerus , Vieill.; Cuculus Ægyptius, Var. a. Lath., BufF., pl. enl. 824. Plumage d’un noirhrillant, à l’exception des ailes qui sont rousses. Taille, quinze pouces.

Coucal rougeâtre et tacueté. c. Coucal ferrugineux.

Coucal Rutalbin. V. Coucal Hornoc.

Coucal Rupin. Corydonix /tufinus, Vieill., Levait!., Ois. d’Afrique, pl. 221. Parties supérieures d’un roux brunâtre, rayées longitudinalement de roux jaunâtre ; tectrices alaires rousses ; rémiges secondaires largement rayées de brun; rectrices d’un roux clair. rayées transversalement de brun ; parties inférieures blanchâtres, lavées de roux; hec et pieds jaunâtres. Taille, onze pouces. Afrique.

Coucal a sourcils clairs. Centropus superciliosus, Ruppell, Faun. Abyssin., page 56, pl. 21, fig. 1. Sommet de la tête noirâtre; un sourcil blanc, rougeâtre audessus de l’œil; dessus du cou et dos brunâtres, avec la tige des plumes blanchâtre ; gorge d'un blanc nuancé de fauve; poitrine grisâtre, striée longitudinalement de brun; rémiges largement bordées de roux brunâtre; rectrices étagées d’un noir verdâtre, terminées de blanc; lectrices caudales noires, traversées par de nombreux traits rapprochés, d'un cendré jaunâtre ; parties inférieures fauves, rayées de brun; bec et pieds noirâtres. Taille, quinze pouces. Abyssinie.

Coucal Toclou. Cuculus Tolu , Lath., BufF. , pl. enl. 295, fig. 1. Parties supérieures d’un brun noirâtre, avec le milieu des plumes d’un blanc roussâtre; scapulaires et lectrices alaires d’un brun marron, bordées de noirâtre; gorge rousse, variée de brun; parties inférieures, croupion et rectrices d’un vert noirâtre; bec brun; pieds noirâtres. Taille, quatorze pouces. Madagascar.

Coucal varié Corydonix variegatus, Vieill. Parties supérieures brunes, variées de roux et de noir, avec une partie du dos et du croupion garnie de plumes noires, â barbes filamenteuses, désunies; rectrices trèslongues, étagées, brunes, rayées transversalement de roux; parties inférieures d’un brun roussâtre, avec la tige des plumes blanche et roide; bec et pieds rougeâtre. Taille, vingt et un pouces. Nouvelle Hollande.

Coucal a ventre blanc. Corydonix leucogasler , Vieill. Parties supérieures noires, rayées transversalement de blanc; tête, cou et parties inférieures noirs, avec la tige des plumes blanches; plumes des jambes jaunes; bec et pieds noirs. De l’Australasie.

Coucal vert antique. Coiydonix tiridis , Vieill.; Cuculus œgyplius, Var. fi, Lalli. Le plumage d’un vert noirâtre, â l’exception des ailes qui sont d’un rouge brun foncé; les barbes des plumes roides cl effilées, porlanl elles mémos d’autres barbes assez longues ; bec et pieds noirs. Taille, seize pouces. Nouvelle-Guinée.

Coucai. violet. Corydonix violaceus, Gaym.,Zool. du Voy.de l’Astrolabe, pl. 19. Plumage d’un noir violet, irisé; bec noir; pieds forts et jaunâtres. Taille, vingtsix pouces. Nouvelle-Irlande.

COliCARELA. bot. Nom d’une variété de Figue jaune en dehors, rouge en dedans.

COUCAREI.O. bot. Syn. vulgaire île Cotylel Ombilic.

COUCHE, min. La plus grande partie de l'écorce du globe est divisée, par des séparations à peu près parai lèles, en tranches dont on voit distinctement les deux surfaces. On donne à celte disposition ou structure^

cou

cou

principale le nom de «(palification, et on nomme Couches le* tranche* qui les composent.

Quoique le uom de Couche ne soit pas très-exact, parce qu'il suppose des tranches couchées , c’est à-dire, à peu près horizontales, et qu'il y a, au contraire, de ces tranches qui sont verticales, il a tellement prévalu que nous l'adopterons, en lui donnant une définition précise.

Les Cocches, en général, sont les parties ou tranches, soit droites, soit sinueuses, à surfaces à peu près parallèles. dans lesquelles se divise un terrain stratifié. Les Couches des terrains de sédiments sont particulièrement nommées Couches de défaits.

Les Couches se subdivisent en

Assises : ce sont les premières ou grandes subdivisions d’une Couche, lorsqu'elles sont toutes de même nature;

Fecillets, qui sont les subdivisions d'une Couche, d'une assise ou d'un lit en parties minces;

B ax es : ce sont des Couches d'une nature différente de celles qui composent une montagne ou un terrain, et qui ne se présentent qu'une ou deux fois au milieu de ce terrain. On rencontre souvent des bancs de pyrites dans le micaschiste : on voit un banc de grenat dans du gneiss auprès d'Ehrenfriederadorf;

Lits : ce sont des Couches de matières différentes, stratifiées parallèlement, et constituant un terrain à Couche. Nous citerons pour exemple, un terrain bien connu de tout le monde, la montagne de Montmartre, près de Paris; c’est un terrain en Couches, composé de lits de gypse et de lits de marne : les lits de gypse sont divisés en assises puissantes; les lits de marne se séparent souvent en feuillets minces.

La montagne de Breitcnbninn prés deSchneeberg, en Saxe, est composée de lits alternatifs de gneiss et d'amphibolite, entre lesquels on trouve un banc de fer sulfuré magnétique : le gneiss est beaucoup plus feuilleté que l’amphibolile.

On nomme toit d'une couche ou d'un banc, la paroi supérieure de celte coucbc , et mur ou même lit, la paroi inférieure.

$ 1". Des couches considérées isolément.

En étudiant les couches isolément, c'est-à-dire, sans avoir égard aux rapports de structure et de position qu'elles peuvent avoir entre elles, on remarque d'alxird que leur épaisseur ou puissance a des dimensions trèséloignées. Dans quelques-unes cette épaisseur est telle qu'il est souvent difficile de voir en même temps dans les coupes, soit naturelles, soit artificielles, les deux surfaces de ces couches : cela est rare, et ne se rencontre guère que dans le Granité, la Syéuile, le Porphyre, le Calcaire saccaroïde, la Craie, etc. Il est assez difficile alors de distinguer ces couches des masses ou des coulées. Dans d'autres cas, les assises deviennent si minces qu'elles dépassent à peine l'épaisseur d'une feuille de papier, ainsi qu'on l'observe dans tes Schistes, dans les Phyllades, dans les Micaschistes, Sléaschistes, Marnes, etc. Les roches argiloldes sont . en général , celles dont les assises ont le moins d'épaisseur. Humboldt a cru remarquer que les Couches, entre les tropiques, avaient plus d'épaisseur que dans les autres

régions de la lerrc. Il est des Couches de grès, près de Cuença au Pérou, qui ont environ 1,400 mètres de puissance, et un autre grès plus ancien, à Yanagunngo, en offre d'une épaisseur de plus de 2.800 mètres.

Inclinaison. Les Couches ne sont pas toujours horizontales, et cette position est même plus rare sur la terre que les positions oblique* ou inclinées. Les Couches se présentent donc sous des inclinaisons qui varient depuis l'horizontale jusqu'à la verticale.

L'inclinaison des Couches, qui approche si souvent de la verticale, est un des phénomènes les plus remarquables de la structure de la terre; c'est, comme ou le verra, un de ceux qui ont donné naissance au plus grand nombre d'explications hypothétiques. Il suffira d'en résumer ici les généralités.

On n'a encore reconnu aucune règle constante dans celte inclinaison, ni par rapport à la latitude, ni par rapport à la position respective des montagnes, ni par rapport aux espèces de roches. On a seulement observé que. dans une chaîne de montagnes, les Couches des montagnes des bords de la chaîne semblaient généralement être inclinées vers l’axe de cette chaîne, dont les Couches sont presque verticales, ainsi que de Saussure dit l’avoir observé dans le Jura ; dan* un groupe, celles des montagnes de la circonférence semblent aussi s’incliner vers la masse centrale, cl l’envelopper, à la manière des feuilles d'un artichaut, d'après la comparaison de Saussure qui donne , comme exemple de cette disposition, la montagne pyramidale que l’on nomme l’Aiguille du midi au Nord-Est du Monlhlanc, celle du Cramont, etc. Hamond a observé la même chose aux Pyrénées, dans les montagnes qui entourent le Mont-Perdu. Mais celle disposition est loin d’être générale, et les exceptions sont peut-être aussi nombreuse* que les faits à l’appui de celle règle.

Dans les hautes montagnes et dans les montagne* moyennes qui les avoisinent elqui semblent les entourer, les Couches sont généralement Irès-inclinées. Dans les plaines et dans les collines qui sont loin des haules chaînes de montagnes, et surtout de celle* qui sont composées de granité, de gneiss, de micaschistes, etc., les couches sont ordinairement horizontales : en général, les Couches superficielles du globe, ou plutdt celles qui recouvrent toute* les autres, c'est-à-dire, les plus nouvelles, sont presque toujours horizontales; tandis que les Couches profondes et moyennes, ou les plus anciennes, sont plus ou moins inclinées.

Les Couches, en s'inclinant sous divers angles, conservent ordinairement entre elles leur parallélisme. Cependant il arrive quelquefois qu'elles le perdent peu à peu, eu sorte que des Couches qui se présentent d’abord à peu prés horizontales, se relèvent insensiblement, à mesure qu'on s’éloigne du lieu où clics étaient horizontales, et semblent se redresser au |>oint de devenir verticales, et font voir, dans leur coupe, la disposition des branches d'un éventail ouvert. De Saussure a observé cette singulière divergence dans les Couches des montagnes qui bordent au Sud-Est la vallée de Cbamberry. Hamond l'a également remarquée daus les Couches de Marboré et dans celles des murailles d’Eslaubé aux Pyrénées.

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Les Couches de certaines roches ne se présentent jamais dans une position parfaitement horizontale : tels sont,

Le Gneiss, le Micaschiste, les Phyllades, les Diabases sebistoïdes, etc.

D'autres, au contraire, ne quittent jamais celte position : tels sont,

Le Calcaire grossier, la Marne, le Gypse à ossements, le Grès à bâtir.

D'autres, enfin, affectent l'une et l’autre position : ce sont particulièrement.

Le Basanile, les Calcaires compactes, les Gypses, les Psammites, les Pouddings, les Bouilles, etc.

La manière dont les Couches sont situées, par rapport à l'horizon, contribue aussi à donner aux montagnes des aspects différents, comme l'a fait observer Ramond.

Ainsi les Couches horizontales forment de vastes plateaux terminés par des escarpements ordinairement peu élevés : telles sont les Couches Calcaires des environs de Paris , les Couches de craie des rivage^dc la Manche, du Calvados, etc., qui se terminent par ces hautes coupures verticales, nommées Falaises; les Couches de craie lufau (variété particulière de cette roche Calcaire) qui bordent l'Ile entre Périgueux et Libourne, etc.

Les Couches verticales produisent des escarpements encore plus hauts et d'un aspect souvent imposant par leur continuité, ou des sortes de gradins à marches gigantesques et terminés par des plateaux horizontaux, mais peu étendus.

Tels se présentent la Houle du cirque de Gavarnie, et les Tours de Marboré dans les Pyrénées.

Les Couches situées obliquement, quand d'ailleurs elles sont peu épaisses, donnent naissance à des montagnes d'autant plus poiulues que les Couches sont plus minces, que les roches qui les composent sont plus dures, et que l'angle qu'elles forment avec l’horizon approche plus de l'angle droit. La plupart des montagnes composées de Gneiss, de Micaschiste, etc., présentent celle disposition.

Direction. La ligne perpendiculaire à la ligne d'inclinaison d'une Couche, indique la direction de celle même Couche, c’est-à-dire, vers quelle partie de l’horizon se dirige cette Couche iuclinée. Les Couches ont une direction d'autant mieux déterminée qu'elles approchent davantage de la verticale : les Couches horizontales n'ont aucune direction.

On a recherché avec beaucoup de soin si l'on peut découvrir, dans les directions des Couches de la terre, quelques règles générale; : si, par exemple, les Couches d'une même sorte de roche, ou d'une même époque de formation, ont une direction commune vers une partie du globe, ou même vers plusieurs autres. Humboldt a cru remarquer que la masse des plus anciennes Couches de la terre, telles que les Granités, les Gneiss, les Micaschistes, etc., ont une direction moyenne vers le N. -O. et une inclinaison d’environ 52 degrés. Mais cette loi générale n’a point été confirmée par de nouvelles observations. On a cru remarquer une autre règle qui parait plus constante, c'est le parallélisme des Couches d'une chaîne de montagnes avec la direction de l’axe de celle chaîne, et par conséquent avec

celles des grandes vallées longitudinales, quand il en existe. De Saussure donne, comme exempte de la première disposition, le Mont-Mallet, et comme preuve de la seconde, les montagnes qui bordent la vallée du Rhône, dans le Vêlais, depuis Martigny jusqu'à la source de ce fleuve. Dolomieu a confirmé cette curieuse observation.

Cette règle est encore confirmée par les observations de Werner dans l’Erzgebirge , de Ramond et Palassou dans les Pyrénées, de Dauhuisson dans la Bretagne, aux environs de Poullaouen.

Humboldl, qui s’est beaucoup occupé de ce sujet, pense que la direction des hautes chaînes de montagnes exerce la plus grande influence sur la direction des Couches, et méiuc à des distances très-considérables de la chaîne centrale, comme on peut l'observer dans les montagnes alpines de l'Europe et au Mexique. Dans ce dernier pays, les Couches de Phyllade. du district de Ouanaxualo, se dirigent du S.-E. au N. -O., et sont inclinées d’environ 50 degrés au S.-E.

Dans l’Amérique septentrionale, suivant Maclure, les Couches des roches primitives se dirigent S.-S. -O. et N.-N.-E., et sont inclinées au S.-E. de 45 à 90 degrés.

Dans la vallée de la Tarentaise, les roches de la nature de celles que nous venons de citer sont généralement dirigées du N. -O. au S.-E., et celte direction, qu'on observe dans une grande partie des Alpes, est parallèle à celle de la chaîne centrale. L'inclinaison la plus générale des Couches primitives, dans les Alpes, est vers le S.-E. (Ebel.)

Flexion et sinuosité. Les Couches des terrains qui avoisinent les grandes et hautes chaînes de montagnes ne sont pas seulement inclinées, elles différent encore des Couches qui composent ordinairement les grandes plaines, par les sinuosités très-variées, les flexions trèsnombreuses, qu’elles présentent souvent.

Les Couches sinueuses sont celles qui se présentent en lignes de toutes sortes de courbures, mais sans aucune flexion anguleuse réelle et bien déterminée.

Les Couches fléchies ou pliées sont celles qui offrent des plis anguleux, plus ou moins multipliés. Ces deux sortes de figures se présentent souvent dans le même terrain et dans les mêmes Couches; mais aussi elles sont quelquefois distinctes, et chacune d'elles est propre à des Couches d’une classe particulière.

Ainsi, la sinuosité des Couches sans flexion se remarque principalement dans les Couches de roches feuilletées eide structure cristalline, c’est-à-dire, dans :

Le Gneiss, le Micaschiste, le Quartz, le Phyllade, l'Eurile, l’Amphibolile, le Calkschisle, le Stéaschiste, le Gypse, l'Anthracite.

Nous ne parlons ici que de celles de ces roches qui ont la structure feuilletée, et par conséquent une figure sinueuse plutôt en petit qu'en grand.

Des roches à assises plus épaisses offrent cependant de réelles sinuosités très-variées , mais à plus grands contours, et toujours en grand, jamais en petit. Ces roches sont plutôt à texture compacte qu’à structure cristalline, tels sont :

Le Jaspe;

I Le Silex corné ;

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Le Calcaire compacte bleuâtre, qui est la roche à laquelle semble appartenir plus particulièrement la disposition que nous décrivons ici ;

Le Sel gemme et l'Argile qui l’accompagne ;

La Marne, les Psammites, la Houille, etc.

Quant à la flexion, on sent qu'elle peut s’appliquer à presque toutes les structures de roches, et elle s’y applique en effet ; mais les roches auxquelles elle semble plus particulièrement appartenir, sont :

Quelques Euriles, plusieurs Gypses, des Psammites, des Grès, des Pouddings, des Anthracites, des Houilles, des Ligniles même, quoique plus rarement.

Elle appartient donc aussi bien aux roches de cristallisation qu'à celles de sédiment; mais cependant elle est plus particulièrement propre à ces dernières.

Les causes qui ont produit la sinuosité des Couches en petit, sont certainement très-différentes de celles qui ont produit la sinuosité en grand, et surtout la flexion.

Ce n’est pas ici le lieu de rechercher quelles sont ces causes, ni de présenter les explications qu’on a données de ces singulières dispositions, ces explications étant fondées sur des phénomènes que nous ferons connaître ailleurs; il nous suffira d'éclaircir par des exemples ce que nous venons dedire de ces diverses sortes de flexion et de sinuosité des Couches.

Parmi les Couches sinueuses en petit nous citerons :

Les roches de Diabase schistoide et d'dmphibolite de la montagne des Chalanches, près d’Allemond en Dauphiné, qui offrent les sinuosités les plus variées et les plus grandes;

Celles de Gneiss de Saint-George d’Hurelière, près d’Aiguebelle dans la Savoie ;

Celles de Silex corné, ou de Silicicalce, de la vallée de Louron et de la descente orientale du Tourmalet, dans les Pyrénées : ces Silex présentent l'image de rubans pliés dans toutes sortes de directions ;

L'anthracite d*Arracbe,de Macot, etc., près de Pesey, dans la Tarentaise.

Les Couches sinueuses en grand, appartiennent presque toutes au Calcaire compacte, gris-bleuâtre; il n’y a point de montagnes de cette nature qui ne présentent de nombreux exemples de celle remarquable disposition.

Un des plus célèbres exemples est celui que cite De Saussure. Dans la vallée de Cluse, près de Salanche, à l'entrée des Alpes de Savoie, les Couches calcaires, qui constituent la montagne du Kant ou ruisseau d’Arpcnas.sonl courbées en deux demi-cercles, dont les courbures, en sens opposés et placées l'une au-dessus de l’autre, représentent grossièrement une $, dont la hauteur est d'environ 270 mètres.

On voit dans les Psammites qui bordent la Sarre, près de Sarre-Louis, de petites Couches de fer oxidé, inclinées et formant de nombreux replis en zigzag.

Les montagnes calcaires des environs de Salzbourg, et notamment celles dont on voit la coupe sur la route de Hallein à Berchtoldsgaden, sont composées de Couches alternatives de Calcaire compacte bleuâtre, et de Calcaire marneux, peu épaisses, qui présentent de nombreuses et remarquables sinuosités.

Le Jura offre une grande variété de sinuosités dans

ses Couches calcaires. Lemaître en a décrit une des plus remarquables, qu'il a observée dans la vallée de la Loue, près de Pontarlier.

Palassou a figuré, dans sa Description des Pyrénées, un nombre considérable de montagnes à Couches sinueuses, qu'on rencontre dans cette chaîne.

Patrin a vu, dans les montagnes Calcaires de Tighcreck, ail pied des montagnes primitives de l'Altal, des Couches extrêmement contournées, dans lesquelles il n’a aperçu aucune solution ni même aucune gerçure.

Les exemples de flexion dans les Couches ne sont pas moins nombreux; mais il n’est pas toujours facile de séparer nettement cette manière d'être des sinuosités ou courbures des Couches.

Nous prendrons des exemples de celle disposition.

Dans les Couches de Calcaires bleuâtres de Durbuy, terrains d'entre Sarnbre et Meuse, elles sont fléchies en chevrons brisés, emboîtés l’un dans l’autre.

Les Couches de Houille, ainsi que les Pliyllades micacés et les Psammites qui les accompagnent, présentent des replis nombreux très-anguleux, et tels que le même puits vertical peut traverser le même lit de Houille en y entrant tantôt par la roche qui formait son toit, tantôt par celle qui , dans un autre endroit, formait son lit. C’est ce qu’on observe très-fréquemment dans les mines de Houille des environs de Valenciennes, où ces replis portent le nom de crochets.

Brongniart a donné un exemple remarquable des plis de lits de Houille et des Couches qui les accompagnent, tiré des mines d’Anzin, dans son traité de minéralogie.

Continuité. Les Couches offrent . dans leur prolongement, des dérangements différents de ceux qui résultent de leur flexion ou de leur sinuosité.

Leur épaisseur varie quelquefois considérablement à de courts intervalles, et il en résulte ce que l'on appelle des renflements et des étranglements : dans ce cas, le toit et le mur se rapprochent â peu près de la même quantité.

Lorsqu'une portion d’une Couche, ou d'un ensemble de lits , vient à s'enfoncer ou à s’élever tout à coup de manière que les divers lits, assises ou bancs ne se suivent plus-, on donne à cette solution de continuité les noms d'enfoncement superficiel , lorsqu’il est faible, et d 'enfoncement profond, lorsqu'il est considérable.

On nomme faille, crans ou crain, les fissures de séparation perpendiculaires, ou très-fortement inclinées aux assises et par conséquent aux fissures de stratification.

$ 11. Des Couches cotuidèrées dans leurs rapports de position entre elles.

Les Couches qui composent la plus grande partie de la surface de la terre, ne sont ni continues, ni même parallèles entre elles, dans toutes leurs sinuosités, comme cela aurait dû arriver si le globe eût été enveloppé dans le même moment et sur tous les points de la même Couche.

Non-seulement les Couches offrent des replis et des sinuosités très-anguleuses, mais elles sont interrompues, brisées, placées sous toutes sortes d'inclinaisons, les unes par rapport aux autres, en sorte qu’un système

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de Couches formant un terrain particulier, est quelque- i fois placé horizontalement sur les tranches d’un autre ! terrain ou système de Couches verticales, etc.

L’étude de ces rapports de position est une branche importante de l'histoire de la structure du globe en grand , et cette étude, portée très-loin à l’école de Frcyberg, a créé une branche nouvelle et nécessité une terminologie dans la science de la géognosie. C'est à l'illustre professeur de cette école, à Wcrner, qu’on doit presque toutes les parties de celle considération.

Les Couches peuvent être considérées,

1° Par rapport à leur étendue et à leur continuité; !

2° Par rapport à leur situation respective;

3° Par rapport à leur niveau relatif.

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